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Chaque dimanche, Igor Sahiri vous accompagne de 14h à 16h dans BFM Week-end.
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00:00:00Il est bientôt 14h30 sur BFM TV. Soyez les bienvenus en ce dimanche 4 janvier 2026.
00:00:06Nous allons revenir évidemment ce dimanche sur les suites de l'enlèvement spectaculaire de Nicolas Maduro au Venezuela par les forces spéciales américaines.
00:00:15Le dictateur est désormais enfermé dans une prison new-yorkaise. Retour sur cette extradition en dehors des clous du droit international.
00:00:23Nicolas Maduro est inculpé à New York avec son épouse pour narcoterrorisme. Il va être présenté devant la justice prochainement.
00:00:31Que risque-t-il ? Peut-il faire appel de ce kidnapping ? On verra cela en plateau avec tous nos spécialistes dans un instant.
00:00:39Une opération américaine qui a stupéfait le monde entier. Si beaucoup de dirigeants internationaux reconnaissent ne pas regretter Nicolas Maduro.
00:00:45La plupart des leaders internationaux critiquent la méthode et la légitimité de cet enlèvement américain.
00:00:53Alors pour en parler sur ce plateau très bien fourni dans un instant, nous aurons le général Jérôme Pellistrandi qui est à ma droite.
00:01:06Bonjour Jérôme, Olivier Ramanello, auditoryliste politique internationale de BFM TV.
00:01:10Bonjour.
00:01:11Bonjour Olivier, maître Inès Davo, avocate en droit international. Votre présence est très importante.
00:01:15Aurélien Taché, vous êtes député de la France Insoumise de Sergi Pontoise.
00:01:19Et puis René Frégozy, vous êtes philosophe et politologue. Vous vous êtes rendu au Venezuela à plusieurs reprises.
00:01:25Vous en connaissez un rayon, si j'ose dire, sur les dictatures. On viendra vous voir évidemment dans quelques instants.
00:01:31Mais d'abord, prenons la direction de New York immédiatement pour retrouver notre correspondante sur place, Sarah Anderson.
00:01:37Vous êtes donc à New York. Nicolas Maduro, ça y est, a passé sa première nuit dans une prison fédérale américaine tout près de chez vous.
00:01:46C'est à Brooklyn précisément. Séquence filmée, mise en scène, à la manière, on peut le dire, d'une série télévisée.
00:01:55Effectivement, Nicolas Maduro et sa femme sont incarcérés au Metropolitan Detention Center.
00:02:01C'était donc la dernière étape d'une opération spectaculaire pour amener le président déchu du Venezuela sur le sol américain.
00:02:08Alors la Maison Blanche a diffusé une vidéo de Nicolas Maduro menotté et en sandales.
00:02:13On le voit s'avancer lentement. Il est escorté par des agents dans les locaux de la DEA, l'Agence Fédérale Antidrogue.
00:02:21C'était juste avant d'être conduit à la prison fédérale du quartier de Brooklyn.
00:02:26Le couple devient ainsi l'un des derniers détenus très médiatisés du Metropolitan Detention Center.
00:02:33C'est un établissement qui est déjà connu pour avoir accueilli des figures de premier plan, notamment le rappeur P. Didi.
00:02:39Ce centre construit dans les années 1900 a une très mauvaise réputation.
00:02:44Il est connu pour ses conditions insalubres, ses coupures de courant et la violence entre détenus.
00:02:49Un contraste saisissant donc avec la vie luxueuse qu'il menait dans son pays.
00:02:54C'est donc une nouvelle réalité pour l'ancien dirigeant du Venezuela et son épouse.
00:02:59Merci beaucoup Sarah. Olivier, il faut se pincer pour croire à ces images.
00:03:04Ah oui, absolument. Imaginez cet homme qui, il y a encore 24 heures, était un homme qui était en fonction présidentielle.
00:03:11On l'a vu lorsqu'il a été ramené à New York descendre cette rampe le long qui avait été amenée près de l'avion.
00:03:21Traditionnellement, quand il descendait ça, il y avait en bas une fanfare pour l'accueillir.
00:03:26C'était un homme d'État qui allait régulièrement à l'ONU, à New York, pour prononcer un discours devant ses homologues.
00:03:34Et du jour au lendemain, voilà qu'on vient le chercher chez lui, dans sa résidence, qu'on l'emmène, qu'il se retrouve baïonné, menotté.
00:03:39Et qui est traité comme un vulgaire délinquant, comme un criminel, comme un baron de la drogue.
00:03:46C'est comme ça que Trump l'a décrit durant toute la journée d'hier.
00:03:49Et tout est fait pour lui enlever tout ce qui peut rappeler son statut présidentiel.
00:03:56Depuis hier, les mots utilisés, les images utilisées, y compris la mise en scène de la Situation Room,
00:04:01qui rappellent celles utilisées, par exemple, lors de l'élimination de Ben Laden,
00:04:09tout est fait pour réveiller dans l'imaginaire américain des images,
00:04:13qui ne sont pas celles d'une opération contre un président ou contre un pays,
00:04:17mais d'une opération contre un narcotrafiquant, contre El Chapo,
00:04:21qui a été emprisonné dans la même prison où est aujourd'hui Maduro,
00:04:25dans la façon dont il est encore une fois entravé,
00:04:29dans la façon dont il est accompagné, non pas par des militaires,
00:04:33mais par des policiers, par des membres du FBI, par des membres de la DEA, de la lutte anti-drogue.
00:04:39Comme, encore une fois, un vulgaire criminel qui va être jugé.
00:04:44C'est cela le storytelling de la Maison-Blanche.
00:04:46René Frégozy, je le disais, politologue, philosophe, vous connaissez bien Venezuela,
00:04:50le chavisme est forcément Nicolas Maduro.
00:04:53On voit par ailleurs Nicolas Maduro relativement détendu,
00:04:56avec ses menottes, main devant lui, entouré d'agents du FBI,
00:05:01dire même aux gens qu'il croise « bonne année ».
00:05:04Ça vous surprend de le voir par ailleurs aussi détendu après ce qui vient de lui arriver ?
00:05:08Bon alors, je ne le connais pas personnellement,
00:05:10parce que moi, j'ai fait des missions auprès de l'opposition démocratique au Venezuela,
00:05:16lors des élections, chaque fois hélas frauduleuses, du régime.
00:05:20Donc, personnellement, je ne peux pas vous parler de sa personnalité,
00:05:26mais évidemment, pour le moment, c'est un dictateur déchu.
00:05:30C'est donc le destin de certains dictateurs, effectivement,
00:05:37qui jouent encore un petit peu, qui plastronnent encore un petit peu,
00:05:41mais je pense qu'il a quand même déjà compris la situation.
00:05:46Et ce qui est surtout intéressant maintenant,
00:05:48c'est effectivement pas tant le sort de Maduro et de son épouse,
00:05:54qui sont effectivement probablement des criminels.
00:05:58C'est vrai, parce que le régime est un régime,
00:06:02c'était une narco-dictature, mais déjà de l'époque de Chavez.
00:06:08Maduro a pris la suite, mais c'était déjà le cas.
00:06:12Donc, narco-trafiquants, certainement.
00:06:17Alliés à des terroristes, on sait bien que le Venezuela,
00:06:20depuis de longues années, protège, aide et soutient le Hezbollah,
00:06:24notamment des terroristes actifs.
00:06:28On va y revenir à cela.
00:06:29Moi, je voulais d'abord vous faire réagir à ce storytelling,
00:06:33comme le dit Olivier, ce storytelling américain.
00:06:35C'est le sort d'un dictateur.
00:06:37Vous restez avec nous, messieurs dames,
00:06:38puisqu'on va revenir sur cette opération américaine,
00:06:42Absolute, Resolve, traduisée, détermination absolue,
00:06:45enlèvement de Nicolas Maduro et de son épouse en quelques heures à peine.
00:06:50On sait, en revanche, que cette opération est minutieusement préparée
00:06:53par les Américains depuis cet été, par même les services de renseignement.
00:06:57Regardez ce récit signé Julien Gall.
00:07:0124 heures avant la diffusion de ces images,
00:07:04Nicolas Maduro était président du Venezuela.
00:07:07Désormais menotté, escorté par les autorités américaines,
00:07:10il ironise.
00:07:11Pour Nicolas Maduro, l'année a commencé par sa capture
00:07:17et celle de son épouse,
00:07:19une opération ciblée et millimétrée.
00:07:23Il est 2 heures du matin hier,
00:07:25lorsque les premières frappes explosent sur Caracas,
00:07:29des bombardements pour neutraliser les installations militaires
00:07:32qui réveillent les habitants.
00:07:34À 3 heures, des avions sont aperçus dans le ciel vénézuélien.
00:07:38Une extraction si précise qu'elle a nécessité le lancement
00:07:42de plus de 150 avions,
00:07:44tous se réunissant au bon moment et au bon endroit
00:07:47pour multiplier les effets de surprise.
00:07:50Cet assaut éclair est en réalité l'aboutissement
00:07:53d'une longue opération d'espionnage
00:07:55menée par les services de renseignement américains,
00:07:58car simultanément se joue la capture du président du pays,
00:08:01Nicolas Maduro.
00:08:02Au mois d'août, la CIA déploie à Caracas une petite équipe
00:08:06et une poignée de drones furtifs.
00:08:09Leur objectif, recueillir le maximum d'informations sur le dirigeant,
00:08:13suivre tous ses faits et gestes.
00:08:15Pour comprendre comment ils se déplaçaient,
00:08:18où ils vivaient et où ils voyageaient,
00:08:20ce qu'ils mangeaient, ce qu'ils portaient,
00:08:22quels étaient ces animaux de compagnie.
00:08:24Quelques jours plus tard,
00:08:26c'est une photo historique qui est publiée par Donald Trump.
00:08:29On y voit le président vénézuélien, yeux bandés,
00:08:32mains menottées, à bord d'un navire de guerre américain.
00:08:35Une opération suivie minute par minute
00:08:37par le locataire de la Maison Blanche,
00:08:39qui, quelques semaines plus tôt déjà,
00:08:41avait fait déployer une flottille de guerre dans les Caraïbes
00:08:44et même évoquer la possibilité de frappes terrestres
00:08:46contre le Venezuela,
00:08:48affirmant que les jours de Nicolas Maduro étaient comptés.
00:08:51Transporté jusqu'à New York,
00:08:53Nicolas Maduro a été transféré en hélicoptère
00:08:55au Metropolitan Detention Center de Brooklyn,
00:08:58un établissement connu pour héberger des prisonniers de Oran.
00:09:02Il doit désormais y être jugé
00:09:04pour corruption et trafic de drogue.
00:09:07Une image toujours impressionnante à voir et à revoir.
00:09:10Général Pellistrandi, moyen considérable.
00:09:12On a parlé de 150 arrière-aux-neufs
00:09:14et des mois et des mois de préparation,
00:09:15je le disais, depuis cet été.
00:09:17Ça veut dire concrètement qu'il y avait la CIA,
00:09:20la DEA qui étaient présentes
00:09:22sur le territoire vénézuélien.
00:09:24C'est sans précédent ?
00:09:25Non, ce n'est pas sans précédent,
00:09:27dans la mesure où, notamment,
00:09:28la CIA est très présente dans de nombreux États.
00:09:31Mais des mois de préparation comme ça.
00:09:32Mais là, des mois de préparation.
00:09:33Mais c'est exactement ce qui s'était passé
00:09:35au moment de la traque de Ben Laden,
00:09:36qui avait pris des mois.
00:09:38Et ce qui est très important,
00:09:39c'est bien sûr la préparation.
00:09:41Alors, avec l'accumulation de renseignements,
00:09:43donc ça, c'est extrêmement important.
00:09:44Alors, aussi bien, par exemple,
00:09:46la reconstruction pour l'entraînement
00:09:50des forces spéciales,
00:09:51des bâtiments qui hébergeaient,
00:09:53donc pièce par pièce,
00:09:55pour que les soldats des forces spéciales
00:09:58puissent s'entraîner en quelque sorte
00:09:59et à progresser de manière quasiment aveugle
00:10:01dans les couloirs du palais présidentiel
00:10:05où il était.
00:10:06Donc, préparation en amont,
00:10:08infiltration.
00:10:09Donc, visiblement, il y avait,
00:10:11donc ça, c'est ce qu'on appelle
00:10:12le renseignement humain,
00:10:13c'est-à-dire que dans le premier cercle
00:10:15de Maduro,
00:10:16il y a des gens qui ont donné
00:10:17des informations.
00:10:19Nécessairement.
00:10:20Exactement.
00:10:21Sur ces habitudes,
00:10:23puisque le chef d'état-major parle,
00:10:24par exemple, de ses habitudes alimentaires,
00:10:26de ses animaux de compagnie.
00:10:29Tout pour connaître parfaitement
00:10:30l'environnement.
00:10:31Et puis, bien entendu,
00:10:32après des répétitions,
00:10:34des entraînements,
00:10:35ce qui était très important,
00:10:36c'est de garder le secret.
00:10:38Alors, certes, il y a eu cette montée
00:10:39en tension, mais notamment,
00:10:41on pourra en reparler avec Olivier,
00:10:43le fait que le congrès américain
00:10:45n'a pas été mis dans la boucle.
00:10:48Éviter les fuites,
00:10:48ce qu'a dit Donald Trump.
00:10:49Éviter les fuites.
00:10:51Et puis, un facteur aussi essentiel,
00:10:54la fenêtre météo.
00:10:55Il fallait avoir une météo
00:10:56extrêmement favorable
00:10:58pour une opération
00:10:59qui est un vrai succès militaire.
00:11:01Après, on parlera du volet politique,
00:11:03mais sur le plan militaire,
00:11:04c'est une opération exceptionnelle
00:11:06et qui a conduit, d'une part,
00:11:09à la capture du couple présidentiel,
00:11:11et le fait qu'il n'y a pas de perte
00:11:13du côté américain.
00:11:14Donc, de ce côté-là,
00:11:15oui, c'est une réussite majeure,
00:11:17une démonstration de force
00:11:18de la part des forces américaines,
00:11:20démonstration de force
00:11:21à usage interne,
00:11:22mais aussi, bien sûr,
00:11:23vers l'extérieur.
00:11:24Une arrestation générale
00:11:26du dictateur vénézuélien
00:11:27qui va totalement à l'encontre
00:11:28du droit international.
00:11:29Je vous le disais,
00:11:30mais Donald Trump l'a prouvé hier.
00:11:32Peu lui en importe.
00:11:34Et d'ailleurs,
00:11:34il s'en est même félicité
00:11:35durant sa conférence de presse
00:11:37que vous avez suivie sur BFM TV,
00:11:38mais aussi sur son réseau social
00:11:40à la manière d'un film
00:11:41de science-fiction.
00:11:42Regardez ce court extrait.
00:11:43Maître Inès Davos,
00:12:00c'est à vous que je m'adresse.
00:12:01Vous êtes donc avocate
00:12:02en droit international.
00:12:03Quand vous voyez
00:12:04cette spectacularisation
00:12:06d'une capture
00:12:07qui va à l'encontre
00:12:09du droit international,
00:12:10quelle est votre première réaction
00:12:11à vous en tant que juriste ?
00:12:13Alors, en tant qu'avocat,
00:12:15évidemment qu'on a une réaction
00:12:17par rapport au non-respect
00:12:18du droit international.
00:12:19Ça, c'est certain,
00:12:20mais il faut aussi rappeler
00:12:21sur quelle base
00:12:22Donald Trump, finalement,
00:12:24va fonder cette action.
00:12:25Parce qu'il faut le rappeler,
00:12:26cette action,
00:12:27elle est juridiquement aussi réfléchie
00:12:29de la part de Donald Trump.
00:12:30Il va finalement plutôt
00:12:31se fonder sur le droit interne américain
00:12:34que sur le droit international.
00:12:36Donc, on voit,
00:12:37il ne va pas vraiment
00:12:38faire attention au droit international,
00:12:40mais il va vraiment se baser
00:12:41sur le droit interne,
00:12:42puisqu'il faut le rappeler,
00:12:43Maduro,
00:12:44était recherché
00:12:45depuis de nombreuses années.
00:12:46Il y avait même
00:12:47une récompense,
00:12:48une récompense très haute
00:12:49au début.
