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  • il y a 4 mois
Retrouvez Le 18/19 d'Hedwige Chevrillon en replay.

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00:00BFM Business et La Tribune présente
00:02Le 18-19 d'Edvie Chevrillon
00:07Retournons le 18-19 avec mon invité Amérezza Tofighi, président de la CPME, bonsoir.
00:15Bonsoir Edvie Chevrillon.
00:16Merci d'être avec nous, beaucoup de questions à vous poser.
00:20On sait qu'il y a des rendez-vous importants, il y en a un mercredi avec l'intersyndicale
00:25qui a mis un peu un ultimatum à Sébastien Lecornu en disant
00:29on veut être reçu et on veut des points d'accord, comme on dit.
00:34On va voir avec vous si vous voyez, vous, des points d'accord.
00:37Qu'est-ce que vous redoutez ? Est-ce que vous redoutez l'application de la taxe du CMAN
00:41comme les ETI qui ont écrit un communiqué extrêmement virulent
00:46avec des chiffres à la clé pour expliquer que c'est mortel pour les ETI ?
00:51Est-ce que c'est mortel pour les PME qui ne sont peut-être pas forcément dans la même logique
00:54avec ce seuil de 100 millions ?
00:56Et puis on parlera aussi de désindustrialisation pour savoir si elle est vraiment en marche.
01:01Et puis on parlera des ruptures conventionnelles.
01:03Tiens, c'est des abus très coûteux.
01:05On dit que le Premier ministre pourrait revenir là-dessus
01:08parce que les entreprises en sont un peu trop friands.
01:10Comme les salariés, il faut le reconnaître.
01:12Alors ces travaux d'Hercule, le Sébastien Lecornu,
01:14comment est-ce que vous voyez les choses ?
01:16Est-ce que vous êtes inquiets de ne pas avoir toujours de gouvernement ?
01:19Est-ce que vous vous dites, mais où est-ce qu'on est ?
01:21Bien évidemment, on est toujours inquiets lorsqu'on est dans l'attente d'avoir un gouvernement
01:26et dans l'attente d'en savoir plus sur les positions qu'on va avoir pour le budget.
01:31Maintenant, ce qui est important pour nous, c'est qu'on est dans un contexte économique difficile.
01:36Défendre les entreprises, c'est l'impératif et ça doit être l'objectif de toute la classe politique.
01:40Parce que défendre les entreprises, c'est défendre les salariés qui travaillent dans les entreprises,
01:42c'est défendre nos territoires.
01:44Oui, mais vous voyez bien que ce n'est pas le cas.
01:45C'est pour ça que je suis là devant vous et c'est pour ça que la parole qu'on porte auprès du Premier ministre,
01:51c'est de dire, attention, si on touche à l'entreprise dans un moment économique qui est difficile,
01:56dans un contexte international qui est difficile, on risque d'avoir un taux de chômage qui augmente,
02:02on risque d'avoir des entreprises qui sur les territoires disparaissent,
02:04des chefs d'entreprise qui ont mis toutes leurs économies et qui perdent tout,
02:06des salariés qui perdent leur emploi.
02:07Donc, il faut être bien conscient qu'attaquer l'entreprise, c'est la pire chose à faire aujourd'hui.
02:11Oui, mais ça, j'ai envie de dire, ici sur cette chaîne, le FM Business,
02:15on est tous relativement convaincus.
02:16Après, il y a entreprise et entreprise.
02:18Après, il faut voir qu'il y a ce problème de justice fiscale.
02:22Et puis, vous avez dit en sortant, puisque vous avez été reçu par le Premier ministre,
02:26vous allez être reçu de nouveau par le Premier ministre ou pas vous ?
02:28Alors, le rendez-vous n'est pas encore pris, mais j'espère bien qu'on sera reçu bientôt.
02:32D'accord, ok. Je croyais que vous aviez déjà été reçu.
02:34Oui, on a déjà été reçu, mais je veux dire le deuxième rendez-vous...
02:37Mais il est prévu, en tous les cas, on vous a dit que vous allez être reçu.
02:41Oui, qu'on serait de nouveau reçu, oui.
02:42Oui. Parce qu'en sortant, la première fois, vous avez dit
02:45« Je laisse ma chance au Premier ministre », on a senti une écoute.
02:50Parce que là, vous vous dites, quand vous voyez sortir ici ou là des infos et tout,
02:54vous vous dites « Ouh, l'écoute, là, je ne sais pas s'il sera à la hauteur de mes espérances ».
02:58Non, non, mais je laisse encore la chance au Premier ministre.
03:01On doit laisser la chance au gouvernement.
03:03On ne peut pas commencer en disant déjà que ce gouvernement va échouer.
03:06Donc oui, on laisse une chance au gouvernement, mais on est exigeant.
03:09Laissez une chance au gouvernement, ce n'est pas d'accepter des choses qui sont dangereuses
03:13pour l'économie, dangereuses pour les entreprises.
03:14Ok, alors qu'est-ce que vous refusez déjà ?
03:16Où sont les points non pas d'accord, mais de désaccord ?
03:19Vous dites, par exemple, les syndicats qui vont être reçus mercredi,
03:22Marie-Léon de la CFDT, tout comme Frédéric Souillot de FO,
03:27ils ont dit « L'abrogation de la réforme des retraites ».
03:29Vous, vous dites quoi ? C'est quoi votre étendard ?
03:34Vos étendards ?
