Passer au playerPasser au contenu principal
Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Bonsoir à tous, Sabrina Medgeber, Geoffroy Lejeune, Gilles-William, Gagnadelle, Georges Fenech.
00:04Après complément d'enquête, après RSF, après l'ensemble quasiment des médias, l'Elysée attaque ce soir CNews.
00:13L'Elysée attaque le journal du dimanche, puisque hier la une du journal du dimanche, Geoffroy Lejeune est avec nous, vous l'avez sans doute vu, c'était vers un contrôle de l'information.
00:22Et ce matin, effectivement, dans traditionnellement les quelques lignes qui ouvrent l'émission L'Heure des Pros, alors que vous voyez le communiqué de l'Elysée ce soir.
00:33Pravda, point d'interrogation, ministre de la Vérité, point d'interrogation, quand parler de lutte contre la désinformation suscite la désinformation.
00:39Alors, il se trouve que l'Elysée a réagi, c'est d'ailleurs beaucoup d'honneurs, c'est beaucoup d'honneurs qu'ils nous font, qu'ils me font.
00:46Et je vous lis ce que j'ai simplement écrit.
00:48La consécration, je me passerai bien de cette consécration.
00:53Je lis simplement ce que j'ai écrit ce matin.
00:55Emmanuel Macron envisage un label pour les médias, c'est ce qu'il a dit.
00:58Il y aurait les bons médias et les moins bons.
01:00C'est ce que je suggère, c'est une analyse, en tout cas.
01:03Il l'a dit, c'est dans le...
01:04Une l'amélisation qui rappelle une pratique qui existe dans le monde alimentaire.
01:08C'est ce que j'ai dit.
01:09Qui donnerait ces labels ?
01:11Je posais la question.
01:12Quelle institution séparerait le bon grain de l'ivraie ?
01:15La question est en suspens.
01:16Tout ça, c'est ce que j'ai écrit ce matin.
01:19Effectivement, alors là, on n'est pas, on est dans l'analyse.
01:21Comment ne pas voir dans cette initiative une tentation autoritaire d'un président mécontent du traitement médiatique
01:26et qui souhaite imposer un seul récit ?
01:28Ça ne me paraît pas une fake news, pardon de le dire comme ça, ni une fausse information.
01:32C'est une analyse.
01:33On peut la contester.
01:34J'imagine les services de l'Élysée dictant aux uns et aux autres ce qu'il faut dire
01:38et comment il faut penser.
01:39Je prends au pot un nom pour ce nouveau service de communication, la Pravda, comme le journal officiel de l'Union soviétique.
01:45Voilà exactement ce que j'ai dit.
01:47Ça ne me paraît pas...
01:48En tout cas, ça n'entre pas dans le cadre de fausses informations.
01:50Ça le paraît dans un éditorial classique.
01:55D'ailleurs, on n'est pas les seuls.
01:56J'ai vu que Le Point était sur cette ligne-là.
01:58J'ai vu que Routel-Krieff sur LCI étaient sur ces lignes-là.
02:02Vous voyez Le Point, un label pour les médias, la très mauvaise idée d'Emmanuel Macron.
02:05Et LCI, label de l'info, fausse bonne idée, c'est Routel-Krieff.
02:10Mais, et c'est ça qui est formidable, il n'y a qu'un média qui est visé, comme toujours,
02:14ou qu'un groupe, c'est nous.
02:16Il y a quelques années, parce que ce n'est pas la première fois qu'Emmanuel Macron en parle,
02:18Le Point avait même titré « La tentation de la Pravda ».
02:21Macron, la tentation de la Pravda.
02:22Alors, voyez, parce que c'est lunaire ce qui se passe aujourd'hui en France.
02:25Et ce que vous allez voir, c'est presque la démonstration par l'absurde.
02:29Vous allez peut-être voir la première séquence du ministère de la Vérité,
02:33qu'il prétendait attaquer.
02:35Et ce soir, c'est le communiqué de l'Élysée qui fait,
02:38qui joue peut-être le rôle du ministère de la Vérité.
02:41Je vous propose d'écouter le communiqué de l'Élysée.
02:44Emmanuel Macron envisage un label pour les médias.
02:47Il y aurait les bons médias et les moins bons.
02:50Comment ne pas voir dans cette initiative une tentation autoritaire
02:53d'un président mécontent du traitement médiatique
02:56et qui souhaite imposer un récit unique ?
02:59Je propose un nom pour ce nouveau service de communication, la Pravda.
03:03Jamais la menace totalitaire n'a été aussi présente, aussi probable
03:08depuis la peste brune et la peste rouge qu'avec la Macronie finissante.
03:14Ce n'est pas l'État qui doit vérifier.
03:16Si c'est l'État qui doit vérifier, là, ça devient une dictature.
03:19Mais il faut que les journalistes garantissent à leurs lecteurs
03:22qu'eux ont vérifié avec une déontologie.
03:25Donc, ils sont les garants entre eux.
03:26Je pense que c'est important qu'il y ait une labellisation faite
03:29par des professionnels qui puissent dire
03:31« Ça, c'est des gens qui sont sérieux.
03:33Ça, ce n'est pas des gens qui informent. »
03:34Mais voyez comme on mélange tout.
03:36Ce que dit Philippe de Vallier, ce n'est pas une fausse information.
03:40C'est une analyse qu'il produit.
03:42On peut la contester.
03:44On ne peut dire jamais qu'il dit qu'il y a une menace aussi autoritaire.
03:47On peut dire qu'effectivement, il se trompe dans son analyse.
03:50Mais une fausse information, c'est de dire
03:52« C'est un marteau que j'ai dans ma main. »
03:55alors que c'est un téléphone.
03:57Donc, on mélange tout.
03:58Mais c'est précisément le principe du ministère de la Vérité.
04:01Donc, je vous laisse la parole
04:02parce qu'ils nous font quand même beaucoup d'honneur.
04:04Et je précise, on peut revoir d'autres médias.
04:06On l'a dit tout à l'heure.
04:08Notamment Routel-Krieff sur LCI.
04:10Notamment Le Point.
04:11Qui sont sur cette même ligne-là.
04:14Tout le monde trouve que c'est une mauvaise idée.
04:15Vous savez bien combien je suis sévère envers vous.
04:19Mais là, j'essaye d'avoir l'esprit critique.
04:22Mais franchement, je peine.
04:23Le mot « labellisation »,
04:26ce n'est pas nous qui l'avons inventé.
04:28Le fait, l'idée de vouloir trier le bon grain de l'ivraie médiatique,
04:34ce n'est pas nous qui l'avons inventé.
04:37La suggestion que ça pourrait être « reporter sans frontières »,
04:41ce n'est pas nous qui l'avons inventé.
04:43« Reporter sans frontières », je ne le dirai jamais assez,
04:46dont le président a reconnu avoir été payé par Soros pour surveiller le net.
04:52Ce n'est pas nous.
04:54Le directeur de « reporter sans frontières » qui fait la guerre au RN
04:59pour empêcher le projet de privatisation,
05:03ce n'est pas nous.
05:04Donc pardon de considérer l'idée comme saugrenue.
05:09Elle est vraiment saugrenue et dangereuse.
05:12Je suis apaisé par le fait que je ne pense pas qu'aujourd'hui,
05:16M. Macron fasse la pluie et le beau temps.
05:20Donc ça me rassure.
05:21Sinon, je serais effectivement très, très apeuré.
05:26Voilà.
05:27J'ai du mal à comprendre.
05:29Je pense que c'est un pouvoir qui ose à boire.
05:31Voilà.
05:32Vous me l'enlevez de la bouche.
05:33C'est un pouvoir qui ose à boire.
05:35Il est affolé.
05:36Et le mobile que vous lui donnez,
05:38le mobile, il n'est pas content du récit médiatique qu'on lui fait aujourd'hui.
05:45Je suis désolé.
05:46C'est un pouvoir qui est aux abois, qui attaque CNews.
05:50Et c'est un pouvoir qui arrive au bout de son chemin,
05:53dont le bilan est effectivement catastrophique.
05:58Et qui, effectivement, attaque les médias.
06:02En tout cas, un groupe de médias.
06:04En l'occurrence, CNews, mais aussi le journal du dimanche et Europe.
06:08C'est une forme de censure qui ne dit pas son nom.
06:11Non, ce n'est pas de censure.
06:12Mais si, c'est un contrôle.
06:13C'est de l'intimidation.
06:14Il y a une tentative.
06:15C'est de l'intimidation.
06:15Il y a une tentative et en même temps, c'est infantiliser les Français.
06:18C'est de l'intimidation.
06:19C'est de l'infantilisation.
06:20Alors, j'ai cherché un petit peu par curiosité.
06:22S'il y avait un tel système dans d'autres pays, dans d'autres démocraties,
06:26vous n'en trouverez pas.
06:27Pas de ce type-là.
06:27Pas de ce type-là.
06:29C'est vraiment effrayant de voir qu'on puisse porter atteinte à la liberté d'expression.
06:34Les textes existent déjà.
06:35La carte de presse, c'est quand même une garantie.
06:38La carte de presse, la loi 1881, qu'est-ce qu'on veut ?
06:41Les mêmes qui nous ont conseillé la dissolution, le conseillent très mal aujourd'hui.
06:47Il est très mal conseillé.
06:49Et comme, effectivement, peut-être écoute-t-il trop son entourage.
06:55Ou pas assez, peut-être.
06:56Il fait des erreurs.
06:57Je ferai le jeûne.
