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Philippe de Villiers passe en revue l'actualité de la semaine dans #FaceAPhilippedeVilliers. Présenté par Eliot Deval

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Transcription
00:00Bonsoir Eliott, bonsoir Geoffroy.
00:01Geoffroy Lejeune est avec nous comme chaque vendredi soir, cher Geoffroy.
00:04Bonsoir.
00:05Avec Geoffroy, on lit la presse, vous imaginez bien, Philippe Devilliers.
00:08Et on lit les informations exclusives du Parisien.
00:12Info le Parisien.
00:14Et il présente les tops, les flops des livres politiques.
00:18Bardella, Marlex, Nondelier, Royal, les tops et les flops des livres politiques.
00:22Il parle de ce que veulent les Français.
00:24Le livre paru le 29 octobre dernier qui marche, 42 000 exemplaires pour Jordan Bardella.
00:33Éric Zemmour, la messe n'est pas dite, 45 000 exemplaires.
00:36Les deux aux éditions Fayard, je lis le premier paragraphe.
00:39Et après, à la fin, il reste toutefois loin, toutefois, de Philippe Devilliers,
00:45dont le nouvel essai, Populicide, édité le 8 octobre, lui aussi chez Fayard, a séduit.
00:50Et là, je suis à deux doigts de tomber de ma chaise.
00:52Plus de 107 lecteurs ou 107 000 lecteurs.
00:58Philippe Devilliers, vous avez passé la barre des 100 000.
01:01Félicitations.
01:03Un mot pour vos lecteurs quand même ?
01:05Un mot pour...
01:06Ça vous laisse peut-être sans voix.
01:10Non, mais mon éditrice, Lisboël, m'a toujours dit,
01:15il faut toujours prendre un air modeste, un air d'écrivain.
01:21La tête pensée, qui accepte de manière oblative les succès qui sont toujours immérités.
01:30Mais c'est la bonté du public, des lecteurs.
01:33Ma circonception lectorale s'élargit.
01:36Circonception lectorale.
01:38C'est important pour l'ARCOM.
01:40Et alors, je voulais vous dire que vous êtes demain soir à l'antenne, à 19h.
01:45Comme chaque samedi soir.
01:48Et là, c'est avec Mathieu Bocoté.
01:50Et là, c'est un match.
01:52Ouh là !
01:53Ah oui, demain à 19h, invité de face à Mathieu Bocoté.
01:56Mais vous restez toute l'émission, dès 19h ?
01:59Oui.
01:59Ah oui, d'accord.
02:00Donc vous prenez la main.
02:03Donc je vais écouter ça.
02:04Assez invité, invité par vous.
02:05Je vais peut-être faire...
02:06On va parler de populicide.
02:08Eh bien écoutez, je vais peut-être faire autre chose.
02:09Parce que je vous vois beaucoup quand même, Philippe Devilliers.
02:12Philippe Devilliers, donc, présente demain face à Mathieu Bocoté.
02:18Ce sera demain à 19h.
02:19Philippe, avant de commencer notre émission,
02:23vous vouliez avoir un mot pour nos confards de frontières ?
02:26Oui.
02:26Pourquoi donc ?
02:29Parce que j'ai appris avec stupéfaction, comme vous,
02:35que le magazine Frontières, dont je suis un abonné fidèle,
02:42et qui est un magazine pas comme les autres,
02:43puisqu'il dit des choses que personne n'a dit.
02:46Le dernier numéro d'ailleurs est incroyable.
02:48C'est vrai, les filles et sa balise là-bas.
02:52Donc ça fait marcher les tondeuses.
02:54Y compris les tondeuses et le roi Merlin.
02:58Et puis j'arrive au problème que j'ai reconnu cette semaine.
03:02C'est une grande première.
03:04Vous avez les Sleeping Giants.
03:05Les gens ne connaissent pas, mais ils sont après moi toutes les semaines.
03:09Ils envoient des lettres à l'ARCOM.
03:11Ils disent, il faut arrêter l'émission de Philippe Devilliers, etc.
03:13L'ARCOM est en train d'examiner.
03:15Sleeping Giants, c'est un truc américain au départ.
03:17Et puis ils sont repris par LFI.
03:21Et en fait, LFI, c'est la France insoumise.
03:24La Mélenchonnie, ils ont dit à le roi Merlin, retirez votre pub s'il vous plaît.
03:30Et le roi Merlin a obéi à la France insoumise.
03:34En fait, c'est maintenant la France insoumise qui commande les perceuses,
03:39les perforeuses, les tondeuses, les ponceuses de le roi Merlin.
03:43Toute la quincaillerie de Mathilde Panot, c'est le roi Merlin.
03:48Et alors, qu'est-ce qui s'est passé ?
03:50C'est ça qui est amusant et réconfortant.
03:53C'est des milliers et des milliers et des millions de tweets et d'abonnés.
03:58Et donc, c'est formidable.
04:02Et voilà, je remercie le roi Merlin parce qu'ils ont, en fait,
04:05indirectement fait la promotion de Frontières.
04:10Je salue aussi son directeur général.
04:13qui s'appelle Eric Tegner, que vous voyez et que vous connaissez mieux que moi
04:17puisqu'il est sur vos plateaux et qui est un garçon qui incarne, pour moi, le courage français.
04:23Et c'est une parole qui est une parole libre, Philippe de Villiers, comme chaque vendredi.
04:26Oui.
04:27Et c'est votre regard sur ce qu'il s'est passé ces derniers jours.
04:31Ah oui, mais là, j'engage que moi.
04:32Non, mais vous m'engagez.
04:34C'est ma propre tondeuse.
04:35C'est votre...
04:36Vous avez bien fait de parler de tondeuse.
04:38Là, c'est ma tondeuse, le roi Merlin, à moi.
04:39Vous avez bien fait de parler de tondeuse, Philippe de Villiers.
04:42Vous souhaitez apporter un autre regard.
04:44Votre regard, une nouvelle fois, sur le sondage publié par l'IFOP cette semaine.
04:48Le titre, c'est « État des lieux du rapport à l'islam et l'islamisme des musulmans de France ».
04:53L'IFOP souligne une faible proportion de musulmans au sein de la population française adulte.
04:587% en 2025.
05:00Et je vais vous citer l'avis du directeur des études de l'IFOP, François Croce.
05:04C'est ce premier paragraphe.
05:07Cette enquête, selon donc François Croce, dessine très nettement le portrait d'une population musulmane traversée par un processus de ré-islamisation,
05:16structurée autour de normes religieuses rigoristes et tentée de plus en plus par un projet politique islamiste.
05:24Philippe de Villiers, quelle analyse faites-vous des résultats de cette étude ?
05:28Selon moi, comme pour beaucoup d'autres, c'est un marqueur, un marqueur de l'affaissement français et de l'abaissement de la France.
05:46Pourquoi ?
05:48Parce qu'on dévale la pente.
05:52En fait, on descend les marches les unes après les autres.
06:00Je voudrais décrire ces marches principales que nous descendons en ce moment.
06:05La première, c'est en fait l'éclipse de la conscience nationale.
06:16Je voudrais que nos téléspectateurs et nos auditeurs entendent bien ce que je veux dire.
06:22L'éclipse de la conscience nationale, c'est inouï dans un pays.
06:27Et jamais on n'aurait pensé ça pour la France.
06:30Je parle de nos élites, les fameuses élites mondialisées.
06:35Qu'est-ce que ça veut dire ?
06:36Ça veut dire qu'en fait, ce sont les années Giscard.
06:41Je parle de ce que je connais, de ce que j'ai vécu, de ce que j'ai ressenti à l'époque, les années Giscard.
06:50Je me souviens que mon voisin à l'Assemblée s'appelait Bernard Stasi.
06:54C'était un son triste.
06:57Il avait écrit un livre qui était un énorme succès, que toutes les élites lisaient et s'arrachaient.
07:03C'était l'immigration, une chance pour la France.
07:07C'était ça la droite à l'époque.
07:10L'UDF, l'URPR, c'était ça la droite à l'époque.
07:15Et moi j'étais outré.
07:17L'immigration, une chance pour la France.
07:20C'est-à-dire qu'en fait, on entrait sans le savoir, avant même la chute du mur de Berlin,
07:26dans l'âge post-historique, post-national, post-identitaire et post-territorial.
07:37C'est-à-dire qu'avec ce livre et avec cette nouvelle politique, la politique du regroupement familial de Giscard,
07:44l'immigration a changé deux fois en même temps.
07:53Elle a changé d'échelle et elle a changé de nature.
07:57Elle a changé d'échelle.
07:59On a eu l'immigration massive, que Giscard lui-même a appelée à la une du FIGMAG à l'époque.
08:06L'immigration invasive.
08:07Et elle a changé de nature, puisque c'était une immigration européenne qui est devenue une immigration africaine.
08:18C'était une immigration de travail qui est devenue une immigration d'établissement.
08:23On vient avec sa famille.
08:24Donc ça, c'est la première marche.
08:29L'immigration invasive.
08:32À partir de Giscard.