00:12:4950 millions de dollars.
00:12:5050 millions de dollars.
00:12:51Lors du premier mandat
00:12:52de Donald Trump,
00:12:52elle était à 15 millions.
00:12:54Elle a été augmentée
00:12:54lors du mandat de Biden
00:12:56à 25 millions
00:12:57et à nouveau augmentée
00:12:58de 50 millions
00:12:59sous ce deuxième mandat
00:13:01de Trump.
00:13:02Donc, effectivement,
00:13:03il va y avoir un procès,
00:13:04c'est-à-dire qu'il y a
00:13:05un cadre juridique
00:13:06en droit interne américain
00:13:07qui permet, finalement,
00:13:09ce qui s'est passé.
00:13:10Évidemment,
00:13:11ça n'empêche pas la critique.
00:13:12Ça n'empêche pas la critique
00:13:13d'un point de vue international.
00:13:15Ça a été largement commenté
00:13:18de ce point de vue-là.
00:13:19Aujourd'hui, finalement,
00:13:20Donald Trump,
00:13:22il teste les limites
00:13:23du droit international.
00:13:24Ça, c'est certain.
00:13:25Et du droit américain par ailleurs.
00:13:28Ça a déjà été soulevé,
00:13:29cette question
00:13:29de ne pas avoir avisé le Congrès
00:13:32et, finalement,
00:13:33d'avoir pris seul cette décision.
00:13:36Alors, cette décision,
00:13:37elle est aussi possible
00:13:38d'un point de vue
00:13:39du droit constitutionnel américain.
00:13:40Je le rappelle,
00:13:42Donald Trump a un pouvoir constitutionnel
00:13:44puisqu'il est commandant
00:13:45en chef de l'armée.
00:13:47Donc, il se base également
00:13:48sur le droit constitutionnel américain.
00:13:50Dans la mesure où ce n'est pas une guerre
00:13:51ni une invasion.
00:13:52C'est bien cela ?
00:13:53Alors, c'est ce que lui va dire.
00:13:55C'est, effectivement,
00:13:56aujourd'hui aussi la question
00:13:57qui va se poser,
00:13:58la question qui se pose
00:13:59aujourd'hui sur le sol américain.
00:14:01Des juristes sont déjà
00:14:02en train de réfléchir
00:14:04à est-ce que le Congrès
00:14:06doit réagir ?
00:14:07Est-ce qu'il y aura une procédure
00:14:08à l'encontre de cette décision
00:14:10qui a été prise par Donald Trump ?
00:14:12Cependant, effectivement,
00:14:14aujourd'hui,
00:14:14il y a cette décision
00:14:15qui a été prise.
00:14:16Olivier, ce storytelling,
00:14:18cette narration américaine
00:14:20de Donald Trump
00:14:21de l'administration américaine
00:14:22est la destination de qui, finalement ?
00:14:23est la destination
00:14:25de son opinion publique
00:14:26pour, justement,
00:14:27et comme l'expliquait madame,
00:14:28justifier et être
00:14:31dans un narratif
00:14:32qui correspond à un cadre légal.
00:14:34Ce cadre légal,
00:14:34il s'appuie quand même
00:14:35sur un précédent
00:14:36qui est l'arrestation
00:14:37du président du Panama,
00:14:39Noriega,
00:14:40qui a été jugé aux États-Unis
00:14:41et donc ça a produit
00:14:42de la jurisprudence.
00:14:43Je parle sur votre contrôle,
00:14:45si je dis les études,
00:14:45vous m'arrêtez.
00:14:46Le 3 janvier 1990,
00:14:48le droit américain
00:14:51s'appuie sur des jurisprudences.
00:14:53À partir du moment
00:14:53où une décision a été prise,
00:14:55on peut se référer à elle
00:14:56pour dire
00:14:56qu'on refait la même chose.
00:14:58En l'occurrence,
00:14:59il y a quelques experts
00:15:00qui se sont exprimés
00:15:01dans les médias américains
00:15:02ce matin
00:15:02et qui faisaient référence
00:15:03à ce procès Noriega
00:15:06dans lequel une jurisprudence
00:15:08a été prononcée
00:15:08qui dit la chose suivante
00:15:10« La manière dont un accusé
00:15:11est amené devant
00:15:12un tribunal américain,
00:15:14même par la force
00:15:15et même depuis
00:15:16un territoire étranger,
00:15:17ne fait pas obstacle
00:15:18à la compétence pénale. »
00:15:19Olivier, je vous coupe
00:15:20parce que nous avons
00:15:20de nouvelles images
00:15:21à l'antenne
00:15:22de Nicolas Maduro
00:15:23qui vient d'être diffusé
00:15:26sur les réseaux sociaux.
00:15:28On le voit d'un peu plus près,
00:15:29toujours entravé,
00:15:31avec, voilà,
00:15:32là c'est sur le tarmac,
00:15:34avec ce haut de jogging
00:15:35bleu ciel,
00:15:37bleu turquoise,
00:15:39entouré donc d'agents
00:15:40du FBI
00:15:41qui marchent difficilement,
00:15:42on a le sentiment
00:15:43qu'il est blessé,
00:15:44qui se lancent
00:15:45pour commenter
00:15:46ces images.
00:15:47Aurélien Taché,
00:15:48vous voulez ?
00:15:48Je vous donne
00:15:48de dire un mot
00:15:49parce que quand même
00:15:49il faut...
00:15:51Sur les images d'abord.
00:15:51Oui, sur les images,
00:15:52on voit Nicolas Maduro
00:15:53et donc ça fait partie
00:15:54du récit de M. Trump
00:15:56pour finalement
00:15:56nous montrer
00:15:58qu'il aurait arrêté
00:15:58un criminel ou autre
00:15:59mais ne soyons pas dupes
00:16:00quand même.
00:16:00M. Trump,
00:16:01il s'en fiche complètement
00:16:01de M. Maduro.
00:16:02Il s'en fiche complètement
00:16:03qu'il soit traduit en justice,
00:16:04il s'en fiche complètement
00:16:05du bien-être
00:16:05du peuple vénézuélien.
00:16:06Ce que nous montre
00:16:07tout cela,
00:16:08c'est que M. Trump maintenant,
00:16:09et on le savait pour certains
00:16:10et on le dénonçait,
00:16:11quand il veut quelque chose,
00:16:11il va le chercher.
00:16:12Il voulait le pétrole vénézuélien,
00:16:14il a envoyé l'armée américaine
00:16:15chercher le pétrole vénézuélien
00:16:16et il continuera
00:16:17à le faire dans d'autres pays.
00:16:18C'est écrit dans la stratégie
00:16:19nationale américaine
00:16:20noir sur blanc.
00:16:21Le droit international,
00:16:22le droit américain,
00:16:22tout ça n'est pas le sujet
00:16:23de M. Trump.
00:16:24M. Trump,
00:16:24c'est même pas le shérif du monde,
00:16:25c'est un voyou.
00:16:26Avant,
00:16:26quand il était homme d'affaires,
00:16:27il achetait les choses
00:16:28parce qu'il n'avait pas le choix
00:16:29que de les acheter.
00:16:30Maintenant qu'il est président,
00:16:31il va les voler.
00:16:32Et donc c'est ce qu'il a fait
00:16:33au peuple vénézuélien
00:16:33et c'est ce qu'il a fait
00:16:34à l'État vénézuélien
00:16:35en organisant
00:16:37cette opération militaire.
00:16:39C'est ça le vrai sujet.
00:16:40Et aujourd'hui,
00:16:40ça c'est une mise en scène
00:16:41pour justifier
00:16:42effectivement...
00:16:43Il y a votre commentaire politique
00:16:44et il y a aussi
00:16:45le commentaire des images.
00:16:48Olivier,
00:16:49un mot tout de même
00:16:50de la façon
00:16:52de cette mise en scène,
00:16:53de cette humiliation
00:16:54volontaire
00:16:55de l'administration
00:16:57américaine.
00:16:58On veut humilier
00:16:59Nicolas Maduro
00:17:00le plus possible,
00:17:01si j'ose dire.
00:17:02On veut le présenter
00:17:03en effet comme un narcotrafiquant.
00:17:05On veut le mettre
00:17:05au même rang
00:17:06qu'El Chapeau,
00:17:07chef du cartel mexicain
00:17:10qui a été jugé
00:17:11aux États-Unis
00:17:11et dont le procès
00:17:12a été retentissant.
00:17:14On veut faire
00:17:15la démonstration
00:17:16que oui,
00:17:17il était bien à la tête
00:17:18de ce qu'on appelle
00:17:18le cartel des soleils,
00:17:20c'est-à-dire
00:17:21de ces
00:17:21hauts gradés
00:17:24qui avaient des liens
00:17:27avec des narcotrafiquants
00:17:28et qui profitaient
00:17:29de leur poste
00:17:29de responsabilité
00:17:30pour récupérer
00:17:31de l'argent
00:17:32et pour faciliter
00:17:33le travail
00:17:34de ces narcotrafiquants.
00:17:35Et qu'au-dessus
00:17:36de tout cela,
00:17:36Maduro le savait,
00:17:39son épouse aussi,
00:17:40puisqu'elle est
00:17:41elle aussi accusée,
00:17:42non pas en tant
00:17:43que femme d'eux,
00:17:44mais parce qu'ayant
00:17:45participé aussi directement
00:17:46elle et certains
00:17:47des membres
00:17:48de sa famille,
00:17:49elle a deux neveux
00:17:50qui ont déjà été condamnés
00:17:51devant la justice américaine
00:17:52pour des faits
00:17:54de narcotrafique.
00:17:55Donc c'est vraiment
00:17:56de démontrer
00:17:57par l'image,
00:17:59faire la preuve
00:18:00par l'image
00:18:01que cet homme
00:18:02n'était pas en fait
00:18:03un chef d'État,
00:18:04n'était pas
00:18:04le président
00:18:05du Venezuela,
00:18:06il était simplement
00:18:07président
00:18:08d'un narco-État,
00:18:10d'un État cartel
00:18:12dont la principale
00:18:14activité
00:18:14était
00:18:15le trafic de drogue.
00:18:17Et tout est fait
00:18:18dans ces images-là
00:18:19pour le mettre
00:18:21dans cette posture.
00:18:22Les vêtements
00:18:22qu'on lui donne,
00:18:23les lieux
00:18:24dans lesquels
00:18:25il est emmené,
00:18:26le fait qu'il soit
00:18:26accompagné en permanence
00:18:27par des membres
00:18:28de la police
00:18:28et non pas
00:18:29par des militaires,
00:18:30malgré tout,
00:18:31un chef d'État
00:18:32arrêté par des militaires,
00:18:33ça reste un chef d'État
00:18:34qui est dans une posture
00:18:36telle qu'elle doit l'être.
00:18:39Là, c'est vraiment
00:18:40le ramener,
00:18:40le faire descendre
00:18:41de son piédestal
00:18:42pour accompagner
00:18:43ce qui va se produire
00:18:45par la suite,
00:18:45c'est-à-dire son procès.
00:18:46Le temps passe
00:18:47beaucoup trop vite,
00:18:47il faut qu'on aille lire,
00:18:49relire la réaction
00:18:50d'Emmanuel Macron,
00:18:51le président français
00:18:52Léopold Odebert.
00:18:54On va la voir
00:18:55à l'antenne
00:18:56cette réaction.
00:18:57Le peuple vénézuélien
00:18:58est aujourd'hui
00:18:59débarrassé
00:18:59de la dictature
00:19:00de Nicolas Maduro
00:19:01et ne peut que s'en réjouir.
00:19:02La transition à venir
00:19:03doit être pacifique,
00:19:04démocratique et respectueuse
00:19:05de la volonté
00:19:06du peuple vénézuélien.
00:19:07Il n'empêche,
00:19:08Léopold,
00:19:09il est moins nuancé
00:19:10que la plupart
00:19:10des dirigeants européens.
00:19:11Pourquoi ?
00:19:12Alors, c'est vrai
00:19:13que nous qui le suivons
00:19:13en permanence
00:19:14sur le terrain
00:19:15à Emmanuel Macron,
00:19:16en France,
00:19:16à l'étranger,
00:19:19où il y a une sorte
00:19:20d'attaque
00:19:21sur la souveraineté
00:19:23d'un État
00:19:23de par ses frontières,
00:19:25Emmanuel Macron
00:19:25le condamne
00:19:26d'une manière ou d'une autre.
00:19:27Là, vous l'avez vu,
00:19:28ça n'apparaît pas
00:19:28dans cette déclaration
00:19:30sur les réseaux sociaux,
00:19:31ce qui contraste
00:19:32avec une autre déclaration
00:19:33avant la conférence de presse,
00:19:35cette fois-ci,
00:19:36de Donald Trump,
00:19:36c'est celle du ministre
00:19:38des Affaires étrangères,
00:19:39Jean-Noël Barraud,
00:19:39qui disait, lui,
00:19:40l'opération militaire
00:19:40ayant conduit
00:19:41à la capture
00:19:42de Nicolas Maduro
00:19:43contrevient au principe
00:19:44de non-recours
00:19:45à la force
00:19:46qui fonde
00:19:47le droit international.
00:19:48Donc, à partir de là,
00:19:49c'est vrai qu'hier,
00:19:50il s'est posé
00:19:50beaucoup de questions.
00:19:51Pourquoi donc
00:19:52est-ce qu'Emmanuel Macron
00:19:53n'appuie pas
00:19:54sur ce point-là
00:19:55en particulier ?
00:19:56Et pourquoi est-ce
00:19:57qu'on apprend
00:19:57qu'il y a eu
00:19:58un appel
00:19:59entre Emmanuel Macron
00:20:00et Donald Trump ?
00:20:01Pourquoi est-ce que
00:20:01Donald Trump
00:20:02a partagé ce message
00:20:03d'Emmanuel Macron ?
00:20:05On a un début
00:20:05d'explication
00:20:06avec, écoutez,
00:20:08ce midi,
00:20:09ce que raconte
00:20:10le ministre
00:20:10de l'Économie,
00:20:12Roland Lescure.
00:20:13Il faut mettre ça aussi
00:20:13en lien avec l'agenda
00:20:14de la semaine à venir.
00:20:16Une certaine réunion
00:20:17de la coalition des volontaires
00:20:18sur l'Ukraine
00:20:19qui aura lieu à Paris
00:20:20mardi.
00:20:23Le fait qu'on garde
00:20:24le contact,
00:20:25qu'on soit capable
00:20:26de dialoguer
00:20:27de manière franche
00:20:27et parfois difficile
00:20:28avec les États-Unis
00:20:29sur ce dossier ukrainien,
00:20:31il est essentiel.
00:20:32Vous savez que mardi,
00:20:33on aura à Paris
00:20:34une réunion
00:20:35dans ce qu'on appelle
00:20:36la coalition des volontaires.
00:20:37L'objet,
00:20:38c'est de mettre en place
00:20:40des conditions
00:20:41de sécurité durable
00:20:42pour l'Ukraine
00:20:43face à un potentiel
00:20:45accord de paix.
00:20:46Tout ça,
00:20:46c'est fondamental
00:20:47et donc c'est vrai
00:20:47qu'il ne faut pas
00:20:48l'injurier.
00:20:49Le risque de la diplomatie
00:20:50des mots,
00:20:51c'est qu'elle empêche
00:20:52les actions.
00:20:53Vous avez bien compris,
00:20:54il y a des choix
00:20:54qui ont été faits
00:20:55dans cette communication
00:20:56avec une séparation
00:20:58d'un côté,
00:20:59ce que dit Emmanuel Macron,
00:21:00qui n'appuie pas
00:21:00sur cette atteinte
00:21:03au droit international,
00:21:03de l'autre,
00:21:04le ministre
00:21:05des Affaires étrangères.
00:21:06Ce que raconte également
00:21:07l'entourage d'Emmanuel Macron
00:21:08est important.
00:21:09On nous dit,
00:21:10du côté du service politique
00:21:11de BFMTV,
00:21:12je cite,
00:21:12nous prenons acte
00:21:13de l'opération américaine,
00:21:14un dictateur a été déchu,
00:21:16le droit international
00:21:17doit désormais
00:21:18être respecté.