06:58Moi, je trouve que pour quelques heures seulement d'existence,
07:01le ministère de la Vérité ment déjà beaucoup.
07:05Mais c'est ça qui est dingue.
07:06Je vous assure que vous avez parfaitement raison.
07:09Tout le monde réagit comme ça en disant que c'est le ministère de la Vérité.
07:12C'est la première séquence du ministère de la Vérité.
07:15C'est la preuve d'art.
07:16C'est fou, quoi.
07:17Pour être un peu plus sérieux.
07:19Moi, j'ai envie que les Français regardent le clip de l'Élysée.
07:21Ils le regardent énormément parce que ça se voit à l'œil nu, si vous voulez.
07:24Vous avez d'abord votre citation, la l'œil nu, JDD, etc.
07:28Et puis après, vous avez ce que Macron a vraiment dit.
07:30Et il dit exactement ce que vous dites.
07:31Déjà, c'est une façon de comprendre qu'on n'a rien inventé, comme le disait William.
07:35La deuxième chose, c'est qu'ils ont coupé des extraits.
07:37Ils n'ont pas donné toute la séquence d'Emmanuel Macron.
07:39Parce qu'en effet, la labellisation avec des professionnels qui viendraient certifier des groupes de médias,
07:45qui va décider qui est le professionnel qui certifie ?
07:48Qui, à part le politique, à part Emmanuel Macron, va décider que c'est RSF ou un autre qui va labelliser ?
07:53Donc le problème, il est évident.
07:55Et en effet, vous avez raison, toute la profession a raison de s'indigner.
07:57Mais oui, alors il y a peu de la profession parce que...
07:59En une partie, enfin, il y a des gens.
08:00Pas très peu.
08:01On n'est pas seul au monde, c'est ça que je veux dire.
08:03Il y a le point, il y a peut-être LCI, mais globalement, il y aura une alliance objective entre Emmanuel Macron et la presse mainstream, si j'ose dire.
08:15Parce que c'est eux qui donnent les labels.
08:17C'est-à-dire qu'ils vont donner... Ils n'ont pas de problème.
08:19Ils savent très bien que le label, ils l'auront.
08:21Ils l'auront d'autant plus que c'est eux qui le donnent.
08:23Donc Télérama, France Inter, ils vont tous être côté Macron.
08:27Le monde des libérations, ils vont avoir un bon label.
08:29Cette alliance objective, elle existe.
08:32Elle existe parce qu'en fait, quand nous disons que les coûts les plus rudes sont les coûts donnés par les journalistes.
08:39C'est ça les coûts les plus rudes pour ces news ?
08:41Alors vous avez raison, parce qu'il y a une partie de la presse.
08:44Alors le point, le Figaro, mais ça restera des organes de presse minoritaires.
08:49Quelques voix, j'ai dit, Routel Kriyev, mais BFM et LCI ne vont pas monter au créneau.
08:55Je vous donne quand même deux bonnes nouvelles.
08:57La première, c'est que le monde a essayé de faire ça.
08:59La question du label, ils avaient inventé pour les sites internet des médias,
09:02les pastilles vertes, c'était bien.
09:04Orange, c'était pas dingue.
09:06Et rouge, c'était nul.
09:08Ça n'a pas duré très longtemps parce que la profession ne l'a pas pris au sérieux.
09:10Ils s'allieront contre nous.
09:13Ça sera une alliance objective.
09:15Non, je ne pense pas que ça marchera.
09:16Mais ils s'allieront en disant, c'est news, le GDD, Europe 1, c'est le diable.
09:22Ça sera même contre-productif.
09:24Il y a déjà une alliance de faits.
09:25C'est ça, le diable.
09:27Il suffit de lire complément d'enquête, il suffit de lire le nouvel-là.
09:30Le monde, c'est fini.
09:32Elle existe.
09:33C'est contre-productif.
09:35Ils font une erreur énorme.
09:35Ils ne se rendent pas compte que la vérité, c'est que demain,
09:38ils peuvent eux aussi se retrouver sans le label pour d'autres raisons,
09:40s'ils pouvoir changent.
09:41C'est une catastrophe.
09:42Et surtout, c'est un honneur incroyable.
09:44Oui, c'est ça.
09:44C'est-à-dire que vous en êtes aujourd'hui dans un monde qui vacille.
09:47Vous avez l'Élysée qui prend son temps pour faire une séquence du ministère de la vérité
09:51et nous répondre à nous.
09:52C'est vrai.
09:52Non, mais pardon.
09:54Si vous voulez nous...
09:55Je vous assure, ceux qui réfléchissent à la com' de l'Élysée,
09:58ça ne me paraît pas des...
10:01Ça ne me paraît pas très performant.
10:03Le clip est très anxiogène.
10:05Alors, on va le revoir.
10:05Vous voulez qu'on le revoie une fois ?
10:06Oui, c'est bien.
10:08Faisons-nous...
10:09Je le dis pour Benjamin.
10:11Non, voyez, c'est l'Élysée qui n'a rien d'autre à faire
10:13qui répond assez de choses aujourd'hui.
10:15L'Élysée.
10:17Emmanuel Macron envisage un label pour les médias.
10:21Il y aurait les bons médias et les moins bons.
10:23Comment ne pas voir dans cette initiative une tentation autoritaire
10:26d'un président mécontent du traitement médiatique
10:29et qui souhaite imposer un récit unique ?
10:32Je propose un nom pour ce nouveau service de communication, la Pravda.
10:36Jamais la menace totalitaire n'a été aussi présente, aussi probable
10:42depuis la peste brune et la peste rouge qu'avec la Macronie finissante.
10:47Ce n'est pas l'État qui doit vérifier.
10:49Si c'est l'État qui doit vérifier, là, ça devient une dictature.
10:52Mais il faut que les journalistes garantissent à leurs lecteurs
10:55qu'eux ont vérifié avec une déontologie.
10:58Donc, ils sont les garants entre eux.
10:59Je pense que c'est important qu'il y ait une labellisation faite
11:02par des professionnels qui puissent dire
11:04« ça, c'est des gens qui sont sérieux, ça, ce n'est pas des gens qui informent ».
11:07Il y a beaucoup de réactions, évidemment.
11:09David Lissnard, ici, la présidence de la République
11:11vous laisse caricaturer un ministère de la Vérité
11:13et ne s'y prendrait pas autrement.
11:14Je pense que les arguments produits pour dénoncer le risque
11:16d'un tel label du bon média proposé par Emmanuel Macron
11:18méritent mieux que cette communication stigmatisante
11:21et populiste de l'Élysée.
11:24À moins que le but ne soit que de remettre une pièce dans la machine
11:26et de tenter d'exister pour masquer cette fin crépusculaire
11:29de mandat.
11:30Vous avez également Bruno Retailleau, je crois,
11:32qui s'est exprimé.
11:33Sous quelle forme Bruno Retailleau ?
11:35Un label de l'information décidé sous l'impulsion du pouvoir,
11:38c'est une dérive inquiétante.
11:39C'est Bruno Retailleau, ancien ministre de l'Intérieur.
11:41C'est news.
11:43Nul gouvernement n'a à trier les médias ni à dicter la vérité.
11:46C'est Bruno Retailleau.
11:47La France n'a pas besoin d'un ministère de la vérité.
11:50C'est Bruno Retailleau.
11:51La liberté de la presse, c'est un pilier.
11:53On ne l'entoure pas de sceaux officiels.
11:55On la protège.
11:56Ça, c'est daté d'aujourd'hui.
11:57Et puis, vous avez M. Bellamy.
11:59Alors, évidemment, c'est plutôt des gens de droite qui se sont exprimés.
12:04Écoutons M. Bellamy.
12:07Pendant des années, peut-être des décennies en France,
12:10il y a un camp politique.
12:12Il y a une vision du monde qui a eu le monopole de l'information
12:16et le monopole du débat public, de l'organisation du débat public.
12:21Et ce camp, aujourd'hui, a perdu ce monopole.
12:23Parce que le pluralisme est revenu par le fait que de nouveaux médias se sont développés,
12:29le fait que de nouveaux discours se sont affirmés.
12:31La gauche pensait être certaine de régner pour toujours sur l'information.
12:36Et aujourd'hui, il y a d'autres voix, dont la vôtre.
12:39Et c'est précisément ce qui dérange d'autres médias, dont le vôtre.
12:43C'est ce qui dérange ce camp qui aurait voulu garder pour toujours
12:46cette possibilité d'être le seul à dire le vrai et le bien.
12:50C'est plus que ça les dérange, ça les enrage.
12:54Emmanuel Macron a deux ennemis.
12:57Vladimir Poutine.
12:58Et lui-même.
12:58Et moi.
13:00Là, je suis un peu inquiet.
13:01Oui.
13:02C'est très valorisant pour Poutine.
13:04Attendez, attendez.
13:05Castigat, ridendo, mores.
13:07Ça y est.
13:07Il y avait longtemps.
13:08Pardonnez-moi.
13:09Il y avait longtemps.
13:10Castigat, ridendo, mores.
13:11Je disais ça pour rire, bien évidemment.
13:14Je disais ça au second degré.
13:15Non mais c'est un pouvoir.
13:16Quand on y réfléchit, l'information, elle est multiple.
13:20Elle est multiforme.
13:22L'important, c'est l'interprétation qu'on en fait.
13:25L'interprétation, ça fait partie de la liberté de conscience, d'expression.
13:28Là, il n'y a pas d'interprétation.