08:33La droite et la gauche ensemble se mettent d'accord, en fait, sous l'influence du patronat.
08:40Ce que m'a raconté François Serac.
08:43En fait, on cherche des prolétaires, quoi.
08:46Un prolétariat substitution, puisqu'on est obligé de bien payer sous l'influence des syndicats, nos gens.
08:51Donc ça serait bien qu'on fasse venir des Africains.
08:54Ils seront moins exigeants pour faire la plonge.
08:57Voilà ce qui s'est passé.
08:58Voilà la vérité historique.
09:00Deuxième marche, qui est encore plus grave que la première.
09:04C'est l'abandon du creuset français.
09:08C'est-à-dire du principe d'assimilation.
09:10Le mot, on ne peut même plus le prononcer.
09:14Si vous prononcez le mot assimilation, on dit, ah, fasciste, extrême droite.
09:17Mais l'assimilation, c'est dans le Code civil.
09:21C'est l'article 21 du Code civil, que je connais par cœur et que je vais vous réciter.
09:28Nul ne peut être naturalisé s'il n'adhère pas au principe d'assimilation à la communauté française,
09:44notamment par une connaissance de son histoire, de sa culture, de sa langue et des mœurs de la société française.
09:57Article 21, l'assimilation.
09:59Et là, qu'est-ce qui s'est passé ?
10:01Il faut toujours suivre, vous qui êtes journaliste, vous savez ça, il faut suivre la course des mots.
10:07Parce que la course des mots, on dit beaucoup sur l'évolution des choses.
10:12Donc là, assimilation.
10:14Dans les années 80, quand je suis au gouvernement, au Chirac, c'est encore l'assimilation.
10:18Même Mitterrand parle de l'assimilation.
10:20Qu'on va petit à petit vider de son contenu.
10:24Qu'est-ce que ça veut dire l'assimilation ?
10:25On assimile une personne.
10:28Assimiler, c'est faire de l'autre un autre soi.
10:33Ça, c'est les années 90.
10:3580-90.
10:36À partir des années 90-2000, on glisse vers un autre mot, l'intégration.
10:45L'intégration, on intègre un groupe.
10:48C'est plus pareil.
10:49Et puis, dans les années 2000, on bascule et on passe de l'intégration à l'insertion.
11:01On insère des communautés.
11:05Et puis ensuite, à partir des années 2010, plus exactement 2013, le rapport Thuot qui est remis à Jean-Marc Ayot, Premier ministre.
11:13Thuot, c'est un conseiller d'État, remet un rapport qui s'intitule « Vers la société inclusive ».
11:21On passe de l'insertion à l'inclusion.
11:23L'inclusion, ça veut dire qu'on inclut des peuples.
11:29Et on dit au peuple qui vient, au peuple neuf qui vient, qui arrive d'ailleurs,
11:34« Venez avec vos souvenirs et avec votre vision du monde ».
11:38En d'autres termes, je viens de vous dessiner les 40 années de l'aventure du vivre-ensemble
11:46qui est en fait l'aventure de la juxtaposition communautaire.
11:53Troisième marche qu'on a descendue, sur laquelle je voudrais insister parce que je l'ai vécu de près.
11:59Et vous allez reconnaître les hommes politiques qui sont concernés.
12:03L'islam des Lumières, Thuot dit quelque chose, l'islam des Lumières.
12:10En fait, c'est cette prétention de la bourgeoisie française
12:14de croire que l'islam, c'est le christianisme des Arabes.
12:20Mais non, c'est autre chose.
12:25Je dis la prétention parce qu'il y a une arrogance et une sorte de mépris
12:28à l'égard d'une religion qui n'est pas la religion originelle de la France.
12:36En fait, c'est une méconnaissance historique et une inculture totale de la bourgeoisie française.
12:41Pourquoi ? Parce qu'il y a un antagonisme fondamental
12:51entre deux civilisations qui sont difficilement miscibles,
12:57l'arabo-musulmane et la christiano-occidentale.
13:02Et tous les islamologues sérieux,
13:06quelles que soient leurs convictions par ailleurs,
13:07disent qu'on ne peut pas adapter l'islam,
13:11on ne peut pas réformer l'islam,
13:14on ne peut pas modifier l'islam.
13:16Cette histoire d'islam des Lumières, c'est impossible.
13:20Et alors voilà le sondage, et j'y arrive.
13:23Et voilà le sondage qui nous dit
13:24qu'il y a trois tropismes dans la jeunesse musulmane aujourd'hui.
13:32Les chiffres sont là pour en témoigner.
13:35Premier tropisme, c'est le retour au djihad.
13:38Entendu, non pas forcément comme un djihad guerrier,
13:42mais comme un prosélytisme qui invite les croyants
13:48à faire de la terre où ils habitent une terre d'islam.
13:54Le prosélytisme de conquête est une obligation coranique.
13:59Deuxièmement, 59% des jeunes interrogés souhaitent la charia.
14:09Qu'est-ce que ça veut dire la charia ?
14:11Ça veut dire que c'est l'ensemble des règles juridiques
14:16qui régissent l'ordre islamique.
14:20C'est un droit révélé, donc immuable.
14:24C'est un droit qui ignore la séparation, la distinction entre le temporel et le spirituel.
14:33Et c'est un droit dans lequel la loi islamique est supérieure à la loi républicaine.
14:40Si vous me passez l'expression, pour un musulman digne de ce nom,
14:48la république par rapport à Allah ne fait pas le poids.
14:51Et donc, la charia.
14:57Troisièmement, c'est ce qui apparaît aussi dans ce sondage.
15:02C'est la préférence pour l'ouma.
15:05L'ouma, c'est la légende des allégeants.
15:08C'est la communauté universelle des croyants mahometans.
15:13C'est-à-dire que c'est le lien supérieur à toute autre appartenance.
15:21Alors, à partir de là, quelle est l'étape qui vient ?
15:28Quelle est l'étape qui est devant nous ?
15:30Quatrième marche.
15:32C'est le califat.
15:34Pourquoi c'est le califat ?
15:36C'est pour moi qui le dit.
15:38Le 13 décembre dernier, dans le journal Le Monde,
15:41est rapporté la phrase décisive d'un rapport d'une lettre confidentielle
15:48de Bertrand Chamouleau, le directeur général du renseignement territorial
15:55et qui s'adresse au président de la République
15:57et qui lui dit, voilà, les frères musulmans ne veulent pas la violence,
16:03ils veulent l'infiltration pour parvenir à faire de la France un califat.
16:09Voilà où nous en sommes aujourd'hui.
16:16Nous sommes dans une situation
16:17où la France a fait venir chez elle
16:21une autre civilisation que la nôtre.
16:26Et cette civilisation, il y a ceux qui voudraient l'adapter, la réformer,
16:31avec un mépris pour cette civilisation,
16:34qui est scandaleux,
16:35et ceux qui sont là, les bras croisés, qui disent,
16:38ben maintenant on ne peut plus rien faire.
16:40Voilà la situation.
16:42Alors justement, on ne peut plus rien faire.
16:44Une fois qu'on a dit tout ce que vous avez dit,
16:46quelle réponse apporter à cette situation ?
16:48Et qu'est-ce que vous, Philippe,
16:49vous avez envie de dire à ces gens,
16:51à ces Français de confession musulmane
16:53qui vous regardent, vous en parlez d'ailleurs dans Populicide ?
16:56Votre question est grave,
17:01elle est importante, elle est même décisive.
17:05Nous avons deux civilisations face à face.
17:12Alors que faire ?
17:15Il y a deux hypothèses.
17:18Je vais être très précis dans la réponse.
17:21Première hypothèse, il y a ceux qui sont chez nous
17:25et qui nous détestent.
17:27Et qui le disent.
17:30Qui ne s'en cachent pas.
17:34Et qui parfois passent à l'acte.
17:37Donc là, je reprends le mot d'Éric Zemmour.
17:41C'est la remigration.
17:43Qui n'est pas que le mot d'Éric Zemmour,
17:45parce que c'est la remigration en Amérique,
17:47dans tous les pays en fait.
17:49La remigration, ça veut dire en fait,
17:52ceux qui ne s'adaptent pas à notre culture,
17:55à notre civilisation,
17:57il faut qu'ils repartent chez eux.
17:58Ça se fait gentiment, mais c'est comme ça.
18:00Et d'ailleurs, dans l'histoire,
18:03il y a une remigration célèbre.
18:06Le professeur de Sciences Po,
18:07que j'ai bien connu, Pierre Milza,
18:09en a fait un livre sur les Italiens.
18:12Alors que la culture italienne
18:17est proche de la culture française.
18:18Sur 3 millions d'Italiens
18:20qui sont arrivés en France,
18:21il y en a à la moitié qui sont repartis.
18:23La remigration.
18:24Pourquoi ?
18:25Parce qu'ils ne s'adaptaient pas à notre culture.
18:28Ceux qui sont restés,
18:28se sont adaptés à notre culture,
18:30l'ont accepté, l'ont ingéré.
18:32Et les autres sont repartis.
18:33Donc la remigration, ça existe.
