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Jean-Philippe Tanguy, président délégué du groupe RN à l'Assemblée Nationale, était l’invité de #LaGrandeInterview de Sonia Mabrouk dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.

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Transcription
00:00Bonjour et bienvenue Jean-Philippe Tanguy.
00:02Bonjour, merci pour votre invitation et bonne rentrée à tous les enseignants et aux élèves.
00:06Effectivement, on leur souhaite le meilleur, on va en parler de cette rentrée-là.
00:08Il y a la rentrée politique, je précise que vous êtes député du Rassemblement National de la Somme
00:12et président délégué du groupe RN à l'Assemblée.
00:15Alors il y a une semaine, Jean-Philippe Tanguy, du vote de confiance.
00:17Le Premier ministre entame aujourd'hui des consultations politiques,
00:20espérant encore convaincre, comme il l'a dit hier sur notre antenne,
00:24il ne veut pas dire au revoir aux Français, François Bayrou.
00:27Et vous, que lui répondez-vous ce matin ?
00:29Je crains qu'il profite bientôt de son nouveau bureau à Pau,
00:32qu'il a fait rénover pour 40 000 euros, si vous voulez.
00:35Ce n'est pas possible d'être aussi déconnecté de la situation des Français.
00:39Il l'avait déjà fait la semaine dernière, il l'a refait hier.
00:42Il fait croire que nos compatriotes seraient responsables de l'endettement,
00:46que les Français auraient croqué leur propre argent,
00:48qu'ils auraient mis notre pays dans cette situation.
00:50Et c'est totalement irresponsable.
00:52Moi, je suis scandalisé par tous ces responsables macronistes
00:55qui font tout ce qu'ils peuvent pour arriver au pouvoir,
00:58pour arriver, comme ils disent, aux responsabilités.
01:00Et une fois qu'ils sont responsabilités, ils ne sont responsables de rien.
01:03Ils disent précisément que ce ne sont pas les gouvernements qui ont dépensé l'argent,
01:06mais les Français par leur choix, finalement.
01:08Non, mais c'est totalement faux.
01:09C'est faux, puisque ce sont les choix qu'ont fait les macronistes et d'autres
01:12qui ont mis notre pays dans cette situation.
01:14Un seul exemple qui, malheureusement, a coûté très cher aux Français,
01:17l'énergie.
01:18Toute la politique pour lutter contre la hausse des prix de l'énergie.
01:21Faire des chèques partout, au lieu de sortir des règles fausses
01:24et illégitimes du marché européen d'électricité,
01:28si on avait appliqué la méthode de Marine Le Pen et de Jordan Bardella,
01:30à savoir sortir de ces règles qui imposent des tarifs prohibitifs à la France et aux Français.
01:35On n'aurait pas payé des dizaines de milliards d'euros.
01:37Si on avait eu une politique sur le gaz, sur le carburant, sur le fioul,
01:42qui était liée au programme de Marine Le Pen,
01:43on n'aurait pas payé autant d'argent.
01:45Et en plus, l'économie française serait allée mieux.
01:47Et vous savez ce qu'il a fait la semaine dernière,
01:49pendant qu'il faisait des leçons aux Français ?
01:50Il vient de solder l'intérêt des barrages hydroélectriques français à Bruxelles.
01:55C'est-à-dire, après avoir donné un quart de la production nucléaire pendant 20 ans,
01:59ils vont donner un quart de la production hydroélectrique.
02:01Donc, il continue les erreurs qui ont coûté cher aux Français.
02:04C'est sa responsabilité.
02:06Lui, il se voit, pardonnez-moi, comme un lanceur d'alerte,
02:08comme le chevalier blanc de la dette,
02:09qui va d'ailleurs peut-être tomber sur le champ d'honneur de la dette.
02:12Vous vous dites, à l'inverse, c'est un faux soyeur à vous entendre ?
02:15Il agit comme un repenti.
02:16Vous savez, ceux, les malfrats, qui dénoncent leurs camarades en espérant avoir une remise de peine,
02:21alors qu'il est toujours à la tête du gang.
02:23Donc, il est toujours responsable de la politique macroniste qu'ils ont menée.
02:26Pourquoi est-ce qu'on n'a pas confiance en François Béroud ?
