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  • il y a 5 mois
Ce lundi 4 août, Ronan Blanc, gérant analyste crédit chez Montpensier Arbevel, et Mabrouk Chetouane, responsable de la stratégie de marchés au sein de Natixis Investment Managers, se sont penchés sur le marché de l'emploi aux États-Unis et une possible baisse de taux de la Fed dès septembre dans l'émission BFM Bourse présentée par Étienne Bracq. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00BFM Business, vos placements, nos conseils, BFM Bourse, Etienne Braque.
00:09De retour en direct, c'est BFM Bourse, la version estivale jusqu'à 18h, un peu moins d'une demi-heure pour aborder ce contexte de marché qui est finalement pas si calme cet été.
00:18Dans un instant avec nos deux invités, nous allons parler de tout ce qui se passe en ce moment, que ce soit du côté des résultats d'entreprise, les banquiers centraux,
00:23et puis bien sûr, beaucoup de statistiques, que ce soit aux Etats-Unis, mais aussi en Europe, à moins de 5 minutes de la clôture à la Bourse de Paris, c'est du vert,
00:31avec un CAC 40 qui rebondit de plus d'un pour cent, après avoir clôturé en baisse de près de 3% vendredi soir, un CAC 40 qui retrouve les 7600 points à 7630 points.
00:41Du côté de Wall Street, c'est du vert également, avec trois indices américains qui gagnent plus d'un pour cent, plus 1,5% même pour l'indice Nasdaq, au-delà des 20 900 points.
00:50Du côté de l'euro-dollar, 1,1565, quand sur le front des taux, il y a toujours une nette détente sur les obligations d'Etat,
00:57avec un 10 ans américain qui est à 4,2%, le 2 ans de son côté est à 3,70%, quand sur les taux en Europe, le 10 ans français est à 3,3%,
01:05quand le Bund allemand de son côté s'échange à 2,63%. Deux invités pour refaire cette séance en Europe qui va se clôturer dans trois minutes.
01:13Mabrouk Chetwan, bonsoir.
01:14Bonsoir Etienne.
01:15Vous êtes responsable de la stratégie globale de marché chez Natixis Invest Management et Ronan Blanc, gérant obligataire et analyste de crédit chez Montpensier Arbevel.
01:25Merci d'être là, messieurs, en ce lundi 4 août.
01:28Un CAC 40 qui rebondit, des places américaines également après la petite séance de stress de vendredi.
01:35Ronan Blanc se souvient notamment des chiffres de l'emploi qui étaient ressortis largement en dessous des attentes.
01:40Un consensus qui était placé à plus de 100 000 créations de postes.
01:44Finalement, c'est ressorti à 73 000.
01:46Donald Trump qui, derrière, demande tout simplement le limogéage de la référente des statistiques aux Etats-Unis.
01:53Mais finalement, les investisseurs sont un peu schizophrènes parce que quelque part, est-ce que c'est vraiment une si mauvaise nouvelle qu'on ait enfin l'emploi qui se refroidit ?
02:02On s'interrogeait sur la résilience du marché de l'emploi américain face aux hausses tarifaires.
02:07Finalement, c'est plus les révisions que le chiffre en lui-même qui a surpris.
02:11Et ces révisions sont d'une telle ampleur que finalement, les entreprises ont réagi à ces hausses tarifaires.
02:17La bonne surprise, c'est que dès que ces tensions tarifaires se relâchent un petit peu, elles retrouvent le chemin des embauches.
02:24Puisqu'on a eu finalement 73 000 emplois créés sur le mois de juillet, à une période où justement ces tensions tarifaires étaient en train de se relâcher.
02:32Donc finalement, les acteurs qui, entre guillemets, réagissent le mieux, ce sont encore une fois les entreprises.
02:39Et c'est face à une communication un peu virulente et un peu dure de la Fed.
02:43Donc encore une fois, nous, on le prend plutôt positivement.
02:47Ça ne dépend pas d'une économie américaine qui va droit vers un scénario de récession.
02:52Et on aura sans doute une bonne surprise en septembre avec, on l'espère, une première petite baisse de taux de la part de la Fed.
02:59Alors que beaucoup d'acteurs, notamment aux États-Unis, continuent d'anticiper un statu quo d'ici la fin de l'année.
03:04En tout cas, Mabrouk, la réaction a été immédiate vendredi avec une nette détente sur le 10 ans américain.
03:09Bon, ça, c'est une bonne nouvelle quand même pour Wall Street qui, pendant un temps, s'inquiétait de la remontée des taux.
03:15C'est une bonne nouvelle, non pas pour Wall Street, mais surtout pour le Trésor américain,
03:18qui doit refinancer des tombereaux, finalement, de dettes.
03:21Donc c'est une année, on va dire, à haut risque, en quelque sorte, pour le Trésor.
03:26Il y a quand même plusieurs milliers de milliards de dollars à refinancer de dettes américaines.
03:30Et il vaut mieux pour le Trésor, pour les comptes publics américains,
03:33que ce soit dans des conditions de taux d'intérêt, on va dire, un peu plus favorables
03:36qu'un 10 ans américain à 4,8%, comme on a pu le voir, effectivement, à la fin de l'année dernière.