13:30Le problème, c'est qu'on voudrait finalement éviter toute interprétation qui s'écarte
13:34de la vérité officielle.
13:35Un label, c'est un label.
13:37Parce que le fait lui-même, il existe.
13:38Le fait informatif.
13:40Après, c'est la manière dont on en discute.
13:42Alors, moi, je te propose une chose.
13:43Oui.
13:44Que le Président vienne nous voir.
13:46Mais pourquoi vous ne l'invitez pas ?
13:48Il a invité 35 fois.
13:51Invitez-le.
13:52Mais non, c'est Laurence et Sonia qui font les interviews politiques.
13:57Très bien.
13:58Je propose que le Président vienne et échange avec Laurence et Sonia.
14:03C'est ça qu'il devrait faire, le Président.
14:05Plutôt qu'il nous répondre comme ça, c'est pas à son niveau qu'il vienne.
14:09Et qu'il nous dise, voilà, je ne suis pas d'accord avec vous, etc.
14:12C'est ça qu'il faut venir.
14:14Il n'est pas venu une fois depuis qu'il est président.
14:16Alors qu'il est allé sur des idées.
14:17Oui, il n'y a jamais lu.
14:18Il a répondu quand ça fait des deux chroniqueurs.
14:22Max Fly et Carvito.
14:23Il a répondu à Max Fly et Carvito.
14:25Ce ne sont même pas des chroniqueurs, ce sont des youtubeurs.
14:27Plenel et Bourdin.
14:27Il a parlé à Edouard Plenel, il a parlé à Max Fly et Carvito.
14:34Il peut nous parler à nous quand même.
14:36Mais monsieur Proulx, cher Pascal, vous imaginez bien que la société de connivence
14:42ne peut pas accepter le fait qu'un média comme le nôtre ne mette pas sous le boisseau
14:46la réalité de la tragédie des Français.
14:49Quand il parle de dissidence, qu'est-ce que la dissidence prouvée, montrée, expliquée,
14:54démontrée ici sur CNews ?
14:55C'est l'explosion de l'antisémitisme, c'est l'avancée de l'islamisme,
14:59c'est le narcotrafic qui explose, c'est la violence qui gangrène l'ensemble du pays,
15:04c'est le racisme anti-blanc.
15:06En fait, quels sont les sujets que nous abordons ?
15:08Ce sont précisément les sujets où il est en total échec.
15:11Donc la dissidence audiovisuelle qu'il appelle à mettre au pas,
15:14elle fait du bien aux Français et c'est peut-être ce qui explique le succès de notre chaîne.
15:17Je suis désolé, Philippe.
15:19Et on parle aussi du pouvoir d'achat.
15:21Du pouvoir d'achat, bien sûr, bien évidemment.
15:22Et on parle aussi de la réalité des Français.
15:23Mais effectivement, ce matin, on avait eu du dialogue avec Vincent Hervouet,
15:26qui ne lui a sans doute pas plu non plus sur la crise ukrainienne.
15:30Bon, c'est ainsi.
15:31Mais on ne peut pas dire que la France soit déterminante sur la crise ukrainienne.
15:35Pardonnez-moi de le dire.
15:36Je suis désolé, Philippe de Villiers n'est pas apocalyptique
15:39quand on sait qu'il y a une télévision qui a été rayée de la carte,
15:45et qu'il y a des amendes différentes,
15:46ou qu'il n'y a pas d'amende pour le service public,
15:48et beaucoup d'amende pour certaines télés privées.
15:51Ce n'est pas apocalyptique.
15:52Bon, écoutez, tout ça, il y a des choses plus graves.
15:55Vous en conviendrez.
15:56C'est quand même grave.
15:57C'est quand même grave.
15:58Une liberté fondamentale.
16:00Oui, oui, oui.
16:00Une liberté de conscience.
16:01Il y a eu des révolutions quand on a voulu museler la presse.
16:04Oui.
16:041830, par exemple.
16:05L'invitation est lancée.
16:08Je suis persuadé que, voilà, ça fait partie.
16:10Pardon, il y a quand même quelque chose qui, pour les gens qui font notre métier, est très très grave,
16:13c'est qu'il y a une bataille en ce moment pour décider ce qui est vrai et ce qui est faux.
16:17Quand on est attaqué, par exemple, et qu'on dit des fake news, la semaine dernière, complément d'enquête,
16:21ils disent qu'on a inventé le lien entre l'immigration et l'insécurité,
16:24qui est établi par toutes les études scientifiques sur le sujet.
16:27Et on vous dit, la science dit que non.
16:30La science, en l'espèce, c'est une étude qui a 20 ans et qui compare avec le Chili.
16:34Non, mais c'est l'insenco.
16:35C'est l'insenco.
16:38Et la dame qui disait ça s'appelle Madame Aldui.
16:40Bien sûr.
16:41Et on apprend que cette dame est la sœur d'un des directeurs de France Télévisions.
16:47Et tout va bien.
16:47Et tout va bien, comme vous dites.
16:49Et tout va bien.
16:50Et eux disent le vrai et nous, on est censés dire le faux.
16:52C'est quand même incroyable.
16:52Nous nous falsifions, nous.
16:53CNews falsifie la réalité.
16:55Souvenez-vous des propos de Madame Ocranie.
16:57Ça, c'est Christine Ocranie.
16:58En tout cas, je vous dis, tout ça, invitons le président de la République.
17:03Et il reste combien ? 15 mois ?
17:06Bon, la possibilité de venir, qu'ils viennent et qu'on échange ensemble.
17:12Bon, c'était le premier thème que nous voulions développer ce soir.
17:16Deuxième thème qui est très intéressant, c'est le maire de Saint-Etienne.
17:19Le jugement est tombé ce lundi maintenant.
17:20Un juge de chantage, détournement de fonds publics et associations de malfaiteurs.
17:24Gaël Perdriot, 53 ans, maire ex-les Républicains de Saint-Etienne, est condamné à 5 ans d'emprisonnement.
17:31Donc, 4 ans ferme, 50 000 euros d'amende et de ça.
17:33Mais l'histoire, elle est glauque.
17:37Mais ce n'est pas tant ça qui m'intéresse.
17:39Ce qui m'intéresse, c'est l'exécution provisoire.
17:40Qui devient maintenant la règle.
17:43Donc, on va peut-être marquer une pause.
17:45Il est 20h24 et on va revenir avec ce sujet qui me paraît très intéressant.
17:52Puisque vous disiez l'autre jour que l'exécution provisoire, en 40 ans, vous ne l'avez jamais vue.
17:56Maintenant, il n'y a que l'exécution.
17:57Pas dans le type de dossier que je défends et qui ressemble un peu à celui-là.
18:01Donc, ça veut dire que la deuxième juridiction...
18:04Ça ressemble un peu à une mode.
18:07Un esprit chagrin pourrait même penser qu'un tribunal voudrait même confirmer la jurisprudence parisienne.
18:15Là, je vais loin.
18:16Oui, mais...
18:17Je vais loin, je vais trop loin.
18:18La différence, c'est que là, il est peut-être, comment dire, coupable.
18:22Et puis, il y a d'autres affaires où, en plus, les gens sont innocents.
18:24Monsieur Pau, il a fait appel.
18:25Oui, il a fait appel.
18:26Il a fait appel, il est présumé innocent.
18:29Mais cette histoire est glauque.
18:30Donc, on marque une pause.
18:32Tout le monde ne la connaît pas, forcément.
18:34Et on revient avec dans une seconde.
18:39Alors, je ne suis pas sûr que tout le monde connaisse précisément l'affaire de Saint-Étienne.
18:43J'ai essayé de vous la rappeler très brièvement.
18:45Elle date de 2022.
18:47Août 2022, c'est Mediapart, qui révèle l'existence d'une vidéo intime impliquant Gilles Artigues,
18:54qui est l'ex-premier adjoint à la mairie de Saint-Étienne, quelques jours après cet homme porte-plein,
19:00contre le mail, Gaël Perdriot.
19:03L'affaire remonte à début 2015.
19:05L'ancien adjoint de la mairie de Saint-Étienne, Gilles Artigues, est filmé à son insu dans un hôtel parisien,
19:11en compagnie d'un escorte gay en train de se faire masser.
19:15Et ces images avaient été gardées sous le coude et servaient, d'après la justice,
19:18de levier de chantage, avec comme objectif pousser l'élu à se retirer de la vie politique locale.
19:26J'espère que vous avez suivi ces informations.
19:28Alors écoutez Tanguy Hamon, qui vous fait un résumé à la fois de cette affaire et de ce qui s'est passé aujourd'hui.
19:34Cinq ans de prison, dont quatre fermes, avec exécution provisoire assortie d'une peine d'inéligibilité immédiate de cinq ans
19:42ont été prononcées contre Gaël Perdriot.
19:45Celui qui dirigeait la ville de Saint-Étienne depuis 2014 a donc dû quitter la tête de la mairie des le prononcés du jugement.
19:53L'ex-maire a été reconnu coupable de chantage à la sextape contre son ancien premier adjoint,
19:58mais aussi d'associations, de malfaiteurs et de détournements de fonds publics.
20:04Le tribunal de Lyon a demandé un mandat de dépôt à effet différé.
20:08Il a donc pu ressortir libre, mais devra obligatoirement passer par la casse prison,
20:13puisque l'exécution provisoire a été prononcée.
20:17Ses avocats ont dénoncé une décision, je cite, d'une sévérité inouïe,
20:22dont l'exécution provisoire nous paraît parfaitement injustifiée.