03:35Déjà, taxer l'outil du travail.
03:38Taxer l'outil du travail aujourd'hui, la taxe Zuckman ou toute autre taxe
03:42qui taxerait l'outil du travail, donc l'entreprise,
03:46c'est affaiblir notre économie, c'est toucher toutes les entreprises.
03:49Parce qu'on va commencer par une taxe à 100 millions,
03:52et puis on va descendre à 50 millions, puis à 20 millions,
03:54parce que c'est comme ça que ça marche la France.
03:55Dès qu'on crée une taxe, ensuite on l'étend beaucoup plus.
03:57Et donc, on ne touche pas à l'outil du travail.
04:00On ne touche pas à l'outil du travail.
04:02Même Mitterrand, lorsqu'il a créé l'ISF, n'a pas touché à l'outil du travail.
04:05C'est la pierre chose à faire si on veut des entreprises en France.
04:07C'est une connerie, voilà, je vous le dis, c'est une connerie.
04:10Et donc, on ne touche pas à l'outil du travail.
04:11Alors, les détracteurs, puisqu'on voit là Gabriel Zuckman,
04:17disent, mais pas qu'eux, ils disent « Oui, mais attendez,
04:20les chefs d'entreprise, qu'est-ce qu'ils font ?
04:21Ils mettent tous les dividendes, tout ce qui est généré,
04:24tous les revenus de l'entreprise,
04:25ils les mettent soit dans une holding, soit dans leur outil professionnel.
04:29Comme ça, ils sont protégés.
04:31Est-ce qu'il n'y a pas des abus ? »
04:32Voilà, c'est ça un peu le...
04:33Mais bien sûr, mais moi, je ne dis pas qu'il n'y a aucun abus
04:35et je ne dis pas qu'il ne faut pas corriger des billets d'optimisation.
04:38Mais parlons de ça alors.
04:40Ne parlons pas de dire qu'on va taxer tous les entrepreneurs
04:42par rapport à leur valeur de leur entreprise.
04:45Prenons les cas en disant, là, par exemple,
04:47on a des cas d'abus, on a des cas où, à travers des holdings,
04:50peut-être que les dividendes restent dans la holding
04:51et que les personnes vivent sur la holding.
04:53Mais moi, je n'ai aucun problème à dire qu'il y a des sujets à corriger.
04:55Mais ayons un débat rationnel,
04:57ayons un débat, un vrai débat.
04:59Ne soyons pas sur les caricatures
05:00en mettant l'entrepreneur ou le chef d'entreprise
05:02comme si c'était aujourd'hui le coupable.
05:07Est-ce que...
05:08Donc, vous vous dites,
05:10vous reconnaissez qu'il faudrait plus de justice fiscale
05:13et est-ce que vous vous dites une deuxième étape
05:15dans votre raisonnement ?
05:16Est-ce que vous vous dites,
05:17et peut-être c'est vrai qu'il faudrait
05:19qu'on ait une taxation supérieure pour les ultra-riches
05:22dont vous ne faites pas partie, I presume ?
05:25– Mais moi, ce que je dis déjà,
05:26c'est quand il y a des effets d'optimisation
05:29qu'il faut corriger, corrigeons-les.
05:30Mais c'est normal, en fait.
05:33C'est normal qu'on ne tolère pas la suroptimisation,
05:35qu'on ne tolère pas de l'évitement à l'impôt.
05:37Et si c'est ça, pour vous, la justice fiscale,
05:40bien évidemment qu'il faut le faire.
05:42Et la recherche de justice fiscale,
05:43c'est normal, en fait.
05:46Maintenant, la taxation des ultra-riches.
05:48Moi, je n'ai pas de sujet, en fait,
05:49mais c'est quoi un ultra-rich, concrètement ?
05:52Est-ce qu'une personne qui a lancé une entreprise dans la tech,
05:55qui aujourd'hui, son entreprise,
05:56vaut plusieurs centaines de millions d'euros,
05:58parce que les investisseurs considèrent que
06:01peut-être qu'un jour, elle gagnera beaucoup d'argent,
06:03mais qu'aujourd'hui, l'entreprise ne gagne pas d'argent,
06:05et que le dirigeant ne gagne pas d'argent,
06:06est-ce que c'est un ultra-rich ?
06:08Parce qu'aujourd'hui, avec ces taxes Zuckman,
06:09on va demander aux dirigeants de payer un impôt
06:11sur l'argent qu'il n'a pas,
06:12de payer un impôt sur une valeur théorique de son entreprise,
06:15alors qu'il n'a même pas d'argent.
06:17Donc, c'est une taxe sur l'innovation.
06:19Oui.
06:21En même temps, vous voyez bien que,
06:23autant à gauche, la taxe Zuckman,
06:26c'est devenue le totem,
06:27autant pour, non pas forcément à droite,
06:30mais en tout cas pour l'échelle d'entreprise,
06:32la défense de la tech est aussi devenue un totem.
06:34Vous voyez ce que je veux dire ?
06:34C'est que chaque fois qu'on vous dit taxe Zuckman,
06:36vous répondez, tac, attention à l'immunisation.
06:38Je vous prends un autre exemple.
06:39Une ETI, une ETI sur les territoires.
06:42On a besoin d'avoir des ETI françaises,
06:44des ETI avec un actionnariat français
06:45qui soit fidèle au territoire.
