- il y a 3 semaines
- #faceaphilippedevilliers
Philippe de Villiers passe en revue l'actualité de la semaine dans #FaceAPhilippedeVilliers. Présenté par Eliot Deval
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00:00Il est 19h sur CNews, merci d'être avec nous pour face à Philippe Devilliers, cher Philippe, bonsoir.
00:05Bonsoir Elliot, félicitations pour votre brushing.
00:09Je suis allé chez votre coiffeur, brushing vous dites ?
00:12Quand j'étais petit, ma mère me donnait du cosmétique.
00:15Attendez, vous dites brushing vous ?
00:17Je ne sais pas comment on dit.
00:18Non, ici, depuis quand ? Brushing ?
00:21Comment vous arrivez à faire tenir tout ça ?
00:24J'utilise le vent vendéen.
00:26Non mais ça, les stars, c'est ça les stars.
00:28Bonsoir Geoffroy.
00:30On est venu en équipe, Geoffroy Lejeune est avec nous.
00:32Alors à l'approche de Noël, beaucoup attendent évidemment que le Père Noël puisse donner les cadeaux au pied du sapin.
00:39Et puis parfois dans la liste, il y a les signatures.
00:43Regardez la pile, chaque semaine je monte, parce que chaque semaine, et là il en a pris peut-être un tiers,
00:48il demande de signer votre livre pour publicisme, mais pas que d'ailleurs.
00:53En fait, c'est devenu une gare de triage ici, moi quand je sors dans la rue, il y a des gens qui m'attendent le rond avec le livre.
00:59Donnez-le à Philippe vendredi.
01:00Donc, parmi les informateurs bien informés, moi je suis content parce que c'est la première fois que je vous le demande.
01:05Mais là ça y est, c'est le début d'une longue liste, donc Manuel va être content.
01:11Populicide, qui a été signé.
01:12Mais en revanche, excusez-moi, je ne sais pas si c'est une ordonnance ou un médecin ou un mot,
01:18c'est un hiéroglyphe quand vous signez Philippe de Villiers.
01:21Une créature de médecin.
01:22Voilà, une créature de médecin.
01:25Un peu de sourire, ça ne fait pas de mal, parce qu'on va commencer avec une actualité lourde.
01:30La colère agricole, Philippe de Villiers, exacerbée autour de l'abattage des 207 bovins,
01:35pour un risque de contamination, puisqu'un cas de dermatose nodulaire contagieuse a été recensé sur un troupeau en Ariège.
01:42Les agriculteurs plaident pour un protocole expérimental qui viendrait abattre les vaches contaminées,
01:46et une vaccination massive. Plusieurs centaines d'agriculteurs se sont retrouvés mobilisés en Ariège,
01:52avec des tensions avec les gendarmes.
01:54La Confédération Paysanne appelle au blocage de toute la France.
01:57C'était, il y a quelques instants, se communiquer.
01:59Je vous propose d'écouter ces agriculteurs qui en ont ras-le-bol.
02:04Moi, je pense que Madame la Ministre, maintenant, il faut nous regarder, il faut nous écouter, il faut nous entendre.
02:08Parce que là, maintenant, on est vraiment en détresse.
02:11Et je pense que demain, on sera tous morts à cette allure-là.
02:14On a eu la FCO, la MH qui est passée par là, on a eu des cannes, on a eu des vaches vides,
02:20et on a fait avec, on a sauvé les bêtes.
02:23Et là, il faut faire pareil, il faudra vivre avec, on n'arrivera jamais à l'éradiquer, c'est impossible.
02:27Ça ne me donne aucune amie de continuer.
02:30On déboute toute une génération avec ce genre d'intervention.
02:35Et Annie Gennevar, la Ministre de l'Agriculture, était notre invitée,
02:38cet après-midi, sur CNews, je vous propose de l'écouter.
02:40Au 29 juin, on détecte pour la première fois l'apparition de la dermatose nodulaire contagieuse
02:47sur un bovin en Savoie.
02:50Immédiatement, et je rends hommage à l'éleveur et aux vétérinaires,
02:53ils le déclarent tout de suite.
02:56Cinq semaines plus tard, nous avions 78 foyers.
02:5978 foyers.
03:02Et les éleveurs ont accepté qu'on dépeuple ces 78 foyers.
03:07Mais en même temps, on a déployé la vaccination.
03:10Parce que l'abattage n'est pas la seule réponse à la maladie, bien sûr.
03:15Mais quand vous avez un foyer qui est affecté, le dépeuplement,
03:18il est la meilleure garantie que le virus ne se répand pas tout autour de lui.
03:25Parce que dans cette affaire, il faut protéger les voisins.
03:29Il faut protéger les élevages.
03:32Geoffroy Lejeune.
03:33Philippe, vous avez parlé de nombreuses fois du populicide agricole.
03:38Quel regard portez-vous aujourd'hui sur ce sujet ?
03:41En regardant Annie Gennevar, par ailleurs très sympathique,
03:47je me disais, c'est le docteur Véran en jupon.
03:53J'ai l'impression de revivre le Covid.
03:58Comme l'a dit très bien Pascal Praud ce matin.
04:01Pourquoi ?
04:03Parce que dès qu'il y avait un asymptomatique,
04:08comme disait le docteur Salomon,
04:10le docteur Croquemort,
04:11qui comptait les morts chaque soir,
04:12on enfermait tout le monde.
04:18Et on a enfermé tout le monde.
04:20Bon.
04:21Au nom du principe de précaution.
04:23Alors là, je voudrais dire ceci.
04:25D'entrée.
04:28J'ai vu les images hier soir.
04:32De l'Ariège.
04:33Et j'ai été choqué, bouleversé par ces images.
04:41Pourquoi ?
04:43Parce qu'il y a une différence de traitement.
04:46Entre, comme l'a dit Eric Ciotti d'ailleurs tout à l'heure dans un tweet.
04:52Regardez comment ils font attention avec la DZ mafia.
04:56Ils n'en voient pas à la police comme ça n'importe comment, n'importe où.
05:00C'est trop dangereux.
05:01Regardez comment le préfet de police à l'époque, Nunez, le ministre de l'Intérieur actuel,
05:07avait conseillé aux commerçants de rester chez eux le 31 mai après la finale de la Ligue des Champions.
05:13Pourquoi ?
05:14Parce qu'il leur a dit, il faut faire attention au pillage.
05:16En d'autres termes, on disait aux gens, aux braves gens, restez chez vous,
05:20parce qu'on avait décidé de laisser la rue, en l'occurrence la capitale,
05:27à tous les pilleurs, à toute la racaille qui venait se livrer à un pillage,
05:35un pillage, je dirais, compensatoire sur le thème, on reste vengé de tout ce qu'ils nous ont fait.
05:42Donc quand les banlieues se déplacent, là, on dit à la police, oh là là, attention, vous restez loin à l'extérieur.
05:51Là, on a eu un hélico, des hélicos, avec des fumigènes et des blindés, vous vous rendez compte ?
05:58Les gendarmes, les paysans, il fut un temps où ils étaient dans la même tranchée.
06:03C'est les mêmes familles.
06:05Il y en a un qui est paysan, l'autre qui est gendarme.
06:08Et c'est terrible de voir deux Frances face à face qui sont de la même France.
06:16Je me souviens, près de chez moi, je ne sais plus où, il y a eu une rêve-partie,
06:20vous pouvez peut-être m'aider à me souvenir.
06:23Il y a eu une rêve-partie, le ministre de l'Intérieur, à l'époque, l'année dernière, a mis trois jours avant d'intervenir.
06:30C'était trop dangereux.
06:32Voilà, on avait tellement peur qu'il y ait un incident qui est un mort.
06:36Et quand il y a des rodéos sauvages, on dit à la police, surtout, vous n'intervenez pas.
06:44Et là, on envoie des blindés qui renversent ces voitures.
06:49Et tout ça, pourquoi ?
06:51Tout ça, pourquoi ?
06:52Pour faire accepter à un petit paysan avec ses 200 vaches,
07:00faire accepter qu'il se débarrasse de son cheptel,
07:02faire accepter qu'on euthanasie son trésor, le trésor d'une vie.
07:08Il ne faut rien connaître à la paysannerie, à l'agriculture,
07:11pour ne pas comprendre ce que représente l'abattage non ciblé d'un cheptel.
07:18C'est des générations et des générations d'une terre qui saignent à nouveau.
07:27Et ce que je voudrais dire, c'est la chose suivante.
07:29pour faire un raccourci métaphorique.
07:37Alors, on abat et on brûle la viande française parce qu'elle est suspectée d'être contaminée.
07:56Et pendant ce temps-là, on s'apprête à faire rentrer en remplacement, là encore le grand remplacement,
08:05la viande argentine dans le cadre du Mercosur, qui elle est infectée à coup sûr.
08:12Et on le sait.
