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Jean-Marc Morandini et ses chroniqueurs décryptent l'actualité des médias dans #MorandiniLive

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00:00:00Vendredi 17 octobre 2025, Morandini Live numéro 1731 sur CNews, première chaîne d'info de France.
00:00:08Bonjour et bienvenue en direct.
00:00:11A la une, c'est un drame de plus qui a horrifié la France il y a trois ans.
00:00:15Le 14 octobre 2022, dans le 19e arrondissement de Paris,
00:00:19Lola, 12 ans, a été enlevée par une femme, Dabia Benkired,
00:00:23et retrouvée morte dans une malle quelques heures plus tard,
00:00:26après avoir été torturée et agressée sexuellement.
00:00:29De multiples lésions ont été constatées sur le corps de la jeune femme.
00:00:34La pauvre Lola a eu des marques au visage, au dos et de l'argentail au niveau du cou.
00:00:39Dabia Benkired, algérienne sous OQTF, est jugée à partir d'aujourd'hui.
00:00:43Regardez.
00:00:45Un terrible anniversaire, celui d'un crime barbare.
00:00:49Il y a trois ans, jour pour jour, Lola, 12 ans, n'est pas rentrée du collège.
00:00:54Son corps sans vie avait été retrouvé dans une caisse en plastique,
00:00:57dans la cour de l'immeuble où elle vivait, dans le 19e arrondissement de Paris.
00:01:02Son père, gardien de la résidence, aujourd'hui décédé,
00:01:05avait alerté la police après avoir vu sur les caméras de surveillance
00:01:09sa fille entrer dans le hall avec une inconnue.
00:01:12Quelques heures plus tard, cette femme en ressortait avec de lourds bagages.
00:01:17Rapidement, la brigade criminelle identifie une suspecte.
00:01:20Dabia Benkired, une Algérienne, arrivée en France en 2016
00:01:24avec un titre de séjour étudiant, sous le coup d'une OQTF, depuis deux mois.
00:01:29Lors de sa garde à vue, la jeune femme livre un récit glaçant,
00:01:33alors relaté par la procureure de Paris, Laure Beko.
00:01:36Elle a imposé à Lola de se doucher avant de commettre sur elle
00:01:39des atteintes à caractère sexuel et d'autres violences ayant entraîné la mort.
00:01:43Elle aurait ensuite dissimulé le corps dans la caisse.
00:01:46Le procès de Dabia Benkired s'ouvrira vendredi devant la cour d'assises de Paris.
00:01:51A 27 ans, elle encourt la réclusion criminelle à perpétuité.
00:01:56Et ce drame, pour beaucoup, symbolise l'impuissance de la France.
00:01:59A renvoyé chez eux, c'est OQTF qui représente un véritable danger.
00:02:03Avec cet acte terrible, Dabia Benkired a massacré Lola.
00:02:06Mais elle a brisé également une famille.
00:02:08Son père, Joanne Daviet, est décédé quelques mois plus tard à 49 ans.
00:02:12Mort de tristesse, affirme ses proches.
00:02:14Il était retombé dans l'alcool, dont il s'était pourtant sorti par amour pour sa fille Lola,
00:02:20comme il avait expliqué sur RTL en 2023.
00:02:23On a tous encore en tête son visage.
00:02:27Comment allez-vous ?
00:02:29Pas bien du tout.
00:02:32En vérité, elle n'a pas fait que détruire la vie d'un enfant.
00:02:37Non, elle a détruit une famille complète.
00:02:40Mais quand je dis complète, c'est complète.
00:02:42Ça va des oncles jusqu'aux tantes et tout.
00:02:45Et puis moi, aujourd'hui, avec ma femme...
00:02:48Si je suis là tout seul aujourd'hui, ça veut dire que...
00:02:53En vérité, pourtant je l'aime, ma femme.
00:02:56Je vais tout faire pour la récupérer.
00:02:58Mais en vérité, elle a bousillé une famille complète.
00:03:01Vous êtes séparée de la maman de Lola, c'est cette affaire, ce drame qui a brisé...
00:03:06Bien sûr, bien sûr, parce qu'avant ça, tout allait très bien.
00:03:09Maintenant, ça fait un an que tout va plus.
00:03:11Je suis retombé dans mes démons.
00:03:14Bah oui, alors que ça faisait plus de trois ans que je buvais plus, quoi.
00:03:20Mais bon, après, qui...
00:03:22Qui retomberait pas dans ces démons ?
00:03:27Voilà, terrible témoignage que celui du père de Lola, qui est décédé.
00:03:30Mais ce meurtre de Lola, finalement, il ne faudrait pas en parler.
00:03:33Car en parler, ce serait faire de la récupération.
00:03:36Un peu ce que nous avons vécu avec Thomas Crépole.
00:03:39Regardez ce que disent, par exemple, sur le meurtre de Lola Libération,
00:03:42qui titre ce matin sur la machine à récupérer de l'extrême droite.
00:03:47France Télévisions, de son côté, évoque la récupération de l'extrême droite
00:03:52via un documentaire sur France 5.
00:03:54Ou encore l'ex-radio France Bleu, donc un service public
00:03:57qui évoque aussi la récupération politique.
00:04:00Alors, même si ça ne leur plaît pas, nous y reviendrons sur cette affaire
00:04:03dès le début de Morandini Live.
00:04:05Ils nous seront en direct de la cour d'assises de Paris.
00:04:08Justice encore, et c'est ce soir que l'on connaîtra le verdict
00:04:11dans le procès de Cédric Jubilard.
00:04:12Le doute va-t-il profiter à l'accusé
00:04:14ou l'intime conviction des jurés est-elle faite ?
00:04:17En tout état de cause, les avocats de Cédric Jubilard
00:04:19ont fait l'heure possible pour éviter à leurs clients
00:04:22les 30 ans de prison requis hier par le parquet.
00:04:27À Albi, l'attente est presque électrique.
00:04:31Après 4 semaines d'audience, de témoignages et de silence
00:04:34de Cédric Jubilard, les jurés s'apprêtent à rendre leurs décisions.
00:04:38Pas facile, car l'accusation voit en lui un mari jaloux,
00:04:41enfermé dans un couple à bout de souffle.
00:04:44Un homme qui aurait tué sa femme Delphine, sans aucune preuve formelle.
00:04:48Ça, c'est les procès les plus difficiles.
00:04:50Quand vous n'avez pas d'aveu, vous n'avez pas de corps,
00:04:55ni d'armes, ni rien en réalité, de preuves matérielles, véritablement,
00:04:59c'est un travail très difficile pour le jurer.
00:05:03Un écart vertigineux, mais pas inédit, sépare les deux issues possibles.
00:05:0830 ans de prison ou la porte de la liberté.
00:05:11Lorsque l'affaire est niée par l'accusé,
00:05:14il est logique que l'avocat plaide l'acquittement.
00:05:19Tout repose désormais sur l'intime conviction des jurés.
00:05:22Comme la formule l'indique, c'est quelque chose de très personnel.
00:05:27Comment j'ai ressenti en tant que juré tous ces débats
00:05:30qui me permettent aujourd'hui de me faire une raison.
00:05:35Est-ce qu'il est coupable ou est-ce qu'il est innocent ?
00:05:38Presque cinq ans après la disparition de Delphine Jubilard,
00:05:42la justice s'apprête à refermer un procès d'une décision lourde
00:05:46qui viendra clore l'un des dossiers les plus mystérieux de ces dernières années.
00:05:52Il y a 48 heures dans Morandini Live,
00:05:56nous étions les premiers à vous parler de cette fameuse roi en Corse
00:05:59que le tribunal administratif voulait retirer
00:06:01car sa seule vue gênait visiblement une nouvelle venue dans le village.
00:06:04Mais hier, c'est une nouvelle étape qui a été franchie sur l'île de Beauté,
00:06:08en Haute-Corse cette fois.
00:06:09C'est une statue de la Vierge installée depuis plus d'un demi-siècle
00:06:13au cœur du village qui a été décapité.
00:06:17Dans cette ruelle paisible de Bigoulia en Haute-Corse,
00:06:20la découverte a bouleversé tout le village.
00:06:23Une statuette de Saint-Joseph tenant l'enfant Jésus a été retrouvée décapitée,
00:06:27celle de la Vierge Marie posée à ses côtés fracassée.
00:06:30Des symboles religieux installés depuis plus de 50 ans
00:06:32dans une niche en pierre construite par des villageois.
00:06:35Ces statues faisaient partie de leur quotidien et de la mémoire du Dieu.
00:06:38A chaque fois que nous passons devant la voûte, nous nous recueillons, on prie,
00:06:43et au jour d'aujourd'hui, nous sommes satirés.
00:06:46C'est un acte méchant, violent, qui plus est, en Corse, il faut savoir que la religion a une importance capitale.
00:06:55C'est une honte, donc on a détruit la sainte famille, décapité Saint-Joseph, l'enfant Jésus,
00:07:00la Vierge couronnée est complètement explosée, moi j'ai jamais vu ça.
00:07:04Une honte absolument abjecte.
00:07:07S'attaquer comme ça à des monuments qui plus est religieux, nous sommes corses et chrétiens,
00:07:13on le revendique, on ne s'en cache pas.
00:07:16Dégouté, dégoûté, et lâche surtout.
00:07:19Une plainte a été déposée par la propriétaire des lieux.
00:07:23Les villageois ont déjà fait savoir qu'ils remplaceraient les statues profanées.
00:07:26Un moyen pour eux de faire revivre ce lieu de prière et de préserver une part de leur histoire.
00:07:31Nous y reviendrons en fin d'émission, bien évidemment.
00:07:34Souvenez-vous, la semaine dernière, les autorités ont annoncé que tous les points de deal
00:07:37étaient désormais démantelés dans le quartier du Tonquin à Villeurbanne.
00:07:40Une victoire affichée fièrement, mais quelle est la réalité sur le terrain ?
00:07:44Et surtout, les habitants font-ils le même constat ?
00:07:46Pour le savoir, nous sommes allés sur place et on va dire que sur place, le bilan est plus nuancé.
00:07:53C'était l'un des quartiers les plus touchés par le trafic de drogue dans la métropole lyonnaise.
00:07:58Il y a encore deux ans, 8 ou 9 points de deal étaient encore actifs dans le quartier du Tonquin à Villeurbanne.
00:08:04Et généré près de 18 000 euros par jour.
00:08:07Des points de ventes à ciel ouvert que la préfecture du Rhône s'est félicité d'avoir démantelé la semaine dernière.
00:08:13Certains habitants constatent le changement.
00:08:15Oui, ça s'améliore.
00:08:17Là, si vous baladez, vous n'en verrez pas.
00:08:19On a bien peut-être un peu de calme pour quelques temps.
00:08:22Il y a beaucoup mieux, mais ce n'est pas encore parfait.
00:08:26Ils sont ailleurs et ailleurs, ils se déplacent maintenant, ça s'arrête, ça s'arrête.
00:08:30Une victoire symbolique, rendue possible par des moyens policiers musclés, avec la création d'une brigade spécialisée il y a un an, dans le cadre du plan Ville Sécurité Renforcée.
00:08:41Pourtant, sur place, cette riveraine affirme que les dealers sont toujours là, simplement plus discrets.
00:08:46Je ne suis pas d'accord pour qu'on dise que le Tonquin s'est amélioré.
00:08:49Il y a un coup de désarmes, il y a des coups de couteau, pas plus tard qu'avant-hier.
00:08:53Les points de deal, ils ne s'arrêtent pas, il n'y a pas de suppression de points de deal.
00:08:56Ils sont juste cachés le temps que la police vienne, mais ils reviennent.
00:09:00Selon la préfecture, malgré quelques tentatives, aucun nouveau point de deal n'a été signalé.
00:09:07Autre ville et autre quartier avec à nouveau des tensions.
00:09:10Il y a 48 heures, dans le quartier des Moulins, c'est à Nice.
00:09:13Trois policiers de la brigade spécialisée de terrain intervenant dans le quartier sensible ont été blessés par des jets de projectiles.
00:09:19Les habitants sont terrorisés.
00:09:21Là encore, nous sommes allés sur place à leur rencontre.
00:09:25Le quartier des Moulins à Nice, encore le théâtre de violence cette fois-ci.
00:09:29à l'encontre de policiers en intervention.
00:09:32Nous sommes mercredi soir.
00:09:33Trois agents de la brigade spécialisée de terrain qui interviennent sur un point de deal
00:09:37sont visés par des trafiquants qui leur jettent des projectiles.
00:09:41Blessés au visage, aux bras et aux jambes, ils tentent de riposter.
00:09:45C'est finalement la CRS 81 qui parviendra à les mettre en sécurité.
00:09:49Il a fallu utiliser des moyens de défense intermédiaire, gaz à la crémogène,
00:09:53tir de lanceur de défense.
00:09:55Donc vraiment, les collègues ont dû utiliser le maximum de moyens qu'ils avaient en leur possession
00:09:59pour sortir du quartier et pour pouvoir sortir de nos collègues qui étaient blessés.
00:10:03Dans ces rues où la loi du silence règne, aucun habitant n'a souhaité nous parler.
00:10:07Et pour cause, le trafic de drogue y est permanent.
00:10:10Et le commissariat voisin, situé à quelques mètres seulement de la cité, n'y change rien.
00:10:15J'ai envie de vous dire que c'est récurrent, qu'on ne doit pas, qu'on ne peut pas s'habituer à ça.
00:10:19C'est une priorité pour les fonctionnaires de police.
00:10:21On sait que ça pourrit aujourd'hui le quotidien de nos concitoyens.
00:10:24Il y a une majorité de gens qui vivent dans ces quartiers et ils ont droit eux aussi à la sécurité optimale.
00:10:30Cette agression intervient seulement quelques jours après une fusillade meurtrière sur fond de trafic de drogue le 3 octobre dernier.
00:10:36Un commando à bord d'une voiture volée avait fait 7 victimes.
00:10:39Deux personnes étaient décédées, un jeune de 20 ans et un père de famille de 59 ans.
00:10:44Tous deux inconnus des services de police.
00:10:46Allez, comme tous les jours, les tops et les flops d'audience, ce n'est pas, mais c'est avec Mister Audience.
00:10:51Ayas, Kevin, va-t'en.
00:10:54Hier soir, TF1 est arrivé très largement en tête grâce à sa série Enquête de famille,
00:10:58qui a d'ailleurs gagné du terrain par rapport à la semaine dernière à plus de 3 millions et demi.
00:11:03France 3 est deuxième et loin derrière avec sa série Prières d'Enquêté qui n'a pas dépassé les 2 millions.
00:11:08La chaîne est suivie de près par le meilleur pâtissier sur M6, qui est stable avec une audience plutôt moyenne à 1,9 millions.
00:11:14Mais le flop de la soirée est en revanche attribué à France 2.
00:11:17Sa soirée politique, l'événement présenté par Caroline Roux et programmé en dernière minute en raison de l'actualité,
00:11:23n'a pas intéressé grand monde en dépassant à peine le million de téléspectateurs.
00:11:27Toutes les autres chaînes sont sous le million.