18:36Donc la remigration des OQTF,
18:38la remigration de ceux qui nous détestent.
18:40En d'autres termes,
18:41la France, tu l'aimes ou tu la quittes.
18:46Deuxièmement,
18:47deuxième hypothèse,
18:49pour les Français de désir,
18:53c'est-à-dire des gens
18:53qui ne sont pas de notre culture,
18:55qui ne sont pas de notre civilisation,
18:56qui arrivent chez nous,
18:57qui n'ont rien demandé
18:58et qui nous regardent,
19:01on propose la francisation.
19:05C'est-à-dire en fait,
19:07une manière
19:07d'aller vers ceux
19:10qui n'ont pas reçu
19:12ce que nous avons reçu nous,
19:13les Français de souche,
19:15pour leur dire
19:15« Voilà,
19:17vous pouvez nous rejoindre. »
19:21En d'autres termes,
19:23aux musulmans français,
19:26qui peuvent devenir des Français musulmans,
19:32il faut leur faire comprendre
19:34que nous voulons les attirer à nous,
19:36qu'on a envie qu'ils nous ressemblent,
19:40à condition qu'on donne envie
19:43qu'ils nous ressemblent.
19:46Et qu'ils nous ressemblent,
19:47non pas dans l'hédonisme
19:48et le nihilisme,
19:51mais dans
19:53l'exaltation
19:55commune
19:58de notre patrimoine vital.
20:00et donc
20:02à ces Français
20:02de désir,
20:05je réponds,
20:06je dis ceci.
20:09Il y a deux choses à faire
20:10pour nous rejoindre.
20:12La première,
20:13c'est d'accepter dans son principe
20:15la civilisation française
20:16que vous allez avec nous découvrir
20:18et aimer.
20:19Et ensuite,
20:25eh bien,
20:26se dégager
20:27de la tutelle
20:29des pays d'origine.
20:32Vous êtes en France,
20:33c'est plus l'Algérie,
20:34c'est plus le Maroc,
20:35c'est plus la Tunisie,
20:35c'est plus l'Afghanistan,
20:36etc.
20:37Sinon, ça ne marchera pas.
20:40Donc, il faut
20:40quitter les dépendances
20:43aliénantes.
20:47Mais je vais vous dire,
20:47celui qui a le mieux répondu
20:49à votre question.
20:52C'est Boilem Sansal
20:52dans une conversation
20:53que j'ai eue avec lui
20:54au cercle algérieniste
20:56à Béziers.
20:58Un jour,
20:58dans un tête-à-tête
20:59qui m'a marqué,
21:02je me souviens mot à mot
21:03de ce qu'il m'a dit.
21:05Je lui parlais du problème
21:05de la francisation,
21:07du problème de l'assimilation.
21:08D'ailleurs, le mot,
21:08c'est lui,
21:09la francisation.
21:10Il dit,
21:10il n'y a qu'à franciser la France.
21:12Si on refrancise la France,
21:14il s'est énervé.
21:16Et il m'a dit,
21:17cette chose extraordinaire
21:18qui répond à votre question.
21:23Il y a trois manières
21:24d'entrer en France
21:26par le cœur,
21:29cher Philippe.
21:31La première,
21:33c'est d'entrer en France
21:34par la porte
21:35de la mémoire adoptive.
21:37c'est-à-dire que moi,
21:42Duc Éclin
21:42est devenu mon cousin.
21:48La deuxième porte d'entrée,
21:49c'est l'art de vivre.
21:55Il faut quitter le halal.
21:57Il y a un art de vivre
21:58à la française,
21:59il faut l'accepter.
21:59se mettre à aimer le cochon.
22:04C'est comme ça,
22:05on est en France.
22:11On n'est pas en Iran.
22:13Le voile,
22:14chez nous,
22:15non.
22:16Etc.
22:16Et troisièmement,
22:21Valème Sansal m'a dit,
22:23et pour moi,
22:24la troisième porte d'entrée,
22:25c'est la principale,
22:28c'est la porte d'entrée
22:30par la langue.
22:34Parce que par la langue,
22:35nous sommes,
22:36toi et moi,
22:38voisins de paliers,
22:39c'est-à-dire voisins de mots,
22:40voisins de bons mots,
22:41cousins de romances
22:45et de grands sentiments.
22:47Parce qu'on va chercher
22:48dans la littérature
22:49quelque chose
22:50qui nous devient
22:50commun.
22:55Voilà.
22:55Valème Sansal,
22:56il a tout dit.
22:59Et ce que je viens de dire
23:01en choisissant mes mots,
23:04c'est capital.
23:05Ou bien réussissa,
23:07la francisation,
23:09c'est le but de mon livre
23:10populiste,
23:10mon livre testament.
23:12Ou bien réussissa,
23:14sinon,
23:16la France va s'auto-détruire
23:17et sécher sur pied.
23:20Autre sujet à présent,
23:21Philippe de Villiers,
23:22il s'appelait
23:22Médic et Sassi.
23:23Il rêvait de devenir
23:24gardien de la paix.
23:26Il a été abattu froidement
23:27jeudi 13 novembre
23:29en pleine rue de Marseille.
23:30Amine,
23:31frère de Médic,
23:31militant écologique marseillais,
23:33écologiste marseillais,
23:34mobilisé depuis plusieurs années
23:35contre le narcotrafic.
23:38On parle aujourd'hui
23:40de crimes d'avertissement.
23:42Il y aura ce week-end
23:43une mobilisation
23:44dans toute la France
23:46en hommage
23:47à Médic et Sassi.
23:49Je vous propose
23:49d'écouter Louis Alliot,
23:50le maire de Perpignan,
23:52qui réagissait justement
23:53à ce drame
23:55et au trafic de drogue
23:56en France.
23:57Écoutez.
23:58Le chantier
23:58est tellement énorme,
24:00l'argent est tellement massif
24:01que je pense
24:03qu'on ne prend pas
24:03la mesure
24:04de ce qui se passe
24:05dans nos rues.
24:06Et M. Proulx,
24:06est-ce que vous savez
24:07combien de mise en examen
24:09à Marseille aujourd'hui ?
24:09Des centaines.
24:10Deux mille.
24:11Ah, deux mille.
24:12Est-ce que vous imaginez...
24:13Sur le narcotrafic.
24:14Pour le narcotrafic,
24:15comment voulez-vous
24:16qu'il y ait assez
24:17de magistrats
24:18et de policiers
24:19pour traiter cette...
24:20C'est massif,
24:21c'est colossal.
24:21Oui, mais alors...
24:23Il faut faire une guerre.
24:24D'accord, je vous entends,
24:26mais est-ce que
24:27la réponse politique
24:29aujourd'hui existe ?
24:31Pour l'instant,
24:31je trouve qu'elle n'existe pas.
24:33Parce qu'elle doit avoir
24:34plusieurs volets.
24:34Je l'ai dit,
24:35la pédagogie,
24:35la répression.
24:36Et il faut aller voir
24:37les pays aussi étrangers
24:38qui nous envoient
24:39cette drogue.
24:40Et comment vous faites
24:40avec la Colombie ?
24:41Vous allez entrer en guerre
24:42avec la Colombie ?
24:42Non, mais peut-être
24:43qu'on devrait aller voir
24:44les présidents
24:44et aller voir un peu
24:45comment ça se passe.
24:46Parce que je trouve
24:47absolument anormal
24:48qu'aujourd'hui,
24:49à Barcelone,
24:50pratiquement,
24:51la cocaïne est en train
24:51d'irriguer l'Europe
24:52de Barcelone.
24:54J'ouvre le gène.
24:56Alors c'est vrai,
24:56Philippe,
24:56que la France
24:58a été très choquée
24:59par cet assassinat.
24:59On a même parlé
25:00jusqu'au garde des Sceaux,
25:02on a même parlé
25:02de crimes d'avertissement.
25:04Est-ce que selon vous,
25:04ce qui s'est passé
25:05avec le frère
25:06de Amin Kessassi
25:07est un point de bascule ?
25:10On vient d'entendre
25:11Louis Alliot,
25:11qui est un maire remarquable.
25:16Si on avait plus
25:17de Louis Alliot,
25:19la France irait mieux.
25:20Je le dis au passage.
25:22Petite parenthèse,
25:23il a signé la pétition
25:24d'ailleurs sur l'immigration.
25:25Alors je réponds
25:29à votre question.
25:31Si vous me permettez,
25:32on va prendre du champ
25:32d'abord, un peu.
25:35Je vais vous raconter
25:35ce que j'ai vécu.
25:39Et cette semaine,
25:41j'ai repris mon livre
25:42Mémoricide.
25:45En me disant,
25:46c'est incroyable,
25:47dans mon livre Mémoricide,
25:48j'ai fait un chapitre
25:49sur la drogue
25:49et je raconte
25:52comment il faut éviter
25:54de dépénaliser la drogue.
25:57Et là,
25:57je me dis,
25:58pourquoi j'ai dit ça ?
26:00Et en fait,
26:00je me suis remémoré
26:01ce qu'était la situation
26:03il y a encore
26:04deux, trois ans
26:05en France.