06:48Eh bien, une ETI aujourd'hui,
06:48qu'est-ce qui va devoir se passer ?
06:49Une ETI qui gagne de l'argent.
06:51Eh bien, le dirigeant va devoir
06:52se verser beaucoup plus de dividendes
06:55pour une simple raison,
06:56c'est de payer un impôt derrière.
06:57Et donc, c'est une taxe contre l'investissement
06:59parce qu'au lieu d'investir l'argent dans l'entreprise,
07:01au lieu de pouvoir augmenter les rémunérations,
07:03elle va devoir sortir de l'argent de l'entreprise
07:05pour payer un impôt sur une valeur théorique de l'entreprise.
07:09Encore une fois, c'est une valeur théorique de l'entreprise.
07:10Ce n'est pas un revenu que le dirigeant est là.
07:13C'est une sorte de valeur
07:15que l'entreprise vaudrait X millions d'euros.
07:17Et donc, il faut que le dirigeant paye un impôt
07:19sur l'argent qu'il n'a même pas.
07:20C'est ça, en fait, le drame de cette taxe.
07:22Et en fait, on caricature le débat public.
07:24Alors, il faut bien expliquer que ce n'est pas un revenu.
07:27Ce n'est pas un revenu que les dirigeants...
07:28Oui, c'était tout le débat que j'ai eu avec Éric Coquerel
07:30pour savoir que le flux ou le revenu,
07:33ce n'était pas la même chose, évidemment,
07:34que le stock ou le patrimoine.
07:35Mais c'est ça qui est inquiétant.
07:36Mais après, c'est les excès.
07:37Après, c'est les excès.
07:39Mais corrigeons les excès.
07:41Corrigeons les excès au lieu de taper sur tous les entrepreneurs
07:43ou taper sur tous les patrons,
07:46taper sur toutes les entreprises.
07:47C'est ça le drame de notre pays, en fait.
07:48C'est qu'au lieu de corriger les excès,
07:51au lieu d'avoir un débat rationnel,
07:52on choisit de taper sur toutes les entreprises,
07:54sur tous les entrepreneurs, sur les riches.
07:56Moi, je n'oppose pas les riches aux autres.
07:58Est-ce que vous pourriez souscrire à cette déclaration
08:00de Bernard Arnault, le président d'LVMH,
08:02qui est un peu la cible, justement,
08:04de tous les opposants aux entreprises ?
08:08Dans une déclaration au Sunday Times,
08:10il dit qu'il s'agit d'une volonté clairement formulée
08:13de mettre l'économie à terre.
08:16Il a raison ou pas ?
08:17Ou vous ne lui dites plus rien
08:19parce que vous ne faites qu'envenimer le débat ?
08:23Écoutez, je ne sais pas si c'est une volonté
08:24clairement assumée de mettre l'économie à terre,
08:27mais ce que je pense, c'est que
08:28cette taxe Zuckman, si elle est mise en place...
08:29C'est prudent, c'est prudent.
08:31Non, non, mais je pense que cette taxe Zuckman,
08:32si elle est mise en place,
08:33concrètement, elle est dangereuse pour notre économie.
08:35Elle est très dangereuse pour notre économie.
08:37Et donc, non, je ne pense pas
08:39que c'est une volonté assumée
08:40de mettre l'économie à terre,
08:43mais dans les faits, ça va clairement
08:44avoir un impact très grave sur l'économie.
08:47Alors, ça, c'était la fiscalité.
08:49C'était le point important.
08:52Et après, on reviendra notamment
08:53sur la question de la désindustrialisation,
08:56des impôts de production.
08:58Juste, les autres points pour vous,
09:00importants, enfin, qui sont des lignes rouges,
09:03c'est quoi vos lignes rouges ?
09:05Globalement, le budget qui a été fait
09:07cette année, 2025,
09:09qui a été fait en février 2025...
09:10Lequel ?
09:11Michel Marnier ?
09:12François Bayrou ?
09:13Lequel ?
09:13Le budget que François Bayrou a fait passer
09:15au début d'année,
09:15est un budget qui a été avant tout
09:17un budget sur les entreprises.
09:18Ça veut dire de hausse de prélèvement,
09:20de hausse du coût du travail,
09:21de hausse de fiscalité.
09:22Nous, ce qu'on demande, c'est...
09:24On est à un moment où...
09:24Donc, pour vous, c'était niaque.
09:26On a accepté l'année dernière,
09:27on n'a pas eu le choix.
09:28Là, on dit pas une nouvelle fois.
09:29Pas une nouvelle fois des entreprises
09:31qui sont encore une fois prélevées en plus.
09:33On a l'État qui doit baisser
09:36la dépense publique.
09:37On a aujourd'hui des dépenses sociales
09:40qu'il faut contrôler, encore une fois.
09:41Je ne dis pas qu'il faut attaquer
09:42les modèles sociales.
09:43Je dis juste que quand on voit
09:44l'explosion des arrêts maladie,
09:47aujourd'hui, et sur la hausse des coûts.
09:48Et donc, il faut avant tout
09:49baisser la dépense publique
09:51avant d'attaquer les entreprises.
09:52Les entreprises doivent être
09:53sauvegardées cette année
09:54parce qu'elles sont en danger.
09:55Et donc, pas de hausse du coût du travail,
09:57pas de hausse de la fiscalité
09:58des entreprises,
09:59pas d'attaque sur les mécanismes
10:01comme le pacte du travail
10:02qui permet aux entreprises
10:03d'être transmises
10:04pour garder un actionnariat français
10:06pour que les entreprises
10:06restent françaises.