03:41Mais, effectivement, la question, et je rejoins le point de la schizophrénie des marchés,
03:45on devrait, finalement, être rassuré de voir cette économie américaine ralentir,
03:50puisque, finalement, c'est ce qu'on voyait un peu partout.
03:52Alors, l'ampleur de la révision est quand même très substantielle.
03:54On a 258 000 emplois qui n'auraient pas été créés,
03:56alors que ça a été comptabilisé comme tel, finalement, dans les statistiques.
04:00Et, surtout, ce qu'il faut quand même noter, c'est que c'est le secteur industriel
04:03qui a, principalement, détruit de l'emploi aux États-Unis
04:06pour quasiment trois mois consécutifs.
04:09Donc, à un moment donné, on était, on va dire, parmi les seuls,
04:12le jeudi, finalement, la veille de la publication de ce rapport sur l'emploi,
04:15à dire que la Fed allait baisser ses taux, malgré tout,
04:18et le consensus était plutôt, et le marché voyait plutôt,
04:21aucune baisse de taux d'ici la fin de l'année,
04:23voire une seule seulement, mais pricée pour décembre,
04:26et avec une probabilité relativement faible.
04:28Là, le marché a totalement réintégré, finalement,
04:30la réalité macroéconomique aux États-Unis
04:33et projette, effectivement, deux baisses de taux, désormais,
04:35de la réserve fédérale.
04:37Et vous disiez une petite baisse de taux.
04:38Je rappelle juste que l'an dernier, Jérôme Powell,
04:40en septembre dernier, il nous a fait une petite surprise
04:44avec cette fameuse jumbo cut,
04:46c'est-à-dire 50 points de base de baisse de taux,
04:48alors que, finalement, la croissance américaine n'était pas du tout,
04:51finalement, la situation économique n'était pas du tout celle-ci.
04:53Alors, aujourd'hui, ce n'est pas du tout le scénario anticipé par les marchés,
04:58mais, en tout cas, c'est une petite musique qui reste, finalement, en toile de fond.
05:01Est-ce que, finalement, sous la pression de la Maison-Blanche,
05:03sous la pression, effectivement, de Donald Trump, notamment,
05:06et si on a un autre rapport sur l'emploi qui s'avère être très mauvais,
05:09finalement, pour le mois de juillet,
05:11avec des révisions substantielles par ailleurs,
05:13eh bien, finalement, on pourrait voir la réserve fédérale
05:15se montrer un peu plus productive.
05:16Pour le moment, ce n'est pas le scénario central,
05:17mais il est certain que ça pourrait encore plus servir la cause des marchés obligataires.
05:22En tout cas, quand on regarde le consensus ce matin,
05:25très clairement, vous avez des investisseurs qui tablent sur une baisse de taux,
05:28puisque vous avez une probabilité de plus de 90% maintenant,
05:32contre moins de 65% vendredi matin, avant ce chiffre.
05:36Vous l'avez entendu, donc, ça y est, c'est la clôture à la Bourse de Paris,
05:39plus 1,1%, au-delà des 7600 points,
05:41donc, pour l'indice parisien, à 7632 points.
05:44Safran, BNP et Schneider gagnent plus de 2,5% à la clôture,
05:48quand, à l'inverse, c'est les performances qui, souvenez-vous,
05:50avaient clôturé en baisse de plus de 20%.
05:52La semaine dernière, après, ces résultats perdent à nouveau du terrain,
05:55moins 3,8% à 65,44 euros.
05:58Le secteur automobile également en baisse,
05:59à l'image de Renault, qui perd plus de 2% à 31,40 euros.
06:03Les cours du pétrole, nous en reparlerons dans un peu plus de trois quarts d'heure,
06:06avec Philippe Chalmin, vous avez vu hier,
06:08notamment l'OPEP, qui s'est engagé à encore augmenter sa production de pétrole
06:11au mois de septembre.
06:12Des cours du pétrole qui sont toujours sous pression,
06:15sous les 70 dollars pour le Brent, 66 dollars pour le WTI.
06:18Et donc, la bourse de Paris qui clôture dans le vert,
06:21du vert également à Wall Street.
06:22Tesla, notamment, qui mène la barre, plus 1%,
06:24avec notamment ce plan de rémunération massif de Elon Musk,
06:29qui va recevoir 96 millions d'actions,
06:32c'est-à-dire quasiment 30 milliards de dollars,
06:34plan de rémunération pluriannuel.
06:36s'approfite à ce titre Tesla, qui est sur une hausse d'un pourcent à 306 dollars.
06:4117h36, tout de suite, on refait la séance.
06:45BFM Bourse, on refait la séance.
06:48On refait la séance, donc, ce lundi 4 août,
06:51et donc une hausse de plus d'un pourcent à la bourse de Paris,
06:54avec 3,3 milliards d'euros négociés,
06:56avec donc Ronan Blanc pour Montpensier Arbevel,
06:58et Mabrouk Chetouane pour Natixis IM.
07:01Continuons sur nos échanges, Mabrouk Chetouane,
07:03sur ces chiffres de l'emploi,
07:05qui donc, désormais, changent totalement la donne
07:08sur le scénario d'une baisse de taux pour la fête
07:10concernant le mois de septembre.
