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Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDProsWE à 9h le samedi et le dimanche

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Transcription
00:00:00Il est 9h sur CNews, merci d'être avec nous pour l'heure des pros à la une ce matin.
00:00:06La montagne budgétaire, au budget Frankenstein, appelez-le comme vous le souhaitez, accouche d'une souris.
00:00:12Inédit dans l'histoire de la Ve République, tous les députés présents cette nuit, sauf un, ont voté contre la partie recette du texte,
00:00:20sans même étudier la partie dépense.
00:00:22125 heures de débat, mais pour quoi faire ?
00:00:25Si on résume, taxe par taxe, majorité il peut y avoir, avec parfois des alliances contre nature,
00:00:32mais une fois ces nouvelles taxes additionnées, impossible de voter le budget, tiens donc, quelle surprise !
00:00:39Les mêmes qui venaient défendre le nouvel impôt trouvé, le meilleur moyen de piquer dans les caisses des entreprises ou des particuliers,
00:00:46ont finalement décidé de tout mettre à la poubelle.
00:00:49Cherchez la cohérence, comment voulez-vous que les Français n'y voient pas un cirque sans fin ?
00:00:55À quoi auront servi ces hurlements dans l'hémicycle ces dernières semaines ?
00:00:59À rien, retour à la casse départ.
00:01:02Tout cela était cousu de fil blanc depuis le premier jour.
00:01:07Et que va-t-il se passer ensuite ?
00:01:09That is the question.
00:01:10Et on va se la poser dans un instant dans l'heure des pros.
00:01:12Mais j'imagine les Français qui nous regardent, qui se disent,
00:01:15mais vous avez passé des heures à nous parler des taxes, des taxes, des taxes.
00:01:19Les députés qui venaient nous expliquer qu'ils faisaient ça en responsabilité, en conscience.
00:01:24C'était des professionnels de la profession.
00:01:27Et hop, imaginez, je vous dis, j'ai bossé pendant cinq heures, je vous mets tout à la poubelle.
00:01:31Terminé, terminé.
00:01:32On a des génies à l'Assemblée nationale.
00:01:34Quelle perte de temps.
00:01:36On aurait pu passer trois semaines à travailler sur des lois spéciales,
00:01:39sur les questions de sécurité, de narcotrafic, pourquoi pas ?
00:01:42Et là, on vient de faire trois semaines pour rien.
00:01:44Du vent, du flanc.
00:01:46Eh bien, bravo.
00:01:46On verra ce que fera le Sénat.
00:01:48Mais même, c'est rien, c'est du vent.
00:01:49Il n'y aura pas de budget au bout du compte.
00:01:51Il n'y aura pas de budget ?
00:01:51Non.
00:01:52Ben, retour aux urnes alors, Georges Fenech.
00:01:53Ah ben, c'est ce que je réclame, moi.
00:01:55Eh ben, dites-le plus fort.
00:01:56Je vais le dire tout à l'heure.
00:01:57Eh ben, tant mieux.
00:01:58Le point sur l'information, c'est avec Marine Sabourin.
00:02:00Bonjour Marine.
00:02:00Bonjour Eliott, bonjour à tous.
00:02:02Une marche blanche est organisée aujourd'hui à 15h à Marseille,
00:02:05en hommage à Mehdi Kessassi,
00:02:12Darcy, là où il a été assassiné.
00:02:14Des milliers de personnes sont attendues.
00:02:15D'autres rassemblements sont également prévus partout en France.
00:02:19À Bologne, en Italie, des heures ont éclaté en marge du match de basket
00:02:22Virtus Bologna.
00:02:23Maccabi Tel Aviv, des manifestants pro-palestiniens
00:02:26ont lancé des mortiers d'artifice et des pavés en direction des forces de l'ordre.
00:02:30Selon la presse locale, plusieurs policiers ont été blessés.
00:02:33Et puis, actualité internationale, toujours,
00:02:35Donald Trump fait pression pour que l'Ukraine accepte son plan de paix.
00:02:39Je rappelle que c'est un plan 28 points
00:02:40qui reprend de nombreuses exigences russes.
00:02:42Le président américain estime que jeudi prochain,
00:02:45le 27 novembre, jour de la Thanksgiving,
00:02:47est une date butoir adéquate pour avoir une réponse.
00:02:50Vladimir Poutine, lui, s'est dit favorable à cet accord de paix.
00:02:53Voilà pour l'essentiel de l'actualité, Elliot.
00:02:55Bon, il y a l'information dans l'information,
00:02:56il y a aussi l'image.
00:02:58Et on va en parler, évidemment, dans cette émission.
00:03:00Ils se sont fait la guerre pendant des mois
00:03:02et finalement, c'était un échange d'amabilité.
00:03:04M. Mamdani était bien plus souple, agréable avec Donald Trump dans le bureau ovale.
00:03:13Et cette image du maire de New York qui est juste à côté de Donald Trump,
00:03:18effectivement, il doit y avoir quelques électeurs new-yorkais qui se disent
00:03:22« Mais qu'est-ce qui se passe là ? On m'a vendu le grand chevalier contre Donald Trump.
00:03:27Ils sont copains, copains. Je ne comprends plus ce qui se passe.
00:03:29L'anti-Trump, finalement, est peut-être devenu trumpiste, Mathieu. »
00:03:33Bonjour à vous, cher Mathieu.
00:03:35On est avec Charlotte Dornelas, Georges Fenech,
00:03:38Axel Ronde nous rejoindra dans un instant,
00:03:40Alexandre Devecchio.
00:03:41Et il faut rendre à César ce qui est à César.
00:03:44Jules Torres est avec nous.
00:03:45Et depuis trois semaines, Jules Torres nous disait
00:03:47« Je refuse de vous commenter ce budget et ces taxes. »
00:03:52Pourquoi ? Parce que ça accouchera d'une souris, il ne se passera rien,
00:03:55ce budget ne sera pas voté.
00:03:57Je ne participerai pas à cette mascarade.
00:03:58Oui, et donc c'est une mascarade.
00:04:00Quand on voit le résultat de cette nuit, oui, c'est une mascarade.
00:04:03On a discuté pendant trois semaines de quelque chose qui n'existe pas.
00:04:06C'est quand même exceptionnel.
00:04:07Les téléspectateurs qui nous regardent,
00:04:09qui sont évidemment inquiets pour la situation budgétaire de la France,
00:04:12qui se disent « À quelle sauce on va être taxés ? »
00:04:15Qui ont été inquiets, qui ont écouté attentivement ces heures et ces heures de débat
00:04:20à l'Assemblée nationale ?
00:04:22125 heures pour rien !
00:04:24Y compris le bloc Macron.
00:04:25125 heures !
00:04:26Ah, ils se sont abstenus.
00:04:27Le bloc Macroniste qui ne vote pas.
00:04:28Ils se sont abstenus.
00:04:29Ils ne votent pas.
00:04:3085 abstentions.
00:04:31Alors, si vous nous rejoignez à 9h03, très précisément,
00:04:35l'information de la nuit, c'est quoi ?
00:04:36C'est que l'Assemblée a rejeté à la quasi-unanimité le budget de l'État,
00:04:42la partie recette.
00:04:43Il n'y a même pas eu la partie dépenses, ils n'en ont même pas parlé.
00:04:46C'est simplement les taxes.
00:04:48125 heures pour rien.
00:04:50Ils ont tellement taxé que ça devenait impossible de voter le budget dans sa globalité.
00:04:55Regardez cette séquence.
00:04:56Il était entre 1h et 2h du matin cette nuit.
00:05:00Je vais donc mettre au voie la première partie du projet de loi de finances pour 2026.
00:05:07Je vous laisse regagner vos places.
00:05:10Le scrutin est ouvert.
00:05:16Le scrutin est clos.
00:05:20Résultat du scrutin.
00:05:22Votant 489 exprimés 405.
00:05:25Majorité 203 pour 1 contre 404.
00:05:30L'Assemblée nationale n'a pas adopté.
00:05:32Mais même Clémence Guettet, elle n'en pouvait plus.
00:05:40Elle était épuisée.
00:05:42Elle disait, bon, allez, c'est bon, on met tout à la poubelle.
00:05:45Alors Amélie de Montchalin, la ministre de l'Action et des Comptes Publics.
00:05:49C'est ça, c'est son statut.
00:05:51C'est le titre.
00:05:51C'est moi, Alexandre Devecchio, respectez le titre de la ministre.
00:05:56C'est le geste, l'action.
00:05:57C'est l'action, bien évidemment.
00:05:59Les titres disent tout aujourd'hui.
00:06:00Avec le gouvernement, je prends acte du rejet par l'Assemblée nationale
00:06:05de la partie recette du projet de loi de finances en première lecture.
00:06:07Les extrêmes, c'est la faute des extrêmes, dans une attitude cynique,
00:06:11ont choisi de faire adopter des mesures inapplicables
00:06:14au détriment des compromis concrets construits pour les Français
00:06:17ces derniers jours dans l'hémicycle.
00:06:19Je ne céderai pas à la résignation.
00:06:21Jules Torres, expliquez-nous.
00:06:23Moi, je suis un gueux, évidemment.
00:06:25Moi, je ne suis pas un professionnel de la profession.
00:06:27Il y a tellement de spécialistes à l'Assemblée nationale, économie,
00:06:30qui nous expliquait à quel point il fallait taxer.
00:06:33Mais le message renvoyé aux Français est désastreux.
00:06:36Il dit qu'on a tellement fait n'importe quoi
00:06:38qu'on est incapable de le voter, ce budget.
00:06:40Ce n'est pas possible.
00:06:41C'est un peu ça.
00:06:41C'est qu'on a eu le concours Lépine des taxes pendant trois semaines
00:06:45avec des impôts supplémentaires, de nouvelles taxes qui ont été créées.
00:06:48Ils ont même inventé cette semaine une taxe sur la TVA,
00:06:51sur les bouteilles en plastique.
00:06:52Donc, c'était vraiment n'importe quoi.
00:06:53On allait vous chercher vos chèques-vacances, vos tickets-restaurants.
00:06:56Les baignoires aussi.
00:06:57Les baignoires.
00:06:58Les baignoires.
00:07:00Les baignoires sur la taxe foncière, évidemment.
00:07:02On allait augmenter la surtaxe sur l'éthanol, sur les colis importés.
00:07:05Bref, tout ce qui régit notre vie était taxé davantage.
00:07:09Ce n'était pas d'ailleurs seulement les ultra-riches,
00:07:10ni les giga-riches, ni les très très riches.
00:07:12C'était tout le monde.
00:07:13Les classes moyennes, les classes populaires.
00:07:14Tout le monde allait passer à la caisse.
00:07:16Donc, évidemment que ce budget ne pouvait pas être voté.
00:07:18Le problème, c'est qu'on a des oppositions,
00:07:20et même un bloc social qui nous ont dit,
00:07:23qui ont bombé le torse.
00:07:24On a obtenu la suspension de la réforme des retraites.
00:07:25On a fait passer plein de choses.
00:07:26Vous allez voir, il va y avoir plus d'argent dans les caisses de l'État.
00:07:30En réalité, tout ça a été une mascarade.
00:07:32Dans ce broix parlementaire, plus personne n'y comprenait rien.
00:07:35Même, je vais vous dire, même les principaux intéressés
00:07:38qu'on a eus au téléphone, parce qu'on est journaliste politique
00:07:40et que c'est notre métier, nous disaient
00:07:42même nous, on ne comprend plus rien.
00:07:43On vote des trucs, on ne sait plus ce que c'est exactement.
00:07:46On vote des amendements, on retire des amendements.
00:07:48Il y a des urgences.
00:07:49Donc le sujet, c'est, là, il faut commenter l'erreur,
00:07:51l'erreur de méthode qui a été celle de Sébastien Lecornu,
00:07:54c'est-à-dire qu'il nous a dit,
00:07:56c'est le Parlement qui décide, c'est les députés qui décident.
00:07:58Bon, quand les parlementaires décident,
00:08:00ça donne trois semaines de débat
00:08:01où on augmente les impôts de 40 milliards d'euros.
00:08:04Et à la fin, on a une quasi-unanimité
00:08:06sur le rejet de la partie recette
00:08:09avec un seul député,
00:08:10un seul député qui visiblement veut être invité
00:08:12sur les chaînes d'information.
00:08:13Mais il a raison.
00:08:14Attendez, son argument, il est très bon.
00:08:15Il dit, taxe par taxe, on trouve une majorité.
00:08:19Mais en revanche, quand il faut voter le budget
00:08:21dans sa globalité, il n'y a plus personne.
00:08:23C'est courage, fuyons.
00:08:24Ça ne vous dérange pas qu'on vote un budget
00:08:26à 40 milliards d'euros supplémentaires ?
00:08:27Et moi, ce qui me dérange, c'est qu'aujourd'hui,
00:08:29on a passé 125 heures pour rien.
00:08:32C'est ça qui me dérange.
00:08:34Enfin, ce qui me dérange, je me mets à la place
00:08:35des Français qui nous regardent.
00:08:37On a parlé pendant des heures et des heures
00:08:39sur les plateaux de télé de ces taxes proposées
00:08:41par les députés de gauche comme de droite,
00:08:44de ces alliances parfois contre nature.
00:08:46On a fait venir...
00:08:47D'ailleurs, excusez-moi, vous avez des nouvelles
00:08:48de Gabriel Zucman ?
00:08:49Parce que je vous avais dit que c'était
00:08:51l'étoile vilante.
00:08:52C'est terminé, ça.
00:08:52Oui, non, mais là, c'est terminé.
00:08:55Quoi que l'on ne sait jamais.
00:08:55Il va peut-être revenir pour le budget 2026.
00:08:582027, pardonnez-moi.
00:08:59Donc, on ne sait jamais.
00:09:01Mais vous imaginez le symbole
00:09:03que ça renvoie aux Français ?
00:09:04Justement, Elion.
00:09:05Georges.
00:09:05Bon, là, ce n'est pas virtuel tout cela.
00:09:07Ça a des conséquences.
00:09:08Il y a des ministères qui attendent leur budget.
00:09:10Il y a les collectivités locales
00:09:12qui attendent les dotations.
00:09:13Il y a des associations.
00:09:15Il y a la justice.
00:09:16Il y a la police.
00:09:17Tout le monde attend un budget, vous comprenez.
00:09:19Et qui plus est, nous sommes regardés de l'extérieur
00:09:22et des marchés financiers.
00:09:24Donc, les conséquences vont être encore plus graves
00:09:26que ce que nous connaissons aujourd'hui.
00:09:28Bon.
00:09:28Qu'est-ce qui va se passer maintenant, Jules Torres ?
00:09:31Expliquez aux téléspectateurs.
00:09:32Parce qu'il y a la navette.