00:21:20Emmanuel Macron,
00:21:20il veut se projeter
00:21:21sur la suite,
00:21:23quitte à se mettre
00:21:23effectivement
00:21:24certaines oppositions
00:21:25à dos aujourd'hui
00:21:26du côté politique en France.
00:21:27En tout cas,
00:21:27cette réaction du président
00:21:28de la République
00:21:28a été beaucoup critiquée
00:21:29dans les partis politiques,
00:21:31dans les leaders d'opinion,
00:21:32si j'ose dire,
00:21:33en France.
00:21:33C'est le cas
00:21:34de l'ancien Premier ministre
00:21:35Dominique de Villepin,
00:21:37qui était l'invité
00:21:37de Guillaume Daré
00:21:38tout à l'heure
00:21:38sur notre antenne.
00:21:39Il juge,
00:21:40il qualifie d'aveugle
00:21:41cette réaction
00:21:42d'Emmanuel Macron.
00:21:43Écoutez-le.
00:21:43Que l'on puisse se réjouir
00:21:47ou ne pas regretter
00:21:48le départ de Nicolas Maduro,
00:21:50je le redis,
00:21:51je le comprends parfaitement
00:21:52et je partage ce sentiment.
00:21:55Mais ce qui se joue
00:21:56va bien au-delà du Venezuela,
00:21:58à une dimension politique
00:21:59et symbolique
00:22:00extrêmement forte.
00:22:01Ce qui se joue,
00:22:02et c'est en cela
00:22:03que ça nous concerne,
00:22:04nous Français et Européens,
00:22:05c'est un changement complet
00:22:07de l'ordre international.
00:22:08Cette réaction du président français,
00:22:10comment vous la qualifiez ?
00:22:12Aveugle.
00:22:13Aveugle ?
00:22:13Inconsciente des réalités.
00:22:16Irresponsable
00:22:16en ce qui concerne
00:22:17l'avenir de notre pays
00:22:19et l'avenir de l'Europe.
00:22:20Il y en a un autre
00:22:21qui n'a pas mâché ses mots
00:22:22pour critiquer cette réaction
00:22:23du président français,
00:22:24c'est Jean-Luc Mélenchon.
00:22:25On va voir la réaction
00:22:26du leader
00:22:27de la France insoumise.
00:22:28La prise de position de Macron
00:22:29n'est pas la voix de la France.
00:22:31Il nous fait honte.
00:22:32Il abandonne
00:22:32le droit international,
00:22:34jour sombre,
00:22:35pour notre pays.
00:22:36Aurélien Taché,
00:22:36vous qui êtes député LFI,
00:22:38vous validez cette réaction
00:22:39de Jean-Luc Mélenchon,
00:22:40sachant que par ailleurs,
00:22:41on sait aussi tous
00:22:42la proximité
00:22:43qu'avait votre leader
00:22:45avec Maduro en particulier.
00:22:47Il l'avait soutenu
00:22:47publiquement
00:22:48lors des différentes élections
00:22:49en 2018 notamment.
00:22:50Oui, mais là,
00:22:50ce n'est pas du tout le sujet.
00:22:52Le sujet,
00:22:52c'est le respect
00:22:53du droit international.
00:22:54On ne peut pas finalement
00:22:55dire à un moment
00:22:56qu'on voudrait que M. Poutine
00:22:57respecte le droit international
00:22:58en Ukraine,
00:22:59mais M. Trump, lui,
00:23:00a le droit de ne pas le respecter.
00:23:01Encore une fois,
00:23:02cette déclaration
00:23:03du président de la République,
00:23:04elle est extrêmement grave.
00:23:05C'est la première fois,
00:23:06je crois,
00:23:06dans l'histoire républicaine
00:23:07de la France,
00:23:08qu'un président français
00:23:09ne condamne pas
00:23:10un coup d'État organisé
00:23:11par qui que ce soit,
00:23:12mais par exemple
00:23:12par les États-Unis d'Amérique
00:23:13parce qu'en Amérique latine,
00:23:14ils ont organisé
00:23:15un certain nombre.
00:23:16Et il ne faut pas croire,
00:23:17parce que j'entends
00:23:17que Maduro,
00:23:18je n'ai aucune sympathie pour lui,
00:23:19est un dictateur, etc.
00:23:20Vous le reconnaissez,
00:23:20c'est un dictateur ?
00:23:21Bien sûr, bien sûr.
00:23:22Mais il ne faut pas croire
00:23:22que Trump s'arrêtera une seconde
00:23:24quand il s'agira
00:23:25d'attaquer des démocraties.
00:23:26Il a déjà visé
00:23:27le Groenland
00:23:27qui appartient au Danemark
00:23:28en Europe.
00:23:29Il a parlé du canal du Panama
00:23:30où les Antilles françaises sont.
00:23:31Il a parlé du Canada.
00:23:32Il continuera.
00:23:33C'est écrit dans la doctrine Monroe.
00:23:36Donc soit on arrête ça tout de suite
00:23:37et on dit que Trump
00:23:38n'est plus notre allié,
00:23:40qu'on doit défendre
00:23:40le droit international
00:23:41partout où il se trouve
00:23:42et on essaie d'être
00:23:43un peu cohérent autour de ça
00:23:44et de réfléchir
00:23:45à quelle stratégie géopolitique
00:23:47et d'alliance
00:23:47on peut avoir nous français
00:23:48parce qu'on a des atouts
00:23:49pour défendre cela.
00:23:51Soit effectivement,
00:23:52on va laisser M. Trump
00:23:53faire la loi
00:23:53et vous verrez
00:23:54que ça ne s'arrêtera pas
00:23:54à Maduro
00:23:55ni aux dictatures.
00:23:56On va aller voir justement
00:23:57la réaction
00:23:58par un tweet.
00:24:00C'était hier
00:24:00aux alentours de 21h
00:24:02cette nuit pour nous
00:24:03de Cathy Miller
00:24:04c'est l'épouse
00:24:05de Stephen Miller
00:24:07le directeur adjoint
00:24:08du cabinet Donald Trump.
00:24:09C'est un peu l'idéologue
00:24:10du cabinet de Donald Trump.
00:24:12Regardez,
00:24:12c'était sur X.
00:24:13On voit tout simplement
00:24:14la carte du Groenland
00:24:15drapée de la bannière
00:24:16étoilée américaine
00:24:17avec un mot
00:24:18« soon ».
00:24:19Donc prochainement,
00:24:20comment faut-il
00:24:21interpréter
00:24:22ce tweet
00:24:23général
00:24:24Pellistrandi ?
00:24:25Et qui est Cathy Miller
00:24:26d'ailleurs ?
00:24:27Quelle importance
00:24:27est-elle à elle ?
00:24:28Juste l'épouse
00:24:29d'un conseiller
00:24:30de Donald Trump.
00:24:31Il n'empêche ?
00:24:32Oui, il n'empêche.
00:24:32Bon, là,
00:24:34il faut effectivement
00:24:35rappeler ce qu'est
00:24:36la doctrine de Monroe.
00:24:37C'est un élément
00:24:38qui est important.
00:24:39Absolument.
00:24:40Puisqu'il en a parlé
00:24:41de Donald Trump hier.
00:24:42Il l'a parlé
00:24:42et c'est dans
00:24:43la stratégie
00:24:44de sécurité nationale
00:24:45américaine.
00:24:46Trump l'a évoqué
00:24:48à plusieurs reprises
00:24:48hier dans sa conférence
00:24:49de presse.
00:24:50Le président Monroe
00:24:51est un président
00:24:52du début
00:24:54du XIXe siècle
00:24:55et en 1823,
00:24:56en fait,
00:24:57il écrit
00:24:57que tout ce qui va
00:24:59en fait de l'Alaska,
00:25:01en incluant le Groenland
00:25:01jusqu'au Cap Horn,
00:25:02en quelque sorte,
00:25:03au sud,
00:25:04c'est américain,
00:25:05donc c'est sous,
00:25:05dans la bulle,
00:25:06en quelque sorte,
00:25:07des États-Unis.
00:25:08Bon,
00:25:08maintenant,
00:25:09il faut rester
00:25:10très prudent.
00:25:12On a,
00:25:13effectivement,
00:25:14cette tentation,
00:25:17donc,
00:25:18de la part de Trump
00:25:19de parler du Groenland.
00:25:21Sur le Canada,
00:25:22on voit quand même
00:25:22qu'il a fait
00:25:23machine arrière.
00:25:25Donc,
00:25:25il faut rester...
00:25:27Il est pragmatique.
00:25:29Il est pragmatique
00:25:30et il sait très bien
00:25:31qu'en quelque sorte,
00:25:32déclencher une opération
00:25:34militaire
00:25:34contre le Groenland,
00:25:36c'est juste...
00:25:36Alors,
00:25:37bien sûr,
00:25:37techniquement,
00:25:37c'est...
00:25:38Aujourd'hui,
00:25:39bien entendu,
00:25:40mais techniquement,
00:25:41bien sûr,
00:25:42c'est très facile,
00:25:43mais il faut quand même
00:25:44être réaliste.
00:25:46Non,
00:25:47mais il faut être réaliste.
00:25:49Ce serait une crise majeure.
00:25:51Bon,
00:25:52ce qui est important,
00:25:53ce n'est pas tellement le fait,
00:25:55c'est que les Européens
00:25:56se rendent compte,
00:25:57aujourd'hui,
00:25:57et c'est ça,
00:25:58pour moi,
00:25:58le plus important,
00:25:59cette bascule
00:26:00depuis 2025
00:26:01et en 2026,
00:26:03c'est qu'aujourd'hui,
00:26:04effectivement,
00:26:05ce sont le rapport de force,
00:26:06c'est la défense.
00:26:08Il faut que l'Europe
00:26:08se réarme.
00:26:10Il faut que le budget
00:26:11de la défense passe,
00:26:13y compris en France.
00:26:14Ça aussi,
00:26:14c'est un message
00:26:15qui est important
00:26:15et que beaucoup de politiques
00:26:17ont peut-être oublié
00:26:17ces derniers jours.
00:26:18Messieurs,
00:26:18dames,
00:26:19j'ai le regret de vous dire
00:26:19qu'il faut qu'on en finisse là,
00:26:21mais on va y revenir tout à l'heure
00:26:22sur, effectivement,
00:26:24cette actualité
00:26:25autour de Nicolas Maduro.
00:26:26Mais avant cela,
00:26:28nous allons reparler,
00:26:29bien évidemment,
00:26:29de l'autre actualité
00:26:30très forte de ce dimanche.
00:26:32C'est évidemment
00:26:33Cromontana
00:26:33et cet incendie
00:26:35tragique
00:26:35dans la nuit
00:26:36du Nouvel An.
00:26:38Une messe
00:26:38et une marche blanche
00:26:39particulièrement émouvante
00:26:41se sont déroulées
00:26:42ce matin
00:26:43dans la station.
00:26:44Il y a également
00:26:45l'identification
00:26:46des victimes
00:26:47qui se poursuit
00:26:48avec un nouveau bilan
00:26:49du Quai d'Orsay.
00:26:50Des Français,
00:26:51vous le voyez,
00:26:5223 Français
00:26:53sont blessés
00:26:54dans des hôpitaux différents
00:26:55et 8 autres
00:26:56sont toujours portés disparus.
00:26:58On y revient dans un instant.
00:26:58A tout de suite.
00:27:01Il est presque 15h,
00:27:02vous êtes sur BFM TV,
00:27:04toujours en édition spéciale.
00:27:05Nous allons nous rendre
00:27:06à Cromontana
00:27:06durant ce journal
00:27:09car 4 jours
00:27:10après ce dramatique incendie
00:27:12dans un bar
00:27:13de la station
00:27:14qui a causé
00:27:15la mort
00:27:16d'au moins 40 personnes
00:27:17blessées
00:27:19au moins 119.
00:27:20Nous allons faire le point
00:27:21sur cette journée de deuil,
00:27:22cette nouvelle journée de deuil
00:27:23avec une messe
00:27:25et une marche silencieuse
00:27:27à laquelle des centaines
00:27:28de personnes
00:27:29ont participé.
00:27:30Vous allez le voir
00:27:31dans un instant.
00:27:33Et puis l'identification,
00:27:35la difficile identification
00:27:36des victimes
00:27:37se poursuit
00:27:38par les enquêteurs.
00:27:40Un nouveau bilan français
00:27:42fait état
00:27:42de 23 victimes françaises
00:27:44blessées
00:27:45réparties
00:27:46dans différents hôpitaux
00:27:47de Suisse
00:27:48mais aussi à l'étranger.
00:27:49Et il y a toujours
00:27:508 Français
00:27:51portés disparus
00:27:53à l'heure actuelle.
00:27:53Et puis évidemment
00:27:55le Venezuela,
00:27:57la capture
00:27:57du président déchu
00:27:59vénézuélien
00:28:00Nicolas Maduro.
00:28:01Il est arrivé
00:28:01dans une prison
00:28:02de Brooklyn
00:28:04hier soir
00:28:05à New York
00:28:06en attendant
00:28:07de passer devant
00:28:08le procureur
00:28:09de New York.
00:28:10On y reviendra
00:28:11avec ces nouvelles images
00:28:12notamment
00:28:12sur le tamac
00:28:14de New York.
00:28:15Mais d'abord
00:28:23nous allons nous rendre
00:28:24à Cran-Montana
00:28:25vous le savez
00:28:26quatre jours
00:28:26après ce dramatique
00:28:27incendie
00:28:27dans un bar.
00:28:29Nous sommes avec
00:28:30nos différentes équipes
00:28:31sur le T1.
00:28:32Il y a évidemment
00:28:33Chloé Giraud
00:28:34et Antoine Forestier
00:28:35à Cran-Montana
00:28:36qui vont nous parler
00:28:36de l'émotion
00:28:37et de l'identification.
00:28:38Il y a Maxime
00:28:39Brandstetter
00:28:40qui va lui
00:28:40nous parler
00:28:41de cette enquête
00:28:42de cette difficile
00:28:43et longue enquête
00:28:45autour du bar
00:28:46et notamment
00:28:46des propriétaires
00:28:47de cet établissement.
00:28:49Nous serons également
00:28:49à Versailles
00:28:50parce qu'à Versailles
00:28:51il y a eu
00:28:51une messe également
00:28:53car il y avait
00:28:54un groupe de Français
00:28:55blessés,
00:28:56victimes de cet incendie.
00:28:58Un hommage
00:28:58leur a été rendu.
00:29:00On y reviendra
00:29:00évidemment dans un instant.
00:29:02Et puis en plateau
00:29:02on en parlera également
00:29:04avec David Grouberg
00:29:06consultant en sécurité
00:29:07incendie.
00:29:08Merci d'être avec nous
00:29:09monsieur.
00:29:10Avec Boris Véliachef
00:29:11architecte
00:29:12expert en risques majeurs
00:29:14et puis aussi
00:29:15Dominique Rizet
00:29:16notre consultant
00:29:18police-justice.
00:29:18Bonjour Dominique.
00:29:19Bonjour Boris.
00:29:20Mais d'abord Igor
00:29:21et pas Boris.
00:29:22Igor, ah !
00:29:23Sacré Dominique
00:29:24c'est pas la première fois
00:29:24Je suis fatigué
00:29:25je suis là depuis 8 heures.
00:29:26Boris c'est moi.
00:29:26Mais d'abord revenons
00:29:27sur ce mouvement
00:29:28sur ce moment bouleversant
00:29:29d'une grande tristesse
00:29:30mais aussi
00:29:30d'une grande solidarité.
00:29:32Voilà comment on peut
00:29:33qualifier cette messe
00:29:34dominicale
00:29:35à Cran-Montana
00:29:36ce matin
00:29:36une messe suivie
00:29:37d'une marche silencieuse
00:29:39suivie par des centaines
00:29:40de personnes
00:29:41en hommage
00:29:41aux victimes
00:29:42de cette tragédie.
00:29:44Regardez ce sujet
00:29:44signé Mathéo Rivière.
00:29:45Ce matin devant la chapelle
00:29:50nombreux étaient ceux
00:29:51à ne pas encore
00:29:52trouver les mots.