02:28C'est que le plan qu'il a annoncé,
02:30c'est 20 milliards de plus de prélèvements ou de privations pour les Français.
02:33Il n'y a aucune économie structurelle.
02:35Donc, ce n'est pas un procès contre la personne de François Béroud qui n'a aucun intérêt.
02:38C'est un procès contre la politique qui a été menée, qui nous a mis dans cette situation.
02:43Et il continue toujours les mêmes vieilles recettes qui n'ont pas fonctionné.
02:46Avec peut-être des ouvertures hier.
02:47Vous parlez de la personne.
02:49On sait qu'il y avait plutôt, comment dire, une relation directe entre François Bayrou et Marine Le Pen.
02:54Est-ce que vous pouvez expliquer une fois pour toutes, puis on parlera du fond,
02:57le sujet de la lettre de Marine Le Pen ?
03:00Marine Le Pen a effectivement écrit avec des propositions au Premier ministre.
03:03Si ça en est expliqué hier, il n'y avait pas de vacances, si je puis dire, au sein du RN et des autres partis.
03:10Mais pas du tout.
03:11Enfin, des autres partis, je ne sais pas.
03:12Mais en tout cas, du Rassemblement National, absolument pas.
03:14Donc, Marine Le Pen a écrit, une lettre assez longue, d'ailleurs assez précise,
03:17en reprenant l'ensemble des propositions de François Bayrou,
03:19expliquant pourquoi elles n'étaient pas bonnes et les propositions que nous faisions
03:22pour lutter contre les grands tabous.
03:24Et en fait, rompre avec la politique qui a mis notre pays dans cette situation.
03:28Parce que François Bayrou, qui dit qu'il n'a pas de responsabilité là-dedans,
03:31le premier budget en déficit, il y a 50 ans, sous Valéry Giscard d'Estaing,
03:35c'était quel parti politique ?
03:36C'était l'UDF, c'était le parti de François Bayrou.
03:39Donc, en fait, la boucle est bouclée.
03:40Et François Bayrou fait le procès de sa propre force politique
03:42qui, avec les socialistes, avec la fausse droite, a mis notre pays dans cette situation.
03:47Donc, Marine Le Pen lui a écrit, a dit,
03:48il faut rompre avec la politique d'accueil immigrationniste,
03:52qui nous coûte plusieurs dizaines de milliards d'euros,
03:55il faut rompre avec la soumission à l'Union Européenne,
03:57qui nous coûte plusieurs dizaines de milliards d'euros.
03:58Sur le coût de l'immigration, sur la contribution française au budget européen.
04:03Vous avez entendu ?
04:03J'ai entendu vos questions, j'ai entendu vos questions,
04:06mais je n'ai pas entendu sa réponse.
04:08Je n'ai pas entendu sa réponse, et les Français n'ont plus d'ailleurs.
04:11Merci pour cette contribution au débat public.
04:14Donc, le premier ministre de la France, 7e puissance mondiale,
04:17va donc commencer à réfléchir au problème de l'immigration.
04:19Donc, en fait, hier, on a eu, une fois de plus,
04:21un marathon dans son salle de porte ouverte.
04:23François Béroud nous a expliqué qu'il était important de savoir qui rentrait en France
04:27et de savoir qui pouvait en sortir.
04:29Donc, merci pour cette contribution.
04:31Je pense qu'après 40 ans de carrière politique,
04:33c'est la seule chose que François Béroud a à dire face aux 500 000 entrées dans notre territoire d'immigrés
04:39qu'on ne veut et surtout qu'on ne veut pas.
04:41Eh bien, c'est une contribution un peu faible.
04:42Et ça veut tout dire de François Béroud.
04:44C'est-à-dire qu'en fait, après 30 ans, 40 ans de vie politique,
04:47François Béroud n'a toujours pas réfléchi fondamentalement au coût de l'immigration.
04:51Ça ne l'intéresse pas.
04:52Donc, il enfonce des portes ouvertes, il dit des banalités
04:54pour expliquer qu'il ne faut surtout pas stigmatiser les immigrés.
04:58Personne ne stigmatise les immigrés.
05:00On stigmatise les macronistes, les responsables politiques
05:03qui ont fait rentrer ces immigrés,
05:04alors que la France n'avait pas besoin d'eux,
05:06elle n'a toujours pas besoin d'eux et nous coûte très cher.