26:08Et ce que j'ai vécu,
26:09moi,
26:09je vais vous donner
26:09trois dates.
26:131987,
26:13je suis secrétaire d'État
26:14à la Culture
26:14et je vois
26:15Charles Pasqua
26:17qui est en colère
26:17contre Michel Barzac.
26:20Et il demande à Chirac
26:21son arbitrage
26:22qu'il obtient.
26:24en sa faveur.
26:25Pourquoi ?
26:26Parce que Michel Barzac
26:27a décidé,
26:27comme ministre de la Santé,
26:29de distribuer
26:30des seringues.
26:33Donc,
26:33à l'époque,
26:34le gouvernement de droite,
26:35en 1987,
26:37est divisé.
26:38Il y a ceux
26:38qui veulent lutter
26:40pied à pied
26:40contre la drogue
26:41et ceux qui disent
26:42non,
26:43le combat est perdu.
26:45Il faut passer
26:45du côté sanitaire.
26:47Deuxième date,
26:481995.
26:51En 1995,
26:52qu'est-ce qui se passe ?
26:54On accepte
26:55de mettre
26:56sur le marché
26:57la méthadone
26:59et le subutex,
27:01c'est-à-dire
27:01des produits
27:02qui sont des
27:03substituts
27:04à l'héroïne.
27:05Et donc,
27:07en réalité,
27:08on accepte,
27:12là encore,
27:14l'idée
27:15que la partie
27:15est perdue.
27:17Ensuite,
27:182016,
27:20vous vous en souvenez
27:21peut-être,
27:22c'est les salles
27:24de shoot
27:24à Paris,
27:27dans les grandes villes,
27:28les salles de shoot.
27:29C'est-à-dire que là,
27:30on a complètement perdu
27:32la part.
27:33On drogue les gens
27:34pour éviter
27:34qu'ils ne se droguent.
27:37En fait,
27:38on les drogue
27:38propres,
27:39quoi.
27:40Et récemment,
27:41M. Béliard,
27:42je ne sais pas si ça vous dit
27:43quelque chose,
27:43ce nom-là,
27:44c'est un écolo d'ailleurs,
27:45c'est bizarre,
27:47il demande
27:47qu'on fasse
27:48des nouvelles salles
27:49de shoot
27:49à Paris.
27:51Voilà.
27:52Voilà où on en est.
27:53En d'autres termes,
27:54pendant des années
27:55et des années,
27:56pendant des décennies,
27:57les élites françaises,
27:59en fait,
28:00considéraient que la partie
28:01était perdue
28:02et qu'il fallait
28:02dépénaliser,
28:04comme dans tous
28:04les pays voisins,
28:06en disant
28:07ça va faire baisser
28:08la consommation
28:09et ça va casser
28:12les réseaux.
28:14Voilà.
28:15Et puis,
28:15tout à coup,
28:17tout bascule
28:18à cause
28:20d'un carville.
28:23Et la sémantique
28:24change.
28:25Là encore,
28:25la course des mots.
28:27premier mot
28:29qui fait irruption,
28:31le narcomycide.
28:33C'est tout neuf,
28:34le narcomycide.
28:35Qu'est-ce que c'est,
28:36le narcomycide ?
28:37C'est un mot
28:38pour qualifier
28:39un meurtre
28:42lié à la drogue.
28:44Narcomycide.
28:45Ensuite,
28:45deuxième mot,
28:46les sicarios.
28:48Les sicarios
28:49pour qualifier
28:51les jeunes
28:52tueurs à gage
28:53de 14 ans
28:54qui touchent
28:544 000 euros
28:55pour éliminer
28:58un gêneur.
29:00Ensuite,
29:00il y a
29:00la cartélisation.
29:02Là encore,
29:02c'est un mot
29:03qui n'existait pas
29:03il y a 2 ans.
29:05Cartélisation
29:05pour qualifier
29:06la nouvelle géographie
29:08des fournisseurs
29:09et des dealers.
29:11Et enfin,
29:12mexicanisation.
29:14Mexicanisation,
29:15c'est-à-dire qu'en fait,
29:16le taux d'homicide
29:18à Marseille
29:19est équivalent
29:20à celui du Brésil
29:21et équivalent
29:22à celui
29:22du Nicaragua.
29:26Alors,
29:26qu'est-ce qui s'est passé ?
29:27Là encore,
29:28il y a les étapes.
29:30Je les reprends
29:31brièvement.
29:31Première étape,
29:35le guet-apens
29:36d'Incarville.
29:37Mai 2024.
29:38On en a parlé
29:39ici beaucoup.
29:41Qu'est-ce que ça veut dire
29:41le guet-apens
29:43d'Incarville ?
29:45Ça veut dire
29:46en fait
29:46qu'on n'est plus
29:49en face
29:50d'un conflit
29:54de bandes
29:55entre elles
29:55pour une récupération
29:58de territoire.
29:59Ça,
29:59c'est du classique.
30:01À partir de 2024,
30:02Incarville,
30:03on est dans
30:04un conflit direct
30:06de puissance
30:07à puissance.
30:08Une bande
30:09et l'État,
30:11la puissance publique.
30:13En d'autres termes,
30:14ce qu'on voit
30:15à Incarville,
30:15c'est le Mexique
30:17pour la première fois
30:18et tous les journalistes
30:19le disent à ce moment-là.
30:20Donc,
30:20c'est la sud-américanisation
30:22de la France
30:22du point de vue
30:23du narcotrafic.
30:25Deuxième étape
30:26qui s'enchaîne
30:29avec la première.
30:31Le rapport du Sénat.
30:32Incroyable.
30:33Le rapport du Sénat
30:33qui dit
30:34nous sommes devant
30:35un État parallèle.
30:38Un État parallèle.
30:40Donc,
30:40il y a un État
30:41dans l'État.
30:42Cet État parallèle,
30:43il a son marché,
30:48il a,
30:49c'est une contre-société,
30:51il a son économie,
30:53il a sa hiérarchie
30:54et le rapport parle
30:58d'un chiffre d'affaires
30:59à l'époque
30:59de 6 milliards.
31:00Aujourd'hui,
31:01on parle de 7 milliards.
31:04Bon.
31:06Ensuite,
31:06derrière,
31:07arrivent
31:07les confidences
31:09sous serment
31:10des magistrats de Marseille
31:12avec cette fameuse phrase
31:14qui a fait couler
31:15beaucoup d'encre
31:15nous sommes peut-être
31:17en train de perdre
31:17la guerre.
31:18Et au même moment,
31:19sous serment,
31:20on a feu
31:22le ministre
31:22de la Défense
31:23le plus bref
31:25de toute la Ve République
31:26qui était à l'époque
31:27ministre de l'Économie
31:28et de la Transition Érotique
31:30puisqu'il faisait des livres
31:31à l'époque là-dessus.
31:33Et Bruno Le Maire
31:35qui dit
31:35il y a des sous-marins
31:37qui prennent la drogue
31:38en Colombie
31:39et au Pérou
31:40et qui arrivent
31:41chez nous,
31:42enfin chez nous,
31:43en Europe,
31:43à Rotterdam,
31:44à Anvers,
31:45des sous-marins.
31:46Et là,
31:47ils parlent pour la première fois
31:48de corruption.
31:50Donc,
31:50vous voyez,
31:51on évolue.
31:51Puis,
31:52l'été dernier,
31:54en plein mois d'août,
31:5525 août,
31:57le Figaro annonce
31:58voilà
31:59le rapport
32:00de l'OFAST,
32:01l'office
32:02anti-drogue
32:03et qui dit ceci.
32:05Il y a aujourd'hui
32:05dans les quartiers,
32:07face aux services
32:08publics,
32:09des services
32:09d'aide sociale
32:11du narcotrafic.
32:14C'est-à-dire
32:14que le narcotrafic
32:15qui arrive chez les gens,
32:16il propose
32:17des jouets
32:17pour les enfants,
32:19d'emmener la grand-mère
32:21à faire ses courses
32:21ou encore
32:23des fournitures scolaires,
32:27etc.
32:27Donc,
32:28il y a un service
32:29social parallèle.
32:30C'est ce que dit
32:31l'article du Figaro.
32:32C'est ce que dit
32:32le rapport,
32:33plutôt,
32:34le rapport
32:35de l'OFAST,
32:36un service
32:36social parallèle.
32:38Donc,
32:38petit à petit,
32:39la population
32:39est gagnée,
32:40évidemment,
32:40dans certains quartiers.
32:42Et enfin,
32:43on arrive
32:44aux crimes
32:44d'avertissement
32:45dont vous parlez.
32:47Quelle est la prochaine étape ?
32:51Maintenant,
32:51il y a des narcovilles.
32:52Marseille est une narcoville.
32:55Je me souviens un jour,
32:56je parlais
32:57avec Jean-Claude Gaudin,
32:58j'étais chez lui
32:58à Marseille,
32:59il m'avait invité,
33:00on visite Marseille
33:01et il me dit,
33:02tu sais Philippe,
33:03avec son accent
33:04inimitable,
33:06dans 20 ans,
33:07Marseille ne sera plus
33:08en France.