00:09:33La navette parlementaire qui fait que ça,
00:09:35c'était la première lecture de la partie recette.
00:09:37Ensuite, ça va aller au Sénat.
00:09:38On a bien compris que la copie va être largement revue
00:09:41par la majorité sénatoriale du centre et de la droite.
00:09:44Mais encore une fois, c'est pareil de la navette parlementaire.
00:09:47Donc, il y aura un vote au Sénat.
00:09:48Peut-être que le texte sera adopté.
00:09:49Il reviendra à l'Assemblée nationale.
00:09:51Étant donné que c'est le Parti Socialiste
00:09:52qui dirige notre vie politique avec 70 députés,
00:09:55ils ne vont pas accepter le budget du Parti Socialiste.
00:09:58Donc, on aura ensuite ce qu'on appelle l'entonnoir.
00:10:00C'est-à-dire que vous expurgez certaines parties du texte
00:10:02qui sont beaucoup trop irritantes pour les oppositions.
00:10:05Et vous arrivez à un texte qui sort dans une commission mixte paritaire
00:10:08où là, il y a 7 députés et 7 sénateurs qui se mettent d'accord ou pas sur un texte.
00:10:14Et à la fin, c'est quand même l'Assemblée nationale qui décide.
00:10:16Donc, moi, je ne crois pas qu'on arrivera à un budget,
00:10:19d'autant plus que Sébastien Lecornu s'est expurgé de l'article
00:10:22qui aurait pu le permettre de faire passer tout cela.
00:10:25C'est l'article 49.3 qui est prévu par la Constitution
00:10:27mais qui est devenu un véritable irritant.
00:10:29Donc, ce qu'on aura à la fin, c'est une loi spéciale.
00:10:32C'est une loi spéciale comme l'année dernière
00:10:33où on reconduit le budget de l'année précédente.
00:10:36Si, évidemment, il ne fait pas de 49.3
00:10:38ou s'il ne fait pas les ordonnances sur les deux,
00:10:41il a une phrase qu'il ne le ferait pas.
00:10:43En une phrase, on prend les mêmes et on recommence.
00:10:45On prend le même budget et on recommence.
00:10:46On prend la copie initiale.
00:10:47On prend la copie initiale.
00:10:49Si on résume, on vient de perdre 3 mois.
00:10:51Pardonnez-moi de le dire comme ça.
00:10:52C'est absolument ça.
00:10:53Bon, écoutez, formidable.
00:10:54Il semblait que Lecornu avait exclu une loi spéciale.
00:10:58Non, non.
00:10:58Non, non, non.
00:10:59Laurent Panifou, cette semaine,
00:11:00le ministre des Relations avec le Parlement,
00:11:01a dit qu'a priori, on est envers une loi spéciale.
00:11:03Donc, tout ça pour ça, Alexandre Devecchio.
00:11:05Oui, on voit qu'ils sont d'accord sur rien,
00:11:07mais ils sont quand même d'accord sur une chose,
00:11:08garder leur siège.
00:11:09Exactement.
00:11:10C'est tout ce que ça veut dire.
00:11:11Bien évidemment.
00:11:12Donc, c'est une classe politique
00:11:14qui s'accroche à son siège.
00:11:16C'est un crabe à son rocher.
00:11:18C'est tout ce qu'on voit là.
00:11:22Il n'y a aucune cohérence, aucun sens de l'État.
00:11:24Et on savait depuis le début
00:11:26que tout ça était un petit théâtre.
00:11:28Sauf que la salle est vide,
00:11:29puisque je crois que les Français
00:11:30ne font plus attention à tout ça
00:11:34et avaient compris que de toute manière,
00:11:35c'était mascarable.
00:11:35Vous dites qu'ils s'accrochent au siège,
00:11:37mais qui a le pouvoir de dissolution dans ce pays ?
00:11:40Oui, mais ils se sont quand même tous mis d'accord.
00:11:42C'est lui qui s'accroche à son siège.
00:11:43Les deux.
00:11:44Il y reviendra.
00:11:45Il y a les deux.
00:11:45Vous auriez pu censurer le gouvernement Lecornu
00:11:49dès le début, pardonnez-moi.
00:11:50Vous auriez pu censurer le gouvernement Lecornu
00:11:52et les deux, je ne suis pas un défenseur.
00:11:55Vos anciens camarades.
00:11:56Je ne suis pas un défenseur.
00:11:57Oui, exactement.
00:11:58Vos anciens camarades.
00:12:00Je ne suis pas un défenseur d'Emmanuel Macron.
00:12:01On oublie, on oublie.
00:12:05Il ne faut pas oublier ce que je dis.
00:12:09Non, mais ce qui est vrai,
00:12:10c'est qu'en coulisses,
00:12:11c'est pour ça que je voulais que vous soyez avec nous
00:12:13dans le début.
00:12:13Toujours un plaisir.
00:12:14C'est que vous disiez, mais c'est une mascarade.
00:12:16Il ne va rien se passer.
00:12:17On va perdre du temps.
00:12:18On va perdre des semaines.
00:12:20Je me dis, mais tant de temps perdu
00:12:21et sur les plateaux télé
00:12:22à parler de ces taxes,
00:12:24à parler de ces nouveaux impôts,
00:12:27à faire toutes ces questions,
00:12:29à essayer de diviser la société
00:12:31entre les riches, les ultra-riches,
00:12:34de pointer les un peu moins riches.
00:12:35Mais finalement, est-ce qu'ils sont un peu moins riches
00:12:37que le plus riche qui était riche ?
00:12:38Bref, on s'y perdait totalement.
00:12:41Moi, je voudrais que l'ARCOM nous sanctionne.
00:12:43La question d'après, ça va être la primaire.
00:12:45La primaire de tout le monde.
00:12:46La grande tambouille.
00:12:48Parce qu'ils vont aller jusqu'au bout.
00:12:49Là, j'ai compris.
00:12:50À vous penser ?
00:12:51C'est encore une minute, monsieur le bourreau.
00:12:53On s'accroche, on s'accroche.
00:12:54Et comment on va faire ?
00:12:55On va faire une grande primaire avec tout le monde.
00:12:58De LR à peut-être Sarah Knafo.
00:13:00Je ne suis pas sûr qu'elle voudra participer à ça.
00:13:02Mais c'est leur nouvelle idée
00:13:04pour peut-être gagner avec 50,5% à la fin.
00:13:08Et je leur souhaite bon courage ce week-end
00:13:11dans les marchés.
00:13:12Sur les marchés pour expliquer ce qui vient de se passer.
00:13:14Parce que j'imagine le député qui va
00:13:16un peu tracter sur les marchés
00:13:18en disant, écoutez, on avait besoin de vous retrouver
00:13:21parce qu'on était fatigué 14 heures par jour.
00:13:24Parce qu'on penchelait.
00:13:26On était en train de plancher sur ce budget.
00:13:27Et ils vont en plus leur demander
00:13:28les supplément d'âme pour sacrifier éventuellement
00:13:31leurs enfants, rendez-vous.
00:13:33Alors on en parlera dans un instant.
00:13:34C'est ça aussi qu'il y a insupportable
00:13:35dans la rhétorique qu'on entend depuis un mois.
00:13:37C'est que tout le monde nous dit
00:13:37il faut un budget à la France.
00:13:40En responsabilité.
00:13:41En responsabilité.
00:13:41En quelle responsabilité ?
00:13:43Quel budget ?
00:13:44Moi, je n'ai pas envie d'avoir un budget communiste.
00:13:45Je n'ai pas envie d'avoir un budget soviétique.
00:13:47Je n'ai pas envie d'avoir un budget
00:13:49qui augmente de 50 milliards les impôts.
00:13:51Avoir un budget, c'est bien.
00:13:52Avoir un budget correct, c'est beaucoup mieux.
00:13:54Bon, en tous les cas, je pense que l'autre signal
00:13:57que ça renvoie, c'est effectivement
00:13:58on s'accroche à notre siège
00:13:59quitte à perdre du temps
00:14:01et perdre des heures à l'Assemblée nationale.
00:14:04On s'accroche à notre siège.
00:14:05Et plus on tente de s'accrocher à son siège,
00:14:07plus les Français se disent
00:14:08la prochaine élection, on ne va pas nous refaire le coup.
00:14:11Il faut impérativement une majorité
00:14:13à l'Assemblée nationale
00:14:14pour que les choses puissent avancer.
00:14:16Autre sujet à présent.
00:14:18Et ce sujet, il est très, très important.
00:14:20Sous-médiatisé, bien évidemment.
00:14:22Vous avez le député et la France Insoumise
00:14:24Paul Vannier
00:14:25qui est visé par une plainte
00:14:26de la journaliste Nora Bussini.
00:14:29La journaliste a annoncé ce vendredi
00:14:31déposer plainte contre l'élu et les filles
00:14:32qui l'a directement ciblée sur les réseaux sociaux.
00:14:35Je rappelle qu'elle est membre du collectif
00:14:36Écran de Veille
00:14:37qui avait commandé à l'IFOP
00:14:38le récent sondage faisant état
00:14:40d'une radicalisation croissante
00:14:42chez les jeunes musulmans.
00:14:44Alors qu'a dit Paul Vannier ?
00:14:45Il dit cette enquête bidon de l'IFLOP.
00:14:48Vraiment, on est dans le complotisme en plus.
00:14:50destiné à servir l'agenda islamophobe.
00:14:54L'accusation en islamophobie
00:14:55tue sur notre sol.
00:14:57Il faut le rappeler, de l'extrême droite
00:14:58est commandée par un organe de presse
00:15:00disposant d'experts et de consultants
00:15:02parmi lesquels la nouvelle est gérée
00:15:04de Libération, Nora Bussini.
00:15:06La meute a mis une cible
00:15:09sur le dos de Nora Bussini
00:15:11parce que Nora Bussini
00:15:12a eu le malheur d'écrire
00:15:14un livre absolument passionnant
00:15:16sur le nouvel antisémitisme
00:15:18et elle parle notamment
00:15:19les nouveaux antisémites
00:15:21en quête d'une infiltrée
00:15:23dans les rangs de l'ultra-gauche.
00:15:25Et elle parle dans ce livre
00:15:26notamment de Rima Hassan.
00:15:28On est en direct avec Emmanuel Razavi.
00:15:30Vous êtes grand reporter,
00:15:31vous êtes spécialiste du Moyen-Orient.
00:15:33Vous aussi, cher Emmanuel,
00:15:34vous avez décidé de porter plainte
00:15:35en raison des insinuations
00:15:38mensongères et diffamatoires
00:15:39qui mettent en danger
00:15:40votre vie
00:15:42parce que vous êtes également visé
00:15:43par Paul Vannier
00:15:44ainsi que l'avis de Nora Bussini.
00:15:49Qu'est-ce que ça dit de l'État,
00:15:51si vous voulez,
00:15:51de notre société
00:15:52et de ses responsables politiques
00:15:54qui vous mettent une cible
00:15:56sur le dos
00:15:56et je le répète,
00:15:58l'accusation en islamophobie
00:16:00tue sur notre sol.
00:16:02Surtout, vous avez raison
00:16:03de le rappeler, Eliott,
00:16:04je vous remercie,
00:16:05surtout que Nora comme moi
00:16:06sommes d'origine orientale.
00:16:08Vous savez, le problème,
00:16:09c'est que moi,
00:16:10je suis d'origine iranienne,
00:16:12Nora a des origines orientales aussi
00:16:13où Youssef Suleyman
00:16:16qui a témoigné avec nous
00:16:16dans la commission d'enquête
00:16:17sur les rapports
00:16:18entre certains partis politiques,
00:16:20notamment d'extrême-gauche
00:16:21et les islamistes,
00:16:22c'est qu'on n'est pas
00:16:22dans le narratif de l'ÉFI,
00:16:24nous on est fiers d'être français.
00:16:25Moi, j'ai été élevé
00:16:26dans ma famille d'origine iranienne
00:16:28avec une notion
00:16:29qui était l'assimilation
00:16:30à la France,
00:16:31la fierté de mon pays
00:16:32et vous comprenez,
00:16:33on n'est pas dans la victimisation
00:16:34et ça, ça les embête.
00:16:37Surtout, nous dévoilons
00:16:38dans nos enquêtes
00:16:40avec Jean-Marie Montali,
00:16:41avec Nora Bussini
00:16:42dont vous avez parlé
00:16:43avec Omar Suleyman,
00:16:45nous dévoilons
00:16:45dans notre enquête
00:16:46les liens documentés,
00:16:48j'insiste là-dessus
00:16:48parce que tout ce que nous dévoilons
00:16:50est documenté en vidéo,
00:16:51est documenté par des photographies,
00:16:53est documenté par des agents
00:16:55ou d'anciens agents infiltrés
00:16:57du renseignement américain,
00:16:58français et même iraniens
00:17:00que nous avons interviewés
00:17:01avec Jean-Marie Montali
00:17:02sur leur compromission.
00:17:04Aujourd'hui,
00:17:05des députés
00:17:06de la France insoumise
00:17:07se font les relais
00:17:09de la République islamique d'Iran
00:17:11en travaillant
00:17:13très directement
00:17:14à supporter
00:17:14des cadres
00:17:16du FPLP,
00:17:17le Front de Libération Populaire
00:17:19de la Palestine,
00:17:20qui est une organisation
00:17:21classée terroriste
00:17:23en Europe.
00:17:25Ils prennent
00:17:25leur défense,
00:17:27ils font l'apologie
00:17:27de ces mouvements
00:17:28qu'ils qualifient
00:17:29en fait de mouvements
00:17:29de résistance
00:17:30alors même
00:17:31que ces mouvements
00:17:32sont classés
00:17:32terroristes.
00:17:34Rima Hassan,
00:17:35pour ne parler que d'elle,
00:17:36je vous le rappelle
00:17:37sur la flottille de Gaza,
00:17:38c'est largement documenté aussi,
00:17:39je crois en vidéo
00:17:40et en photo,
00:17:42a pris place
00:17:42à bord d'un bateau
00:17:43à côté d'un agent
00:17:44d'influence
00:17:44de la République islamique
00:17:45d'Iran.
00:17:47Rima Hassan,
00:17:47on la retrouve
00:17:48également dans une manifestation
00:17:50au début de l'été
00:17:51à côté
00:17:52d'un influenceur
00:17:53de la République islamique
00:17:54d'Iran d'ailleurs
00:17:55qui distribuait
00:17:56des drapeaux
00:17:57de la République islamique.
00:17:59Il y a aussi,
00:18:00et je veux le dire,
00:18:01la compromission
00:18:01de certains
00:18:02intellectuels,
00:18:03chercheurs,
00:18:04d'universitaires
00:18:05français
00:18:06qui conseillent
00:18:06notre diplomatie
00:18:07sur l'Iran.