00:11:29Avec Y'a que la vérité qui compte, W9 est en tête.
00:11:32Des chaînes TNT ont fait des rangs 770 000 personnes.
00:11:35La chaîne est suivie de près par TMC, qui diffusait le film J'adore ce que vous faites.
00:11:39France 5 est à la 7ème place avec son doc Le rêve de Léonard à 637 000 téléspectateurs.
00:11:45Avec moins de 500 000 personnes, Arte ferme ce classement avec sa série.
00:11:49Mister Audience vous dit, à lundi.
00:11:52Allez, je vous présente à mes invités qui vont m'accompagner en direct jusqu'à midi.
00:11:56Mathieu Vallée, bonjour.
00:11:57Merci d'être la députée européenne, porte-parole du Rassemblement National.
00:12:00François Constantini, bonjour.
00:12:01Bonjour.
00:12:01Docteur en sciences politiques, Jean-Christophe Gallien, bonjour.
00:12:04Bonjour.
00:12:04Mathias Leboeuf, bonjour.
00:12:06Journaliste et docteur en philosophie.
00:12:09Je voulais commencer en vous montrant ces images.
00:12:11Ce sont celles qui ont été tournées à la cour d'appel de Paris ce matin.
00:12:14Il s'agit de l'arrivée de la famille de Lola, cette jeune enfant de 12 ans qui a été massacrée le 14 octobre 2022
00:12:23dans le 19e arrondissement de sa famille qui est venue assister au procès de Dabia Benkirède, qui est la jeune femme algérienne sous OQTF, qui est soupçonnée de l'avoir violée, de l'avoir martyrisée, de l'avoir tuée.
00:12:38Lola qui a été retrouvée avec de l'argentail au visage, au dos, au niveau du cou.
00:12:43Dabia Benkirède, algérienne sous OQTF, qui est jugée à partir d'aujourd'hui le rappel des faits.
00:12:48En octobre 2022, Lola, 12 ans, collégienne, qui habite dans le 19e arrondissement, rentre donc du collège.
00:13:00Elle va croiser sur son chemin une jeune fille de 24 ans qui s'appelle Dabia.
00:13:07La jeune fille, donc Dabia, entraîne Lola à l'intérieur de l'appartement loué par sa soeur.
00:13:14Et là commence un véritable massacre.
00:13:19Elle va l'obliger à prendre une douche.
00:13:22Elle va la violer.
00:13:25Elle va la tuer.
00:13:27Elle boira son sang.
00:13:29Elle a littéralement massacré le cadavre de cette malheureuse gamine de 12 ans.
00:13:33Elle va la mettre dans une grosse malle.
00:13:39La mise en examen dans cette affaire s'appelle Dabia.
00:13:41Dabia B, elle a 24 ans, qui est sous OQTF depuis plusieurs mois.
00:13:46Elle est algérienne.
00:13:48Elle était en France depuis un certain nombre d'années.
00:13:51Elle n'avait rien à y faire.
00:13:52Le papa de Lola est mort de chagrin.
00:13:56Et l'affaire n'est toujours pas jugée.
00:13:57Donc elle est encore à l'instruction.
00:13:59Ça fait trois ans.
00:14:00Ça m'évoque du dégoût.
00:14:02Ça m'évoque de la colère.
00:14:03Parce qu'on n'est pas foutu, en 2025, de faire exécuter des choses qui sont à priori relativement simples.
00:14:10C'est de faire monter quelqu'un qui n'a rien à faire sur ce territoire, de le faire monter dans un avion pour qu'il rentre chez lui.
00:14:15Et on n'est même pas capable de faire ça.
00:14:16Si Dabia avait été accompagnée, mise de force dans un avion pour l'Algérie, Lola serait toujours vivante.
00:14:23Son père serait probablement encore de ce monde.
00:14:27Voilà.
00:14:28Dans un instant, nous irons en direct à la cour d'assises de Paris et rejoindre l'équipe de CNews.
00:14:31Mais auparavant, c'est important également, pour que vous ayez tous les éléments en main, pour bien comprendre la discussion,
00:14:36de savoir qui était cette fameuse Dabia qui est acquisée de ce meurtre sortide, son portrait.
00:14:43C'est elle qui sera au centre de ce procès très attendu.
00:14:47Dabia Benkired, accusée du meurtre de la petite Lola, 12 ans, découverte le 14 octobre 2022,
00:14:54recroquevillée dans une malle dans la cour de l'immeuble familial à Paris.
00:14:58De nationalité algérienne, sans domicile fixe, Dabia Benkired était arrivée en France en 2016 avec un titre de séjour étudiant.
00:15:08Au moment des faits, la jeune femme était en situation irrégulière et faisait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français, jamais exécutée.
00:15:17Vidéosurveillance, aveux, éléments médicaux légaux, pour les enquêteurs, les preuves sont accablantes.
00:15:22L'accusée a été examinée par plusieurs experts.
00:15:25Résultat, elle était consciente de ses actes au moment des faits.
00:15:29Aucun trouble psychiatrique reconnu, ce qui l'expose à une condamnation pleine et entière.
00:15:35Elle est poursuivie pour meurtre précédé de viol, de torture et d'actes de barbarie sur mineurs de moins de 15 ans.
00:15:41Un crime ultra-violent des chefs d'accusation parmi les plus graves du code pénal.
00:15:47L'accusée en cours, la réclusion à perpétuité.
00:15:49Alors justement, nous allons partir tout de suite en direct à la cour d'assises de Paris, où nous attend Juliette Sada, qui est avec Goderic Bey.
00:15:58Bonjour Juliette, merci d'être avec nous.
00:16:00Le procès s'est ouvert il y a quelques minutes.
00:16:03D'abord, est-ce que vous avez pu voir l'accusée ?
00:16:05Dans quel état d'esprit est-elle ?
00:16:07Parce qu'on a dit beaucoup de choses sur elle.
00:16:09Qu'est-ce que vous avez ressenti face à elle ?
00:16:11Oui Jean-Marc, je l'ai vue et je la vois très bien, puisque l'audience se déroule dans la petite salle Victor Hugo du Palais de Justice.
00:16:22Donc la salle est petite.
00:16:24Je suis littéralement à 1m80 peut-être de Dabia Benkired.
00:16:28C'est extrêmement impressionnant.
00:16:31C'est impressionnant aussi, évidemment, pour les partis civils, les membres de la famille de Lola.
00:16:37À peine Dabia entrait dans le box des accusés, certains membres de la famille ont éclaté en sanglots.
00:16:43Ils ont dû sortir de la salle.
00:16:45Ils ont été escortés par les gendarmes pour reprendre leurs esprits dans une petite salle annexe.
00:16:51L'accusée, elle, elle se tient dans le box.
00:16:55Elle est impassible, très attentive à tout ce qu'il se passe dans cette salle d'assise.
00:17:03Elle a les bras croisés.
00:17:04Physiquement, elle a pris beaucoup de poids.
00:17:07Elle a changé, elle ne porte aucun maquillage.
00:17:10On distingue les cicatrices laissées par l'acné sur ses joues.
00:17:14Elle a les cheveux tirés en chignon et elle porte un t-shirt blanc et un gilet noir.
00:17:19Est-ce que la maman de Lola est présente aussi dans la salle ?
00:17:23Est-ce qu'elle a eu le courage ?
00:17:24Parce qu'il faut un courage terrible pour venir affronter celle qui est soupçonnée d'avoir massacré sa propre fille.
00:17:33Bien sûr, elle est là.
00:17:34Elle est arrivée ce matin dans le palais de justice au bras de son fils.
00:17:38Très digne.
00:17:39Elle est accompagnée par de nombreux proches, amis.
00:17:43Tous portent un t-shirt blanc avec une illustration, un dessin de la petite fille.
00:17:48La petite Lola avec cette phrase « Tu étais le soleil de nos vies, tu seras l'étoile de nos nuits ».
00:17:55C'est un procès qui va être difficile à suivre pour la presse, pour évidemment aussi le public et les partis civils qui sont vraiment nombreux.
00:18:04Je vous le disais, le procès se déroule dans une petite salle et les bancs, que ce soit du public, de la presse et des partis civils, sont pleins à craquer.
00:18:13Merci beaucoup, Juliette, avec les images de Goderic B.
00:18:16Merci pour ce contre-rendu.
00:18:18Mathieu Vallée, ce n'est même pas en tant qu'homme politique, j'ai envie de vous interroger, en tant qu'ancien policier, en tant qu'homme aussi.
00:18:23Quand même, quelle horreur.
00:18:25Quelle horreur absolue.
00:18:27Quel cauchemar on a fait vivre à cet enfant de 12 ans.
00:18:30C'est une affaire insoutenable.
00:18:31Je pense qu'elle prend au trip et au cœur tous les Français.
00:18:34On retient finalement son émotion quand on voit cette famille.
00:18:37Vous avez montré Joanne, le papa de Lola, qui est mort de chagrin.
00:18:40Il y avait une interview, pardon, de parler de la concurrence sur 7 à 8, où il expliquait sa plongée dans les ténèbres, dans les enfers,
00:18:46avec un alcoolisme qui le rongeait parce que sa fille, évidemment, n'allait jamais revenir.
00:18:51Le frère, qui a témoigné aussi sur une antenne pour dire, normalement, on protège sa petite sœur.
00:18:55Et moi, j'ai une petite sœur, donc c'est vrai qu'on s'identifie, on aurait pu dire, ça aurait pu être ma petite sœur.
00:19:01Donc, il y a une grande émotion.
00:19:01Je pense aussi à ces enquêteurs de la brigade criminelle du 36 qui est des Orfèves, du 36 rue du Bastion maintenant.
00:19:07Qui ont fait un travail de dingue.
00:19:08En 48 heures, ils ont identifié, tracé, rassemblé des preuves, présenté à la justice cet, aujourd'hui, accusé qui va rendre des comptes.
00:19:15Et moi, je vous le dis, Jean-Marc Mordini, il ne faut jamais qu'elle sorte.
00:19:17Moi, je veux qu'elle pousse son dernier souffle en prison.
00:19:19Quand on massacre, quand on viole, quand on torture, quand on est, à ce point-là, inhumain,
00:19:24il faut qu'on ait l'assurance que quand on ne dit plus jamais ça, ben oui.
00:19:27Il faut que moi, je vous le dis, ces gens-là, c'est dans des prisons de haute sécurité, pas de télé, pas de téléphone.
00:19:32Et qu'elle fasse une chose, c'est méditer, à minima, sur les victimes qu'elle fait.
00:19:35Elles viennent condamner une famille à perpétuité.
00:19:37Vous avez vu que l'urgence a commencé.
00:19:38Votre reporter sur place nous dit qu'elle s'effondre.
00:19:41C'est une famille qui ne se reconstruira jamais.
00:19:42Ils ont tout perdu.
00:19:43Leur logement, leur emploi, leur unité familiale, leur amour.
00:19:47Il y a eu des images qui ont été diffusées.
00:19:48Je les fais aussi sur les réseaux de cette petite fille, pleine de vie, à 12 ans,
00:19:52qui est rentrée de son établissement scolaire.
00:19:54Enfin, donc, moi, je veux que la justice passe au nom du peuple français.
00:19:57C'est un juré qui, en notre nom, va la juger.
00:20:00Aujourd'hui, vous savez que c'est 30 ans maximum, avec une peine incompressible de sûreté de 30 ans.
00:20:03Ça veut dire qu'au bout de 30 ans, elle peut sortir.
00:20:06Donc, j'espère que nous, on est Marine Le Pen et Jordan Bardella pour une vraie perpétuité réelle.
00:20:10Pourquoi ? Parce que ces gens-là, on n'aura jamais l'assurance que, dehors, ils ne recommenceront pas.
00:20:14Et en plus, vous imaginez le compte de l'ignominie, c'est que cette dame était sous OQTF.
00:20:17Alors, on va en parler tout à l'heure, parce que c'est vrai que ça fait partie du débat.
00:20:20Mais dans ce pays, comme tout le monde, on n'a rien à tirer des OQTF et qu'on est à dire 6, 7, 10%.
00:20:24Une OQTF en moins, c'est peut-être une victime qui est protégée en plus.
00:20:29Voilà, donc il faut avoir le cœur de dire que la loi, elle est faite pour être respectée.
00:20:32Et quand elle est respectée, on peut peut-être éviter que des familles soient plongées dans l'horreur à vie,
00:20:37parce qu'eux sont condamnés à perpétuité.
00:20:38On parlera tout à l'heure, justement, de ce débat sur les OQTF qui a été ouvert à l'occasion de ce drame.
00:20:42Et également certains qui ont dit qu'il ne faut pas parler de ça.
00:20:45Il ne faut pas en parler.
00:20:45On aura l'occasion d'y revenir.
00:20:47On entendra le papa, d'ailleurs, dans un instant dont vous parliez, on va l'entendre.
00:20:50Mais d'abord, je voudrais qu'on s'intéresse à la maman, puisque la maman aussi s'était exprimée il y a quelques semaines.
00:20:57C'est la première fois qu'elle s'exprime depuis le drame.
00:21:01Après l'assassinat de sa fille Lola en octobre 2022,
00:21:05Delphine Davier-Hôpital s'est confiée dans une interview accordée au Figaro.
00:21:09Je suis encore en arrêt maladie.
00:21:11Je ne me sens pas capable de retravailler.
00:21:13Ma vie sera toujours compliquée.
00:21:14Ce n'est pas un sujet dont on parle en famille.
00:21:16Je n'en ai pas envie.
00:21:18Lola, 12 ans, avait été retrouvée morte dans une caisse en plastique,
00:21:22dans la cour intérieure de l'immeuble où elle habitait avec ses parents.
00:21:25Très vite identifiée, sa meurtrière avait reconnu les faits sans pouvoir expliquer son geste.
00:21:31Les attentes, c'est que l'autre paye.
00:21:34J'attends de savoir ce qu'elle va dire, ses réponses.
00:21:36On se pose toujours la question du pourquoi.
00:21:38Pourquoi l'autre a fait ça ?
00:21:39Pourquoi Lola ?
00:21:40Pourquoi tout ça ?
00:21:41Cette dame a tout détruit.
00:21:42Tout ce que j'avais.
00:21:43Ma fille, mon mari, notre boulot.
00:21:45Tout a volé en éclats.
00:21:46J'aurai toujours cette cicatrice.
00:21:48Personne ne pourra me l'enlever.
00:21:49Que ce soit mes soeurs ou n'importe qui d'autre.
00:21:52Dabia Benkiret, 26 ans, était pourtant sous le coup d'une OQTF depuis deux mois,
00:21:57lorsqu'elle a commis ce meurtre.
00:21:58Une situation qui n'est pas sans rappeler le cas de Philippines,
00:22:02sauvagement assassinée en septembre dernier.
00:22:04On se dit encore une fois, encore une, et pour combien de temps ?
00:22:07C'est ce qu'on se dit.
00:22:08Tous ces gens-là n'ont rien à faire là.
00:22:10Malheureusement, on est impuissant.
00:22:11On ne peut rien faire contre tous ces drames.
00:22:13C'est la France.