20:26Ils vont faire appel, une demande de remise en liberté sera déposée dès que possible.
20:32Bon, maître, cette affaire d'exécution provisoire qui devient maintenant la règle,
20:37et c'est pourquoi je dis maître, parce que chacun sait que vous êtes avocat,
20:41qui n'était pas la règle jadis.
20:43Alors, c'est vrai qu'il y a une loi récente qui l'autorise, mais elle a déjà 3-4 ans,
20:50et je vous dis que dans mes affaires à moi, je ne vous parle pas des affaires de drogue
20:55avec des types qui menacent et qui peuvent partir à tout moment,
20:59où ça, c'est vrai, ça arrive, mais dans des affaires de ce type,
21:02je n'en ai pas encore vu une, et je trouve effectivement toute réserve gardée sur cette affaire.
21:08Il se trouve qu'il a interjeté appel, il se trouve qu'il clame son innocence,
21:13il se trouve que lui dit qu'il n'était pas au courant, j'en sais rien du tout,
21:18mais pour moi, c'est la fin du second degré de juridiction.
21:25Tu as raison, cette exécution provisoire, c'est une formidable atteinte au double degré de juridiction,
21:30qui est un principe, mais vraiment intangible et reconnu par la Cour européenne, etc.
21:33Moi, je voudrais citer un cas, c'est une de mes amies d'ailleurs, qui était maire de Montauban.
21:39Bien sûr, Brigitte Barrage.
21:40Brigitte Barrage, qui était maire de Montauban.
21:43Elle a été condamnée, elle a été avec exécution provisoire,
21:47elle a remis son écharpe, elle a perdu sa mairie, elle a perdu l'interco, etc.
21:51Vient un jour l'appel, tu te souviens ?
21:54Bien sûr.
21:54Et en cours d'appel, elle est relaxée.
21:56Et je lui restitue son écharpe.
21:58Non mais ça, c'est encore autre chose.
21:59C'est la même chose.
22:00C'est exactement la même chose.
22:01Mais qu'il ne puisse pas se présenter aux élections municipales d'Osset-Étienne,
22:07c'est déjà quelque chose.
22:08Qu'il soit en prison.
22:10Mais c'est pire encore.
22:11Elle a eu la mort civile.
22:13C'est terrible.
22:15Mais c'est le législateur.
22:17C'est comme pour Nicolas Sarkozy.
22:19Oui, attendez.
22:20Sauf que Nicolas Sarkozy, il est sans doute innocent.
22:24Mais Gaël Pedriot nie aussi.
22:26Chacun a le droit à la présomption d'innocent.
22:28Et vous avez raison.
22:29Présomption d'innocent.
22:30Ce n'est pas le même type d'affaires.
22:32Ce n'est pas le même type d'affaires.
22:33Ce n'est pas le même type d'affaires.
22:34Il n'y a rien à voir.
22:35Vous avez raison.
22:35Il y a une affaire quand même qui est très glauque.
22:37Mais c'est sur l'exécution provisoire.
22:39C'est ça.
22:40C'est une atteinte.
22:41La manière dont il est traité également, pardon de vous le dire, dont il est traité médiatiquement.
22:47J'écoutais une certaine radio publique que je ne veux pas nommer par déférence.
22:52Je peux vous dire que ça y est, il était coupable.
22:57Ils n'ont interrogé des gens dans la rue qui confirmaient la culpabilité.
23:01Je n'ai pas entendu un son pour simplement douter de sa culpabilité.
23:05Bon, alors je rappelle que c'est un maire...
23:07Et les conséquences, Pascal, les conséquences sont extraordinaires.
23:11Notamment quand il s'agit de l'exécution provisoire, de l'inéligibilité d'un candidat à l'élection présidentielle.
23:18D'un candidat à l'élection présidentielle.
23:19D'ailleurs, c'est le juge ou d'une candidat.
23:21C'est le juge qui va décider.
23:24C'est le législateur.
23:25Il faut enlever ce pouvoir au juge.
23:26Oui, mais c'est le...
23:27Déjà, il faut commencer par le défendre.
23:30La force d'un principe, c'est que vous le défendez, y compris quand ça ne touche pas les gens.
23:33Donc là, il faut le défendre de la même manière que...
23:34C'est pour ça, d'ailleurs, qu'on en parle.
23:37Je suis d'accord.
23:37L'exécution provisoire, on le défend de la même manière.
23:40On trouve que ce n'est pas adapté, sauf, effectivement, dans des cas de crimes...
23:44De violence ou de troubles.
23:47Autrement, ça ne sert à rien d'avoir deux degrés de...
23:49Je vous donne ma parole.
23:50Il serait de la France insoumise que j'aurais exactement la même position.
23:53Bien sûr.
23:54Et ensuite, il faut que...
23:55Comme il ne serait peut-être pas condamné.
23:56C'est ce que vous voulez dire aussi.
23:57J'y pensais très fortement.
24:01Bon.
24:01Autre sujet qui nous intéressait, la possible interdiction du voile pour les jeunes filles divise au sein du gouvernement.
24:07Alors, c'est très intéressant parce que M. Nunez, hier, s'est prononcé contre cette interdiction.
24:14Vous allez l'écouter.
24:15Alors que M. Attal, Mme Berger sont plutôt pour.
24:19Mais ce qui est intéressant, c'est que c'est très peu commenté la position de Laurent Nunez ce matin.
24:25Parce que c'est un sujet, là encore, sur lequel l'ensemble des médias ne veulent pas aller.
24:30Donc, lui a parlé de stigmatiser.
24:32Bon.
24:32C'est quand même un sujet important.
24:34Est-ce que tu mets des...
24:35C'est fondamental, oui.
24:37Ah oui.
24:38Est-ce que les petites filles, tu leur interdis de porter le voile.
24:40C'est pas rien comme sujet.
24:41Absolument.
24:42Et c'est pas rien la position de Laurent Nunez, il est ministre de l'Intérieur.
24:45Ce matin, quasiment sur les médias, on n'en parle quasiment pas.
24:48Ça me paraît pourtant un sujet important.
24:50Écoutez M. Nunez.
24:51Toutes mesures qui seraient décidées de manière générale, de manière générale, un, me semble pas forcément très efficace.
25:02Il faut plutôt essayer de s'attaquer à ces structures, à ces individus qui disent à ces jeunes filles qu'elles doivent avoir le droit d'aller voiler à l'école
25:10et qu'il faut se battre pour se faire et que sinon il faut refuser d'aller à l'école.
25:13C'est ces gens-là qu'il faut atteindre.
25:14Ce sont ces gens-là qu'il faut atteindre.
25:16Donc, elle n'est pas forcément efficace et utile.
25:18Et deuxièmement, je pense qu'elle est très stigmatisante vis-à-vis de nos compatriotes musulmans qui peuvent se sentir blessés par ce type de proposition.
25:29Sabrina Medjaber, ce mot valise stigmatisant, qu'on n'a plus envie d'entendre parce que tu mets tout derrière ce mot,
25:39et puis c'est toujours une manière de ne pas affronter la réalité.
25:43C'est ça ? En fait, parler de stigmatisation, c'est précisément essentialisé.
25:49Ça veut dire que M. Nunez considère que tous les Français de confession musulmane pourraient voiler leurs filles.
25:54Il croit que tous les Français de confession musulmane sont pour le voilement des fillettes.
25:59Donc, en fait, il parle de stigmatisation, enfin, il essaye d'empêcher la stigmatisation,
26:04alors que lui-même essentialise les musulmans, les considérant comme un bloc monolithique.
26:07Ça, c'est le premier paradigme.
26:10Le second, c'est qu'il parle d'il faut identifier les personnes qui font de l'antrisme.
26:16Mais pour ça, il faut une loi dans ces cas-là.
26:18Pour identifier l'antrisme islamiste, pour lutter contre l'antrisme islamiste,
26:23en plus, il est ministre de l'Intérieur, donc il est informé des rapports quand même.
26:25Il sait que l'islamisme avec le narcotrafic, c'est l'une des menaces fondamentales pour notre pays.
26:30Donc, pour cela, il faut légiférer.
26:32Sauf qu'il balbutie parce qu'il a peur que, précisément, la société de connivence
26:37l'accuse d'un autre mot usé, rayé, mais suranné, qui est l'islamophobie.
26:42Donc, il est pris dans le piège, malheureusement, du narratif officiel
26:45où il n'arrive pas à avoir une position claire, tranchante, sur l'avenir de nos jeunes femmes.
26:49Et moi, j'aurais aimé, voyez-vous, que face à Sonia Mabrouk, ils lui disent
26:52« Moi, en tant que ministre de l'Intérieur, mon rêve serait que toutes les petites filles de France
26:57deviennent des Sonia Mabrouk. »
26:59Alors, ce n'était pas devant Sonia.
27:01Ce n'était pas devant Sonia ?
27:01Bon, en tout cas, il est déjà passé devant Sonia.
27:05Plutôt que d'élever les jeunes filles de France, les petites filles de France
27:08à devenir des femmes libres en France, il essaye plutôt de les muser.
27:11Ce qui est intéressant, c'est qu'il doit considérer que M. Attal stigmatise.
27:15Écoutez, Gabriel Attal.
27:17Alors, moi, je ne suis pas pour l'interdiction générale du voile en France.
27:21J'ai déjà eu l'occasion de le dire.