10:07Oui, mais là, encore,
10:08alors quand vous discutez
10:09avec des députés de gauche
10:13ou des anciens ministres,
10:14ils se disent oui,
10:14mais il y a quand même
10:15il y a des biens professionnels
10:17qui sont mis dedans
10:18alors que, enfin,
10:19des biens qui ne sont pas
10:20des biens immobiliers
10:21qui sont à la limite
10:23du professionnel,
10:25pour ne pas dire,
10:25enfin, plutôt du privé.
10:27Il y a, on trouve des bateaux,
10:28des choses comme ça.
10:30Bon, donc,
10:31ce pacte des treilles,
10:32il faut un peu le redéfinir.
10:33Vous êtes d'accord ?
10:34Non, mais la réalité,
10:35c'est que ce que vous dites,
10:36c'est illégal.
10:37C'est de l'abus du bien social.
10:38Et ça, il faut avoir des contrôles
10:40et il faut le condamner.
10:41Moi, encore une fois,
10:42je ne défends pas
10:43des choses qui sont indéfendables.
10:45Vous dites quoi,
10:45vos adhérents ?
10:46Parce que le CPME,
10:47c'est quand même
10:47le deuxième syndicat patronal.
10:48Vous leur dites quoi ?
10:49Bon, mais maintenant,
10:50il faut être un peu...
10:51Je n'ai pas besoin
10:52de leur dire, en fait.
10:53Vous savez,
10:53c'est une minorité, ça.
10:54Ne commençons pas
10:55à dire que ces minorités
10:57de cas sont la majorité
10:58des chefs d'entreprise.
10:59Moi, je n'ai pas besoin
10:59de leur dire.
11:00La réalité, c'est que
11:00tous les patrons
11:01disent la même chose.
11:02Après que certains abusent,
11:04nous, on ne soutient pas ça.
11:06Et je pense qu'il faut
11:06des contrôles.
11:07Et s'il faut que le pacte du travail
11:08soit adapté pour éviter les abus,
11:10adaptons-le pour éviter les abus.
11:11Moi, ce que je vous dis,
11:12c'est que le mécanisme
11:13du pacte du travail
11:14qui permet aux entreprises
11:15d'être transmises
11:16et donc de rester
11:17des entreprises françaises,
11:18c'est capital pour notre économie.
11:20C'est capital pour les entreprises
11:21qui restent en France.
11:22Et c'est ça, le sujet.
11:22Vous savez,
11:23on parlait de fiscalité.
11:23Moi, je vais vous dire quelque chose.
11:26Aujourd'hui,
11:26on se bat pour limiter
11:28les plateformes asiatiques à bas coût.
11:30Temu, Chain,
11:31ces plateformes qui, aujourd'hui,
11:32sont en train d'envahir
11:33le marché français,
11:34qui sont en train de mettre
11:34des pans entiers d'économie à terre.
11:36Les Américains ont mis 75 dollars
11:38de taxes
11:38et sont en train de tuer
11:40cet import de bas,
11:42de produits à bas coût
11:43aux Etats-Unis.
11:44Nous, on a dit,
11:45on allait peut-être mettre
11:452 euros de taxes.
11:46Avec 2 euros, on ne change rien.
11:47Moi, ce que j'aimerais,
11:48c'est que l'ensemble
11:48de la casse politique
11:49se batte ici pour mettre
11:50plus de taxes
11:50contre des entreprises chinoises
11:51qui sont en train de tuer
11:52notre économie française.
11:53Pourquoi, à la place de ça,
11:54ils se battent tous
11:55pour mettre plus de taxes
11:55pour les entreprises françaises ?
11:56Moi, je ne comprends pas.
11:57Moi, je ne comprends pas
11:58pourquoi c'est toujours
11:58le concours de celui
12:00qui met le plus de taxes
12:01sur les entreprises françaises
12:02au lieu de défendre
12:03les entreprises françaises
12:04contre, justement,
12:05ces entreprises
12:06qui sont en train
12:06de tuer notre économie.
12:07Est-ce que vous sentez
12:08qu'il y a un vrai divorce,
12:09quand même,
12:09entre l'échelle d'entreprise
12:10et la classe politique française ?
12:13Je crois que oui, aujourd'hui.
12:14Je crois qu'les entrepreneurs
12:15ne se sentent plus entendus
12:16quand on entend
12:17qu'on est des assistés,
12:19quand on entend ce débat
12:20sur les aides publiques.
12:21Mais en fait,
12:21ça nous met hors de nous.
12:23Il faut comprendre
12:23qu'on est le pays aujourd'hui
12:25qui a le niveau
12:25de prélèvement obligatoire
12:26le plus élevé d'Europe.
12:28On est le pays
12:28qui a la dépense publique
12:29le plus importante d'Europe.
12:30Donc, à un moment donné,
12:31il faut juste revenir sur Terre.
12:32On est encore en train
12:33de réfléchir à une nouvelle taxe
12:35dans le pays
12:35qui a le niveau d'impôt
12:36le plus élevé.
12:37Mais on se marche sur la tête,
12:38quand même.
12:38On n'est pas capables
12:39de réduire nos dépenses.
12:41C'est un peu l'ignorance
12:42économique et financière
12:43des hommes politiques ?
