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- #hdpros2
Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.
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00:00Bonsoir à tous, Véronique Jacquier, Richard Millet, Gilles-Louis Lame-Gonadel et Gérard Carreau.
00:04Alors cette journée est intéressante parce qu'il semblerait qu'on ait sorti les rames du côté de la Macronie
00:10et qu'on rétro-pédale un peu sur ce thème du label, et le label info qu'avait imaginé l'Elysée pour labelliser les journalistes.
00:23Bon, on écoutera d'ailleurs ce qu'avait dit Emmanuel Macron très clairement, c'était le 19 novembre,
00:28mais il n'y avait pas vraiment d'ambiguïté sur ce qu'il avait dit, me semble-t-il.
00:31Mais aujourd'hui on a un peu sorti les rames, et je vous propose d'écouter tout d'abord Rachida Dati,
00:36qui était sur le plateau de Laurence Ferrari tout à l'heure.
00:40Le président de la République ou le gouvernement n'a jamais dit que nous allions créer un label.
00:44Que fait-il en ce moment ?
00:45Il a évoqué un projet de label pour distinguer les sites des réseaux sociaux.
00:49Non mais, attendez, ça sort de quoi ? Des états généraux de l'information, ça ne sort pas du président de la République.
00:53Et donc, jamais il a dit qu'il fallait un label d'État ou un label tout court à l'initiative du gouvernement.
00:59Donc je remets juste les choses dans leur contexte.
01:02Il fait un tour de France en ce moment, évidemment, parce que les Français sont inquiets, que disent-ils ?
01:07Ils disent qu'on n'arrive plus à faire la différence entre un contenu sur un réseau social et une information journalistique.
01:15Vous êtes journaliste, vous avez une carte de presse, vous respectez une déontologie.
01:18Il y a une commissante de la carte ?
01:19Exactement, il y a des critères.
01:21Donc vous n'êtes pas comme n'importe quel youtubeur, j'allais dire.
01:24Votre contenu, si vous le publiez sur les réseaux sociaux, normalement, il n'a pas la même valeur.
01:30Encore une fois, ce n'est pas une valeur au sens, un jugement personnel.
01:34Je dis simplement, vous avez un métier, vous respectez une méthode, des règles, des critères.
01:40Et dicté par l'art-combe ?
01:41Exactement, donc ça n'est pas la même chose.
01:45C'est le plus simple, parce que c'est lui qui envisage de créer un label.
01:50Et puis après, effectivement, ce n'est pas lui directement qui va nommer,
01:56ou en tout cas qui va juger, pour savoir, ce n'est pas l'État qui va juger les journalistes,
01:59mais il va proposer des institutions qui jugeront, des arbitres qui jugeront les journalistes.
02:05Et ces institutions sont parfois impartiales, disons-le.
02:08Donc écoutons ce qu'avait dit le...
02:09Partial ou impartial ?
02:11Partial.
02:11Partial.
02:12Partial, excusez-moi.
02:13Écoutons ce qu'avait dit le Président de la République.
02:16On doit distinguer les réseaux et les sites qui font de l'argent avec de la pub personnalisée
02:22et les réseaux, les sites d'information.
02:25C'est qu'on va tout faire pour que soit mis en place un label.
02:29Ce n'est pas à l'État de dire, parce qu'il faut faire attention.
02:32Ce n'est pas le gouvernement ou l'État qui peut dire, ceci est une information, ceci n'en est pas.
02:35On n'a pas non plus envie de tomber là-dedans, parce que ce n'est pas ça une démocratie.
02:39Ça devient assez rapidement, sinon, une autocratie.
02:41Ce n'est pas moi qui dis tous les matins l'information de la voie du Nord est bonne ou pas bonne.
02:45On reviendrait en arrière de dix cases.
02:48Par contre, je pense que c'est important qu'il y ait une labellisation faite par des professionnels
02:53qui puissent dire, ceci correspond à la déontologie de gens qui manipulent de l'information.
03:00C'est une matière dangereuse, en fait, l'information.
03:02Et donc, il y a des règles déontologiques.
03:04Reporters sans frontières a mis en place, avec plusieurs autres partenaires, une telle initiative,
03:10justement, sur démocratie et information, qui a proposé, justement, ce type de label.
03:15Les États généraux de l'information ont consolidé cela.
03:17Donc là, il y a un projet qui avance.
03:20La PQR, d'ailleurs, s'est beaucoup engagée sur ce projet.
03:22La presse quotidienne régionale, pardon, et la presse hebdomadaire régionale,
03:27pour dire qu'on doit avoir un processus de labellisation fait par les professionnels.
03:33Bon, on ouvrira tout à l'heure le chapitre RSF, Reporters sans frontières.
03:37Mais on va tout faire pour que soit mis en place un label.