08:12Il n'y aura pas de clause miroir, il n'y aura pas de clause de sauvegarde, il n'y aura pas de contrôle, on le sait.
08:17Donc en fait, c'est un assassinat, quoi.
08:22Quand je dis la terre saigne, elle saigne de colère, elle saigne d'indignation,
08:26elle saigne de désespérance, ce sont des larmes de sang qui coulent sur la terre aujourd'hui.
08:31Et puis, comme diraient les juges d'instruction, il y a un faisceau d'indices, moi qui m'intrigue.
08:40Premier indice, je ne sais pas si vous vous souvenez, je ne sais pas si on l'avait évoqué ici, je crois.
08:46Alors, le 5 mai 2023, ce n'est pas vieux, il y a eu un rapport de la Cour des Comptes,
08:56dans lequel le président de la Cour des Comptes, Moscovici, en appelle à l'abattage du cheptel français,
09:07en grande partie, au nom du CO2, au nom du climat,
09:12parce que les vaches, quand elles digèrent, émettent du méthane.
09:18Moi, j'ai lu trois fois le rapport, pour être sûr d'avoir bien lu.
09:21Ils sont sérieux, ces gens-là.
09:23Ils sont sérieux.
09:25C'est une méthode terroriste.
09:29Deuxième indice.
09:32Je ne sais pas si vous vous souvenez, M. Confin, le...
09:35Confin.
09:36Pascal Confin.
09:37Voilà, Confin.
09:38Eurodéputé.
09:39Eurodéputé.
09:39Proche de la Macronie.
09:40Est-ce que vous vous souvenez, c'est lui qui a amené la danse sur le pacte vert.
09:44Et qu'est-ce qu'il a demandé ?
09:45Et qu'est-ce qui a été voté ?
09:4720% de terre en moins, 25% de production en moins, au nom du pacte vert.
09:53C'est-à-dire, pour sauver la planète, on dit aux paysans, là encore, il faut...
09:59Et lui, il a dit, 20 ou 30% de cheptel en moins.
10:03En fait, la fin du cheptel français.
10:05Et pendant ce temps-là, on avait le ministre de l'économie, l'inénarrable ministre de la Défense, qui est resté 24 heures, ministre de la Défense, le fameux ministre de la Transition érotique, Bruno Le Maire, qui dit,
10:18« Ah mais moi, je préfère la viande de synthèse ».
10:22Donc petit à petit, on explique aux gens, quand je dis faisceau d'indice, là on est sur un indice fort, que « Ah non, la viande, c'est plus ça ».
10:31Donc le pacte vert, la Cour des comptes, le pacte vert.
10:38Et puis alors, évidemment, ce qu'on n'a pas dit, ce que les Français ne savent pas, c'est pourquoi on abat dans la Riège les vaches ?
10:45Parce que l'Europe l'a demandé, parce que c'est une norme européenne.
10:48Et tout à l'heure, le président de la FNOSA a dit, sur notre antenne, sur ces news, il a dit,
10:58« Si jamais on n'abat pas les vaches, à ce moment-là, on sera mis sous cloche par l'Europe. »
11:08La France mise sous cloche par l'Europe.
11:10Et là, j'ai pensé au général de Gaulle, qui avait dit, quand il est arrivé au pouvoir en 1958,
11:18un an après le traité de Rome, signé le 25 mars 1957,
11:22« Moi, je veux bien continuer, mais à une condition, c'est qu'on garde l'idée du marché commun
11:29et que la France garde son droit de veto.
11:33Et qu'on puisse préserver, évidemment, notre cheptel.
11:40Alors, quand on voit aujourd'hui le point où nous en sommes rendus,
11:48il y a de quoi être désespéré.
11:52Je vais vous dire quelque chose.
11:58Sur la situation de l'agriculture française.
12:00Depuis 40 ans, j'entends les ministres successifs et les syndicalistes du syndicat majoritaire
12:08dire la même chose.
12:11Il faut vous adapter.
12:13Sous-entendu, ça veut dire qu'il faut crever.
12:16Alors, on dit, il faut vous adapter, on va s'adapter, on s'adapte, allez, on se modernise, on s'adapte.
12:21Et qu'est-ce que ça donne dans les chiffres ?
12:25La France, pour la première fois dans son histoire, elle a un déficit agroalimentaire.
12:32Un poulet sur deux est importé.
12:3560% de nos légumes, 40% de nos fruits, etc.
12:38Il y a plus fort que ça.
12:45En 2010, savez-vous combien il y avait de paysans en France ?
12:51Il y en avait 960 000 répertoriés.
12:56Aujourd'hui, en 2025, il y en a 440 000.
13:02Vous calculez, c'est la moitié.
13:03Et pendant ce temps-là, il y avait combien de fonctionnaires en 2010 ?
13:11Fonctionnaires au ministère de l'Agriculture ?
13:1415 000.
13:17Et aujourd'hui, il y a combien de fonctionnaires au ministère de l'Agriculture ?
13:2030 000.
13:21Tout ça parce qu'il faut appliquer les normes, transposer les normes de Bruxelles.
13:25C'est-à-dire une énorme machine qui nous détruit à petit feu.
13:33Voilà.
13:34Et vous savez, je pense à une phrase de Michel Audiard,
13:39qu'il a mis dans la bouche de Jean Gabin, dans Le Président.
13:43On est gouverné par des Lascars qui fixent le prix de la betterave
13:49et qui sont incapables de faire pousser des radis.
13:53Philippe, on poursuit justement sur cette colère agricole avec des États européens
13:58qui doivent se prononcer la semaine prochaine sur le traité commercial du Mercosur.
14:03Selon la porte-parole du gouvernement, Maude Brejon,
14:05le Président de la République a réitéré les demandes françaises,
14:08à savoir la clause de sauvegarde, les mesures miroirs et le renforcement des contrôles.
14:14Pensez-vous que la France puisse retourner la situation ?
14:19Vous l'avez abordé brièvement.
14:21Ou est-ce trop tard ?
14:24Alors, mon pronostic, c'est que c'est trop tard.
14:29Aujourd'hui, vous savez, la France demande qu'il y ait un organisme de contrôle,
14:35qu'il n'obtiendra jamais,
14:38qu'il y ait des clauses de sauvegarde, qu'il y ait des clauses miroirs, etc.
14:40Enfin, c'est la roupie de Sansonnet.
14:46Alors, sur le Mercosur, moi, je voudrais dire ceci.
14:49D'abord, c'est un accord incohérent.
14:53Il est incohérent pour la France, pas pour l'Allemagne,
14:57qui a des voitures à vendre.
14:58Il est incohérent pour la France parce qu'on demande à nos paysans
15:01de faire des efforts considérables au point d'abattre leur vache.
15:07On leur demande de faire des efforts considérables
15:10alors que dans le même temps, en matière de sécurité sanitaire,
15:16on s'entend.
15:17Alors que dans le même temps,
15:19la viande argentine, elle,
15:23n'est soumise à aucune règle.
15:27La viande aux hormones,
15:29la volaille, les activateurs de croissance,
15:32le maïs, les substances chimiques,
15:36aucune traçabilité,
15:40aucune traçabilité, ils en sont incapables.
15:43Donc voilà,
15:45une incohérence totale.
15:47On ne peut pas demander à nos paysans,
15:48à nous,
15:49ce qu'on ne peut pas demander aux autres,
15:52à ceux qui vont nous envahir.
15:53Petite parenthèse,
15:57juste avant d'arriver à CNews,
15:59j'ai découvert qu'il y avait une exigence européenne
16:03pour l'année prochaine,
16:052027,
16:06faire entrer l'Ukraine dans l'Union Européenne.
16:07Alors là, c'est la totale.
16:10Il ne manquait plus que ça.
16:11C'est-à-dire qu'en fait,
16:13on se sert de nos paysans
16:15comme une monnaie d'échange,
16:17tant qu'il y a du liquide.
16:20Deuxièmement,
16:21le Mercosur,
16:22c'est un accord déséquilibré.
16:25Je vais vous donner un exemple.
16:27Une ferme française,
16:28en moyenne,
16:29est de 69 hectares.
16:31Une ferme au matos grosso,
16:34j'ai regardé,
16:35500 000 hectares.
16:36Il y a un ami,
16:39un paysan,
16:40il s'appelle Nicolas,
16:41je le salue d'ailleurs,
16:42il m'a envoyé un message tout à l'heure
16:44pour me dire,
16:46nous on vend le kilo
16:49à 2 euros,
16:53non,
16:55comment dirais-je,
16:57l'argentin,
17:01ça lui revient à 2,5 euros,
17:04alors que nous,
17:04il faut qu'on fasse au moins 6 euros
17:07pour commencer à gagner de l'argent.
17:08Donc c'est pas jouable.
17:09Pourquoi ?
17:10Parce qu'il y a un déséquilibre complet
17:12des prix de revient,
17:13évidemment.