12:45Je pense qu'il y a
12:46une facilité
12:48dans le débat public
12:48de dire, oui,
12:49on va encore taxer
12:49les entreprises.
12:51Et puis,
12:52les conséquences sont
12:53à moyen terme.
12:53En effet,
12:54il y a moins de création
12:54d'emplois,
12:55il y a moins d'entreprises.
12:56Mais bon,
12:56c'est les prochains
12:57qui devront assumer ça.
12:59Justement,
12:59on va parler encore
13:00de tout ça.
13:01Amir Ezzatoufighi,
13:03en parlant
13:03des charges
13:05des aides
13:07des entreprises
13:07et puis des exonérations
13:09de cotisations sociales.
13:10On va voir ça.
13:11Est-ce qu'il faut y toucher
13:11ou pas ?
13:13On se retrouve tout de suite.
13:14On marque une pause.
13:14le 18-19
13:18d'Edwish Chevrion
13:19sur BFM Business.
13:23BFM Business
13:24et la Tribune
13:25présente
13:25le 18-19
13:29d'Edwish Chevrion.
13:32Allez,
13:33retour
13:34dans le 18-19
13:35avec mon invité
13:36Amir Ezzatoufighi
13:37qui est le président
13:37de la CPME.
13:38Encore beaucoup
13:38de questions
13:39à vous poser.
13:39On parlait un petit peu
13:40des travaux d'Hercule
13:41de Sébastien Lecornu
13:43que vous attendez
13:44un deuxième rendez-vous,
13:45vous aussi.
13:46Pour l'instant,
13:47vous n'avez pas de date
13:48mais ça va venir.
13:49Et puis,
13:49je demandais un peu
13:49où étaient les lignes rouges
13:50et sur quoi vous vous attendez.
13:52Donc là,
13:53vous avez été assez clair.
13:55Il y aura forcément
13:56une taxation
13:57sur les riches.
13:58Alors,
13:58où est-ce qu'on définit
14:00le niveau de richesse ?
14:01Pour vous,
14:01c'est quoi le niveau de richesse ?
14:03C'est très subjectif,
14:04vous savez le niveau de richesse.
14:05Mais pour vous,
14:06c'est pour ça que je vous pose
14:06la question,
14:07vous êtes chef d'entreprise,
14:08c'est quoi ?
14:09Au-dessus de vous,
14:10j'imagine,
14:10pour ne pas être taxé,
14:12mais à partir de là quoi ?
14:12C'est 100 millions
14:13comme le dit Gabriel Zuckman,
14:15c'est quoi la richesse ?
14:16C'est 4 000 euros
14:17comme le dit François Hollande
14:19de revenus ?
14:20Mais la question,
14:21c'est déjà,
14:21on parle de quoi ?
14:22Est-ce qu'on parle de patrimoine,
14:23de revenus ?
14:24Et ça,
14:24c'est la vraie question.
14:25Moi,
14:25je connais des dirigeants
14:26qui ont lancé
14:27des très très belles entreprises
14:28qui à un moment donné
14:28ont valu 300 ou 400 millions d'euros
14:30et qui à la fin,
14:31en fait,
14:31sont tombés
14:31et la personne n'a rien gagné.
14:33Donc,
14:34est-ce qu'elle est devenue
14:34très très riche
14:35à un moment donné
14:35et puis après,
14:36tout perdu ?
14:36C'est ça la réalité aussi ?
14:37Et d'autant plus
14:38tout perdu
14:39qu'il n'y a pas
14:39les assurances chômage,
14:40en tous les cas,
14:41pour les mandataires sociaux.
14:43Exactement,
14:43on perd nos économies
14:44et on n'a pas le chômage derrière.
14:45C'est ça la réalité de l'entrepreneur.
14:46Est-ce que vous ne dites pas,
14:47quand même,
14:47lorsque vous voyez
14:48les déclarations un peu
14:49non-somme de Bernard Arnault,
14:51le président des LVMH,
14:52qui est au cœur du débat,
14:53on a l'impression
14:54que la France,
14:54manière de la question,
14:55c'est pour ou contre Bernard Arnault,
14:56c'est un peu devenu ça
14:57l'objet de l'avenir
14:59de la France.
15:00Vous ne vous dites pas
15:00de temps en temps
15:01mais attendez,
15:02nous on est des PME,
15:03on n'a rien à voir
15:04avec M. Arnault,
15:05certes c'est une très belle réussite
15:06mais on n'a rien à voir.
15:07Il est en train
15:08de polluer le débat.
15:09Ce qui est sûr,
15:10c'est que moi,
15:10quand on parle de Bernard Arnault,
15:11moi je rappelle quand même
15:12que nous on représente
15:13des patrons de TPE,
15:14de PME,
15:15des personnes sur les territoires.
15:16Moi j'ai beaucoup de respect
15:17pour Bernard Arnault,
15:17j'ai beaucoup de respect
15:18pour ce qu'il a fait.
15:19Mais on ne peut pas avoir
15:20un débat
15:26c'est Bernard Arnault
15:27et à la fin englober
15:29tous les dirigeants
15:30de TPE, de PME
15:30et le risque de ce débat
15:32où en fait on est en train
15:33de mettre au pilori
15:35les chefs d'entreprise,
15:36c'est d'avoir l'impression
15:36que tous les patrons
15:38c'est des grands patrons
15:39qui gagnent des millions.