05:08Est-ce qu'au moins, pour qu'on comprenne bien,
05:10François Béroud fait du diagnostic de la vision de la réalité,
05:15je veux dire, une condition nécessaire ?
05:17Est-ce que vous êtes d'accord sur le fait que nous sommes un pays surendetté
05:20et que si nous continuons comme ça, nous ne serons plus libres ni souverains ?
05:24Une fois encore, il enfonce des portes ouvertes.
05:26Pourquoi est-ce que nos compatriotes sont exaspérés ?
05:28Pas 50-50 dans l'opinion.
05:30On est à 80% de Français qui ne peuvent plus supporter,
05:33qui n'apportent plus leur soutien à François Béroud.
05:35Parce qu'ils ressentent sans doute la même chose que moi.
05:37J'ai entendu sur le terrain, dans ma circonscription,
05:39ou ailleurs en France cet été.
05:40Ils ne supportent plus qu'ils nous disent des évidences
05:42et qu'ils ne fassent rien.
05:43Il y a une proportion, si vous voulez, c'est inversement proportionnel
05:46entre la gravité, le cinéma que nous fait M. Béroud
05:50en répétant 100 fois la même chose,
05:51et son absence totale de solution.
05:53Donc quoi qu'il arrive...
05:53Vous étiez dans la pièce hier, pendant une heure et demie.
05:56Est-ce qu'il vous a fait une seule proposition pour réduire le déficit ?
05:59Vous n'avez pas trouvé qu'il y avait une ouverture sur la réforme de l'État ?
06:01Vous n'avez pas trouvé qu'il pouvait peut-être réfléchir
06:04sur la contribution française à l'Union Européenne ?
06:06Ça veut dire, Jean-Philippe Tanguy, vous nous dites ce matin
06:08que quoi qu'il arrive et quoi que vous échangez
06:12entre le RN et le Premier ministre demain,
06:14rien ne va changer le 8 septembre ?
06:15Le 8 septembre, je ne sais pas.
06:17Mais ce qui va changer pour les Français,
06:18si on ne se débarrasse pas de M. Béroud,
06:20et de sa politique surtout,
06:21c'est 20 milliards d'impôts et de privation de droits.
06:25De privation de droits.
06:27C'est-à-dire des gens ont contribué.
06:28Les retraités ou ceux qui vont rentrer à la retraite,
06:30ils ont cotisé.
06:31M. Béroud ne semble pas le comprendre.
06:33Vous parlez des boomers, d'ailleurs.
06:34Les Français, ils paient des impôts,
06:35ils paient déjà beaucoup d'impôts,
06:36et en face, ils ont droit à des services publics de qualité.
06:39Et une fois de plus, par ailleurs,
06:40il y a beaucoup de sujets sur lesquels ils ne répondent pas.
06:42Par exemple ?
06:42Par exemple, toujours, la politique de taxes,
06:46les taxations que veut nous imposer l'Union Européenne.
06:48Avant 2027, avant la prochaine présidentielle,
06:51il y a 24 milliards de nouvelles taxes
06:54que l'Union Européenne veut nous imposer
06:56sur les taxes carbone,
06:58sur un certain nombre de crédits carbone,
07:00de soi-disant, une fois de plus, l'écologie punitive.
07:01Ça fait cinq fois que dans mes entretiens
07:04que je mène au nom de Jordan Bardel et de Marine Le Pen,
07:07je pose la question pour savoir si, oui ou non,
07:09ils vont encore ajouter 18 centimes de taxe sur le carburant.
07:12C'est le quotidien des gens.
07:12C'est aujourd'hui les gens qui vont amener leurs gamins à l'école.
07:16Tous les jours, il faut payer l'essence.
07:17Eh bien, ils ne veulent pas répondre sur ces taxes.
07:19Donc, en fait, ils se moquent des gens,
07:21ils se moquent de nous,
07:22et après, ils veulent qu'on leur fasse une concurrence.
07:22Est-ce qu'on peut clarifier un point ?
07:23Est-ce que vous avez demandé,
07:25comme semble le dire le Premier ministre,
07:26une suppression de la contribution française au budget européen,
07:30ou est-ce que vous voulez freiner la hausse
07:32de cette contribution au budget européen ?