27:23En revanche, je considère qu'il y a un enjeu de protection des mineurs pour un phénomène
27:29dont on voit qu'il se développe, qui est le voilement de fillettes.
27:33Vous avez été choqué à l'Assemblée nationale ?
27:34Évidemment, mais vous savez qu'avant même qu'on voit cette scène à l'Assemblée nationale...
27:38Des petites filles, je dis, pour nos auditeurs.
27:40Bien sûr, j'avais déjà pris position.
27:41On avait commandé un rapport sur les frères musulmans en France.
27:46Ce rapport a été remis.
27:47Ce rapport, il documente qu'il y a, je cite,
27:50une offensive coordonnée Wahabo salafiste
27:53pour imposer le voilement de fillettes de parfois 5 ou 6 ans sur le territoire national.
27:59On avait commandé ce rapport.
28:00Ce rapport a été remis.
28:01Et j'ai dit que sur la base de ce rapport, oui, il fallait prendre des mesures.
28:05Mais des mesures de protection de l'enfance.
28:06Une femme qui décide de se voiler,
28:09si ça ne lui est pas imposé, c'est son choix.
28:12Une fillette qui a 6 ou 7 ans,
28:14personne ne peut affirmer que c'est son choix de se voiler.
28:17Et donc, quelque part, on la force à intérioriser, dès son plus jeune âge,
28:21le fait qu'elle est soumise à l'homme.
28:23Et ça, on ne peut pas l'accepter dans la République française.
28:25Manifestement, M. Dines ne pense pas comme lui.
28:27Et je voulais vous faire écouter Mme Berger également,
28:29qui, sans doute, aux yeux de M. Dines, doit stigmatiser aussi les musulmans.
28:33Quand j'ai porté la proposition, il y a depuis plusieurs années déjà,
28:36sur la question du voilement des petites filles.
28:38Je me souviens quand même des attaques que je recevais.
28:40Je vois qu'aujourd'hui, il y a un peu plus de consensus politique sur ce sujet.
28:43Tant mieux, ça veut dire qu'il y aura sans doute une majorité à l'Assemblée nationale.
28:46Il y a plusieurs propositions de loi qui ont été déposées.
28:48Allons-y, faisons-le.
28:49Pas dans une logique d'offense de je ne sais qui ou de stigmatisation.
28:52Juste de reconnaissance qu'il y a un sujet spécifique,
28:55qui mérite qu'on ait une attention spécifique.
28:57Typiquement, quand on parle de laïcité,
28:59la laïcité, c'est d'abord une protection.
29:01C'est une protection singulièrement pour les femmes.
29:03C'est un outil de liberté.
29:05Aujourd'hui, quand vous demandez, y compris aux plus jeunes Français,
29:08et surtout aux plus jeunes Français,
29:09ils ne vivent pas le principe de laïcité comme une liberté,
29:12mais souvent, justement, comme une offense ou comme une oppression.
29:15Pourquoi ?
29:16Là encore, ce n'est pas totalement spontané, ce type de réponse.
29:18C'est parce qu'on leur a inculqué ça.
29:21Parce qu'on leur a expliqué que la laïcité est un instrument dans notre pays
29:25pour être en opposition ou contre certaines catégories de Français.
29:28Et alors, qu'est-ce qu'on fait de la pédagogie ?
29:30Ça, c'est un sujet important, quand même,
29:31qui mériterait qu'il soit évoqué.
29:34La position de M. Nunez, la position d'autres personnes de la Macronie.
29:38Silence radio.
29:40C'est sûr que M. Nunez passe une meilleure semaine que Mme Berger,
29:43je pense, au niveau des réactions médiatiques.
29:44Mais quand même, quand vous écoutez ce qu'il dit,
29:47il suffit de renverser, en fait, sa phrase.
29:49Et c'est assez sidérant.
29:50C'est-à-dire qu'il explique qu'il faudrait qu'on accepte
29:54que des gamines de 6, 7, 8, 10 ans se baladent voilées
29:57en trouvant ça normal pour ne pas stigmatiser.
30:00Moi, je suis désolé, en fait.
30:00Je pense qu'au contraire, c'est quelque chose que Sabrina l'a dit.
30:02Mais moi, j'ai quand même traversé des pays musulmans.
30:06Je n'ai pas vu partout des filles être voilées.
30:07Je n'ai pas vu, d'ailleurs, il y a aussi plein de femmes qui ne sont pas voilées.
30:10Et je pense qu'il faut stigmatiser les gens qui, chez nous,
30:12veulent voiler les femmes en réalité.
30:14Et ça ne me dérange pas du tout de les stigmatiser.
30:16Je ne suis pas sûr qu'à Marrakech, effectivement,
30:17les jeunes filles de 10 ans soient voilées.
30:18Je crois qu'elles ne le sont pas.
30:20Je vis en Israël dans une ville judéo-arabe
30:24qui s'appelle Jaffa
30:26où de nombreuses femmes
30:28sont voilées, ce qui ne me gêne pas.
30:31Je n'ai jamais vu,
30:32vous m'entendez, je n'ai jamais vu
30:34une fillette voilée. Je n'ai pas vu une.
30:36Bien sûr.
30:37L'Ukraine, Volodymyr Zelensky
30:40a rencontré aujourd'hui Emmanuel Macron pour la dixième
30:42fois depuis l'invasion russe en 2022.
30:44Pour l'heure, aucun plan n'est finalisé.
30:47C'est ce qu'a affirmé Emmanuel Macron
30:48à la suite de cet entretien.
30:49Mais là, il y a une dépêche qui vient
30:51à l'instant de tomber.
30:53Le président Zelensky a jugé lundi
30:54qu'il était injuste de ne pas inclure
30:56les Européens dans les pourparlers
30:57sur la reconstruction de l'Ukraine,
30:59l'un des volets du plan américain
31:01visant à mettre fin à la guerre
31:02avec la Russie.
31:04Donc on peut peut-être écouter
31:05le président de la République.
31:08Je veux ici d'abord témoigner au président Zelensky
31:12à travers lui et à toute l'Ukraine.
31:14Tout notre soutien après les nouvelles frappes
31:18qui ont visé le pays, martyrisé la ville de Kiev.
31:22Et je voudrais ici redire nos condoléances.
31:26Et après ces dernières heures,
31:28la frappe qui a touché Dnipro,
31:30là aussi en faisant plusieurs victimes civiles.
31:32Au moment où on parle de paix,
31:35la Russie continue de tuer et de détruire.
31:39C'est évidemment une insulte aux droits
31:42et un obstacle à la paix.
31:44On a le sentiment qu'on avance vers la paix.
31:47Alors Vincent Herouet n'est pas avec nous ce soir.
31:50C'est ce qu'il pouvait ce matin.
31:52Il y avait une forme d'optimisme.
31:54Et effectivement, il remarquait que l'Europe
31:57et la France n'est pas très présente.
32:00Hélas, sans doute.
32:01Elle décide chez Trump maintenant.
32:03Voilà, c'est comme ça.
32:04La France est en jeu.
32:06La France et l'Europe, disons.
32:08Oui, mais la France avait toujours un rôle prépondérant
32:10avec l'Allemagne.
32:12L'Europe n'est...
32:13La parole de notre président.
32:16Et avant de parler de reconstitution...
32:16Là, ne ciblons pas Emmanuel Macron.
32:18Ça se fait sans l'Europe.
32:20Permettez-moi de cibler quand même.
32:21On a une activité qui est un peu...
32:23Avoir une deuxième séquence du ministère de la vérité.
32:25On va...
32:25On va ça bien faire.
32:26On a suffisamment d'enuies comme ça.
32:29On a le droit de dire des bêtises.
32:30Oui, oui, oui.
32:31Soyez gentil.
32:32Georges a raison.
32:33Ce n'est pas une fake news
32:34de dire qu'il n'y a pas très longtemps,
32:35il y a une semaine,
32:36on faisait sans doute signer un contrat
32:38pour des rafales
32:38qu'on n'a pas les moyens de produire
32:39et qu'ils n'ont pas les moyens de payer.
32:41C'est comme la guerre.
32:41Elle est imaginaire.
32:42Exactement.
32:42Et qu'on a fait une coalition des volontaires
32:44et qu'on est allés visiter...
32:45Enfin, qu'Emmanuel Macron et Zahnski
32:46sont allés visiter la dernière fois ensemble
32:47cet endroit qui n'aura pas de prise
32:50sur la réalité de cette guerre.
32:52Et peut-être que...
32:52On va attendre un peu.
32:54Mais bon, on espère la paix en tout cas.
32:57Que voulez-vous dire ?
32:58Peut-être que M. Trump va réussir
33:00encore une fois,
33:01malgré tous ses excès.
33:03Je dois dire que...
33:05que l'agresseur Poutine,
33:06c'est quand même l'agresseur.
33:07Oui.
33:07L'agresseur Poutine s'arrête,
33:11qui est sans doute un partage de territoire.
33:14Moi, très sincèrement,
33:15que la Crimée ou le Donbass deviennent russes.
33:19Ce ne sera pas le scandale des scandales.
33:21Ce sont des populations russophones.
33:23Mais le principal,
33:24c'est qu'on n'empêche pas l'Ukraine
33:26de conserver une armée
33:28qui soit capable de se défendre.
33:30Ça, ça me paraît quand même essentiel.
33:31C'est l'un des grands enjeux.
33:33Et puis, que l'identité ukrainienne soit préservée,
33:36le peuple ukrainien soit préservé
33:38et que le gouvernement soit mis en place.