00:22:15Vous vous rendez compte ?
00:22:16On ne peut rien faire contre tous ces drames.
00:22:17C'est la France.
00:22:18C'est terrible.
00:22:19Cette phrase, elle est terrible.
00:22:20On va y revenir dans un instant.
00:22:21Reste avec nous.
00:22:22On entendra le papa de Lola également qui s'est exprimé.
00:22:25Papa qui est mort aujourd'hui, qui serait mort de chagrin.
00:22:27Selon ses proches.
00:22:28On en parle dans un instant.
00:22:29Le CNews Info, sommeil à la midi.
00:22:34La colère à Bigulia en Haute-Corse.
00:22:36Une dizaine de personnes s'est réunie hier après la destruction de deux statues.
00:22:40Des représentations de Saint-Joseph et de la Vierge de Lourdes installées depuis plus de 50 ans.
00:22:45Plain cœur du village ont été saccagés.
00:22:48Vous découvrez à présent les images des tags antisémites et des menaces de mort.
00:22:52Découvert hier sur la façade d'immeubles à Grenoble.
00:22:54Des tags à la fois sur les locaux du CRIF local et sur les cabinets d'avocats de son président actuel ainsi que de son prédécesseur.
00:23:02Une plainte a été déposée.
00:23:04Et puis Vladimir Zelensky reçut à la Maison Blanche soit la troisième fois depuis le retour au pouvoir de Donald Trump.
00:23:10Objectif de cette rencontre ?
00:23:12Obtenir plus de livraison d'armes de la part de Washington alors que les Etats-Unis viennent de relancer leur discussion avec la Russie.
00:23:19Merci beaucoup Sommeil. On vous retrouve tout à l'heure à 11h30.
00:23:23On continue à parler de ce procès qui s'ouvre aujourd'hui.
00:23:27Procès de la meurtrière présumée de la petite Lola, 12 ans, qui pose beaucoup de questions.
00:23:31Je vous l'ai dit parce que la meurtrière présumée était une Algérienne, était sous OQTF, mais était toujours en France.
00:23:36Lola a été massacrée. Il n'y a pas d'autre mot.
00:23:39Et effet collatéral terrible, c'est que le papa de Lola est mort quelques mois plus tard.
00:23:45Il serait mort de chagrin.
00:23:47C'est un papa qui était alcoolique, qui avait arrêté de boire trois ans plus tôt pour l'amour de sa fille.
00:23:53Et quand celle-ci est morte, de tristesse, de chagrin, il est retombé dans l'alcool et il en est mort.
00:23:58Je vous propose d'écouter ce papa qui, un an après la mort de sa fille, avait accepté de témoigner chez nos confrères de RTL.
00:24:05Et il expliquait à quel point il était dans le désespoir.
00:24:08qui explique sans doute sa mort quelques semaines plus tard.
00:24:12On a tous encore en tête son visage.
00:24:16Comment allez-vous ?
00:24:18Pas bien du tout.
00:24:21En vérité, elle n'a pas fait que détruire la vie d'un enfant.
00:24:26Non, elle a détruit une famille complète.
00:24:29Mais quand je dis complète, c'est complète.
00:24:31Ça va des oncles jusqu'aux tantes et tout.
00:24:34Et puis moi, aujourd'hui avec ma femme,
00:24:36si je suis là tout seul aujourd'hui, ça veut dire que, en vérité, pourtant je l'aime ma femme.
00:24:44Je vais tout faire pour la récupérer.
00:24:47Mais en vérité, elle a bousillé une famille complète.
00:24:50Voilà.
00:24:51Vous êtes séparé de la maman de Lola.
00:24:52C'est cette affaire, ce drame qui a brisé.
00:24:55Bien sûr, bien sûr.
00:24:56Parce qu'avant ça, tout allait très bien.
00:24:58Maintenant, ça fait un an que tout ne va plus.
00:25:00Je suis retombé dans mes démons.
00:25:04Alors que ça faisait plus de trois ans que je ne buvais plus.
00:25:09Mais bon, après, qui ne retomberait pas dans ces démons ?
00:25:14Il est terrible ce témoignage parce que ce papa est mort.
00:25:20Justement, il est mort de ces démons par la suite.
00:25:22Docteur Thierry Delcourt, bonjour.
00:25:24Merci d'être avec nous.
00:25:24Vous êtes psychiatre.
00:25:26On peut mourir de chagrin ?
00:25:29Alors moi, je pense qu'il faut dire mort de traumatisme.
00:25:34Bien sûr, on peut mourir de chagrin.
00:25:35C'est très difficile de se remettre déjà de la mort d'un enfant.
00:25:40Mais quand en plus, il y a une dimension traumatique comme ça,
00:25:43c'est mort d'un traumatisme lié aussi à cette mort-là
00:25:46et les conditions de cette mort-là.
00:25:48Et c'est extrêmement difficile pour les parents de se remettre de ça.
00:25:52En général, ça se passe dans ces conditions-là.
00:25:57Là, il est mort.
00:25:58Parfois, c'est une mort dans la vie,
00:26:01c'est-à-dire des gens qui ne vivent plus,
00:26:02mais qui vivent finalement dans le souvenir douloureux de leur enfant
00:26:08et dans l'impossibilité de réparation
00:26:11parce qu'il y a une dimension traumatique qui est extrêmement grave.
00:26:14On parle hélas assez peu finalement.
00:26:17Alors, je n'ai pas envie de parler de dégâts collatéraux
00:26:19parce que je trouve que c'est moche, quoi.
00:26:20Enfin, dégâts collatéraux, donc je ne sais pas trop comment appeler ça.
00:26:22Mais en tout cas, des conséquences de ce type de drame,
00:26:25on en parle assez peu sur les familles, en tout cas dans les médias.
00:26:27On s'intéresse assez peu, hélas, à ça.
00:26:29Et c'est de notre faute.
00:26:30Mais je trouve que c'est important aussi de voir à quel point
00:26:32ça fait des ravages également dans les familles.
00:26:36Mais bien sûr, bien sûr.
00:26:37Nous, on les soigne, ces familles, ensuite.
00:26:40Et parfois, on essaie finalement de réparer quelque chose.
00:26:44Mais c'est vraiment un pari, un pari sur la vie.
00:26:48Alors, ça marche effectivement quand il n'y a pas une dimension traumatique.
00:26:52Mais quand en plus, ce monsieur était fragilisé,
00:26:56fragilisé ne veut pas dire qu'il est mort de sa fragilité.
00:27:00Ça veut dire que dans sa fragilité, il a été d'autant plus soumis au traumatisme.
00:27:05Et je pense qu'effectivement, il faut toujours s'intéresser à cette dimension traumatique que vivent les parents.
00:27:11Et la fratrie, parce que la fratrie aussi a extrêmement beaucoup de mal à se remettre de ce genre de choses.
00:27:19On se dit finalement que dans des familles comme ça, pour peu que quelqu'un ait une faille,
00:27:23à un moment donné, à ce moment-là, cette faille par un drame comme celui-là est amplifiée.
00:27:28Parce que l'histoire était belle.
00:27:30Ce père de famille qui avait arrêté de boire par amour pour sa fille en lui disant
00:27:34« Voilà, je veux que tu sois fier de moi ».
00:27:36Donc, pendant trois ans, il a arrêté de boire.
00:27:38Mais quand sa fille est décédée, à ce moment-là, il n'a plus tenu.
00:27:41Il n'a plus réussi.
00:27:43Il n'avait plus rien, je pense, dans sa tête pour l'obliger à tenir.
00:27:47On a entendu ce passage sur RTL.
00:27:49Il est terrible.
00:27:50Cette interview, elle est terrible.
00:27:51Parce qu'il le dit.
00:27:53Ça ne va pas.
00:27:53Ça ne va pas.
00:27:54Oui, alors je pense qu'on a tous une petite faille, plus ou moins grande.
00:27:59Lui, cette faille-là, bien sûr, vous le savez, quand on a un problème d'alcoolisme,
00:28:06c'est toujours un pari sur la vie de pouvoir tenir sans reprendre l'alcool.
00:28:12Et donc, forcément, une dimension comme ça va le faire plonger.
00:28:16C'est une vraie descente aux enfers.
00:28:17C'est-à-dire qu'on comprend fort bien que l'alcool, qui est le plus mauvais médicament du monde,
00:28:24mais qui, quand même, en même temps, est quelque chose qui est utilisé comme ça,
00:28:28cet homme s'est plongé à nouveau là-dedans, avec l'idée, certainement, d'en finir,
00:28:34mais en même temps, avec une façon d'essayer, comme vous dites,
00:28:38d'atténuer ce chagrin et ce traumatisme dans lequel il était.
00:28:43Merci beaucoup, docteur.
00:28:44Merci d'avoir été en direct avec nous.
00:28:46Ce meurtre de Lola, c'est aussi l'impuissance face aux OQTF,
00:28:49puisque cette jeune femme était au QTF, mais elle était toujours en France.
00:28:54Alors, écoutez, parce que Michel-Marie, qui est journaliste police-justice,
00:28:57a listé les drames qui s'étaient produits ces derniers mois à cause d'OQTF.
00:29:03Juin 2021, un Pakistanais viole une femme de 90 ans.
00:29:11Il est sous OQTF.
00:29:13Octobre 2022, un individu pénètre à l'intérieur d'un hôpital.
00:29:17Il viole une patiente.
00:29:20Il est sous OQTF.
00:29:21Janvier 2023, une femme de 78 ans est agressée chez elle, violée par un Guinéen.
00:29:30Il est sous OQTF.
00:29:31Janvier 2023, un individu, à Vitry-sur-Seine, défigure sa compagne à coup de cutter.
00:29:39Il est sous OQTF.
00:29:41Janvier 2023, un Algérien, dans le tramway à Lyon, agresse sexuellement une jeune femme.
00:29:48Dans le tramway, il est sous OQTF.
00:29:50Novembre 2024, un individu rentre dans les toilettes d'un supermarché.
00:29:56Il viole un handicapé à l'intérieur des toilettes.
00:30:00Il est interpellé.
00:30:02Il est sous OQTF.
00:30:03Toutes ces affaires auraient pu évidemment être évitées.
00:30:08Comment on explique aux familles tout ça ?
00:30:10Comment on fait pour dire au père de Lola, quand il était encore vivant, en fait, on a merdé.
00:30:17Votre fille n'aurait jamais dû être tuée parce que normalement, la personne qui l'a tuée devait retourner dans son pays.
00:30:22Au secours, quoi.
00:30:23J'ai envie de dire au secours, il faut faire quelque chose.
00:30:28Mathias Leboeuf, on a le droit de dire ça ?
00:30:31Ou ça vous gêne ?
00:30:33On liste les OQTF comme ça, qui ont commis des choses terribles ?
00:30:36Alors, ça ne me gêne pas parce que moi, vous savez, j'ai toujours pensé que ça ne sert à rien de faire des OQTF si elles ne sont pas exécutées.
00:30:44C'est-à-dire qu'il y a quelque chose d'absurde.
00:30:45Moi, là-dessus, je suis très binaire et basique.
00:30:49S'il y a une OQTF, il faut qu'elle soit exécutée.
00:30:53Et quand une OQTF est prononcée, en général, il y a une raison.
00:30:57Je voulais juste rappeler que tous les gens qui sont sous OQTF ne sont pas forcément des violeurs ou des tueurs.
00:31:02Et tous les tueurs et les violeurs ne sont pas sous OQTF.
00:31:06Mais après, effectivement, le lien est simple, c'est que si ces OQTF avaient été exécutés, ces meurtres n'auraient pas eu lieu.
00:31:17C'est la responsabilité de l'État, du ministère de la Justice ?
00:31:19Oui, il y a une carence et une lacune de l'État qui engage, à mon avis, la responsabilité de l'État, bien évidemment.
00:31:29Puisque l'État prononce une OQTF et après laisse ces gens, dans un certain laps de temps, c'est deux mois, je crois, dans des centres de rétention administrative.
00:31:40Et puis après, ils sont dans la nature la plupart du temps, donc c'est absurde.
00:31:44Donc effectivement, ça me paraît être un des enjeux politiques majeurs de régler ce problème, parce que ces gens peuvent être dangereux.
00:31:52Et on en a, la démonstration et la liste s'allongent.
00:31:56Et c'est un scandale absolu, notamment pour les familles.
00:31:59Donc dire ça, ce n'est pas être d'extrême droite ?
00:32:02Bah écoutez, je ne crois pas être d'extrême droite.
00:32:04Non, justement, parce que, regardez, je voudrais vous montrer par exemple Libération ce matin,
00:32:08qui fait un long article sur lequel il y a écrit « procès du meurtre de Lola ».
00:32:12La machine à récupération de l'extrême droite tourne à plein régime trois ans après le drame.
00:32:17Alors, pour être complet, il y a effectivement, on a dit que l'extrême droite avait récupéré cette affaire,
00:32:26tout simplement parce qu'un politique, je ne vais pas le nommer, a parlé de francocide.
00:32:32Et le problème sur le terme de francocide, c'est-à-dire…
00:32:35Non, c'est plus vaste, en fait, la récupération dont on est…
00:32:38Moi, ce que j'ai vu, c'est que la récupération tournait autour du terme de francocide.
00:32:41Donc, il est questionné, non, là, elle est autour du fait d'insister sur cette affaire
00:32:45et de dire que c'est une OQTF qui est algérienne.
00:32:48Récupération de l'extrême droite, c'est aussi ce que dit France Télé.
00:32:50Regardez, France Télé qui a fait même une enquête là-dessus en parlant de manipulation.
00:32:55Oui, ici, c'est l'ancien France Bleu, c'est le service public encore.
00:32:58Meurtre de Lola, la droite et l'extrême droite accusés de récupération politique.
00:33:02Moi, vous le savez, je ne m'en cache pas, je suis de gauche.
00:33:06Je suis papa, j'ai des enfants.
00:33:09Franchement, voilà, je n'ai pas envie de…
00:33:11Donc, c'est un faux procès, on est d'accord.
00:33:12Jean-Christophe ?
00:33:13Non, ça ne peut pas être un faux procès parce qu'en fait, en réalité,
00:33:16il y a une famille, vous l'avez dit Mathieu, qui a été assassinée.
00:33:22Dans des conditions qui sont abominables.
00:33:24Mais si on élargit un tout petit peu, c'est terrible de le faire comme ça.
00:33:27Et c'est pour ça qu'après, il y a procès en récupération.
00:33:29On est obligé quand même de se poser une question si ce n'est pas un pays qui,
00:33:34dans cette longue liste qui a été déclarée, est régulièrement assassiné, attaqué, violé.
00:33:38Et comment et pourquoi ?
00:33:40Parce qu'on le sait, il y a une impuissance assumée, assumée.
00:33:46Quand le politique fait de la politique, quand la fonction publique fait de la fonction publique,
00:33:52elles doivent faire face à leur travail.
00:33:53Vous, quand vous animez votre émission, vous la préparez, vous l'assumez,
00:33:57vous déclarez des choses, ensuite il y a une évaluation, ainsi de suite.