07:13Ça, ça va faire plaisir à Donald Trump,
07:15t'empêches, ces chiffres de l'emploi.
07:16Même s'il n'est pas content parce qu'il estime
07:18que ce sont des mauvais chiffres,
07:19finalement, si ça peut permettre de baisser les taux,
07:21mine de rien, ça va dans son sens.
07:23Donald Trump ne va pas se satisfaire de ça.
07:26C'est quelqu'un qui va encore demander toujours plus.
07:28Il est toujours dans la négociation
07:29et il ne va pas se contenter d'une petite baisse de taux
07:32de 25 points de base.
07:32Il estime que les taux sont beaucoup trop hauts
07:34et qu'il faut relancer la machine économique,
07:36notamment avec une politique monétaire
07:37beaucoup plus accommodante.
07:38Donc, on va voir, effectivement,
07:39si Jérôme Powell va au moment,
07:43enfin, on ne va pas attendre septembre
07:44pour en avoir le cœur net.
07:45Il y a le symposium de Jackson Hole
07:46qui arrivera à la fin du mois d'août.
07:48Et les banquiers centraux profitent généralement
07:49de ce moment pour donner quelques billes,
07:53finalement, sur la feuille de route
07:55d'ici la fin de l'année.
07:57Alors, on va voir ce que va dire Jérôme Powell,
07:59ce que va dire Christine Lagarde,
08:00ce que vont dire, effectivement,
08:01les principaux banquiers centraux.
08:03Et puis, en toile de fond,
08:03derrière, il y a aussi la question de la devise
08:05qui va jouer dans un contexte tarifaire.
08:08Un bon moyen de neutraliser, effectivement,
08:09des tarifs qui sont en hausse
08:10et de laisser, finalement,
08:11laisser dériver sa devise.
08:14Là aussi, ça peut être, effectivement,
08:15des points d'achoppement par ailleurs.
08:16Donc, la fin de l'année
08:17ne va pas être de tout repos, là encore,
08:19entre la pression que met la Maison Blanche,
08:21la nomination, finalement, là aussi,
08:23qui est dans le tuyau du futur gouverneur.
08:25Il y a un poste vacant
08:26qui va être, effectivement, remplacé aussi.
08:27Donc, il y a beaucoup de sujets
08:28autour de la Fed
08:29et il va falloir, effectivement,
08:31bien cadrer la communication.
08:33Donc, ça va être, effectivement,
08:33un point pour la rentrée
08:35assez chaud.
08:37Avec, donc, Adriana Kugler
08:39qui a annoncé sa démission
08:40vendredi dernier,
08:41Donald Trump s'est dit très heureux
08:43ainsi de pouvoir faire rentrer
08:44une nouvelle personne
08:45au comité de la Fed,
08:47éventuellement une personne
08:48qui pourra succéder à Jérôme Powell.
08:50Comment vous regardez ça,
08:51vous, aujourd'hui, Ronan Blanc,
08:53vous êtes gérant obligataire.
08:54Bon, il faut quand même
08:55être bien accroché,
08:56puisque, bien sûr,
08:57à chaque fois, tout cela
08:58a des répercussions
08:59sur le marché obligataire,
09:00même si sur la partie crédit,
09:01pour l'instant,
09:02il n'y a toujours pas
09:02de stress majeur, loin de là.
09:04On va y revenir,
09:05mais ce qui est peut-être
09:06passé un peu sous les radars,
09:07c'est la perception
09:09que se font les ménages américains
09:10de l'évolution des prix.
09:12Une donnée, vendredi,
09:13qui est publiée
09:13par l'Université du Michigan,
09:15que nous, on regarde
09:15quand même pas mal,
09:16notamment sur les anticipations longues,
09:18qui, généralement,
09:19ne sont pas censées évoluer
09:21énormément d'un mois sur l'autre,
09:22et depuis le début de l'année,
09:23c'est avec le stress
09:25sur les hausses de droits de douane,
09:27c'est un vrai chamboule-tout.
09:28Et là, on a un recul,
09:30encore notable,
09:31on était à 3,4,
09:32on est monté à 4,4,
09:33donc on est encore au-dessus,
09:34donc il y a un vrai sujet
09:35toujours sur l'inflation,
09:36mais je trouve qu'on a
09:37un peu sous-estimé l'impact,
09:39sans doute,
09:40de cette publication vendredi.
09:42Donc, si on a un relâchement
09:43des anticipations d'inflation
09:44des ménages,
09:45sachant que c'est quand même
09:46eux qui font un peu tourner
09:47le moteur de l'économie américaine,
09:51ça serait une raison de plus
09:51pour la Fed d'agir.
09:53Et du coup,
09:53un peu de relâchement
09:54sur les épaules de Powell,
09:56et éviter justement
09:57ces frictions trop fortes
09:59entre l'administration américaine
10:00et Trump d'un côté,
10:02et la Fed qui tient absolument
10:03à conserver son indépendance,
10:05même si on sait tous
10:06que dans la réalité,
10:07ce n'est pas vraiment le cas.
