Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 20 heures
Chaque week-end, Emilie Broussouloux vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00On part maintenant sur les lieux du drame pour aller retrouver l'une de nos envoyées spéciales sur place.
00:04Laura Cambo, bonsoir. Vous êtes avec Chloé Berthaud à Cran-Montana en Suisse, justement 48 heures après le drame.
00:12C'est ce que vous avez constaté autour de vous. Les hommages sont de plus en plus nombreux.
00:21Oui, tout à fait. Il est très tard ici, presque minuit. Il fait très froid, environ zéro degré.
00:26Et pourtant, on le voit, il y a toujours des personnes qui viennent déposer des bougies.
00:31Vous le voyez, il y en a plusieurs centaines également, plusieurs centaines gerbes de fleurs déposées là.
00:37On voit celle-ci notamment qui rend hommage à la victime portugaise décédée.
00:42Vous le voyez sur ces images de Chloé Berthaud. Il y a encore beaucoup de monde actuellement.
00:47Ce sont des personnes qui sont pour l'instant très inquiètes. Nous sommes allés leur parler.
00:51Et toutes ces personnes que vous voyez autour de ces gerbes de fleurs, ce sont des personnes qui recherchent un proche.
00:57Un proche qui est très certainement disparu. Nous avons croisé plusieurs personnes tout au fil de la soirée qui cherchent leurs amis.
01:05Nous avons croisé des jeunes garçons qui cherchent des amis qui avaient seulement 15 ans.
01:11Voici donc 48 heures qu'ils sont désormais sans aucune nouvelle.
01:15Et puis vous dire qu'il y a ici tout un choc puisque c'est tout un pays qui se déplace jusqu'ici.
01:20Nous avons croisé plusieurs personnes qui sont venues de Genève pour pouvoir déposer ici des fleurs, pour pouvoir rendre un hommage.
01:28Et toutes les personnes qui sont présentes ici nous ont dit qu'elles comptaient se déplacer vendredi de nouveau ici à Grand Montana pour rendre hommage aux victimes.
01:37Merci beaucoup à nos envoyés spéciales sur place, Laura Cambo et Chloé Berthaud.
01:46On s'est rapprochés du grand écran avec vous, Ludovic Pingano, pour mieux comprendre ce qui s'est passé la nuit dernière.
01:51On va voir une image qui est extrêmement importante pour comprendre le déroulé des faits.
01:56Là, c'est le moment où finalement ce plafond prend feu.
02:01Est-ce que vous pouvez nous expliquer exactement ce que l'on peut voir sur cette photo ?
02:04Effectivement, on peut voir au niveau du plafond cette mousse phonique qui commence à s'enflammer.
02:09On commence à voir les premières flammes.
02:11Ce qui est, je trouve, terrible sur cette histoire, c'est l'ambiance qui règne autour du début de ce drame sans que personne à ce moment-là ne s'en aperçoive.
02:18On peut voir ici sur la gauche la serveuse avec le casque, sa bouteille qui est sur les épaules de son collègue
02:24et qui, comme ça s'est toujours passé dans ce bar, apporte les bouteilles avec ces fameux fumigènes.
02:31Et puis tous ces jeunes autour qui voient le début de l'incendie, qui voient cette mousse se consumer, qui prennent des photos
02:36et qui sont encore en train de faire la fête.
02:39Et malheureusement, à ce moment-là, ils n'ont aucune idée du drame qui est en train de se jouer.
02:43Là, ils ne réalisent pas encore que l'incendie s'est déclaré juste au-dessus de leur tête.
02:47On va maintenant voir une vidéo où, là, cette fois, les jeunes ont pris conscience que l'incendie avait débuté juste au-dessus.
02:55Et c'est assez dingue parce que le feu est très rapidement pris.
02:58On a vraiment un embrasement qui est extrêmement rapide, une propagation du feu qu'on voit très rapide.
03:02Et on voit également déjà les gaz de combustion qui commencent à s'enflammer.
03:05Donc on voit que cette situation, elle est très particulière.
03:08Ces jeunes qui, avec leurs pulls ou leurs effets vestimentaires, essayent d'éteindre ce feu qui est en train de lécher justement ce toit.
03:15Et là, on voit que déjà la situation s'est considérablement dégradée.
03:19On voit de moins en moins ce qui se passe, ce qui sous-entend que la fumée est en train d'envahir l'ensemble de la pièce.