00:33:59Il y a un public, il n'y a pas un public.
00:34:00Là, le politique vient.
00:34:02C'est tous les politiques, pas seulement un, deux, trois.
00:34:05Ensuite, il y a un gouvernement qui, lui, dirige des administrations.
00:34:10Notamment celui de la justice, celui du ministère de l'Intérieur,
00:34:12dont vous faites partie en tant que professionnel.
00:34:15Et quelle évaluation on fait ?
00:34:17Et quelle évaluation on fait ?
00:34:18Là, on ne peut pas continuer de cette manière-là à tolérer une impuissance déclarée,
00:34:22assumée, vécue, vécue dans le sang de cette petite fille, vécue dans la mort de cette famille,
00:34:30vécue dans l'émotion que ça me pratique, dans la peur que j'ai moi par rapport à mes enfants aussi.
00:34:35Alors, je ne devrais pas avoir peur tout le temps.
00:34:36Je n'ai pas peur tout le temps, ce n'est pas vrai.
00:34:37Et je me dis toujours, d'ailleurs, à quel point la réaction des familles et des victimes
00:34:42est neutre ou triste ou sombrante.
00:34:45Moi, j'ai une envie dans ce cas-là.
00:34:47Et très souvent, ils sont très dignes.
00:34:48Non, non, parce que je me nie comment on ne fait pas, comme dans d'autres pays, excusez-moi,
00:34:52de l'acte de vengeance, si vous voulez, une régulation aussi de cette impuissance.
00:34:56Parce qu'on arrive à ça.
00:34:56Ce que disent ces journaux, c'est qu'en fait, le fait d'en parler,
00:34:59en fait, ce serait de la récupération politique.
00:35:01Parce qu'on dit que c'est une OQTF, parce qu'on dit qu'elle ne devrait pas être là.
00:35:04Parce qu'il y a un vrai problème.
00:35:04C'est un sujet politique, mais ce n'est pas qu'un sujet politique,
00:35:10c'est un sujet public, parce que c'est de l'action publique.
00:35:13Donc, on parle des politiques.
00:35:14De l'impuissance publique.
00:35:16Justement, si c'était l'action publique, ce ne serait pas grave.
00:35:18On parle de l'impuissance publique.
00:35:19De l'inaction politique et de l'inaction publique.
00:35:22Parce qu'on assume cette incapacité.
00:35:25On serait même prêt à effacer le terme, s'il vous plaît.
00:35:27C'est tellement facile qu'on va l'effacer.
00:35:29On va enlever ce terme-là pour éviter de devoir faire face à la réalité.
00:35:32Donc, comme ça, on n'aura plus de statistiques.
00:35:33On n'aura plus cette longue liste derrière.
00:35:34Moi, je pense qu'à un moment donné, il faut se regarder en face.
00:35:37Et là, c'est l'action publique et l'action politique qui doit reprendre le main.
00:35:40Le journaliste, tout à l'heure, évoquait du dégoût et de la colère.
00:35:43Et la colère, elle est motivée par ça.
00:35:45Elle est motivée par le sentiment, notamment, qu'on aurait pu éviter ça.
00:35:49Et c'est ça qui est extrêmement...
00:35:51Le fait est barbare.
00:35:53Vous savez, vous avez un discours de droite, là.
00:35:54Excusez-moi.
00:35:55C'est-à-dire que dès qu'on parle d'humain, vous êtes sur la droite parce que vous êtes papa et parce que vous vous sentez touché.
00:36:02Et vous vous dites, ça peut m'arriver.
00:36:03Donc, tout à coup, vous passez à droite.
00:36:05Mais absolument pas.
00:36:06Mais ce n'est pas reproche.
00:36:07Vous savez, la sécurité et notamment la sécurité...
00:36:12Oui, mais pendant longtemps, la gauche...
00:36:13Et vous voyez, quand vous voyez ces articles, quand vous voyez ces articles, on reproche de récupération de l'extrême droite.
00:36:18Excusez-moi, il n'y a pas de récupération de dire que c'est le drame.
00:36:21Procès du meurtre de Lola, la machine à récupération de l'extrême droite tourne à plein régime.
00:36:25Moi, je trouve ça lamentable de faire de la politique sur ça parce que eux...
00:36:28Mais c'est politique.
00:36:30C'est politique.
00:36:30Excusez-moi, c'est politique.
00:36:31Parce que c'est les politiques qui vont nous permettre d'appliquer enfin...
00:36:36Justement, ça constatez-il qu'il ne s'est pas exprimé sur ce sujet.
00:36:40C'est politique.
00:36:40Oui, bien sûr, mais bien sûr.
00:36:42Mais je crois que l'article de Libération est quand même incompréhensible.
00:36:46Aujourd'hui, je pense que ces gens-là n'ont même pas de compassion pour les victimes, quoi que ce soit.
00:36:50Ce qui leur intéresse, ce que dit je crois l'article de Libération, d'une journaliste dont j'ai oublié le nom,
00:36:55ce qui l'intéresse en fait, c'est qu'il n'y ait plus de peine de mort et que la barbare qui a commis ce crime y échappe.
00:37:01Alors deux choses.
00:37:02Mathieu Vallée disait avec raison qu'il faudrait qu'elle soit enfermée à perpétuité.
00:37:05Or, la perpétuité réelle, la loi Méhaniori de 93 n'est pas une perpétuité réelle
00:37:09puisque c'est une peine incompressible de 30 ans.
00:37:11Et ensuite, en effet, si elle n'avait ni téléphone ni télé, qu'elle était seule,
00:37:16notamment 24 heures sur 24, sans voir la lumière du jour,
00:37:18ce serait une peine, en effet, à mon avis, qui porterait.
00:37:23Mais je crois que ça n'existe pas.
00:37:25Pourquoi ? Parce que même, vous voyez l'affaire récente de Mohamed Amra,
00:37:28eh bien, M. Amra, il n'a pas assez la télé, il n'est pas assez bien traité,
00:37:30parce qu'il y a des conventions internationales qui nous obligent, je pars sous contrôle de Mathieu Vallée,
00:37:35qui nous obligent également à ce que les détenus, quelle que soit la gravité du crime,
00:37:39eh bien, ils aient la télé, ils soient bien reçus, etc.
00:37:43Et pour finir, enfin, je pense qu'on ne doit pas s'interdire.
00:37:46On ne doit pas s'interdire.
00:37:47Je sais qu'on a iconisé la semaine dernière Robert Ballinter,
00:37:50mais on ne doit pas s'interdire le débat sur le rétablissement de la peine de mort.
00:37:53Oui, mais ça, ce n'est pas possible avec l'Europe, ce n'est pas possible.
00:37:56Nous n'aurons pas ce débat-là, mais ouvrons déjà le fait d'appliquer les lois qui existent.
00:38:01Nous ouvrons déjà le fait que quand il y a une OQTF, elle est dehors.
00:38:03Déjà, déjà.
00:38:04Déjà, ou une vraie perpétuité, je suis d'accord.
00:38:07Mathieu Vallée, dans des conditions, des faits d'isolement.
00:38:09Non, mais disons les choses, vous avez montré deux extraits.
00:38:12Deux extraits, pardon, Libération.
00:38:13Bon, Libération, qui est une tendance de gauche,
00:38:15et ce qui me chagrine, moi, c'est France Télévisions,
00:38:17payer avec l'argent du contribuable, encore une fois.
00:38:19C'est aussi une tendance de gauche, non ?
00:38:20Oui, bien sûr, mais il y a des débats sur leur antenne,
00:38:25mais plus sérieusement, je vous recommande,
00:38:26dès qu'il y a une affaire Zéclair, une affaire Naël, une affaire Théo,
00:38:30quels sont les charognards qui viennent directement faire de la récupération politique
00:38:33en disant les flics, tous pourris, tous violents,
00:38:35tout de suite présumés coupables, sans respecter l'État de droit,
00:38:38sans respecter l'État de droit, on n'est même plus sur une récupération politique.
00:38:41Et je vais même plus loin, parce que moi, je n'ai pas l'inténuation à géométrie variable.
00:38:45Je regarde tout le monde,
00:38:47et je constate qu'on se rejoint moins sur ça,
00:38:49visiblement de ce que j'écoute, M. Leboeuf.
00:38:51Mais ce que je veux dire, c'est que, pareil pour Aboubakar,
00:38:54qui a été tué dans une mosquée,
00:38:56il y a eu une manifestation de l'extrême-gauche,
00:38:58notamment de la France insoumise,
00:38:59il y a eu tout de suite des stigmatisations et des généralisations qui ont été faites,
00:39:03et là, ça a choqué personne, il n'y a pas eu d'article,
00:39:05il n'y a pas eu de reportage.
00:39:06On ne devrait pas récupérer.
00:39:07Non mais, ce que je ne fais pas, récupérer,
00:39:09c'est des faits politiques.
00:39:10Moi, je pense que le mot récupération ne va pas.
00:39:12Excusez-moi, c'est des événements politiques.
00:39:14Ce n'est pas de la récupération, parce que dans le mot récupération,
00:39:17il y a quelque chose de négatif.
00:39:19Ce n'est pas de la récupération.
00:39:20C'est un fait de société,
00:39:22et c'est normal d'en parler de façon politique.
00:39:25Comment on arrête ça ?
00:39:26Comment on change ça ?
00:39:26C'est le rôle des politiques.
00:39:27Traiter ces faits et les traiter sous l'angle,
00:39:31justement, de l'incurie de l'action publique,
00:39:35bien évidemment que ça mérite d'être fait.
00:39:37Après, il peut y avoir une récupération politique.
00:39:40Ça veut dire quoi, une récupération ?
00:39:41Par exemple, quand on parle de l'incurie de l'action publique,
00:39:43le francocide parle de francocide.
00:39:45Le francocide n'a aucune assise juridique
00:39:50et aucune assise sociologique.
00:39:51Il veut dire que c'est une étrangère
00:39:52qui a tué une Française, en l'occurrence.
00:39:54Oui, mais ça induit psychologiquement...
00:39:59C'est une punchline, honnêtement.
00:40:01Et après Saint-Barr, je vous l'avais retenue.
00:40:03C'est de la peute, parce que c'est mon métier quand même.
00:40:05Non, mais d'accord, c'est une punchline,
00:40:06c'est ça ce que je veux dire.
00:40:07Oui, mais ce n'est pas bien.
00:40:08C'est moralement condamnable de récupérer ça comme ça.
00:40:11Ce n'est pas de la récup.
00:40:13Je voulais juste dire une chose qui me paraît importante,
00:40:15parce qu'on a évoqué la famille et on a évoqué la maman.
00:40:18Et cette maman a eu un dernier courage,
00:40:21un sursaut de courage,
00:40:22en faisant en sorte que ce procès ne soit pas à huis clos.
00:40:25On ne l'a pas mentionné.
00:40:26Et que ce procès soit public.
00:40:28Et je trouve ça admirable de sa part,
00:40:31d'avoir cette espèce de sursaut
00:40:33pour que la mémoire de sa fille soit honorée.
00:40:36Et je vais vous dire une chose,
00:40:37alors on ne sera peut-être pas d'accord,
00:40:38mais c'est mon avis à moi et personnel,
00:40:41c'est que je pense même que ça devrait être transmis,
00:40:43ce genre de procès.
00:40:44Oui, probablement.
00:40:45Je trouve qu'on doit...
00:40:45Parce que moi, je peux vous dire,
00:40:46pendant qu'on parle,
00:40:47j'ai mon téléphone et j'ai Juliette Sadat
00:40:49qui est dans la salle d'audience
00:40:50qui m'envoie des messages,
00:40:51qui me raconte ce qui se passe.
00:40:52Et c'est terrible.
00:40:53Il faut voir ce que c'est la douleur des parents.
00:40:55Vous voyez, elle m'envoie là,
00:40:56elle me dit, le président de la cour
00:40:58fait la lecture des déclarations à l'accusé
00:41:00lors de ses interrogatoires en garde à vue.
00:41:02Dans le box, l'accusé a le regard dans le vide.
00:41:05Elle semble écouter sur le banc de la famille.
00:41:08Les regards sont humides,
00:41:10tournés vers le sol.
00:41:11Certains ont le visage dans leurs mains.
00:41:12C'est ça la réalité.
00:41:14Et c'est ça qu'il faudrait montrer.
00:41:17Le Parisien a fait état de déclaration
00:41:19en disant que lorsque l'enquêtriste
00:41:20lui avait montré des photos horribles
00:41:22du corps de Lolin,
00:41:24elle avait dit que ça ne lui faisait ni chaud ni fort.
00:41:25Ça ne l'intéressait pas.
00:41:26Et que ça ne l'intéressait pas.
00:41:27De parler de la mort du jeune fille.
00:41:28Et donc, moi, je le torde le coup
00:41:29à une idée reçue aussi
00:41:31lorsqu'on dit des OQTF.
00:41:32Mais en fait,
00:41:33ce n'est pas parce qu'on est anti-étranger
00:41:35qu'on dit que c'est une OQTF.
00:41:36Ce n'est pas du tout ça.
00:41:37C'est que quand vous avez des gens
00:41:38qui ne font pas leur peine jusqu'au bout,
00:41:39qui ressortent comme pour le gendarme Comine,
00:41:41dont la veuve a dit
00:41:42que la France avait tué son mari,
00:41:43pourquoi elle est folle furieuse
00:41:45contre notre État de droit,
00:41:46contre l'État français ?
00:41:47Parce que c'est quelqu'un
00:41:48qui avait déjà commis les mêmes délits,
00:41:49qui s'est fait interpeller
00:41:50pour les mêmes motifs.
00:41:51Je termine du soir,
00:41:52est-ce que c'est important ?
00:41:53Parce qu'on dit souvent,
00:41:53pourquoi ?
00:41:54Souvent les gauchistes,
00:41:55pourquoi c'est une OQTF
00:41:56qu'on précise ça ?
00:41:57Parce que quand il n'est pas récidiviste,
00:41:59il est sous OQTF.
00:41:59Quand il n'est pas sous OQTF,
00:42:00il est mineur.
00:42:01Quand il n'est pas mineur,
00:42:01il y a une autre excuse.
00:42:02Les gens, en fait,
00:42:03veulent juste que la loi soit respectée.
00:42:05Quand on fait un crime
00:42:07ou un délit grave,
00:42:08ils veulent qu'ils aillent en prison,
00:42:08qu'ils fassent leur peine jusqu'au bout,
00:42:10que ce n'est pas parce qu'ils soient mineurs.
00:42:12Quand vous prenez le petit Matisse
00:42:13à Châteauroux,
00:42:13c'est une honte aussi, cette histoire.
00:42:15Son bourreau,
00:42:16la peine divisée par deux
00:42:17parce qu'il est mineur.
00:42:18Mais les gens,
00:42:19ils deviennent fous
00:42:19parce qu'ils se disent
00:42:20si demain c'est,
00:42:21et vous l'avez dit vous-même,
00:42:22Mathias Seboeuf,
00:42:23si demain c'est mon gosse,
00:42:24si demain c'est mon frère,
00:42:25si demain c'est mon ami,
00:42:27est-ce que j'accepterais,
00:42:28est-ce que je tolérerais
00:42:28que je délaisse mon pouvoir
00:42:30à des juges
00:42:31ou à des jurés,
00:42:31en l'occurrence,
00:42:32pour une cour d'assises,
00:42:33de dire en mon nom,
00:42:34au nom du peuple ?