10:09Côté entreprise,
10:10en fait,
10:10c'est les bons élèves aujourd'hui,
10:12c'est ceux qui font preuve
10:13d'orthodoxie financière,
10:14qui font attention,
10:15donc il y a un appétit
10:16sur la classe d'actifs,
10:17je prêche pour ma paroisse,
10:19parce que c'est le marché
10:20sur lequel je suis investi,
10:21mais globalement,
10:22la période de publication
10:23des résultats,
10:24notamment aux Etats-Unis,
10:25est plutôt de bonne facture
10:26d'un point de vue crédit.
10:27Le ratio,
10:28c'est 5 pour 1.
10:29Une entreprise qui déçoit,
10:30il y en a 5 qui,
10:31à l'inverse,
10:32vont au-dessus,
10:33publient au-dessus
10:34des attentes
10:35sur la partie
10:36vraiment au centré crédit,
10:37au rendement aux Etats-Unis.
10:39Donc voilà,
10:40j'ai envie de dire
10:40que les primes de risque crédit
10:41ne sont que le reflet
10:42de cette réalité.
10:44Aujourd'hui,
10:45c'est une des classes d'actifs
10:47sur laquelle il y a
10:47le moins de volatilité.
10:49Il y a eu un petit épisode
10:50de vol au mois d'avril,
10:51mais honnêtement,
10:52ça a duré trois jours.
10:53Et quand vous étiez acheteur,
10:54c'était difficile
10:54de trouver du papier
10:55parce que personne ne voulait
10:56en lâcher aussi facilement.
10:59Et je continue à penser
11:00que la principale source
11:01de volatilité
11:02sur le bigataire demain,
11:03ce sera encore et toujours
11:04les dettes souveraines.
11:05On le voit depuis le début de l'année.
11:07Là, il y a un peu de relâchement.
11:08Mais enfin, globalement,
11:09les maux et les difficultés
11:11à venir sont toujours
11:13un petit peu les mêmes.
11:14On a ressassé ces sujets-là
11:15sur les dettes d'État.
11:16Donc, ce n'est pas l'idée
11:17de les reprogrammer
11:19encore aujourd'hui.
11:20Mais clairement,
11:21on le voit bien.
11:22Il y a des primes négatives
11:23qui se reconstituent
11:24sur les courbes
11:24des emprunts d'État.
11:26Et on aura beau avoir
11:26des banques centrales
11:27qui baissent
11:28ou continuent à maintenir
11:30un petit peu le cap des baisses
11:31sur les taux courts,
11:32ces primes sur le long
11:33vont se maintenir.
11:34C'est un phénomène de pente
11:35qui est un peu classique,
11:37mais qu'on avait
11:38un petit peu oublié
11:39ces dernières années
11:40et qui, à la fin,
11:42coûte un petit peu
11:43d'argent aux États.
11:45C'est quand même surprenant,
11:46pardonnez-moi,
11:47c'est cette asymétrie
11:48de la réaction
11:48à la fois entre l'Europe
11:50et les États-Unis,
11:51tant sur les marchés d'action
11:52que sur les marchés obligataires.
11:53Et on l'a vu, justement,
11:54vendredi,
11:54c'était totalement édifiant
11:56puisqu'on a le 10 ans américain
11:58qui a cédé 15 points de base,
12:00finalement,
12:01qui est une variation
12:01tout à fait significative
12:03sur une journée
12:03pour le marché obligataire,
12:04en plus de cette taille-là.
12:06Et, à l'inverse,
12:07on a un marché européen
12:08qui, lui, en revanche,
12:09finalement,
12:09n'a cédé que
12:11il y a quelques petits points de base
12:12si on prend le 10 ans allemand.
12:14Et, en fait,
12:15habituellement,
12:15on a toujours une connexion
12:16relativement forte.
12:17Alors, c'est jamais du 1 pour 1,
12:18bien évidemment.
12:19Généralement,
12:20quand on voit 10 points de base
12:21de baisse de taux,
12:21on en a au moins 5 ou 6,
12:22finalement, en Europe.
12:24Et là, finalement,
12:24ce n'est pas du tout le cas.
12:26Et donc, on a, justement,
12:27et ça a été la même réaction,
12:28finalement,
12:28sur les marchés,
12:29finalement,
12:29actions.
12:30On a eu une asymétrie.
12:31Les marchés actions américains
12:32ont quand même cédé,
12:34on va dire,
12:341,6% pour le S&P 500.
12:37Il est en train
12:38de les reprendre aujourd'hui.
12:39Très bien.
12:40Et, en revanche,
12:40en Europe,
12:41ça a été beaucoup plus dur
12:42et on ne reprend que
12:43très modestement.
12:44Donc, en fait,
12:45encore une fois,
12:45il y a quand même
12:45une asymétrie,
12:47finalement,
12:47dans le traitement
12:47des investisseurs
12:48entre l'Europe
12:49et les États-Unis.
12:51Capacité de rebond,
12:51finalement,
12:52des marchés actions
12:53européens, américains.
12:53Il n'y a plus besoin
12:54de faire la démonstration.