07:34Et est-ce que vous pouvez nous rappeler, selon vous,
07:36quels sont justement les montants ?
07:38À quel niveau la France est contributeur net au budget européen ?
07:42Ce n'est pas selon moi,
07:42c'est selon quelqu'un qui sait lire un rapport budgétaire.
07:45Et cet exemple hier...
07:46Vous n'êtes pas d'accord sur les chiffres avec M. Bayrou ?
07:48Je ne suis pas d'accord,
07:48c'est que le réel n'est pas d'accord avec M. Bayrou.
07:50C'est un enfant de 6 ans qui sait lire,
07:52ça n'arrive plus souvent malheureusement,
07:53un rapport,
07:54il pourrait répondre à la place de M. Bayrou.
07:56Quel cynisme, ce matin ?
07:57Ce n'est pas du cynisme,
07:58c'est que je suis effectivement un peu exaspéré,
08:00si vous voulez,
08:01au nom des compatriotes qui nous font confiance.
08:03D'entendre M. Bayrou qui fait la leçon à tout le monde,
08:05qui ne sait même pas
08:06combien la France reçoit de l'Union européenne.
08:08Donc il a dit hier 31 milliards.
08:10Donc je le dis, M. Bayrou,
08:12la France reçoit entre 8 et 12 milliards d'euros
08:15de l'Union européenne,
08:16elle paye 24 milliards d'euros l'année dernière,
08:19elle devra payer 31 milliards d'euros l'année prochaine.
08:22Donc en fait, il a inversé.
08:24Non mais c'est quand même grave.
08:24On comprend pourquoi les comptes de la France
08:27sont dans cette situation.
08:28Si le Premier ministre de la France
08:29se trompe et inverse
08:30ce que la France reçoit,
08:328 à 12 milliards,
08:33et ce que la France doit payer l'année prochaine,
08:3631 milliards,
08:37je comprends que les comptes soient ruinés
08:38parce que s'ils pensent qu'on touche alors qu'on paye,
08:40effectivement, il y a un petit problème.
08:42Deux sujets rapidement.
08:43Suppression des jours fériés.
08:44Le Premier ministre affirme que cette mesure est discutable,
08:46parlant plutôt d'un jour.
08:47On sait combien elle a exaspéré
08:49de nombreux Français,
08:50d'ailleurs la classe politique,
08:51quelles que soient les convictions et les tendances.
08:54Là encore, vous n'y voyez pas de concession,
08:56d'ouverture, de recul possible.
08:57Il n'y a aucune concession,
08:58ça n'existe pas cette mesure autrement
09:00que dans l'esprit tordu de François Béroud,
09:02qui veut une fois plus...
09:04Mais parce que ça n'a pas encore été voté.
09:06Ça ne nous a pas échappé.
09:07Ça semble échapper à M. Béroud, une fois plus.
09:10La France qui travaille ne peut plus tout payer
09:12dans notre pays.
09:13C'est une réalité.
09:14Une fois plus, les chiffres sont là.
09:16Les classes moyennes et populaires françaises
09:18paient beaucoup d'impôts,
09:19paient beaucoup de taxes
09:20et ont un salaire qui est réduit.
09:22Parce que derrière ça, il y a quoi ?
09:23La réalité, c'est que depuis 2008,
09:25donc depuis presque 20 ans,
09:27le PIB par habitant de la France,
09:28c'est-à-dire la richesse par français,
09:30stagne.
09:31C'est-à-dire que plus ils ont endetté notre pays,
09:33plus ils ont été à la tête de notre pays,
09:35plus les Français se sont appauvrés.
09:37Et les Français le sentent bien.
09:38J'entendais cet été qu'aujourd'hui,
09:40même ceux qui ont les moyens de partir en vacances,
09:42ils peuvent même plus payer un restaurant
09:43au bord de la mer
09:45ou dans leur lieu de villégiature,
09:47tellement le coût de la vie a augmenté
09:48et que les salaires n'ont pas suivi.
09:49Donc la crise de la consommation dans notre pays,
09:51qu'est-ce qu'elle veut dire ?
09:52Elle ne veut pas dire que les Français abusent.