00:29:54Exprimer ce qu'ils ressentent
00:29:55est difficile
00:29:55alors ils ont décidé
00:29:57de se rassembler
00:29:58par centaines
00:29:59pour trouver la force
00:30:00de dire ce dernier au revoir.
00:30:03Des visages encore marqués
00:30:04par cette nuit d'horreur.
00:30:06Se recueillir
00:30:07pour rendre hommage
00:30:07aux victimes
00:30:08c'était bien plus
00:30:09qu'un besoin pour Alain.
00:30:10Écoutez c'était
00:30:11un moment
00:30:13de tristesse énorme
00:30:14pour tout le monde
00:30:14je pense
00:30:15c'est toujours
00:30:15un réconfort
00:30:17d'aller à la messe
00:30:18dans ces moments-là
00:30:19difficiles
00:30:21avec la plupart
00:30:22de nous
00:30:22qui avons
00:30:23perdu
00:30:24des amis proches
00:30:25ou le fils
00:30:26les filles
00:30:27d'amis proches
00:30:28et donc c'est tragique.
00:30:31Des amis et des proches
00:30:32viennent déposer
00:30:33des fleurs
00:30:34des bougies
00:30:34et peluches
00:30:35par centaines.
00:30:39Mais ce matin
00:30:39dans la station
00:30:40officiers
00:30:41et soldats du feu
00:30:42apparaissent également
00:30:43endeuillés
00:30:44au moment d'assister
00:30:45à cette messe
00:30:46diffusée sur écran géant
00:30:47et suivie par 300 personnes
00:30:50à l'intérieur
00:30:51de l'édifice.
00:30:56Dans la foulée
00:30:57une marche silencieuse
00:30:59s'élance vers
00:31:00le Constellation
00:31:01là où plusieurs dizaines
00:31:03de personnes
00:31:03ont perdu la vie
00:31:04et si certains
00:31:06ont choisi les lettres
00:31:06d'autres ont préféré
00:31:08la musique
00:31:09pour laisser parler
00:31:10les émotions.
00:31:15La Confédération Suisse
00:31:17a d'ores et déjà
00:31:18annoncé une journée
00:31:19de deuil national
00:31:20ce vendredi 9 janvier.
00:31:24Chloé Giraud
00:31:25vous êtes sur place
00:31:26pour BFM TV
00:31:28c'est tout un village
00:31:28qui n'a fait qu'un
00:31:29ce matin.
00:31:35Oui tout à fait
00:31:36il y a eu ce moment
00:31:37d'hommage très fort
00:31:38ce matin
00:31:39que vous venez de voir
00:31:40à travers ce reportage
00:31:41un moment de communion
00:31:43entre à la fois
00:31:44les familles de victimes
00:31:45les habitants
00:31:46les anonymes
00:31:46mais aussi
00:31:47les forces de secours
00:31:48avec un moment
00:31:49extrêmement poignant
00:31:50le moment où les forces
00:31:52de secours sont venues
00:31:53se recueillir
00:31:54ici au niveau
00:31:55de cette chapelle ardente
00:31:55que vous voyez sur les images
00:31:56de Tanguy Tricouar
00:31:57et qui ont été applaudis
00:31:58pendant de nombreuses minutes
00:32:00par la foule
00:32:01qui étaient réunies ici
00:32:03et vous le voyez
00:32:03on est donc
00:32:04plusieurs heures désormais
00:32:05après la fin de cette messe
00:32:07il y a toujours
00:32:08de nombreuses personnes
00:32:09qui viennent ici
00:32:10pour déposer des bougies
00:32:12des fleurs
00:32:13des peluches
00:32:14ou bien tout simplement
00:32:15se recueillir
00:32:17on sent toujours
00:32:17une émotion
00:32:18toujours aussi forte
00:32:20même trois jours
00:32:21plus de trois jours
00:32:22désormais
00:32:23après ce drame
00:32:24des personnes
00:32:25très émues
00:32:26parfois en larmes
00:32:27et qui ont
00:32:27beaucoup de mal
00:32:28à s'exprimer
00:32:29qui pour beaucoup
00:32:30ne souhaitent pas
00:32:31s'exprimer
00:32:31d'ailleurs devant les caméras
00:32:33tellement l'émotion
00:32:34est encore forte
00:32:36ensuite
00:32:37ce qui va se passer
00:32:38ici à Cran-Montana
00:32:39c'est que dans les prochaines heures
00:32:41les prochains jours
00:32:41cette station
00:32:42va en quelque sorte
00:32:43se refermer
00:32:44sur elle-même
00:32:45puisque c'est la rentrée
00:32:47qui va arriver
00:32:47ce sera la fin
00:32:48des vacances scolaires
00:32:49et puis vous le savez
00:32:50il y aura aussi
00:32:51une autre journée
00:32:53cette fois nationale
00:32:54d'hommage et de deuil
00:32:55ce sera vendredi
00:32:569 janvier prochain
00:32:58Merci beaucoup
00:32:59Chloé
00:32:59vous êtes accompagnée
00:33:01de Tanguy Tricouar
00:33:02pour BFM TV
00:33:03à Cran-Montana
00:33:03Dominique
00:33:05une marche
00:33:06une messe
00:33:06tout cela
00:33:07a rassemblé
00:33:08des centaines de personnes
00:33:10et on l'a vu
00:33:10à beaucoup d'émotions
00:33:11c'est indispensable
00:33:12dans ces moments-là
00:33:13après une tragédie pareille
00:33:14inédite en Suisse
00:33:15bien sûr
00:33:16parce que
00:33:16j'ai envie de dire
00:33:17qu'on partage
00:33:19son chagrin
00:33:20on partage sa douleur
00:33:21on se soutient
00:33:23la peine des uns
00:33:25et le chagrin des uns
00:33:26devient un petit peu
00:33:27celui des autres
00:33:27et on arrive
00:33:29à porter
00:33:30ce fardeau
00:33:30tous ensemble
00:33:31mais c'est vrai
00:33:31que ces images
00:33:32celles qu'on voit
00:33:33derrière vous
00:33:33Igor
00:33:35sont tellement fortes
00:33:36ça nous rappelle
00:33:37ce qu'on a connu
00:33:38en France
00:33:38et on y revient toujours
00:33:39les attentats
00:33:40mais pas seulement
00:33:41regardez cette foule
00:33:43réunie
00:33:44et puis ce silence
00:33:44on a suivi
00:33:46cette messe
00:33:46ce matin en direct
00:33:47sur BFM TV
00:33:48avec des représentants
00:33:50de différents cultes
00:33:51qui ont parlé
00:33:52et ce silence
00:33:55cette solennité
00:33:55c'est important
00:33:57les témoignages
00:33:57qu'on a entendus
00:33:58de très très jeunes
00:34:00d'adolescents
00:34:01de cette jeune fille
00:34:02brune
00:34:03de 16 ans
00:34:04qui parle avec
00:34:04tellement de maturité
00:34:06de ce qu'elle est
00:34:08en train de vivre
00:34:08la maman
00:34:10Laetitia
00:34:10la maman d'Arthur
00:34:11pardon
00:34:12la maman d'Arthur
00:34:14qui
00:34:14qui a
00:34:16cette phrase
00:34:17qui dit
00:34:17maintenant il fait la fête
00:34:18pour toujours
00:34:19il fait la fête au paradis
00:34:20il y a toujours
00:34:21des formules comme ça
00:34:22et voyez ce matin
00:34:23je parlais
00:34:24d'un homme
00:34:25qui s'appelle Christophe
00:34:26dont la fille Marion
00:34:27est morte au Bataclan
00:34:29elle avait 24 ans
00:34:30demain il devrait parler
00:34:31demain matin
00:34:32sur BFM TV
00:34:33il m'envoyait un SMS
00:34:34en me disant
00:34:35voilà je vois ce qui se passe
00:34:36à Grand Montana
00:34:37c'est terrible
00:34:38ça me rappelle
00:34:39l'attente
00:34:40vous savez
00:34:41les familles
00:34:42qui attendent de savoir
00:34:43d'avoir une réponse
00:34:45enfin
00:34:45et il disait
00:34:46ça me rappelle
00:34:47ce que j'ai vécu
00:34:48le 13 novembre
00:34:49sa fille était au Bataclan
00:34:49il écrit
00:34:50le 13
00:34:51le 14
00:34:51le 15
00:34:52où j'ai attendu
00:34:53et le 16
00:34:54où on m'a dit
00:34:55qu'elle était là-bas
00:34:56et je pleure pour eux
00:34:58on sait par ailleurs aussi
00:35:00qu'ils étaient très jeunes
00:35:01ces adolescents
00:35:03ces jeunes adultes
00:35:05à l'intérieur de ce bar
00:35:06à ce moment-là
00:35:07beaucoup de mineurs
00:35:08des majeurs
00:35:09qui dépassaient rarement
00:35:10les 20 ans
00:35:11quelques-uns à peine
00:35:12et de toute façon
00:35:13tout le monde s'identifie
00:35:14quelque part aussi
00:35:15à cet incident tragique
00:35:17oui et ça aussi
00:35:18on le disait ce matin
00:35:18on ne peut pas accabler
00:35:19les parents
00:35:20j'imagine qu'il y a eu
00:35:21des réactions
00:35:21qui ont été
00:35:22mais qu'est-ce que
00:35:22des gamins de 15 ans
00:35:2316 ans
00:35:24on faisait dans un bar
00:35:25et bien on a la réponse
00:35:26on a la réponse
00:35:27par la maman
00:35:28Laetitia
00:35:29la maman d'Arthur
00:35:29qui dit
00:35:30on n'est pas des parents
00:35:31irresponsables
00:35:32son fils avait 16 ans
00:35:33on était là
00:35:34on était là dans cette station
00:35:35service
00:35:35et sous-entendu
00:35:36dans cette station
00:35:37de ski
00:35:38pardonnez-moi
00:35:38c'est vraiment la fatigue
00:35:39on était dans cette station
00:35:41de ski
00:35:41et donc
00:35:43on était rassuré
00:35:44il ne peut rien se produire
00:35:45de grave
00:35:46dans un endroit pareil
00:35:46nous les parents
00:35:47on fait le réveillon
00:35:49les enfants sont à 100 ou 200 mètres
00:35:50ici
00:35:51qui vont entrer dans un bar
00:35:53prendre un verre
00:35:54pas forcément de l'alcool
00:35:55d'ailleurs
00:35:55et donc
00:35:57tout le monde
00:35:58est en sécurité
00:35:58et ce drame
00:36:00incroyable
00:36:01immense
00:36:02va se produire
00:36:04Le travail d'identification
00:36:06se poursuit
00:36:07et s'accélère
00:36:08Dominique
00:36:084 jours
00:36:09après cet incendie dramatique
00:36:1016 nouvelles victimes
00:36:12ont été identifiées
00:36:13et leur corps restitué
00:36:14à leur famille
00:36:14Jean-Noël Barraud
00:36:16le ministre français
00:36:16des affaires étrangères
00:36:17a refait un nouveau bilan
00:36:19côté français
00:36:20chez nos confrères
00:36:21de la 2
00:36:21et confirme
00:36:22un décès français
00:36:23écoutez
00:36:24Vous le savez
00:36:25la France
00:36:26s'est mobilisée
00:36:27dès les premières heures
00:36:28pour apporter une assistance
00:36:29aux autorités suisses
00:36:31nous avons accueilli
00:36:3217 victimes
00:36:33de l'incendie
00:36:34dans nos hôpitaux
00:36:35et nous suivons
00:36:36d'heure en heure
00:36:37la situation
00:36:38de nos ressortissants
00:36:3923 sont aujourd'hui soignés
00:36:41dans des services
00:36:42de grands brûlés
00:36:43des hôpitaux
00:36:43et 8 sont portés disparus
00:36:46les autorités suisses
00:36:47nous ont fait part
00:36:48du décès
00:36:49d'un ressortissant français
00:36:50de l'un de nos compatriotes
00:36:51de 39 ans
00:36:52et le travail d'identification
00:36:54va se poursuivre
00:36:55un hommage
00:36:56sera rendu
00:36:57aux victimes
00:36:57et leur famille
00:36:58à Cran-Montana
00:36:59vendredi prochain
00:37:00On va refaire
00:37:02un point précis
00:37:03sur ce bilan
00:37:04des victimes françaises
00:37:05avec vous
00:37:06Alizé Boissin
00:37:08le ministre des affaires étrangères
00:37:09le disait donc
00:37:10il y a un instant
00:37:10au total
00:37:1123 français et françaises
00:37:13sont blessés
00:37:14et 8 sont toujours
00:37:15portés disparus
00:37:16Il va continuer dans les prochains jours
00:37:21le dernier bilan
00:37:23communiqué par Jean-Noël Barraud
00:37:2523 ressortissants français
00:37:26sont actuellement soignés
00:37:288 sont toujours portés
00:37:29disparus
00:37:30et un français
00:37:31est décédé
00:37:32âgé de 39 ans
00:37:34ce ressortissant
00:37:34c'est Giovanni Poutelli
00:37:36sa famille a confirmé
00:37:38son décès
00:37:38sur les réseaux sociaux
00:37:40c'est un Vosgien
00:37:41père de deux enfants
00:37:43sa soeur avait
00:37:44partagé un avis de recherche
00:37:46à la suite
00:37:47de l'incendie
00:37:48et il est donc
00:37:49décédé
00:37:50et puis il y a
00:37:51les français blessés
00:37:52la rédaction de BFMTV
00:37:53a pu en identifier
00:37:54certains
00:37:55parmi ces blessés
00:37:56il y a
00:37:57Thayeris Dos Santos
00:37:5819 ans
00:37:58jeune joueur du FC Metz
00:38:01il a de lourdes brûlures
00:38:02il est hospitalisé
00:38:03en ce moment même
00:38:03en Allemagne
00:38:05il y avait avec lui
00:38:05d'autres coéquipiers
00:38:07notamment
00:38:07Hugo Aré
00:38:0919 ans
00:38:09joueur de football
00:38:11de l'équipe B
00:38:11du côté de la Normandie
00:38:13il est hospitalisé
00:38:14du côté de la Suisse
00:38:16parmi les blessés
00:38:17également
00:38:17il y a
00:38:18Gaëtan Thomas
00:38:19le barman
00:38:20du Constellation
00:38:22qui est également
00:38:22barman
00:38:23dans le sud
00:38:24de la France
00:38:25il est à l'hôpital
00:38:26en Suisse
00:38:26mais ses proches
00:38:27souhaitent le rapatrier
00:38:28une cagnotte
00:38:29a d'ailleurs été lancée
00:38:30par sa famille
00:38:31pour l'aider
00:38:33lors de sa convalescence
00:38:34il y a également
00:38:36de blessés
00:38:37Pauline Peressini
00:38:38âgée
00:38:39de 25 ans
00:38:40elle est hospitalisée
00:38:41en ce moment même
00:38:42du côté de l'Allemagne
00:38:43et puis il y a
00:38:44des jeunes lycéens
00:38:45Versailles
00:38:46également
00:38:46qui ont été blessés
00:38:47lors de l'incendie
00:38:47Alizé
00:38:48il y a également
00:38:49ces familles
00:38:49qui n'ont toujours
00:38:50pas de nouvelles
00:38:51de leurs proches
00:38:51absolument
00:38:52il y a aussi
00:38:53des avis de recherche
00:38:53qui continuent
00:38:54de circuler
00:38:54sur les réseaux sociaux
00:38:56d'abord
00:38:56cette jeune femme
00:38:57Noémie Dabin
00:38:58âgée de 26 ans
00:38:59elle est
00:39:00toulousaine
00:39:01elle est toujours
00:39:01recherchée
00:39:02par ses proches
00:39:03un autre jeune
00:39:05garçon
00:39:05est recherché
00:39:06il s'appelle
00:39:07Maxime
00:39:08Giudetti
00:39:09il est toujours
00:39:09recherché
00:39:10et sa disparition
00:39:11est encore signalée
00:39:12sur les réseaux sociaux
00:39:13Merci beaucoup Alizé
00:39:14pour toutes ces précisions
00:39:15c'est toujours bien
00:39:16d'être précis
00:39:17sur la situation
00:39:19parmi les victimes françaises
00:39:21nous sommes au téléphone
00:39:22avec Caroline Rambeau
00:39:24vous êtes médecin légiste
00:39:25merci madame
00:39:26d'être avec nous
00:39:28aujourd'hui
00:39:28en direct
00:39:29est-ce que la douleur
00:39:31se mêle
00:39:33à une forme de soulagement
00:39:34avec ce nouveau bilan français
00:39:35ces familles
00:39:36qui commencent à
00:39:37enfin découvrir
00:39:39le sort
00:39:40si j'ose dire
00:39:41de leurs proches
00:39:42bien oui
00:39:44il n'y a rien de pire
00:39:46que de ne pas savoir
00:39:47en fait
00:39:48le fait de savoir
00:39:50met fin à l'attente
00:39:52et permet
00:39:53de commencer
00:39:53le travail de deuil
00:39:55et d'être fixé
00:39:57vraiment fixé
00:39:58savoir ce qui s'est passé
00:39:59ça c'est encore
00:40:00une autre attente
00:40:02à satisfaire
00:40:04mais déjà
00:40:04de ne plus avoir
00:40:05l'incertitude
00:40:06de savoir
00:40:07si la personne
00:40:08est vivante
00:40:09blessée
00:40:10disparue
00:40:11morte
00:40:12bon là
00:40:12au moins
00:40:13il y a une réponse
00:40:14Jean-Pierre Bouchard
00:40:16vous êtes vous
00:40:16psychologue
00:40:17et criminologue
00:40:17merci également
00:40:18d'être avec nous
00:40:19en direct
00:40:20sur BFM TV
00:40:20il y a encore
00:40:218 victimes françaises
00:40:23toujours portées
00:40:24disparues
00:40:24comment faire
00:40:25pour les familles
00:40:26pour qu'elles tiennent
00:40:27le coup tout simplement
00:40:28dans cette situation là
00:40:294 jours après le drame
00:40:30et bien c'est
00:40:32c'est doublement
00:40:34traumatique
00:40:34évidemment
00:40:35comme ça vient
00:40:35d'être dit
00:40:36l'incendie
00:40:39qui a été
00:40:39tout à fait
00:40:41imprévisible
00:40:43et qui a frappé
00:40:43très très fort
00:40:44a impacté
00:40:45durement
00:40:46ces familles
00:40:47et puis s'y ajoute
00:40:47évidemment
00:40:48le doute
00:40:48sur l'issue
00:40:49vitale
00:40:51ou pas
00:40:51de cet incendie
00:40:52donc ce qu'il faut
00:40:53c'est les informer
00:40:55correctement
00:40:55de façon à ce que
00:40:57leur attente
00:40:58soit la plus
00:40:58rationalisée possible
00:41:00et puis
00:41:01leur prodiguer
00:41:03une assistance
00:41:03psychologique
00:41:04ce qui est certainement fait
00:41:06de façon à ce qu'elles soient
00:41:08régulées
00:41:10dans leurs émotions
00:41:11dans les informations
00:41:12qui leur parviennent
00:41:14éviter évidemment
00:41:15les fausses informations
00:41:17donc tout cela
00:41:18est sûrement fait
00:41:19parce que ce sont
00:41:20des choses
00:41:20qui sont très connues
00:41:21maintenant
00:41:21et donc ces familles
00:41:23sont sûrement
00:41:24très correctement
00:41:25prises en charge
00:41:26jusqu'à avoir
00:41:27l'information finale
00:41:29décès ou pas
00:41:30Merci beaucoup
00:41:31Jean-Pierre Bouchard
00:41:32on voit à l'image
00:41:33juste à côté de vous
00:41:34Laetitia
00:41:35c'est la maman du petit Arthur
00:41:36qui était intervenue
00:41:37plusieurs fois
00:41:38sur BFM TV
00:41:39car elle cherchait
00:41:40à obtenir des informations
00:41:42sur la disparition
00:41:42de son fils
00:41:43elle a publié
00:41:44un message
00:41:45cette nuit
00:41:46sur les réseaux sociaux
00:41:47pour annoncer
00:41:48le décès
00:41:49de son fils
00:41:50et on la voit
00:41:52qui a été présente
00:41:54ce matin
00:41:54à cette marche silencieuse
00:41:56il y a le volet
00:41:58de l'enquête
00:41:58qui s'annonce
00:41:59très long aussi
00:42:00pour trouver
00:42:00tous les détails
00:42:01de l'origine
00:42:02de cet incendie meurtrier
00:42:03et puis il y a
00:42:05les responsabilités
00:42:06Maxime Branstetter
00:42:07vous êtes
00:42:07dans la station
00:42:08suisse
00:42:09pour BFM TV
00:42:10le couple propriétaire
00:42:11de ce bar
00:42:11le Constellation
00:42:12fait l'objet
00:42:13de toutes les attentions
00:42:15est-ce qu'on sait
00:42:16s'il y a déjà eu
00:42:17des manquements ?