33:09Donc,
33:10en fait,
33:10il le voyait.
33:1220 ans.
33:13Vous voyez ?
33:14Bon,
33:14regardez aujourd'hui,
33:16on a une narcoville.
33:17On a des narcovilles
33:18en France.
33:18On n'a pas encore
33:19un narco-État,
33:20mais ça vient.
33:21Quelles sont les caractéristiques
33:22d'un narco-État ?
33:23Les traits constitutifs.
33:24Premièrement,
33:25un narco-État,
33:26c'est un État
33:27qui se joue des frontières.
33:30Deuxièmement,
33:31c'est le cas.
33:33Deuxièmement,
33:34un narco-État,
33:35il ubérise ses réseaux.
33:40Partition,
33:41péage,
33:43avec une maîtrise
33:44territoriale.
33:46C'est-à-dire que maintenant,
33:47il maîtrise l'ensemble
33:48du territoire.
33:49Depuis Metz,
33:50Biarritz,
33:51Carcassonne,
33:52etc.
33:54Enfin,
33:56un narco-État,
33:57il a un marché
33:58planétaire,
33:59il a un marché
34:00de masse.
34:01Alors,
34:02en France,
34:02le marché de masse,
34:04c'est quand même
34:05600 000 usagers
34:07de la cocaïne,
34:08240 000 bénéficiaires,
34:11c'est plus que les employés
34:13du centre Leclerc,
34:15bénéficiaires de la drogue,
34:18ceux qui travaillent
34:19grâce à la drogue,
34:20c'est quand même beaucoup,
34:21c'est une grande entreprise
34:22quand même,
34:24et 3000 points de deal.
34:26Et enfin,
34:26enfin,
34:27enfin,
34:27et ça y est,
34:28ça arrive,
34:29d'ailleurs,
34:29Darmanin a dit hier,
34:31la corruption.
34:31Alors,
34:34qu'est-ce qu'il faudrait faire ?
34:38Je vais être très simple,
34:39basique.
34:42Il faut couper les deux bouts
34:43de la chaîne.
34:45Le premier bout de la chaîne,
34:46c'est les fournisseurs,
34:47le deuxième bout de la chaîne,
34:48c'est les clients.
34:50Jusqu'ici,
34:50on ne fait rien.
34:52Premier bout de la chaîne,
34:53les fournisseurs.
34:53Il faut fermer les frontières nationales.
34:58Je suis le seul à le dire.
35:00Le seul.
35:00Vous pouvez écouter
35:01tous les hommes politiques,
35:02il n'y en a pas un
35:03qui va sur ce terrain-là.
35:04Or,
35:06or,
35:06ils savent tous
35:07que la marchandise arrive
35:12depuis la Bolivie,
35:13le Pérou,
35:14le Maroc.
35:18Alors,
35:18on va prendre l'exemple
35:19de Rotterdam et Anvers.
35:20Donc là,
35:21c'est 200 tonnes.
35:23Nous,
35:23on récupère 47 tonnes par an.
35:29Les policiers,
35:30c'est un travail remarquable,
35:31les douaniers,
35:32etc.
35:32Mais avec des épuisettes
35:34à l'intérieur de la maison.
35:35ça représente
35:383 milliards d'euros.
35:39C'est ce que disait
35:40Pierre Lelouch d'ailleurs
35:40ce matin.
35:44Voilà.
35:44Avec un chiffre très précis.
35:46Mais,
35:48la marchandise,
35:49elle arrive au port d'Anvers,
35:51au port de Rotterdam.
35:55Alors,
35:55vous me direz,
35:55alors,
35:56ah ben alors,
35:58autour de nous,
36:00on a des pays
36:00qui ont dépénalisé.
36:02Donc,
36:02ils n'ont pas le même problème
36:03que nous.
36:03Vous prenez l'Allemagne,
36:06par exemple,
36:07aucun problème.
36:08Les Pays-Bas,
36:09vous savez,
36:09les coffee shops s'appellent.
36:11Donc,
36:11eux,
36:11ils n'ont pas le même problème
36:12que nous.
36:13Nous,
36:13on a décidé de lutter
36:14contre la dépénalisation.
36:16Ce n'est pas la voie choisie.
36:18Ça,
36:18c'est un vrai bonheur,
36:19quand même.
36:21Tout autour de nous,
36:22même l'Espagne,
36:22etc.
36:23Regardez-les tous,
36:24ils ont cédé.
36:25Donc,
36:26en fait,
36:27la drogue,
36:27elle arrive par des pays
36:28qui ont cédé.
36:29Et comme il n'y a plus
36:29de frontières internes
36:31à l'intérieur de l'Europe,
36:32on est obligé
36:33d'accepter la marchandise.
36:34Et c'est la raison
36:35pour laquelle
36:35les hommes politiques
36:36qui ne veulent pas
36:37du Frexit,
36:38que moi,
36:38je veux sortir
36:40de cette broyeuse
36:41pour rétablir
36:42les frontières,
36:44ils n'en parlent pas
36:45parce qu'ils sont
36:46très géniaux
36:46aux entournures.
36:47Alors,
36:48on dit,
36:48ah oui,
36:48le client,
36:49le client,
36:50le consommateur.
36:51Mais d'accord,
36:52mais le consommateur,
36:53s'il n'y a plus
36:53de marchandises,
36:55il sera sevré,
36:56le consommateur.
36:57C'est quand même
36:58simple à comprendre.
36:59La deuxième chose
37:00à faire,
37:01c'est une législation
37:01d'exception.
37:03Franck Alizio,
37:04le député de Marseille,
37:08qui était un homme
37:08remarquable,
37:10est intervenu là-dessus
37:11de manière brillante
37:12à l'Assemblée.
37:13Il faut l'état d'urgence.
37:15Pourquoi l'état d'urgence ?
37:16Parce qu'avec l'état
37:16d'urgence,
37:17on pourra faire des choses
37:18qu'on ne peut pas faire
37:18avec la législation actuelle.
37:21C'est-à-dire
37:21interdire les rassemblements,
37:23etc.,
37:23les points de deal,
37:24tout ça.
37:25Et enfin,
37:26troisièmement,
37:28on a parlé de ça
37:30au téléphone.
37:32Henri Guénaud
37:33a parlé
37:35de l'armée.
37:39Alors là-dessus,
37:40je vais être très précis.
37:42Moi, je pense
37:43qu'il faut faire
37:45pour la drogue,
37:47pour le narcotrafic,
37:48ce qu'on a fait
37:49avec le RAID
37:53et le GIGN.
37:55C'est-à-dire,
37:55c'est un mélange
37:56d'armées,
37:56de genre la maurie
37:57de police.
37:59Pourquoi ?
37:59Parce qu'il y a
38:00une mission
38:01à confier
38:02à cette force
38:03armée spécialisée,
38:05je l'appelle comme ça,
38:07c'est d'aller dans les caves
38:08chercher les kalachnikovs.
38:09On ne peut pas demander
38:10autre chose.
38:11Là, c'est la police
38:12qui fait très bien
38:13son travail,
38:13remarquablement.
38:15C'est la police
38:15qui est spécialiste,
38:16ce n'est pas l'armée.
38:17L'armée,
38:17on ne va pas mettre
38:18les chars à Marseille.
38:19En revanche,
38:21aller chercher
38:21les kalachnikovs,
38:22il n'y a que l'armée
38:23qui peut y aller
38:24parce que l'armée
38:24est armée.
38:26Donc, il faut
38:26une force spéciale,
38:28une force spécialisée
38:29qui ira chercher
38:30les kalachnikovs
38:31dans toutes les caves
38:32de France
38:32parce que déjà,
38:34il y aura moins de morts.
38:36Et enfin,
38:36un dernier point,
38:37les consommateurs.
38:39Aujourd'hui,
38:40l'autre jour,
38:41Emmanuel Macron a dit,
38:43ça appartient
38:44à un bon sentiment,
38:45il a dit,
38:46il faut que le client
38:47comprenne
38:48qu'il est complice.
38:51Mais non,
38:51mais juridiquement,
38:52il n'est pas complice justement.
38:53C'est ça le problème.
38:55Il est complice
38:56d'un délit
38:57voire d'un crime.
38:58Il faut qu'il soit complice.
39:00Il faut que le client,
39:02que le consommateur
39:03soit poursuivi.
39:04Aujourd'hui,
39:05c'est une amende
39:05de 200 euros
39:08et il y a 30%
39:10de l'amende
39:11qui rentre.
39:11C'est tout.
39:12Donc,
39:12en fait,
39:13il faut,
39:13d'abord,
39:14il faut qu'à l'école,
39:16il y ait chaque matin
39:18une parole
39:18en disant,
39:19attention,
39:19la drogue tue,
39:20la drogue tue.
39:21Et ensuite,
39:22il faut,
39:23c'est marrant,
39:24il y a des campagnes
39:24contre le tabac,
39:25il y a des campagnes
39:25contre l'alcool,
39:26il y a tous nos viticulteurs
39:27qui sont en train de mourir.
