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  • il y a 3 mois

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00:00Punchline, 18h-19h, Laurence Ferrari sur CNews et Europe 1.
00:1118 de retour dans Punchline sur CNews et sur Europe 1, qui pourra aller à Matignon ?
00:15C'est la question de la semaine, donc on va tenter d'y répondre avec Corentin Alonso
00:19et on aura toutes les informations de Louis Dragnel et Gauthier Le Bret.
00:23Qui pourrait réussir là où les trois derniers premiers ministres ont échoué ?
00:28Plusieurs pistes sont évoquées, celles d'une reconduction de Sébastien Lecornu.
00:32Mais l'intéressé a dit hier soir que sa mission était terminée.
00:36De leur côté, les députés Marc Fénaud du Modem et Maude Bréjon de Renaissance
00:40ont demandé du changement au gouvernement.
00:42Il y a sans doute besoin de changer les têtes et quelque chose d'un paradigme
00:46pour montrer que quelque chose change.
00:47Je pense que le gouvernement doit être complètement différent.
00:49Encore une fois, on doit tirer les conclusions de ce qui s'est passé.
00:52Les socialistes et les écologistes refusent toujours un nouveau Premier ministre
00:56issus du bloc central.
00:58Ils ont reçu le soutien de la ministre des missionnaires,
01:01Agnès Pannier-Runacher, pour prendre Matignon.
01:04Écoutez, je fais un constat, on a essayé la droite, on a essayé le centre,
01:07alors pourquoi ne pas essayer la gauche ?
01:09Une hypothèse rejetée par Bruno Retailleau.
01:12Pour l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin,
01:15un profil expérimenté comme Jean-Louis Borloo pourrait être une bonne idée.
01:18C'est quelqu'un de très habile, c'est quelqu'un qui connaît bien les complexités des choses
01:24et qui sait faire travailler les gens ensemble.
01:26C'est quelqu'un qui a mené des réformes importantes,
01:29donc c'est quelqu'un qui peut avoir une bonne capacité.
01:32Reste aussi l'option d'un gouvernement technique avec un Premier ministre apolitique,
01:37en dehors des partis.
01:39Mais dans ce cas, avec quels équilibres politiques ?
01:42La balle est dans le camp d'Emmanuel Macron.
01:44Alors, Gautier Lebrette, on parle de Jean-Louis Borloo,
01:48on parle de Sébastien Lecornu, qui pourrait être renommé,
01:50alors qu'il a dit exactement le contraire.
01:52Il n'a pas dit tout à fait le contraire, il a dit que la mission est terminée.
01:55Ah non, il a dit, quand Emmanuel Macron lui confie la mission,
01:58au début de la mission, il a dit que je ne veux pas être renommé,
02:01par communiqué via ses attachés de presse,
02:04je ne veux pas être renommé qu'en 48 heures.
02:06Et hier soir, il dit que ma mission est terminée, mais c'est vrai que...
02:09Ma mission est terminée, mais je suis un soldat.
02:12Un moine soldat.
02:13Un moine soldat.
02:14Et quand on est un moine soldat, on obéit.
02:16Ça me rappelle quelqu'un d'autre.
02:17Louis Dracré ?
02:17Ce que dit Catherine, moi je ne suis pas loin de penser que c'est une vraie possibilité,
02:21parce qu'il est aussi possible que tout ça ait été cousu un peu de fil blanc.
02:25C'est-à-dire que quand Sébastien Lecornu accepte cette mission,
02:28il sait très bien qu'à la fin, il n'arrivera pas à un accord,
02:31parce qu'il a déjà négocié pendant trois...
02:32Ça fait trois semaines qu'il négocie, il continue de négocier.
02:35Bref, tout ça pour dire qu'il est possible aussi qu'il ait dit à Emmanuel Macron,
02:38je vais dire ça, je remets ma démission.
02:39Au bout de ma mission de X jours, j'explique ma conclusion, ce qu'il a fait avant-hier soir.
02:47Et ensuite, Emmanuel Macron, faute de mieux, se dit,
02:49de toute façon, je n'ai pas d'autre choix que de renommer Sébastien Lecornu,
02:54qui irait par esprit de sacrifice.
02:56Non mais attendez, là je vous explique la scénographie, la scénarisation qui pourrait être faite autour de ça.
03:00Parce qu'en fait, au-delà de la personne de Sébastien Lecornu,
03:04quelle personnalité, qui est capable aujourd'hui d'avoir une majorité pour un budget ?
03:09Qui est capable de faire ça ?
03:10Le problème, Louis, et je me tourne de l'invité ce soir, le RN censure tout le monde.
03:15Tout le monde.