00:18:08Je vais vous donner
00:18:09en fait un exemple
00:18:11si vous le permettez.
00:18:12Lundi soir,
00:18:13ce lundi,
00:18:14en début de semaine
00:18:14à 19h30
00:18:15dans un restaurant
00:18:16du 15e arrondissement
00:18:17qui s'appelle
00:18:18le Téhéran.
00:18:19Ali Reza Khalili
00:18:20qui est le chef d'antenne
00:18:21des services secrets
00:18:22iraniens à Paris
00:18:23dîner avec
00:18:25un géographe
00:18:26français
00:18:26qui est très connu,
00:18:27qui est souvent reçu
00:18:28sur les plateaux
00:18:28du service public.
00:18:30Ce géographe,
00:18:30il est très connu
00:18:31notamment en fait
00:18:32pour conseiller
00:18:32la diplomatie française
00:18:33nos institutions
00:18:34sur les politiques
00:18:36à suivre,
00:18:36évidemment vis-à-vis
00:18:37de la République
00:18:37islamique d'Iran.
00:18:39Vous savez
00:18:39quel était l'objet
00:18:40de leur conversation ?
00:18:41Le rapport
00:18:42que nous avons sorti
00:18:42avec Gilles Platré,
00:18:43le maire de Chalon
00:18:44sur l'ingérence
00:18:44iraniennes.
00:18:47Évidemment,
00:18:47la question était
00:18:48comment,
00:18:49pour Ali Reza Khalili,
00:18:50comment nous faire taire,
00:18:51comment nous discréditer
00:18:52Jean-Marie Montali,
00:18:54Nora Bussini,
00:18:55moi,
00:18:56et bien sûr,
00:18:56évidemment,
00:18:57Gilles Platré.
00:18:59Le géographe,
00:19:00je pense que son nom
00:19:01sera dévoilé
00:19:01dans quelques heures
00:19:03parce qu'il y a des photos
00:19:03qui circulent déjà.
00:19:04Ce n'est pas à moi
00:19:05de le faire,
00:19:05je ne suis pas procureur.
00:19:06Mais en tout cas,
00:19:06il y a une chose
00:19:07qui est sûre,
00:19:08c'est qu'il n'est pas
00:19:09le seul à faire ça.
00:19:10On a des listes entières
00:19:12de noms de gens
00:19:13qui se sont compromis
00:19:13avec l'ambassade d'Iran
00:19:14depuis 20 ans.
00:19:17Il y a des journalistes,
00:19:18il y a des universitaires,
00:19:20des gens qui parlent
00:19:21très directement
00:19:21au Quai d'Orsay
00:19:22ou qui parlent
00:19:23très directement
00:19:24à la cellule Iran
00:19:24de l'Elysée.
00:19:25Donc,
00:19:26à un moment donné,
00:19:26écoutez,
00:19:26il faut que ça se sache
00:19:27parce que ces gens-là
00:19:28aujourd'hui mettent
00:19:29la vie de Nora Bussini,
00:19:30Jean-Marie Montal-Idomar
00:19:31et la mienne
00:19:32en danger de mort.
00:19:34On est quand même
00:19:35dans une république
00:19:35démocratique.
00:19:36On est en 2025 en France,
00:19:38ce n'est pas
00:19:38une république bananière.
00:19:39Moi,
00:19:39je le dis très solennellement
00:19:41et je l'espère
00:19:43que je le serai entendu.
00:19:46Je le dis d'abord
00:19:46à vos téléspectateurs.
00:19:48Ces députés et les filles
00:19:49dont je parle
00:19:50sont les relais
00:19:51de la république
00:19:51et de ces proxies.
00:19:53Terroristes,
00:19:53je vais être très clair,
00:19:54vous avez vu que j'emploie
00:19:55des mots qui sont
00:19:55extrêmement forts.
00:19:58On porte plainte
00:19:59avec Nora
00:20:00et on a bien l'intention
00:20:02de dévoiler
00:20:03tous les éléments
00:20:04qu'on a en notre position
00:20:05à la justice française
00:20:06parce que je le redis,
00:20:08contrairement à ce qu'a rencontré
00:20:09un policier il y a quelques jours
00:20:10à la commission d'enquête
00:20:11parlementaire.
00:20:12Tout est documenté,
00:20:13nous avons les documents,
00:20:14nous avons les vidéos,
00:20:15nous avons les photographies.
00:20:17C'est important de m'entendre.
00:20:18Vous avez des accusations
00:20:19extrêmement lourdes,
00:20:21Manuel Razavi,
00:20:22je rappelle que vous êtes
00:20:23grand reporter
00:20:24et vous êtes spécialiste
00:20:26du Moyen-Orient
00:20:27et donc ce que vous souhaitez
00:20:29c'est justement apporter
00:20:31les preuves des accusations
00:20:33que vous portez
00:20:34contre plusieurs responsables,
00:20:37qu'ils soient politiques,
00:20:38vous avez parlé également
00:20:39d'intellectuels
00:20:42et porter tout cela
00:20:44devant la justice.
00:20:45Je constate aujourd'hui
00:20:47que vous avez parlé
00:20:49de Nora Bussini,
00:20:50de votre cas,
00:20:51de Mariocef Souleymane,
00:20:53c'est-à-dire l'écriture
00:20:54de livres,
00:20:55d'enquêtes
00:20:56sur des liens
00:20:58entre des réseaux islamistes
00:20:59et des responsables politiques
00:21:01fait qu'aujourd'hui,
00:21:02ça vous place
00:21:03évidemment en grand danger
00:21:06et que vous êtes la cible
00:21:07d'attaques et d'accusations.
00:21:10Et je le répète encore une fois,
00:21:11l'accusation en islamophobie
00:21:12est une accusation
00:21:14qui peut avoir
00:21:14des conséquences
00:21:15absolument dramatiques
00:21:17et on l'a déjà vu
00:21:19par le passé malheureusement
00:21:21sur notre sol.
00:21:22Merci beaucoup Emmanuel Razavi
00:21:23d'avoir réagi en direct
00:21:24sur CNews
00:21:26et dans l'heure des pros.
00:21:27Encore une fois,
00:21:28vous êtes évidemment,
00:21:29vous avez la paternité
00:21:30de vos propos,
00:21:31vous êtes maître
00:21:31de vos propos
00:21:32et vous portez des accusations
00:21:34qui sont lourdes
00:21:34et ces accusations-là,
00:21:36vous souhaitez
00:21:36qu'elles soient présentées
00:21:38devant la justice.
00:21:40Juste d'un mot.
00:21:42Oui, allez-y Emmanuel.
00:21:44Ce ne sont pas des accusations,
00:21:45vous l'avez rappelé,
00:21:46je suis grand reporter,
00:21:46Nora est journaliste
00:21:47d'investigation,
00:21:48nous avons les éléments,
00:21:49ce sont des enquêtes.
00:21:50Oui, oui, bien sûr,
00:21:51mais c'est vraiment
00:21:52ce que l'on a documenté.
00:21:54Bien sûr.
00:21:55Et j'insiste sur ces mots-là,
00:21:57ces gens-là vont devoir
00:21:57répondre tous
00:21:58devant la justice française.
00:22:00Il faut-il encore
00:22:00que la justice française
00:22:02entende votre plainte
00:22:05et puisse porter ce sujet
00:22:08et ces dossiers-là,
00:22:10ces accusations
00:22:10devant un tribunal,
00:22:12du moins ces informations.
00:22:13Merci à vous,
00:22:14Emmanuel Razavi,
00:22:15d'avoir réagi en direct
00:22:17dans l'heure des pros.
00:22:18Il n'y a pas forcément
00:22:19de débat à avoir,
00:22:20je voulais vraiment
00:22:20avoir son témoignage
00:22:21ce matin.
00:22:22Il y aura une audience
00:22:22de toute façon.
00:22:23À partir du moment
00:22:23où ils déposent plainte
00:22:24en affirmation,
00:22:25l'audience est quasiment
00:22:26automatique.
00:22:27Donc ils auront l'occasion
00:22:28de produire toutes les pièces.
00:22:31Apparemment,
00:22:31ils ont des éléments
00:22:32quand même très accusatoires,
00:22:34très intéressants.
00:22:35En parallèle à une commission
00:22:36d'enquête qui continue
00:22:37ses travaux,
00:22:38je pense que petit à petit
00:22:39on arrive à une certaine vérité,
00:22:41voyez-vous,
00:22:41sur ces liens occultes.
00:22:43Écoutez,
00:22:43attendons de voir
00:22:44ce que va dire
00:22:44et faire la justice
00:22:46sur ce sujet-là.
00:22:48La publicité,
00:22:48on vous remercie,
00:22:49cher Jules Dorès.
00:22:51On va recevoir
00:22:52dans un instant
00:22:52Axel Ronde
00:22:53parce qu'évidemment,
00:22:54à la une ce week-end,
00:22:55c'est la lutte
00:22:56contre le narcotrafic,
00:22:57la mobilisation
00:22:58et l'hommage
00:22:59qui sera rendu
00:23:00à la famille Kessassi
00:23:01après ce qui s'est passé
00:23:02à Marseille,
00:23:04bien évidemment.
00:23:04On en parle dans un instant
00:23:05sur ces news.
00:23:06restez avec nous.
00:23:10Il est quasiment 9h30
00:23:11sur ces news.
00:23:12On poursuit l'heure des pros
00:23:13et on est ravis
00:23:13de recevoir Axel Ronde,
00:23:15porte-parole CFTC Police.
00:23:17Il sera question
00:23:18dans un instant
00:23:19du narcotrafic.
00:23:20C'est évidemment
00:23:20l'actualité du week-end
00:23:22avec ces grandes mobilisations
00:23:24en hommage
00:23:24à la famille Kessassi
00:23:26et ce drame
00:23:28du côté de Marseille
00:23:28il y a un tout petit peu
00:23:30plus d'une semaine
00:23:31avec ce meurtre barbare
00:23:33contre Mehdi Kessassi.
00:23:36un gamin de 20 ans
00:23:37qui a aspiré
00:23:38à devenir gardien de la paix
00:23:39et qui a été tué
00:23:40parce qu'il est le frère
00:23:42d'Amine Kessassi.
00:23:43Amine Kessassi
00:23:43est un militant écologiste
00:23:45qui se mobilise
00:23:46contre le narcotrafic.
00:23:47Mais avant cela
00:23:47c'est vrai que
00:23:49la déclaration de la semaine
00:23:51c'est celle
00:23:51du chef d'état-major
00:23:53des armées.
00:23:53Et pourquoi je voulais
00:23:54vous en parler ce matin ?
00:23:55Parce que ça a des conséquences
00:23:57bien sûr.
00:23:57Regardez l'article du Parisien
00:23:59ce week-end
00:24:00et quand on parle
00:24:01de la peur
00:24:01très intéressant,
00:24:03professionnel,
00:24:03réserviste,
00:24:04simple citoyen,
00:24:06nos enfants
00:24:07entre guillemets
00:24:08et c'est évidemment
00:24:08la formule
00:24:09du chef d'état-major
00:24:10des armées
00:24:11iraient-ils
00:24:12sur le front
00:24:14en cas de guerre ?
00:24:16L'article est vraiment
00:24:16très intéressant
00:24:17il présente les conditions
00:24:19on voit que c'est bien plus compliqué
00:24:20que simplement
00:24:21nos enfants
00:24:22et donc
00:24:23en l'état
00:24:24il est plutôt rassurant
00:24:25cet article.
00:24:26Mais le simple fait
00:24:27de se poser la question
00:24:29montre qu'il y a
00:24:30très certainement
00:24:31un problème.
00:24:33Je voudrais juste
00:24:34vous montrer
00:24:34la déclaration
00:24:35de Jean-Louis Borloo
00:24:37et elle est passionnante
00:24:39la déclaration
00:24:40de Jean-Louis Borloo
00:24:40qui répond
00:24:41donc à Fabien Mandon
00:24:42je rappelle la phrase
00:24:44si notre pays flanche
00:24:45parce qu'il n'est pas prêt
00:24:46à accepter de perdre
00:24:47ses enfants
00:24:47alors on est en risque.