09:54Elle veut dire que les dirigeants ont ruiné,
09:56ont appauvri notre pays.
09:57Est-ce qu'on se rend compte que ça fait 20 ans,
09:59donc une génération,
10:01que les salaires,
10:01donc la richesse par habitant n'a pas augmenté ?
10:03Parlons de génération.
10:04Un enfant qui est né il y a 20 ans,
10:06dans sa famille,
10:07sa mère ou son père
10:08ont toujours le même niveau de vie.
10:09Alors parlons des parents
10:10et parfois même des grands-parents,
10:11puisque ce sont les boomers
10:13dont François Bayrou fait partie.
10:15Il n'a pas reculé sur ce qu'il a dit,
10:18alors qu'on sait que c'est quand même une partie
10:19de l'électorat macroniste.
10:22Il affirme encore que c'est une partie,
10:23en tout cas pas une génération,
10:24mais qui a profité d'une situation
10:26et qui ne pense pas tellement
10:27aux conséquences de la dette.
10:29Que lui répondez-vous ?
10:29Je lui réponds que la seule génération
10:31qui a profité,
10:32c'est la génération macroniste au pouvoir
10:33et ses amis du système,
10:35la fameuse UMPS,
10:37que dénonçait avec raison Marine Le Pen.
10:38Donc eux, tout va bien pour eux.
10:40Ce sont des gens qui vivent au crochet de l'État
10:41depuis 40 ans,
10:43qui pensent qu'ils ont le monopole du pouvoir,
10:45qu'il n'y a qu'eux
10:45qui sont légitimes à gouverner.
10:48C'est l'arrogance du macronisme
10:50hier de l'UMPS.
10:51Vous avez retrouvé la musique,
10:53le chaos ou alors la confiance ?
10:55Mais c'est eux le chaos,
10:56que ce soit sur le régalien,
10:57sur l'éducation,
10:58le niveau de notre pauvre école,
11:00avec cette pauvre Elisabeth Borne
11:01qui n'a rien à proposer
11:02à l'école française
11:03que de vouloir changer la devise du panthéon.
11:05Il faut parler des premières pistes,
11:05il y en a quand même.
11:06C'est pathétique.
11:06Tous ces gens sont pathétiques.
11:08Ils sont aussi pathétiques
11:09qu'ils sont arrogants.
11:10Ils pensent qu'ils sont les seuls
11:12à pouvoir gouverner.
11:13Ils s'arrangent entre eux.
11:14L'année dernière,
11:15ils ont magouillé avec le PS
11:16et les Insoumis
11:17pour faire barrage
11:18à la rupture
11:19qu'incarnaient Jordan Bardella
11:20et Marine Le Pen.
11:20Vous avez entendu par des mots
11:21sur ce sujet
11:22que François Bayrou
11:23n'est pas tellement
11:23pour le Front républicain.
11:25Est-ce que c'est une forme
11:25de lucidité
11:26en se disant
11:27la situation a changé ?
11:29Vous n'êtes pas convaincu
11:30de ce qui a été dit hier ?
11:31De toute façon,
11:31je ne suis convaincu
11:32par aucun mot
11:33qu'a prononcé François Bayrou.
11:35Alors soyons d'un...
11:36Jean-Philippe,
11:36ce matin,
11:37on dit que le 8 septembre,
11:39le coup près est déjà tombé
11:40et que nous en sommes
11:41à savoir s'il va y avoir
11:42une dissolution
11:42ou tout simplement
11:44un remplacement
11:44de Premier ministre.
11:45Mais il faut une dissolution
11:47pour en fait réaliser
11:48l'espoir
11:49que voulaient les Français
11:50l'année dernière
11:51avec les élections.
11:52L'année dernière,
11:52quand ils ont fait barrage
11:53à Jordan Bardella,
11:55le MPS,
11:56le Parti unique,
11:57main dans la main
11:58avec les Insoumis ?
11:59Ils n'ont pas seulement fait barrage
12:00au Parti Rassemblement National,
12:02ils ont fait barrage
12:03à l'espoir,
12:04à la demande de rupture
12:05qu'on a incarnée.
12:06Et qu'ils le veuillent ou non,
12:07le Rassemblement National
12:08avec Marine Le Pen,
12:09Jordan Bardella,
12:09incarne cette rupture.