00:42:19ce qu'on sait
00:42:22c'est que la justice
00:42:23la justice suisse
00:42:24observe avec attention
00:42:26est en train
00:42:26de décrypter
00:42:27ce bar
00:42:28et tout l'incident
00:42:29pour justement
00:42:30trouver ces manquements
00:42:31le couple
00:42:32ils sont aujourd'hui
00:42:33prévenus
00:42:34ils sont donc
00:42:34il y a une enquête
00:42:35contre eux
00:42:35pour homicide
00:42:37par négligence
00:42:37incendie par négligence
00:42:38et dommage corporel
00:42:39par négligence
00:42:40mais c'est seulement
00:42:41à la fin de l'enquête
00:42:41et d'un éventuel procès
00:42:42qu'on pourra acter
00:42:43qu'il y a des manquements
00:42:44ce qui est sûr
00:42:44c'est que quand on discute
00:42:46avec des personnes
00:42:47qui les connaissaient
00:42:48parfois d'autres commerçants
00:42:49il y a des voix
00:42:50qui commencent à s'élever
00:42:51qui commencent à critiquer
00:42:52les matériaux utilisés
00:42:53on a déjà
00:42:53beaucoup parlé
00:42:55de ces mousses isolantes
00:42:56qui ont pris feu
00:42:57et qui ont visiblement
00:42:58augmenté l'incendie
00:43:00et puis
00:43:00on a aussi retrouvé
00:43:01des anciens salariés
00:43:03qui eux pointent
00:43:04directement des manquements
00:43:06que leur ordonnait
00:43:07le patron
00:43:07ou qu'ils constataient
00:43:08de leurs propres yeux
00:43:09c'est le cas notamment
00:43:10de celle qui a témoigné
00:43:11sous un faux prénom
00:43:12Sarah
00:43:12écoutez-la
00:43:13les conditions de sécurité
00:43:16on n'a pas été formés
00:43:17je n'ai jamais été formés
00:43:18il faut savoir que moi
00:43:20je logeais dans l'appartement
00:43:21qui appartenait au propriétaire
00:43:23qui était juste
00:43:23au-dessus du constellation
00:43:24et en fait
00:43:27dans cet appartement
00:43:28il y avait une issue
00:43:29en face des toilettes
00:43:30entre le cigar lounge
00:43:32et l'étage du bas
00:43:33il y avait une issue
00:43:34de secours
00:43:35qui est condamnée
00:43:35qui s'ouvrait avec une clé
00:43:36et cette porte du coup
00:43:37s'ouvrait avec une clé
00:43:38je n'ai jamais vu
00:43:39de présence d'extincteurs
00:43:41etc
00:43:41j'en ai vu dans les bureaux
00:43:42il n'y avait aucune présence
00:43:43même d'alerte incendie
00:43:45à ma connaissance
00:43:47il n'y avait rien de tout ça
00:43:48la porte de secours
00:43:50était fermée à clé
00:43:51parce que du coup
00:43:51ça menait directement
00:43:52au bâtiment
00:43:53mais du coup
00:43:54oui elle était fermée
00:43:56parce que moi-même
00:43:56pour rentrer chez moi
00:43:57j'étais obligée
00:43:58de prendre une clé
00:43:59pour ouvrir cette porte
00:44:00pour après du coup
00:44:01pouvoir monter
00:44:02dans l'étage
00:44:03voilà Sarah
00:44:05qui est forcément
00:44:06très affectée
00:44:06elle était venue
00:44:07travailler dans ce bar
00:44:08pour Sian
00:44:09une française
00:44:10avec qui elle était amie
00:44:11qui lui avait recommandé
00:44:12de venir ici
00:44:13aujourd'hui Sian
00:44:13est portée disparue
00:44:14donc Sarah
00:44:15est forcément
00:44:16extrêmement affectée
00:44:17l'enquête
00:44:18devra dire
00:44:18s'il y a eu
00:44:19des manquements
00:44:19et s'il faut condamner
00:44:21à la prison
00:44:21les propriétaires du bar
00:44:22Merci beaucoup Maxime
00:44:24avec Morgane Dumont
00:44:25donc depuis Cran-Montana
00:44:26pour BFM TV
00:44:27David Groubert
00:44:28quand vous entendez
00:44:29le témoignage
00:44:30de cet ex-employé
00:44:31du Constellation
00:44:33quand on voit
00:44:33toutes les preuves
00:44:35ou en tout cas
00:44:35tous les éléments
00:44:36qui sont réunis
00:44:37depuis jeudi 1er
00:44:39qu'est-ce que cela
00:44:40vous inspire ?
00:44:41Y a-t-il eu manquement ?
00:44:43Y a-t-il des responsabilités
00:44:44au-delà des propriétaires
00:44:46du bar ?
00:44:47Probablement
00:44:47effectivement
00:44:48manquement
00:44:49c'est certain
00:44:50l'utilisation
00:44:52de matériaux
00:44:53non conformes
00:44:54que ce soit
00:44:55la réglementation suisse
00:44:56mais pour le pendant français
00:44:58il pourrait très bien
00:44:59être utilisé
00:45:00il faut le rappeler
00:45:02il y a quelques années
00:45:03le coup balibré
00:45:04dans les mêmes circonstances
00:45:06les mêmes conditions
00:45:07et 14 morts
00:45:08donc l'utilisation
00:45:10de ces fameux mousses
00:45:12non
00:45:12inifugées
00:45:14alors
00:45:14ce n'est pas
00:45:15de l'inifugation
00:45:16l'inifugation
00:45:18est un traitement
00:45:19spécifique
00:45:20là il faut qu'il soit
00:45:21traité
00:45:22vis-à-vis
00:45:23de la réaction
00:45:24au feu
00:45:24et doit être
00:45:25ininflammable
00:45:25dans le cadre
00:45:27précis
00:45:27de ces fameux
00:45:29mousses
00:45:30typiquement
00:45:30les issues de secours
00:45:31qui sont condamnées
00:45:32alors fermées à clé
00:45:33la réglementation
00:45:35interdit
00:45:36la fermeture
00:45:38de ces issues de secours
00:45:39mais elle permet
00:45:40d'avoir des dispositifs
00:45:41qui empêchent
00:45:42l'intrusion
00:45:43typiquement
00:45:44avoir des boutons
00:45:45moletés à l'intérieur
00:45:46dès lors qu'on a
00:45:47une manœuvre simple
00:45:48pour pouvoir ouvrir
00:45:49l'issue de secours
00:45:50de l'intérieur
00:45:51c'est autorisé
00:45:52donc on peut effectivement
00:45:53verrouiller ces issues
00:45:54de l'extérieur
00:45:55pour éviter les intrusions
00:45:56mais et de permettre
00:45:57de sortir avec
00:45:58les manquements
00:46:00probablement liés
00:46:01aussi à la commune
00:46:02qui a une obligation
00:46:03de vérification
00:46:04annuelle
00:46:05dans le cadre
00:46:06de ce type
00:46:07d'établissement
00:46:08le propriétaire avait dit
00:46:09chez nos confrères
00:46:10suisses
00:46:10qu'il avait eu
00:46:11trois contrôles
00:46:12en dix ans
00:46:12or c'est censé
00:46:13théoriquement
00:46:14effectivement
00:46:15la réglementation
00:46:16suisse
00:46:17elle est
00:46:17d'ordre volontaire
00:46:19et la commune
00:46:21doit vérifier
00:46:22effectivement
00:46:23tous les ans
00:46:25dès lors
00:46:25qu'elle juge
00:46:26nécessaire
00:46:26et c'est là
00:46:29où effectivement
00:46:30la commune
00:46:31elle se dédouane
00:46:32un petit peu
00:46:33je pense
00:46:33où dès lors
00:46:35qu'il n'y a pas
00:46:35de problème
00:46:36significatif
00:46:37dans l'établissement
00:46:38la commune
00:46:39effectivement
00:46:39peut
00:46:40cette périodicité
00:46:41peut effectivement
00:46:41être légèrement
00:46:42augmentée
00:46:43et pourtant
00:46:44pardon
00:46:44pardon
00:46:45on précise
00:46:45qu'on avait
00:46:46son excellence
00:46:47l'ambassadrice
00:46:48de Suisse en France
00:46:49ce matin
00:46:49qui nous a dit
00:46:50que la commune
00:46:51s'était constituée
00:46:52partie civile
00:46:52contre les gérants
00:46:54de l'établissement
00:46:55Oui parce qu'il semblerait
00:46:56qu'effectivement
00:46:56les témoignages
00:46:57commencent à affluer
00:46:59et nous en avons un autre
00:47:00le témoignage
00:47:00d'un autre ex-employé
00:47:02il s'agit d'un jeune homme
00:47:04et les critiques
00:47:05à l'adresse
00:47:06des mesures
00:47:07de sécurité insuffisantes
00:47:08sont à peu près similaires
00:47:09écoutez
00:47:10Ils avaient connaissance
00:47:11des risques
00:47:12je ne sais pas
00:47:13je ne sais pas
00:47:14seuls eux le savent
00:47:16mais c'est vrai que
00:47:18pour moi
00:47:19toutes ces mousses isolantes
00:47:21les extincteurs
00:47:22non à disposition
00:47:23le personnel
00:47:25non briefé
00:47:26sur les conditions
00:47:27en cas d'incendie
00:47:28un seul agent
00:47:29de sécurité présent
00:47:30une sortie de secours
00:47:32parfois obstruée
00:47:33ou parfois fermée
00:47:34pour moi
00:47:35si un drame
00:47:37est arrivé
00:47:38c'est pas anodin
00:47:39Boris Liachet
00:47:41vous qui êtes architecte
00:47:42et expert
00:47:42en risque majeur
00:47:43vous avez sans doute
00:47:44vu ces photos
00:47:45du chantier
00:47:46qui avait été menée
00:47:48par le propriétaire
00:47:49du Constellation
00:47:50en 2015
00:47:51et on voyait déjà
00:47:53à ce moment-là
00:47:53l'installation
00:47:54de ces fameuses
00:47:54mousses insonorisantes
00:47:56bon quand on voit
00:47:57le résultat aujourd'hui
00:47:57c'est peut-être facile
00:47:58effectivement de parler
00:47:59après coup
00:47:59mais quelle est votre analyse
00:48:00quel est votre jugement
00:48:01votre regard
00:48:02il va falloir regarder
00:48:03attendre les résultats
00:48:04de l'enquête
00:48:04de toute façon
00:48:04pour être précis
00:48:05mais il faut bien savoir
00:48:06que dans une réglementation
00:48:07incendie
00:48:07qui est destinée
00:48:08aux établissements
00:48:09recevant du public
00:48:10à ce qu'on appelle
00:48:10les ERP
00:48:11il y a quatre grands axes
00:48:12et là il y en a plusieurs
00:48:13qui ont sans doute
00:48:14été où on peut trouver
00:48:15des défauts
00:48:16c'est à dire
00:48:16le premier c'est la protection
00:48:17des personnes
00:48:18et ça concerne
00:48:18les issues de secours
00:48:19le nombre de passages
00:48:20etc
00:48:20il s'est avéré
00:48:21visiblement
00:48:22d'après certains témoignages
00:48:23il y aurait peut-être
00:48:24eu des problèmes
00:48:24à ce niveau-là
00:48:25c'est au niveau de l'accès
00:48:26c'est aussi le fait
00:48:27vous parliez des portes
00:48:28qui puissent s'ouvrir
00:48:28dans l'intérieur
00:48:29avec des
00:48:30par simple pression
00:48:32on peut les ouvrir
00:48:33mais par contre
00:48:33elles peuvent être fermées
00:48:34de l'extérieur
00:48:34ça existe tout à fait
00:48:36ce genre de dispositif
00:48:37en plus il faudra regarder
00:48:38si elles étaient accessibles
00:48:39parce que là
00:48:40on avait un aménagement
00:48:40prévu pour un réveillon
00:48:42donc il ne faut pas
00:48:43les encombrer non plus
00:48:44donc il suffit
00:48:45qu'une disposition de table
00:48:46soit un petit peu mise différente
00:48:47qu'il y ait des chaises
00:48:47qui encombrent la sortie
00:48:48etc
00:48:48et là c'est d'autant plus grave
00:48:50en plus
00:48:51on a les images des escaliers
00:48:52là justement
00:48:53oui là on parle des escaliers
00:48:54au niveau des matériaux aussi
00:48:55bon ces éménagements
00:48:56il est certain que là
00:48:57il va y avoir des responsabilités
00:48:58non seulement au niveau
00:48:59des gens qui sont
00:49:00qui ont installé ça
00:49:01qui ont décidé
00:49:02d'installer ce genre de matériaux
00:49:03mais également au niveau
00:49:04il n'y a pas eu d'inspection derrière
00:49:05ce sont quand même des matériaux
00:49:06comme vous le rappeliez
00:49:07qui ne sont pas inflammables
00:49:09c'est à dire que c'est
00:49:09en général il y a un retardateur
00:49:11de flammes dessus
00:49:12mais ça reste inflammable
00:49:14donc là c'est vraiment problématique
00:49:16parce qu'on utilise
00:49:17et en plus avec des bougies
00:49:18incandescentes au magnésium
00:49:19et au nitrate de potassium
00:49:20là ce sont des bougies
00:49:22à plusieurs milliers de degrés
00:49:23si on concentre ça là-dessus
00:49:24ça prend feu de toute façon
00:49:25donc il y a sans doute
00:49:26un appel d'air
00:49:27il y a une autre chose
00:49:28qui a été citée
00:49:29dans l'un des témoignages
00:49:30c'est le manque de formation
00:49:31visiblement des employés
00:49:33bon ça ça fait partie aussi
00:49:34des grands axes
00:49:34de la sécurité incendie
00:49:36où c'est une obligation
00:49:37il faut former le personnel
00:49:38il y a un problème
00:49:39de culture du risque incendie
00:49:41en fait en France
00:49:42en sachant que
00:49:42le risque incendie
00:49:44c'est quand même le risque
00:49:44auquel nous sommes tous
00:49:45individuellement et collectivement
00:49:47le plus exposés
00:49:48donc que ce soit en station de ski
00:49:50que ce soit chez nous
00:49:50que ce soit dans un supermarché
00:49:52comme en bas de chez moi
00:49:52où il y a des gros problèmes aussi
00:49:54etc.