03:25Et ce qu'on ne comprend pas forcément à ce moment-là, c'est que dans cette fumée, il y a du monoxyde de carbone et du cyanure.
03:30Et que tout cela va provoquer l'asphyxie des personnes qui sont à l'intérieur.
03:35Ces images, elles sont...
03:36Qu'est-ce que c'est, les gouttes que l'on aperçoit ?
03:38Alors ce sont des gouttes enflammées.
03:40En fait, la mousse qui est en polyuréthane sous l'effet de l'incendie va se désagréger, va être consommée par le feu.
03:49Et elle va à la fois générer des gouttes enflammées qui vont elles aussi tomber au sol et favoriser la propagation de l'incendie.
03:56Mais on voit également l'inflammation des gaz de combustion.
03:59On voit bien que ces fumées ne se comportent pas comme on a l'habitude de voir un incendie.
04:04Et on voit que ces fumées finalement se comportent pas.
04:06Pourquoi ? Parce que là, c'est particulièrement rapide.
04:08C'est très rapide.
04:09Et il y a ces gaz de combustion, ce polyuréthane qui se consume et qui va générer sa propre énergie en brûlant.
04:18Oui, alors on va regarder un plan de ce bar pour pouvoir y voir plus clair.
04:24On a mis l'entrée ici en rouge.
04:27Donc c'est l'entrée et la sortie de ce bar.
04:29Au rez-de-chaussée, il y a un premier bar.
04:32Et ensuite, il faut aller au sous-sol pour se rendre dans la deuxième partie du bar.
04:37C'est là que l'incendie s'est déclaré.
04:41A priori, il devait y avoir des issues de secours.
04:44Ce sont les autorités qui affirment qu'il y avait des issues de secours.
04:47En revanche, on est incapable de dire où elle se situe précisément.
04:51Alors, effectivement...
04:52C'est un peu confus en tout cas.
04:53En tout cas, c'est très confus.
04:54Sur ce plan, on voit effectivement un escalier qui permet d'accéder à ce sous-sol.
05:02Là où il y a effectivement ce bar et les différents convives installés à l'intérieur de ce bar en train de faire la fête.
05:08Effectivement, la procureure générale, cet après-midi, a confirmé qu'il y avait bien deux issues de secours.
05:14Et on ne les voit pas sur ce plan.
05:16D'autres personnes habituées à ce bar, notamment à Didji, qui est souvent intervenu,
05:22qui a souvent fait l'animation dans ce bar, dit lui-même, moi je suis venu ici pendant très longtemps.
05:26On ne m'a jamais expliqué qu'il y avait deux issues de secours.
05:28On ne m'a jamais donné aucune consigne sur les consignes, enfin de consigne en cas d'incendie.
05:32On va d'ailleurs l'écouter dans quelques instants, oui.
05:35Et surtout, je n'ai jamais vu, je ne sais pas où est cette deuxième issue de secours.
05:39Et les témoignages qu'on a pu entendre sur BFM TV aujourd'hui
05:42nous montrent que ceux qui étaient présents ont eux aussi découvert cette issue de secours.
05:48Oui, ce qui est beaucoup mis en cause aussi, c'est cet escalier.
05:52Et cet escalier dont parlent beaucoup les témoins, là on va le voir cette fois en photo,
05:58c'est celui-ci, c'est cet escalier qui a été emprunté par des dizaines et des dizaines de personnes
06:03au même moment pour tenter de fuir cet incendie.
06:05Alors on voit effectivement que cet escalier, en tout cas à sa base, fait une certaine largeur.
06:10Cette largeur se réduit au fur et à mesure où on l'emprunte.
06:14Alors je ne sais pas exactement quelle est la largeur de cet escalier,
06:18mais par rapport aux images, on peut imaginer qu'il fait à peu près 1m20.
06:21Pour autant, c'est insuffisant.
06:22La réglementation suisse prévoit, comme la réglementation française,
06:26qu'il doit y avoir plusieurs issues de secours,
06:29que ces issues de secours doivent être correctement balisées.
06:31Là on voit du balisage qui permet d'identifier cette issue de secours.
06:36Elle doit être balisée, elle doit être suffisamment large,
06:38il doit y en avoir suffisamment par rapport à l'effectif qui est susceptible d'être accueilli dans l'espace.
06:43Et cet escalier fait beaucoup parler de lui, puisque sous l'effet de la panique,
06:46parce que le deuxième escalier n'était pas connu,
06:51la deuxième sortie de secours n'était pas connue,
06:52et finalement c'est un effet de panique qui...