12:10Nous sommes les seuls
12:11à avoir le courage,
12:12à avoir le programme
12:13pour rompre avec
12:14cette mauvaise politique
12:15qui dure depuis 50 ans.
12:1750 ans de mauvaise politique
12:18qui ont mis notre pays
12:19dans cet état-là.
12:20Et en fait,
12:21on est exactement
12:21dans la situation
12:22de la fin de la 4ème République
12:23où ils avaient inventé
12:24ce qu'on avait appelé
12:25les apparentements.
12:26C'est-à-dire que
12:26tout le système
12:27de la 4ème République
12:28pour empêcher
12:29le général de Gaulle
12:29d'arriver au pouvoir
12:30s'arrangeait.
12:31Eh bien,
12:31on est exactement
12:32dans la même situation.
12:32Pour empêcher l'espoir,
12:34pour empêcher la rupture
12:34qu'était le général de Gaulle
12:36en 1958
12:36qui est aujourd'hui
12:37Marine Le Pen,
12:38ils font barrage
12:39par tous les moyens.
12:39Il y a la situation
12:40de la France.
12:40Mais ça cèdera.
12:41Le barrage cèdera.
12:43Immobile.
12:44Enquissé avec les problèmes,
12:46on va encore tenir
12:47comme ça longtemps ?
12:48On le tiendra
12:49jusqu'à ce que les Français
12:51fassent un vrai choix.
12:52Il faut que nos compatriotes
12:53aussi,
12:54comment dire,
12:55ait la détermination
12:56de faire chuter
12:57ce faux barrage républicain
12:59qui empêche
12:59la France de se redresser,
13:01qui leur empêche
13:01de rendre le fruit
13:02de leur travail,
13:02qui empêche de rétablir
13:03la sécurité
13:04par l'arrivée au pouvoir
13:05de Jordan Bardella
13:06et de Marine Le Pen.
13:07C'est vraiment la mission
13:08que nous on a
13:08au Rassemblement National,
13:09c'est d'être plus convaincant,
13:11d'être meilleur
13:11pour, comment dire,
13:13mettre en échec
13:14nos adversaires
13:15qui utilisent
13:15les pires méthodes.
13:16Hier,
13:17la méthode de la peur,
13:18faire croire que
13:19sans eux ce sera le chaos,
13:20la diffamation,
13:22les fausses accusations.
13:22Mais il y a aussi
13:23un problème dans notre pays,
13:24c'est qu'il faut aussi
13:25que quand on a un débat politique,
13:26une part de la classe médiatique
13:28arrête de mentir aux Français,
13:29de raconter n'importe quoi.
13:31Quand je vois,
13:31j'ai écouté par exemple
13:32un certain nombre
13:33de médias ce week-end,
13:35France Inter,
13:36pour ne pas les nommer
13:36d'autres,
13:37France Culture,
13:37qui nous expliquait
13:38que l'espoir,
13:38c'était les socialistes
13:39avec le programme économique
13:41complètement indigent.
13:42Moi, si j'avais présenté ça
13:43au nom du Rassemblement National,
13:44je serais la risée
13:45de tout Paris.
13:45Le Premier ministre
13:45a répondu sur le programme.
13:47Pour le coup,
13:48elle avait raison.
13:48Le programme des socialistes,
13:49donc les impôts magiques,
13:51l'argent magique,
13:52c'est un mélange,
13:53si vous voulez,
13:53entre le Père Noël
13:54et Merlin l'Enchanteur.
13:56Alors,
13:56le Père Noël
13:56et Merlin l'Enchanteur,
13:58je ne sais pas
13:58s'ils vont les retrouver
14:00à l'école,
14:00mais les enfants
14:01sont donc sur retour,
14:02les élèves,
14:03les écoliers,
14:03vous leur avez souhaité
14:04tout à l'heure,
14:05Jean-Philippe Tanguy,
14:06une belle rentrée.
14:07La ministre de l'Éducation nationale
14:08parle de l'interdiction
14:09des téléphones portables
14:10au collège.
14:11Elle a évoqué
14:11les fouilles aussi
14:12face à l'épidémie des couteaux.
14:14Il y a une très grande
14:14inquiétude légitime
14:15des parents.