00:49:55et c'est vrai qu'il y a des problèmes
00:49:56de responsabilité
00:49:57au niveau des inspections
00:49:57mais au niveau aussi
00:49:58de la responsabilité
00:50:00des gérants d'établissement
00:50:01en France vous l'avez dit
00:50:02et peut-être aussi en Suisse
00:50:04alors c'est l'une des informations
00:50:05principales de cette actualité
00:50:07autour de cet incendie
00:50:08tragique à Cran-Montana
00:50:10en Suisse
00:50:11c'est le nouveau bilan
00:50:12des victimes françaises
00:50:13du quai d'Orsay
00:50:14il y a donc désormais
00:50:15un mort officiellement
00:50:16il s'agit de Giovanni
00:50:1739 ans
00:50:18il y a également
00:50:19Antoine Forestier
00:50:21vous qui êtes sur place
00:50:21pour BFM TV
00:50:22toujours 8 personnes
00:50:24de nationalité française
00:50:25toujours portées disparues
00:50:26oui depuis le début
00:50:30les autorités ont expliqué
00:50:32que l'identification des corps
00:50:33prendrait énormément de temps
00:50:34et on constate
00:50:34depuis hier
00:50:35une accélération
00:50:36de ce processus
00:50:37d'identification
00:50:38hier la police
00:50:39annonçait qu'il y avait
00:50:408 corps
00:50:41qui avaient pu être rendus
00:50:42aux familles
00:50:42depuis ce matin
00:50:43on apprend que
00:50:44les corps de 16 nouvelles victimes
00:50:45ont pu être transmis
00:50:46c'est l'institut de médecine légale
00:50:48qui est chargé
00:50:48de ce long travail
00:50:49d'identification
00:50:50des victimes
00:50:51qui sont majoritairement
00:50:52de nationalité suisse
00:50:5410 d'entre elles
00:50:554 femmes
00:50:56et 6 hommes
00:50:57parmi les autres nationalités
00:50:58qui ont été communiquées
00:50:59par la police
00:50:59il y a 3 italiens
00:51:01un roumain
00:51:01et un turc
00:51:02qui sont donc décédés
00:51:04tous âgés entre 14 et 20 ans
00:51:06mais également
00:51:07un français
00:51:07vous le disiez
00:51:08un français âgé
00:51:09lui de 39 ans
00:51:10Jean-Noël Barraud
00:51:12le ministre des affaires étrangères
00:51:13a quant à lui
00:51:13donné des nouvelles
00:51:14des blessés français
00:51:16on parle désormais
00:51:17de 23 français
00:51:18qui sont pris en charge
00:51:19dans les hôpitaux
00:51:19et de 8 français
00:51:21qui sont toujours
00:51:22portées disparues
00:51:23il y a donc désormais
00:51:24au total
00:51:2524 défunts identifiés
00:51:27la police indique
00:51:27que ce travail
00:51:28d'identification
00:51:29va continuer
00:51:30dans les prochains jours
00:51:31il risque de prendre encore
00:51:31beaucoup de temps
00:51:32et qu'à chaque fois
00:51:33qu'il y aura de nouvelles
00:51:34identifications
00:51:34elle fera un nouveau
00:51:35communiqué
00:51:36pour annoncer
00:51:36le nombre de personnes
00:51:38identifiées
00:51:38et leur nationalité
00:51:39le bilan officiel
00:51:41je vous le rappelle
00:51:41de cet incendie
00:51:42il n'a pas bougé
00:51:42lui il est toujours
00:51:43de 40 morts
00:51:44et 119 blessés
00:51:46Merci beaucoup Antoine
00:51:47vous êtes accompagné
00:51:48de Julie Roser
00:51:49Dominique
00:51:50comment se fait-il
00:51:52que ce travail
00:51:53d'identification
00:51:54soit si long ?
00:51:55C'est fou parce que
00:51:55je voulais intervenir
00:51:56là-dessus
00:51:57et vous dire ça
00:51:58on ne prépare pas
00:51:58nos questions
00:51:59et on a en fait
00:52:01les autorités suisses
00:52:03qui interviennent
00:52:04ont un corps
00:52:04non identifié
00:52:06sans nom évidemment
00:52:08sans papier sur lui
00:52:09ça ils ne savent pas
00:52:10donc ce corps va partir
00:52:12dans un laboratoire
00:52:13pour un prélèvement d'ADN
00:52:15si on trouve encore
00:52:16de l'ADN
00:52:17à partir de là
00:52:17des familles vont se manifester
00:52:19parce qu'elles avaient
00:52:20quelqu'un sur place
00:52:21elles savent
00:52:22qu'elles avaient un jeune
00:52:23sur place
00:52:23qui n'est pas rentré
00:52:25ce soir-là
00:52:26des Italiens
00:52:27des Belges
00:52:27des Français
00:52:28et on va leur demander
00:52:30il va falloir
00:52:31que ces familles
00:52:32qui sont en Italie
00:52:33en Belgique
00:52:34ou en France
00:52:34donnent leur ADN
00:52:36pour avoir un ADN
00:52:37de comparaison
00:52:38sinon l'ADN
00:52:39retrouvé sur le corps
00:52:40calciné
00:52:41ne sert à rien
00:52:42il faut le comparer
00:52:42à quelque chose
00:52:43donc ces familles
00:52:45vont donner leur ADN
00:52:46mais il y a aussi
00:52:47la police suisse
00:52:48qui va prendre contact
00:52:49avec la police française
00:52:50ce n'est pas les Suisses
00:52:51qui vont venir chercher l'ADN
00:52:52donc les Français
00:52:53vont prendre contact
00:52:54avec la famille
00:52:55faire les prélèvements
00:52:57d'ADN
00:52:57auprès de la famille
00:52:58et c'est la police scientifique
00:52:59française qui va le faire
00:53:00ensuite donner les prélèvements
00:53:02enfin il va falloir
00:53:03analyser ces prélèvements
00:53:04ça prend un peu de temps
00:53:05quand même
00:53:06les communiquer aux Suisses
00:53:08lesquelles Suisses
00:53:09vont les comparer
00:53:09à l'ADN du corps
00:53:10vous voyez le temps
00:53:11que ça peut prendre
00:53:12donc ça c'est
00:53:14parfois plusieurs jours
00:53:15et encore
00:53:16là
00:53:17si
00:53:18les familles
00:53:19trouvent le temps long
00:53:20c'est bien normal
00:53:21la police travaille
00:53:22et la gendarmerie
00:53:24parce qu'il y a des pays
00:53:25et des endroits
00:53:25où ce sont les gendarmes
00:53:26qui vont chercher
00:53:26les prélèvements
00:53:27travaillent
00:53:28jour
00:53:29et nuit
00:53:29donc c'est une enquête
00:53:31non-stop
00:53:32mais d'ici à
00:53:34mardi ou mercredi
00:53:36on devrait
00:53:37connaître
00:53:38l'identité
00:53:39de toutes
00:53:39les personnes
00:53:40des 16 personnes
00:53:41non identifiées
00:53:42qui font encore partie
00:53:43des personnes décédées
00:53:44dans le
00:53:45Constellation
00:53:46une trentaine de personnes
00:53:47disait la procureure
00:53:48du canton du Valais
00:53:49travaillait
00:53:50uniquement
00:53:51sur l'identification
00:53:52des victimes
00:53:53Dominique
00:53:54on voulait
00:53:55vous faire entendre
00:53:55aussi
00:53:56le dernier témoignage
00:53:58peut-être
00:53:58de la maman
00:53:59d'Arthur
00:53:59Laetitia
00:54:00que nous avions
00:54:00entendu à plusieurs reprises
00:54:01sur BFM TV
00:54:02qui recherchait
00:54:03des nouvelles
00:54:03de son fils
00:54:05de 17 ans
00:54:05et elle a communiqué
00:54:07la terrible nouvelle
00:54:08cette nuit
00:54:08sur les réseaux sociaux
00:54:10avec
00:54:10vous allez le voir
00:54:11beaucoup de dignité
00:54:12écouter
00:54:12à vous toutes
00:54:15et à vous tous
00:54:17qui m'avez témoigné
00:54:20votre compassion
00:54:21qui m'avez témoigné
00:54:24tant d'amour
00:54:25qui avez partagé
00:54:29qui avez relayé
00:54:30je tiens d'abord
00:54:32à vous remercier
00:54:33du fond du coeur
00:54:33notre Arthur
00:54:36est maintenant parti
00:54:37faire la fête
00:54:38au paradis
00:54:39nous pouvons commencer
00:54:41notre deuil
00:54:45en sachant
00:54:47qu'il est en paix
00:54:47et dans la lumière
00:54:49Jean-Pierre Bouchard
00:54:51vous êtes toujours
00:54:51avec nous
00:54:52en direct
00:54:53on voit cette maman
00:54:54qui a donc
00:54:55appris la nouvelle
00:54:56mais on l'a dit aussi
00:54:57il y a toujours
00:54:588 personnes
00:54:59portées
00:55:00disparues
00:55:01au moment
00:55:02où l'on se parle
00:55:03qu'est-ce que
00:55:05vous suggéreriez
00:55:06vous
00:55:06à cette maman
00:55:08Laetitia
00:55:09qui a certes
00:55:09appris la nouvelle
00:55:10mais qui a appris
00:55:11le pire
00:55:12de ce qu'il pouvait arriver
00:55:13et bien
00:55:16c'est d'être
00:55:16d'être suivi
00:55:18encore une fois
00:55:19au sens
00:55:20où il faut
00:55:20qu'elle en parle
00:55:21qu'elle fasse le point
00:55:22mais là
00:55:22elle paraît
00:55:23tout à fait bien
00:55:25calée mentalement
00:55:26si je puis dire
00:55:27puisqu'elle a
00:55:28une information dramatique
00:55:29certes
00:55:30qu'elle accepte
00:55:31et donc
00:55:33il y aura
00:55:33une période de deuil
00:55:34fatalement
00:55:35très importante
00:55:36pour elle
00:55:37et les proches
00:55:37du jeune décédé
00:55:40mais
00:55:41c'est
00:55:42c'est
00:55:43c'est un état
00:55:44psychologique
00:55:44je dirais
00:55:45qui est au mieux
00:55:46par rapport
00:55:47à ce qu'on peut
00:55:48voir
00:55:48quelquefois
00:55:49et donc
00:55:50il y a
00:55:51il y a un pronostic
00:55:52plutôt favorable
00:55:54pour cette maman
00:55:55qui gardera
00:55:55de toute façon
00:55:56un souvenir
00:55:58effroyable
00:55:58de tout ça
00:55:59mais
00:56:01c'est une
00:56:02acceptation
00:56:02du deuil
00:56:03au mieux
00:56:04de ce qui peut
00:56:05se faire
00:56:05je dirais
00:56:05Caroline Rambaud
00:56:08on le disait
00:56:108 personnes
00:56:10toujours portées
00:56:11disparues
00:56:1123 blessées
00:56:12hospitalisées
00:56:13dans différents
00:56:14établissements
00:56:14et puis
00:56:16on a
00:56:16cette première
00:56:17victime
00:56:18ce premier décès
00:56:19officiellement
00:56:20annoncé
00:56:20par le Quai d'Orsay
00:56:22Giovanni
00:56:2239 ans
00:56:23c'est ce que redoutent
00:56:24quelque part
00:56:25les familles
00:56:26toujours dans l'attente
00:56:27aujourd'hui
00:56:27oui bien sûr
00:56:30parce qu'elles sont
00:56:32suspendues
00:56:33à l'identification
00:56:35au fur et à mesure
00:56:36qui se fait
00:56:37et c'est
00:56:39toujours des moments
00:56:40très difficiles
00:56:41mais d'un autre côté
00:56:43savoir enfin
00:56:44ce qui est devenu
00:56:46leur proche
00:56:47est quand même
00:56:48aussi
00:56:48d'une certaine façon
00:56:49un soulagement
00:56:50on n'est plus dans l'attente
00:56:52on a enfin
00:56:52quelque chose
00:56:54on sait
00:56:55donc
00:56:56mais il faut souligner
00:56:57le travail méticuleux
00:56:59que représentent
00:56:59ces identifications
00:57:01et la façon
00:57:03très professionnelle
00:57:05et très efficace
00:57:06dont c'est mené
00:57:07en Suisse
00:57:08et avec la collaboration
00:57:10des pays
00:57:11limitrophes
00:57:12et qui ont
00:57:12eux également
00:57:14des disparus
00:57:15parce que
00:57:15comme on l'a dit
00:57:16la difficulté
00:57:17c'est vraiment
00:57:17de récupérer
00:57:18l'ADN
00:57:19de tous les proches
00:57:20disparus
00:57:21pour pouvoir
00:57:22comparer
00:57:23avec l'ADN
00:57:25des personnes décédées
00:57:26et l'autre difficulté
00:57:28Dominique
00:57:28c'est les informations
00:57:29ou les non-informations
00:57:31qui remontent
00:57:32à ces familles
00:57:32dans l'attente
00:57:33en lisant
00:57:34ici ou là
00:57:35dans la presse
00:57:36en entendant
00:57:37à la radio
00:57:37en regardant
00:57:38la télévision
00:57:38des informations
00:57:40qui n'en sont peut-être
00:57:41pas
00:57:41tant que le Quai d'Orsay
00:57:42n'a pas confirmé
00:57:43ça aussi
00:57:43c'est difficile
00:57:45de se protéger
00:57:45de tout cela
00:57:46évidemment
00:57:47c'est difficile
00:57:47de se protéger
00:57:48de tout cela
00:57:48vous savez
00:57:48les réseaux sociaux
00:57:49se rendent à la fois
00:57:51service
00:57:51Laetitia
00:57:52à la maman d'Arthur
00:57:53on est la preuve
00:57:54quand elle témoigne
00:57:56quand elle remercie
00:57:57tous ceux
00:57:57qui ont dit-elle
00:57:58partagé
00:57:59et puis relayé
00:58:01des informations
00:58:02mais c'est vrai
00:58:03que quand ça part
00:58:04très très vite
00:58:05on a vu beaucoup
00:58:06de messages
00:58:07de jeunes
00:58:08qui postent
00:58:09des photos
00:58:10qui donnent
00:58:11des informations
00:58:12en disant
00:58:13voilà j'étais avec
00:58:13telle personne
00:58:14avec telle personne
00:58:14tout ça n'étant pas
00:58:16forcément vérifié
00:58:17ou alors
00:58:17elles étaient avec
00:58:18telle personne
00:58:19une demi-heure avant
00:58:19qui est partie
00:58:20qui n'était plus
00:58:21dans la boîte
00:58:22donc c'est vrai
00:58:22que les familles
00:58:23ont du mal
00:58:25à se raccrocher
00:58:26à essayer
00:58:27de trouver la vérité
00:58:28la police
00:58:29ne peut pas
00:58:29en permanence
00:58:30être auprès
00:58:31des familles
00:58:32pour leur donner
00:58:32des informations
00:58:33sinon leur dire
00:58:34on travaille
00:58:34et c'est vrai
00:58:35que la police travaille
00:58:36scientifique
00:58:37judiciaire
00:58:38et les familles
00:58:40donc vont chercher
00:58:41ailleurs
00:58:42des informations
00:58:43qu'on ne va pas
00:58:44leur donner tout de suite
00:58:45pourquoi ?