33:41Peut-être pas celui de M. Zelensky, d'ailleurs,
33:43mais qui assure la continuité de l'État.
33:45Bien sûr.
33:47La bataille de Noël.
33:48On est le 1er décembre aujourd'hui.
33:51Elle commence chaque année.
33:52Bon, c'est une antienne
33:54parce qu'on va répéter tout ce que nous disons chaque année
33:57et notamment sur les crèches.
33:58Alors là, je vais vous montrer la nouvelle crèche
34:00de la Grand-Place de Bruxelles
34:02qui fait l'objet d'un vif débat depuis son installation.
34:04Une crèche inclusive,
34:05sans visage.
34:07La tête de la figurine du petit Jésus a par ailleurs été volée ce samedi.
34:12Et vendredi, des manifestants pro-palestiniens
34:14sont également venus perturber les festivités
34:17en scandant à plusieurs reprises des chants à la gloire du Hamas.
34:20Et certains disent que ce qui se passe à Bruxelles
34:22sera peut-être Paris dans 10 ans
34:24et d'autres disent peut-être aussi dans 5 ans.
34:28Donc on ne parle plus de Noël.
34:30On parle de plaisir d'hiver à Bruxelles.
34:34Et je vous propose peut-être d'écouter
34:36Claude Moniquet qui évoquait
34:39ces manifestations
34:41et qui est notre correspondant permanent
34:43sur ces questions et du terrorisme
34:45et sur la vie bruxelloise.
34:47Il faut savoir que tous les vendredis soirs
34:50depuis le début de la guerre,
34:53il y a une manifestation place de la bourse.
34:55La place de la bourse, c'est à 100 mètres
34:57de la grande place et de la crèche.
34:58C'est à 100 mètres du terrain
35:00ou de la place où se passe
35:02le marché de Noël.
35:06Et cette manifestation
35:07s'est déplacée.
35:09Et en fait, ces manifestants,
35:10100 ou 200 personnes ont envahi les lieux
35:13au cri donc de « Vive la lutte armée
35:16du peuple palestinien »,
35:17ce qui est clairement un soutien,
35:20une apologie du terrorisme.
35:22Et deuxièmement, avec des slogans
35:24comme « De la rivière à la mer,
35:27la Palestine sera libre »,
35:28avec des fumigènes,
35:30avec des drapeaux palestiniens,
35:31beaucoup de cris, des tambours, du bruit
35:33et apparemment quelques incidents,
35:36quelques incidents avec des familles
35:38ou des personnes qui s'étonnaient,
35:40qui se scandalisaient de cette intrusion.
35:43Bon, c'est l'occasion d'ailleurs
35:45de saluer le livre,
35:47le film, pardon, « Sacré-Cœur »,
35:49qui en est aujourd'hui à 460 000 entrées.
35:54On avait reçu plusieurs fois
35:55Steven Gunel,
35:57qui est le réalisateur de ce film.
35:59460 000 entrées,
36:01un film en partenariat avec Europe 1,
36:03le journal du dimanche et CNews.
36:05C'est quand même un succès.
36:06Vous savez, 460 000 aujourd'hui.
36:07C'est énorme.
36:08C'est énorme.
36:09Alors que le maire de Marseille
36:10avait voulu interdire sa projection
36:12dans une salle municipale.
36:14Il y a beaucoup de films
36:15qui aimeraient aller à 460 000.
36:16Et notamment les films encensés par la critique.
36:18Bien sûr, oui.
36:20Mais M. Gunel n'ira pas à Cannes.
36:22Peut-être pas, oui.
36:23Et puis, puisque nous sommes
36:25dans cette affaire de Noël,
36:26je voulais vous parler de Nantes,
36:27puisque chaque année à Nantes,
36:29c'est un feuilleton, là.
36:31Le moment de Noël à Nantes
36:33est un feuilleton.
36:34Et il y a une place célèbre à Nantes
36:35qui s'appelle la Place Royale.
36:36C'est la place la plus importante.
36:37Et j'ai vu ce matin
36:38cet animal
36:40qui est l'emblème,
36:41cette fois-ci,
36:42des fêtes de Noël de Nantes.
36:43Et c'est un bouc.
36:45Et je me suis dit,
36:46tiens, c'est presque un diable
36:47parce que le bouc,
36:48il y a quelque chose.
36:49Des cornes.
36:50Bon.
36:50Et en fait, c'est pas du tout ça.
36:52Parce que je me suis renseigné du plus.
36:54Depuis, c'est un mouflon.
36:55Alors, ça sera l'emblème,
36:56non pas de Noël,
36:59mais du voyage d'hiver.
37:01Parce qu'à Nantes,
37:01on ne prononce pas le mot Noël.
37:03Le mot Noël est interdit.
37:05Donc, on parle de voyage d'hiver.
37:07Et alors, pourquoi ce mouflon
37:09qui est installé dans Place Royale ?
37:11Parce que figurez-vous
37:12qu'il a été créé en 1908
37:13par le Jardin des plantes de Nantes.
37:15C'est un mouflon imagé
37:17par le sculpteur animanier
37:18Charles Valeton
37:19qui a été fondu sous l'occupation,
37:21ne laissant derrière lui
37:22que son rocher.
37:23Et pour la ville,
37:24il s'agit d'un clin d'œil
37:24au patrimoine nantais
37:25pour les fêtes de fin d'année.
37:26Mais quel est le rapport avec Noël ?
37:28Il était assez éloigné.
37:31Subliminal, peut-être.
37:32Moi, je me suis baladé
37:33dans le Jardin des plantes
37:34quand j'étais enfant
37:35et avec mes grands-parents
37:37qui m'y emmenaient.
37:38Je n'ai jamais...
37:39Pas de souvenir particulier
37:40de ce mouflon.
37:42On ne peut pas dire
37:43que ce soit une figure nantaise.
37:45C'est peut-être un mouflon
37:46mais ils sont beaucoup au diable quand même.
37:47Il a été fondu en 1941.
37:49Donc ça, c'est encore un...
37:51Tout est bon.
37:52Tout est bon pour déchristianiser.
37:54Oui, exactement.
37:55Tout est bon.
37:56Alors, il y a plein d'images
37:57de Nantes que vous allez voir.
37:58Mais ils ne sont pas
37:59bons par les Nantes.
38:00Il faut déchristianiser.
38:01Il faut palestiniser même
38:03l'espace public.
38:05Ça va ensemble.
38:06Et c'est vraiment
38:06l'islamo-gauchisme.
38:08Chaque mot compte.
38:09Oui, mais là, par exemple,
38:10il y avait un marché de Noël.
38:11Ce n'est plus un marché de Noël à Nantes.
38:12C'est l'autre marché.
38:13Oui, oui, oui.
38:15Je trouve ça assez ridicule d'ailleurs.
38:17Mais vous voyez cette place
38:18quand on était enfant,
38:19vous voyez Joyeux Noël.
38:21Et aujourd'hui, vous avez la volonté
38:23de dire on ne va pas mettre Noël.
38:24C'est ridicule.
38:25On ne va pas l'écrire.
38:27Vous dites, Pascal,
38:28que c'est ridicule
38:29et vous avez raison
38:30de le prendre comme ça.
38:30Mais pensez à tous ces Nantais,
38:32les jeunes enfants Nantais.
38:34Moi, je pense qu'ils doivent être
38:35heurtés dans leur sensibilité.
38:38Oui, oui.
38:38Non, mais franchement...
38:39Alors, Béziers.
38:40La crèche de Béziers.
38:41Non, mais on préfère Halloween maintenant.
38:43On préfère le Noël.
38:45C'est aussi...
38:46C'est même choquant.
38:47C'est la même tendance.
38:48Je vous assure, non.
38:49Justement, non.
38:49Je ne suis pas d'accord avec vous.
38:50C'est-à-dire que le peuple,
38:52entre guillemets,
38:53est attaché à Noël.
38:54Mais c'est une petite élite,
38:55parfois,
38:56d'intellectuels,
38:57parfois de politiques,
38:58qui est en désaccord complet,
39:00en déconnexion complète
39:03de la réalité.
39:05Ils adorent Noël.
39:06Sur Halloween,
39:07ça a un peu supplanté,
39:08malheureusement,
39:08la Toussaint, quand même.
39:10Alors, ça a peut-être supplanté tout ça,
39:11mais tous les Nantais
39:12vont acheter un sapin de Noël,
39:14ou...
39:14Non, mais Noël,
39:15parce qu'ils ont des enfants.
39:16Bien sûr.
39:17Tous les gens qui ont des enfants
39:18vont acheter un sapin de Noël,
39:19pour mettre des guirlandes,
39:20et vont mettre Joyeux Noël
39:22sur leurs sapins.
39:22Vous avez raison sur Noël,
39:23mais par contre,
39:24je suis désolé de vous dire
39:24qu'au moment Halloween,
39:25la Toussaint,
39:26c'est en même temps.
39:26Halloween, c'est un truc
39:27qu'on a apporté il y a 20 ans.
39:28La Toussaint,
39:29ça a juste 1500 ans,
39:302000 ans,
39:31et pour le coup,
39:32plus personne n'essaie de ce que ça veut dire.
39:33La crèche de Béziers,
39:34regardez,
39:35elle est magnifique,
39:35la crèche de Béziers.
39:36Alors,
39:37elle est à roulettes,
39:38il la sort et il la rentre
39:39quand il est attaqué.