14:16Elle a parlé de l'IA,
14:17l'intelligence artificielle
14:18pour assister les professeurs
14:20et même,
14:20vous l'avez évoqué
14:21tout à l'heure,
14:21de dégenrer
14:22la devise du Panthéon.
14:23Tiens,
14:23dites-nous ce que cela
14:25pourrait donner
14:25si on dégenre
14:26la devise du Panthéon
14:27évidemment aux grands hommes,
14:29la patrie reconnaissante
14:30pour conclure.
14:31Ça ne donnera rien
14:32puisque ça n'a pas de sens.
14:34Madame Borne,
14:35à la tête de l'Éducation nationale,
14:36devrait ouvrir un dictionnaire
14:37pour savoir
14:38qu'homme avec un grand H
14:39désigne le genre humain,
14:40les hommes et les femmes
14:41et d'ailleurs
14:41des femmes méritantes
14:43évidemment sont rentrées
14:44au Panthéon.
14:44Il y en a sans doute
14:45d'autres à faire rentrer
14:46mais c'est sûr
14:46que ce n'est pas Madame Borne
14:47qui va finir au Panthéon
14:48vu le niveau.
14:49Je propose de regarder
14:49les images en direct
14:51et je les commente
14:51pour nos auditeurs d'Europe 1.
14:53C'est la ministre
14:53de l'Éducation nationale
14:54quelque part
14:55qui fait aussi sa rentrée.
14:57C'est classique
14:57pour un ministre
14:58de l'Éducation
14:59dans une école
15:00du 15e arrondissement.
15:02S'il y avait
15:02un défi majeur
15:04pour l'école
15:05sachant que ce gouvernement
15:06et donc Madame Borne
15:07peut tomber le 8 septembre,
15:09quel doit être le défi
15:10si vous,
15:10vous arrivez aux responsabilités ?
15:12Vous avez un ministre
15:12de l'Éducation nationale
15:13qui est RN.
15:14Quel est le premier défi
15:15à relever ?
15:16Et transmettre tout simplement
15:17l'amour de la France
15:18et par l'amour de la France,
15:19l'amour de la culture,
15:20l'amour du mérite,
15:21l'amour du savoir,
15:21les fondamentaux.
15:22Moi, je suis un enfant
15:23de l'école publique
15:24de la Médicatographie républicaine.
15:26J'ai eu la chance
15:27d'avoir des professeurs formidables
15:28qui m'ont enseigné
15:29la rigueur,
15:30le mérite.
15:31J'ai pu gravir les échelons
15:32jusqu'à ce qu'on appelle
15:33les grandes écoles
15:34et je sais ce que je dois
15:35à l'école publique.
15:36Et c'est parce que je sais
15:37ce que je lui dois
15:37que je vois son effondrement
15:39et le fait qu'on ne demande
15:40qu'il n'y ait plus d'exigence
15:41pour les classes populaires
15:42et moyennes
15:43et donc de capacité
15:44à se transcender.
15:45Moi, j'ai pu, comment dire,
15:46faire les études
15:47dont je rêvais
15:47parce que l'école m'a dit
15:48qu'il fallait faire des efforts,
15:50qu'il fallait sortir
15:51de son milieu.
15:52Voilà, on ne m'a pas fait lire
15:53des recettes de cuisine
15:54et des textes
15:55d'Anna Nakamura,
15:57si on peut appeler ça
15:57des textes.
15:58Il faut sortir les élèves
15:59de leurs conditions,
16:01il faut leur montrer
16:01le meilleur possible,
16:03il faut leur montrer
16:03la grandeur de la France
16:04et d'autres civilisations
16:05qui ont des choses à apporter.
16:07Il faut se transcender.
16:07Avec la liberté d'aimer
16:08ou pas à Nakamura.
16:10Voilà, on peut aimer à côté
16:11et on peut faire du divertissement
16:12mais enfin, ce n'est pas Montaigne
16:13et ce n'est pas Simone de Beauvoir.
16:16Merci Jean-Philippe Tanguy,
16:18c'était votre grande interview.
16:19C'était une bonne journée,
16:19je vous dis à bientôt.
16:20Bonne journée et bonne rentrée.
16:21Merci.
16:21Merci.
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