00:42:35Évidemment, oui,
00:42:36évidemment parce qu'il y a aussi
00:42:37cette excuse de responsabilité
00:42:39liée à la psychiatrie.
00:42:40Est-ce que j'accepterais
00:42:41qu'on bafoue ma dignité,
00:42:43ma fierté et ma qualité de victime
00:42:45comme le système judiciaire
00:42:46s'est très bien broyé les gens
00:42:47à tel point qu'aujourd'hui
00:42:49on a évidemment des gens
00:42:50qui n'ont...
00:42:51François Constantini.
00:42:51Il faut rappeler une chose
00:42:52sur les OQTF,
00:42:53sous le contrôle de Mathieu Vallée,
00:42:54je parle,
00:42:55la barbare qui a assassiné Lola,
00:42:57elle est rentrée également en France
00:42:58avec une OQTF,
00:43:00elle est revenue en France d'Algérie,
00:43:01elle n'a pas été refoulée
00:43:02parce qu'il y a un principe
00:43:03du non-refoulement en effet,
00:43:04c'est que même quand quelqu'un
00:43:05est en situation régulière,
00:43:07vous ne le remettez pas
00:43:07dans l'avion directement.
00:43:09Ça, ça pose un problème.
00:43:10Ensuite, parlant des OQTF,
00:43:11également il y a des responsabilités.
00:43:13Cette semaine,
00:43:14c'était les deux ans
00:43:14de l'assassinat de Dominique Bernard.
00:43:17Celui qui est assassiné
00:43:18de Dominique Bernard,
00:43:20un tchétchène,
00:43:20sa famille devait être expulsée.
00:43:22Toute la section locale
00:43:23du parti communiste,
00:43:24du parti communiste,
00:43:25oui,
00:43:26s'est mobilisée
00:43:26pour qu'il ne soit pas expulsé.
00:43:27Il n'y a pas des responsabilités
00:43:28également de la gauche,
00:43:29de l'extrême gauche,
00:43:30des associations
00:43:31pour qui une OQTF,
00:43:33pour eux,
00:43:34c'est beaucoup plus important
00:43:35de protéger quelqu'un
00:43:36sous une OQTF
00:43:36en effet que de prévenir un crime.
00:43:38Il faudra un jour
00:43:39qu'on parle des responsabilités politiques.
00:43:41Exactement.
00:43:41Et c'est pour ça
00:43:42que c'est un débat politique,
00:43:42Jean-Christophe.
00:43:44Tout objet de cette affaire
00:43:46est une affaire aussi politique.
00:43:48Pourquoi ?
00:43:49Ce n'est pas parce que
00:43:49quelqu'un a été assassiné,
00:43:50martyrisé, torturé,
00:43:52qu'une famille,
00:43:53effectivement.
00:43:54Mais un objet de ce type
00:43:56ne peut pas être autre chose
00:43:56que politique.
00:43:57Il nous interpelle tous,
00:43:58il nous interroge tous
00:43:59à titre personnel, évidemment.
00:44:00Mais on ne doit pas le regarder
00:44:01simplement comme ça.
00:44:02On doit le regarder
00:44:02en tant que responsable politique,
00:44:04observateur politique.
00:44:06Mais concrètement,
00:44:07de quoi il s'agit quand même
00:44:08malgré tout,
00:44:09au cœur de tout cela ?
00:44:10Cette liste qu'on nous rabâche,
00:44:12les statistiques qu'on connaît,
00:44:14que nous n'avons pas en France,
00:44:15qu'on ne les fait pas,
00:44:15mais par exemple
00:44:16qui existent en Allemagne,
00:44:17par exemple,
00:44:17le ministère de l'Intérieur
00:44:17en Allemagne,
00:44:18on les connaît.
00:44:19On connaît l'augmentation.
00:44:21On connaît le lien ethnologique
00:44:23de certains comportements
00:44:24avec des dérives
00:44:26autour des femmes,
00:44:27autour des enfants,
00:44:28autour d'un certain
00:44:29de pratiques qui existent.
00:44:30Donc, comment ne peut-on pas
00:44:31penser ça aujourd'hui ?
00:44:32Parce que c'est le rôle aussi
00:44:33d'une administration
00:44:34qui se tient,
00:44:36d'un monde politique
00:44:37qui se tient,
00:44:37que d'anticiper,
00:44:39non pas simplement de traiter
00:44:40ce qui est en train de se faire,
00:44:40là on est en train de parler
00:44:41de traiter ce qui est en train
00:44:42de se faire,
00:44:42mais d'anticiper ce qui va venir.
00:44:44Et on le sait ce qui va venir
00:44:45parce qu'on le voit ailleurs,
00:44:46on le voit dans d'autres circonstances.
00:44:48Or, ça,
00:44:48c'est une réalité concrète
00:44:49qu'on ne traite pas non plus.
00:44:51On l'oublie,
00:44:51on la regarde.
00:44:51On a passé des semaines
00:44:53à organiser,
00:44:54tenté d'organiser
00:44:55une majorité parlementaire
00:44:57pour essayer de sortir
00:44:58d'une affaire de dissolution
00:44:59et pour le coup,
00:45:00contre cette affaire-là.
00:45:01Et là,
00:45:01ce n'est pas simplement
00:45:02les politiques.
00:45:02J'insiste là-dessus.
00:45:03La fonction publique
00:45:05a son rôle.
00:45:06La police a son rôle.
00:45:07La justice a son rôle.
00:45:08Les services sociaux ont leur rôle.
00:45:09Les conseils départementaux
00:45:10qui travaillent sur ces questions-là
00:45:11ont leur rôle.
00:45:12On ne fait pas équipe,
00:45:14on ne fait pas corps
00:45:14par rapport à ça.
00:45:15Ni maintenant,
00:45:15et surtout,
00:45:16on ne prévoit pas la suite.
00:45:17Or, la suite,
00:45:18on la voit venir
00:45:18dans d'autres pays.
00:45:19Elle va nous tomber dessus.
00:45:20Et surtout,
00:45:21aujourd'hui,
00:45:21c'est ça un vrai problème
00:45:22pour les Français.
00:45:23Les Français sont vraiment inquiets.
00:45:25Oui, ils le sont.
00:45:25Là-dessus,
00:45:26ils sont vraiment inquiets.
00:45:27Et moi,
00:45:28je sais ce qui va se passer
00:45:29sur les réseaux sociaux.
00:45:29On va dire que pendant
00:45:30une demi-heure,
00:45:31on a fait une émission
00:45:32d'extrême droite.
00:45:32Justement, je peux dire
00:45:33non !
00:45:33On va dire qu'on a fait
00:45:33une émission d'extrême droite
00:45:34parce qu'on a parlé de Lola.
00:45:35Mais on les emmerde.
00:45:36Excusez-moi,
00:45:37on les emmerde.
00:45:37De bon sens.
00:45:38Mathias ?
00:45:38C'est politique
00:45:39au sens d'action publique
00:45:41et ça ne devrait pas être politique
00:45:42au sens de politique politicienne.
00:45:45Lola,
00:45:46elle n'était pas de droite,
00:45:47elle n'était pas de gauche,
00:45:48elle n'était pas d'extrême droite.
00:45:49On s'en fout.
00:45:49On s'en fout.
00:45:50C'est une gamine.
00:45:50On s'en fout.
00:45:51C'est une gamine.
00:45:52Voilà.
00:45:52Le devoir de l'État,
00:45:53c'est de protéger ses citoyens.
00:45:55Et notre devoir à nous,
00:45:55c'est d'en parler.
00:45:56Juste une chose.
00:45:57Dernière chose,
00:45:58je le dis souvent sur ce plateau,
00:45:59la sécurité ne devrait pas être
00:46:01un truc de droite
00:46:01ou un truc d'extrême droite
00:46:02parce que l'insécurité,
00:46:04quand elle frappe
00:46:05et quand cette barbarie
00:46:06où la monstruosité frappe,
00:46:07elle frappe indifféremment
00:46:09des gens de gauche,
00:46:09des gens de droite,
00:46:10des gens d'extrême droite,
00:46:11des gens du centre.
00:46:12Donc,
00:46:12il n'y a pas à tortiller là-dessus.
00:46:14J'aime bien votre discours.
00:46:17Moi,
00:46:17je veux bien.
00:46:18Vous savez,
00:46:18quand j'étais syndicaliste policier
00:46:19et quand j'ai été policier,
00:46:21moi,
00:46:21je rêverais qu'il y ait
00:46:22une concorde nationale
00:46:23sur ceux qui nous protègent.
00:46:25Mais le problème,
00:46:25Mathias Leboeuf,
00:46:26disons les choses
00:46:27et non mots,
00:46:28ceux aujourd'hui
00:46:28qui font de nos policiers
00:46:29nos gendarmes municipales.
00:46:30Quand vous dites
00:46:31la police tue,
00:46:32quand vous dites
00:46:32que tous les policiers
00:46:32sont racistes
00:46:33et que...
00:46:35Mais non,
00:46:35mais vous me parlez
00:46:35qu'il y a une concorde.
00:46:36Mais comment on parle
00:46:37d'une concorde
00:46:37quand vous avez
00:46:38M. Alil Duhara,
00:46:38le député de la France
00:46:39nationale de Saint-Saint-Denis,
00:46:40qui nous dit
00:46:40qu'il y a des jeunes
00:46:41qui sont contrôlés
00:46:42par des policiers
00:46:42de gendarmes
00:46:43parce qu'ils veulent
00:46:43absolument contrôler
00:46:44des Noirs et des Arabes.
00:46:45Mais ce n'est pas possible
00:46:46en fait.
00:46:46C'est un autre problème.
00:46:47Non,
00:46:47ce n'est pas le même problème.
00:46:48C'est que moi,
00:46:49quand je suis rentré dans la police
00:46:50en 2005,
00:46:51Mathias Leboeuf,
00:46:51il n'y avait pas
00:46:52des gens
00:46:52qui de manière éhontée
00:46:54et ignombe
00:46:54faisaient leur beurre électorale
00:46:56sur la haine du policier
00:46:57en tant que 6
00:46:57sur l'uniforme de la République.
00:46:59Tout le monde était
00:46:59derrière nos politiques
00:47:00de gendarmes
00:47:00sans parler des manifs
00:47:02où vous avez des antifas
00:47:03qui ne sont ni dénoncés
00:47:05ni...
00:47:06Non,
00:47:06je mélangerai du tout.
00:47:07C'est les mêmes
00:47:08qui accablent
00:47:10les personnes.
00:47:10Mais pourquoi petite ?
00:47:12Pourquoi aussi ?
00:47:12Ce n'est pas de petite politique.
00:47:14C'est lié.
00:47:15Tout est lié.
00:47:15Parce que c'est amalgamé.
00:47:16Les antifas,
00:47:17machin,
00:47:17tout ça,
00:47:18ça n'a rien à voir.
00:47:18Les antifas,
00:47:20les gauchis,
00:47:21je suis désolé,
00:47:22ils détestent la police
00:47:22et la gendarmerie.
00:47:23Ils les brûlent même
00:47:24pour les antifas
00:47:24dans les manifestations.
00:47:25Ils ont une totale immunité
00:47:26aujourd'hui.
00:47:27Là-dessus,
00:47:28je ne vous suis pas...
00:47:29Moi, je voulais juste...
00:47:30On n'est pas une voiture balai.
00:47:32On donne nos idées.
00:47:33Je voulais juste
00:47:34vous rappeler une chose
00:47:34quand même
00:47:35parce que puisqu'on parle
00:47:36de politique,
00:47:38les derniers ministres
00:47:39de l'Intérieur
00:47:40ne sont pas de gauche.
00:47:42M. Darmanin
00:47:43n'est pas de gauche.
00:47:44M. Rotaillot
00:47:45n'est pas de gauche.
00:47:45Ils ne sont pas chez moi en tout cas.
00:47:46M. Nunez
00:47:47ils ne sont pas du mouvement patriotique
00:47:48qu'ils représentent aujourd'hui,
00:47:49M. Lebas.
00:47:50Ils sont quand même
00:47:51plus proches de vous
00:47:52dans les idées
00:47:53que de la gauche.
00:47:56Vous n'êtes pas au pouvoir
00:47:57pour l'instant.
00:47:58Pour l'instant,
00:47:59c'est bizarre.
00:48:01Juste, en revanche,
00:48:02Mathias,
00:48:05vous êtes d'accord
00:48:05pour me dire
00:48:06en revanche
00:48:06entre OQTF et immigration,
00:48:07là, il y a un vrai lien.
00:48:08Et justement,
00:48:09je voudrais qu'on avance
00:48:10sur l'immigration
00:48:10parce qu'il y a Guillaume Larivé
00:48:12qui est ancien député
00:48:13vice-président des Républicains
00:48:14qui a expliqué
00:48:15pourquoi ce matin
00:48:16il avait quitté ses fonctions
00:48:17à la tête
00:48:17de l'Office français
00:48:18de l'immigration
00:48:19et de l'intégration.
00:48:21Il dit
00:48:21« Je ne veux pas être complice
00:48:22d'un gouvernement
00:48:23qui va aggraver
00:48:24le chaos migratoire ».
00:48:26Alors, je ne sais pas
00:48:26si c'est de la petite politique
00:48:28politicienne.
00:48:29En tout cas,
00:48:29ça fait peur.
00:48:29Écoutez-le.
00:48:32Écoutez,
00:48:32moi d'abord,
00:48:33je voudrais vous dire
00:48:33que pour moi,
00:48:34la politique,
00:48:35c'est avoir des convictions
00:48:36et je ne veux pas être complice
00:48:37du chaos migratoire
00:48:39qui est en train
00:48:40de s'accélérer.
00:48:41Lorsque j'ai accepté
00:48:43de présider
00:48:44l'Office français
00:48:44de l'immigration
00:48:45il y a un mois,
00:48:46c'était pour aider
00:48:47Bruno Retailleau
00:48:48à réduire l'immigration.
00:48:50Parce que depuis un an
00:48:51qu'il était place Beauvau,
00:48:52il avait commencé
00:48:53à faire le job,
00:48:53on avait commencé
00:48:54à obtenir des résultats,
00:48:55on avait interpellé
00:48:57plus de clandestins,
00:48:58plus de 10%,
00:48:59on avait augmenté
00:49:00les expulsions
00:49:01de 18%,
00:49:02on avait commencé
00:49:03à réduire
00:49:04le nombre
00:49:04de régularisations
00:49:05moins de 30%,
00:49:07de baisser
00:49:07le nombre
00:49:07de naturalisations
00:49:08moins de 17%,
00:49:09bref,
00:49:10il y avait un effort
00:49:11qui a été fait.