00:58:45parce qu'on ne les a pas
00:58:46et donc ça c'est terrible
00:58:48et j'imagine
00:58:48qu'il y a des gens
00:58:49qui ont dû
00:58:50subir la douche écossaise
00:58:52s'imaginer
00:58:53que tout allait bien
00:58:54et découvrir en fait
00:58:55que tout va mal aller
00:58:56parce que leurs enfants
00:58:57elles n'en ont pas
00:58:58de nouvelles encore
00:58:59il y a donc
00:59:01des blessés
00:59:0223 au total
00:59:02qui ont été
00:59:03bel et bien identifiés
00:59:04qui sont hospitalisés
00:59:05dans différents établissements
00:59:06et parmi ces blessés
00:59:08il y avait un groupe
00:59:09de Versaillais
00:59:10Antoine Guillet
00:59:12vous êtes justement
00:59:12dans cette commune
00:59:13de Versailles
00:59:14et tout à l'heure
00:59:15en tout début
00:59:17de soirée
00:59:18aux alentours
00:59:18de 19h
00:59:19une messe
00:59:19va être célébrée
00:59:21pour rendre hommage
00:59:23à ce groupe
00:59:24de jeunes Versaillais
00:59:25blessés dans ce bar
00:59:26mais également
00:59:26à toutes les victimes
00:59:28de cet incendie
00:59:29Oui à 19h
00:59:32une messe sera célébrée
00:59:34sera la traditionnelle
00:59:35messe de l'épiphanie
00:59:37qui sera dédiée
00:59:37ce soir
00:59:38comme vous l'avez dit
00:59:39aux trois Versaillais
00:59:40et plus globalement
00:59:41à toutes les victimes
00:59:42de l'incendie
00:59:42de Cran-Montana
00:59:44alors seront présents
00:59:45bien sûr
00:59:45à cette messe
00:59:45des familles
00:59:46et des proches
00:59:47des victimes
00:59:47mais aussi
00:59:48des inconnus
00:59:49nous avons pu discuter
00:59:50tout à l'heure
00:59:50avec Olivier Saint-Paul
00:59:51avec une dame
00:59:52qui ne fréquente pas
00:59:52cette église
00:59:53de Saint-Jean d'Arc
00:59:54mais qui nous a dit
00:59:54qu'elle serait présente
00:59:55ce soir
00:59:56pour prier
00:59:58pour les victimes
00:59:59de l'incendie
01:00:00de Cran-Montana
01:00:01on attend énormément
01:00:02de monde
01:00:03au moins 700 personnes
01:00:04700 personnes
01:00:04c'est la capacité
01:00:05de cette église
01:00:06de Saint-Jean d'Arc
01:00:07que vous voyez derrière moi
01:00:08qui devrait être pleine
01:00:08on devrait même avoir
01:00:10du monde dans la cour
01:00:11c'est pour ça
01:00:11que le diossase
01:00:13installera dans quelques instants
01:00:14des enceintes
01:00:15pour diffuser le son
01:00:16de la messe
01:00:16à l'extérieur
01:00:18mais en tout cas
01:00:18l'émotion ici
01:00:19on le sent
01:00:20elle est quand même
01:00:20assez vive
01:00:21difficile de recueillir
01:00:22des témoignages
01:00:23personne ne veut vraiment
01:00:24s'exprimer
01:00:24tant que les familles
01:00:25des victimes
01:00:26ne se sont pas exprimées
01:00:27publiquement
01:00:28nous avons pu discuter
01:00:28tout à l'heure
01:00:29avec Olivier Saint-Paul
01:00:30avec un ancien lycéen
01:00:32de Saint-Jean-Hulst
01:00:32c'était l'établissement
01:00:33privé catholique
01:00:35dans lequel sont
01:00:35scolarisés
01:00:36deux des trois victimes
01:00:38versaillaises
01:00:39il nous a dit
01:00:40voilà que l'incendie
01:00:41de Cran-Montana
01:00:41était le centre
01:00:43forcément
01:00:43de toutes les discussions
01:00:44qu'il y avait une émotion
01:00:45au sein des lycées
01:00:47cet établissement catholique
01:00:48qui ouvrira en tout cas
01:00:49sa chapelle demain matin
01:00:50à partir de 7h30
01:00:51pour permettre
01:00:52à ses élèves
01:00:53qui le souhaitent
01:00:53de prier aussi
01:00:54pour les victimes
01:00:55de Cran-Montana
01:00:55Merci beaucoup
01:00:57Antoine Metz
01:00:58donc à partir de 19h
01:00:59à Versailles
01:01:00merci également
01:01:01à Olivier Saint-Paul
01:01:02Dominique
01:01:02Antoine nous disait
01:01:03à l'instant
01:01:04que ces personnes
01:01:04ne veulent pas s'exprimer
01:01:05tant que les familles
01:01:06n'ont pas été prévenues
01:01:07et ça rejoint
01:01:09ce qu'on entendait
01:01:10tout à l'heure
01:01:10on recevait
01:01:11Marie-Claude Desjeux
01:01:12qui est la vice-présidente
01:01:14de la FENVAC
01:01:15la fédération
01:01:16qui représente
01:01:19des victimes
01:01:19d'accidents
01:01:20des accidents
01:01:22comme celui
01:01:23qui s'est produit
01:01:23je n'ai plus
01:01:24la terminologie
01:01:25de FENVAC
01:01:26mais
01:01:26qui nous disait
01:01:27d'abord
01:01:28il y a le temps
01:01:28du recueillement
01:01:29et va venir
01:01:30le temps
01:01:30de la colère
01:01:30donc
01:01:32là dans quelques jours
01:01:33dans deux ou trois jours
01:01:34on aura
01:01:36toutes les victimes
01:01:37qui seront identifiées
01:01:38et des familles
01:01:39qui vont commencer
01:01:40à aller voir des avocats
01:01:41à prendre des avocats
01:01:42familles françaises
01:01:43qui vont prendre
01:01:43des avocats français
01:01:45qui les représenteront
01:01:46auprès de la justice suisse
01:01:48qui prendront peut-être aussi
01:01:48des avocats suisses
01:01:50puis il y aura les Italiens
01:01:51et tous les autres
01:01:51et va venir le temps
01:01:53de la colère
01:01:53parce que
01:01:54les questions vont être posées
01:01:56par des personnes
01:01:57qui vont enterrer
01:01:59leurs proches
01:01:59et qui
01:02:00dès que leur peine
01:02:02ou leur chagrin
01:02:03sera parti
01:02:05enfin
01:02:05avec eux
01:02:06restera dans leur cœur
01:02:07évidemment
01:02:08vont se dire
01:02:08maintenant
01:02:09on va se battre
01:02:10pour savoir
01:02:11ce qui s'est passé
01:02:11pour obtenir justice
01:02:13pour que les responsables
01:02:15on parlait tout à l'heure
01:02:15des ERP
01:02:16des établissements
01:02:17recevant du public
01:02:18pour que
01:02:19les responsables
01:02:19de la construction
01:02:20de l'installation
01:02:21de cet établissement
01:02:23s'ils ont à rendre des comptes
01:02:24nous rendent des comptes
01:02:25pour savoir
01:02:27ce qui s'est passé
01:02:28pour savoir
01:02:28comment l'accumulation
01:02:30de tous ces faits
01:02:32de toutes ces responsabilités
01:02:34des uns et des autres
01:02:35a mené
01:02:36à ce désastre
01:02:37à cette catastrophe
01:02:39avec 40 morts
01:02:40119 blessés
01:02:41des existences
01:02:42qui de toute façon
01:02:43ne seront
01:02:43ne se prolongeront
01:02:46plus comme avant
01:02:46parce que
01:02:47les grands brûlés
01:02:47on l'a raconté
01:02:48sur l'antenne
01:02:49de BFM TV
01:02:50avec des spécialistes
01:02:51ne vivront plus
01:02:52comme ils ont vécu
01:02:53jusqu'à aujourd'hui
01:02:54donc il y aura
01:02:55le temps de la colère
01:02:56et le temps des comptes
01:02:58que chacun va devoir rendre
01:03:00alors on pense
01:03:00évidemment immédiatement
01:03:02aux responsables français
01:03:03aux propriétaires français
01:03:04de cet établissement
01:03:05mais il y a peut-être
01:03:06la commune
01:03:08qui va devoir
01:03:08rendre des comptes
01:03:09et le canton
01:03:10et les autorités suisses
01:03:11etc.
01:03:13Et le problème
01:03:14c'est que cette colère
01:03:14va se percuter aussi
01:03:15à l'enquête
01:03:16nécessairement lente
01:03:18minutieuse
01:03:19et que les réponses
01:03:21ne vont peut-être pas
01:03:22arriver tout de suite
01:03:23Dominique
01:03:24Bien sûr
01:03:24parce que cette enquête
01:03:25alors on a ici
01:03:26deux spécialistes
01:03:26et de la sécurité
01:03:27et des établissements
01:03:28donc on va demander
01:03:30à des experts
01:03:31comme Boris
01:03:32d'aller dire
01:03:34comment était construit
01:03:35cet établissement
01:03:36est-ce que c'était bien
01:03:36ou pas bien
01:03:37à des experts pompiers
01:03:38pourquoi est-ce que ça a pris feu
01:03:39mais en même temps
01:03:40on va aussi
01:03:42tenir compte
01:03:44de l'ITT
01:03:46l'incapacité temporaire
01:03:47de travail
01:03:48qui va être établi
01:03:49par des experts
01:03:50médecins
01:03:50cette fois-ci
01:03:51des victimes
01:03:52de ceux qui ont été
01:03:53brûlés
01:03:53leur vie va changer
01:03:55donc tous ceux
01:03:56qui ont 20 ans
01:03:57qui sont étudiants
01:03:58qui avaient une belle carrière
01:04:00devant eux
01:04:00ce jeune footballeur
01:04:01de 19 ans
01:04:02de Metz
01:04:03et bien
01:04:04leur vie est brisée
01:04:05donc tout ça
01:04:06ça s'indemnise
01:04:07pardon de parler d'argent
01:04:09mais ça aussi
01:04:10ça fait partie de l'enquête
01:04:11les expertises vont partir
01:04:13revenir chez les juges
01:04:15d'instruction
01:04:15ensuite il y aura un procès
01:04:16dans 3, 4, 5 ans
01:04:17une journée particulièrement difficile
01:04:20beaucoup de questions encore
01:04:21un bilan
01:04:22qui a été mis à jour
01:04:23par le
01:04:24par le quai d'Orsay 23
01:04:25quai d'Orsay 23
01:04:26blessés
01:04:27français
01:04:288 disparus
01:04:29et puis un décès
01:04:30officiellement
01:04:31identifié
01:04:32le village
01:04:33la station
01:04:34de Cran-Montana
01:04:35a rendu un hommage
01:04:36chaleureux
01:04:38ce matin
01:04:38à travers une messe
01:04:39mais également
01:04:40une marche silencieuse
01:04:41avec parfois
01:04:43des chansons
01:04:44comme celles
01:04:44que vous allez écouter
01:04:45à l'instant
01:04:46Alléluia
01:04:46Alléluia
01:04:50Alléluia
01:04:54Alléluia
01:04:58Alléluia
01:05:03Alléluia
01:05:16Alléluia
01:05:22Alléluia
01:05:27Alléluia
01:05:29Il est pas loin d'être 15h40 sur BFM TV.
01:05:44Bienvenue à tous dans l'actualité de ce dimanche.
01:05:47Il y a donc Grand Montana, mais il y a aussi Nicolas Maduro, le président vénézuélien déchu,
01:05:53qui a été capturé par un commando spécial secret américain, la Delta Force,
01:06:00capturé par les Américains, emmené à New York et emprisonné à l'heure actuelle dans une prison de Brooklyn,
01:06:08en attendant d'être présenté à la justice, à un procureur, procureur de New York.
01:06:13Nous allons en parler ensemble avec nos invités en plateau, Olivier Ramanello,
01:06:18éditorialiste politique internationale BFM TV, le général Jérôme Pellistrandi,
01:06:22notre spécialiste défense, mais également Maître Inès Davo, avocate en droit international.
01:06:27Merci beaucoup.
01:06:29Et puis enfin à René Frégosi, politologue et philosophe.
01:06:34Et donc vous, vous êtes à plusieurs reprises au Venezuela.
01:06:37Vous allez donc pouvoir nous commenter un petit peu ces images.
01:06:40Mais d'abord, on va partir à New York, rejoindre notre correspondante Sarah Anderson
01:06:45pour commenter ces nouvelles images de Nicolas Maduro.
01:06:48venant d'arriver sur le sol américain entravé, entouré d'agents du FBI,
01:06:55et puis surtout mis en scène, filmé, filmé, une séquence mise en scène à la télévision américaine.
01:07:03Effectivement, Nicolas Maduro et sa femme sont incarcérés dans ce grand bâtiment que vous voyez derrière moi.
01:07:10Il s'agit du Metropolitan Detention Center, un établissement qui est déjà connu
01:07:15pour avoir accueilli des personnalités très médiatisées, comme le rappeur P. Didi.
01:07:20Ce centre a très mauvaise réputation.
01:07:22Il est connu pour ses conditions insalubres, ses coupons de courant et la violence entre détenus.
01:07:27On est donc bien loin de la vie que Maduro menait dans son pays.
01:07:31Et on l'a vu d'ailleurs à travers quelques images diffusées notamment par la Maison Blanche,
01:07:35car toutes les étapes de son arrivée à New York ont été photographiées et filmées.
01:07:41Nicolas Maduro est apparu menotté en sandales avec une cagoule relevée sur la tête.
01:07:47Sur plusieurs images, il est également escorté par des agents dans les locaux de la DEA,
01:07:52qui est donc l'agence fédérale antidrogue aux États-Unis.
01:07:55C'est donc une nouvelle réalité pour l'ancien dirigeant du Venezuela et pour son épouse,
01:08:01qui attendent donc de passer devant un juge.
01:08:04Une audience pourrait avoir lieu très rapidement, possiblement dès demain, selon les médias américains.
01:08:10Sarah, avant de vous laisser, je vois du monde derrière vous.
01:08:13S'agit-il de journalistes ou d'une foule qui était présente déjà hier soir
01:08:17pour critiquer cette opération américaine devant cet établissement pénitentiaire ?
01:08:22Effectivement, autour de moi, il y a des dizaines de journalistes venus du monde entier.