17:15Parce que c'est pas du tout,
17:16nous on n'a pas les Latifundia
17:17de l'Argentine
17:19ou du Brésil.
17:21Et puis,
17:22il y a autre chose,
17:24c'est qu'en fait,
17:25Madame van der Leyen,
17:26elle est allemande.
17:28C'est la commission qui négocie.
17:30Et la commission,
17:31elle a négocié
17:32pour l'Allemagne.
17:33Et l'Allemagne,
17:35elle a la chimie,
17:37elle a l'industrie automobile,
17:38etc.
17:39Et donc,
17:40pour l'Allemagne,
17:41peut-être que le Mercosur,
17:42c'est rentable.
17:43Mais certainement pas pour la France.
17:47Là,
17:47on est devant un cas de figure extraordinaire
17:49qui nous invite à réfléchir.
17:51Je ne sais pas si vous ne vous souvenez pas,
17:53vous étiez trop jeune.
17:56La chaise vide.
17:56Un jour,
17:59le général de Gaulle dit
18:00à son ministre de l'Agriculture,
18:02vous ne sais plus,
18:03à Bruxelles.
18:04Pourquoi ?
18:04Parce qu'il y avait une mesure agricole
18:06qui était prise contre nous,
18:07je ne sais plus laquelle.
18:08Et donc,
18:09à l'époque,
18:10il y avait le droit de veto
18:11qui était encore dans
18:13le traité de Rome.
18:15Le droit de veto.
18:16C'est-à-dire qu'un pays
18:17qui considérait
18:18qu'il y avait un intérêt vital,
18:19en l'occurrence,
18:20l'agriculture,
18:21il pouvait lever la main
18:22et dire,
18:22non,
18:23je ne vote pas.
18:24Et à ce moment-là,
18:25c'était l'unanimité.
18:26S'il y avait le droit de veto
18:27de la France,
18:28et tout a été bloqué
18:29et la France a repris sa place
18:31et après,
18:31il y a eu ce qu'on a appelé
18:32le compromis du Luxembourg,
18:34c'est-à-dire le droit de veto.
18:35Or,
18:35aujourd'hui,
18:36il n'y a plus le droit de veto.
18:38Il n'y a plus le droit de veto.
18:40Voilà.
18:40Nous sommes dans un super État fédéral
18:42où la France
18:43ne peut que supplier
18:44ses partenaires.
18:48Aller les voir,
18:49faire la salle
18:50pour leur dire
18:50de grâce,
18:52non possumus,
18:54aidez-nous.
18:54Voilà.
18:55On en est là
18:55aujourd'hui.
18:58Et donc,
18:58en fait,
18:59le Mercosur
19:00sera adopté.
19:02Bientôt,
19:03c'est l'Inde.
19:04Et donc,
19:05ça veut dire
19:05qu'il y a un nouveau modèle.
19:06Tout à l'heure,
19:07le président de la SNSEA
19:09a posé une question juste.
19:11Il a dit,
19:11nous,
19:12on veut savoir
19:12quelle est la vision
19:13française de l'agriculture.
19:16Ça,
19:17c'est une vraie question.
19:18La question politique.
19:19Quelle vision avez-vous
19:20de l'agriculture française ?
19:22Est-ce qu'on a la vision
19:24d'un pays souverain ?
19:26Alors,
19:26dans ce cas-là,
19:28il faut protéger
19:31nos agriculteurs
19:33avec des droits de douane
19:34et imposer
19:36un label
19:37viande française,
19:38par exemple.
19:39Bon,
19:40mais pour ça,
19:40il faut quitter l'Europe.
19:42Voilà.
19:42Et l'Europe,
19:44elle donnait de l'argent
19:45aux agriculteurs,
19:46mais de moins en moins,
19:47aujourd'hui,
19:47la contribution nette
19:49de la France,
19:49les Français,
19:49elles ne savent pas.
19:50Elle est d'entre 10 et 15 milliards
19:52d'euros nets
19:53entre ce qu'on donne
19:55et ce qu'on reçoit.
19:57Donc,
19:57il est temps
19:58de partir.
19:59Je sais qu'en disant cela,
20:01j'étonne
20:01dans beaucoup de chourmières,
20:04mais une fois de plus,
20:05je suis
20:06un peu
20:07en avance.
20:08vous qui défendez
20:10la souveraineté française,
20:11Philippe De Villiers,
20:12son industrie,
20:13son pouvoir de créer,
20:14d'innover,
20:15vous souhaitez aussi
20:16parler de la liquidation
20:17judiciaire
20:18d'un groupe centenaire
20:20d'électroménagers,
20:21le groupe Brandt,
20:22et qui laisse
20:23quelques 700 salariés
20:24sur la paille
20:25à la veille de Noël.
20:27Je vous propose
20:27d'écouter là aussi
20:28des salariés,
20:29des responsables syndicaux
20:30dévastés par cette annonce.
20:33Après,
20:33on avait 50% de chance
20:35d'y arriver,
20:36de pouvoir monter
20:37cette scope,
20:38et on se retrouve
20:39donc ce matin
20:40très déçus
20:41du résultat.
20:43Ça aurait pu sauver
20:44un certain nombre
20:44de salariés,
20:46et on va se retrouver
20:46donc tous
20:47à franc travail,
20:49malheureusement.
20:51On a beau,
20:51les médias de France
20:52s'en va,
20:52c'est dommage,
20:52parce qu'il y avait
20:54que nous qui savions
20:55faire des tables,
20:56des fours,
20:56avec la marque française,
20:57et là,
20:58maintenant,
20:59on va dans Chine.
21:00On laisse marcher
21:01les Chinois.
21:02Tout ce qui est l'étranger,
21:04j'en veux pas aux étrangers,
21:05mais on a à savoir faire,
21:07c'est terminé.
21:09Notre service
21:10était complètement supprimé,
21:11donc c'est une surprise
21:12sans être une surprise,
21:13mais là,
21:13le coût de la liquidation
21:14judiciaire,
21:16là, franchement,
21:17ça met une claque
21:18à tout le monde,
21:19à tout le monde.
21:21Au moins,
21:21on est tous sur le carreau
21:22cette fois.
21:23Voilà.
21:24Donc là,
21:24on se débarrasse de tout.
21:26Bronte,
21:26voilà,
21:27on va faire une croix dessus
21:28maintenant.
21:29Je vous ferai le jeûne.
21:30Philippe Certain
21:31en parlait de choc
21:32à propos de cette liquidation
21:33judiciaire,
21:34mais n'était-ce pas
21:36prévisible ?
21:39Alors,
21:39je vais vous répondre.
21:41d'abord,
21:45c'est une entreprise
21:47que je connais bien.
21:49Je la connais deux fois
21:50parce qu'à deux reprises
21:52dans ma vie,
21:53j'ai croisé cette entreprise.
21:55Donc,
21:55je la connais de l'intérieur.
21:57La première fois,
21:58c'est en Vendée
21:58puisque c'est l'entreprise
22:01qui a repris S20,
22:04les machines à laver,
22:05les machines à linge,
22:06etc.
22:06entreprise rutilante,
22:11novatrice.
22:13Et ensuite,
22:13j'ai retrouvé
22:14l'entreprise Bronte
22:16aux portes de Vendôme
22:17à Saint-Ouen
22:18quand j'étais jeune sous-préfet.
22:21Et en fait,
22:21je me souviens
22:22quand je parlais
22:23avec le président
22:23de la République
22:24de l'époque,
22:24Valéry Giscard d'Estaing,
22:25qui était mon administré
22:27puisqu'il habitait à Auton
22:28dans mon arrondissement
22:29dont j'étais le sous-préfet.
22:31Il me disait
22:33« Vous avez de la chance,
22:34monsieur le sous-préfet,
22:35vous avez des entreprises
22:36magnifiques
22:37comme Brandt, etc. »
22:39Brandt, c'était incroyable,
22:40c'était une micro-onde.
22:43Voilà.
22:46Et moi,
22:48je n'arrive pas à m'y faire.
22:50Depuis deux jours,
22:51je me dis
22:51« Mais quelle figure
22:57archétypale
22:58du désastre français.
23:01vous vous souvenez
23:01de Macron
23:02qui parlait
23:03de la réindustrialisation.
23:05Aujourd'hui,
23:06on va passer
23:07sous la barre
23:08des 10%
23:08d'industrie française
23:10dans le PIB
23:11contre 20%
23:12en Italie
23:12et 20%
23:13en Allemagne.
23:14Donc,
23:14la messédite.
23:17Et ce matin,
23:18je lisais un papier
23:19dans l'Opinion,
23:21un excellent journal
23:22et l'éditorial
23:23qui dit
23:24« Les liquidateurs
23:27de Brandt
23:29siègent
23:30à l'Assemblée nationale.
23:31C'est tout à fait exact,
23:34mais insuffisant.