03:15Mais c'est le sujet.
03:17Donc aujourd'hui, il n'y a que la dissolution qui pourra éventuellement régler ce sujet.
03:21Et là, le va-tout, c'est le PS.
03:22Et le PS, après avoir été pris pendant une semaine comme des dadons de la farce,
03:27ne pas avoir Matignon, je ne les vois pas ne pas censurer Sébastien Lecornu.
03:31Donc c'est-à-dire que si on a Lecornu 2,
03:33déjà Lecornu 1 allait être censuré après le discours de politique générale cette semaine,
03:36s'il l'avait prononcé.
03:37Olivier Faure, quelques heures avant la démission de Sébastien Lecornu,
03:41il avait dit, on prend le chemin de la censure.
03:43Donc c'est-à-dire que si vous faites...
03:44Ils ont beaucoup bluffé aussi les socialistes.
03:46Oui, bah...
03:46Parce qu'on voit bien qu'ils ont peur quand même de la dissolution.
03:50Enfin, Olivier Faure, ils seraient ridicules.
03:51Oui, c'est ce que disait Ménard.
03:52Non mais ils veulent être rétribués pour s'abstenir.
03:56Alors donc ils savent pas...
03:58Pas forcément, ils l'auront Matignon.
04:00Mais donc les retraites...
04:01Et moi j'ai trouvé que la déclaration de Mme Borne sur les retraites,
04:06c'est-à-dire de repousser d'un an ou de moins l'application de la retraite,
04:11c'est pas tout stopper.
04:13Quel effet, elle...
04:15D'abord elle est numéro 2 dans le...
04:17Dans notre protocoleur.
04:18Dans le gouvernement.
04:19Elle est socialiste.
04:20Donc c'était une femme qui sur les retraites avait vécu avec Jospin,
04:25qui a attendu d'avoir 3 rapports pour ne rien faire.
04:28Le dernier lui assurant que la croissance réglerait tout ça.
04:31Comme on le voit, ça n'a pas tout réglé.
04:33Donc c'était pas quelqu'un qui a été forcé dans son âme et conscience à faire cette réforme.
04:37Qu'elle l'a fait voter parce qu'elle était obligée de le faire.
04:40Mais il faut bien dire que quand elle a été votée,
04:42tout le monde s'y est mis pour dire que le compte n'y était pas,
04:44que le débat il faudrait l'en faire.
04:46Y compris les LR.
04:47Y compris les LR.
04:48Ils se sont comportés comme des moins que rien.
04:50Parce que ça fait des années qu'ils nous disent la retraite à 65 ans
04:53et que sur la retraite à 64, il y en a beaucoup qui ont fait défection.
04:57Et donc là, je trouve que...
04:59Je pense que...
05:00Moi, je ne sais pas si Mme Borne, qui est une préfète, qui obéit,
05:07je pense que si elle a fait cette interview,
05:10c'est au moins avec le Premier ministre des missionnaires.
05:13Président.
05:14Et avec les ICI.
05:15Pas forcément.
05:16Pas forcément.
05:16Elle n'a pas fait ça d'initiative.
05:17En tous les cas, elle n'a pas fait ça toute seule.
05:20En tous les cas, le Premier ministre hier a dit
05:23qu'il faudra qu'il y ait débat sur la retraite.
05:27Donc, voilà.
05:29Et puis, il faut dire aussi que Mme Borne,
05:31elle a été élue grâce à un retrait de LFI.
05:36Donc, si elle pense à l'avenir, il faut ménager.
05:37Il va roulant sur Elisabeth Borne,
05:39l'Élysée dément être derrière cette interview
05:41et l'associe.
05:43Et l'associe.
05:44Oui, évidemment, je ne vais pas être dans le téléphone portable
05:47d'Emmanuel Macron pour vérifier si c'est lui ou pas.
05:48C'est inassumable.
05:49Mais il l'associe, dans leurs explications,
05:52à Gabriel Attal et à Édouard Philippe.
05:54Donc, ça donne aussi quand même un peu de biscuit,
05:57un petit indice.
05:58Parce qu'évidemment, l'Élysée n'est pas,
06:00là on va être d'accord,
06:01derrière les interventions de messieurs Philippe et Attal
06:03qui sont, pour reprendre Éric Dupond-Moretti,
06:06ce qu'il a dit, ce sont les rats qui quittent le navire.
06:08Voilà ce qu'a dit l'ancien garde des...
06:10De son ancien Premier ministre, Gabriel Attal.
06:14Juste sur le sujet qu'on vient d'entendre,
06:16la première phrase du sujet, c'était
06:17qui peut réussir là où les trois précédents ont échoué ?
06:20Personne.
06:21Personne.