12:55Mais, surtout,
12:55c'est qu'en dépit,
12:57on va dire,
12:57d'une situation budgétaire
12:58qui est,
12:59je ne qualifierais pas
13:00trop dégradée,
13:01enfin,
13:01pas plus dégradée
13:02en Europe
13:02qu'elle ne l'est aux États-Unis,
13:03notamment avec la règle,
13:05le nouveau programme
13:06budgétaire américain,
13:07eh bien, finalement,
13:08on a encore des marchés,
13:09des investisseurs
13:10qui, finalement,
13:11ne trouvent pas,
13:13comment dire,
13:14pas la dette européenne,
13:16pardon,
13:16on va dire,
13:17très attractive,
13:18par ailleurs.
13:18Donc, du coup,
13:19je m'interroge,
13:20encore une fois,
13:20sur cette attractivité relative
13:22et surtout,
13:23sur cette différenciation
13:24de traitement
13:25entre les États-Unis
13:25et l'Europe.
13:27Bon, pour moi,
13:27c'est assez clair.
13:28De toute façon,
13:28il ne faut surtout pas
13:29sortir du marché américain.
13:30Ah, clairement,
13:30il ne faut pas sortir du marché.
13:31Non.
13:31C'était un peu un ouf
13:32de soulagement, en fait.
13:33Je pense que les...
13:34Oui, oui,
13:34d'opérateurs qui attendaient,
13:35finalement,
13:35un petit signe de détente.
13:38En fait,
13:38il y avait une forme
13:39de rigidité,
13:39en fait,
13:40du marché obligataire.
13:40On pensait que,
13:41quoi qu'il arrive,
13:42et on l'a vu avec
13:43la fameuse loi budgétaire,
13:45ça ne bougeait pas,
13:46finalement.
13:47Alors qu'on annonçait
13:48des plafonds de dettes
13:50à 50 000 milliards,
13:51etc.,
13:51on avait une espèce
13:52d'inaction,
13:53une non-réaction
13:54du marché obligataire.
13:55Et là,
13:55ça réagit.
13:56Enfin,
13:56effectivement,
13:56je suis tout à fait d'accord,
13:58on a finalement
13:58un ouf de soulagement
13:59et les marchés actions
14:00résistent.
14:01Et donc,
14:02ce qui me fait dire,
14:02moi,
14:03personnellement,
14:03il ne faut surtout pas
14:04sortir de ce marché-là.
14:05Donc,
14:05vous continuez à surpondérer
14:07les actifs en dollars américains.
14:09Ah oui,
14:09à fond.
14:09Et comment vous regardez
14:11aujourd'hui
14:12ce qui se passe sur le dollar ?
14:13Puisqu'on avait vu
14:14un mouvement qui avait été
14:15très brusque
14:15au premier semestre
14:16sur le dollar
14:17face à l'euro,
14:18mais pas seulement.
14:19Et puis là,
14:20depuis une dizaine de jours,
14:21le dollar reprend des forces.
14:23Nous sommes à 1,15,
14:241,60 à l'instant
14:25sur l'euro-dollar,
14:27alors que nous étions proches
14:27des 1,18 il y a
14:29une dizaine de jours.
14:30Est-ce que c'est le dollar
14:31qui reprend des forces ?
14:32Est-ce que c'est à l'inverse
14:33une faiblesse de l'euro ?
14:34Comment vous regardez ça ?
14:35Puis surtout,
14:36comment vous regardez ça
14:36en termes d'allocations d'actifs ?
14:37Puisqu'au final,
14:38malgré une bonne performance
14:39des actifs en dollars américains,
14:41les Européens,
14:42eux, ne l'ont pas vue,
14:43cette performance.
14:44Alors, il y a,
14:44à mon sens,
14:45nous, on a complètement
14:46mis de côté,
14:47même occulté,
14:48toute cette rhétorique
14:50qui traînait
14:50depuis finalement quelques,
14:52notamment après
14:53le Liberation Day,
14:54de la dédollarisation,
14:55de la désaffection
14:56des actifs en dollars,
14:57etc.
14:58Pour moi,
14:58c'est effectivement
14:59un compte pour enfants.
14:59Ça, ça n'existe pas,
15:00à mon sens.
15:02C'est une thématique
15:03qui est beaucoup trop longue
15:03et beaucoup trop structurelle
15:04et beaucoup trop,
15:05entre guillemets,
15:06difficile même à appréhender
15:07d'un point de vue,
15:07finalement,
15:08stabilité financière
15:09pour pouvoir la concevoir
15:10et la projeter
15:11dans un portefeuille.
15:12Ceci étant dit,
15:13à mon sens,
15:14il y a un adage
15:15très simple
15:16qu'il faut retenir,
15:17devise forte égale,
15:18économie forte égale
15:19devise forte,
15:20économie faible égale
15:20une devise qui s'affaiblisse.
15:22Ce qui s'est passé finalement,
15:23le récent mouvement
15:24de réappréciation du dollar,
15:26quand on a commencé
15:26à tutoyer les 1,14,
15:28c'était tout simplement
15:28le fait qu'on avait
15:29un PIB qui était finalement
15:31en croissance.
15:32Certes, c'est du passé,
15:32mais on avait
15:33plusieurs indicateurs
15:34conjoncturels
15:34qui montraient
15:35qu'on avait une économie
15:36américaine
15:39le rapport sur l'emploi
15:40qui montre que c'est
15:40un peu plus faible,
15:41même beaucoup plus faible
15:42que ce qu'on l'escomptait.