23:36C'est tout à fait exact
23:37parce que,
23:38en fait,
23:39l'impôt de production,
23:41voilà,
23:42il paye.
23:44Voilà.
23:44Les entreprises
23:45s'en vont
23:45ou ferment.
23:47L'impôt de production
23:48qu'on a cessé
23:49de faire croître,
23:51là,
23:52tous ensemble,
23:53là,
23:53au Parlement,
23:53voilà,
23:54on a le résultat.
23:55C'est-à-dire,
23:57les entrepreneurs
23:58n'ont qu'une idée
23:59en tête,
23:59maintenant,
24:00c'est de fuir.
24:01Deuxièmement,
24:03la facture
24:06d'électricité
24:06qui ne cesse
24:09de croître
24:10en termes
24:10de compétitivité
24:11sur le plan
24:12énergétique.
24:14Brandt s'est trouvé
24:16dans une situation
24:16impossible,
24:17mais ce n'est pas
24:18l'essentiel.
24:19Et l'essentiel,
24:20personne ne veut
24:21en parler.
24:22Pourquoi ?
24:23Parce que c'est
24:24la fameuse
24:24mondialisation
24:25heureuse
24:25qui continue.
24:27Pourquoi ?
24:28Parce que,
24:29en fait,
24:31moi,
24:33j'ai vécu
24:33le moment de bascule
24:34et si vous me permettez,
24:36je voudrais
24:36vous en dire un mot.
24:38Parce que ça reste
24:38pour moi
24:39un traumatisme
24:40politique
24:41et psychologique.
24:42Je suis là
24:42à l'Assemblée
24:43on est en
24:441994
24:46le 17 avril.
24:50Il y a un traité
24:51qui vient d'être signé
24:52par tous les grands
24:53pays industriels,
24:55le traité
24:55de Marrakech.
24:57Ce traité
24:57de Marrakech
24:58met fin au GATT
24:59et il remplace
25:01le GATT
25:01par l'Organisation
25:02mondiale
25:05du commerce.
25:06Avec une idée
25:07simple,
25:09on abolit
25:10les droits
25:10de douane
25:11dans le monde
25:12entier
25:12parce qu'on est
25:13entré dans une phase
25:14nouvelle,
25:15c'est le bien-être
25:16cosmique
25:16par le marché
25:18universel.
25:20Et bientôt
25:21la Russie
25:23va s'y associer,
25:24bientôt la Chine
25:25va s'y associer,
25:25on va faire rentrer
25:26la Chine dans l'OMC
25:27et tout le monde
25:28joue le jeu.
25:29Et on croit
25:30qu'on entre
25:31dans une période
25:31de bien-être
25:34cosmique
25:35post-national
25:36et on croit
25:38et on croit
25:38que la démocratie
25:39de marché
25:39va unifier
25:41le monde
25:42et dissoudre
25:43les identités
25:45récalcitrantes
25:45comme de vulgaires
25:46calculs
25:47rénaux.
25:48Et ça marche.
25:50Et moi,
25:50quand je dis
25:51non,
25:52il faudra remettre
25:53des protections
25:55si on veut
25:55protéger
25:56nos entreprises,
25:58on dit
25:59vous êtes
25:59un ringard.
26:00à l'époque,
26:03il y avait
26:03un homme
26:04qui s'appelait
26:04Jimmy Goldsmith
26:05auquel je rends
26:06hommage,
26:07qui était mon ami,
26:08qui a écrit
26:09qui s'appelait
26:09Le Piège
26:10et qui disait
26:10on est plus
26:11sur un problème
26:12différentiel
26:14fiscal,
26:15etc.
26:16On est sur
26:17quelque chose
26:17de fondamentalement
26:18différent,
26:20c'est que
26:20le coût
26:21d'un travailleur
26:21en Chine
26:22ou en Inde
26:22est 100 fois
26:24inférieur
26:25au coût
26:28du travailleur
26:29chez nous.
26:29Donc on ne sera
26:30jamais compétitif
26:31si on ne garde
26:32pas des droits
26:33de douane,
26:33si on ne garde
26:34pas des protections
26:35des herses
26:36douanières.
26:37Or,
26:38on n'a pas voulu
26:39garder des herses
26:40douanières.
26:40Je vous rappelle
26:41qu'en 1992,
26:43le marché commun
26:43a disparu
26:44avec le traité
26:45de Bastriche
26:46au profit
26:47du libre-échangisme
26:48mondial.
26:49C'est-à-dire
26:49que la préférence
26:50communautaire,
26:50la préférence
26:51européenne
26:51dont Macron
26:52a parlé
26:52la semaine
26:52dernière,
26:54elle a
26:54disparu.
26:55Et donc,
26:57quand vous êtes
26:57sur un marché
26:58mondial,
26:59il faut aller chercher
27:00le moins cher
27:01de tous les travailleurs
27:02pour pouvoir
27:03l'exploiter
27:03plus facilement.
27:05C'est ça
27:05qui s'est passé.
27:06C'est la fameuse
27:07phrase de Jimmy
27:07Goldsmith
27:08que je reprends,
27:09que j'ai déjà
27:10prononcé ici.
27:11la mondialisation,
27:14c'est un système
27:15dans lequel
27:15le pauvre
27:17des pays riches
27:18subventionne
27:20les riches
27:21des pays pauvres.
27:22C'est-à-dire
27:23on va
27:23produire
27:24là où c'est
27:25le moins cher,
27:26là où on peut
27:26exploiter les gens,
27:27et on revient
27:28vendre là où
27:29il y a encore
27:29du pouvoir d'achat.
27:31Et en 1994,
27:33on a changé
27:33de paradigme.
27:34La France a changé
27:35de paradigme.
27:36C'est-à-dire
27:37qu'au lieu
27:37d'avoir un pays
27:38de producteurs,
27:39de paysans producteurs,
27:41d'industriels producteurs,
27:43on est devenu
27:44un pays de consommateurs.
27:45On a fait
27:46le choix
27:46de la consommation
27:47comme moteur
27:47de la croissance
27:48à la place
27:49de la production.
27:50Et donc,
27:50ça a donné
27:51le sur-endettement,
27:52ça a donné
27:52la désertification,
27:54la désindustrialisation,
27:56la métropolisation.
27:58Et on n'en est
27:59jamais sorti.
28:00Ça a fait
28:00le bonheur
28:01des grandes surfaces
28:02qui ont fait
28:02un binôme à succès
28:03avec l'importation
28:04systématique.
28:05Et donc,
28:06on est devenu
28:07un pays de consommateurs.
28:08Seulement,
28:08le problème
28:09des consommateurs,
28:10c'est qu'il faut
28:10qu'ils aient de l'argent.
28:11À un moment donné,
28:11la consommation s'effondre
28:12et le pays s'effondre
28:14avec lui.
28:14Donc,
28:15Brandt,
28:16c'est vraiment
28:17une allégorie
28:21tragique
28:23de cette longue période
28:25des chaînes
28:27de valeur globale
28:27où on allait
28:29faire travailler
28:29au bout du monde
28:30des pays
28:34qui fabriquaient
28:35beaucoup moins chers
28:35que nous.
28:36Mais,
28:37j'arrive à la conclusion,
28:39c'est beaucoup
28:40plus grave que ça.
28:42Parce qu'à l'époque,
28:43à l'Assemblée,
28:45on était deux,
28:46j'ai regardé les votes,
28:47il y avait mon ami
28:48Joël Sarlo et moi
28:49qui on avait voté
28:50contre l'OMC.
28:52Et on entendait
28:53Balladur et les autres,
28:55tous,
28:56tous,
28:56droite,
28:56gauche confondue,
28:58qui disaient,
28:59il ne faut plus croire
29:01Jean Fourastier,
29:02l'économiste qui dit
29:03une économie équilibrée,
29:06s'il y a un secteur
29:07primaire,
29:07un secteur secondaire,
29:08un secteur tertiaire.
29:10Non, non,
29:10nous,
29:11on va perdre
29:11le secteur primaire,
29:13l'agriculture,
29:13la pêche,
29:14mais ce n'est pas grave.
29:15On va perdre
29:15le secteur secondaire,
29:16mais ce n'est pas grave.
29:18Parce qu'on va gagner
29:19avec le tertiaire
29:20et le quaternaire.
29:22Mais de toute façon,
29:22ce n'est pas de mal à veille,
29:23Philippe,
29:24que les Chinois,
29:25les Indiens,
29:26vont fabriquer
29:27des microprocesseurs,
29:29vont fabriquer
29:29des produits sophistiqués.
29:32Il faut leur laisser
29:32le textile et la chaussure,
29:34c'est très bien comme ça,
29:35ça va les développer,
29:36on pourra ensuite
29:37dialoguer avec eux.
29:39Le problème,
29:39c'est que les Chinois,
29:41qu'est-ce qu'ils ont fait ?