06:22Ça tombera les uns après les autres.
06:24Alors, on peut continuer ce simulacre
06:27jusqu'au municipal ou à l'hiver prochain
06:31en disant, ben non, les Français seront dans les cadeaux,
06:34sous le sapin, en train de couper la dinde.
06:36Et puis après, il y aura la chandeleur,
06:37les rois mages, que sais-je.
06:38Donc, on ne pourra jamais remettre les Français aux urnes
06:41si ce n'est pas fait après décembre.
06:43Mais oui, on peut comme ça accumuler les premiers ministres
06:47jusqu'à Noël, les uns après les autres.
06:49Jean-Philippe Tanguy, qui était l'invité de Pascal Praud, du RN.
06:53On est arrivé au bout de l'illusion
06:55que les macronistes étaient capables de se réformer eux-mêmes,
06:58qu'ils étaient capables d'entendre le message des Français
07:00et de changer de politique.
07:01Ils ne veulent pas, voilà.
07:02Ils en sont incapables.
07:04Que ce soit sur la dépense publique,
07:06la baisse des impôts, la sécurité,
07:07la santé, bref, tout ce qui intéresse vraiment les gens,
07:10ils sont incapables de changer.
07:12Et surtout, je pense que maintenant,
07:14même si nous, on le savait intimement,
07:16publiquement, je pense qu'il est maintenant difficile de contester
07:19et qu'ils sont en train de se moquer de nous.
07:20C'est-à-dire qu'ils perdent du temps.
07:22C'est 48 heures, plus 48 heures, plus 48 heures.
07:25Mine de rien, M. Lecornu a passé un mois à Matignon
07:27sans rien faire, mais rien faire du tout.
07:29Pas une réforme, pas une idée de réforme,
07:31pas une piste de solution, rien de dégoût.
07:33Je dirais qu'en même temps, quand il n'y a pas de gouvernement,
07:35c'est difficile de faire des décrets.
07:37Le RN n'a pas participé à ce qu'il y a des réformes aussi.
07:39Je suis bastien à faire jour rapidement.
07:40Il y a une espèce de guerre psychologique
07:41qui se joue quand même dans le pays,
07:43parce qu'un des calculs, je suis d'accord avec vous,
07:45en l'état, il n'y a pas de solution.
07:46Et moi, je pense par ailleurs
07:47qu'aussi longtemps qu'Emmanuel Macron sera là,
07:49il n'y aura pas de solution,
07:49parce qu'il est le problème presque de manière irrationnelle.
07:53Maintenant, il cristallise toutes les exaspérations,
07:55les colères de la société française.
07:57Mais il y a quand même une guerre psychologique,
07:58parce que quand on regarde bien dans les détails de l'opinion,
08:00ce n'est pas très clair ce que les gens veulent.
08:01Déjà, il préfère une démission d'Emmanuel Macron
08:03à une dissolution.
08:05Et par ailleurs, il y a aussi une aspiration à l'ordre
08:07et au fait qu'il y ait un budget.
08:09Et donc, il faut se projeter.
08:10La situation, ce n'est pas juste que disent les gens aujourd'hui,
08:13c'est se projeter à dans trois mois
08:15s'il ne devait pas y avoir de budget.
08:17Et donc, que les retraites ne sont pas revalorisées.
08:19Et donc, qu'un certain nombre de prestations
08:20ne sont pas revalorisées non plus.
08:22À ce moment-là, que penseront les Français
08:24et sur qui feront-ils porter le chapeau du chaos ?
08:27Parce que c'est ça la question
08:28que se posent les partis politiques aujourd'hui.
08:29Bien sûr, il y a des calculs d'intérêt personnel,
08:31de carrière, tout ce que vous voulez.
08:33Mais ils se projettent aussi à qui reprochera-t-on
08:35le cas échéant s'il n'y a pas de budget ?
08:37Je crois à tout le monde.
08:39L'été c'est énorme.
08:40Oui, effectivement.
08:42On n'est pas sûr du tout d'avoir une dissolution
08:43avant la fin de l'année.
08:44Mais ce qui est certain,
08:45c'est qu'ils n'arriveront pas à se mettre d'accord
08:47ni sur un budget.
08:48Parce que les lignes sont claires,
08:50les lignes sont rouges.
08:51Là, Elisabeth Borne a fait ce ballon d'essai.
08:53Mais c'était un ballon d'essai
08:54qui avait été fait sur les retraites
08:55juste pendant qu'ils étaient en négociation
08:57avec le Parti Socialiste,
08:58qui était plutôt optimiste, etc.
08:59Cette négociation a explosé.
09:01Là, on est au stade zéro.
