Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 3 mois

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:0018h23, de retour dans Punchline sur CNews et sur Europe 1.
00:03On fait le point sur la mobilisation à l'appel des syndicats en demi-teinte,
00:06c'est le moins qu'on puisse dire, la moitié de monde dans la rue par rapport aux précédentes manifestations.
00:12On va rejoindre l'une de nos équipes sur place.
00:14Le cortège est en train de se disperser tranquillement dans le calme à Paris, c'est bien cela ?
00:18Ah bah oui, il y a du monde.
00:22Écoutez Laurence, il n'y a plus personne.
00:25Manifestation terminée ici à Paris.
00:27Plusieurs centaines de policiers et gendarmes tous décasqués.
00:29ont poussé dans le calme les derniers manifestants en dehors de cette place Vauban
00:33et qu'ils encerclaient il y a quelques minutes.
00:36Ils viennent à l'instant de repartir.
00:38Les manifestants eux aussi ont en très grande majorité quitté les lieux sans incident
00:42et les services de propreté de la ville ont déjà commencé leur travail de nettoyage.
00:47Alors un cortège parisien qui est arrivé dans sa totalité sur la place du 7e arrondissement
00:51aux alentours de 17h30 à côté de l'hôtel des Invalides.
00:54Une ambiance plutôt calme tout au long de cette manifestation très pacifique avec de la musique,
00:59quelques fumigènes, on a pu entendre les slogans habituels comme Macron démission
01:03ou Acabe également, des pancartes de révolte en faveur du pouvoir d'achat
01:07face à la dégradation des services publics mais aussi pour mettre la pression à Sébastien Lecornu.
01:1224 000 manifestants comptabilisés à Paris, c'est les chiffres de la préfecture,
01:16c'est beaucoup moins que les précédentes journées de mobilisation ici.
01:20Merci beaucoup, donc voilà, personne.
01:23Personne aux Invalides.
01:24Donc voilà, on résume ça en un mot, Gauthier Lourette ?
01:28Non, alors il s'est quand même passé deux, trois faits intéressants.
01:31On va parler du PS, attendez, attendez, attendez.
01:33D'abord la mobilisation.
01:34La mobilisation, je commente, il n'y a personne aux Invalides, qu'est-ce que je vous dise moi ?
01:39Il n'y a personne, ils sont tous rentrés chez eux.
01:40Il vaut mieux ça que quand ils cassent tout, il n'y a pas de shine.
01:43Évoquons ce qui s'est passé concernant le Parti Socialiste, Catherine Ney,
01:46parce que c'est très intéressant.
01:47Il y avait Olivier Faure et Boris Vallaud,
01:49et pour une fois, les manifestants ne créaient pas à bas les policiers
01:52ou tout le monde déteste la police, ils créaient tout le monde déteste le PS.
01:56Et PS Collabo.
01:58Tendez bien l'oreille pour nos amis auditeurs,
02:00c'est le début d'une prise de parole d'Olivier Faure et Boris Vallaud,
02:03et tout d'un coup, les slogans PS Collabo commencent à arriver.
02:08Écoutez.
02:08On verra si le Premier ministre est capable d'entendre le désir de changement
02:13qui s'est exprimé de façon parfaitement démocratique.
02:16Vous entendez PS Collabo, quelle est votre réaction ?
02:18Je ne sais pas si j'ai parlé.
02:21De vous ?
02:22Les gens qui manifestent ce type de slogan
02:24devraient se rappeler que tout ce pour quoi il manifeste,
02:27c'est à nous qu'ils le doivent.
02:29Parce que s'ils n'avaient pas eu la gauche depuis Jaurès,
02:32depuis Blôme, depuis Mitterrand,
02:33eh bien ils n'auraient pas aujourd'hui les droits qu'ils possèdent,
02:36et tous les droits qu'ils cherchent à défendre aujourd'hui,
02:40ils ne les doivent pas à n'importe qui, ils doivent à la gauche socialiste.
02:42Voilà, alors je salue le journaliste de CNews
02:44qui a posé la question à Olivier Faure qui disait,
02:47alors ils disent PS Collabo,
02:48on ne sait pas de qui ils parlent, c'est ça ?
02:50Oui, et on lui répond de vous.
02:52Vous savez, ils ont quand même un côté masochiste, le PS,
02:57parce que je vais quand même vous rappeler,
02:58il y a Raphaël Glucksmann qui dit,
02:59plus jamais d'alliance, présidentielle, municipale, législative,
03:03plus jamais d'alliance.
03:04Jérôme Guedj aussi qui dit pareil,
03:06alors les deux hommes sont un peu seuls au PS,
03:09mais on sait que Raphaël Glucksmann rêve de l'investiture des socialistes
03:11pour la présidentielle de 2027.