15:43Et donc, qu'est-ce qui s'est passé ?
15:44Le dollar s'est affaibli.
15:45Donc, ce qui se passe,
15:46c'est que dans notre scénario,
15:47on a une croissance
15:47qui va s'affaiblir,
15:49bien sûr,
15:49par rapport à ce qu'on attendait
15:50l'an dernier,
15:51par rapport à ce qui s'est passé
15:51l'an dernier,
15:52mais pas non plus s'écrouler.
15:54Et donc, finalement,
15:54on considère qu'autour de 1,15,
15:56si on bivote entre 1,13 et 1,15,
15:59finalement, on est dans un range
16:00qui correspond à la situation,
16:01à la réalité macro-communique américaine.
16:04Timer le dollar,
16:05c'est très compliqué.
16:06Donc, on se dit que
16:07si on reste dans ce range,
16:08au fond,
16:09on a aujourd'hui une fenêtre
16:11pour rester exposé
16:11sur les marchés américains.
16:13Ronan Blanc,
16:13comment vous regardez ce sujet
16:14qui est quand même très important,
16:16le sujet des devises,
16:17notamment quand on s'expose
16:18à des obligations américaines,
16:20puisque sur un rendement
16:21de 4, 5 %,
16:22au final,
16:23le moindre mouvement
16:23sur les devises
16:24a un impact très clair
16:25sur la performance
16:26de ces obligations.
16:27Le mauvais deal,
16:27c'est d'acheter du disant américain
16:28en début d'année non couvert.
16:30Ça, c'est clairement clair.
16:31Et en même temps,
16:31se couvrir,
16:31ça a un prix.
16:32Il y a une thématique de flux aussi
16:33qu'on a un petit peu occulté.
16:36Beaucoup d'investisseurs
16:37et pas des moindres européens
16:38avaient quand même
16:39beaucoup déployé
16:40sur les actifs américains
16:41et ont un petit peu
16:42rétro-pédalé
16:44au premier trimestre.
16:45Donc, cette thématique de flux
16:46a quand même une influence
16:47assez significative
16:48sur les parités de devises.
16:50Maintenant, je suis assez d'accord,
16:51il n'y a pas vocation
16:51à élargir énormément le range.
16:54Est-ce que 1, 10, 1, 20,
16:55c'est le range
16:56qu'on va suivre
16:57au cours des prochains mois,
16:58prochains trimestres ?
16:59Moi, je mettrais plutôt
16:59un pari là-dessus.
17:02Voir l'euro s'envoler
17:03avec les problématiques
17:03de dette qui sont les nôtres,
17:05notamment au cœur de l'Europe,
17:07en tout cas,
17:08principalement chez nous,
17:10ça paraît un petit peu compliqué.
17:12Tout le monde se bat
17:13pour essayer d'attirer les flux
17:15et refinancer sa dette
17:16à moindre coût.
17:18Les Américains
17:19y arrivent mieux que nous
17:20parce que c'est un peu
17:21à l'unisson
17:21et encore une fois,
17:23sur la partie tech,
17:25c'est quand même eux
17:25qui remportent
17:26et qui font le grand chelème
17:27pour l'instant.
17:28Donc, voilà,
17:29pas de surinquiétude là-dessus.
17:31Encore une fois,
17:32pour moi,
17:32la principale source de vol,
17:33c'est plus sur les taux souverains
17:34que sur l'échange
17:35si je devais prendre un pari
17:37là-dessus
17:37au cours des prochains mois.
17:38Les taux souverains,
17:39notamment français,
17:40on a vu pas mal d'inquiétudes,
17:42même si,
17:42quand vous regardez
17:43le spread de France-Allemagne,
17:44il n'y a pas eu non plus
17:44une explosion ces derniers jours.
17:46Mais ça,
17:46c'est quand même un dossier pour vous
17:47qu'il faut surveiller là
17:48à la rentrée
17:48en ce qui concerne la situation.
17:50Est-ce que les références d'hier
17:51sont vraiment celles
17:52qu'il faut suivre ?
17:53On suit assez peu,
17:55pour être tout à fait honnête,
17:56le spread France-Allemagne.
17:58Pour nous,
17:59et je pense que c'est maintenant
18:00un peu tout le monde pareil,
18:01on suit particulièrement
18:02le spread France-Italie.
18:03Et en fait,
18:04c'est celui-là
18:04qui est le vrai baromètre.
18:05Alors,
18:06les gens diront,
18:06ouais,
18:06mais les agences de notation
18:07n'ont pas vraiment bougé.
18:08Oui,
18:08mais les investisseurs
18:09font quand même le boulot
18:10puisque globalement,
18:11on se paye aussi cher
18:13que l'Italie aujourd'hui.
18:16La bonne nouvelle,
18:17c'est qu'il faut
18:17finalement pas grand-chose
18:19pour retrouver un petit peu
18:20d'attrait aux yeux
18:21des investisseurs,
18:22juste une bonne marche en avant
18:23et prouver qu'on est capable
18:25de remettre un petit peu
18:26de ménage
18:27au sein de la politique fiscale.