29:42Ils ont fait
29:43des joint ventures
29:44avec nous
29:44pour nous piquer
29:47nos technologies.
29:48Ils sont venus
29:49avec des appareils photos,
29:50avec le sourire chinois,
29:52ils ont piqué
29:52nos technologies
29:53et maintenant,
29:54qu'est-ce qu'ils font ?
29:55Ils reviennent chez nous
29:56et ils sont en train
29:58d'aspirer
29:59notre industrie automobile
30:00et notre industrie
30:01tout court,
30:02tout ce qui concerne
30:03l'innovation.
30:05Aujourd'hui,
30:06le climat,
30:07ce sont nos fournisseurs
30:08climatiques,
30:09photovoltaïques,
30:11panneaux solaires
30:12et éoliennes.
30:14Bravo l'artiste,
30:16bravo les politiciens français,
30:18vous êtes des criminels.
30:21Vous parlez de la Chine justement,
30:22dans le même temps,
30:23Emmanuel Macron,
30:24Philippe de Villiers
30:24était en ministre.
30:25Vous devriez modérer.
30:25J'étais un dedans.
30:29Vous étiez parté pour.
30:30J'étais un...
30:31Je vais...
30:33Vous vous auto...
30:35Ah non, mais attendez.
30:38Franchement, là,
30:39il faut marquer ce moment.
30:41C'est historique
30:41puisque Philippe de Villiers,
30:43c'est auto-modéré.
30:46Donc, c'est la société
30:47de demain
30:48de l'auto-surveillance.
30:49Vous êtes la première victime
30:53de ce que vous avez imaginé.
30:55L'auto-surveillance.
30:56Vous voyez,
30:56j'ai besoin de rien faire
30:57dans cette émission.
30:58Je lance quelques questions
30:59et puis après,
30:59je vous écoute
31:00et vous vous auto-modérez.
31:02Philippe, justement,
31:03Emmanuel Macron
31:04était en visite en Chine,
31:05la quatrième d'État
31:07depuis 2017.
31:08Et à son retour,
31:09le président Emmanuel Macron
31:10a menacé la Chine
31:12de trois douanes.
31:13Si Pékin ne prenait pas
31:14de mesures
31:14pour réduire
31:15ce déficit commercial,
31:18le déficit commercial
31:18de la France
31:19vis-à-vis de la Chine
31:19est de plus de 45 milliards
31:21en 2024,
31:23les résultats de ce voyage
31:25ont été controversés.
31:27Quel bilan faites-vous
31:28de cette visite d'État ?
31:29Rapidement.
31:34Rapidement.
31:37Rapidement comme un homme
31:38qui court.
31:38Voilà.
31:40Pour faire des selfies.
31:41Une image extraordinaire.
31:42Vous avez vu ?
31:43Le Young Global Leader
31:46qui court
31:47avec les flics chinois
31:48derrière lui
31:49qui n'arrivent pas à suivre.
31:50Et il court pour quoi ?
31:51Pour aller chercher
31:52un bain de foule.
31:54Et je me suis dit
31:55mais au fond,
31:56est-ce qu'il n'est pas en train de...
31:57Parce que c'est un homme
31:57très intelligent
31:58donc il a un coup d'avance.
32:01Je me suis dit
32:01si ça se trouve
32:02il va se présenter en Chine.
32:06Parce que quand il a eu
32:07cette foule,
32:08comme il aime la popularité,
32:10après avoir fait
32:11West France
32:11sur le label
32:13il se dit
32:16peut-être qu'en Chine
32:17je vais trouver
32:17mon bonheur.
32:18Voilà.
32:19Alors maintenant
32:20je vais répondre
32:21à votre question.
32:22C'est un échec diplomatique
32:23assez redoutable.
32:26D'abord parce que
32:27les deux questions posées
32:29n'ont pas eu de réponse.
32:32Il voulait,
32:33Emmanuel Macron voulait
32:34obtenir
32:36que la Chine
32:37fasse un geste
32:38pour dire
32:38oui on va vous aider
32:39à faire la paix
32:39en Ukraine.
32:41Et là
32:41sourire chinois
32:42de Xi Jinping
32:43t'as qu'à croire
32:45bonhomme.
32:46Ensuite
32:47deuxième question
32:48c'était
32:49la question
32:50du déficit
32:51dont vous venez de parler
32:5246 milliards
32:52et 300 milliards
32:53pour l'Europe.
32:54Et là
32:55la Chine
32:55sourire chinois.
32:58Ensuite
32:58il devait y avoir
32:59un grand contrat
33:00avec 500 avions
33:01Airbus
33:01chou blanc
33:03chou jaune
33:04ensuite
33:06bah rien
33:09quoi
33:10ah si
33:11promesse
33:13d'étudier
33:14l'histoire
33:15des technologies
33:15nouvelles
33:16c'est-à-dire
33:17que Macron
33:17a dit
33:18est-ce que
33:19vous pourriez
33:19venir avec
33:20vos technologies
33:21chinoises
33:21dans des entreprises
33:22françaises
33:23c'est les
33:23joint ventures
33:24à l'envers
33:25grand retournement
33:28de situation
33:28et là
33:30en fait
33:30en voyant
33:32ce voyage
33:33j'ai pensé
33:34à un moment
33:35de ma vie
33:35que je voudrais évoquer
33:37même si vous m'avez demandé
33:38d'être très rapide
33:39donc très rapidement
33:41c'est
33:42le moment suivant
33:44j'étais à Sciences Po
33:45mon grand oral
33:45de fin de Sciences Po
33:46de diplôme
33:47en face de moi
33:48j'ai monsieur
33:49Denouat de Saint-Marc
33:50le secrétaire général
33:50de l'Elysée
33:51donc je suis très impressionné
33:52et la question
33:53que je sors
33:54que je tire
33:54sur un papier
33:55c'est
33:56quand la Chine
33:59s'éveillera-t-elle
34:00et en fait
34:01c'est à partir
34:02du livre
34:02qu'est sorti
34:03un best-seller
34:04d'Alain Perfitte
34:04quand la Chine
34:05s'éveillera
34:06plus tard
34:06Alain Perfitte
34:07me dira
34:07j'ai en fait
34:08piqué la phrase
34:09à Napoléon
34:10c'était
34:10laisser dormir la Chine
34:12quand elle s'éveillera
34:13le monde tremblera
34:13et là en fait
34:15j'ai évoqué
34:17un moment incroyable
34:19pour la France
34:20et pour le monde entier
34:21c'est quand De Gaulle
34:22décide
34:23de renouer avec la Chine
34:24et de revenir
34:25sur la rupture
34:26des relations diplomatiques
34:27et 1964
34:29et à ce moment-là
34:32quelle est la différence
34:33avec aujourd'hui
34:33on est dans une inversion
34:35du rapport de force
34:36c'est hallucinant
34:37en 1964
34:39la France
34:39est une grande puissance mondiale
34:41tous les pays
34:42non alignés
34:42se tournent vers elle
34:43pour ne pas dépendre
34:45des Etats-Unis
34:45ou de l'Union soviétique
34:46depuis le traité
34:49de Bandung
34:49en 1955
34:50et pendant ce temps-là
34:53la Chine
34:53est une petite puissance
34:54régionale asiatique
34:56qui est en proie
34:57qui est encerclée
34:59par des rondes
35:00suspicieuses
35:01voilà
35:02aujourd'hui
35:03aujourd'hui
35:05la France
35:06est devenue
35:06le ventre mou
35:08d'une Europe
35:08ventre mou du monde
35:09et la Chine
35:12elle
35:12est devenue
35:13co-leader
35:14avec la Russie
35:14des BRICS
35:15et du Sud global
35:16voilà
35:18alors
35:19vous avez évoqué
35:22je crois dans votre question
35:23les droits de douane
35:26donc Macron dit
35:27oui il faut peut-être
35:28réfléchir à des droits de douane
35:29mais il oublie une chose
35:31dont les Français
35:32se souviennent
35:33c'est que le 5 mai
35:352024
35:36on l'avait évoqué ici
35:38il y a une réunion
35:39à l'Elysée
35:40il y a le président
35:41de la Chine
35:41qui est là
35:41Xi Jinping
35:42ils sont trois en fait
35:44pour discuter commerce
35:46et quelle est la troisième
35:48personne
35:48c'est Mme Van der Leyen
35:50parce que la France
35:51sait qu'elle ne peut rien faire
35:53pour son équilibre commercial
35:54sans la présence
35:56de Van der Leyen
35:56vu qu'on a transféré
35:58depuis 1992
36:00de la compétence commerciale
36:02à l'Europe
36:02donc
36:03il ment
36:04M. Macron
36:05quand il nous parle
36:06des droits de douane
36:07il sait qu'il est impuissant
36:08il faut simplement
36:10supplier Mme Van der Leyen
36:11et la commission de Bruxelles
36:13de revoir la question
36:14des droits de douane
36:15mais il ne peut pas dire
36:16aux Français
36:16attendez on va voir
36:17vous allez voir ce que vous allez voir
36:18les Chinois ils vont voir
36:19non c'est pas sérieux
36:20c'est pas sérieux
36:21alors quand même
36:22parfois je m'emporte
36:24rarement
36:26c'est si rare
36:27c'est si rare
36:28après je regrette
36:29dans l'ascenseur
36:30ça ne dure pas longtemps
36:31et là je ne voudrais pas
36:34terminer sur une note
36:35trop négative
36:36parce qu'il y a quand même
36:39un succès
36:39les pandas
36:41c'est quand même
36:44il y a quand même
36:45il y a
36:45j'ai dit qu'il n'avait rien obtenu
36:48si
36:48deux pandas
36:49un mâle
36:51et une femelle
36:51bon
36:52et c'est important pour le couple présidentiel
36:54qui est très attaché aux pandas
36:56et à mes amis du zone de Beauval
36:58et
36:59simplement ce que
37:02ce que je constate
37:04c'est que le couple présidentiel
37:06est très attentif
37:07ça j'en ai été le témoin
37:08de la reproduction des pandas
37:11beaucoup plus attentif
37:13à la reproduction des pandas
37:15qu'à la natalité française
37:17beaucoup plus attentif aux pandas
37:18qu'aux gaulois réfractaires
37:20Philippe Devilliers
37:23tout autre sujet
37:24Philippe saviez-vous
37:25qu'il existe
37:26un lien
37:27entre les nazis
37:29et nos chers marchés de Noël
37:32alors là vous dites
37:33qu'est-ce qu'il lui prend
37:35il a de la fièvre
37:35il y a de Deval
37:36c'est pas moi qui le dis
37:37c'est une vidéo publiée
37:39sur le réseau social
37:40de France Info
37:41le média public
37:42a d'ailleurs concédé
37:43mercredi
37:44que le titre était
37:45un raccourci
37:46et donc ils ont
37:47choisi de retirer
37:49cette pastille
37:49regardez nous avons publié
37:50une vidéo sur les marchés de Noël
37:52le titre était un raccourci
37:53nous choisissons
37:54de le retirer
37:56Geoffroy Lejeune
37:56Philippe la question
37:58est très simple
37:59est-ce que vous pensez
38:00que cette histoire
38:00ce faux pas
38:01est anecdotique
38:03ou pas ?