03:13Ce week-end, qu'est-ce qui se passe ce week-end
03:15sur la circonscription des Français de l'étranger,
03:18notamment du côté de l'Espagne ?
03:19Il y a un second tour, Renaissance LFI.
03:22Qu'a fait le PS d'Olivier Faure ?
03:23Ils appellent à voter LFI.
03:25Donc l'alliance est encore là,
03:27la NUPES existe encore,
03:28le nouveau Front Populaire existe encore.
03:30On ne parle pas d'un LFI face au RN,
03:32on parle d'un LFI face à Renaissance.
03:34Ils votent LFI.
03:35Et après, ils se font insulter par ces mêmes militants de Collabo.
03:39Donc ils sont masochistes.
03:40Et si ça leur plaît de se faire insulter de la sorte
03:43et de continuer à appeler à voter pour eux,
03:44ils ne peuvent pas se plaindre
03:45parce qu'ils savent très bien qui les insulte.
03:47Et il y a quand même aussi François-Xavier Bellamy
03:49qui a pris son train Gare du Nord
03:52pour aller au Parlement européen
03:53et à qui on a menacé de couper la tête.
03:57Écoutez-le et je vous passe la parole à Eric Nolot.
04:01Je voudrais dire simplement
04:02que ce qui m'est arrivé n'est pas un grand problème.
04:05Je me suis fait effectivement invectiver.
04:08On a eu l'occasion d'un débat
04:09qui s'est rapidement terminé
04:11parce que la conversation était impossible.
04:14Ce qui m'est arrivé n'est pas tellement le problème,
04:15mais c'est le symptôme.
04:17C'est le symptôme d'une violence qui monte dans les mots.
04:21Et vous l'avez dit à l'instant,
04:22le symptôme d'une forme de sectarisme
04:24qui est en train de détruire le principe même
04:28de l'idée de démocratie.
04:30Eric Nolot.
04:31Moi je reviens juste à Vincent sur le PS.
04:32Monsieur Faure et Vannes.
04:34Et Monsieur Faure a cité Jaurès, Blum et Mitterrand.
04:37Donc il s'inscrit dans l'histoire.
04:39Mais si on connaît l'histoire,
04:40on sait que le mouvement révolutionnaire,
04:41puisque l'extrême-gauche se réclame de la révolution,
04:44commence par flinguer ses alliés.
04:46Ils ne flinguent pas d'abord les ennemis,
04:48ils flinguent les alliés parce qu'ils les méprisent.
04:50Pour eux, c'est encore pire que des ennemis.
04:52Ensuite, sur l'affaire Bellamy,
04:54c'est classique.
04:55Ces gens-là vivent sur le souvenir
04:57de la révolution française.
04:58En 1989, 1993,
05:00il y a eu une guillotine qui avait été promenée
05:01à travers le rang des manifestants.
05:03Le 18-17.
05:04C'est une secte de vampires.
05:06C'est-à-dire, c'est des gens qui croient à la violence,
05:08qui croient au sang versé.
05:10C'est absolument terrible.
05:11Ils ne pensent qu'à ça.
05:12Ils ne pensent qu'à faire couler le sang.
05:15Il faut leur rappeler que c'est mal fini
05:17pour Robespierre, quand même.
05:18Mais oui, bien sûr.
05:19La révolution mange ses enfants.
05:20Ça vous surprend que le PS soit ainsi chassé
05:22des manifestations, en tout cas constituées ?
05:25Non, mais si vous voulez,
05:25je vous dise la vérité,
05:26c'est que ça ne...
05:28Je m'en fous.
05:31Je les trouve ridicules.
05:32Moi, quand je vois les trois,
05:34Valot, Cannaire,
05:36plus Olivier Faure,
05:37allez, soit l'Elysée,
05:38tout ça, c'est un trio.
05:39Moi, je serais une ancienne socialiste.
05:42Ça me donnerait un cafard noir.
05:44Mais je crois que...
05:45Moi, je ne sais pas,
05:46je peux dire n'importe quoi,
05:48je m'en fous.
05:48Et je me dis que quand je pense
05:51au Premier ministre
05:52qui doit essayer de bâtir quelque chose,
05:55moi, je crois qu'il est en train de faire
05:56un one-man show dans un no-man's land.
05:59Et que vraiment, je ne sais pas
06:00comment il va s'en sortir.
06:01C'est injouable.
06:03Et malgré tout, il faut qu'il tienne.
06:04Vous voyez ?
06:05Il faut qu'il fasse un gouvernement.
06:06Ah ben, il y est déjà, le gouvernement.