39:29On s'acharne
39:30sur la vigne française.
39:31On ne pourrait pas
39:32s'acharner
39:32en disant,
39:34le vin,
39:35etc.
39:35À chaque fois,
39:36on ne peut plus dire,
39:37j'ai bu un coup,
39:37etc.
39:38et les viticulteurs,
39:41ils ne tuent personne
39:42alors que le narcotrafiquant,
39:44il tue.
39:45Et donc,
39:46en fait,
39:46il faut que le client,
39:48mais alors là,
39:48ça va ronfler
39:49parce que là,
39:50vous allez toucher
39:50à la société récréative.
39:54Vous savez,
39:55moi,
39:55quand j'étais à l'Assemblée
39:56avec mon ami Charles Millon,
39:58on regardait les députés,
39:59on croisait les bras
39:59comme ça
40:00et on regardait
40:00et on disait,
40:01tiens,
40:01celui-là,
40:02regarde.
40:03Vous savez comment
40:04on voyait
40:05les narines.
40:08Voilà,
40:08je pourrais vous en parler.
40:10Donc,
40:10ils sont tous mouillés,
40:12tous presque,
40:13beaucoup,
40:14qu'est-ce qu'ils font la nuit,
40:15etc.
40:16Souvenez-vous,
40:16Palma,
40:17tout ça,
40:17etc.
40:18La société récréative.
40:20Donc là,
40:21c'est parti,
40:22il faut se battre,
40:23mais il faut aller jusqu'au bout.
40:25C'est la guerre,
40:26ce n'est pas un fléau.
40:27C'était un fléau,
40:28on disait le fléau de la drogue.
40:29Non,
40:29le narcotrafic,
40:31c'est la guerre.
40:32Narco-banditisme,
40:33narco-terrorisme.
40:34Et puis d'abord,
40:35la première chose à faire
40:36si on veut se débarrasser
40:36de la déesse Masia.
40:39On a la même idée,
40:40non ?
40:40C'est l'immigration,
40:41on peut peut-être arrêter
40:42l'immigration.
40:43Si on arrête l'immigration,
40:45on résout
40:45une grande partie du problème.
40:48Parlons d'une autre guerre,
40:49Philippe.
40:49Le chef d'état-major des armées
40:51a pris la parole cette semaine
40:52pendant le congrès
40:53des maires de France,
40:54appelant au réarmement
40:55afin d'anticiper
40:56une guerre d'ici 2030.
40:59On va écouter justement
41:01le chef d'état-major des armées.
41:03On a tout le savoir,
41:05toute la force,
41:06économique,
41:08démographique,
41:09pour dissuader
41:12le régime de Moscou
41:15d'essayer de tenter
41:17sa chance plus loin.
41:18Ce qu'il nous manque,
41:20et c'est là que vous avez
41:21un rôle majeur,
41:23c'est la force d'âme
41:24pour accepter
41:26de nous faire mal
41:28pour protéger
41:29ce que l'on est.
41:30Si notre pays flanche
41:32parce qu'il n'est pas prêt
41:34à accepter
41:35de perdre ses enfants
41:39parce qu'il faut
41:39dire les choses,
41:42de souffrir économiquement
41:44parce que les priorités
41:46iront
41:46à de la production
41:48de défense,
41:49par exemple.
41:52Si on n'est pas prêt
41:53à ça,
41:54alors on est en risque.
41:56Mais je pense
41:56qu'on a la force d'âme.
41:58La France a toujours
41:59démontré sa force d'âme
42:00dans les moments difficiles.
42:02Et là,
42:03on est dans le moment
42:04où il faut en parler.
42:05Il faut en parler
42:06dans vos communes.
42:08Parce que spontanément,
42:10ce n'est pas des lectures
42:11du dimanche,
42:12ce n'est pas quelque chose
42:13d'accessible facilement.
42:14On peut avoir le sentiment
42:15que c'est loin
42:16et c'est vrai
42:17que ça reste loin.
42:19La mécanique,
42:20ce n'est pas des chars russes
42:21qui débarquent
42:21en Alsace.
42:25La mécanique,
42:26c'est une mécanique
42:27de solidarité.
42:29C'est une mécanique
42:30de solidarité
42:30avec des pays
42:32qui sont aujourd'hui
42:33sur le flanc est
42:34de l'OTAN
42:34qui pourraient être attaqués
42:37et qu'on ira protégés
42:39par solidarité.
42:40Et à partir du moment
42:41où on s'engage
42:42en solidarité,
42:43à ce moment-là,
42:44on engage
42:44les jeunes femmes
42:46et les jeunes hommes
42:47qui ont choisi
42:47de servir sous l'uniforme.
42:49Geoffroy Lajeune.
42:50Philippe,
42:51toute la semaine,
42:51je me suis retenu
42:52de vous appeler
42:52pour vous demander
42:52qu'avez-vous pensé
42:53de cette déclaration.
42:55Alors,
42:56il faut la remettre
42:56dans un contexte.
42:58Si vous voulez,
42:58on va prendre
42:59les jours de la semaine.
43:02Lundi,
43:03on a à Villa-Coublet
43:04la signature
43:05de la lettre
43:06d'intention
43:07pour vendre
43:09entre guillemets
43:10à l'Ukraine
43:11sans rafale.
43:13Bon.
43:15Emmanuel Macron,
43:15Zelensky.
43:17Bien.
43:17Qu'est-ce que ça veut dire ?
43:18Ça veut dire qu'en fait,
43:19on adopte
43:19un statut de belligérant.
43:21C'est extrêmement grave.
43:22mais surtout,
43:23surtout,
43:23en fait,
43:24qui va payer ?
43:25On a déjà payé
43:2521 milliards à l'Ukraine.
43:27Les Français ne savent pas ça.
43:29Ça n'a pas été voté.
43:3121 milliards.
43:31Et là,
43:32vous pouvez calculer
43:34100 rafales,
43:37sachant qu'on a
43:38105 rafales.
43:39Donc,
43:40on va se dépouiller,
43:41on va prélever,
43:42ou alors on va fabriquer.
43:43Bon.
43:43tout ça est obscur.
43:46Le mardi,
43:47on a la déclaration
43:48du général
43:50Mandon.
43:52Voilà.
43:52C'est une honte.
43:54C'est une honte.
43:55Et je vais vous dire pourquoi.
43:58Il y a un double paradoxe.
44:02Aujourd'hui,
44:03il nous dit
44:03la force d'âme,
44:04c'est de s'occuper
44:05de l'Ukraine.
44:06Moi,
44:07je dis la force d'âme,
44:07c'est de s'occuper
44:08de la France.
44:10La force d'âme,
44:11c'est de s'occuper
44:11de l'indépendance
44:13de l'Ukraine,
44:14de la frontière ukrainienne,
44:15de la souveraineté ukrainienne,
44:16de l'identité ukrainienne,
44:18de la dépendance ukrainienne.
44:20Non.
44:21Non.
44:22Moi,
44:23je veux m'occuper
44:23de la France,
44:25de l'indépendance
44:26de la France,
44:26de la frontière française,
44:29de la souveraineté française.
44:34Deuxième paradoxe.
44:37Il veut envoyer
44:38nos enfants
44:38se faire tuer.
44:39Mais nos enfants,
44:40ils se sont déjà tués
44:41dans les banlieues.
44:45Philippines,
44:46ça te dit quelque chose,
44:46non ?
44:49Elias,
44:52Thomas,
44:53Matisse.
44:55C'est-à-dire que
44:55chez nous,
44:56on a le terroriste,
44:57on a une guerre déjà
44:58chez nous.
44:58Et vous voulez
44:59l'exporter ailleurs,
45:00la guerre ?
45:00Ou en Ukraine ?
45:01Ça ne nous dit rien,
45:02l'Ukraine.
45:04Parce que vous ne voulez pas
45:05qu'on parle de la Seine-Saint-Denis.
45:06Alors vous voulez
45:07nous emmener mourir
45:08au Donbass ?
45:10C'est une honte.
45:13Et ensuite,
45:15le jour d'après,
45:16on a quoi ?
45:17On a le kit.
45:18Vous voyez ?
45:19Le kit anxiogène
45:20où on nous explique
45:22si tu vas aux toilettes,
45:23il ne faut pas prendre
45:23du papier journal,
45:24il faut prendre du papier de soie.
45:25Vous avez vu,
45:26le truc incroyable.
45:27On n'y avait pas pensé.
45:29Ils se foutent
45:30de notre gueule.
45:31Et enfin,
45:31ce que vous ne savez pas,
45:33j'aurais pu l'apporter.
45:34Le 31 octobre dernier,
45:35il y a un décret
45:37qui a été signé
45:39par le Premier ministre
45:39et le ministre
45:41de la Défense.
45:42Ce décret
45:43prévoit
45:44la légalisation
45:45de l'utilisation
45:46de sociétés
45:47militaires privées
45:48à l'image
45:49des sociétés
45:50militaires privées
45:51américaines
45:52qui sont intervenues
45:53en Irak.