15:40Et bien non,
15:41la réalité c'est que
15:41des patrons,
15:42c'est l'artisan
15:43qui va faire les travaux
15:44chez vous,
15:45c'est des personnes
15:45qui d'abord payent
15:47leurs salariés
15:47avant de se payer eux-mêmes
15:48et qui parfois
15:48n'ont pas assez de quoi
15:50bien se payer chaque mois
15:51et qui prennent des risques
15:52tous les jours.
15:53Moi j'aimerais
15:53qu'on ait du respect
15:54pour ces entrepreneurs.
15:56La conjoncture
15:57est difficile en ce moment
15:58parce qu'on voit
15:59ça pèse sur le marché
16:00publicitaire,
16:01on voit bien
16:02qu'il y a un climat
16:02d'incertitude,
16:03d'attentisme,
16:04très fort.
16:05Elle est très difficile
16:06la conjoncture.
16:08Aujourd'hui on voit bien
16:08que les entreprises
16:10ralentissent
16:10leur investissement
16:11donc les sous-traitants
16:12sont repressés.
16:12Vous le voyez déjà
16:13parce que jusqu'à présent
16:14ça se tenait.
16:16Jusqu'à présent ça se tient
16:16mais en effet
16:18on a une croissance
16:18qui pour l'instant
16:19tient le choc,
16:20on a un taux de chômage
16:21qui n'augmente pas
16:22mais les signaux
16:23sont mauvais.
16:24Les signaux faibles
16:24c'est les investissements
16:26des entreprises,
16:26le moral des dirigeants,
16:27les recrutements prévus
16:28et donc les signaux faibles
16:29derrière dans plusieurs mois
16:32on va avoir l'impact
16:32sur la croissance,
16:33on va avoir l'impact
16:34sur le taux de chômage
16:35parce que ça prend du temps
16:37vous savez
16:37la croissance des entreprises
16:38les recrutements
16:39ça prend du temps
16:40à avoir un impact
16:41sur ces indicateurs-là.
16:42Vous pourriez vous partir
16:43à l'étranger ?
16:44Moi personnellement ?
16:45Oui.
16:46Vous avez une entreprise
16:47qui s'y prêterait
16:48depuis le temps de l'ex-service.
16:49Non mais moi
16:50je suis tellement fier
16:52d'être français
16:52j'aime beaucoup trop
16:53mon pays pour partir
16:53mais au moment où on va...
16:55Mais il y a une tentation
16:56vous avez des remontées
16:57ou pas ?
16:57Mais bien sûr que certains
16:58Non mais c'est vrai ?
16:59Non mais je sais pas
16:59Mais oui mais
17:00certains se disent
17:02à un moment donné
17:02puisque le débat
17:04c'est en permanence
17:05comment taxer encore plus
17:06ben certains se disent
17:08forcément
17:09pourquoi pas partir
17:10à l'étranger ?
17:11Vous savez
17:11les taxes
17:12qui rapportent beaucoup
17:13sur très peu de monde
17:14moi j'appelle ça
17:15un mirage
17:15un mirage
17:16parce que ça fait partir
17:17des gens
17:17parce que derrière
17:19certains changent
17:20leur comportement
17:21et donc l'impôt
17:22rapporte moins
17:22donc ça n'existe pas
17:23en fait
17:23c'est un mirage
17:24c'est une fiction
17:25il faut arrêter
17:25de vendre ce rêve
17:26aux français
17:27donc ça ne marche pas
17:28La question est
17:31comment réindustrialiser
17:32la France
17:33il y a un rapport
17:34donc du conseil
17:35des prélèvements obligatoires
17:36qui est rattaché
17:37à la cour des comptes
17:37qui a formulé
17:38des propositions
17:39et parmi elles
17:40la suppression
17:41de la C3S
17:42la contribution sociale
17:43de solidarité
17:44des sociétés
17:45il dit
17:45c'est donc un impôt
17:46de production
17:46les fameux impôts
17:48de production
17:49il dit lui
17:50en fait
17:51c'est pas le problème
17:52la fiscalité
17:53c'est plus les impôts
17:54de production
17:55la C3S
17:56et pour financer
17:57cette mesure
17:58il suggère
17:59de mettre fin
17:59aux exonérations
18:00sur les heures supplémentaires
18:02vous lui répondez quoi
18:03vous répondez quoi
18:04pardon
18:04le constat
18:06il est clair
18:07aujourd'hui
18:08sur les impôts
18:08de production
18:09on est deux fois
18:10au-dessus de la moyenne européenne
18:114%
18:12c'est deux fois
18:12la moyenne européenne
18:13c'est quatre fois
18:13ce qu'est l'Allemagne
18:15et on voit bien
18:15que c'est un des éléments
18:17majeurs
18:18de désindustrialisation
18:19d'écart de compétitivité
18:21avec les autres pays
18:22d'ailleurs
18:22ce rapport dit
18:23que ce n'est pas
18:23le seul sujet
18:23mais que c'est un sujet
18:24important
18:24donc oui
18:25le premier point
18:25c'est
18:26il faut diminuer
18:26les impôts de production
18:27si on veut produire
18:28en France
18:28il faut diminuer
18:29les impôts de production
18:30si on veut avoir
18:30des usines en France
18:31il faut diminuer
18:32les impôts de production
18:32il n'y a pas le choix
18:33après il y a d'autres sujets
18:34de foncier
18:34de formation
18:35de formalité
18:36à régler
18:37mais en effet
18:38le point des impôts