03:41Ce n'est pas moi qui invente cette phrase.
03:44C'est le président qui l'a dit.
03:46C'est ces mots.
03:47On va tout faire pour que soit mis en place un label.
03:51Elle a réécouté cette phrase parce que, comme nous-mêmes, on est attaqués.
03:54Ce n'est pas agréable, d'abord.
03:56Donc, réécoutons le début de cette intervention.
04:00On doit distinguer les réseaux et les sites qui font de l'argent avec de la pub personnalisée
04:05et les réseaux, les sites d'information.
04:08C'est qu'on va tout faire pour que soit mis en place un label.
04:11Faire, et puis après, on va trouver des institutions pour le faire, et ça sera RSF.
04:17Franchement, ce n'est pas la même chose, évidemment, mais ça ressemble un petit peu.
04:21Il n'y a pas une grande exécutive.
04:23Voilà.
04:23Alors moi, j'en ai assez qu'on soit attaqués.
04:25On s'est parfois attaqués, d'ailleurs, même dans les médias.
04:27Alors que c'est les phrases du président de la République.
04:29Je pense que vous avez raison sur cette question.
04:34Mais moi, ce soir, j'ai assisté à quelque chose qui ressemble à le grand prix du rameur, si vous voulez.
04:40J'ai vu beaucoup de ministres ramer dans ma vie, puisque j'ai suivi sept présidents de la République
04:45et donc quelques centaines de ministres.
04:49Mais ramer comme ce soir, j'ai beaucoup d'indulgence pour Rachida.
04:53C'est une femme tout à fait de grand mérite.
04:56Mais alors ce soir, c'était les grands drames comme ça.
05:00Elle aurait gagné Oxford-Cambridge ce soir, parce que c'était la mission impossible
05:06d'essayer de faire oublier ce qu'avait dit vraiment le président de la République,
05:11qu'on vient de l'entendre, pour essayer de nous expliquer qu'au fond, c'est nous, dans notre tête un peu folle.
05:16Et puis c'est la vidéo d'hier qui a mis effectivement...
05:18Mais dans notre tête un peu folle, on avait inventé que le président de la République
05:22se serait permis d'imaginer un label.
05:24Donc, deuxième passage de Rachida Dati, interrogé par Laurence Ferrari.
05:29Et voyez cet échange qui est intéressant.
05:31Quand vous regardez bien la vidéo, elle ne met pas en cause, elle n'attaque pas...
05:37Attention, fausse information est marquée.
05:39Oui, mais parce que, je veux vous dire, quand vous avez un journaliste sur votre plateau,
05:43c'est d'ailleurs, pourquoi, c'est pas qu'on vous cible, pourquoi on parle de vous ?
05:47Parce qu'on considère que vous êtes un média traditionnel,
05:50aussi vous êtes des professionnels, vous avez une déontologie, il y a des critères.
05:53Donc, quand des choses sont fausses, on dit, ça c'est faux.
05:56Parce que quand on a un éditorial qui dit, le président de la République souhaite labelliser les médias,
06:03c'est faux.
06:05Vous parlez sans doute de Pascal Praud.
06:06Oui, mais j'ai son édito sous les yeux, je vais vous le lire.
06:09Qui donnerait ces labels ?
06:11Quelles institutions sépareraient le bon grain de l'ivraie ?
06:13Dans son édito, il disait que le président avait annoncé un label d'État.
06:18Donc, c'est ça qui est gênant.
06:20Il pose des questions, il dit, il envisage un label pour les médias.
06:24Oui, il envisage un label d'État.
06:28Oui, pour les médias, madame Dattine, les choses sont importantes.
06:30Oui, mais il dit que le président envisage un label pour les médias.
06:35C'est pas le président de la République qui l'envoie.
06:36Il l'a dit, il l'a dit, le président Macron.
06:38Non, mais non, il ressort les conclusions des états généraux de l'information en disant,
06:42si vous voulez le faire, faites-le.
06:44Ça permettra de donner au pouvoir public un critère de distinction,
06:48de dire, l'avis d'un citoyen, d'un youtubeur lambda ou d'un animateur,
06:53c'est pas l'information donnée par un journaliste.
06:56C'est tout.
06:56C'est que, si vous voulez vous labelliser, vous labellisez.
06:59Si vous voulez pas, vous labellisez.
06:59Elle est dans un exercice qui est très difficile, Rachida Dati.
07:04Beaucoup de ministres ou beaucoup de personnes de la Macronie
07:07ont sorti des éléments de langage aujourd'hui.
07:09Tous ont dit à peu près la même chose.
07:11et c'est une manière de rétro-pédaler.
07:14C'est difficile de dire ce qu'il n'a pas dit
07:16quand lui-même, je répète cette phrase,
07:18on va tout faire pour que soit mis en place un label.