06:54C'est là que l'on voit justement les personnes qui essayent de sortir,
07:00notamment par les fenêtres aussi.
07:02En fait, il y a deux choses.
07:03On voit l'effet de panique, on voit les gens courir, fuir, s'échapper de n'importe quel moyen de ce bâtiment.
07:08Puis surtout, moi, ce que je trouve absolument incroyable, c'est que là on est au rez-de-chaussée,
07:11et on a bien compris que l'incendie avait démarré au sous-sol.
07:15Et donc on comprend, pour le coup, à quelle vitesse, avec quelle violence,
07:20cet incendie a pu démarrer, a pu se propager à l'ensemble du bâtiment.
07:24Alors c'est forcément accentué par le fait qu'on est à la montagne,
07:26que c'est un chalet, qu'il y a beaucoup de bois,
07:29mais vraiment, on a un incendie qui a pris une vitesse absolument incroyable.
07:33Et on comprend bien, entre la première photo, Émilie, que vous nous avez montrée,
07:37et puis ceci qui s'est passé finalement très peu de temps,
07:39et qu'entre le moment où on voit le début d'incendie,
07:41le moment où on essaye de l'éteindre avec des pulls,
07:43et ce moment-là, il s'est vraisemblablement passé que quelques minutes,
07:46et c'est l'horreur absolue qui finalement est arrivée.
07:53Oui, on va continuer de décrypter évidemment tout ça avec nos spécialistes sur ce plateau,
07:57mais d'abord, vous évoquiez un DJ, on va justement écouter son témoignage.
08:02Il a travaillé dans ce lieu et il explique justement la configuration des lieux.
08:07On remet beaucoup la faute sur les fontaines scintillantes.
08:10Je tiens à préciser que c'est avant tout une faute professionnelle de la structure.
08:14Au niveau des mousses, de mon point de vue, quand je suis arrivé sur place,
08:18on ne m'a pas formé sur les consignes de sécurité, sur les issues de secours.
08:21Je viens d'entendre qu'il y avait une issue de secours, je n'en avais pas conscience, je ne le savais pas.
08:26Au niveau des extincteurs, pareil, j'en avais vu aucun moi quand j'y étais.
08:30C'était très très très douche.
08:31C'était impensable de mettre des mousses acoustiques de qualité vraiment chinoise.
08:37Ça, on y met dans des home studio et même encore chez moi,
08:40je fais de la production et je n'ai pas ce type de matériel, j'ai des matériels plus haut de gamme.
08:44David Gruber, qu'est-ce qui vous marque quand vous entendez notamment ce témoignage ?
08:48C'est un témoignage, ça vaut ce que ça vaut.
08:51En revanche, on a vu beaucoup d'images.
08:54Il y a forcément des choses qui vous choquent.
08:57Effectivement, le caractère des mousses, le fait qu'il n'y ait pas d'alarme.
09:01On voit les images, l'ensemble des participants regardent l'incendie
09:08sans forcément être conscient de ce qui se passe.
09:11Ils sont dans un état de choc aussi.
09:13Soit état de choc, soit état festif.
09:16Il n'y a pas de message d'évacuation.
09:20Et surtout, il n'y a pas de personnel qui intervient sur cet incendie
09:25avec des moyens d'extinction appropriés.
09:28Pardon, mais quand on entend le témoignage d'une rescapée sur BFM TV,
09:32elle explique que de nombreuses personnes parmi le personnel
09:35ont tenté d'éteindre l'incendie, sont intervenues.
09:37En revanche, ce qui est vrai, c'est qu'elle explique qu'elle n'a pas entendu d'alarme incendie.
09:43Ça, c'est vrai que c'est ce qu'elle dit.
09:46Par quoi vont commencer les enquêteurs précisément là ?
09:50C'est vrai qu'il y a beaucoup à faire pour comprendre exactement
09:53comment toutes ces personnes n'ont pas pu sortir à temps, finalement.
09:58Oui, ils vont faire des prélèvements de suie, des objets qui ont été consumés.
10:06Ils vont faire des prélèvements encore, s'il y en a encore sur le plafond de ces mousses-là,
10:10pour pouvoir les analyser.
10:12C'est le département, c'est ce camion-là d'ailleurs.
10:15On a marqué des minages derrière, mais aussi c'est celui qui s'occupe vraisemblablement
10:20des explosifs et incendies.