39:41Il est formidable,
39:42Robert Ménard,
39:43parce que,
39:43alors lui,
39:43il ne cède pas.
39:45Donc ça,
39:45c'est bien de ne pas céder.
39:47Voilà,
39:47il a du caractère,
39:48il a été condamné,
39:48je ne sais combien de fois.
39:50Pendant 8 ans.
39:50Un petit récidiviste.
39:51Voilà.
39:52Et,
39:53c'est un phénomène culturel,
39:55la crèche de Noël,
39:57ça s'appelle
39:57les racines chrétiennes.
39:58Et je vous propose
39:59d'écouter Robert Ménard,
40:00le maire de Béziers.
40:02Vous avez ici
40:03le livre d'or,
40:04il est signé chaque année
40:05par 20 ou 25 000 personnes.
40:07Je veux dire,
40:07c'est la France qu'on aime.
40:09On rêve d'une France
40:10où on arrive à se parler,
40:12d'une France
40:12où on arrive à vivre ensemble.
40:14Et puis,
40:14vous avez
40:15un certain nombre de gens
40:16qui hurlaient au loin,
40:18qui au fond,
40:19ne rêvent que d'affrontements,
40:21de monter les uns
40:22contre les autres.
40:23Ils sont tous
40:23ceux que je n'aime pas,
40:24parce que nous n'aimons pas.
40:27Et puis,
40:27des biterrois ont été interrogés
40:29par les équipes de Sénu.
40:30Je vous propose
40:30de les écouter.
40:32C'est ce que j'ai vécu
40:33étant toute petite
40:34et puis,
40:35j'espère que ça va
40:36perdurer.
40:37C'est merveilleux,
40:38au moins,
40:39ça représente vraiment
40:40la France,
40:41Noël,
40:41les fêtes,
40:42l'ambiance.
40:43Les traditions,
40:43ce sont les traditions.
40:44Il faut les respecter.
40:45Et puis,
40:45tous ceux qui ont sifflé
40:46n'ont rien compris encore,
40:48je crois.
40:49Quelques interviews au micro
40:50de Pauline Trèveser
40:51qui était à Béziers.
40:54M. Bédami a pris la parole
40:57également sur ce sujet.
40:58François-Xavier Bédami.
40:59Il y a quelques années,
41:00j'avais obtenu
41:01de la Commission européenne
41:02qu'elle retire
41:03son guide de communication
41:04pour les fonctionnaires
41:05de la Commission
41:06qui leur interdisait
41:07de souhaiter
41:08Joyeux Noël.
41:09Parce que souhaiter
41:10Joyeux Noël,
41:11ce ne serait pas inclusif.
41:13Et je crois qu'aujourd'hui,
41:14nous devons sauver Noël
41:15parce que c'est précisément
41:17la clé
41:18pour rappeler,
41:19justement,
41:19cette référence commune
41:21qui fait que,
41:21par notre héritage,
41:22et notamment par cet héritage
41:23chrétien,
41:24par cette tradition
41:25judéo-chrétienne,
41:26nous sommes le continent
41:27de la liberté de conscience.
41:29Défendre Noël,
41:29ce n'est pas pour les chrétiens,
41:31c'est pour toute notre société
41:33et c'est pour tout notre pays.
41:35Mais le fait
41:37que l'Europe
41:38ait édicté ça,
41:40je regrette d'ailleurs
41:41que Chirac
41:42n'ait pas été
41:42beaucoup plus
41:43volontaire
41:45en maintenant
41:46que les racines
41:48judéo-chrétiennes
41:49de l'Europe.
41:51Il ne faut pas s'étonner
41:51que les Français
41:52se détachent
41:54de l'Europe.
41:55Quand vous avez des gens
41:56qui leur interdisent
41:57de souhaiter
41:57Joyeux Noël,
41:59il faut comprendre
41:59la tendance lourde
42:01des fonctionnaires
42:02européens.
42:03C'est une erreur
42:03sans doute
42:04de Jacques Chirac.
42:05C'est une véritable erreur.
42:06Mais à l'époque,
42:07on ne voyait pas
42:08les choses...
42:08C'est précisément
42:09ce que je lui reproche.
42:10On ne voyait pas
42:11les choses
42:11de la même manière.
42:13Curieusement,
42:13on ne voyait pas
42:14ce danger
42:14de la même manière.
42:16Certains le voyaient
42:16quand même.
42:17Il a quand même expliqué
42:20que les racines
42:20de l'Europe
42:21étaient autant
42:22chrétiennes
42:23que musulmanes.
42:24Ce n'est pas
42:25qu'il ne voyait pas,
42:26c'est que ça ne le dérangeait pas.
42:27Il l'a dit comme ça ?
42:28Il l'a dit à Philippe de Villiers,
42:29c'est lui qui l'a raconté
42:30dans un livre.
42:31Il voulait la Turquie
42:32dans l'Europe, etc.
42:34Sans remettre en cause...
42:36Il n'y a pas que la gauche
42:36qui a fait du mal.
42:37Sans remettre en cause
42:38profondément
42:39la loi 1905,
42:41on pourrait imaginer...
42:42Je rappelle que Nicolas Sarkozy,
42:43pardonnez-moi,
42:44s'est opposé
42:45à la Turquie
42:45dans l'Europe.
42:48Rappelez-vous
42:48à l'époque
42:48qui était favorable.
42:49Oui, c'est ce que
42:50il vient de dire
42:50dans la vie.
42:52Et quand Nicolas Sarkozy
42:53prend cette position,
42:53souvenez-vous à l'époque
42:54les réactions médiatiques.
42:55On le traite de Le Pen, etc.
42:56Bien sûr.
42:57C'est lui qui avait raison.
42:59Ce que je voudrais...
43:00Ce qu'on pourrait imaginer,
43:02c'est que sans toucher
43:03à la sacro-sainte
43:04loi 1905,
43:05on pourrait peut-être
43:06légiférer
43:07pour permettre
43:08l'existence
43:09de tout ce qui est
43:10culturel.
43:12Par exemple,
43:12les crèches
43:13dans les mairies,
43:14à mon avis,
43:15ça relève
43:16de la culture
43:17plus que vraiment
43:18de l'expression religieuse.
43:19Mais il faut être
43:20un peu courageuse
43:21que Robert Ménard.
43:23Pourquoi on ne permettrait pas
43:26la culture chrétienne
43:27de vivre ?
43:27Mais le problème,
43:28au-delà,
43:28il faut être courageux.
43:30Robert Ménard,
43:30il l'est.
43:31Voilà,
43:32il est condamné,
43:32il y va.
43:33Ce n'est pas normal
43:34qu'il soit condamné.
43:34Oui,
43:35mais Georges,
43:35on pourrait aller plus loin.
43:37Non,
43:37il faut le dire
43:37au législateur.
43:38On pourrait aller plus loin.
43:39On pourrait revoir aussi
43:40les subventions accordées
43:41à la Ligue des Droits de l'Homme
43:42puisque c'est la Ligue des Droits
43:43de l'Homme
43:43qui était présente
43:44pour empêcher cette crèche.
43:46La Ligue des Droits de l'Homme
43:47qui fait avancer
43:48l'agenda islamiste,
43:49qui soutient la Bayat,
43:50qui soutient le Camis,
43:51qui est proche
43:51de Tarek Ramadan,
43:52etc.
43:53et qui,
43:54dès qu'il y a une histoire
43:55de crèche,
43:56là,
43:56elle hurle à la laïcité.
43:57Là,
43:58il faut faire respecter
43:58les principes de laïcité.
43:59On ne peut plus de ça.
44:00Peut-être que s'il n'y avait pas
44:01ces militants zélés
44:02du cauchemar national,
44:04peut-être que la France
44:04s'en sortirait mieux
44:05parce que ce sont eux
44:06qui participent
44:06à l'amputation de notre identité.
44:08Oui,
44:08les laïcars sont moins laïcs
44:10lorsqu'il s'agit de l'islam
44:11que du christianisme.
44:13L'affaire Jordan Bardella,
44:15si j'ose dire,
44:16avec ce soir
44:17l'information
44:18qui a été donnée
44:20par le procureur
44:23de Montauban
44:24puisque l'homme
44:25qui a frappé
44:26avec un oeuf
44:27M. Bardella,
44:29manifestement,
44:30cet homme
44:30va être jugé demain
44:32et ce soir,
44:33si je comprends bien,
44:34il est en prison.
44:36En détention provisoire.
44:37Non,
44:38ce n'est pas une détention provisoire.
44:39C'est une incarcération provisoire.
44:41Autre chose.
44:42L'incarcération,
44:43la détention,
44:44c'est qu'on a été condamné.
44:45C'est ce que vous voulez dire ?
44:45Non.
44:46Ah bon ?
44:47Non,
44:47ce n'est pas le régime
44:47de la détention provisoire.
44:49D'accord.
44:49L'incarcération,
44:50c'est le temps
44:51que le tribunal se réunisse.
44:53On le maintient.
44:54C'est presque de la rétention.
44:55Donc,
44:56c'est un homme de 74 ans
44:57et il avait déjà
44:58manifestement
44:59attaqué Éric Zemmour.
45:01Absolument.
45:03Communiqué du procureur.
45:04Le procureur a indiqué
45:05que le mise en cause
45:06n'était affilié
45:06à aucun parti
45:07ou syndicat
45:07et qu'il justifiait
45:08son acte
45:08qu'il estimait
45:09d'opposition
45:09par rapport
45:10à l'extrême droite.
45:13Que risque l'auteur ?