00:49:12Et quand j'ai écouté
00:49:12le Premier ministre
00:49:13il y a deux jours
00:49:14prononcer son discours
00:49:15de politique générale,
00:49:17j'ai vu que
00:49:18cet effort
00:49:19de réduction
00:49:19de l'immigration
00:49:20ce n'était plus du tout
00:49:21l'objectif
00:49:21et moi je ne veux pas
00:49:22être complice
00:49:22d'un gouvernement
00:49:23socialo-macroniste
00:49:25qui va aggraver
00:49:26le chaos migratoire
00:49:27et donc j'ai décidé
00:49:29de quitter
00:49:29cette fonction
00:49:31pour reprendre
00:49:32entièrement
00:49:32ma liberté.
00:49:34Mathieu Vallée,
00:49:35c'est fort
00:49:35quand même,
00:49:36c'est-à-dire qu'il part
00:49:36très vite,
00:49:37il a été nommé
00:49:37il y a un mois,
00:49:38il part déjà en disant
00:49:39voilà,
00:49:39je ne peux pas,
00:49:40je n'ai pas les moyens.
00:49:42Non mais je vais vous faire
00:49:43une réponse rapide,
00:49:44vous en avez parlé
00:49:45beaucoup sur votre antenne
00:49:45légitimement cette semaine,
00:49:47c'est pour ça que nous
00:49:48on veut combattre
00:49:49cette politique
00:49:50au niveau
00:49:51du gouvernement
00:49:52en ayant demandé
00:49:53une dissolution
00:49:54pour que les Français
00:49:55nous donnent un caclable.
00:49:56Pour l'instant
00:49:56vous avez été renvoyé
00:49:57dans les cordes,
00:49:58vous avez été renvoyé
00:49:59dans les cordes.
00:49:59Ils nous ont renvoyé
00:49:59dans les cordes,
00:50:00les magouilles,
00:50:01on va continuer
00:50:05à se battre
00:50:06et ce n'est pas terminé
00:50:07parce que je pense
00:50:08qu'on n'a peut-être
00:50:09pas gagné la bataille
00:50:10de l'obtention
00:50:11de la dissolution,
00:50:12on n'a pas perdu
00:50:13cette guerre politique
00:50:14qu'on mène
00:50:14pour les Français
00:50:15sur leur part d'achat,
00:50:16sur la lutte
00:50:16contre l'immigration,
00:50:18sur la protection,
00:50:19la sécurité.
00:50:19Juste,
00:50:20Nounia Tengour
00:50:20nous a rejoint,
00:50:21journaliste politique
00:50:22à CNews,
00:50:23et c'est vrai
00:50:23que c'est fort quand même
00:50:24cette décision
00:50:25de Guillaume Larivet.
00:50:26Effectivement,
00:50:27c'est une décision forte
00:50:27puisqu'il parle
00:50:28d'une politique
00:50:29contraire à l'intérêt national
00:50:31donc vous voyez
00:50:31c'est quand même
00:50:32des mots assez forts
00:50:32mais il y a toujours
00:50:33quand même de la politique
00:50:34qu'il faut quand même
00:50:35remettre dans le contexte
00:50:36que Guillaume Larivet
00:50:37fait partie de la famille
00:50:38des Républicains
00:50:39et qu'il est proche
00:50:40de Bruno Rotaillot
00:50:41et c'est vrai
00:50:42que de se maintenir
00:50:43à son poste
00:50:44sachant que la position
00:50:46de Bruno Rotaillot
00:50:46c'est de ne pas cautionner
00:50:48ce que fait le macronisme,
00:50:49là on est vraiment
00:50:50aussi dans une logique
00:50:52aussi de...
00:50:53C'est dommage
00:50:53qu'ils n'aient pas voté
00:50:53la censure hier.
00:50:54Mathias,
00:50:55qu'est-ce que vous vouliez ajouter ?
00:50:56Non, moi je trouve
00:50:57que cette décision
00:50:58de M. Larivet
00:50:59elle me choque
00:51:00et je vais vous dire
00:51:01que je la trouve
00:51:01à la fois opportuniste
00:51:03et hypocrite
00:51:03parce que maintenant
00:51:04que M. Rotaillot
00:51:05n'est plus aux affaires
00:51:06M. Larivet s'en va
00:51:08parce que...
00:51:08Parce que la politique
00:51:09du gouvernement change
00:51:09parce que la politique
00:51:11du gouvernement va changer
00:51:12excusez-moi
00:51:12c'est les socialistes
00:51:13qui ont la main
00:51:14Il aurait pu poser
00:51:15de l'intérieur
00:51:15et il aurait pu faire...
00:51:17Non mais franchement
00:51:18C'est les socialistes
00:51:19qui ont pris la main
00:51:19aujourd'hui
00:51:20avec 1,7%
00:51:21mais bien sûr
00:51:22avec 1,7%
00:51:23c'est eux qui vont faire la loi
00:51:24Vous voyez les socialistes
00:51:25partout
00:51:25Mais non mais
00:51:26je ne le vois pas partout
00:51:26Je regarde ce qui se passe
00:51:28à l'Assemblée
00:51:28C'est une obsession maladive
00:51:29pour les socialistes
00:51:30Mais non je regarde
00:51:30ce qui se passe à l'Assemblée
00:51:31J'entends bien
00:51:32Les socialistes
00:51:33n'ont pas voté la censure
00:51:34et effectivement
00:51:35ils ont obtenu
00:51:36un certain nombre de choses
00:51:36Ben voilà
00:51:37Donc vous dites comme moi
00:51:38finalement
00:51:38Simplement ça vous gêne
00:51:39quand on l'exprime clairement
00:51:40Absolument pas
00:51:41C'est eux qui font la loi
00:51:42Les socialistes
00:51:42Si on suspend
00:51:43la réforme des retraites
00:51:44c'est à cause de qui
00:51:45que la réforme des retraites
00:51:46est suspendue ?
00:51:47Vous mélangez tout là
00:51:48Non mais je vous dis
00:51:49ils font la loi
00:51:49Les socialistes
00:51:50sur la politique migratoire
00:51:53Ils vont avoir du poids
00:51:56parce que les lois
00:51:56vont être votées
00:51:57avec ou sans eux
00:51:58Et si c'est sans eux
00:51:59sans eux
00:51:59ça ne passe pas
00:52:00Non mais Mathias
00:52:01rassurons-nous
00:52:02Quand on est à gauche
00:52:02Vous vous fantasmez
00:52:02sur la toute puissance
00:52:03des socialistes
00:52:04Je vous rassure
00:52:05Olivier Faure
00:52:06ne me fait pas fantasmer
00:52:06C'est surtout qu'Emmanuel Macron
00:52:09et ses gouvernements
00:52:10dont certains premiers ministres
00:52:12qui sont candidats
00:52:12et qui demandent
00:52:14à son départ rapide
00:52:15au mois de janvier
00:52:16ont tous été
00:52:16dans cette logique-là
00:52:17Donc quand Guillaume Larrivé
00:52:18il va à l'office
00:52:20qui est de la migration
00:52:21il sait très bien
00:52:22que la tendance macronienne
00:52:23elle est d'ouvrir
00:52:24au contraire les portes
00:52:25On n'a pas vu
00:52:25des chiffres baissés
00:52:26On a vu des chiffres augmentés
00:52:28depuis l'arrivée au pouvoir
00:52:29d'Emmanuel Macron
00:52:29Ce n'est pas quelque chose
00:52:30qui s'est raffermi
00:52:31Qui est ministre de l'Intérieur ?
00:52:33Non mais ils n'avaient pas besoin
00:52:34Non mais on est bien d'accord
00:52:34Ils n'avaient pas besoin
00:52:35C'est pas un dangereux
00:52:36Non je sais ce que je veux dire
00:52:38Ils n'avaient pas besoin
00:52:38de socialistes
00:52:39Et ce qu'il faudrait poser
00:52:40comme question à Guillaume Larrivé
00:52:41c'est pourquoi
00:52:42concrètement
00:52:43effectivement
00:52:43est-ce qu'il a reçu
00:52:44des informations
00:52:45parce que circule quand même
00:52:46des bruissements
00:52:47sur notamment
00:52:49de l'arrivée
00:52:50d'un certain nombre
00:52:50de personnes
00:52:52venues de zones de conflit
00:52:54ces derniers temps
00:52:55Donc soyons clairs
00:52:56il faut aussi parler
00:52:57des vraies choses
00:52:58et donc là
00:52:58pour le coup
00:52:59il devrait avoir
00:52:59un témoignage
00:53:00beaucoup plus concret
00:53:01beaucoup plus précis
00:53:02notamment sur ce qui se passe
00:53:03depuis Gaza
00:53:04parce que là
00:53:04ce n'est pas qu'une rumeur
00:53:05ce sont des éléments
00:53:06qui aujourd'hui arrivent
00:53:07Donc on parle de gens
00:53:07On parle de 300 000 personnes
00:53:08c'est ça ?
00:53:08Non non
00:53:09on parle de ce genre de personnes
00:53:10qui sont pour certains
00:53:12liées à des mouvements
00:53:13terroristes
00:53:14pour d'autres pas du tout
00:53:15mais qui seront une population
00:53:16qui va être effectivement
00:53:17dans le cadre
00:53:17d'un accord international
00:53:18potentiellement reçu en France
00:53:20Donc on est face
00:53:21à des tendances
00:53:22soyons clairs
00:53:22qui n'ont pas besoin
00:53:23des socialistes
00:53:23pour être largement ouvertes
00:53:25C'est un vrai sujet
00:53:26aujourd'hui
00:53:27qui doit être traité
00:53:27évidemment en termes législatifs
00:53:29mais qui doit être traité
00:53:30à la prochaine présidentielle
00:53:31parce que ça devient sujet urgent
00:53:32Alors Guillaume Larrivé
00:53:33il est un peu opportuniste
00:53:33en effet
00:53:34mais en même temps
00:53:35il doit nous dire surtout
00:53:36pourquoi il s'en va
00:53:37Il ne peut pas partir
00:53:37simplement pour dire ça
00:53:38Je ne veux pas graver
00:53:39le chaos migratoire
00:53:39Il s'en va
00:53:40Il s'en va
00:53:40Il s'en va
00:53:41Il ne veut pas aggraver
00:53:47le chaos migratoire
00:53:48je n'ai pas les moyens
00:53:49aujourd'hui de lutter contre ça
00:53:50On ne va pas me donner les moyens
00:53:52C'est ça ce qu'il dit
00:53:53C'est des grandes phrases
00:53:54qui se payent
00:53:55pour pas grand chose
00:53:56Heureusement que vous êtes là
00:53:57pour nous faire des petites phrases
00:53:58Mathias Leboeuf
00:53:58On va faire une pause
00:53:59on va se retrouver dans un instant
00:54:00et on va parler d'Edouard Philippe
00:54:02qui lui se paye Emmanuel Macron
00:54:04c'est le moins qu'on puisse dire
00:54:04ensuite
00:54:05On ira en Corse
00:54:06parce qu'en Corse
00:54:06c'est la vierge
00:54:07qui a été décapitée
00:54:09dans un petit village
00:54:10et ça aussi c'est symbolique
00:54:11de ce qui se passe en ce moment
00:54:12Reste avec nous sur CNews
00:54:13On est en direct
00:54:13A tout de suite
00:54:1411h35 sur CNews
00:54:21Merci d'être en direct
00:54:22avec nous dans un instant
00:54:23Edouard Philippe
00:54:23qui se paye Emmanuel Macron
00:54:24c'est le moins qu'on puisse dire
00:54:25on va avoir l'occasion
00:54:26d'en parler dans cette émission
00:54:27mais tout de suite
00:54:28le CNews Info
00:54:29il est signé
00:54:29Somaïa à la midi
00:54:30Je n'ai absolument rien fait
00:54:34Adelphine
00:54:35les mots de Cédric Jubilar
00:54:36au dernier jour de son procès
00:54:38après 4 semaines de débat
00:54:40plus que quelques heures
00:54:41avant le verdict
00:54:42pour le peintre plaquiste
00:54:43de 38 ans
00:54:44jugé pour le meurtre
00:54:45de son épouse
00:54:45dont le corps
00:54:47n'a pas été retrouvé
00:54:48et qui en court
00:54:4830 ans de réclusion
00:54:49Ursula von der Leyen
00:54:51présidente de la commission européenne
00:54:53reçue au palais de l'Elysée
00:54:54comme vous pouvez le voir
00:54:55sur ces images
00:54:56pour un échange
00:54:57avec Emmanuel Macron
00:54:58avant le conseil européen
00:55:00prévu le 23 octobre
00:55:01à Bruxelles
00:55:02avec au programme
00:55:03l'Ukraine
00:55:03et la situation
00:55:04au Proche-Orient
00:55:05et le renforcement
00:55:06de la sécurité
00:55:07et la défense européenne
00:55:08et justement
00:55:10autre image
00:55:10pour terminer
00:55:11celle de la rencontre
00:55:12de Vladimir Zelensky
00:55:14avec les représentants
00:55:15américains
00:55:15de l'industrie
00:55:16de la défense
00:55:17dont le fabricant
00:55:18des systèmes
00:55:19antiaériens patriotes
00:55:20et de missiles
00:55:20Thomas Hawk
00:55:21des armes
00:55:22que Kiev réclame
00:55:23pour se défendre
00:55:24contre les frappes russes
00:55:26une rencontre
00:55:26qui intervient
00:55:27avant son entrevue
00:55:28avec Donald Trump
00:55:29la troisième
00:55:29depuis l'arrivée
00:55:30au pouvoir
00:55:31du président républicain
00:55:32Merci beaucoup
00:55:34Somaïa
00:55:34on vous retrouve
00:55:35tout à l'heure
00:55:35à midi
00:55:36pour faire un nouveau point
00:55:37avec le CNews Info
00:55:38On va parler d'Edouard Philippe
00:55:40Edouard Philippe
00:55:40qui était hier soir
00:55:41sur France 2
00:55:42et qui s'est repayé
00:55:43alors Emmanuel Macron
00:55:44une nouvelle fois
00:55:45puisqu'il veut
00:55:45à tout prix
00:55:46qu'Emmanuel Macron
00:55:47s'en aille
00:55:47il le dit
00:55:48il le redit
00:55:49écoutez Edouard Philippe
00:55:50je n'ai pas formulé
00:55:53cette position
00:55:54parce que je pensais
00:55:55qu'elle serait populaire
00:55:56ou parce que j'espérais
00:55:57convaincre le président
00:55:58le président
00:55:59il a envie d'aller
00:55:59au terme de son mandat
00:56:01et je peux le comprendre
00:56:02je l'ai dit
00:56:03parce que je pense
00:56:04que c'est la seule décision
00:56:05digne
00:56:05qui permet
00:56:06d'éviter 18 mois
00:56:07d'indétermination
00:56:09et de crise
00:56:11qui se terminera mal
00:56:13je le crains
00:56:14Mathieu Vallée
00:56:15il a raison
00:56:15je ne comprends pas
00:56:17pourquoi ces députés
00:56:17n'ont pas voté
00:56:18la censuria
00:56:18à l'Assemblée Nationale
00:56:19c'est des gens
00:56:20qui appellent
00:56:21M. Edouard Philippe
00:56:22qui appellent
00:56:23à ce que M. Macron
00:56:24part
00:56:24mais que son gouvernement
00:56:25reste pareil
00:56:25pour Gabriel Attal
00:56:26il a eu les mêmes mots
00:56:28quasiment en disant
00:56:29que finalement
00:56:30ils ne comprenaient plus
00:56:31le chef de l'Etat
00:56:31qu'il a servi
00:56:32parce que tous les deux
00:56:32ont servi quand même
00:56:33Emmanuel Macron
00:56:33ils ont même été mis en avant
00:56:34sur la séméritique
00:56:35par Emmanuel Macron
00:56:36et finalement
00:56:36ils font de la popole
00:56:38alors que pourquoi
00:56:39c'est des traîtres
00:56:40comment ?