18:29L'Italie est arrivée
18:30alors il y a
18:31ces deux,
18:31trois dernières années
18:32alors que globalement,
18:33si on regarde un petit peu
18:35dans les rétros,
18:36c'était un pays
18:37qui était un peu
18:37trop facilement condamné
18:39par certains investisseurs
18:40internationaux.
18:41Donc voilà,
18:42il ne faut pas être défaitiste.
18:43On sait globalement
18:44la feuille de route
18:45vers laquelle il faudrait aller.
18:46Il y a une échéance électorale
18:47malheureusement
18:48au milieu de cette feuille de route.
18:51On cherche
18:51quelques dizaines
18:52de milliards d'économies.
18:53Objectivement,
18:54je pense qu'il faut
18:55qu'on y arrive.
18:56Et sur les États-Unis,
18:57malgré toutes les annonces,
18:58mais après,
18:59encore une fois,
18:59c'est la taille du marché
19:00qui fait que les États-Unis
19:02sont un marché
19:02qui est juste incontournable
19:04aujourd'hui.
19:05Alors jusqu'au jour où,
19:06évidemment,
19:07mais tant qu'entre guillemets
19:09que Trump n'est pas
19:10la tête de la Fed,
19:11globalement,
19:11ça devrait bien se passer.
19:12Et comment aujourd'hui
19:13vous arrivez
19:14à arbitrer vos portefeuilles,
19:16portefeuilles obligataires,
19:17bien sûr,
19:18dans un contexte
19:19où le high yield
19:20a vu ses rendements
19:22baisser
19:22sur ces derniers mois.
19:24High yield,
19:25on en reparlera
19:26dans le journal de 18h
19:27avec la restructuration
19:27de la dette des CFR
19:28qui a été validée aujourd'hui
19:29par le tribunal
19:30de commerce de Paris,
19:31mais qui,
19:32dans l'ensemble,
19:32n'a pas fait trop de défauts
19:33ces derniers mois,
19:34qui a plutôt bien résisté.
19:36Et puis,
19:36de l'autre côté,
19:37des taux sur la bonne qualité,
19:39sur l'investment grade,
19:40qui rapportent moins forcément
19:41depuis quelques mois.
19:42Comment aujourd'hui
19:43vous trouvez un mélange
19:44au milieu de tout ça ?
19:45Nous,
19:46on est très centrés
19:47sur le haut rendement,
19:48pas uniquement parce qu'il porte
19:49bien son nom aujourd'hui.
19:50Vous avez dit que les rendements
19:51ont un petit peu baissé,
19:52mais globalement,
19:52ils n'ont pas baissé tant que ça.
19:54Les primes de risque crédit
19:55ont baissé.
19:55Pour nous,
19:56c'est un peu le reflet
19:56d'une certaine réalité maintenant
19:58à laquelle il va falloir s'habituer.
20:01Les entreprises ont globalement
20:02fait le job.
20:03C'est-à-dire qu'elles ont eu
20:03Trump 1.0.
20:05Là, on a le 2.0.
20:06Elles ont eu le Covid.
20:07Elles ont fait preuve
20:09d'une capacité d'adaptation
20:11qui est juste phénoménale.
20:13On sous-estime, je pense,
20:14cette capacité-là.
20:16En Europe,
20:16il y a une couche supplémentaire
20:18qui est les reliquats
20:19de la crise de la dette souveraine
20:20qu'on a eue
20:21il y a un peu plus de dix ans,
20:22qui fait que globalement,
20:23les entreprises européennes
20:24gardent un matelas de sécurité
20:26beaucoup plus élevé
20:26que leurs homologues américaines.
20:28Et surtout, pour l'instant,
20:29il n'y a pas trop d'excès.
20:30C'est-à-dire que nous,
20:30ce qu'on surveille principalement,
20:32c'est quand, par exemple,
20:33il y a un fonds de LBO
20:34qui vient refinancer
20:36une dette d'acquisition,
20:37on va regarder un petit peu
20:38où ils mettent le curseur.
20:39C'est-à-dire combien on a en equity,
20:41combien en dette
20:42ils mettent pour refinancer ce deal.
20:44Pré-Covid,
20:45on avait des fois des deals
20:46à 90 % financés par la dette.
20:49Là, on commence véritablement
20:51à être dans l'excès.
20:51Ce n'est pas le cas aujourd'hui.
20:52C'est-à-dire que si on voit
20:53des ratios autour des 50-60 %,
20:55c'est acceptable dans la configuration
20:58qui est la nôtre.
20:59Et en plus,
20:59on est plutôt mieux rémunéré qu'avant
21:01pour porter ce risque-là.
21:04Il y a eu quelques défauts.
21:05Plutôt des rééchelements de dette.
21:06Là encore,
21:07c'est un enseignement
21:07de la crise post-Covid.
21:09C'est-à-dire que les émetteurs
21:10n'attendent pas d'être
21:11un peu au pied du mur
21:11pour aller voir leurs créanciers.
21:13En fait, on a une espèce,
21:15je ne sais pas si c'est
21:15la bonne expression,
21:16mais américanisation
21:17des équipes financières
21:20côté corporate européen.