00:24:49Et Jean-Louis Borloo
00:24:50qui est de retour
00:24:51médiatiquement
00:24:52ces dernières semaines
00:24:53ces derniers mois
00:24:54dit quelque chose
00:24:55d'essentiel
00:24:56malheureusement
00:24:56des enfants
00:24:57on en perd déjà
00:24:59et là
00:25:00il va sur le terrain
00:25:01de drame
00:25:02qui présentait
00:25:02comme des faits divers
00:25:03par les plus gros
00:25:05responsables
00:25:06de notre pays
00:25:07le petit Elias
00:25:08la petite Philippine
00:25:09notre problème
00:25:10c'est qu'on est en train
00:25:11de ne plus être
00:25:12une nation
00:25:13et ce que dit
00:25:14Jean-Louis Borloo
00:25:14est partagé aussi
00:25:16par Philippe Devilliers
00:25:18je vous propose
00:25:18c'est rare
00:25:19que je vous propose
00:25:20des séquences
00:25:20de notre émission
00:25:22de la veille
00:25:22mais hier
00:25:23Philippe Devilliers
00:25:23était très en colère
00:25:25et je vous propose
00:25:27d'écouter justement
00:25:28Philippe Devilliers
00:25:29sur les propos
00:25:30de M. Mandon
00:25:31aujourd'hui
00:25:33il nous dit
00:25:33la force d'âme
00:25:34c'est de s'occuper
00:25:35de l'Ukraine
00:25:36moi je lui dis
00:25:37la force d'âme
00:25:37c'est de s'occuper
00:25:38de la France
00:25:39la force d'âme
00:25:41c'est de s'occuper
00:25:41de l'indépendance
00:25:43de l'Ukraine
00:25:43de la frontière ukrainienne
00:25:45de la souveraineté ukrainienne
00:25:46de l'identité ukrainienne
00:25:47de la dépendance ukrainienne
00:25:49non
00:25:50non
00:25:50moi je veux m'occuper
00:25:53de la France
00:25:54de l'indépendance
00:25:56de la France
00:25:56de la frontière française
00:25:58de la
00:26:00de la souveraineté française
00:26:02deuxième paradoxe
00:26:05il veut envoyer
00:26:08nos enfants
00:26:08se faire tuer
00:26:09mais nos enfants
00:26:10ils sont déjà tués
00:26:11dans les banlieues
00:26:13Philippine
00:26:15ça te dit quelque chose
00:26:16non
00:26:17Elias
00:26:19Thomas
00:26:22Matisse
00:26:24c'est à dire que
00:26:25chez nous
00:26:26on a le terroriste
00:26:27on a une guerre
00:26:27déjà chez nous
00:26:28et vous voulez l'exporter
00:26:29ailleurs la guerre
00:26:30ou en Ukraine
00:26:31ça nous dit rien l'Ukraine
00:26:32parce que vous voulez pas
00:26:35qu'on parle de la Seine-Saint-Dix
00:26:36alors vous voulez
00:26:37nous emmener mourir
00:26:38au Donbass
00:26:38c'est une honte
00:26:41alors comment
00:26:44vous percevez
00:26:46si vous voulez
00:26:47la déclaration
00:26:47de monsieur Mandon
00:26:48et vous avez
00:26:50la colère de Philippe De Villiers
00:26:52qui rejoint un peu
00:26:53au prou sur le fond
00:26:54peut-être pas sur la forme
00:26:55la déclaration
00:26:56de Jean-Louis Borloo
00:26:57cette semaine
00:26:58en disant
00:26:58ce qu'on
00:26:59n'est en train
00:27:01de ne plus être
00:27:02c'est une nation
00:27:03et des enfants
00:27:06on en perd
00:27:07malheureusement
00:27:07toutes les semaines
00:27:08Alexandre Devecchio
00:27:09oui je crois que
00:27:09c'est ce qu'il y a
00:27:10de plus important
00:27:11c'est effectivement
00:27:12cette réponse
00:27:14on sera fort
00:27:15et réarmée
00:27:16vis-à-vis des menaces
00:27:17extérieures
00:27:18que s'il y a d'abord
00:27:19un redressement
00:27:20national
00:27:21comment voulez-vous
00:27:23que les français
00:27:24acceptent de mourir
00:27:25pour la nation
00:27:26quand la nation
00:27:28n'est plus
00:27:28on a eu cette enquête
00:27:30là sur la radicalisation
00:27:32des jeunes musulmans
00:27:34ça dit aussi
00:27:35quelque chose
00:27:36la nature
00:27:37à horreur du vide
00:27:37et si l'idéologie
00:27:39islamiste progresse
00:27:40c'est justement
00:27:40un symptôme
00:27:42de l'archipélisation
00:27:43du pays
00:27:43d'un pays
00:27:45qui ne rassemble plus
00:27:47qui ne transcende plus
00:27:48en tout cas
00:27:48une partie des français
00:27:50donc sans doute
00:27:50commençons par là
00:27:51avant de vouloir
00:27:53envoyer les français
00:27:54mourir
00:27:55pour un autre pays
00:27:56Georges Fenech
00:27:57je veux dire
00:27:58on sait très bien
00:27:59que les morts
00:28:00qu'il a cités
00:28:01des prénoms
00:28:02qui résonneront
00:28:03longtemps
00:28:04dans nos oreilles
00:28:05ce sont en fait
00:28:06des victimes
00:28:08que monsieur
00:28:09Macron
00:28:10considère
00:28:11comme
00:28:12pertes et profits
00:28:13en réalité
00:28:14rappelez-vous
00:28:15ce qu'il nous a dit
00:28:16nous faisons du
00:28:17brainwashing
00:28:18avec ces affaires là
00:28:19quel mépris
00:28:20pour les victimes
00:28:21voyez-vous
00:28:21donc ne vous attendez pas
00:28:24à autre chose
00:28:24mais moi je ne fais pas
00:28:26le lien direct
00:28:27entre ces morts
00:28:28qui sont effectivement
00:28:29des morts
00:28:30qui nous viennent
00:28:30un peu d'ailleurs
00:28:32quand vous voyez
00:28:33que ce sont des OQTF
00:28:34notamment en Philippines
00:28:35etc
00:28:35il y a un vrai sujet
00:28:37par rapport
00:28:38à effectivement
00:28:39le préjudice
00:28:40que nous subissons
00:28:41sur notre sol
00:28:42par des ressortissants
00:28:44étrangers
00:28:44qu'on est incapable
00:28:45d'expulser
00:28:47puis après
00:28:48il y a la question
00:28:48effectivement
00:28:49de la guerre
00:28:50la vraie guerre
00:28:51celle à l'étranger
00:28:53contre laquelle
00:28:53évidemment il faut s'élever
00:28:54Charlotte Dornelas
00:28:55il y a plusieurs guerres
00:28:57parce qu'il y a
00:28:58en effet
00:28:58les victimes
00:29:00de la criminalité ordinaire
00:29:01il y a les victimes
00:29:02du narcotrafic
00:29:03je crois qu'on utilise
00:29:03le mot guerre
00:29:04à dessein
00:29:05et légitimement
00:29:05pour une fois
00:29:06et celle-ci se passe
00:29:08aussi sur notre territoire
00:29:09avec des armes de guerre
00:29:10là vraiment
00:29:11sans aucun doute
00:29:12et il y a évidemment
00:29:14c'est le chef d'état-major
00:29:15qui parle
00:29:15je pense qu'il y a des terrains
00:29:17aussi qui s'affrontent
00:29:17et qui ne sont pas les mêmes
00:29:18on a un chef d'état-major
00:29:19d'un côté
00:29:19et des responsables politiques
00:29:20de l'autre
00:29:21qui évidemment
00:29:22ne manient pas
00:29:23la même matière
00:29:24simplement
00:29:25le chef d'état-major
00:29:26a
00:29:26s'il parle de nos enfants
00:29:28au titre de
00:29:29nos soldats
00:29:30en effet pour la nation
00:29:31nous avons déjà
00:29:33des enfants
00:29:33qui meurent
00:29:34également
00:29:34sur des terrains extérieurs
00:29:36et dans des opérations extérieures
00:29:37et dans des guerres
00:29:38qui sont plus ou moins légitimes
00:29:39là la question
00:29:40et en tout cas
00:29:41dans la réponse
00:29:41de Philippe Devilliers
00:29:42Jean-Louis Borloo
00:29:43je n'ai pas l'intégralité
00:29:44de sa réponse
00:29:44Philippe Devilliers
00:29:45conteste l'idée même
00:29:47d'un engagement
00:29:47au prix du sang
00:29:49de la France
00:29:50sur le terrain ukrainien
00:29:51donc c'est la légitimité
00:29:52de la guerre
00:29:52et de la participation
00:29:53de la France
00:29:54plus exactement
00:29:55à cette guerre
00:29:56donc ça c'est un sujet
00:29:58et en effet
00:29:59les guerres
00:29:59qui sont déjà présentes
00:30:01sur notre territoire
00:30:01et auxquelles il faut répondre
00:30:03c'en est un autre
00:30:04maintenant la responsabilité
00:30:05La question c'est
00:30:06pardonnez-moi de vous couper
00:30:07Charlotte
00:30:07c'est aujourd'hui
00:30:09quelle est la menace
00:30:10existentielle
00:30:11pour la France
00:30:11Est-ce que c'est
00:30:13ce qui est présenté
00:30:15par certains
00:30:15la menace russe
00:30:18ou est-ce que
00:30:19c'est ce qui est présenté
00:30:20par d'autres
00:30:21c'est-à-dire
00:30:21la menace intérieure
00:30:23le terrorisme islamiste
00:30:24ou le terrorisme
00:30:27ou le narcoterrorisme
00:30:28Je crois que je viens
00:30:29de répondre
00:30:29j'ai expliqué
00:30:30qu'il y avait déjà
00:30:31des gens qui mouraient
00:30:31de guerre
00:30:32ou de criminalité quotidienne
00:30:33Vous avez une hiérarchie
00:30:34si vous voulez
00:30:35dans les urgences
00:30:36Bien sûr qu'il y a
00:30:37une hiérarchie
00:30:37simplement je dis
00:30:38le chef d'état-major des armées
00:30:39est chef d'état-major des armées
00:30:40il a un chef qui s'appelle
00:30:41Emmanuel Macron
00:30:42qui dit exactement la même chose
00:30:44et d'ailleurs
00:30:45qui envoie son ministre
00:30:47débrancher un petit peu
00:30:50la polémique
00:30:50en disant toutefois
00:30:51c'est dans le prolongement
00:30:53de ce que dit Emmanuel Macron
00:30:54donc c'est un choix politique
00:30:56que de faire participer
00:30:58la France pour l'instant
00:30:59avec des mots
00:30:59et demain
00:31:00éventuellement au prix du sang
00:31:02en tout cas c'est un test
00:31:02qui est fait
00:31:03pour la guerre en Ukraine
00:31:04et là c'est pour ça
00:31:05que je vous dis
00:31:05le débat
00:31:06c'est pas tellement
00:31:07est-ce qu'il est légitime
00:31:08ou pas
00:31:09de se poser la question
00:31:10de est-ce que nous sommes
00:31:11prêts à mourir
00:31:12parce qu'il y a la question
00:31:13de la radicalisation
00:31:14islamiste d'un côté
00:31:16moi le sondage
00:31:18de la population
00:31:19de 20 à 25 ans
00:31:21en France
00:31:22de savoir
00:31:22même pas s'ils sont prêts
00:31:24à mourir
00:31:24mais leur rapport à la nation
00:31:25je pense que ça nous fera
00:31:26encore plus peur
00:31:27comme résultat
00:31:28parce qu'en effet
00:31:29le vrai sujet
00:31:29c'est que
00:31:30que ce soit en France
00:31:32sur le territoire français
00:31:33dans les guerres
00:31:33qui sont directement
00:31:34celles qui nous sont faites
00:31:36ou sur des théâtres extérieurs
00:31:38avec les débats légitimes
00:31:40sur notre implication
00:31:41il faut avoir
00:31:43un attachement à la nation
00:31:44on s'est appliqué
00:31:45à détruire ce lien
00:31:46et à détruire l'idée même
00:31:48d'une nation
00:31:49qui serait excluante
00:31:50par principe
00:31:51sauf quand elle est
00:31:51à l'étranger
00:31:52en effet
00:31:52le résultat
00:31:54il est plus qu'inquiétant
00:31:55ce que je veux dire
00:31:56c'est que derrière
00:31:56cette déclaration
00:31:57du chef d'état-major
00:31:58des armées
00:31:58il y a d'abord
00:31:59les choix politiques
00:31:59d'Emmanuel Macron
00:32:00et ensuite
00:32:01des débats
00:32:02qui méritent
00:32:04qu'on se penche dessus
00:32:05je pense
00:32:05bien sûr
00:32:05Mathieu Hock
00:32:06et sur le terrain
00:32:06proprement militaire
00:32:07ce qui est aussi
00:32:08assez insupportable
00:32:09je pense du point de vue
00:32:10des français
00:32:10c'est que dès lors
00:32:11que vous mettez
00:32:12des questionnements
00:32:13sur la stratégie
00:32:14d'Emmanuel Macron
00:32:15ou du SEMA
00:32:15aujourd'hui
00:32:16à l'égard de l'Ukraine
00:32:17et bien forcément
00:32:18vous incarnez
00:32:19l'esprit de la défaite
00:32:20la capitulation
00:32:21donc en gros
00:32:22quasiment le vichisme
00:32:23et c'est ça
00:32:24aujourd'hui le problème
00:32:24c'est que ce sont
00:32:25des gens
00:32:25qui vous expliquent
00:32:26que parce que
00:32:27vous posez des questions
00:32:28sur un engagement militaire
00:32:30en Ukraine
00:32:30alors vous êtes
00:32:31partisan de la défaite
00:32:32et vous êtes quasiment
00:32:33le parti de l'étranger
00:32:34alors que comme
00:32:34vous l'avez très justement
00:32:35dit Elliot
00:32:36c'est une question
00:32:37de priorité
00:32:37oui la Russie
00:32:38est une menace
00:32:39mais les menaces
00:32:41qui sont existentielles
00:32:42pour la France
00:32:42aujourd'hui
00:32:43et qui tuent
00:32:44aujourd'hui
00:32:44sur le sol
00:32:44en France
00:32:45sont le narcoterrorisme
00:32:47et le totalitarisme
00:32:49islamique
00:32:50dire autre chose
00:32:51c'est en fait
00:32:52nier la priorité
00:32:54existentielle
00:32:55aujourd'hui
00:32:55de ce qui tue
00:32:56en France
00:32:56et c'est ça je pense
00:32:57un responsable politique
00:32:58ça doit traiter
00:33:00d'abord les urgences
00:33:01d'abord les priorités
00:33:02et ensuite après
00:33:03s'occuper des sujets
00:33:04qui sont dits
00:33:04entre guillemets
00:33:05secondaires
00:33:05et puis il faut rappeler
00:33:06que fut un temps
00:33:08lorsque vous aviez
00:33:09un ancien chef
00:33:10d'état-major
00:33:10qui à juste titre
00:33:11disait
00:33:12faire attention
00:33:13de ne pas couper
00:33:14les budgets
00:33:14parce qu'il faut garder
00:33:16une armée souveraine
00:33:18une armée performante
00:33:19ce chef d'état-major
00:33:21était renvoyé
00:33:22manu militari
00:33:23par le président
00:33:25de la république
00:33:25qui publiquement disait
00:33:27je suis votre chef
00:33:29d'accord
00:33:29et dix ans plus tard
00:33:31exactement
00:33:31et dix ans plus tard
00:33:34vous avez donc
00:33:35un chef d'état-major
00:33:36qui va devant les maires
00:33:38c'est pas la première fois
00:33:39que ça arrive
00:33:39mais sa déclaration
00:33:41elle a été évidemment
00:33:42validée
00:33:44en amont
00:33:44par l'Elysée
00:33:45en tout cas
00:33:46elle a été en aval
00:33:46donc ça change
00:33:47non mais là
00:33:48vous avez raison
00:33:49c'est que probablement
00:33:50elle a été en amont
00:33:50mais ce qui est sûr