10:21Au laboratoire à Paris, on a le même type de service et ce sont eux qui vont effectuer
10:27tous les prélèvements de manière à faire des analyses chimiques en spectrométrie de masse
10:33de tout ce qui va être prélevé, qui va être conditionné, qui va être mis sous scellé
10:38pour savoir par rapport au volume de la pièce, le dégagement de ces fumées toxiques.
10:45C'est la première analyse qui va être faite.
10:48Maintenant, on connaît l'endroit précis du départ de feu, donc ils vont s'attacher
10:53autour de ce point.
10:55C'est ce qu'on cherche au début d'une enquête dans un incendie, mais là, on le connaît
11:00ce point puisqu'on a les images qui nous l'indiquent.
11:03Donc là-dessus, ça va être un peu plus simple pour eux.
11:06Après, il va falloir analyser tout ça et ces techniques d'analyse prennent un certain
11:10temps pour avoir les résultats.
11:12Oui, alors on sait ce soir que le gérant du bar s'est défendu.
11:16Maître, à quel moment est-ce qu'on peut se dire qu'il y a eu des faillances ?
11:21C'est toujours la même chose dans ces enquêtes sur des drames qui mettent tout le monde
11:28dans un état de sidération.
11:29On peut benoîtement se demander où accuser les gens.
11:33En réalité, il faut analyser dans un temps beaucoup plus lent quelles sont les règles
11:40applicables, quelles étaient les consignes appliquées, mais aussi, au-delà des matériaux
11:47utilisés ou des feux de Bengale qui pouvaient être ponctuellement utilisés, quelles étaient
11:53les formations assurées auprès des membres de personnel.
11:56Parce qu'on peut toujours prévoir des extincteurs.
12:00Si personne ne sait les utiliser, ça ne sert absolument à rien.
12:03On peut toujours prévoir aussi des issues de secours ou des procédures, mais il faut
12:08des gens pour les mettre en application.
12:11Et ça fait partie aussi des obligations de chefs d'entreprise et, a fortiori, d'entreprise
12:18d'établissements qui reçoivent du public.
12:20Et les établissements qui reçoivent du public sont plus, on va dire, plus surveillés.
12:29Et ils sont astreints à des obligations de sécurité supplémentaires.
12:31Ils ont davantage d'obligations et d'impératifs parce que, précisément, ce type d'événements,
12:38des personnes invitées en plus, des jeunes gens trop jeunes, peut-être.
12:44On peut se poser la question de l'âge de tous ces participants, car ils sont tous
12:49plutôt très, très mineurs.
12:53Ce type d'événements, quand on reçoit du public, ça suppose des impondérables plus
12:58que dans n'importe quelle société.
13:01Et donc, il faut que les personnes puissent rendre compte de tout cela.
13:04Donc, c'est comme ça qu'on va déterminer la responsabilité, les responsabilités
13:09qui vont ensuite être jugées.
13:11Thierry Arnaud, est-ce qu'on peut rappeler justement ce qu'il a dit, le gérant de cette
13:14établissement ?
13:15Oui, alors, il a dit trois choses importantes.
13:17La première, c'est qu'il considérait qu'il était en règle.
13:21Il a rappelé qu'il avait été inspecté, que ses locaux avaient été inspectés
13:24trois fois en l'espace de dix ans.
13:26Rappelons qu'il est donc propriétaire de ce bar depuis dix ans maintenant, depuis
13:302015, avec son épouse.
13:33Et de son point de vue, tout, dit-il, dans l'un des entretiens qu'il a accordé
13:38à un journal suisse, se faisait dans les règles de l'art.
13:41La deuxième chose, c'est qu'il indique avoir pleinement coopéré avec les enquêteurs,
13:47la justice, et se tenir à leur disposition.
13:49Il a été auditionné aujourd'hui.
13:51Il a un statut propre à la Suisse de personne à même d'apporter des renseignements.
13:57Il a été laissé en liberté au moment où on se parle.
13:59Il n'a pas été inculpé ou incarcéré.
14:01Il est de retour chez lui dans sa villa.
14:04Et puis, là, évidemment, aussi, dans ces brèves conversations qu'il a eues avec
14:09deux journalistes, expliquer son malaise, son mal-être, le fait qu'il ne pouvait plus
14:15manger et dormir, et évidemment, les pensées qu'il avait pour les victimes.