38:04alors déjà
38:05vous n'avez pas
38:06parce que moi j'ai eu
38:08voilà l'histoire
38:10un ami m'a envoyé
38:12la vidéo
38:14elle a été supprimée
38:15alors elle a été supprimée
38:17mais moi je l'ai encore
38:18bon
38:18et
38:19et
38:19je vais tout vous dire
38:21j'ai
38:23j'ai vu Christine Kelly
38:26qui commence son émission
38:27à 19h pile
38:28et qui dit
38:30oh là là
38:30incroyable
38:31France Info vient de déclarer
38:33que les marchés de Noël
38:34ont été inventés
38:35par les nazis
38:35ça a duré 8 minutes
38:38et 8 minutes après
38:39donc je suis persuadé
38:41absolument convaincu
38:42que c'est à cause de ça
38:43ils se sont dit
38:43oh là là il y a le feu
38:44et
38:45ils sont revenus
38:46sur cette vidéo
38:47alors la vidéo elle dit
38:49les marchés de Noël
38:50ont été inventés
38:51par les nazis
38:53et ils développent
38:54bon
38:55alors moi ma réponse
38:56c'est la suivante
38:57premièrement
39:00le service public
39:01est dévoyé
39:01il faut le supprimer
39:02il faut le privatiser
39:04comme l'a proposé
39:05Sarah Knafo
39:06dans un papier remarquable
39:08une interview remarquable
39:09qu'elle vous a donné
39:10qu'elle vous a accordé
39:11au JD News
39:11cette semaine
39:12il faut privatiser tout ça
39:14parce que ce sont des menteurs
39:16c'est le mensonge d'état
39:17là c'est très très grave
39:19une télévision
39:22une radio de service public
39:24qui ose dire que
39:26Noël a été inventé
39:27par les nazis
39:28allez voilà
39:29vous l'avez là
39:29c'est formidable
39:30allez
39:31et c'est Benjamin
39:32non ?
39:33ah non
39:33ce soir c'est Julien Duroux
39:35très bien
39:35mais qui est tout aussi professionnel
39:37excellent
39:38bon voilà
39:38et alors
39:39donc
39:41d'abord
39:44donc France Info
39:45France Info
39:46c'est un nid de mensonge
39:50deuxièmement
39:52et d'amateurisme
39:53deuxièmement
39:55les marchés de Noël
39:56n'ont jamais été
39:57n'ont pas été inventés
39:58par les nazis
39:59exemple
40:00moi
40:00je connais
40:01l'histoire
40:02d'un marché de Noël
40:03qui existe depuis
40:04le 1253
40:05à côté du Puy-du-Fou
40:08le Bourg-Berard
40:09voilà
40:10j'ai toutes les archives
40:11je les tiens à la disposition
40:12des historiens
40:13donc marché de Noël
40:15et il y avait un marché de Noël
40:16à l'herbergement
40:17rien que chez moi
40:18dans le Bapatou
40:19en Vendée
40:20au XIIe
40:22XIIIe siècle
40:22et sans doute avant
40:23bon
40:24les crèches de Noël
40:24ont été inventées
40:25avec Saint-François d'Assise
40:26c'est 1223
40:27bon
40:28donc
40:29il faut qu'ils arrêtent
40:30avec le nazis
40:31ils sont obsédés
40:32par le nazis
40:33mais
40:33je vais aller plus loin
40:34et je regrette
40:36que personne ne l'ait dit
40:37peut-être que la conférence
40:38des évêques de France
40:39c'est en vacances
40:40en ce moment
40:40en train de préparer
40:46un document
40:47sur la migration
40:47comme solution
40:49à tous nos problèmes
40:50mais
40:52j'aurais aimé
40:54qu'il y ait une autorité
40:55qui se lève
40:56et qui dise
40:56attendez
40:56il y a un pape
40:59qui s'appelle Pie XI
41:01le 3 mars
41:031937
41:04qui a écrit
41:08et publié
41:09une encyclique
41:11en allemand
41:13s'il vous plaît
41:13pour qu'elle arrive
41:17directement chez les allemands
41:18et qui a été
41:19diffusée
41:20dans toutes les églises
41:21d'Allemagne
41:21en 1937
41:24aux grands dames
41:25d'Hitler
41:25et de Himmler
41:26et donc
41:29il y a
41:30entre
41:31le christianisme
41:32et le nazisme
41:33une incompatibilité
41:35originale
41:36qui est explicité
41:39dans cette
41:40encyclique
41:40car le nazisme
41:42est une nouvelle
41:43religion séculière
41:44fondée sur le racisme
41:46c'est ce que dit le pape
41:49et
41:51si vous fouillez un peu
41:54sur l'histoire
41:54de l'Allemagne
41:55nazi
41:55vous découvrirez
41:56que Himmler
41:57et Hitler
41:58étaient fascinés
41:59par l'islam
42:00fascinés par l'islam
42:03et que
42:03la seule religion
42:04qu'ils reconnaissaient
42:05en dehors de la religion
42:06séculière du nazisme
42:07c'était l'islam
42:08parce que c'était une religion
42:10disait-il
42:11guerrière
42:12c'est ce qui a fait
42:13que Bernanos
42:14a appelé
42:15l'Allemagne
42:16l'islam des terres
42:17sans soleil
42:17donc qu'on vienne pas
42:19nous dire
42:19aujourd'hui
42:20c'est insupportable
42:21qu'il y a un lien
42:22entre
42:23Noël
42:24et le nazisme
42:25entre le christianisme
42:26et le nazisme
42:27Mgr Lustiger
42:29disait ça très bien
42:30il disait
42:31il y a un lien
42:32entre le nazisme
42:33et les lumières
42:33oui ça c'est sûr
42:34une forme de progressisme
42:36droit de l'homiste
42:38sans aucune
42:39sans le nisi potestas
42:40à des hauts
42:41mais
42:41entre le christianisme
42:44et le nazisme
42:45c'est une
42:46incompatibilité
42:48fondamentale
42:49et entre les
42:51toutes les religions
42:52j'ai un informateur
42:53bien informé
42:54qui me dit
42:54modérez-le
42:55sur les évêques
42:56Philippe de Villiers
42:58je voudrais qu'on parle
43:00de Donald Trump
43:01à présent
43:01mercredi
43:02Donald Trump
43:02a accordé
43:03un entretien
43:03approfondi
43:04à la revue
43:04Politico
43:05cet entretien
43:06fait suite
43:07à la publication
43:07vous savez
43:08on en avait parlé
43:08la semaine dernière
43:09de la stratégie
43:10de sécurité nationale
43:11de 2025
43:12Trump
43:13ne bâche pas
43:14ses mots sur l'Europe
43:15je vous propose
43:15qu'on l'écoute
43:16si elle continue
43:19sur cette voie
43:20l'Europe ne sera
43:21plus pareille
43:21et un bon nombre
43:22de ses pays
43:23ne sera plus viable
43:24leur politique migratoire
43:31est un désastre
43:32ce qu'ils font
43:33en matière d'immigration
43:33est un désastre
43:34nous aurions pu connaître
43:36le même désastre ici
43:37mais j'ai réussi
43:38à tout stopper
43:39si vous regardez Paris
43:44c'est un endroit
43:45bien différent
43:45j'adore Paris
43:46mais ce n'est plus
43:47le Paris que j'ai connu
43:49la plupart des nations
43:50européennes se délabrent
43:51elles se délabrent
43:53je pense qu'ils sont faibles
43:54et je pense qu'ils veulent
43:55tellement être politiquement
43:56corrects
43:56qu'ils ne savent pas
43:57quoi faire
43:58ils veulent tellement
43:59être politiquement corrects
44:00que ça les affaiblit
44:01regardez le maire de Londres
44:08c'est un désastre
44:09il a des idées
44:10bien différentes
44:10de ce qu'il devrait avoir
44:12et il a été élu
44:13parce que beaucoup de gens
44:14sont entrés dans le pays
44:14et ont voté pour lui
44:16c'est ce qu'il se passe
44:17est-ce qu'il a raison