00:33:51c'est qu'elle a été en aval
00:33:52et elle a été aussi en aval
00:33:53ils sont sur la même ligne
00:33:55ce qui n'est pas le cas
00:33:56la guerre
00:33:57la guerre
00:33:58aujourd'hui
00:33:59la vraie
00:34:00du moins
00:34:00celle qu'on a
00:34:01sur notre sol
00:34:02parce qu'il y a une guerre
00:34:03bien sûr en Ukraine
00:34:04ce que je veux dire
00:34:05c'est que nous
00:34:06français
00:34:06allez demander aux marseillais
00:34:08ce qui vivent
00:34:09qui nous est directement faite
00:34:10ça n'y a aucun doute
00:34:11mais oui
00:34:11voilà vous voyez
00:34:12ce que je veux dire
00:34:12et c'est un sujet
00:34:14que vous traitez
00:34:14depuis des années
00:34:15vous vous mobilisez
00:34:17vous publiez
00:34:18des articles passionnants
00:34:19depuis des années
00:34:20sur le narcotrafic
00:34:22sur la délinquance
00:34:24des mineurs
00:34:25liée aussi à ça
00:34:26sur les questions
00:34:27de l'immigration
00:34:28et du narcotrafic
00:34:31donc
00:34:32et ce qui est dramatique
00:34:34c'est que
00:34:34pardonnez-moi de le dire ainsi
00:34:35ce samedi
00:34:36ils vont tous défiler
00:34:37avec la famille
00:34:39de la famille
00:34:40Kessassi
00:34:40tous les grands responsables
00:34:42politiques
00:34:42qui n'ont fait grand chose
00:34:44ces dernières années
00:34:45pour lutter
00:34:46réellement
00:34:47contre le narcotrafic
00:34:48en revanche
00:34:48pour la photo
00:34:49ils sont tous là
00:34:50cet après-midi
00:34:50alors espérons que ça soit
00:34:52vraiment on prie
00:34:54que ça soit ça
00:34:54ça soit un tournant
00:34:55et que
00:34:56ils se réveillent tous
00:34:57en se disant
00:34:58bah écoutez
00:34:59oui on va mettre
00:35:00plus de moyens
00:35:00pour les policiers
00:35:01oui on va plus passer
00:35:02des heures à savoir
00:35:03si une petite caméra
00:35:05elle va poser problème
00:35:06ou si
00:35:08on va
00:35:09mettre en difficulté
00:35:10les forces de l'ordre
00:35:11qui interviennent
00:35:12parce qu'à Axel Ronde
00:35:12vous faites ce que vous pouvez
00:35:14je rappelle que vous êtes
00:35:15porte-parole CFTC Police
00:35:16mais vous êtes face
00:35:18à une entreprise
00:35:19du CAC 40
00:35:19qui génère
00:35:21près de 7 milliards
00:35:22d'euros
00:35:22chaque année
00:35:24qui est
00:35:24la drogue en France
00:35:26voilà ce que c'est
00:35:27c'est un monstre
00:35:27face à vous
00:35:28et qui n'a pas du tout
00:35:29les mêmes règles
00:35:29moi je préférais
00:35:32que tous les politiques
00:35:32disent
00:35:33le narcotrafic tue
00:35:34pas la police tue
00:35:35on est d'accord
00:35:36avec ça
00:35:36et ils seront en train
00:35:37de défiler samedi
00:35:38et oui malheureusement
00:35:39j'espère qu'ils vont
00:35:41prendre conscience
00:35:41que finalement
00:35:42la police
00:35:43elle protège
00:35:43et qu'on a besoin
00:35:44de la police
00:35:44parce qu'actuellement
00:35:45c'est la mafia
00:35:46qui a des enfants soldats
00:35:47qui a nos enfants
00:35:48parce que sur la voie publique
00:35:49ce que nous constatons
00:35:51c'est que ces enfants
00:35:52sont armés
00:35:53de kalachnikov
00:35:54d'armes de guerre
00:35:54et n'ont pas peur
00:35:55de les utiliser
00:35:56quand vous avez un gamin
00:35:57de 12 ans
00:35:57qui s'est pris 4 balles
00:35:58le week-end dernier
00:35:59à Grenoble
00:36:00ce sont des gamins
00:36:01à 12 ans
00:36:02on est un gamin
00:36:03donc pour l'instant
00:36:04ceux qui les exploitent
00:36:06c'est cette mafia
00:36:06cette mafia
00:36:07qui va tuer
00:36:08qui a certainement tué
00:36:09à Marseille
00:36:10ce jeune
00:36:13dont le frère
00:36:14est militant écologiste
00:36:16qui est aussi
00:36:17qui était d'ailleurs
00:36:18protégé par la police nationale
00:36:19mais on voit bien
00:36:20que finalement
00:36:20c'est toute la famille
00:36:22qu'il fallait protéger
00:36:23on voit qu'on n'a pas
00:36:24encore compris
00:36:24que quand cette mafia
00:36:26elle s'installe
00:36:26elle va toucher
00:36:27tout le monde
00:36:28tous les problèmes
00:36:29qu'on cite
00:36:32depuis de nombreux mois
00:36:33de nombreuses années
00:36:34la mexicanisation
00:36:36elle arrive dans nos rues
00:36:37on en est là
00:36:38et qu'est-ce qu'on nous répond
00:36:40certains partis politiques
00:36:42disent que c'est la police
00:36:43qui tue
00:36:43c'est la police
00:36:44qui est problème
00:36:44dans ce pays
00:36:45et quand vous dites
00:36:46effectivement
00:36:46qu'une caméra
00:36:47alors même
00:36:47qu'on pourrait mettre
00:36:48l'intelligence artificielle
00:36:49derrière ces caméras
00:36:50parce qu'elle nous aiderait
00:36:53dans nos missions au quotidien
00:36:54et bien on nous retorque
00:36:55que non
00:36:56c'est une atteinte
00:36:57aux libertés
00:36:58alors qu'on est en guerre
00:36:59on nous dit qu'on est en guerre
00:37:00parce que nous on nous le dit
00:37:01un policier
00:37:02vous êtes en guerre
00:37:02contre le terrorisme
00:37:03contre le narco-banditisme
00:37:05mais on nous donne pas les moyens
00:37:06on nous met des boulets
00:37:07au contraire
00:37:08évidemment
00:37:08j'espère qu'ils auront
00:37:09la décence
00:37:10de ces responsables politiques
00:37:11cet après-midi
00:37:11de pas se mettre en première ligne
00:37:13qui soit avec la population marseillaise
00:37:17qui sera très nombreuse
00:37:18je l'espère
00:37:19il y a 25 villes
00:37:20qui se mobilisent
00:37:21dans toute la France
00:37:21mais qui ne se mettent pas
00:37:22en première ligne
00:37:23parce que depuis des années
00:37:24vous alertez
00:37:25sur la situation
00:37:27vous êtes sur le terrain
00:37:28faute de bras
00:37:29faute de moyens
00:37:31Georges Fenech
00:37:32notre ami Philippe de Villiers
00:37:33vous a dit autre chose
00:37:34hier également
00:37:34en précisant
00:37:36qu'il était le seul homme politique
00:37:37à le dire
00:37:37et c'est vrai
00:37:38c'est que nous ne protégeons plus
00:37:40nos frontières
00:37:41or la drogue
00:37:42elle arrive de l'extérieur
00:37:43c'est pas
00:37:44donc tant qu'on n'aura pas
00:37:45vu ça
00:37:46avec courage
00:37:48et lucidité
00:37:49c'est à dire que
00:37:50Schengen
00:37:51est à revoir complètement
00:37:53et Frontex
00:37:54ne joue pas son rôle
00:37:55aux frontières extérieures
00:37:56européennes
00:37:57donc tant qu'on n'aura pas
00:37:58rétabli
00:37:59moi je le dis
00:38:00je pense comme lui
00:38:00je pense que
00:38:02tant qu'on n'aura pas
00:38:03rétabli un contrôle
00:38:04aux frontières
00:38:05nous aurons
00:38:06cette tonne de cocaïne
00:38:07qui nous arrive
00:38:08cette tonne de cannabis
00:38:09qui nous arrive
00:38:09de l'Espagne
00:38:10du Maroc
00:38:10ou de Colombie
00:38:11je vous donne la parole
00:38:12dans un instant
00:38:12chère Charlotte
00:38:13je voudrais juste
00:38:13qu'on écoute
00:38:14quelques Marseillais
00:38:15justement
00:38:16sur cette mobilisation
00:38:17cet après-midi
00:38:18dix jours après ce drame
00:38:20et cet hommage
00:38:21qui sera rendu
00:38:22à Médiquet
00:38:23et s'assit 20 ans
00:38:24qui rêve d'être
00:38:25gardien de la paix
00:38:26ce qui est terrible
00:38:28sur le fond
00:38:29mais aussi sur la forme
00:38:30c'est que vous allez
00:38:30avoir des témoignages
00:38:31de personnes
00:38:32au visage flouté
00:38:34ça se passe à Marseille
00:38:35moi ça me fait mal
00:38:37le corps
00:38:38mais c'est Marseille
00:38:39on n'est pas en sécurité
00:38:40ici
00:38:40on faisait une fleur
00:38:41à la mémoire
00:38:42de ce jeune homme
00:38:43qui n'a rien fait
00:38:45et qui n'a rien demandé
00:38:46à personne
00:38:46dont le frère
00:38:47honore notre ville
00:38:50mène un combat
00:38:51contre cette gangrène
00:38:52on se rend compte
00:38:53qu'en vérité
00:38:54ça peut arriver
00:38:55à tout moment
00:38:56et à tout le monde
00:38:56cette violence
00:38:57elle est au paroxysme
00:38:58mais c'est au quotidien
00:39:00quand même
00:39:00dans les quartiers
00:39:01il faut des moyens
00:39:02et surtout
00:39:02de la volonté politique
00:39:03et qu'on a laissé
00:39:05pendant des décennies
00:39:06ça ne date pas d'hier
00:39:08on espère une amélioration
00:39:09et puis que les pouvoirs publics
00:39:11s'emparent du problème
00:39:12vraiment sérieusement
00:39:14vous avez vu
00:39:15c'est intéressant
00:39:16parce que
00:39:16sur la temporalité
00:39:19et sur les lieux
00:39:20à proximité
00:39:21de là
00:39:22où il a été tué
00:39:23où les fleurs
00:39:24ont été déposées
00:39:25on va flouter les visages
00:39:27pour des raisons
00:39:27évidentes de sécurité
00:39:28puis ces visages
00:39:30sont défloutés
00:39:31quand on est
00:39:31sur le port
00:39:33de Marseille
00:39:34donc il y a bien
00:39:35dans Marseille
00:39:36des zones
00:39:37où il ne fait pas
00:39:38bon parler
00:39:38où il faut faire
00:39:39très attention
00:39:40avant de s'exprimer
00:39:41Charlotte Dornelas
00:39:42on parle de la deuxième
00:39:43ville de France
00:39:43oui bien sûr
00:39:45de toute façon
00:39:45la question de l'omerta
00:39:47liée à la criminalité
00:39:49organisée
00:39:49vous avez combien
00:39:50d'enquêtes
00:39:50je me souviens
00:39:53de l'enquête
00:39:54vous savez
00:39:54à Viry Chatillon
00:39:55sur les policiers
00:39:56qui avaient été attaqués
00:39:56dans leur voiture
00:39:57au pied d'une caméra
00:39:58qui avait été préalablement sciée
00:39:59vous vous souvenez
00:40:00de cette histoire
00:40:00c'est des années d'enquête
00:40:021000 personnes interrogées
00:40:03pas une qui a parlé
00:40:04par peur
00:40:05donc c'est des quartiers
00:40:06entiers
00:40:07qui vivent sous l'omerta
00:40:08et d'ailleurs
00:40:08c'est ce que l'on reconnaît
00:40:11à Amine Kessassi
00:40:12le grand frère
00:40:12de la victime
00:40:14c'est de précisément
00:40:15briser cette omerta
00:40:16dans un endroit
00:40:16où ça n'existe pas
00:40:18ça n'existe pas
00:40:19de briser cette omerta
00:40:20et pour cause
00:40:20c'est extrêmement risqué
00:40:22donc en effet
00:40:22et on voit se multiplier
00:40:24c'est vrai à Marseille
00:40:25mais c'est vrai
00:40:25dans d'autres endroits
00:40:26moi ça me terrifie
00:40:26depuis des années déjà
00:40:27des reportages entiers
00:40:29de gens parfaitement innocents
00:40:31qui témoignent
00:40:32et dont on filme
00:40:33les chaussures
00:40:33ou le visage
00:40:34à condition
00:40:35qu'ils soient floutés
00:40:35tout le monde a l'air
00:40:36de trouver ça normal
00:40:37moi ça me terrifie
00:40:38depuis longtemps déjà
00:40:39vous avez raison
00:40:40maintenant sur la question
00:40:42du trafic de drogue
00:40:43oui il y a des responsables politiques
00:40:47qui attaquent directement la police
00:40:48vous avez raison
00:40:48c'est un problème
00:40:49maintenant c'est pas eux
00:40:50qui sont aux commandes
00:40:51or on n'en est pas arrivé là
00:40:52par les choix politiques
00:40:54de ces parties là
00:40:55et je ne conteste absolument pas
00:40:56la gravité de ces accusations
00:40:59et ce qu'elle fait
00:40:59et comment dire
00:41:00le fait qu'elle envenime
00:41:02votre situation sur le terrain
00:41:04simplement les décisions
00:41:06qui ont été prises
00:41:07elles l'ont été par un bloc
00:41:08qui se décharge
00:41:09parfois précisément
00:41:10sur les caricatures
00:41:11qu'on trouve à l'extrême gauche
00:41:12et qui vous reproche
00:41:13tous les mots de la société
00:41:14de manière générale
00:41:15d'abord un
00:41:16sur la partie
00:41:17du narcotrafic lui-même
00:41:19il y a une question
00:41:21c'est que
00:41:21oui il faut sans doute
00:41:23enfin sans doute
00:41:24c'est une évidence
00:41:25plus de moyens
00:41:25plus de moyens humains
00:41:27déjà
00:41:27que ce soit du côté
00:41:28policier
00:41:29ou du côté de la magistrature
00:41:31il est évident
00:41:31que vous ne pouvez pas gérer
00:41:32400 dossiers en une semaine
00:41:33personne ne peut le faire
00:41:35personne ne peut le faire
00:41:37correctement
00:41:37mais vous ajoutez à ça
00:41:39quand vous avez un policier
00:41:40qui a des dizaines
00:41:41et des dizaines de dossiers
00:41:42à remplir
00:41:43c'est-à-dire
00:41:44de procédures à respecter
00:41:45les dossiers sont faits
00:41:46plus rapidement
00:41:47avec une procédure
00:41:48qui d'année en année
00:41:49tout le monde nous a expliqué
00:41:50qu'elle allait être simplifiée
00:41:51elle n'a fait que se complexifier
00:41:53ces derniers mois
00:41:54encore
00:41:55il faut le dire
00:41:56et le répéter
00:41:56on nous promet de la simplifier
00:41:57elle se complexifie
00:41:59mais qu'est-ce que ça veut dire ?
00:42:00ça veut dire que vous avez
00:42:01des policiers surchargés
00:42:02avec une procédure
00:42:03très complexe
00:42:04qui renvoie des dossiers
00:42:04qui par la force des choses
00:42:06sont moins vérifiés
00:42:07sont faits avec moins de temps
00:42:08qui arrivent devant la justice
00:42:09qui elle
00:42:10examine également
00:42:11une procédure
00:42:12avec entre les deux
00:42:13des avocats
00:42:13qui cherchent
00:42:14et les magistrats marseillais
00:42:15avaient alerté là-dessus
00:42:16la nullité
00:42:17et bien la nullité
00:42:18elle est plus facile à trouver
00:42:19quand vous êtes surchargé
00:42:21avec une procédure complexe
00:42:22qui a changé ça ?