45:13Alors,
45:14il avait déjà été condamné
45:15une fois.
45:16Il avait fait ça
45:17à Éric Zemmour
45:18en 2022
45:18et les faits
45:21se sont déroulés
45:22ce samedi
45:22à Moissac,
45:23comme vous le savez,
45:24en pleine rencontre
45:24avec ses électeurs.
45:25Un individu
45:26s'est jeté
45:27sur lui
45:28et il sera
45:30donc un récidiviste.
45:32Donc,
45:32je ne sais pas
45:33ce que vous en pensez.
45:33Mais la justice
45:33a réagi en tout cas.
45:35Oui,
45:35la justice a réagi.
45:37Je peux s'en féliciter.
45:38C'est vrai,
45:38c'est vrai.
45:39Il n'est quand même
45:39pas tout jeune.
45:39Il a 75 ans en plus.
45:41Il y a eu des réactions
45:42assez étranges.
45:44On les entendait plus.
45:44J'ai pas vu beaucoup.
45:45J'ai pas vu une solidarité
45:50du monde politique
45:51par rapport
45:51à quelqu'un d'agressé.
45:52Il y a eu par contre
45:53la même réaction
45:54que d'habitude.
45:55Ah oui,
45:55mais ses propos
45:56sont tellement violents.
45:56J'ai eu une journaliste
45:58d'une vision concurrente
46:00qui a expliqué
46:01qu'il a commencé
46:02par dire
46:02qu'il était violent.
46:03Islamophobe.
46:04Islamophobe.
46:05Il était violent
46:06politiquement.
46:08Un esprit chagrin
46:09pourrait penser
46:09que c'est une justification.
46:11Je salue Gauthier Lebrecht
46:12qui arrive à l'instant
46:13et qui va s'asseoir.
46:14Alors vous avez raison
46:15de dire que c'était
46:16une journaliste
46:17sur une chaîne concurrente
46:18mais l'autre jour
46:18sur cette même chaîne
46:19concurrente
46:20il y avait une autre
46:20journaliste
46:21qui expliquait
46:23qu'il y avait
46:24un intégrisme catholique
46:25en prison.
46:25Oui,
46:26ça c'est extraordinaire.
46:27Oui,
46:27c'est vrai,
46:28c'est juste.
46:28Mais là,
46:30le label
46:31ne va pas être...
46:35Vous lirez le papier
46:36de Thomas Legrand aussi.
46:37Il dit en substance
46:38que Jordan Bardella
46:39a eu de la chance
46:39que ça ne soit qu'un oeuf.
46:41Ah.
46:41Bonsoir,
46:43Monsieur Lebrecht.
46:43Bonsoir,
46:43Monsieur Pro.
46:44Bon,
46:44et alors,
46:45puisqu'on parle,
46:45vous avez parlé,
46:46j'imagine,
46:46de l'Elysée.
46:47Oui,
46:48comment passer à côté ?
46:49Bon,
46:50Jordan Bardella,
46:51ce soir,
46:51qui vient de réagir
46:53sur l'Elysée,
46:54que le compte officiel
46:55de l'Elysée
46:55s'attaque à un média privé
46:57en disant
46:57sur la dérive
46:58de la présidence
46:59macroniste
46:59et sur le détournement
47:00des institutions.
47:02Voilà pourquoi
47:02la labellisation
47:03des médias
47:04est une idée dangereuse
47:05combattue
47:05par tous les démocrates
47:06cohérents.
47:07C'est Jordan Bardella
47:08qui écrit ça
47:08et sur le compte,
47:11tout à l'heure,
47:11c'était le compte
47:12de l'Elysée,
47:12mais Emmanuel Macron
47:13a également mis
47:14sur son compte
47:15personnel.
47:16Attention,
47:17fausse information.
47:19Sur Instagram,
47:20je rappelle,
47:20et c'est là
47:21que Monsieur le Président,
47:23ce n'est pas
47:23de l'information,
47:25c'était une analyse
47:26qui était proposée
47:27ce matin
47:28dans un éditorial
47:29et également
47:30dans la séquence
47:31qui est proposée
47:32où vous avez
47:33une analyse
47:33de Philippe de Villiers.
47:34Donc,
47:34si on commence
47:35à mélanger
47:35commentaires
47:37et informations,
47:38on est au cœur
47:40du ministère
47:41de la vérité.
47:42Ils ont démontré
47:43ce que ça allait être.
47:44C'est extraordinaire.
47:45Je suis d'accord avec vous.
47:46Ils ont démontré
47:46ce que ça allait être.
47:47Je suis d'accord avec vous.
47:48Mais je pense que,
47:49je n'ai pas d'infos,
47:50mais je pense qu'il est
47:51très mal conseillé,
47:51Emmanuel Macron.
47:52Je pense qu'ils sont énervés
47:53pour plein de raisons,
47:54que la situation internationale
47:56les énerve peut-être aussi
47:57parce qu'elle se fait sans eux
47:59et peut-être que la paix
48:00va arriver,
48:02que ça les agace.
48:03Moi,
48:04je pense justement
48:04que là,
48:04il n'y a plus de conseillers.
48:05Je pense que c'est
48:06Emmanuel Macron directement
48:07qui commente ça.
48:08Il n'y a plus de conseillers.
48:10L'attaque frontale,
48:11il n'y a plus de conseillers.
48:13Emmanuel Macron,
48:13il attaque frontalement.
48:15Il serait son plus mauvais conseiller.
48:17Il ne les écoute pas,
48:17les conseillers.
48:19Écoutez,
48:19c'est possible.
48:20Pour avoir parfois discuté
48:21avec certains d'entre eux.
48:22Bon,
48:23vous discutez encore
48:24avec des conseillers.
48:26Figurez-vous jusqu'à
48:27la semaine dernière,
48:28mais ça va peut-être
48:29se tendre un petit peu.
48:30Ça n'y comptait plus.
48:31Oui, voilà.
48:32Bon,
48:33tout va bien ?
48:34Et vous-même ?
48:35Et M. Dacier est là ou pas ?
48:36M. Dacier est là.
48:37Bon.
48:37On a discuté.
48:38Voilà,
48:39donc je lui présente
48:40mes plus plates excuses.
48:41Oui,
48:41ben vous faites bien.
48:42Pourquoi ?
48:42Vous faites bien de le dire avant
48:43parce que comme ça,
48:44il va peut-être vous saluer
48:45dans le couloir.
48:45Non,
48:46voilà,
48:46parce que moi,
48:47je ne vais pas me fâcher
48:48franchement.
48:49On peut savoir
48:49de quoi il s'agit.
48:50Non,
48:50comment ?
48:51On peut savoir
48:51de quoi il s'agit,
48:52non ?
48:52Peu importe.
48:53C'est un ami.
48:54Voilà.
48:55Et la fidélité,
48:56la loyauté,
48:57tout de là,
48:57voilà.
48:58Et de là,
48:58non,
48:59mais je l'ai taquiné
49:00un peu.
49:00Voilà.
49:01Bon.
49:01Et j'avais tort.
49:03Une fois,
49:04ça va,
49:04pas deux.
49:05Voilà.
49:05Écoutez,
49:06on va parler dans un instant
49:07de ce futur ministère
49:08de la vérité
49:09et on pourra revenir
49:11sur ce qui s'est passé
49:12autour de Jordan Bardella
49:13et surtout,
49:14est-ce que Jean-Luc Mélenchon
49:16va faire faubon
49:17à la commission d'enquête ?
49:19Non,
49:19il va y aller samedi.
49:20Ah oui,
49:20alors ils l'ont convoqué demain
49:21et lui,
49:22il est libre le week-end
49:23en sachant pertinemment
49:24qu'il n'y aura personne
49:25le week-end
49:25et que les députés
49:26ne seront peut-être pas présents
49:26pour l'auditionner ce week-end.
49:28Donc,
49:28il n'est pas encore
49:29devant la commission d'enquête
49:30sur les liens
49:31entre les partis politiques
49:31et les islamistes.
49:32Je vais vous regarder ce soir
49:34et en même temps,
49:35je vais avoir un oeil
49:35sur le compte Instagram
49:37de l'Elysée
49:38parce que le ministère
49:39de la vérité
49:40va peut-être intervenir.
49:41Mais ils vont peut-être
49:41faire des débriefs
49:42de toutes nos émissions maintenant.
49:44Oui,
49:45ils vont avoir du temps.
49:45Gautil,
49:45Gautil,
49:46on rêve.
49:46Comment ?
49:47Je suis très déçu
49:48de ne pas être dans le montage.
49:48Je vais faire le maximum ce soir.
49:52Pauline Trevzer
49:53était avec nous
49:53et je la remercie.
49:54Arnold Cara
49:55était à la réalisation.
49:56David Tonnelier
49:56était à la vision.
49:57Rodrigue était au son.
49:59Merci à Alexandre Martel,
50:00à Benjamin Nau,
50:01Pauline Trevzer.
50:04Toutes ces émissions
50:04sont à retrouver
50:05sur cnews.fr.
50:07Excellente soirée
50:08à tous.
50:10Et n'oubliez pas
50:11de prendre un peu
50:12de distance
50:12sur toute cette information
50:13grâce à une formule
50:15que nous aimons
50:15désormais répéter.
50:17Castigate.
50:18Ridento.
50:20Bores.
50:20Bonne soirée.
50:23Sous-titrage Société Radio-Canada
Écris le tout premier commentaire
Ajoute ton commentaire

Recommandations