00:56:40c'est des traîtres
00:56:41en tout cas c'est de la trahison
00:56:42je suis désolé
00:56:43mais quand on
00:56:43c'est des trahison
00:56:44c'est des traîtres
00:56:45oui bien sûr
00:56:45le coton d'exécution
00:56:48pas du tout
00:56:48vous voyez vous êtes excessif
00:56:50vous êtes
00:56:51je plaisante
00:56:52je plaisante
00:56:53quand on est de gauche
00:56:53on a le droit de plaisanter
00:56:54c'est ça
00:56:54il nous reste l'humour
00:56:56quand même
00:56:57bien sûr
00:56:57mais si je ne fais pas
00:56:58Jean-Marc Morlini
00:57:00et je prends 30 secondes
00:57:01nous on veut que
00:57:04M. Macron
00:57:04dissout l'Assemblée Nationale
00:57:06parce que vous avez vu
00:57:06la boucherie fiscale
00:57:07et sociale
00:57:07qui se prépare
00:57:08parce que
00:57:09on parle de sécurité
00:57:10mais sur
00:57:11les coupes budgétaires
00:57:12dans la sonde d'apprentissage
00:57:13le baisse du salaire net
00:57:14des apprentis
00:57:15la fin de l'aide
00:57:16au permis de conduire
00:57:17par exemple
00:57:17ou encore
00:57:18c'est l'imitation
00:57:19d'animité journal
00:57:20pour ceux qui ont
00:57:21des maladies chroniques
00:57:21diabète
00:57:22cancer
00:57:23sclérose en plaques
00:57:24tout ça
00:57:24c'est des choses
00:57:25que les françaises
00:57:26et les français
00:57:26vont payer cash
00:57:27donc au-delà
00:57:27de la popole
00:57:28comme fait M. Eddard Philippe
00:57:29et M. Attal
00:57:30j'aurais aimé qu'hier
00:57:31ils disent à leurs députés
00:57:31puisqu'on veut que Macron part
00:57:33et bien son gouvernement
00:57:34en premier lieu doit partir
00:57:35et que les français
00:57:36soient convoqués aux urnes
00:57:37pour qu'on ait une nouvelle majorité
00:57:38je l'espère
00:57:38à l'Assemblée Nationale
00:57:39pour qu'on sorte
00:57:40de ce chaos politique
00:57:41Donny Atingour
00:57:41c'est de la popole
00:57:42ou il y a un vrai objectif
00:57:44quand même
00:57:44derrière ce que fait
00:57:45Eddard Philippe ?
00:57:46Vous voulez vraiment
00:57:47que je vous dise
00:57:47ce qu'on pense
00:57:48je pense qu'il est dans
00:57:48une ambition personnelle
00:57:50en ligne de mire
00:57:51en 2027
00:57:51c'est évident
00:57:53c'est-à-dire que plus
00:57:53il se sépare d'Emmanuel Macron
00:57:54plus il a des chances
00:57:55de monter
00:57:56en clair
00:57:56pour le dire autrement
00:57:57c'est un sabotage
00:57:58du macronisme
00:57:59parce qu'il en a fait partie
00:58:00à un moment donné
00:58:00en étant Premier ministre
00:58:01là il essaie
00:58:02de se démarquer
00:58:03comme ce que fait
00:58:04Gabriel Attal
00:58:05d'une autre manière
00:58:06de façon moins virulente
00:58:08là Eddard Philippe
00:58:09ça fait plusieurs fois
00:58:10parce qu'on se rappelle
00:58:11que début octobre
00:58:11il avait appelé
00:58:12à une présidentielle anticipée
00:58:13donc c'est pas la première fois
00:58:14et en même temps
00:58:15comme vous le dites
00:58:16Monsieur Vallée
00:58:16il va également
00:58:17aux consultations
00:58:18avec Sébastien Lecornu
00:58:19et il fait partie
00:58:20de ce socle commun
00:58:21donc c'est un peu ambigu
00:58:22mais c'est vrai
00:58:22lorsqu'on voit son passage
00:58:24à France 2
00:58:25on est quand même
00:58:25assez étonné
00:58:26parce que la charge
00:58:27est assez virulente
00:58:28mais je pense qu'il veut
00:58:29aussi capitaliser
00:58:30sur cette grogne sociale
00:58:33qui couvre
00:58:34et qui ne sort pas
00:58:35parce qu'il sait aussi
00:58:36qu'Emmanuel Macron
00:58:39est très fragilisé
00:58:40et il a envie
00:58:40de capitaliser sur ça
00:58:42parce que lui
00:58:42finalement
00:58:42il n'a pas été
00:58:43très égratigné
00:58:44il a un bilan
00:58:45assez favorable
00:58:46et il tend bien
00:58:47le montrer
00:58:48François Constantini
00:58:49De façon générale
00:58:50vous savez
00:58:50il y avait cette tragédie grecque
00:58:52qui s'appelait
00:58:52les atrides
00:58:52où ils se donnaient
00:58:53tous des coups de couteau
00:58:54je pense que
00:58:55ce genre d'attitude
00:58:56va encore plus
00:58:57révulser les français
00:58:58à l'égard du politique
00:58:59alors Edouard Philippe
00:59:00donne un coup de couteau
00:59:01à Emmanuel Macron
00:59:02il a même rajouté
00:59:03qu'il ne devait rien
00:59:05à Emmanuel Macron
00:59:05parce qu'il était venu chercher
00:59:07soyez sérieux
00:59:08qu'il connaissait
00:59:09M. Edouard Philippe
00:59:10avant mai 2017
00:59:12alors il a donné
00:59:13un coup de couteau
00:59:13il donne des coups de couteau
00:59:14dans le dos
00:59:14à Emmanuel Macron
00:59:15qui lui
00:59:15n'ont plus pas mal
00:59:16et également
00:59:17je suis en deux
00:59:17en cinq catégories
00:59:18pour avoir donné
00:59:18des coups de couteau
00:59:19dans le dos
00:59:19à François Hollande
00:59:20qu'il avait sorti
00:59:22également
00:59:22du néant
00:59:24pratiquement
00:59:24donc c'est la politique
00:59:26tout le monde
00:59:27se trahit à tour de rôle
00:59:28je pense que là
00:59:28Edouard Philippe
00:59:29je pense que là
00:59:30il a franchi
00:59:30un certain nombre
00:59:31limite
00:59:31quand vous regardez
00:59:31l'histoire
00:59:32de la cinquième république
00:59:33il y a eu des rivalités
00:59:34entre le président
00:59:35et le Premier ministre
00:59:35Jacques Chabon
00:59:36Delmas
00:59:36Georges Frampidou
00:59:37Varierich
00:59:38Carles d'Estaing
00:59:38Jacques Chirac
00:59:39même François Hollande
00:59:40Mayneval
00:59:40on n'a jamais entendu
00:59:41un Premier ministre
00:59:43dénigrer comme ça
00:59:44le président de la République
00:59:45je pense que
00:59:46M. Edouard Philippe
00:59:46a un problème
00:59:47c'est qu'un
00:59:48son programme
00:59:48c'est un Edouard Philippe
00:59:502 Edouard Philippe
00:59:513 Edouard Philippe
00:59:52et que M. Edouard Philippe
00:59:53dévise dans les sondages
00:59:54notamment par rapport
00:59:55à d'éventuelles candidatures
00:59:56de Marine Le Pen
00:59:57ou Jordan Bardella
00:59:58qu'il est en train
00:59:59de dévisser
01:00:00donc il se sépare
01:00:01plus il s'éloigne
01:00:02d'Emmanuel Macron
01:00:02il a des choses montées
01:00:03il est en train
01:00:04de se déliter
01:00:05de toute façon
01:00:05ce banque centrale
01:00:06ne survivra pas
01:00:07à Emmanuel Macron
01:00:08donc il se délite
01:00:09juste Jean-Christophe
01:00:10la météo de l'opinion
01:00:11est très clairement
01:00:12aujourd'hui
01:00:12l'enjeu c'est le départ
01:00:14d'Emmanuel Macron
01:00:14si vous voulez
01:00:15la dissolution
01:00:16mais pourquoi il reste ?
01:00:17la dissolution c'était même
01:00:18un sujet annexe quelque part
01:00:19si vous voulez
01:00:20c'est pas un sujet
01:00:21qui politiquement va payer
01:00:23par contre
01:00:23demandez la tête
01:00:25d'Emmanuel Macron
01:00:25alors qu'effectivement
01:00:26immédiatement
01:00:27dans la conversation
01:00:28après le budget
01:00:28après ce que vous voulez derrière
01:00:29c'est sa tête
01:00:30que finalement
01:00:31la plupart des français demandent
01:00:32ou en tout cas disent
01:00:33ça sera la seule solution
01:00:34pour purger
01:00:35ce qui est en train de se passer
01:00:36c'est se raccrocher
01:00:37à cette bulle d'audience
01:00:38et évidemment
01:00:39Edouard Philippe
01:00:40qui est un peu en difficulté
01:00:41il l'a tenté une première fois
01:00:42il a vu que ça marchait
01:00:43un petit peu
01:00:43on avait dit à tous
01:00:44c'était à contre-temps
01:00:44là il continue de le faire
01:00:46parce qu'aujourd'hui
01:00:46c'est le flux principal
01:00:48politique qu'on peut exploiter
01:00:50c'est plus la dissolution
01:00:51c'est terminé
01:00:52on sait qu'il y a une victoire
01:00:53finalement du clan
01:00:53Macron-PSLR
01:00:55cette semaine
01:00:56et donc à partir de là
01:00:57maintenant c'est la démission
01:00:58le seul objet qui reste
01:01:00c'est celui qui est celui
01:01:00Je vous pose la question
01:01:01pourquoi il reste Emmanuel Macron ?
01:01:03Parce que lui
01:01:03il est obligé derrière
01:01:05il peut rester tant qu'il veut
01:01:06et c'est lui qui décide
01:01:07il a la possibilité de rester
01:01:08il a la possibilité de continuer
01:01:09et je vous le redis
01:01:10ce qu'il s'est passé cette semaine
01:01:11Je comprends
01:01:12mais ce que je ne comprends pas
01:01:12c'est sa stratégie
01:01:14qu'est-ce qu'il espère
01:01:16qu'il lisait le contraire
01:01:17il y a cet extrait de 2018
01:01:18où Emmanuel Macron dit
01:01:19un président ne devrait pas
01:01:21pouvoir rester
01:01:22s'il a un vrai désaveu
01:01:23en termes de majorité
01:01:24on va aller écouter l'extrait
01:01:25parce que c'est intéressant
01:01:26d'avoir ses mots à lui
01:01:27et ce qu'il disait en 2018
01:01:29aujourd'hui il fait le contraire
01:01:30écoutez
01:01:30La réalité
01:01:33si on allait au bout de la logique
01:01:34c'est que le président de la République
01:01:35ne devrait pas pouvoir rester
01:01:36s'il avait un vrai désaveu
01:01:37en termes de majorité
01:01:38en tout cas c'est l'idée
01:01:39que je m'en fais
01:01:39et qui est la seule
01:01:40qui peut accompagner
01:01:41le fait d'assumer
01:01:42les fonctions qui vont avec
01:01:44Non, voilà
01:01:45Jean-Christophe s'est pillé
01:01:46Non mais on a César Impérator
01:01:48c'est-à-dire que là
01:01:48il est dans sa gloire la plus totale
01:01:50et là il est enfin
01:01:51total de règne
01:01:52c'est-à-dire qu'on n'est pas
01:01:53Néron mais quelque part
01:01:54on n'est pas très loin
01:01:54c'est-à-dire qu'il est dans une situation
01:01:56où il est au bord d'un précipice
01:01:58mais ce précipice pour l'instant
01:01:59il n'est pas réel
01:02:00et vous savez ce qui se passe
01:02:01en réalité
01:02:01qu'est-ce qui se passe ?
01:02:02Emmanuel Macron
01:02:03il est assez jeune encore
01:02:04et donc il prépare la suite
01:02:05l'après présidentielle
01:02:06partir avant
01:02:07sauf à dire qu'il est
01:02:08une vraie raison
01:02:09il partage le pouvoir
01:02:11avec le Rassemblement National
01:02:12et quelque part
01:02:12cette cohabitation est impossible
01:02:13et donc sa parole
01:02:14elle ne vaut rien ?
01:02:15Non
01:02:15Ce qu'il a dit en 2018
01:02:16ça ne vaut rien ?
01:02:16Parce que 2018
01:02:17c'était une période
01:02:18où encore une fois
01:02:19la gloire est là
01:02:21et la gloire donne la puissance
01:02:22et la puissance pense
01:02:23ce que vous fait dire
01:02:23que finalement
01:02:24vous allez pouvoir être éternel
01:02:26et l'éternité
01:02:26Donc la parole des politiques
01:02:27vous qui êtes politologue
01:02:28vous me dites que la parole des politiques
01:02:29ça ne vaut rien
01:02:30Les promesses
01:02:30Charles Pasqua disait
01:02:31les promesses
01:02:32l'engagement de ceux qui les reçoivent
01:02:33effectivement
01:02:34Réthias Lebeuf
01:02:34Oui je suis assez d'accord
01:02:36avec Jean-Christophe
01:02:37c'est qu'Emmanuel Macron
01:02:38on part avec Marc Aurel
01:02:40et on finit avec Macron
01:02:41Mais ces propos
01:02:43ils valent rien ?
01:02:44Ce qu'il a dit en 2018
01:02:45Ces propos
01:02:47ils valent que ceux
01:02:48qui les croient
01:02:49en quelque sorte
01:02:50ce n'est pas la première fois
01:02:51Vous vous êtes étonné
01:02:52que les Français
01:02:53se dégoûtent
01:02:54ce ne soit dégoûté
01:02:55par la politique ?
01:02:56Ce n'est pas la première fois
01:02:57qu'un politique revient
01:02:58sur sa parole
01:02:58Non mais c'est important
01:03:00c'est pas juste
01:03:01il n'a pas dit
01:03:02je vais aller faire un tour
01:03:04Pourquoi ?
01:03:05Il dit juste
01:03:05il faut partir
01:03:06il dit quand on est désavoué
01:03:07il faut partir
01:03:08Bien entendu
01:03:09Pourquoi il ne part pas ?