00:42:24personne
00:42:24je suis d'accord avec vous
00:42:25mais par exemple
00:42:26Charlotte
00:42:26il y a eu une loi
00:42:27le 1er avril 2025
00:42:28qui a été votée
00:42:29la loi de narcotrafic
00:42:30qui n'est pas forcément parfaite
00:42:32mais c'est une loi
00:42:33qui est temps
00:42:34pour lutter
00:42:35contre le narcotrafic
00:42:36vous avez
00:42:3760 députés
00:42:38qui ont voté contre
00:42:39mais on s'en fiche
00:42:40cette loi elle est votée
00:42:40c'est pas ça que je veux dire
00:42:41c'est que par exemple
00:42:42Manuel Bompard
00:42:43qui sera cet après-midi
00:42:45pour cette mobilisation
00:42:48auprès des Marseillais
00:42:50il faut aussi
00:42:50que les Marseillais
00:42:51soient au fait
00:42:52étaient au courant
00:42:52que par exemple
00:42:53il y a probablement
00:42:54des raisons
00:42:55mais celui qui va
00:42:57se mobiliser
00:42:57contre le narcotrafic
00:42:58a voté contre
00:42:59la loi de narcotrafic
00:43:00le 1er avril 2025
00:43:01ok simplement
00:43:02il a ses raisons
00:43:03il en a une en particulier
00:43:05c'est que Amine Kessassi
00:43:06s'est présenté au législatif
00:43:08sous les couleurs du NFP
00:43:10c'est étonnant
00:43:11mais c'est comme ça
00:43:12oui mais qui est député
00:43:13de Marseille
00:43:13non mais bien sûr
00:43:14j'entends
00:43:15je dis simplement
00:43:16que là on parle
00:43:17du narcotrafic
00:43:17que la loi de narcotrafic
00:43:19du 1er avril 2025
00:43:20qui a été votée
00:43:21monsieur Bompard
00:43:22a voté contre
00:43:22mais il y a autre chose
00:43:23cette loi
00:43:24parce que nous
00:43:24on avait demandé
00:43:25par exemple
00:43:26dossier coffre
00:43:27pour que les avocats
00:43:28n'aient pas accès
00:43:29à toute la procédure
00:43:30et surtout
00:43:31à nos techniques
00:43:31d'intervention
00:43:32et d'enquête
00:43:33et on voit bien
00:43:34qu'on nous met encore
00:43:35une fois des boulets
00:43:35pour pas qu'on soit
00:43:37assez efficace
00:43:38et vous l'avez bien dit
00:43:39effectivement
00:43:39il y a énormément
00:43:40de vices de procédure
00:43:41parce qu'en plus
00:43:41les avocats
00:43:42utilisent l'intelligence
00:43:43artificielle
00:43:43que nous
00:43:44on nous refuse
00:43:45qu'on ne peut pas utiliser
00:43:46et il manque à peu près
00:43:47entre 3000
00:43:48et 4000 enquêteurs
00:43:49en France
00:43:50parce que
00:43:50cette profession
00:43:51de la police judiciaire
00:43:53n'attire plus
00:43:54les fonctionnaires de police
00:43:55ils préfèrent être
00:43:56sur la voie publique
00:43:57au final
00:43:57parce que
00:43:58c'est tellement complexe
00:44:00la procédure est tellement
00:44:01complexifiée
00:44:02que ça ne donne plus envie
00:44:04mes collègues
00:44:05ils n'ont plus envie
00:44:05de prendre ces responsabilités
00:44:07parce qu'en plus
00:44:07quand ils vont commettre
00:44:08une petite erreur
00:44:10comme ça
00:44:10ils vont être tout de suite
00:44:11sanctionnés
00:44:12parce qu'on sanctionne
00:44:12les policiers
00:44:13mais on a du mal
00:44:14à sanctionner
00:44:15les responsables politiques
00:44:15qui nous accusent
00:44:17à tort et à travers
00:44:18d'assassiner les gens
00:44:19Alors qui sera présent
00:44:20du côté des politiques
00:44:21à Marseille ?
00:44:22On se propose de voir
00:44:22le sujet de la rédaction
00:44:23de CNews
00:44:23Gabriel Attal
00:44:26Marine Tondelier
00:44:27Fabien Roussel
00:44:28ou encore François-Xavier Bellamy
00:44:29plusieurs hommes et femmes
00:44:30politiques issus de tous bords
00:44:32ont répondu présents
00:44:33à l'appel pour la marche
00:44:34en hommage à Médic-Sassi
00:44:35tuée le 13 novembre dernier
00:44:36une marche blanche
00:44:38et silencieuse
00:44:39et un appel à ne pas avoir peur
00:44:40face aux narcotrafiquants
00:44:42lancés par le maire
00:44:43de Marseille
00:44:43Benoît Payan
00:44:44auquel s'associe
00:44:45l'exécutif
00:44:46On le fera
00:44:46humblement
00:44:48avec la modestie
00:44:49et la pudeur
00:44:50que cet événement
00:44:51bien sûr nécessite
00:44:52pour marquer
00:44:52l'engagement total
00:44:54du gouvernement
00:44:55et le soutien
00:44:56de l'Etat
00:44:57du président
00:44:58de la République
00:44:58et du Premier ministre
00:44:59Pour le premier secrétaire
00:45:00du parti socialiste
00:45:01Olivier Faure
00:45:02la lutte contre les trafiquants
00:45:03est avant tout
00:45:04un combat politique
00:45:05J'irai à Marseille
00:45:07pour cette marche blanche
00:45:09pour témoigner
00:45:10de notre volonté
00:45:11de mener
00:45:12un combat sans relâche
00:45:13et sans répit
00:45:14contre celles et ceux
00:45:15qui aujourd'hui
00:45:16polluent la vie
00:45:17de nos concitoyens
00:45:19Présent également
00:45:20à la marche
00:45:20Manuel Bompard
00:45:21de la France Insoumise
00:45:22pointe du doigt
00:45:22une situation marseillaise
00:45:24qui a trop duré
00:45:25Malheureusement ce problème
00:45:26il n'est pas nouveau
00:45:27alors effectivement
00:45:27il semble franchir
00:45:28des seuils
00:45:29et attendre
00:45:30des proportions
00:45:31qui sont de plus en plus
00:45:32importantes
00:45:32mais malheureusement
00:45:33c'est un fléau
00:45:34contre lequel on se bat
00:45:35maintenant depuis
00:45:35plusieurs années
00:45:36A Marseille
00:45:37la présidente de la métropole
00:45:38et candidate au municipal
00:45:39Martine Vassal
00:45:40et le président
00:45:41de la région PACA
00:45:42Renaud Muselier
00:45:43ont annoncé leur venue
00:45:44du côté du Rassemblement
00:45:45national
00:45:46L'équipe de campagne
00:45:47de Marseille
00:45:48en ordre
00:45:48a également précisé
00:45:49être présente
00:45:50à cette marche
00:45:51contre le narcotrafic
00:45:52dans un esprit
00:45:53de recueillement
00:45:54Mathieu à quoi vous souhaitiez réagir ?
00:45:55Oui parce qu'en réalité
00:45:56pour toute cette classe politique
00:45:57toute cette classe politique
00:45:58a le même logiciel
00:45:59sur la question du narcotrafic
00:46:00c'est que eux
00:46:01considèrent
00:46:02qu'il faille augmenter
00:46:04les moyens
00:46:04de la politique de la ville
00:46:05pour lutter contre le narcotrafic
00:46:07et toute cette classe politique
00:46:08des macronistes
00:46:09jusqu'à l'outre-gauche
00:46:10la question c'est
00:46:10c'est une question de degré
00:46:12mais est sur ces logiciels-là
00:46:13qui nous gouvernent
00:46:14depuis plus de 40 ans
00:46:15depuis 1981
00:46:16qui consiste à mettre
00:46:17énormément d'argent
00:46:18sur la politique de la ville
00:46:19en pensant qu'on va résoudre
00:46:20les problèmes du narcotrafic
00:46:21or c'est totalement faux
00:46:23et le problème
00:46:23c'est que ça fait
00:46:2410 milliards d'euros
00:46:25chaque année
00:46:25sur la politique de la ville
00:46:26compte 1 milliard d'euros
00:46:28pour la ruralité
00:46:28donc ça crée en plus
00:46:29des déséquilibres
00:46:30territoriaux au sein du pays
00:46:31On ira à 200 km de Marseille
00:46:33puisque le narcotrafic
00:46:34ça concerne aussi des villes
00:46:35de 45 000 habitants
00:46:36comme 7
00:46:37donc à côté de Béziers
00:46:39vous allez voir des images
00:46:40on en a parlé hier soir
00:46:41absolument sidérantes
00:46:43restez avec nous
00:46:43on est ensemble
00:46:44jusqu'à 10h30
00:46:45Il est 10h sur CNews
00:46:50l'information
00:46:50c'est avec Marine Sabourin
00:46:52Rebonjour Marine
00:46:52Rebonjour Eliott
00:46:53bonjour à tous
00:46:54des manifestations
00:46:54contre les violences
00:46:55faites aux femmes
00:46:56sont organisées aujourd'hui
00:46:57à Paris et dans plusieurs
00:46:58villes de France
00:46:59les associations
00:47:00réclament des sanctions
00:47:01plus fermes
00:47:02à l'égard des agresseurs
00:47:03entre 2023 et 2024
00:47:05le nombre de féminicides
00:47:06conjugaux a augmenté
00:47:07de 11%
00:47:08attention si vous prenez
00:47:10la route la nuit prochaine
00:47:11l'ensemble des départements
00:47:12d'Île-de-France
00:47:13sont placés en vigilance orange
00:47:14pour neiger vers glas
00:47:15il pourrait même neiger
00:47:16dans les 8 départements
00:47:18si c'est bien le cas
00:47:18la neige devrait fondre
00:47:19dimanche à la mi-journée
00:47:21et puis actualité internationale
00:47:22le sommet du G20
00:47:23débute aujourd'hui
00:47:24en Afrique du Sud
00:47:25Emmanuel Macron
00:47:26a atterri hier soir
00:47:27c'est la deuxième étape
00:47:28de sa tournée en Afrique
00:47:29le sommet se déroulera
00:47:31sans Donald Trump
00:47:32parmi les thèmes abordés
00:47:33l'Ukraine et le climat
00:47:35Merci Marine Sabourin
00:47:36pour le point sur l'information
00:47:37je le disais avant la publicité
00:47:39si vous nous rejoignez
00:47:40à 10h sur CNews
00:47:41il sera question
00:47:42tout au long de la journée
00:47:43bien sûr
00:47:44de cette grande mobilisation
00:47:45en hommage
00:47:46à Mehdi Kessassi
00:47:49frère d'Amin Kessassi
00:47:51qui a été lâchement abattu
00:47:53il y a un peu plus d'une semaine
00:47:56dans les rues de Marseille
00:47:57en plein jour
00:47:59alors qu'il accompagnait
00:47:59sa mère à la pharmacie
00:48:01un crime d'avertissement
00:48:03un point de bascule
00:48:05disait le ministre de la Justice
00:48:07et ancien ministre de l'Intérieur
00:48:08Gérald Darmanin
00:48:09mais à 200 km de Marseille
00:48:11à 7
00:48:13c'est aussi la DZ Mafia
00:48:15ce groupe
00:48:16donc
00:48:16narco-terroriste
00:48:18selon la formule consacrée
00:48:20voilà ce qui en ressort
00:48:21d'une vidéo
00:48:22qui est ultra violente
00:48:23filmée
00:48:24relayée par des délinquants
00:48:25qui s'en sont pris
00:48:27à deux dealers
00:48:27visiblement
00:48:28du côté de 7
00:48:297 villes de 45 000 habitants
00:48:31une enquête est ouverte
00:48:33voyez le sujet
00:48:33de Michael Dos Santos
00:48:34à peine entré dans l'immeuble
00:48:38trois individus
00:48:39passent à l'action
00:48:39l'un d'entre eux
00:48:41brandit une arme à feu
00:48:42les autres sont munis
00:48:43de barres de fer
00:48:44au sol
00:48:50un homme est passé à tabac
00:48:52une femme est également
00:48:53rouée de coups
00:48:54de l'argent
00:48:55lui est réclamé
00:48:56dans cette affaire
00:49:00plusieurs ondes d'ombre subsistent
00:49:02l'enquête devra notamment
00:49:03déterminer l'appartenance
00:49:04des agresseurs
00:49:05au réseau des narcotrafiquants
00:49:07marseillais
00:49:08les faits eux
00:49:09auraient été commis
00:49:10sur l'île de Thauacette
00:49:11un quartier plutôt épargné
00:49:13par les dealers
00:49:14selon le maire de la ville
00:49:15on a fait parler
00:49:16de ce quartier
00:49:17il y a 4-5 ans
00:49:19au moment où il y avait
00:49:20vraiment une explosion
00:49:21de ces réseaux
00:49:23de stupéfiants
00:49:24mais c'était surtout
00:49:25sur des violences
00:49:26on va dire urbaines
00:49:26non ce quartier
00:49:28est apaisé
00:49:28on a fait énormément
00:49:29de travaux
00:49:30avec la rénovation
00:49:32des quartiers politiques
00:49:32de la ville
00:49:33un constat loin d'être partagé
00:49:35par ce représentant
00:49:36du syndicat de police unité
00:49:38dans l'Hérault
00:49:38l'île de Thau
00:49:39est un quartier
00:49:41où sévit
00:49:43et très sévèrement
00:49:44le trafic de stupéfiants
00:49:46à Sète
00:49:46il y a déjà eu
00:49:47à plusieurs reprises
00:49:48des règlements de comptes
00:49:50avec des morts
00:49:51par armes de guerre
00:49:53les différents commerciaux
00:49:54se règlent
00:49:55soit lors de négociations
00:49:56soit auprès
00:49:57des tribunaux de commerce
00:49:58en matière de stupéfiants
00:50:00ça se règle
00:50:01à coup de Kalashnikov
00:50:02au moment de quitter les lieux
00:50:04les trois individus
00:50:05ont scandé une dernière fois
00:50:06le nom de la DZ mafia
00:50:08c'est la DZ d'ici
00:50:09une manière d'intimider également
00:50:11les habitants du quartier
00:50:13et on voit à quel point
00:50:15cette guerre du narcotrafic
00:50:17elle est un peu partout
00:50:18et elle touche aussi
00:50:19des petites et moyennes villes
00:50:22moyennes agglomérations
00:50:23Axel Ronde
00:50:24oui ce sont des véritables
00:50:25enclaves finalement
00:50:26qui sont contrôlés