06:08Oui, il va renommer quasiment tout le monde
06:09à part M. Lombard.
06:11Non, M. Lombard de Bercy
06:13va très certainement quitter
06:14le ministère de l'Économie
06:15et des Finances.
06:16Enfin, pendant qu'il est Lombard.
06:18Oui, pas Lombard.
06:19Moi, je pense qu'il a été très mauvais.
06:21Oui.
06:21Il a dit une chose
06:22qui a rendu dingue Emmanuel Macron.
06:24Il a dit le FMI va débarquer à Paris
06:26avant de rétropédaler le soir même.
06:28Emmanuel Macron a dit
06:28c'est terminé.
06:29D'accord.
06:30Et puis quand vous êtes
06:31un nouveau Premier ministre,
06:32vous devez refaire un budget.
06:33C'est mieux de changer l'équipe
06:34à Bercy.
06:35Quoique, Amélie de Montchalin
06:37pourrait rester.
06:37C'est elle qui est ministre du budget.
06:39Donc là, il va nommer un gouvernement
06:40présemplement avant ce week-end
06:42avec beaucoup de reconduit.
06:44Alors, on nous dit,
06:45ça nous le dit à chaque fois,
06:46ça me fait mourir de rire,
06:47gouvernement resserré.
06:48Mais cette fois, c'est la bonne.
06:49C'est un gouvernement resserré.
06:50On y croit.
06:50Et c'est une nomination en une fois,
06:52pas en deux temps
06:52avec les secrétaires d'État
06:53comme traditionnellement
06:55nommés en second temps.
06:56Non, là, tout devrait arriver
06:57avant la fin du week-end
06:58parce qu'il y a un discours
06:59de politique général
07:00la semaine prochaine.
07:00Et pour le moment,
07:02il n'y aura personne
07:02devant Sébastien Lecornu
07:04côté gouvernement
07:05pour l'applaudir
07:06puisqu'il n'y a pas de gouvernement.
07:07Vous avez remarqué
07:08que Catherine Ney se fout
07:09d'Olivier Faure.
07:10Je crois que les Français
07:10se foutent d'avoir un gouvernement.
07:12C'est quand même ça.
07:13Ça fait un mois
07:13qu'on n'a pas de gouvernement.
07:15Et je pense que
07:16c'est devenu totalement banal
07:18alors que ça aurait été
07:19vraisemblable.
07:20Donc, ça traduit aussi
07:21l'écœurement
07:22par rapport à la classe politique.
07:23C'est ce n'est des nains.
07:24Olivier Faure en est un.
07:25Mais de manière générale,
07:26quand même,
07:27le niveau a baissé.
07:28Ce n'est pas tellement
07:29le gouvernement
07:29qu'il n'y en ait un ou pas.
07:31Parce que dans ce gouvernement
07:32actuel,
07:33on peut citer au moins
07:34trois, quatre, cinq ministres
07:35qui sont dans un rôle
07:37et qui font bien leur rôle.
07:37Oui, Bruno Retailleau,
07:39Gérald Darmanin.
07:40Mais le problème,
07:41c'est pourquoi faire ?
07:43C'est-à-dire qu'on n'arrive
07:43pas à savoir
07:44se mettre d'accord
07:45sur le budget,
07:47sur ce qu'on peut faire
07:48pendant les mois qui viennent.
07:49On n'y arrive pas.
07:50C'est ça qui...
07:51Mais comment y arriver
07:53étant donné que l'hémicycle,
07:54c'est trois tiers
07:55dont chaque tiers déteste
07:56les deux autres ?
07:57Vous voyez ?
07:57C'est une équation impossible.
07:59C'est une impasse.
08:00Mais si on en était sûr,
08:02si on était sûr
08:03que la dissolution
08:04change les choses
08:05et donne une majorité,
08:06on dirait vive là.
08:07Bien sûr.
08:07Mais là,
08:08on pense même
08:10que ça peut aggraver les choses.
08:11Vous voyez ?
08:11Mais Catherine,
08:12on peut même aller plus loin.
08:13Moi, je suis peut-être
08:13encore plus sombre
08:14que vous là-dessus.
08:15Je me demande même
08:16si une élection présidentielle
08:18changera réellement les choses.
08:19Et est-ce qu'on n'est pas entré
08:20dans une nouvelle période
08:21qui va durer 10, 15 ans,
08:23peut-être un peu plus,
08:24où on aura des...
08:25Non mais avec une espèce
08:27de dépolitisation de tout
08:28et avec une violence politique
08:31très forte.
08:32Moi, j'ai du mal à voir
08:33comment en 2027,
08:35un candidat
08:35ou une candidate
08:36peut gagner
08:37et peut avoir
08:37une majorité absolue.