21:22C'est-à-dire que maintenant,
21:23ils sont un peu plus au fait
21:24de ce qui se passe.
21:25Et s'ils sentent
21:26qu'il y a une fenêtre de tir
21:27pour aller parler aux créanciers,
21:29ils préfèrent le faire en amont
21:30qu'attendre la dernière minute
21:31pour rééchelonner,
21:33donc rallonger,
21:34plutôt que faire un défaut
21:35beaucoup plus dur.
21:37Peut-être que Casino,
21:38s'ils avaient fait l'effort avant,
21:40ça se serait passé différemment.
21:43Bon, c'est facile
21:44de faire un post-Termy
21:44et de refaire l'histoire.
21:46Mais en tout cas,
21:46on est sur des bases
21:47qui nous semblent
21:48plus saines qu'avant.
21:50Mabrouk, chez toi,
21:50il nous reste une minute.
21:51Le mot de la fin
21:52en termes d'allocation aujourd'hui.
21:53On l'a compris,
21:55cap vers le dollar américain,
21:56vers les actifs américains.
21:58Et l'Europe,
21:59vous continuez toujours
22:00de sous-performer
22:01en termes d'obligations,
22:02actions,
22:03où vous mettez le curseur,
22:04sachant qu'on a quand même
22:04des indices qui sont sur
22:05des records aux Etats-Unis.
22:08Oui, mais les records,
22:09finalement...
22:09l'adage qui consiste à dire
22:12oui, mais vous savez,
22:13le marché américain est cher.
22:15C'est une réalité en termes de...
22:16Oui, mais demain,
22:17il sera encore plus cher.
22:18Donc, je me souviens encore
22:20quand j'avais intégré,
22:22enfin réintégré
22:23les marchés financiers en 2015.
22:24Premier truc,
22:25on m'a dit,
22:25non mais attendez,
22:26le Nasdaq,
22:26hors de question,
22:27c'est trop cher.
22:27Bon, ben voilà.
22:28Donc, résultat des courses.
22:29Si on avait écouté cela,
22:31on ne serait pas allé
22:32sur les valeurs qui performent.
22:33Non, alors,
22:34pour revenir sur l'Europe,
22:35on aime bien le crédit aussi européen,
22:37parce qu'en fait,
22:38contrairement au marché
22:40de la dette souveraine
22:41qui présente de la vol,
22:42je suis complètement d'accord
22:43avec ce que dit Renan,
22:45puisque l'absence de visibilité
22:47et l'hétérogénéité,
22:49finalement,
22:49des trajectoires budgétaires
22:50posent un problème
22:51pour l'investisseur marginal
22:52qui est sans doute
22:53effectivement l'investisseur étranger.
22:54Donc, plutôt cap sur le crédit.
22:56Le crédit européen,
22:57en plus,
22:57il est de meilleure qualité
22:58que son homologue américain,
22:59donc il n'y a pas eu de défaut.
23:01Il y a encore de la croissance,
23:02on ne le dit pas assez,
23:03mais il y a de la croissance en Europe
23:04et elle est sans doute
23:05sous-estimée en fait
23:06par le consensus.
23:07Donc, même si c'est dispersé
23:10parce que l'Espagne caracole
23:11et que finalement,
23:12la France ne fait pas très bien
23:14malgré les derniers chiffres
23:15de croissance
23:15et que l'Allemagne retrouve
23:17un peu des éléments
23:17de contraction,
23:18finalement,
23:19il y a encore un vivier de croissance
23:20qui profite finalement au crédit.
23:23On va parler rapidement
23:23de la saison de publication
23:24des résultats.
23:26Finalement,
23:26ça ne se passe pas trop trop mal.
23:28Il faut être plutôt tactique
23:30et surtout, en fait,
23:31viser certains secteurs
23:31qui ne seront pas effectivement
23:32impactés et touchés
23:34par des tarifs
23:35qui pourraient être prohibitifs.
23:38Donc,
23:39être plutôt sélectif,
23:40notamment sur le plan sectoriel
23:41et aller sur les classes d'actifs
23:42qui seront relativement immunisées
23:44par ces tarifs.
23:46Le high yield en fait partie.
23:47Merci beaucoup,
23:47messieurs,
23:48de leur participer
23:48à ce BFM Bourse Estival
23:50où, vous savez,
23:50tous les jours,
23:5017h30,
23:5118h,
23:52Mabrouk Chetouane,
23:53donc responsable
23:53de la stratégie globale
23:54de marché
23:55chez Natixis,
23:56IM,
23:56et donc Renan Blanc,
23:57gérant obligataire
23:58et analyste crédit
23:59chez Montpensier,
24:00Arbevel.
24:00Merci beaucoup.
24:01On se retrouve dans un instant
24:02pour le journal de 18h.
24:04et puis, bien sûr,
24:05on parlera du dossier SFR.
24:07C'est l'actu de ce lundi
24:08avec donc le tribunal de commerce
24:09de Paris
24:09qui s'est prononcé
24:10sur la restructuration
24:11de la dette
24:12de l'opérateur Télécom.
24:13A tout de suite.
24:14BFM Bourse,
24:17vos placements,
24:18nos conseils
24:19sur BFM Business.
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