14:20On imagine, effectivement, le poids qui pèse sur ses épaules, avec un bilan aussi épouvantable,
14:27bien sûr.
14:28Oui, David Gruber, je vous voyais réagir quand Maître nous parlait, notamment, de la formation
14:35du personnel.
14:36Finalement, ça ne sert à rien d'avoir des extincteurs si on ne sait pas les utiliser.
14:40Exactement.
14:41Tout le matériel qui peut exister, que ce soit en Suisse ou en France, ne sert à rien
14:47si le personnel ne sait pas le mettre en œuvre.
14:50Que ce soit les extincteurs, que ce soit l'alarme, que ce soit les évacuations, les consignes
14:55pour l'évacuation, les ouvertures des portes éventuelles, le guidage...
14:59Oui, on entendait le DJ, l'ancien DJ qui disait qu'il n'avait jamais eu connaissance
15:03de ces sorties, de ces procédures, des guidages vers l'extérieur.
15:07Si, effectivement, l'exploitant ne forme pas son personnel à l'évacuation des personnes,
15:15forcément, les gens vont sortir par là où ils sont rentrés, typiquement.
15:20Oui, Thierry Arnaud ?
15:21Oui, je pense qu'il y a aussi un facteur qui est quand même assez crucial.
15:24Quand un événement produit un bilan aussi épouvantable, c'est évidemment qu'il y a
15:27une accumulation de facteurs, ça ne peut pas être...
15:29Il n'y a pas une seule explication.
15:31Mais je crois que ce qui apparaît assez, clairement, depuis qu'on examine ce qui s'est passé,
15:37c'est la vitesse absolument insensée de propagation de cet incendie.
15:41Quand les policiers nous expliquent qu'ils ont reçu une alerte à 1h30 du matin
15:46et qu'à 1h32, ils étaient devant la porte, on se rend compte qu'en fait,
15:50à partir du moment où ceux qui sont sur place se rendent compte que ce qui se passe est dramatique,
15:56il est déjà trop tard, en fait, parce que l'incendie va se propager à une vitesse absolument effroyable.
16:03Et donc, au moment où les gens décident de partir, pour beaucoup d'entre eux,
16:07malheureusement, c'est déjà trop tard et ils ne vont plus pouvoir le faire.
16:10Donc, la configuration des lieux, son équipement, cette histoire de mousse, etc.,
16:15ça produit le fait, qui est évidemment fondamental pour expliquer ce qui s'est passé,
16:20que l'incendie s'est propagé à une vitesse absolument phénoménale.
16:23Oui, on a le sentiment aussi qu'il y a des erreurs qui se répètent, finalement, Ludovic, d'année en année.
16:29On se souvient notamment de Rouen, de ce drame aussi qui avait eu lieu, un peu dans les mêmes circonstances.
16:352016, exactement les mêmes circonstances. 2016, le coup balibré, une fête entre amis, une soirée anniversaire,
16:42des bougies étincelantes qui mettent le feu à un faux plafond.
16:50Ce faux plafond génère des fumées toxiques. Le bilan final, 14 jeunes décédés.
16:57Les propriétaires ont été condamnés à 5 ans de prison, dont 3 années fermes.
17:02Ils ont assumé leur responsabilité. Ils n'ont pas fait appel de la décision.
17:07Et puis, sur les événements historiques qui ont beaucoup marqué le milieu de la nuit et les sapeurs-pompiers,
17:14c'est l'incendie du 5-7. Là, on est déjà bien... c'est plus lointain, 1970.
17:22Mais 1970, c'est 146 personnes décédées.
17:25À l'époque, on n'a pas réussi à déterminer de façon très claire l'origine de l'incendie.
17:28Mais par contre, on a très clairement identifié qu'il y avait des problèmes dans l'évacuation
17:32et que l'évacuation n'était pas pensée.
17:34Et depuis, la réglementation incendie a évolué en France.
17:37Et notre règlement s'appelle le règlement de sécurité contre l'incendie et le risque de panique.
17:42C'est-à-dire qu'on empêche un incendie d'éclore et se propager.
17:45Mais surtout, on pense, avant même d'être en capacité d'éteindre cet incendie,
17:49de permettre à l'ensemble des occupants de l'établissement à évacuer et se mettre en sécurité.
17:54Merci beaucoup d'avoir été avec nous pour cette édition spéciale.
17:57Merci.
Écris le tout premier commentaire
Ajoute ton commentaire

Recommandations