44:23Philippe
44:24ou est-ce qu'il exagère
44:24Donald Trump
44:25alors
44:27hélas il a raison
44:29je voudrais bien
44:31qu'il ait tort
44:31parce que c'est assez déplaisant
44:33de voir un président extérieur
44:34à la France
44:35surtout un américain
44:36nous donner des leçons
44:37mais c'est ainsi
44:38peut-être ça peut faire avancer
44:40le chemin public
44:41en fait
44:43il faut regarder le document
44:46attentivement
44:47le document de sécurité nationale
44:49comme l'a fait quelqu'un
44:50comme Pierre Lelouch
44:51qui est brisantissime
44:52comme d'habitude
44:52sur le sujet
44:53en fait
44:54il y a deux innovations
44:56dans ce document
44:57qui vont peser
44:59sur l'avenir du monde
45:00c'est un
45:00un turning point
45:02premier tournant
45:10vous vous marrez
45:12parce que vous dites
45:12qu'il est polyglotte
45:14voilà
45:14je n'avais jamais oublié
45:16parce que vous parlez
45:18toutes les langues
45:19bien évidemment
45:19anglais LV1
45:20comme on dit
45:21il y a des fois
45:22je cherche mes mots
45:23en français
45:23reprenez-les en anglais
45:25alors là
45:26le turning point
45:29le premier
45:30c'est
45:31en fait
45:32l'Amérique rentre chez elle
45:33c'est très important
45:36et on appelle ça
45:37il appelle ça lui-même
45:38le corollaire
45:39de la doctrine Monroe
45:40la doctrine Monroe
45:41elle est née le 2
45:42mars
45:441823
45:46avec le président Monroe
45:48qui a dit
45:48vous les européens
45:50restez chez vous
45:50ne venez pas chez nous
45:52et on n'ira pas chez vous
45:53et en fait
45:54Trump reprend
45:56la doctrine Monroe
45:57et il explique
45:58qu'on va s'occuper
45:59de notre hémisphère
46:00il pense
46:01il y a une formule
46:03d'un professeur
46:04Serge Bach
46:05qui dit
46:05en fait c'est
46:06le Venezuela
46:07avant le Nigeria
46:09comme nous on disait
46:11du tendrement
46:11quartier dans Paris Match
46:12la Corrèze
46:14plutôt que le Zambès
46:15donc en fait
46:16il se retire
46:17il veut se retirer
46:18il veut faire la paix
46:20en Ukraine
46:20ensuite il veut
46:21se retirer
46:22pourquoi ?
46:22parce qu'il est pris
46:23dans le piège
46:23de Thucydide
46:24avec la Chine
46:25et c'est ça
46:26vraiment qui l'intéresse
46:27on comprend l'Amérique
46:29elle se tourne
46:30maintenant vers la Chine
46:31deuxièmement
46:31l'Alliance Atlantique
46:34est morte
46:35elle ne le sait pas encore
46:37mais elle est morte
46:38d'ailleurs
46:38la preuve
46:39lors de la dernière réunion
46:41de l'Alliance Atlantique
46:42le secrétaire d'état
46:45américain
46:45n'était pas présent
46:46c'est inouï
46:47dans l'histoire
46:48de l'OTAN
46:48alors elle est morte
46:50pourquoi ?
46:51il l'a expliqué
46:52très bien
46:53Trump
46:53il dit parce qu'il y a
46:55un effacement de l'Europe
46:56et qui va finalement
46:58nous poser un problème
47:00pourquoi ?
47:01donc effacement économique
47:02l'Europe pesait 25%
47:04du PIB mondial
47:05maintenant
47:05elle en pèse plus que 14%
47:07et c'est pas fini
47:08c'est que le début
47:08de la fin
47:09ensuite
47:10effacement civilisationnel
47:12avec la fin
47:13des souverainetés
47:14qui fait que les libertés fondamentales
47:18ne sont plus garanties
47:20liberté d'opinion
47:21liberté de conscience
47:22liberté de pensée
47:23et elles sont maintenant
47:24devenues incompatibles
47:26avec le premier amendement
47:27notamment la liberté de parole
47:29et donc les deux régimes
47:31ne sont plus les mêmes
47:32ce ne sont plus
47:32des démocraties libérales
47:34ce sont des démocraties autoritaires
47:36qui versent dans l'autoritarisme
47:38pas nous
47:38premier amendement
47:40et deuxièmement
47:41et surtout écoutez bien
47:42ce que je veux dire
47:42c'est fondamental
47:43c'est que
47:44c'est l'effacement civilisationnel
47:46qu'est-ce que ça veut dire ?
47:47ça veut dire la fin
47:48de l'identité de l'Europe
47:49ça veut dire qu'en fait
47:50l'Europe va être submergée
47:51démographiquement
47:52c'est ce que dit Trump
47:53et l'Europe ne sait plus
47:57où elle est
47:57on est loin de Paul Valéry
47:59qui disait
47:59j'appelle européenne
48:00toute terre romanisée
48:01christianisée
48:02soumise à la discipline
48:03à l'esprit des grecs
48:04c'est fini
48:05l'Europe ne croit plus
48:06en elle-même
48:07elle ne sait plus
48:07qui elle est
48:08mais surtout
48:09une fois qu'elle va être
48:10submergée démographiquement
48:11par l'Afrique
48:13et par l'islam
48:14à ce moment-là
48:16il y a des pays membres
48:17je cite
48:18je cite le document
48:20il y a des pays membres
48:21qui vont être
48:22en majorité
48:23non européens
48:25et donc
48:26qui ne se retrouveront plus
48:27dans la charte atlantique
48:28et avec
48:30le projet stratégique
48:32transatlantique
48:33donc
48:35auquel réfléchit l'Amérique
48:38et comme
48:39la charte atlantique
48:41et comme
48:41l'OTAN
48:42et comme
48:42l'Europe
48:43est la vassale
48:45de l'Amérique
48:46alors
48:47l'Amérique
48:48préfère
48:49ne plus avoir
48:49de vassale
48:50elle aura
48:51toujours
48:51des consommables
48:52toujours des chants
48:53qui achèteront
48:54ses armes
48:54de toute façon
48:55les pays européens
48:56autres que
48:57la France
48:57et
48:58quand j'ai entendu
48:59Marc Root
49:00hier
49:01je me suis dit
49:03je vois bien
49:04ce qu'ils sont
49:04en train de faire
49:05en fait
49:05ils sont en train
49:06de se dire
49:07bon l'Amérique
49:07va s'en aller
49:08nous il faut
49:09qu'on fasse
49:09l'Europe fédérale
49:11un état
49:13avec une défense
49:14commune
49:15avec un marché
49:15unique de la défense
49:16c'est ça leur idée
49:17c'est faire un marché
49:19unique de la défense
49:20sans la France
49:21en tout cas
49:22la France
49:23en faisant en sorte
49:24que la France
49:24se plie à ce marché
49:25unique de la défense
49:26pour fédéraliser
49:28l'Europe
49:28et ils ont besoin
49:30de la guerre
49:30pour fédéraliser
49:31l'Europe
49:32c'est la stratégie
49:32bismarckienne
49:33c'est ça
49:34qu'on a sous les yeux
49:35sans le voir
49:35Philippe Devilliers
49:37vous avez
49:37dans Mémoricide
49:39précédent ouvrage
49:41une boussole
49:42tout est perdu
49:43tout est sauf
49:44et on a commencé
49:45cette émission
49:46par la crise agricole
49:48avec
49:49non pas
49:50une simple sensation
49:51non pas
49:52un sentiment
49:52mais des faits
49:53de voir
49:54une agriculture française
49:56une paysannerie
49:58au plus bas
50:01les genoux à terre
50:02et vous souhaitiez
50:03adresser un message
50:05un message
50:06aux paysans de France
50:07quel est votre message
50:08Philippe ?