00:50:28par une sorte de police parallèle
00:50:29parce que
00:50:30il faut bien comprendre
00:50:32que quand vous allez
00:50:33dans ces endroits là
00:50:34vous êtes souvent
00:50:35très souvent
00:50:36contrôlé
00:50:37fouillé
00:50:38on vous interroge
00:50:40pourquoi vous êtes ici
00:50:41qu'est-ce que vous venez
00:50:41faire là
00:50:42et là on voit bien
00:50:43qu'en plus
00:50:45ils se raquettent entre eux
00:50:47ce sont des trafiquants
00:50:48de drogue
00:50:49et d'autres
00:50:50se font passer
00:50:51soit ils sont
00:50:51de la DZ Mafia
00:50:52ou ils se font passer
00:50:53pour la DZ Mafia
00:50:54parce que
00:50:54maintenant c'est devenu
00:50:55un label
00:50:56tout le monde
00:50:56se revendique
00:50:57de cette organisation
00:50:59criminelle
00:51:00une sorte d'effet de mode
00:51:01du grand banditisme
00:51:02oui oui
00:51:03parce que je ne souviens plus
00:51:03du grand banditisme
00:51:04moi j'appelle ça du
00:51:05banditisme débridé
00:51:06low cost
00:51:07puisqu'il n'y a plus
00:51:08de vraie structure
00:51:09en tous les cas
00:51:09c'est l'opulence
00:51:12qu'ils veulent avoir
00:51:13puisque comme
00:51:14a rappelé
00:51:15M. Darmanin
00:51:16c'est à peu près
00:51:176 milliards
00:51:18de cash
00:51:19que fait la DZ Mafia
00:51:21donc vous imaginez bien
00:51:23que finalement
00:51:23le trafic de drogue
00:51:24c'est plusieurs
00:51:26dizaines de milliards
00:51:28d'euros au final
00:51:29puisque si juste
00:51:30la DZ Mafia
00:51:31fait 6 milliards
00:51:32de cash
00:51:32alors imaginez
00:51:34tout le trafic de drogue
00:51:35que représente
00:51:36vous voyez
00:51:38le budget
00:51:38de la police nationale
00:51:39c'est 14 milliards
00:51:40vous avez un budget
00:51:42pour ces mafias
00:51:43plus de 10 milliards
00:51:44au final
00:51:45puisqu'on n'arrive même pas
00:51:45à savoir quantifier
00:51:46c'est tellement astronomique
00:51:48comment vous voulez
00:51:49lutter
00:51:49à armes légales
00:51:51avec eux
00:51:51ils ont un budget
00:51:53illimité
00:51:54la mexicanisation
00:51:55c'est la corruption
00:51:56elle va arriver
00:51:57déjà elle arrive
00:51:58les différents ministres
00:52:00nous de l'intérieur
00:52:01et de la justice
00:52:02le disent clairement
00:52:03et ça
00:52:04quand vous avez
00:52:04cet engrenage
00:52:06qui commence
00:52:06vous ne pouvez plus
00:52:07l'arrêter
00:52:08alors justement
00:52:09revenons sur
00:52:11les prisons
00:52:12notamment
00:52:12parce que dans les prisons
00:52:14parfois
00:52:14il peut y avoir
00:52:15effectivement
00:52:17de la corruption
00:52:17il peut y avoir
00:52:18aussi
00:52:19des meurtres
00:52:22et des assassinats
00:52:23qui sont commandités
00:52:23depuis les prisons
00:52:24l'enquête se poursuit
00:52:26autour de
00:52:27de l'assassinat
00:52:29de
00:52:29Médic et Sassi
00:52:30et il est possible
00:52:32que ça soit
00:52:32depuis la prison
00:52:33que son assassinat
00:52:35ait été commandité
00:52:36la fermeté
00:52:38dans les prisons
00:52:38et on avance
00:52:39sur la question
00:52:41mais là
00:52:41on va sur le terrain
00:52:42de la prison
00:52:43qu'est-ce qui se passe
00:52:43en prison
00:52:44est-ce qu'il faut
00:52:44limiter au maximum
00:52:47les sorties
00:52:49pour les détenus
00:52:51c'est un autre sujet
00:52:52et puis il y a la question
00:52:52de la responsabilité
00:52:54pourquoi je vous dis ça
00:52:55le directeur de la prison
00:52:56de Rennes
00:52:57a été démis
00:52:58de ses fonctions
00:52:58du moins muté
00:52:59après l'évasion
00:53:00d'un détenu
00:53:01vous savez
00:53:01le 14 novembre dernier
00:53:03lors d'une sortie collective
00:53:04dans un planétarium
00:53:05c'est Gérald Darmanin
00:53:06qui l'a annoncé
00:53:07le détenu incarcéré
00:53:08au centre pénitentiaire
00:53:09de Rennes
00:53:09participait le 14 novembre
00:53:11à une sortie planétarium
00:53:12et il s'avère
00:53:13qu'il avait déjà
00:53:14fait le coup
00:53:16un an plus tôt
00:53:18et donc Gérald Darmanin
00:53:19dit il y a faute
00:53:19et s'il y a faute
00:53:20on sanctionne
00:53:23on écoute Gérald Darmanin
00:53:24et vous allez nous dire
00:53:24Georges
00:53:25J'ai considéré
00:53:26que ce chef d'établissement
00:53:28qui a fait une faute
00:53:31mais qui ne mérite pas
00:53:32d'être sorti
00:53:32de la fonction publique
00:53:33il va évidemment
00:53:34être accompagné
00:53:35pour qu'on puisse
00:53:35continuer
00:53:37à comprendre
00:53:39et à essayer
00:53:40d'expliquer à tout le monde
00:53:41quel est le changement
00:53:41de politique pénitentiaire
00:53:42d'autres pays
00:53:43que j'essaye d'inculquer
00:53:44ne peut pas rester
00:53:45en responsabilité
00:53:46lorsqu'il est manifestement
00:53:47en train de
00:53:50mettre en place
00:53:52un système
00:53:53qui fait qu'une personne
00:53:53qui s'est évadée
00:53:54va se réévader
00:53:55moi je dois aux victimes
00:53:56en tant que ministre
00:53:58je dois à la société
00:53:59des comptes
00:54:00et les victimes
00:54:01et la société
00:54:02ne comprennent pas
00:54:02que des personnes
00:54:03puissent s'évader
00:54:04lors de sorties
00:54:05qui d'ailleurs
00:54:06n'avaient pas été
00:54:07forcément validées
00:54:08c'est le mot qu'on puisse dire
00:54:09par l'autorité hiérarchique
00:54:10Alors ce qui est intéressant
00:54:11c'est que le syndicat national
00:54:13des directeurs pénitentiaires
00:54:14n'est pas content
00:54:15cette mutation d'office
00:54:16n'est qu'une manière
00:54:17de désigner un coupable
00:54:19jeté en pâture à l'opinion
00:54:21afin que l'administration
00:54:22se désolidarise
00:54:23de cette affaire
00:54:23et qu'il considère
00:54:25gênante
00:54:26estime le syndicat
00:54:27regrettant qu'aucune
00:54:27procédure disciplinaire
00:54:29n'ait été mise en oeuvre
00:54:30pour permettre
00:54:31au directeur
00:54:32de s'expliquer
00:54:33Georges Fenech
00:54:34Oui d'une part
00:54:35il n'y a pas eu
00:54:35cette procédure
00:54:36disons contradictoire
00:54:37avec les arguments
00:54:38ça s'est fait rapidement
00:54:39d'autre part
00:54:40qui a pris la décision
00:54:41du planétarien
00:54:42qui a pris la décision
00:54:44d'autoriser
00:54:44cette permission de sortie
00:54:45c'est le juge
00:54:47d'application des peines
00:54:47c'est pas le directeur
00:54:50de la prison
00:54:50Ah donc vous considérez
00:54:51que cette mutation
00:54:52est une erreur ?
00:54:53Moi je pense
00:54:54que s'il y a
00:54:54une responsabilité
00:54:56elle se situe
00:54:57au niveau de celui
00:54:58qui autorise la sortie
00:54:59l'administration pénitentiaire
00:55:01le directeur
00:55:02en l'espèce
00:55:02ne fait qu'émettre
00:55:03un avis
00:55:03que d'ailleurs
00:55:04le juge
00:55:05n'est pas obligé
00:55:05de suivre
00:55:06donc moi je veux bien
00:55:08qu'on fasse payer
00:55:11si vous voulez
00:55:11cette faute
00:55:12directeur de la prison
00:55:14mais
00:55:15quid de la responsabilité
00:55:16des juges
00:55:16Quand vous êtes directeur
00:55:17d'une prison
00:55:17vous êtes responsable
00:55:18des détenus
00:55:19qui sont présents
00:55:19la permission de sortie
00:55:20c'est le juge
00:55:21d'application des peines
00:55:22j'ai compris
00:55:22en l'espèce
00:55:23ce que disent
00:55:23les syndicats
00:55:24pourquoi on ne va pas
00:55:25chercher la responsabilité
00:55:26aussi des magistrats
00:55:27on peut se poser
00:55:30quand même la question
00:55:30comment ça se fait
00:55:31que sur cette sortie
00:55:32qui c'est qui les encadrait
00:55:33c'est trois personnels
00:55:34de l'éducation nationale
00:55:36il y avait six détenus
00:55:38qui ont été
00:55:38en tout cas celui-là
00:55:40qui est recherché
00:55:41à 37 ans
00:55:42que vient faire
00:55:43des personnels
00:55:44de l'éducation nationale
00:55:45comme s'il ne manquait pas
00:55:46assez de professeurs
00:55:48dans les établissements
00:55:49scolaires
00:55:49comme s'il n'y avait pas
00:55:50plusieurs millions
00:55:51de cours
00:55:51non assurés
00:55:53parce qu'on n'arrive pas
00:55:54à remplacer
00:55:55des professeurs
00:55:56qui tombent malades
00:55:58par exemple
00:55:58en plus trois professeurs
00:56:01pour six détenus
00:56:02et où étaient
00:56:02les agents
00:56:03de la pénitentiaire
00:56:04c'est pas leur rôle
00:56:05aux éducateurs
00:56:07de l'éducation nationale
00:56:08c'est pour ça
00:56:08que pardonnez-moi
00:56:09cette mesure-là
00:56:10elle n'allait pas
00:56:12être contestée
00:56:12par les français
00:56:13ils vont dire
00:56:13mais c'est une mesure
00:56:14de bon sens
00:56:14au directeur
00:56:16d'alerter
00:56:17en disant
00:56:17attendez
00:56:18attendez
00:56:18il y a un juge
00:56:19là qui est en train
00:56:20de me mettre
00:56:21une sorte de
00:56:23droit de sortie
00:56:24comment
00:56:25vous voulez dire
00:56:26que Gérald Darmanin
00:56:27est un bon
00:56:27c'est-à-dire que
00:56:28ça s'appelle
00:56:29le bon sens populaire
00:56:30je vous le dis
00:56:31il a d'ailleurs
00:56:31des très belles nouvelles
00:56:32lunettes
00:56:35Gérald Darmanin
00:56:35comme vous
00:56:36une belle chemise
00:56:38ça lui va bien
00:56:38non mais
00:56:41il n'y a rien qui va
00:56:42si vous voulez
00:56:43déjà pourquoi
00:56:43on fait des sorties
00:56:44au planétarium
00:56:45s'il y a des personnels
00:56:46de l'éducation nationale
00:56:47le ministère de la justice
00:56:49suppose
00:56:50est au courant
00:56:51qu'est-ce que ça vient
00:56:51faire là
00:56:52pourquoi
00:56:52monsieur Darmanin
00:56:54ne fait pas une circulaire
00:56:55pour dire on arrête
00:56:55les conneries
00:56:56elle l'a déjà faite
00:56:58visiblement
00:57:00c'est pas
00:57:00et ben donc
00:57:01c'est pour ça
00:57:01qu'il y en a un
00:57:02qui est muté
00:57:02mais vous réfléchissez
00:57:03et troisièmement
00:57:04il est muté
00:57:05on sait comment fonctionne
00:57:06la fonction publique
00:57:08il n'y aura pas
00:57:09de sanctions
00:57:10et il va
00:57:10sans doute
00:57:11vous plaisantez
00:57:13Alexandre ou quoi
00:57:14ailleurs
00:57:15non mais
00:57:16je ne défends pas
00:57:17spécialement
00:57:18ce directeur de prison
00:57:19mais je dis
00:57:20qu'il ne faut pas
00:57:20non plus
00:57:21à chaque fois
00:57:23qu'un ministre
00:57:24fait de la communication
00:57:25c'est boubire
00:57:26alors
00:57:26Alexandre Devecchio
00:57:28vous dites
00:57:28chaque semaine
00:57:29il y a une déclaration
00:57:30différente
00:57:30quand il y a
00:57:31par exemple
00:57:32au Musée du Louvre
00:57:33pas un seul responsable
00:57:35qui est responsable
00:57:35de ce qui s'est passé
00:57:36vous dites
00:57:37c'est un scandale
00:57:37de toute façon
00:57:38c'est toujours la même chose
00:57:39personne n'est responsable
00:57:40de rien
00:57:40et quand vous avez
00:57:42un ministre de la justice
00:57:43qui est en train de dire
00:57:44qui envoie des circulaires
00:57:45en disant
00:57:45les amis
00:57:46les français
00:57:47ne veulent plus
00:57:49avoir cette sensation
00:57:50qui est une sensation
00:57:51d'ailleurs peut-être
00:57:51un peu caricaturale
00:57:53de dire
00:57:53bon la prison
00:57:54c'est le Club Med
00:57:55on arrête tout ça
00:57:56on arrête
00:57:57les tablettes
00:57:58dans les
00:58:00c'est la demande
00:58:02qui est faite
00:58:03et puis donc
00:58:03si ça se poursuit
00:58:04et qu'il y a
00:58:05ces problématiques là
00:58:06il y a sanction
00:58:07ça paraît évident
00:58:07Mathieu Hoek
00:58:08oui on ne peut pas
00:58:09reprocher à Gérald Darmanin
00:58:10de ne pas en tout cas
00:58:10se positionner
00:58:12sur ces sujets là
00:58:13après effectivement
00:58:14il fait beaucoup
00:58:14de communication
00:58:15est-ce que ça va être
00:58:16suivi dans les faits
00:58:17c'est vrai
00:58:17vous avez peut-être raison
00:58:18mais le vrai sujet aussi
00:58:19on peut s'interroger
00:58:20et poser la question
00:58:21de ce que doit être
00:58:22la justice de notre pays
00:58:23quelle philosophie
00:58:24doctrinale
00:58:25pour la justice
00:58:26et c'est vrai que
00:58:27quand on regarde
00:58:27ce qui s'est passé
00:58:28sur la question de l'évasion
00:58:29c'est qu'on a
00:58:29avec la présence