45:54Tout ça
45:54pour intervenir
45:55en Ukraine.
45:57C'est quoi ?
45:57C'est des mercenaires.
45:58On paye des mercenaires.
46:00Personne ne sait.
46:01Ce décret est passé
46:01inaperçu,
46:03sauf de moi.
46:03Or,
46:05ce décret pose
46:05deux problèmes
46:06et je terminerai
46:07par là.
46:08Premier problème,
46:10on engage
46:14un conflit
46:15avec une puissance
46:16nucléaire
46:17par procédure
46:17administrative.
46:21Vous voyez
46:21la gravité ?
46:22Et deuxièmement,
46:23c'est la privatisation
46:25rampante
46:26de la politique
46:26étrangère
46:27de la France.
46:28C'est-à-dire
46:28c'est la diplomatie
46:29militaire
46:30par l'intermédiaire
46:31de sociétés privées
46:33de mercenaires
46:34qui gagnent du fric
46:35sur le dos
46:36des contribuables.
46:38Qui en a parlé
46:39de ça ?
46:40Voilà.
46:40Donc c'est une honte.
46:42Ce général,
46:43il faut qu'il démissionne.
46:45Il est pire
46:45que le général
46:46Gamelin.
46:48Il veut nous emmener
46:49à la guerre.
46:50Il veut nous faire tuer
46:51avec son chef,
46:53le chef suprême,
46:55parce qu'ils sont
46:56tellement paniqués,
46:57parce qu'ils ne savent
46:57plus quoi faire
46:58pour attraper
46:58les Français.
46:59Et pour attraper
47:00les Français,
47:01ils veulent nous emmener
47:02en guerre en Ukraine.
47:03Alors que moi je dis
47:04mais la Russie
47:05ne veut pas
47:06nous faire la guerre.
47:08Et il faudra bien
47:09qu'un jour
47:10on se réconcilie
47:11comme le font
47:11les Américains
47:12avec les Russes.
47:13Il faudra qu'on parle
47:13avec les Russes.
47:14Donc c'est absurde
47:15de couper l'Europe en deux
47:17et de jeter la Russie
47:18dans les bras de la Chine.
47:19Ayons un peu de sens
47:20géopolitique,
47:22prenons la bonne hauteur
47:23et il faut se débarrasser
47:25de ce président
47:25de la République
47:26qui a perdu la raison.
47:31Il nous reste
47:32une dizaine de minutes
47:33Philippe Devilliers
47:34et vous savez
47:35que c'est la semaine
47:36mondiale
47:37de l'entrepreneuriat.
47:39Et à cette occasion
47:40vous avez souhaité
47:41en forme d'apologue
47:43rendre un hommage
47:45à un personnage
47:47archétypal.
47:49Et c'est une sorte
47:50de message d'hommage
47:51à l'entrepreneur
47:53créateur.
47:54L'entrepreneur créateur
47:55que vous avez été
47:55notamment via
47:56le Puy du Fou.
47:57Philippe Devilliers.
47:58Alors, en ce moment,
48:01avec le fisc,
48:02la pression fiscale,
48:04l'entrepreneur créateur
48:06il est blotti,
48:09recroquevillé,
48:10il n'ose plus se montrer.
48:12Et alors on dit
48:13toi l'entrepreneur créateur
48:14tu gagnes trop d'argent
48:15etc.
48:15Alors moi je le fais
48:16animer à l'entrepreneur créateur.
48:19Parce que,
48:20je pose la question suivante,
48:23qui
48:23crée la richesse ?
48:28Qui donc
48:29fait vivre les familles ?
48:30Qui donc fait vivre le pays ?
48:32Qui donne
48:33à l'innovation
48:35son champ expérimental ?
48:36Qui prend tous les risques ?
48:38Ce n'est pas la puissance publique,
48:39ce ne sont pas les ministères,
48:40ce ne sont pas les administrations.
48:43Non.
48:44Ce n'est pas
48:45la sphère publique
48:46qui crée la richesse.
48:48Elle la consomme.
48:49Celui qui crée la richesse,
48:51c'est
48:52l'entrepreneur créateur
48:54qui a l'image
48:57du père de famille
48:58pour reprendre le mot
48:59heureux
49:00de Peggy
49:01est
49:03l'aventurier
49:04des temps modernes.
49:06Pour avoir
49:07vécu
49:10les affres
49:10de la création
49:11à une époque
49:12de ma vie
49:13et même à plusieurs,
49:16je sais,
49:18je connais,
49:19je puis témoigner
49:20de ce qu'est
49:22l'angoisse du créateur,
49:23de ce qu'est
49:23le parcours du créateur.
49:24Le parcours du créateur.
49:26C'est un parcours
49:27chaotique.
49:28C'est un parcours
49:28qui est
49:29imprévisible,
49:32qui est indétectable,
49:34qui est incertain,
49:36qui est risqué.
49:39Alors faisons
49:39ce parcours
49:40en quelques minutes.
49:42Le parcours
49:43de la psychologie,
49:44de l'intimité
49:45du créateur.
49:47Premier moment,
49:49le créateur
49:49regarde le monde.
49:50C'est le vertige.
49:52Pourquoi ?
49:52Parce que le créateur,
49:53il est intelligent,
49:54il voit bien que
49:55le monde existe
49:57depuis longtemps
49:58et qu'il n'y a plus
49:58rien à inventer.
50:00Du moins,
50:00le croit-il.
50:02Il ne peut qu'ajouter
50:03une petite chose,
50:04mais tout a été pensé,
50:07tout a été dit,
50:08tout a été imaginé,
50:10tout a été créé.
50:12Alors,
50:14parce que c'est
50:18la civilisation.
50:19la civilisation,
50:20c'est un état social
50:21dans lequel celui
50:22qui arrive au monde
50:23s'aperçoit très vite
50:24que ce qu'il voudrait
50:25apporter de mieux
50:26est infiniment inférieur,
50:28infiniment moins précieux,
50:29moins sophistiqué
50:30que le monde
50:31qu'il trouve
50:32à son arrivée.
50:34Alors,
50:34un peu de modestie.
50:35Alors,
50:36là,
50:36il y a une réponse
50:36intéressante
50:38qui m'a toujours fasciné,
50:39celle de Henry Ford,
50:41à Ford Company,
50:42qui dit
50:42avoir fait plus
50:45pour le monde
50:46que le monde
50:46n'a fait pour vous.
50:47C'est la devise
50:48secrète
50:49du créateur.
50:51Donc,
50:52le vertige,
50:53d'abord.
50:54Le monde est là.
50:55Qu'est-ce que je vais apporter
50:56après la Joconde ?
50:58Quelle est l'idée nouvelle ?
51:01Et là vient
51:01l'étincelle.
51:03Deuxième temps
51:03du parcours.
51:06Et l'étincelle
51:07a été définie
51:09par Rainer Maria Rilke
51:10dans les termes suivants.
51:13Pour faire,
51:13pour écrire
51:14un seul vers,
51:17il faut avoir
51:17des souvenirs.
51:18Il faut avoir vu
51:19beaucoup d'hommes
51:20et de choses.
51:21Il faut
51:21avoir
51:23senti
51:24comment volent
51:24les oiseaux.
51:25Il faut
51:25avoir
51:27compris
51:28le mouvement
51:28de la petite fleur
51:30qui s'ouvre
51:31le matin.
51:32Il faut
51:33avoir repensé
51:35à des jours
51:36d'enfance
51:37dont le mystère
51:38ne s'est jamais éclairci.
51:39Il faut avoir
51:40veillé
51:40des mourants,
51:42fenêtres grandes ouvertes
51:43pour capter
51:44les bruits extérieurs.
51:45Mais il ne suffit pas
51:47d'avoir
51:48des souvenirs.
51:49Encore faut-il
51:50savoir les oublier
51:51et attendre
51:52qu'ils reviennent,
51:54qu'ils deviennent
51:55sans geste,
51:57nous-mêmes.
51:59Alors,
51:59quand ils ne se distinguent
52:01plus de nous
52:01qui sont devenus
52:02complètement anonymes,
52:03alors,
52:04il se peut
52:05qu'en une heure
52:08très rare,
52:09un soir de grâce
52:10du milieu d'eux
52:11se lève
52:11le premier mot
52:12d'un verre.
52:13Ça vaut
52:13pour toute invention,
52:15pour toute création.
52:18Le troisième temps,
52:19c'est le plus terrible.
52:21C'est l'angoisse.
52:23C'est l'angoisse
52:23parce que c'est
52:24l'angoisse du point
52:24de bascule.
52:25Ou bien on décolle,
52:26ou bien on s'écrase.
52:28Et il y a une phrase
52:29du créateur
52:31de LinkedIn
52:31qui s'appelle Hoffman
52:32qui est heureuse,
52:35qui décrit bien
52:35ce moment.
52:36et il dit
52:37l'entrepreneuriat,
52:39ça consiste
52:40à se jeter
52:42d'une falaise
52:42et ensuite
52:43à construire
52:45son avion
52:46en tombant.