01:08:30Mais c'est quand même plus calme ce matin.
01:08:33C'était beaucoup plus agité dans la nuit, car à l'heure arrivée,
01:08:37une foule de personnes s'étaient réunies devant la prison avec des drapeaux du Venezuela.
01:08:42Et au-delà de cette foule, on avait aussi des agents lourdement armés
01:08:48qui entouraient la prison, tandis que des hélicoptères survolaient la zone à l'heure arrivée.
01:08:54La situation semble donc beaucoup plus calme ce matin.
01:08:57Et le couple devra donc attendre ici, dans ce centre de détention,
01:09:01jusqu'à leur comparution devant un juge.
01:09:03Merci beaucoup, Sarah Anderson, pour tous ces commentaires et toutes ces précisions.
01:09:09Maître Inès Davo, la suite concrètement, après cette séquence prison, si j'ose dire,
01:09:16c'est quoi pour Nicolas Maduro ?
01:09:17Il sera à côté de son épouse dans le tribunal de Brooklyn ?
01:09:20Comment ça va se passer ?
01:09:22Alors là, on est vraiment au tout début.
01:09:23Finalement, on vit l'action en direct.
01:09:26Et effectivement, la question du procès, ça va être ce qu'on va suivre
01:09:29dans les prochaines semaines, voire les prochains mois.
01:09:31Ça peut être très long, effectivement.
01:09:32Ça peut être très long, ce qui va être assez rapide.
01:09:34Ça va être sa première présentation devant un juge.
01:09:36On va finalement le mettre face aux accusations de manière très précise.
01:09:41Donc ça va être et pour lui et pour sa femme.
01:09:43Et ensuite, il y aura plutôt une phase d'instruction,
01:09:46où des preuves vont devoir être discutées,
01:09:48pour enfin avoir une dernière phase avec l'élection d'un jury,
01:09:53comme en France pour des cours d'assurance,
01:09:55où là, il y aura une phase de jugement.
01:09:57Mais pour l'instant, on est vraiment au démarrage.
01:09:59Olivier, il a des chances de se faire entendre raison,
01:10:02Nicolas Maduro, de dire, attendez, vous n'avez aucun droit de m'arrêter chez moi.
01:10:07En tout cas, c'est un sujet qui est déjà débattu dans pas mal de médias américains
01:10:11depuis ce matin.
01:10:12Il y a des tribunes dans différents journaux.
01:10:14Parce que tout le monde a en tête le précédent du Panama,
01:10:18du président Noriega, dictateur,
01:10:20qui avait été aussi emmené devant la justice américaine
01:10:25et qui avait copé de 40 ans de prison.
01:10:27À cette époque, déjà, il y avait eu un débat sur les États-Unis.
01:10:31Un tribunal américain a-t-il le droit de juger un président
01:10:34qui, normalement, peut bénéficier d'une immunité ?
01:10:37Il y avait une jurisprudence.
01:10:38Et déjà, certains commencent à s'y référer.
01:10:40Cette jurisprudence disait que la manière dont un accusé
01:10:43est emmené devant un tribunal américain,
01:10:45même par la force, même depuis l'étranger,
01:10:48ne fait pas obstacle à ce que la justice puisse passer.
01:10:51Donc, cette jurisprudence, elle existe.
01:10:53C'est elle qui a permis de juger Noriega.
01:10:56Et déjà, on le met en avant parce que, en effet,
01:10:58comme vous le disiez, tout le débat va être là.
01:11:00Entre peut-on juger un président ?
01:11:02Ça va être l'un des axes de la défense.
01:11:04Et donc, de rappeler que Maduro est un président.
01:11:07Et l'accusation qui va plutôt dire
01:11:10non, non, ça n'est pas un président,
01:11:11c'est un chef de cartel.
01:11:12Il a donc le droit d'être jugé par un tribunal américain
01:11:16qui a émis un mandat d'arrêt contre lui en 2020.
01:11:19Général, on a des images satellites,
01:11:22des lieux touchés par cette attaque éclair américaine à Caracas.
01:11:27On va les voir, ces images.
01:11:28Une campagne de bombardement à grande échelle,
01:11:30principalement sur les défenses aériennes vénézuéliennes
01:11:33et sur des sites militaires dans et autour de la capitale vénézuélienne.
01:11:37On ne sait toujours pas, d'ailleurs,
01:11:38s'il y a eu des victimes vénézuéliennes,
01:11:40civiles et dans l'armée.
01:11:41On sait, par contre, qu'il y a eu 150 aéronefs américains mobilisés,
01:11:45hélicoptères, avions, bombardiers, drones
01:11:47et le commando des forces spéciales Delta Force.
01:11:51Que vous inspirent ces images ?
01:11:53Alors, en plus, il faut savoir que le matériel de l'armée du Venezuela
01:11:56est à 80% ou soviétique, ou russe, ou chinois.
01:12:02Voilà.
01:12:02Donc, c'est aussi, pour les Américains,
01:12:05ça fait partie du narratif, en quelque sorte.
01:12:08C'est aussi un petit peu humiliant, bien entendu,
01:12:10pour ces systèmes défensifs russes
01:12:13qui étaient censés protéger, en quelque sorte, Caracas.
01:12:16Et on l'a vu, en fait, et ça, c'est extrêmement impressionnant,
01:12:19notamment dans les images des frappes de nuit
01:12:21où il n'y a aucune défense solaire.
01:12:23C'est-à-dire que les Américains ont tout nettoyé
01:12:26durant cette phase de frappe aérienne
01:12:30en vue de faire l'opération d'extraction.
01:12:34Et donc, militairement, c'est quelque chose...
01:12:37Oui, c'est une réussite totale.
01:12:39Alors, c'est un message qui est très important,
01:12:41qui est envoyé, bien sûr, ça permet à Trump de dire
01:12:43« Nous avons l'armée la plus forte du monde ».
01:12:45Alors, il faut quand même relativiser.
01:12:47Quand il dit « C'est la plus grande opération
01:12:49depuis la Seconde Guerre mondiale ».
01:12:51Bon, il y en a eu d'autres beaucoup plus importantes.
01:12:55Mais c'est vrai que, techniquement,
01:12:57c'est vraiment parfaitement maîtrisé.
01:12:59Il n'y a pas de perte parmi les forces américaines.
01:13:03Il y aurait un hélicoptère endommagé.
01:13:04Bon, donc c'est important.
01:13:05Est-ce que ça contribue à ce narratif ?
01:13:08Et puis, effectivement, cette petite humiliation technique,
01:13:11en quelque sorte, vis-à-vis de l'armement russe
01:13:13et de l'armement chinois.
01:13:15Alors, René Frégozi, on a envie de savoir
01:13:16ce qu'il va se passer désormais au Venezuela
01:13:18parce que rien n'est réglé quelque part.
01:13:21Et on a envie d'entendre aussi les Vénézuéliens.
01:13:23Les réactions des Vénézuéliens au Venezuela
01:13:25arrivent tout compte-gouttes, un petit peu,
01:13:27dans les médias français.
01:13:27Par contre, la diaspora, qu'elle soit en Argentine,
01:13:30qu'elle soit au Panama, qu'elle soit en Colombie,
01:13:32il y a beaucoup de Vénézuéliens en Colombie,
01:13:33en Colombie, forcément.
01:13:35Eh bien, eux sont satisfaits, ils sont contents,
01:13:36ils crient liberté.
01:13:37Écoutez.
01:13:37Nous voyons un rêve se réaliser,
01:13:41un rêve pour de nombreux Vénézuéliens,
01:13:43un rêve pour des familles, pour des enfants,
01:13:45pour des frères et sœurs.
01:13:48Un rêve versé dans le sang.
01:13:51Enfin, nous allons avoir un pays libre.
01:13:53Enfin, nous allons pouvoir rentrer chez nous,
01:13:55auprès de nos familles.
01:13:57Cela fait huit ans que je suis ici au Chili.
01:13:59Je n'ai pas encore pu voyager dans mon pays.
01:14:02C'est pour nous une émotion si forte
01:14:04qu'elle nous trouble l'esprit.
01:14:05Aujourd'hui, Maduro est derrière les barreaux.
01:14:09Aujourd'hui, nous savons que le Vénézuéla sera libre.
01:14:13René Frégozi, la suite, c'est fondamental.
01:14:16Pour l'instant, c'est la vice-présidente
01:14:17qui prend le relais par intérim.
01:14:20Donald Trump a parlé hier
01:14:21de diriger le pays le temps de la transition.
01:14:25Est-ce qu'il va y avoir des élections anticipées ?
01:14:27Que va devenir, finalement,
01:14:28le pouvoir vénézuélien chaviste ?
01:14:32Y a-t-il une réelle opposition
01:14:33pour reprendre le pouvoir ?
01:14:34Bien sûr.
01:14:36Oui, parce qu'au-delà de l'enlèvement spectaculaire,
01:14:40ce qui compte, c'est que cet enlèvement
01:14:42puisse être le coup d'envoi
01:14:44à, enfin, la transition à la démocratie,
01:14:48cette transition pacifique négociée
01:14:50qui est recherchée depuis plus de 15 ans
01:14:53par l'opposition démocratique vénézuélienne,
01:14:56qui est une opposition extrêmement structurée,
01:14:58structurée, et unir autant de partis,
01:15:01d'ailleurs, c'est une gageure,
01:15:03mais qu'ils ont réussi à faire dès 2010.
01:15:06Et tous les partis politiques,
01:15:09et il faut le rappeler,
01:15:10l'essentiel des partis politiques vénézuéliens
01:15:13sont de gauche ou de centre-gauche.
01:15:15Ce sont des partis démocratiques et sociaux.
01:15:19Ce n'est pas du tout une droite ou une extrême droite.
01:15:22Il n'y en a jamais eu de la droite vraiment structurée
01:15:25au Venezuela, historiquement,
01:15:27parce que c'est un pays qui a été structuré
01:15:30par le parti de Romulo Betancourt,
01:15:32qui était, on pourrait dire,
01:15:34un social-démocrate latino-américain.
01:15:37Et donc, en fait, cette opposition démocratique,
01:15:39elle est très structurée.
01:15:40C'est elle qui a promu dans la dernière période
01:15:46Marina Corina Machado,
01:15:48qui, elle, vient plutôt de la droite,
01:15:50mais qui est devenue,
01:15:52qui a été acceptée par l'ensemble de ses partis.
01:15:56C'est elle qui est potentiellement
01:15:58une candidate possible,
01:16:00ou encore mieux, encore plus légitime.
01:16:03Le président qui a été, en fait, élu
01:16:06lors des dernières présidentielles de juillet 2024,
01:16:10qui est encore plus légitime,
01:16:13qui s'appelle Edmundo González Uruizia.
01:16:19Réponse sans doute dans les prochaines semaines.
01:16:21Stéphane Bourreau, je voulais aller vous voir.
01:16:24Nous sommes clairement, depuis hier,
01:16:25dans un basculement des relations internationales.
01:16:28Est-ce que le Canada doit avoir peur ?
01:16:31Est-ce que Cuba doit avoir peur ?
01:16:32Est-ce que le Groenland doit avoir peur ?
01:16:33Est-ce que l'Ukraine, est-ce que l'Europe
01:16:35doivent avoir peur aujourd'hui ?
01:16:38Je pense que l'Europe a déjà peur
01:16:39depuis janvier dernier,
01:16:41réalisant qu'il y avait un découplage complet
01:16:43entre les États-Unis et le vieux continent,
01:16:46que l'OTAN existe toujours,
01:16:48mais que la promesse des États-Unis
01:16:51n'est plus exactement celle
01:16:52qu'on tenait pour acquis jusqu'à maintenant.
01:16:54Je pense que ce sont dans le collimateur
01:16:56la Colombie, d'abord,
01:16:58et ensuite, probablement aussi Cuba.
01:17:01C'était un coup de billard à plusieurs bandes
01:17:03que faisait hier le président Trump,
01:17:05ou avant-hier le président Trump,
01:17:07en avertissant hier, très clairement,
01:17:09les réfractaires dans sa zone d'influence
01:17:11de faire gaffe.
01:17:12Et il a employé une langue très colorée,
01:17:15pour le dire.
01:17:16Alors oui, je pense qu'il y aura des impacts.
01:17:17Alors, le Canada, c'est autre chose.
01:17:19Le Groenland, c'est autre chose.
01:17:20Je ne pense pas qu'il faille s'attendre
01:17:21à un déploiement militaire américain
01:17:23surprise au Groenland,
01:17:24ni au Danemark.
01:17:26Je n'imagine pas à très court terme
01:17:27une guerre ouverte entre deux membres de l'OTAN.
01:17:29Mais c'est une manière de dire,
01:17:31on est très sérieux.
01:17:32Quand ils ont publié, il y a quelques semaines déjà,
01:17:35leur NSS, National Security Strategy,
01:17:39leur politique de sécurité nationale,
01:17:41on redéfinissait cette doctrine Monroe,
01:17:46dont on parle beaucoup depuis hier,
01:17:48nommée pour le cinquième président des États-Unis,
01:17:50qui définissait la sphère d'influence américaine naturelle,
01:17:54les Amériques, du Nord comme du Sud,
01:17:56en disant aux Européens,
01:17:57on ne s'occupe pas de vos affaires,
01:17:59vous ne venez pas jouer dans notre jardin.
01:18:01Je pense que la cristallisation
01:18:03de cette redéfinition de la doctrine,
01:18:06nous l'avons eue hier
01:18:07lors du point de presse du président,
01:18:10avec évidemment une première journée
01:18:12où on a pu pavoiser,
01:18:13parce que je pense que c'est objectivement
01:18:15une opération militaire rondement menée,
01:18:17qui a fait la démonstration
01:18:18de ce que les militaires américains
01:18:20sont encore capables,
01:18:21de ce que l'on pensait difficile,
01:18:23sinon impossible.
01:18:23Mais la suite des choses
01:18:25sera rudement plus difficile.
01:18:28Et effectivement,
01:18:28c'est la succession au pouvoir au Venezuela,
01:18:31vous en avez parlé.
01:18:32Le président Trump,
01:18:33qui peut-être s'est trop avancé
01:18:35hier dans son point de presse,
01:18:37mais qui disait que Mme Delcy-Rodriguez
01:18:39était une interlocutrice naturelle,
01:18:42et que même Marco Rubio lui avait parlé.
01:18:44Donc, est-ce qu'au cours des dernières semaines,
01:18:46avant l'intervention,
01:18:47il y a eu des conversations informelles,
01:18:49peut-être pas directement avec le président,
01:18:51mais de ses émissaires,
01:18:53parce que, pour ce qu'on en comprend en ce moment,
01:18:55le squelette de l'État
01:18:57qui est laissé en place
01:18:58serait aux manettes.
01:19:00Donc, quand le président disait hier,
01:19:02c'est nous qui gouvernons,
01:19:03c'était un peu de l'hyperbole trumpienne,
01:19:05pour ce qu'on en comprend,
01:19:06c'est qu'ils pensent,
01:19:07ou tiennent pour acquis,
01:19:09que cette nouvelle administration,
01:19:11même s'ils sont des gens
01:19:12qui étaient déjà aux manettes,
01:19:13sera beaucoup plus favorable
01:19:16au discours des Américains,
01:19:19à leurs intérêts.
01:19:20Et le premier geste, je dirais,
01:19:22c'est est-ce qu'on va ouvrir la porte
01:19:23aux pétrolières américaines ?
01:19:25C'est une grande question, effectivement.
01:19:27En tout cas, Donald Trump a déclaré
01:19:28qu'il allait installer, effectivement,
01:19:30les grandes entreprises pétrolières américaines
01:19:32pour exploiter le pétrole
01:19:33et réparer, dit-il, les infrastructures.
01:19:35Merci beaucoup, messieurs et dames,
01:19:36d'avoir participé à ce plateau.
01:19:38Vous allez retrouver Jérémy Brossard
01:19:40dans quelques secondes
01:19:41pour parler, encore et toujours,
01:19:43du Venezuela.
01:19:44Il va se passer beaucoup de choses,
01:19:45de Nicolas Maduro, bien évidemment,
01:19:46des suites judiciaires
01:19:48du président vénézuélien déchu.
01:19:51À très bientôt sur BFM TV.
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