09:03Et donc, évidemment,
09:04à l'heure d'aujourd'hui,
09:05si il y a une suspension
09:06de la réforme des retraites,
09:08le LR ne la soutiendra pas.
09:10Donc on va aussi, là,
09:11ça sera coronerisé.
09:12Donc en bref,
09:13il n'y aura pas d'accord.
09:15Et plus le temps passe,
09:16moins il y aura d'accord
09:17entre ces fronts-là.
09:18Donc la seule question qui vaille,
09:20c'est en fait,
09:21effectivement,
09:22arrivera-t-il Emmanuel Macron,
09:23à force de repousser l'échéance,
09:27à finalement tenir jusqu'en 2027
09:29à une future présidentielle
09:30avec une espèce de stratégie
09:32qui sera une espèce
09:35de gaffe gilante
09:36et d'un effritement
09:38de ce monde politique.
09:40Parmi les perdants de la séquence,
09:41qu'est-ce que vous voyez
09:42outre Emmanuel Macron ?
09:43Il y a des hommes politiques
09:45qui n'ont peut-être pas brillé
09:46par leur tactique,
09:48leur sens tactique.
09:49Mais j'aimerais bien
09:50être votre lanterne,
09:51mais je ne vois rien.
09:52Oui.
09:52Non, non, mais c'est très...
09:53Ceux qui sont perdus
09:55dans le bouillard.
09:55Non, mais on est tous perdus.
09:57Oui, parce que Mme Borne
09:58a dit aussi à un ami
09:59que si elle avait fait ça,
10:01c'était un contre-feu,
10:03parce que comme ça,
10:03on parlerait moins
10:04de la déclaration
10:05d'Edouard Philippe.
10:06Vous voyez, c'était un peu
10:06pour protéger le...
10:07Ah oui, oui, oui,
10:08on en est là.
10:09Le niveau.
10:09C'est-à-dire que chaque...
10:10Mais oui, le niveau, voilà.
10:12Mais je vous dis,
10:13personne...
10:14Arrêtez avec votre parti
10:15s'est foutu, M. Nolot.
10:16Comment ?
10:16Il a lancé le parti,
10:17c'est foutu.
10:18Oui, mais...
10:19J'engrange les adhésions.
10:20Oui.
10:20Un parti de masse.
10:21Gautier.
10:22Pour ne pas dissoudre
10:23l'Assemblée nationale,
10:23Emmanuel Macron est prêt
10:24à dissoudre la France.
10:25C'est-à-dire que...
10:26Ah non.
10:27Mais si, ça ne l'intéresse plus.
10:28Ça ne l'intéresse plus.
10:29Ce qui se passe ici...
10:30Il va parler un jour.
10:31Oui, bien sûr.
10:32Un jour.
10:33Là, il a parlé
10:33de Robert Beninter tout à l'heure.
10:35Ce qui se passe
10:35à l'intérieur
10:36des frontières hexagonales
10:37ne l'intéresse pas.
10:38Ça ne l'intéresse pas.
10:39Il s'en moque.
10:41Les sujets
10:42qui pourraient être réformés
10:43s'il y avait une dissolution
10:44et une majorité relative
10:45ou une majorité absolue.
10:48Sécurité, pouvoir d'achat,
10:49maîtrise de l'immigration.
10:51C'est tellement loin
10:52du quotidien des Français.
10:52Mais le quotidien des Français
10:53ne l'intéresse pas.
10:54Ce qui l'intéresse,
10:55c'est l'international
10:55sur lequel il n'a aucune incidence.
10:58Il nous fait croire
10:59avec sa réunion
11:00au Quai d'Orsay aujourd'hui
11:01qu'il est responsable
11:02du plan de paix de Trump.
11:03Jean-Noël Barraud
11:04avait fait un tweet
11:04pour nous dire
11:04que le président américain
11:06a suivi la voie de la France
11:07après le discours courageux
11:08d'Emmanuel Macron à l'ONU.
11:10Sur l'Ukraine et la Russie,
11:12il ne sert non plus
11:13à pas grand-chose
11:14puisqu'il s'est rangé là encore
11:15derrière les injonctions
11:17du bureau Oval,
11:18c'est-à-dire essayer
11:19d'imposer la paix à Poutine.
11:21Évidemment, pour le moment,
11:22Trump n'y est pas parvenu.
11:23Mais qui a imposé
11:25un agenda de paix
11:26si ce n'est le président américain ?
11:28Donc ça n'intéresse pas
11:29le quotidien des Français.
11:30Ça ne l'intéresse pas.
11:30Ce qui l'intéresse,
11:31c'est de rester
11:32le plus longtemps possible
11:32en place à l'Élysée.
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