52:47Et ça,
52:48je l'ai vécu
52:48ce moment.
52:49C'est-à-dire que
52:49j'étais assis
52:50en face
52:50de la ruine
52:51du Puy-du-Fou,
52:52la ruine piteuse
52:53du Puy-du-Fou,
52:54entourée de ronces
52:55et de serpents.
52:56Et là,
52:56je me disais
52:57bon,
52:58mon idée,
52:58c'est quoi ?
52:59D'abord,
53:00ensuite mon idée,
53:01est-ce qu'elle est clairvoyante
53:02ou est-ce qu'elle est folle ?
53:03En fait,
53:03une idée clairvoyante,
53:05c'est une idée folle
53:07qui a réussi
53:08et une idée folle,
53:09c'est une idée clairvoyante
53:10qui a échoué.
53:11Seulement,
53:11on ne le sait qu'après.
53:12Et alors là,
53:13vient la percée conceptuelle.
53:16La percée conceptuelle,
53:18je la formule de cette manière,
53:19c'est l'avantage concurrentiel,
53:20le grau du stratège,
53:23c'est l'avantage concurrentiel
53:25inimitable.
53:27C'est-à-dire,
53:28le créateur,
53:29il crée quelque chose
53:30qui est inimitable,
53:31donc il est irratrapable.
53:33Et ça évoque pour moi
53:35une conversation
53:35que j'ai eue
53:36avec le grand capitaine
53:36d'industrie,
53:37Bernard Arnault.
53:39Je lui dis,
53:39on était au Puy-du-Fou,
53:41et je lui dis,
53:43en fait,
53:44la définition
53:45d'une grande entreprise,
53:46d'une entreprise puissante,
53:47d'une entreprise prospère,
53:48c'est quand même
53:49le chiffre d'affaires, Bernard.
53:50Et il me répond,
53:51non, Philippe,
53:52non.
53:54La puissance d'une entreprise,
53:56sa prospérité,
53:58c'est la désirabilité.
54:00C'est tellement juste.
54:02Enfin,
54:03il y a la réalisation,
54:04la dernière phase,
54:05et je termine par là.
54:06La réalisation,
54:07c'est le travail.
54:08Et là,
54:09je raconte,
54:10si vous voulez,
54:11je vous raconte
54:11une anecdote,
54:13une conversation
54:14que j'ai surpris
54:15entre deux personnages importants,
54:17Raymond Barr,
54:18Premier ministre,
54:18à l'époque,
54:19François Michelin.
54:21Et donc,
54:22Raymond Barr,
54:23plaint François Michelin,
54:24il lui dit,
54:25je vous plains
54:26parce que les jeunes,
54:27aujourd'hui,
54:27le goût du travail,
54:28etc.,
54:28la sueur au front,
54:30les horaires,
54:31la discipline,
54:32tout ça,
54:32c'est fini.
54:33Et François Michelin dit,
54:35mais attendez,
54:36monsieur le Premier ministre,
54:37c'est quoi,
54:37votre définition du travail ?
54:39Il dit,
54:39ben c'est ça,
54:40la sueur au front,
54:42la disponibilité,
54:43le dévouement,
54:44etc.
54:45Et François Michelin dit,
54:47non,
54:47c'est pas ça,
54:49le travail.
54:49Alors Raymond Barr lui dit,
54:50et vous,
54:51monsieur Michelin,
54:51vous dites quoi alors ?
54:52C'est quoi le travail pour vous ?
54:53Il dit,
54:54pour moi,
54:54le travail,
54:55c'est faire une œuvre.
54:56Et là,
54:56il reprend la citation
54:57de Bernanos,
54:58qu'il connaissait bien,
54:59une société se meurt
55:01ou se perd
55:02quand elle substitue
55:03les moyens aux fins.
55:05Et il explique,
55:06vous comprenez,
55:07la sueur au front,
55:08c'est bien,
55:10les horaires,
55:10c'est bien,
55:11les efforts,
55:12les sacrifices,
55:13ce sont des moyens.
55:15Ce qui compte,
55:15c'est la fin.
55:17Et ça me fait penser
55:18qu'aujourd'hui,
55:19on est dans une société
55:20où on ne célèbre plus
55:22le travail,
55:24la production,
55:25le chef-d'oeuvre,
55:26on célèbre la rente
55:27et la consommation.
55:28Et je vous dis,
55:29pour terminer,
55:30avec une seule phrase
55:31de conclusion,
55:32la France doit retrouver
55:36le plus vite possible
55:37le goût de célébrer
55:40ceux qui sont
55:42les créateurs de valeurs
55:43et ceux qui sont
55:45les créateurs de valeurs
55:46ajoutées.
55:48Et il faut revenir
55:49au mot de Peggy,
55:50l'aventurier moderne,
55:52le père de famille
55:53et l'entrepreneur créateur.
55:56Eh bien,
55:56voilà pour ce vibrant hommage
55:58aux entrepreneurs créateurs,
55:59entrepreneurs créateurs
56:00que vous avez été.
56:02Bien sûr,
56:02en créant le Puy du Fou,
56:04on a des images
56:04du Puy du Fou
56:07récentes,
56:08récentes,
56:09mais on a creusé un peu
56:12et on retrouvera
56:13les premières images
56:14du Puy du Fou
56:15avec vous,
56:17cher Philippe de Villiers,
56:18pour les prochaines semaines.
56:19Un grand merci,
56:20Philippe.
56:21Merci à vous,
56:22Geoffroy.
56:23Je pense aux téléspectateurs,
56:24vous savez,
56:24il y a des informateurs
56:26bien informés
56:26qui s'inquiètent parfois,
56:28des âmes chagrines
56:29qui peuvent récupérer
56:30une petite phrase
56:31et créer une fausse polémique.
56:34Vous avez eu une formule
56:34en disant
56:35il faut se débarrasser
56:36du président de la République.
56:38On vous dit
56:38de se débarrasser,
56:39c'est politiquement,
56:40bien évidemment,
56:41c'est la démonétisation,
56:43j'imagine.
56:45C'est débarrasser
56:46au sens domestique.
56:48Un coup de balai.
56:50Un coup de balai, voilà.
56:51Un grand moca, là.
56:51Non, je ne suis pas sûr
56:53que...
56:53Alors comme...
56:54Non, je ne suis pas sûr
56:55que...
56:56Non, pour le coup...
56:57Se débarrasser, non.
56:58Je sais.
56:58Écoutez, en plus,
56:59je le connais.
57:00Je sais, Philippe.
57:01Et j'ai pour lui
57:03une tendresse nostalgique.
57:05Et simplement,
57:07il faut lui...
57:09lui payer le billet d'avion
57:11parce que c'est un homme
57:12qui aime voyager.
57:13Philippe Devilliers,
57:16comme chaque vendredi,
57:18une parole libre.
57:19Geoffroy Lejeune.
57:20Alors, je sais que vous voyez
57:21tous les deux...
57:21Il nous reste 50 secondes.
57:2250 secondes.
57:22Vous voyez tous les deux
57:23demain soir face à...
57:24Bien joué !
57:25Oui, face à Mathieu Bocoté.
57:27Et on vous retrouve aussi
57:28mardi soir au Palais des Sports.
57:30C'est vrai, mais attendez.
57:31Oui, mardi.
57:31Et vous voulez,
57:32cher Philippe Devilliers,
57:33qu'on fasse une colocation ?
57:34Dites-moi,
57:35parce que là,
57:35on va se voir.
57:36Samedi soir avec Mathieu
57:37et mardi soir,
57:39c'est face à vous.
57:39Alors là, pour le coup,
57:40c'est formidable.
57:41Tout autant que samedi,
57:43bien évidemment,
57:43mais on va être face
57:44aux téléspectateurs,
57:46à la petite Gnews,
57:47lecteur du JDD,
57:48auditeur d'Europe 1.
57:49J'ai une idée...
57:5030 secondes.
57:51J'ai une idée de sujet.
57:52Ah !
57:53Lequel ?
57:53Y a-t-il encore
57:54une espérance française ?
57:55Ah !
57:57Eh bien, vous avez...
57:57Je le dis parce que
57:58il y a beaucoup de gens
57:59qui connaissent Philippe
57:59à la télévision,
58:00mais moi,
58:00je l'ai déjà vu sur scène
58:01et c'est vraiment quelque chose
58:02qu'il ne faut pas rater.
58:03Face à vous,
58:03ce sera donc mardi soir
58:05et j'ai l'honneur
58:06d'être à vos côtés.
58:06Les gens qui me connaissent
58:07à la télévision
58:08pourront me voir
58:10en relief.
58:13Dans un instant...
58:14Ben oui, bien sûr,
58:15j'ai l'honneur d'être avec vous.
58:17J'ai hâte de rencontrer
58:18tous les téléspectateurs
58:19de ces news,
58:19les auditeurs d'Europe 1
58:20et les lecteurs du JDD.
58:23Dans un instant,
58:24c'est l'heure des pros.
58:25A tout de suite.
58:25C'est l'heure des pros.
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