01:03:10Parce que s'il part
01:03:12c'est une honte
01:03:13et puis c'est la fin
01:03:14de sa carrière
01:03:14Je voulais revenir
01:03:16sur Edouard Philippe
01:03:17Edouard Philippe
01:03:18c'est un boxeur
01:03:19et il a compris une chose
01:03:21c'est qu'il est dans les cordes
01:03:22et c'est pour ça
01:03:23qu'il frappe très fort
01:03:24il frappe très fort
01:03:25pour justement
01:03:26sortir des cordes
01:03:27parce que ses propos
01:03:28sont très violents
01:03:28quand il dit
01:03:29c'est la seule décision digne
01:03:31c'est d'une violence inouïe
01:03:34c'est à dire que
01:03:34quasiment
01:03:35il frappe d'indignité
01:03:36le président de la république
01:03:38Ça veut dire qu'il est indigne
01:03:38en ne partant pas
01:03:39il est indigne
01:03:40c'est ça ce que ça veut dire
01:03:40Il y a un petit détail très local
01:03:43je suis certain
01:03:44qu'Edouard Philippe
01:03:45craint un peu
01:03:45l'élection municipale
01:03:46au Havre aussi
01:03:47au mois de mars
01:03:47et dans le cadre
01:03:48d'une préparation
01:03:49à la présidentielle
01:03:50de 2027
01:03:51il n'y a pas beaucoup de challenge
01:03:52Non mais on ne sait jamais
01:03:53on ne sait jamais
01:03:54c'est un petit risque
01:03:54c'est un petit risque
01:03:55Dounia
01:03:56Oui en fait
01:03:57ce que vous disiez
01:03:58pourquoi il ne part pas
01:03:58parce que j'ai l'impression
01:03:59qu'Emmanuel Macron
01:04:00est sous pression
01:04:01de la part des partis politiques
01:04:02mais lui
01:04:03il est au-dessus de ça
01:04:04c'est à dire qu'il se met
01:04:05dans une position
01:04:06où lui il est le président
01:04:07aussi le représentant
01:04:09de la France
01:04:09à l'étranger
01:04:10parce qu'on le voit
01:04:10très très présent
01:04:11sur la politique internationale
01:04:12et beaucoup moins
01:04:13sur la politique nationale
01:04:14et je pense que c'est aussi
01:04:15une stratégie de sa part
01:04:16de ne pas se mêler
01:04:18en fait
01:04:18ce qui est dangereux
01:04:19pour lui
01:04:19Vous trouvez qu'il ne s'en mêle pas ?
01:04:23Excusez-moi
01:04:24pour faire le gouvernement
01:04:25déjà
01:04:26il y a eu
01:04:27deux heures de rendez-vous
01:04:28avec lui
01:04:29là hier
01:04:30il a reçu sa majorité
01:04:31vous trouvez qu'il ne s'en mêle pas ?
01:04:33Il s'en mêle
01:04:33mais je veux dire
01:04:34il prend toujours cette distance
01:04:35en se mettant en avant
01:04:37sur les sujets internationaux
01:04:39mais il se mettant
01:04:40un peu en retrait
01:04:41pensant
01:04:41parce que tant que
01:04:42les français ne descendent pas
01:04:43dans la rue
01:04:43et se mettent devant l'Elysée
01:04:44En même temps
01:04:45il y a le sondage CSA
01:04:46pour ces news européens
01:04:47du JDD de mercredi
01:04:48qui dit que 68%
01:04:49des français sont favorables
01:04:50à l'organisation
01:04:51d'une élection présidentielle
01:04:52anticipée
01:04:5368%
01:04:54ça veut dire que là
01:04:55on a basculé ailleurs
01:04:56François Constansini
01:04:57Je vais vous dire
01:04:57pourquoi Emmanuel Macron
01:04:58ne part pas
01:04:59il sait très bien ce qu'il fait
01:05:00ce matin il recevait qui ?
01:05:02Ursula von der Leyen
01:05:03Emmanuel Macron
01:05:04je le pense
01:05:05je le dis
01:05:05a rendu sciemment
01:05:06la France ingouvernable
01:05:08de l'intérieur
01:05:08pour la faire gouverner
01:05:09de l'extérieur
01:05:10par la commission
01:05:11par la commission européenne
01:05:13par les instances internationales
01:05:15et puis par l'endettement massif
01:05:16parce que
01:05:16par l'endettement massif
01:05:17je suis désolé
01:05:18un jour ou l'autre
01:05:19la France va avoir un problème
01:05:20comme l'a eu la Grèce
01:05:21au train où on va
01:05:22avec Emmanuel Macron
01:05:23on va avoir le FMI
01:05:24la banque centrale européenne
01:05:26et la commission européenne
01:05:28sur le dos
01:05:28et je pense que
01:05:29Emmanuel Macron
01:05:29ne sera pas mécontent
01:05:31de tout ça
01:05:31je pense
01:05:32je ne pense pas qu'il souhaite
01:05:33je ne pense pas qu'il souhaite
01:05:34non plus du mal
01:05:35du mal à la France
01:05:36il y a un projet politique
01:05:37il y a une raison très simple
01:05:40c'est la trace
01:05:40qu'il va laisser dans l'histoire
01:05:41premièrement
01:05:42parce que s'il est amené
01:05:43à démissionner
01:05:44il sera le premier président
01:05:45à avoir
01:05:46enfin en tout cas
01:05:47de la cinquième
01:05:47là je ne suis pas sûr
01:05:48que la trace
01:05:48elle soit très bonne quand même
01:05:49c'est clair
01:05:50et puis après
01:05:51il y a son avenir
01:05:52et on a dit
01:05:53qu'Emmanuel Macron
01:05:53voulait soit prendre
01:05:55la direction de l'Europe
01:05:56soit la tête de l'ONU
01:05:57et s'il démissionne
01:05:59il est carbonisé
01:06:00il y a un point très clair
01:06:03au moment de la dissolution
01:06:04très vite quand même
01:06:05la dernière fois
01:06:06je pense qu'il pariait
01:06:06concrètement
01:06:07sur votre victoire
01:06:08relative
01:06:09et son choix
01:06:10je vous le dis à l'époque
01:06:11dans l'agenda européen
01:06:12c'était de basculer
01:06:13c'était vraiment de basculer
01:06:14il n'y a pas été aidé
01:06:14c'est pas Gabriel Attal
01:06:16traître
01:06:17il ne l'a pas vu venir
01:06:18il ne l'a pas vu venir
01:06:19il ne l'a pas vu venir
01:06:21et ça a été la première traîtrise
01:06:23deuxième point
01:06:23là se joue effectivement
01:06:25dans l'intervalle qui vient
01:06:26la présidence tournante
01:06:27vous savez que ça change
01:06:28au niveau de la présidence du conseil
01:06:29alors c'est un portugais aujourd'hui
01:06:31tous les 6 mois
01:06:32suivez mon regard
01:06:33on n'est pas très loin de tout ça
01:06:34donc un cataclysme
01:06:35doit être celui qui permet
01:06:36de sortir par le haut
01:06:37et pas par le bas
01:06:37et il a gagné
01:06:38vous avez raison
01:06:39il s'est mêlé des affaires parisiennes
01:06:40et des affaires nationales
01:06:41il a gagné vendredi dernier
01:06:42le pari qu'il a accompli
01:06:43cette semaine
01:06:44la Corse
01:06:44la Corse
01:06:45parlons de la Corse
01:06:46parce que ce qui se passe en Corse
01:06:47aussi c'est le symbole
01:06:48de choses qui se passent en France
01:06:49il y a 48 heures
01:06:50dans Morandini Live
01:06:51on était les premiers
01:06:52à vous parler
01:06:52de cette fameuse croix en Corse
01:06:54que le tribunal administratif
01:06:55voulait retirer
01:06:56car sa seule vue
01:06:57gênait une habitante
01:06:58venue dans ce village
01:06:59alors hier
01:07:00c'est une nouvelle étape
01:07:00qui a été franchie en Corse
01:07:01sur l'île de Beauté
01:07:03puisque cette fois
01:07:03c'est une statue de la Vierge
01:07:04installée depuis plus d'un demi-siècle
01:07:06au coeur du village
01:07:07qui a été décapité
01:07:07dans cette ruelle paisible
01:07:10de Bigoulia en Haute-Corse
01:07:12la découverte a bouleversé
01:07:14tout le village
01:07:14une statuette de Saint-Joseph
01:07:16tenant l'enfant Jésus
01:07:17a été retrouvée décapitée
01:07:18celle de la Vierge Marie
01:07:20posée à ses côtés
01:07:21fracassée
01:07:21des symboles religieux
01:07:23installés depuis plus de 50 ans
01:07:24dans une niche en pierre
01:07:25construite par des villageois
01:07:27ces statues faisaient partie
01:07:28de leur quotidien
01:07:29et de la mémoire du lieu
01:07:30à chaque fois
01:07:31que nous passons devant la voûte
01:07:32nous nous recueillons
01:07:33on prie
01:07:35et au jour d'aujourd'hui
01:07:37nous sommes atterrés
01:07:38c'est un acte
01:07:40méchant
01:07:41violent
01:07:41qui plus est
01:07:43en Corse
01:07:44il faut savoir
01:07:44que la religion
01:07:45a une importance capitale
01:07:47c'est une honte
01:07:48donc on a détruit
01:07:49la sainte famille
01:07:50décapité Saint-Joseph
01:07:51l'enfant Jésus
01:07:52la Vierge couronnée
01:07:53est complètement explosée
01:07:54moi j'ai jamais vu ça
01:07:55une honte
01:07:57absolument abjecte
01:07:59s'attaquer comme ça
01:08:00à des monuments
01:08:02qui plus est religieux
01:08:03nous sommes Corse
01:08:04et Chrétien
01:08:05on le revendique
01:08:06on ne s'en cache pas
01:08:07dégoûté
01:08:09dégoûté
01:08:10et lâche surtout
01:08:11une plainte a été déposée
01:08:13par la propriétaire des lieux
01:08:14les villageois ont déjà fait savoir
01:08:16qu'ils remplaceraient
01:08:17les statues profanées
01:08:18un moyen pour eux
01:08:19de faire revivre
01:08:20ce lieu de prière
01:08:21et de préserver
01:08:22une part de leur histoire
01:08:22c'est chez vous ça François
01:08:24vous voyez qu'ils sont obligés
01:08:26de dire
01:08:26je suis chrétien
01:08:26je ne m'en cache pas
01:08:27enfin on en est là
01:08:29mais c'est à dire
01:08:29qu'en Corse
01:08:30il faut savoir une chose
01:08:31comme on dit
01:08:31c'est motu de Corse
01:08:32c'est motu de Christiane
01:08:33on est Corse
01:08:34on est chrétien
01:08:34même si on ne croit pas en Dieu
01:08:35c'est à dire qu'en Corse
01:08:36même ceux qui pensent
01:08:37comme Matthias Leboeuf
01:08:38ils portent la Vierge
01:08:39dans la procession du 15 août
01:08:40voilà
01:08:40c'est à dire que
01:08:41chez nous
01:08:41c'est notre identité
01:08:42la Corse
01:08:43elle s'est bâtie sur la chrétienté
01:08:44sur le refus
01:08:45notamment des invasions islamiques
01:08:47et même sur le refus
01:08:48pendant la révolution française
01:08:49si Pascal Paoli
01:08:49a fait sécession
01:08:50avec justesse
01:08:52justement
01:08:52au temps de la terreur
01:08:53c'est pour que la Corse
01:08:54ne devienne pas une Vendée
01:08:55notamment
01:08:55subisse notamment
01:08:56tous les affres
01:08:57anti-chrétiens
01:08:58et les massacres
01:08:59des révolutionnaires français
01:09:00chez nous
01:09:01c'est une agression
01:09:01contre notre identité
01:09:02contre l'île
01:09:03alors je sais qu'il y a une
01:09:04ce que j'appelle
01:09:05une christianophobie d'ambiance
01:09:06etc
01:09:06qui vient
01:09:07alors peut-être
01:09:08d'islamisme radicaux
01:09:09pas des musulmans
01:09:10parce qu'un vrai musulman
01:09:11a un culte de la Vierge
01:09:12il faut le savoir
01:09:12c'est pas un vrai musulman
01:09:13qui va agresser la Vierge
01:09:14non c'est la christianophobie
01:09:15je suis assez d'accord avec vous
01:09:16elle est souvent menée
01:09:17par l'extrême gauche
01:09:17ceux qui sont réjouis
01:09:19notamment sur les réseaux sociaux
01:09:20de l'incendie de Notre-Dame
01:09:20c'était des antifas
01:09:22c'était des gens
01:09:22de l'extrême gauche
01:09:23etc
01:09:23et puis on voit aujourd'hui
01:09:24dans la mouvance à les filles
01:09:25il y a également toujours
01:09:26on veut surveiller
01:09:27les écoles chrétiennes
01:09:28les écoles catholiques
01:09:29mais par contre
01:09:29quand il y a une école musulmane
01:09:31qui est liée aux frères musulmans
01:09:32un lycée
01:09:32alors là il faut le défendre
01:09:34voilà
01:09:34il faut que les gens
01:09:37qui ont fait ça une chose
01:09:38je peux vous dire
01:09:39qu'une chose en Corse
01:09:40on ne le laissera pas faire
01:09:41ça soyez-en sûr
01:09:42ça c'est sûr
01:09:43personne ne le laissera faire en Corse
01:09:45Mathias Leboeuf
01:09:46vous connaissez Glorius
01:09:46Glorius ?
01:09:48oui
01:09:48vous connaissez ou pas ?
01:09:49non
01:09:49c'est un groupe
01:09:50c'est un groupe catho
01:09:51qui cartonne
01:09:51ils seront à Bercy
01:09:52le 8 novembre
01:09:53et comme je sais
01:09:54que vous en rêvez
01:09:55pour votre week-end
01:09:56je voulais qu'on en écoute
01:09:58un petit bout déjà
01:09:59et je vous aurais des places
01:10:00écoutez
01:10:00c'est ça Glorius
01:10:01c'est génial je trouve
01:10:02c'est la famille du quenois
01:10:23voilà donc
01:10:31c'est pas mal
01:10:32non ?
01:10:33c'est bien
01:10:33vous venez ?
01:10:34vous venez ?
01:10:34on y va ensemble ou pas ?
01:10:35vous n'avez pas de choses à me proposer ?
01:10:37non mais ça c'est pas mal
01:10:38ils seront le 8 novembre
01:10:40à Paris
01:10:40merci d'avoir été avec nous
01:10:42dans un instant
01:10:42c'est Thierry Cabane
01:10:43on se retrouve lundi en direct
01:10:44vous n'êtes pas invité ?
01:10:44à partir
01:10:45vous je sais que vous irez
01:10:47on se retrouve lundi à 10h35
01:10:49on finit avec Glorius
01:10:51tiens allons-y
01:10:51on se retrouve lundi à 10h35
01:10:53c'est ça
01:10:55on se retrouve lundi à 10h35
01:10:56on se retrouve lundi à 10h35
01:10:58c'est ça
01:10:59vous aurez
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