18:39pour vous c'est
18:39top on the list
18:40c'est le numéro 1
18:42le 8 par 8 c'est ça
18:43non mais c'est un ensemble
18:44réindustrialiser
18:44ça veut dire quoi
18:45ça veut dire avoir du foncier
18:46pour pouvoir avoir des usines
18:47avoir des personnes
18:49qui sont formées
18:49pour ça
18:50c'est de simplifier
18:51donc avoir des délais
18:53mais vous pensez
18:53que la suppression
18:54de la C3S
18:55ça ferait basculer
18:56parce que pour l'instant
18:58la désindustrialisation
19:00elle est en marche
19:00bien sûr
19:02mais vous savez
19:02à force d'avoir des politiques
19:03Emmanuel Macron
19:05nous a expliqué
19:05c'est ça qu'il faisait
19:07qu'il n'arrêtait pas de faire
19:08oui attendez
19:08mais la désindustrialisation
19:10elle a commencé
19:10il n'y a pas 7 ans
19:12elle a commencé
19:12il y a plus de 30 ans
19:13oui ok
19:13et d'ailleurs on a bien vu
19:14qu'avec la politique
19:15pro-business
19:16d'Emmanuel Macron
19:17on a de nouveau
19:18des usines qui ont vert
19:19on a un pays
19:19qui est devenu
19:20le pays le plus attractif
19:21de l'Union Européenne
19:21donc aujourd'hui
19:22on est dans le bon sens
19:24mais vous savez
19:24l'économie
19:24elle a besoin de long terme
19:25quand les investisseurs
19:27se disent
19:28là de nouveau
19:28il y a une politique
19:29pro-business
19:29et que d'un coup
19:30quelques années après
19:31on entend de nouveau
19:32des menaces
19:32d'augmentation de taxes
19:33et impôts
19:34comment on voulait
19:34que des investisseurs
19:35puissent faire
19:35des investissements
19:36long terme
19:36alors vous avez retenu
19:38la première partie
19:38il y a la deuxième partie
19:39qui était effectivement
19:40de mettre fin aux exonérations
19:42sur les heures supplémentaires
19:43ça va nous conduire
19:44aux différentes exonérations
19:46dont bénéficient
19:47les entreprises
19:48notamment sur
19:50les cotisations sociales
19:51vous avez vu
19:51il y a tout un débat
19:52sur les aides aux entreprises
19:53c'est 270 milliards
19:55c'est 211 milliards
19:56611 milliards
19:57c'est un peu
19:58la foire à la farfouille
20:00pourquoi pas 400 milliards
20:01en fait
20:02parce que
20:02ces chiffres
20:03en tous les cas
20:04reconnaissez
20:04que personne n'y voit clair
20:06ni les entreprises
20:06ni l'Etat
20:07donc ça veut dire
20:08qu'il y a un petit souci
20:09vous êtes d'accord
20:09c'est pas qu'il y a un souci
20:12c'est qu'aujourd'hui
20:12on a des politiques publiques
20:14qui sont mises en place
20:14par l'Etat
20:15par les collectivités
20:16par exemple la formation
20:17l'Etat souhaite
20:19qu'il y ait plus apprenti
20:19souhaite qu'on puisse
20:20former des jeunes
20:21et bien l'Etat
20:22met des moyens
20:22pour que les entreprises
20:23puissent recruter des apprentis
20:24pour qu'elles puissent les former
20:26et ça aujourd'hui
20:26on considère que c'est
20:27de l'aide à l'entreprise
20:28ben non
20:28moi je considère que
20:29c'est de la politique publique
20:29qui a été décidée collectivement
20:31vous parlez des allégements de charges
20:32mais c'est quoi
20:32les allégements de charges
20:33en fait concrètement
20:34les allégements de charges
20:35c'est favoriser
20:36cotisation sociale
20:36les syndicats
20:37nous reprennent toujours
20:38et à juste ce titre
20:39en disant
20:39c'est en fait
20:40ce qui fait ensuite
20:41qu'on a une retraite
20:42ou qu'on a un chômage
20:43vous avez raison
20:44ils me reprennent souvent aussi
20:45donc les allégements
20:46de cotisation sociale
20:47les allégements
20:47de cotisation sociale
20:54est-ce qu'on avait un taux de chômage
20:55très fort
20:56chez les salariés
20:57peu qualifiés
20:57aujourd'hui si on touche à ça
21:00qu'est-ce qui se passe concrètement
21:01et ben
21:01on va avoir un impact
21:03sur l'emploi des salariés
21:03peu qualifiés
21:04voire un impact
21:05sur la rémunération
21:06parce que l'entreprise
21:06mais pourquoi
21:07parce qu'à la limite
21:08si une entreprise
21:09a besoin
21:10d'employer
21:11pardon
21:12d'employer un salarié
21:14et ben elle l'embauche
21:15pourquoi elle a besoin
21:16d'une aide
21:16pour embaucher quelqu'un
21:17mais
21:18c'est pas qu'elle a besoin
21:19d'une aide
21:20pour embaucher quelqu'un
21:20c'est que le niveau de charge
21:21est tellement élevé
21:24non compétitif
21:28entre guillemets
21:29pour le client final
21:29parce que si tout le monde
21:31est prêt
21:31à payer beaucoup plus cher
21:32son prix final
21:33moi je fais de l'aide à domicile
21:34pour les personnes indépendantes
21:35donc moi mes salariés
21:36en effet j'ai des exonérations