08:39Ce sera peut-être
08:40avant 2027.
08:41Avec une majorité absolue.
08:42Ce sera peut-être
08:42avant 2027.
08:44Et moi, je crois pas,
08:45je pense qu'on en est là
08:46parce qu'on a dévoyé
08:47les institutions.
08:48En réalité,
08:48quand on fait une dissolution,
08:50que c'est le président
08:50de la République
08:51qui la provoque,
08:52il doit démissionner
08:53immédiatement.
08:54Là, il n'y a pas
08:55de majorité.
08:56Il doit y avoir
08:57une élection présidentielle.
08:58C'est le sens
08:58des institutions
08:59de la Ve République.
09:00Donc, on dit
09:01c'est un dangereux précédent.
09:02De Gaulle, en 1969,
09:03il démissionne.
09:05Que je sache,
09:06il y a eu des présidents
09:07après, ils ont duré
09:08encore plus longtemps.
09:09Leur statut
09:10n'a pas été menacé.
09:11Donc, je crois
09:12que ça remettrait
09:13un peu d'air.
09:14C'est la seule solution.
09:15Une objection,
09:16c'est que je crois
09:17que la Constitution
09:17prévoit une campagne
09:18très courte.
09:19Ça, c'est un problème.
09:20Oui, c'est vraiment
09:20un problème.
09:21Parce que ça appelle
09:23tellement...
09:24Dans le cas
09:24d'une démission brutale.
09:25Mais le président
09:26de la République
09:26pourrait prendre
09:27de la hauteur
09:27et dire
09:28je démissionnerai
09:29dans six mois.
09:30On va faire
09:31un budget de consensus.
09:33Vous êtes dans le monde
09:34de oui, oui.
09:34Je suis dans le monde
09:35de oui.
09:35Qu'est-ce que vous faites ?
09:38Vous allez dans
09:38tous les rendez-vous
09:39internationaux
09:40en ayant une pancarte
09:41dans six mois.
09:42Un quelqu'un
09:43qui était un peu
09:43comme Emmanuel Macron
09:44qui l'aimait beaucoup.
09:45J'ai oublié son nom
09:46d'ailleurs.
09:47Comme quoi, en politique
09:48les choses passent vite.
09:49Le premier ministre canadien
09:50c'est exactement
09:51ce qu'il a fait.
09:53D'ailleurs, son corps
09:53a gagné dans la foulée.
09:55Donc, c'est faisable.
09:57Ailleurs, ça ne tient
09:58qu'à la hauteur
09:59du président de la République.
10:01Mais le problème
10:01de la justice
10:02fait qu'il attendra
10:04peut-être d'être chassé
10:05pour démissionner.
10:06Non seulement, il ne démissionnera pas
10:07mais en plus, il fera tout
10:08pour torpiller son propre camp
10:10pour que ni Gabriel Attal
10:11et Edouard Philippe
10:13ne lui succèdent
10:13pour pouvoir se représenter
10:14cinq ans plus tard.
10:16Parce que comme il l'a dit
10:16devant les jeunes avec Macron,
10:18j'aurai besoin de vous
10:19pour les cinq prochaines années,
10:20les dix prochaines années,
10:21les vingt prochaines années,
10:22le siècle à venir
10:23tant qu'on y est.
10:24Donc, il fera tout
10:25pour garder son siège
10:26jusqu'au dernier moment.
10:27Et une fois qu'il devra
10:29quitter l'Élysée,
10:30il ne pensera qu'à une chose,
10:31revenir tel Donald Trump.
10:33Parce que paraît-il,
10:33quand il a vu Trump revenir,
10:34il s'est dit
10:34pourquoi pas moi ?
10:36Moi aussi, je peux revenir.
10:37Et donc, il torpillera
10:38Edouard Philippe, Gabriel Attal
10:39jusqu'au bout
10:39pour qu'aucun des deux
10:41ne puisse être élu.
10:43Éric Nolo, c'est le mot de la fin.
10:44Écoutez, c'est de déborder
10:44sur le foutuisme,
10:45c'est vraiment scandaleux.
10:46Ce que je vous dis
10:47est purement...
10:48Mais ce qui montre,
10:48c'est son degré
10:49de déconnexion tout de même.
10:50Parce que vous voyez
10:51que ça nous fait rire.
10:52Ok, Alexandre.
10:52Et je rappelle que le foutuisme,
10:56c'est le parti
10:56que vous avez lancé,
10:57Éric Nolo.
10:57C'est le parti de...
10:58C'est foutu.
11:00Et avec le sourire.
11:01J'adore, c'est parti.
Écris le tout premier commentaire
Ajoute ton commentaire

Recommandations