50:10mon message
50:10il est simple
50:12il tient en un mot
50:13ne lâchez pas la terre
50:16parce que vous êtes la France
50:20vous êtes les derniers français
50:22et vous êtes les premiers français
50:24sans vous la France
50:26n'est plus la France
50:27pas de pays sans paysans
50:28vous êtes les premiers
50:30à enraciner
50:31c'est vous qui
50:32nous montrez tous les jours
50:34où est la source
50:37d'eau vive
50:38en fait
50:40j'ai souvent pensé
50:43en paraphrasant
50:44Peggy
50:44que
50:46qui dit
50:47les crises de l'enseignement
50:48ne sont pas des crises
50:48de l'enseignement
50:49ce sont des crises de vie
50:50on peut transposer
50:51les crises
50:53agricoles
50:54ne sont pas des crises agricoles
50:55ce sont des crises de vie
50:56ce sont des crises de civilisation
50:58pourquoi ?
51:00parce que
51:00c'est la population agricole
51:03qui est la quintessence
51:06du peuple historique
51:09c'est la population agricole
51:13qui constitue le premier
51:16maillon
51:17de notre histoire
51:19vous savez
51:21j'ai souvent évoqué ici
51:23la fameuse enluminure du 15ème siècle
51:26le jardin de paradis
51:27dans le jardin de paradis
51:28on voit l'arbre sec
51:29qui refleurit
51:30c'est le peuple français
51:32c'est l'image de l'arbre en fait
51:34c'est l'image de la terre
51:35c'est l'image du verger
51:36c'est l'image du paysan
51:38et donc
51:39ce sont les
51:40les premiers jardiniers
51:42du jardin de paradis
51:43et donc
51:45il ne faut pas qu'ils lâchent
51:47il faut qu'ils attendent
51:48le moment
51:49où les français
51:50vont se tourner vers eux
51:51pour leur dire
51:52on a besoin de vous
51:53c'est terrible ce que nous avons fait
51:56comme un enfant déchiré une rose
51:59nous avons déchiré les tissus vivants
52:02nous avons oublié
52:06qu'il y a une continuité vitale
52:10entre la nature
52:14et l'homme
52:16le paysan
52:19qui
52:20ressent en lui-même
52:23des frémissements
52:27invisibles
52:28inaccessibles
52:31dont il est
52:33qu'il est le seul à percevoir
52:36cette continuité
52:38c'est l'unité du vivant
52:42c'est l'unité vitale
52:45c'est l'unité du vivant
52:47qui fait un pays comme la France
52:49nous avons oublié
52:50nous n'avons pas compris
52:52que tous les
52:53peuples
52:55qui ont disparu
52:56sont morts
52:57parce qu'ils ont
52:59ils se sont vidés
53:02d'eux-mêmes
53:03ils ont cessé
53:06de croire
53:09à l'être intérieur
53:11ils ont
53:14succombé à la dénutrition
53:16de l'être intérieur
53:17il y a un pacte
53:20multiséculaire
53:21entre
53:23le paysan
53:25et la terre de France
53:26il ne faut pas briser
53:29le pacte
53:30nuptial
53:32entre
53:32la France
53:34et la terre
53:36il nous reste quelques minutes
53:38Philippe de Villiers
53:39pour poursuivre le message
53:40que vous adressez
53:41aux paysans français
53:42vous qui êtes un homme
53:43au plus près de votre terre
53:44terre vendéenne
53:45vous avez un souvenir d'enfance
53:47peut-être
53:47avec
53:49un paysan vendéen
53:50j'en ai plein
53:52je vous en ai demandé un
53:55par rapport à Noël
53:57je repensais
53:58ce matin
53:58à quelque chose
53:59qui m'avait
54:00bouleversé
54:01je me souviens
54:02d'un paysan
54:04je ne dirai pas
54:04lequel
54:05mais
54:05un voisin
54:07qui
54:10avait été acheté
54:12des oranges
54:13ou marcher
54:13pour mettre
54:15dans les
54:16quatre sabots
54:17de ses quatre enfants
54:18il n'avait
54:20que des oranges
54:21parce qu'il était
54:23pauvre
54:24et puis je l'entendais
54:27d'arioler
54:27au loin
54:28en appelant
54:33ses bœufs
54:34du nom
54:34de ses blessures
54:36de guerre
54:36blessure de guerre
54:40de 14
54:40et puis un jour
54:42je l'ai vu pleurer
54:43c'était le jour de Noël
54:44enfin il avait
54:46la larme à l'oeil
54:47il était épuisé
54:48et je lui dis
54:50pourquoi tu pleures
54:51il me dit
54:51parce que j'ai pas pu
54:52aller à la messe
54:52de minuit
54:53et pourquoi
54:54parce que j'ai eu
54:55un vélage
54:56de mes vaches
54:58et je pense à lui
55:01en cet instant
55:02où les paysans
55:03de France
55:03se demandent
55:05s'ils vont garder
55:05leur cheptel
55:06un paysan
55:08qui pleure
55:08parce qu'il peut pas
55:10assister à la messe
55:11de Noël
55:11parce qu'il n'y a pas
55:13de vétérinaire
55:14à l'époque
55:14et il fait le vélage
55:17de sa vache
55:18et sa vache
55:19pour lui
55:20c'est un trésor
55:21et bien un grand merci
55:23Philippe Devilliers
55:24pour cette émotion
55:25et cette émission
55:26bien sûr
55:27non sans émotion
55:28on va poursuivre
55:30le débat
55:31autour de cette crise
55:32agricole
55:33cette colère paysanne
55:34dans un instant
55:35dans l'heure des pros
55:36on se retrouve bien évidemment
55:37la semaine prochaine
55:38ça sera la dernière émission
55:40avant de Noël
55:40oui
55:41on vient avec
55:42vous venez avec des cadeaux
55:43ou pas
55:44mais vous n'avez pas la barbe
55:46donc c'est pas vous
55:47vous n'arrivez pas
55:48surtout je viens avec
55:50quelque chose maintenant
55:52de traditionnel
55:53ah
55:54ça j'aime
55:56je pense savoir
55:57l'apologue
55:57ah oui
55:58ah non je pensais pas
56:00que c'était ça
56:01il a attendu cet apologue
56:02de Noël
56:02bien sûr
56:02l'apologue de Noël
56:03il y en a un
56:04qui va être content
56:05il a du mal à vendre des livres
56:07mais il vous écoute
56:07attentivement
56:08vous pourriez lui donner
56:09quelques conseils
56:10pour vendre un tout petit peu plus
56:11de livres
56:12ça lui plaît chaque année
56:14il adore
56:14il est comme ça
56:15dans les starting blocks
56:16en train de regarder
56:17votre apologue de Noël
56:18mais bien sûr
56:19ah oui attendez
56:20je voulais dire quelque chose
56:20mais je pensais que vous alliez arriver avec
56:21vous savez parfois
56:22vous venez avec une
56:23c'est une tradition vendéenne
56:25non non mais ça c'est pour
56:26on verra
56:27ah voilà
56:28on verra
56:28pour nous
56:29attendez je voulais dire une chose
56:30il y a des gens qui nous regardent
56:32qui disent
56:34on aimerait le voir en relief
56:36il y a quelqu'un qui m'a écrit ça
56:38il dit j'aimerais vous voir en relief
56:39oui
56:40mais qu'est-ce qu'il se peut dire
56:40et donc je dis à cette personne
56:46qui est Versaillais
56:47je dis ben venez
56:47je serai à Versailles
56:48lundi soir
56:49lundi soir
56:51avec les éveilleurs
56:53avec les éveilleurs
56:55et donc à 20h30
56:57au palais des congrès de Versailles
56:59ah vous êtes extraordinaire
57:01Philippe Devilliers
57:02c'est bon ou c'est un hologramme
57:03ça sera vous
57:04ou ce sera
57:05ah non mais moi je ne sais pas
57:06comme Mélenchon
57:06merci Philippe Devilliers
57:09merci beaucoup
57:10c'était très agréable
57:11de vous avoir ce vendredi soir
57:12merci Geoffroy Lejeune
57:13on se retrouve dans un instant
57:15vous avez parlé d'un certain
57:16Pierre Lelouch
57:17il sera notre invité
57:18dans quelques minutes
57:19pour l'heure des pros
57:20à tout de suite
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