21:37de cotisation patronale
21:39et ben la réalité
21:40c'est que si ces exonérations
21:42disparaissent
21:42ben qu'est-ce qui se passe
21:43le prix final
21:44qu'on doit facturer au client
21:45et ben il fait 40 ou 50% de plus
21:47ben si les personnes
21:48sont prêtes à payer
21:49mais la réalité c'est qu'à la fin
21:50ça va se ressentir
21:50sur le prix facturé au client
21:51si dans la restauration
21:53le serveur coûte beaucoup plus cher
21:54au restaurant
21:55ben qu'est-ce qui se passe
21:55et ben le restaurant
21:56va devoir augmenter
21:57le prix de ses plats
21:57en fait la réalité
21:59elle est très simple
21:59la réalité c'est qu'à la fin
22:01ça permet à ces métiers
22:02d'être plus compétitifs
22:04sur les autres points
22:06parce que paraît-il
22:07que Sébastien Lecornu
22:08pourrait revoir ce dispositif
22:10qui coûte assez cher à l'État
22:11c'est les ruptures conventionnelles
22:14on dit que c'est des abus
22:16enfin des abus
22:17parce que c'est vrai
22:18je crois qu'il y en a eu 500 000
22:19enfin on voit bien
22:20que les chassiers d'entreprise
22:21comme les salariés
22:22ben en fait
22:24ils aiment beaucoup
22:24cette rupture conventionnelle
22:26est-ce qu'il y a eu des abus
22:27est-ce que ça coûte trop cher
22:28est-ce que oui
22:28il faut mettre de l'ordre
22:29la rupture conventionnelle
22:32c'est un outil de paix sociale
22:33dans l'entreprise
22:34ça permet de bien gérer
22:36un départ d'un collaborateur
22:37et pour le coup
22:39parce que le ministère du travail
22:41vient de sortir le chiffre
22:42trois quarts des départs
22:43de rupture conventionnelle
22:44sont des départs
22:45qui sont à l'initiative du salarié
22:47donc c'est plutôt en général
22:49des salariés qui veulent partir
22:50et avoir le chômage
22:52plutôt que de démissionner
22:53donc est-ce qu'il y a des abus
22:55en tout cas il y a une volonté
22:56des salariés d'avoir une protection
22:57même en cas de démission
22:58on peut appeler ça abus
23:00on peut appeler ça
23:00modèle social français
23:01mais c'est sûr que ça a un coût
23:03aujourd'hui j'entends que ça a un coût
23:04maintenant
23:05qu'est-ce qu'on veut derrière
23:07parce que
23:07si on n'a pas de rupture conventionnelle
23:09il faut être conscient
23:10de ce qui se passe derrière
23:10ça veut dire qu'on recrée
23:12du conflit dans l'entreprise
23:13un salarié qui veut partir
23:14qui veut démissionner
23:15il va vouloir qu'on le licencie
23:16et ça la réalité
23:17c'est qu'en fait
23:18il va nous demander un licenciement
23:19donc la rupture conventionnelle
23:20coûte peut-être cher
23:21mais elle crée de la paix sociale
23:22dans l'entreprise
23:22Est-ce qu'on peut dire en conclusion
23:27on voit bien qu'on est en train
23:29de tout remuer
23:30que ce soit les exonérations de chaises
23:31les aides aux entreprises
23:32de charge
23:33la question des aides aux entreprises
23:35la question du pacte d'Utreil
23:37les impôts etc
23:38là tout est en train de remonter
23:39de secouer
23:41est-ce qu'il y a quelque chose
23:43de bien qui peut en sortir ?
23:46Moi je pense que dans les moments de crise
23:47il y a forcément des choses bien
23:48qui peuvent en sortir
23:48mais il faut avoir un débat rationnel
23:50il faut avoir de la bonne volonté
23:52de la raison
23:53de la raison
23:54ne pas aller sur des caricatures
23:56ne pas cibler
23:58les patrons
23:59les entreprises
23:59les entrepreneurs
24:00il faut avoir un débat
24:02qui soit au niveau
24:03du moment
24:04de la France aujourd'hui
24:05Retour de la lutte des classes
24:06un peu quand même
24:07non ?
24:08Justement non
24:08je pense qu'il faudrait
24:10qu'on se rende compte
24:11qu'aujourd'hui
24:12défendre l'entreprise
24:12c'est défendre les salariés
24:13qui travaillent dedans
24:14c'est défendre notre pays
24:14et moi j'aimerais que
24:15toute la classe politique
24:16aujourd'hui se demande
24:17comment défendre nos entreprises
24:18face au contexte
24:20international
24:20économique et difficile
24:21Merci beaucoup
24:22d'avoir été avec nous
24:24donc Amiretza Tofeghi
24:25le Président
24:26vous l'avez compris
24:26de la CPME
24:27qui défend les entreprises
24:28merci d'avoir été avec nous
24:31on verra
24:31vous nous tiendrez au courant
24:32de quand est-ce que
24:32vous allez revoir
24:33le Premier ministre
24:35tout de suite
24:36vous retrouvez
24:36pour le journal de l'écho
24:37évidemment
24:37Stéphanie Collot
24:38Bonne soirée
24:39Le 18-19
24:42d'Edwige Chevrillon
24:43sur BFM Business
24:45Sous-titrage Société Radio-Canada
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