00:58:31de personnel
00:58:31de l'éducation nationale
00:58:32c'est qu'on a une justice
00:58:33qui pense davantage
00:58:34à réinsérer les délinquants
00:58:36ou à ne pas les sortir
00:58:37de la société
00:58:37le maximum possible
00:58:39plutôt qu'à protéger
00:58:40les victimes
00:58:40ça c'est un vrai problème
00:58:41et puis le deuxième sujet aussi
00:58:42moi que je veux mettre en avant
00:58:43on parlait tout à l'heure
00:58:44de narcotrafic
00:58:44les deux étant liés
00:58:45c'est qu'on n'a pas adapté
00:58:47les moyens
00:58:47à la situation
00:58:48à l'envolée
00:58:49et au tsunami
00:58:50du narcotrafic
00:58:50dans les années 70
00:58:51on avait 10 000 personnes
00:58:52qui vivaient du narcotrafic
00:58:54dans notre pays
00:58:55aujourd'hui on en a plus
00:58:56de 250 000
00:58:57donc ça veut dire
00:58:58qu'il y a au moins
00:58:59un certain nombre
00:58:59de places de prison
00:59:00qui vont être à construire
00:59:01pour accueillir
00:59:02cette population là
00:59:03notamment les prisons
00:59:03de haute sécurité
00:59:04exactement
00:59:05si par cas
00:59:05les pouvoirs publics
00:59:06veulent véritablement
00:59:07mener la guerre
00:59:08face au narcotrafic
00:59:09on a tout dit
00:59:09Charlotte Dornelas
00:59:10c'est peut-être le mot
00:59:11de la fin sur ce sujet
00:59:12mais je m'attendais
00:59:13à ce que ça fasse consensus
00:59:14et que vous soyez en train
00:59:15de dire
00:59:16enfin des responsables
00:59:17quand ils sont responsables
00:59:18de quelque chose
00:59:19qu'il faille des responsables
00:59:20et qu'à chaque fois
00:59:22qu'il se passe
00:59:22un truc complètement dingue
00:59:23on nous explique
00:59:24que c'est de la faute
00:59:24de personne
00:59:25c'est un constat
00:59:26que je partage absolument
00:59:28ça ne veut pas dire
00:59:29que n'importe qui
00:59:30est responsable
00:59:31et que ça nous va
00:59:31on peut interroger
00:59:33la chaîne
00:59:34de responsabilité
00:59:35au minimum
00:59:36c'est le chef
00:59:37sur la question
00:59:38oui mais justement
00:59:39est-ce que c'est vraiment lui
00:59:40le chef de cette décision
00:59:41en tous les cas
00:59:41il a juste été déplacé
00:59:44il n'a pas subi
00:59:45de sanction disciplinaire
00:59:48parce que dans l'échelle
00:59:49des sanctions
00:59:49on peut justement
00:59:50prendre cette
00:59:51à minima
00:59:52cette sanction
00:59:53ça ressemble
00:59:54à une fausse punition
00:59:55pour un lampion
00:59:55bah pas du tout
00:59:57mais pas du tout
00:59:59c'est un directeur
01:00:00d'établissement
01:00:00le vrai problème
01:00:01c'est la justice
01:00:02qu'est-ce que vous racontez
01:00:03c'est plus difficile
01:00:04de s'attaquer au juge
01:00:05que de s'attaquer
01:00:06à
01:00:06c'est quand même lui
01:00:08qui autorise
01:00:08de sortir les prisonniers
01:00:10parce que vous pourrez
01:00:10remettre son veto
01:00:11en tant que directeur
01:00:12alors là vous me sidérez
01:00:14au-delà
01:00:15au-delà de ce fait-là
01:00:16en l'occurrence
01:00:17la question
01:00:18de la réinsertion
01:00:20et de la manière
01:00:20dont elle est pensée
01:00:21aujourd'hui
01:00:21il y a deux choses
01:00:22on a un problème
01:00:23philosophique
01:00:24sur la place
01:00:25de la réinsertion
01:00:26et on a un problème
01:00:27matériel
01:00:28concret
01:00:28de l'état
01:00:29des prisons
01:00:30l'administration pénitentiaire
01:00:32dans une certaine mesure
01:00:33par le biais de ses sorties
01:00:35par le biais des activités
01:00:36achètent la paix sociale
01:00:37comme on l'a fait
01:00:38à l'échelle du pays
01:00:39parce qu'ils n'ont pas le choix
01:00:41quand vous avez
01:00:42un agent pénitentiaire
01:00:43pour je ne sais combien
01:00:44de détenus
01:00:45qui sont beaucoup plus violents
01:00:46mieux armés
01:00:47avec des connexions
01:00:48que n'ont pas
01:00:49les agents pénitentiaires
01:00:50ils font aussi
01:00:51ce qu'ils peuvent
01:00:51sur le terrain
01:00:52ça c'est une question
01:00:53qui doit évidemment
01:00:53se poser
01:00:54sur les deux pans
01:00:55d'abord
01:00:55qu'est-ce qu'on veut faire
01:00:56qu'est-ce que représente
01:00:57la prison
01:00:58dans notre arsenal
01:00:59de sanctions
01:01:01et ensuite
01:01:03concrètement
01:01:03comment ça se passe
01:01:04et simplement
01:01:05sur le narcotrafic
01:01:06vous allez passer
01:01:07à autre chose
01:01:07oui
01:01:08la semaine
01:01:10il y a quelque chose
01:01:15qui me semblait
01:01:15qui me semble important
01:01:17on va dire
01:01:17par rapport à la semaine
01:01:18que l'on vient de passer
01:01:19vous avez évoqué
01:01:20vous-même
01:01:20on soupçonne
01:01:22la présence
01:01:22de la DZ Mafia
01:01:23à 7
01:01:23on l'a déjà soupçonné
01:01:24dans beaucoup d'autres villes
01:01:25en France
01:01:26on voit de plus en plus
01:01:28des criminels
01:01:29qui font appel
01:01:30à de la chair à canon
01:01:31qu'à 13, 14, 15 ans
01:01:32qui font venir
01:01:33d'autres départements
01:01:34parce que la police
01:01:35précisément
01:01:35ne les connait pas
01:01:36ne les a pas identifiés
01:01:37ils les font revenir
01:01:38ils les font repartir
01:01:39ils sont intraçables
01:01:40et c'est le moment
01:01:41quand vous avez un trafic
01:01:43qui est international
01:01:44qui arrive par le biais
01:01:45de frontières
01:01:45qui ne sont pas surveillés
01:01:46et que par ailleurs
01:01:47ils se nationalisent
01:01:49dans les petites mains
01:01:49c'est le moment
01:01:50que nous avons choisi
01:01:51collectivement
01:01:52pour faire une réforme
01:01:54de départementalisation
01:01:55de la police judiciaire
01:01:56étonnez-vous
01:01:58qu'il n'y ait plus de vocation
01:01:58je veux dire
01:01:59à la base
01:01:59c'est une vocation
01:02:00c'est pas le salaire
01:02:01qu'attire dans la police judiciaire
01:02:02c'est une erreur
01:02:02si vous cassez
01:02:03toutes les raisons
01:02:04de la vocation
01:02:05vous n'avez plus
01:02:06de candidat
01:02:07et la dernière chose
01:02:08après vraiment
01:02:08j'arrête
01:02:09premier
01:02:09et je ne parle plus
01:02:10jusqu'à la fin
01:02:10il restera deux minutes
01:02:12donc
01:02:13et franchement
01:02:15on rate un super sujet
01:02:16juste une seconde
01:02:18cette semaine
01:02:19Emmanuel Macron lui-même
01:02:20a mis
01:02:20à braquer le projecteur
01:02:22sur les consommateurs
01:02:23les consommateurs
01:02:26aujourd'hui
01:02:26l'état dépense
01:02:27beaucoup d'argent
01:02:27dans l'accompagnement
01:02:28des consommateurs
01:02:29par le biais
01:02:30des salles de shoot
01:02:31qui viennent d'être prolongées
01:02:32par l'Assemblée nationale
01:02:34avec le soutien
01:02:36de la ministre de la santé
01:02:37en se basant
01:02:38sur une étude
01:02:38de l'INSERM
01:02:39qui dans le détail
01:02:40est une étude
01:02:41100% idéologique
01:02:43menée par une femme
01:02:44qui revendique
01:02:45l'accompagnement
01:02:47de la consommation
01:02:48et non pas
01:02:48la sortie
01:02:49de la consommation
01:02:50oui mais c'est
01:02:51des millions d'euros
01:02:51qui sont engagés là-dedans
01:02:52donc moi ce que je demande
01:02:53on peut cibler
01:02:54tel et tel
01:02:55cibler l'opposition
01:02:56j'ai aucun problème
01:02:57je le fais régulièrement
01:02:58je n'ai vraiment
01:02:59aucun problème avec ça
01:03:00maintenant les gens
01:03:00qui sont aux commandes
01:03:02se vôtrent dans l'incohérence
01:03:03extrêmement souvent
01:03:04sur ce sujet
01:03:05aussi
01:03:06je peux avancer ?
01:03:07oui
01:03:07merci Charles
01:03:08non mais c'est intéressant
01:03:09évidemment mais c'est pour ça
01:03:10pardonnez-moi
01:03:11vous ne l'avez pas interrompu
01:03:12mais jamais
01:03:13contrairement à d'autres
01:03:14que vous interrompez
01:03:14ça dépend en fait
01:03:15c'est en fonction
01:03:16de la qualité de l'intervention
01:03:17j'ai bien compris
01:03:17il reste une minute quarante
01:03:21on ne va pas pouvoir le faire
01:03:22on voulait parler de la propreté
01:03:23des rats à Paris
01:03:25vous avez vu la vidéo
01:03:26de Rachida Dati
01:03:27elle a tweeté
01:03:28avec moi
01:03:28Paris sera propre
01:03:297 jours sur 7
01:03:3024h sur 24
01:03:32les parisiens n'en peuvent plus
01:03:33de la saleté
01:03:33dans leur ville
01:03:35ils n'attendent plus
01:03:35des promesses
01:03:37mais des résultats
01:03:38je serai la mère des résultats
01:03:39vous savez que c'est
01:03:39on avance vers les municipales
01:03:41elle a enfilé
01:03:43un gilet jaune
01:03:44et puis elle est partie
01:03:45justement
01:03:45avec les éboueurs
01:03:46regardez cette petite vidéo
01:03:48c'est bien
01:03:48elle sera propre
01:03:50et elle sera tranquille
01:03:50et c'est justement
01:03:51ce qu'attendent les parisiens
01:03:52ils attendent des résultats
01:03:54et de l'efficacité
01:03:55et de l'action
01:03:55si des personnes comme moi
01:04:02ne font pas ce boulot là
01:04:04il y aurait toutes les maladies
01:04:06du monde
01:04:06si moi je suis maire de Paris
01:04:08je voudrais que la ville
01:04:09elle soit propre tout le temps
01:04:11et il y a de plus en plus
01:04:11de rats vous trouvez ?
01:04:13ah là
01:04:13là vous avez touché un problème
01:04:14c'est effrayant
01:04:16ah oui ?
01:04:17moi c'est une phobie
01:04:17et il y en a de plus en plus ?
01:04:18ah là là
01:04:19on est trop dans les sacs
01:04:20c'est un vrai fléau
01:04:21moi je veux me dire
01:04:22maire de Paris
01:04:23je réorganiserai
01:04:24je coordonnerai mieux
01:04:25la collecte des déchets
01:04:27et le nettoyage des rues
01:04:28il n'y a pas de raison
01:04:29que la ville
01:04:30ne soit pas mieux organisée
01:04:32pour que la ville
01:04:32soit propre 7 jours sur 7
01:04:3324 sur 24
01:04:34ça sera mon rôle
01:04:35comme maire de Paris
01:04:36Emmanuel Grégoire
01:04:37candidat à la mairie de Paris
01:04:39également est très en colère
01:04:40j'ai regardé la vidéo
01:04:40de Rachida Dati
01:04:41avec les éboueurs
01:04:42et franchement ça suffit
01:04:43les parisiennes et les parisiens
01:04:44en ont assez
01:04:44d'être pris pour des spectateurs
01:04:46d'un théâtre politique
01:04:46qui les méprisent
01:04:47voir madame Dati
01:04:48enfiler un gilet fluorescent
01:04:4910 minutes
01:04:50pour les besoins d'un clip
01:04:51transformer des agents publics
01:04:52en figurant
01:04:52ce n'est pas du courage
01:04:54ce n'est pas de l'engagement
01:04:54c'est de la mise en scène pure
01:04:56de la démagogie
01:04:58pardonnez-moi
01:04:59à l'état brut
01:05:01et on n'aura même pas
01:05:02le temps d'en parler
01:05:02mais je voulais vous montrer
01:05:03cette petite vidéo
01:05:04je remercie Charlotte Dornelas
01:05:06qui nous a empêché
01:05:06de parler des surmulots
01:05:07à Paris
01:05:08de la propreté à Paris
01:05:10non mais bravo
01:05:11Rachida Dati
01:05:11pour le coup
01:05:12non mais c'est intéressant
01:05:14non mais la question
01:05:14de la propreté à Paris
01:05:15là aussi
01:05:16c'est un sujet qui est essentiel
01:05:17elle est en lumière
01:05:18le sujet
01:05:19c'est très Trumpy
01:05:20ça fait penser
01:05:21à ce qu'il avait fait
01:05:21avec son camion poubelle
01:05:23mais ça lui avait réussi
01:05:24à la fin
01:05:24donc je lui souhaite
01:05:25le même
01:05:25Brigitte Millot
01:05:28dans un instant
01:05:29on retrouve Brigitte
01:05:30qui va nous dire
01:05:31si on peut booster
01:05:32notre immunité
01:05:32pour éviter d'être malade
01:05:34c'est vrai
01:05:34qu'on est tout le temps malade
01:05:35ces derniers temps
01:05:36pour éviter d'être malade
01:05:37une question pour nous
01:05:38que nous sommes nombreux
01:05:40à nous poser
01:05:40en ce moment
01:05:41parce que ça y est
01:05:42il fait froid
01:05:43il faut mettre un col roulé
01:05:44c'est une petite nature
01:05:45qui ?
01:05:46vous
01:05:47c'est sympa
01:05:48merci
01:05:48dans un instant
01:05:50c'est Brigitte Millot
01:05:51visiblement
01:05:51c'était la petite nature
01:05:52pour leur dépreuve
01:05:53c'est la petite nature
01:05:54c'est la petite nature
01:05:54c'est la petite nature
01:05:55c'est la petite nature
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