07:21Et en plus, ce qui est vraiment pas agréable,
07:23c'est de m'accuser d'avoir dit des choses que je n'ai pas dites.
07:26Parce que dans l'édito d'hier matin,
07:28j'ai dit, Emmanuel Macron envisage un label pour les médias,
07:31il y aurait les bons médias, les moins bons.
07:32Une labellisation qui rappelle une pratique qui existe dans le monde alimentaire.
07:35Qui donnerait ces labels ?
07:36Quelle institution séparerait le bon grain de l'ivraie ?
07:39La question est en suspens.
07:42Donc, enfin, on a affaire à une malhonnêteté intellectuelle de l'Élysée.
07:46Je ne peux pas vous dire autre chose.
07:48Ce sont les phrases que j'ai prononcées.
07:49C'est effrayant parce qu'on est dans le déni du réel.
07:52Bah oui, c'est pas agréable.
07:54C'est tout ce que vous avez à dire ?
07:56Je vous ai connu plus pro-lice.
07:59Bon, mais quand je parle trop longtemps, je me fais gourmander.
08:02Et lorsque je sais synthétiser à merveille, ça ne va pas encore.
08:06Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise plus que j'ai déni du réel ?
08:08Alors, ouvrons le dossier de l'RSF.
08:10Voilà.
08:10Parce que le RSF, ce n'est pas moi qui en ai parlé.
08:12Je vais vous dire plus long.
08:13Bon, le 2 juillet 2024.
08:15Parce qu'il faut dire quand même qui est RSF.
08:17Moi, je ne veux pas de cet arbitre pour juger.
08:20Et pourquoi ? Rien contre l'RSF.
08:22Il se trouve que ce sont des gens engagés politiquement à gauche, voire très à gauche.
08:27Ce qui n'est absolument pas dérangeant.
08:29Mais ils n'ont pas qualité, à mes yeux, d'être arbitres.
08:32Alors, vous allez écouter M. Thibaut Brutin,
08:35qui est le directeur de Reporters sans frontières.
08:38Écoutez ce qu'il disait le 2 juillet 2024.
08:40Souvenez-vous, 2 juillet 2024, on est donc entre les deux tours des législatives.
08:46Et il prend position, c'est son droit, contre l'extrême droite.
08:50Écoutez ce que dit ce M. Brutin.
08:53Le résultat du premier tour des élections législatives dimanche dernier
08:56a montré que l'extrême droite française pouvait arriver au pouvoir.
09:00À Reporters sans frontières, nous sommes mobilisés
09:02pour que la liberté de la presse et l'indépendance des médias soient respectées.
09:05C'est pourquoi nous avons sorti une vidéo-choc
09:07qui rappelle l'influence que des dirigeants illibéraux
09:11comme Victor Orban peuvent avoir sur le programme du Rassemblement National.
09:15Marine Le Pen a dit à plusieurs reprises
09:17toute l'admiration qu'elle avait pour Orban.
09:19À Reporters sans frontières, on ne sait que trop
09:21ce que signifie un régime de ce type.
09:24C'est la mise au banc des journalistes indépendants,
09:28c'est l'utilisation de la publicité d'État
09:29pour favoriser des médias amis,
09:31c'est également la mise au pas
09:33de l'audiovisuel public.
09:35Parce que nous savons trop ce que signifie l'extrême droite
09:37en termes de liberté de la presse,
09:39parce que nous pensons que l'audiovisuel public
09:40ne doit pas être démantelé,
09:42parce que nous pensons que le pluralisme des expressions
09:44doit être préservé dans l'audiovisuel,
09:46signer la pétition de l'RSF.
09:47– Bon, c'est clair.
09:49Alors, je voulais vous faire écouter Robert Ménard.
09:51Il se trouve qu'il y a deux minutes,
09:53Benjamin Hannaud me dit,
09:54on ne peut pas écouter Robert Ménard.
09:55– Comment ?
09:55– Pourquoi ?
09:56– Temps de parole.
09:57– D'accord.
09:57– J'ai pas le droit.
09:58Et nous n'avons pas le droit jusqu'à je ne sais combien de temps,
10:00parce que le temps de parole, c'est compliqué.
10:01– Mais il se trouve…
10:02– Ça aussi, c'est très compliqué de travailler aujourd'hui à la télévision.
10:05– Il se trouve que Robert Ménard est le fondateur de Reporters sans frontières
10:10et qu'il ne reconnaît plus son enfant.
10:14– Et c'est ce qu'il disait.
10:14– Très, très, très clairement.
10:16– C'est ce qu'il disait dans ce que je voulais vous faire écouter.
10:18– Le passage le plus important dans ce que vient de dire M. Brutin,
10:23c'est évidemment l'hommage vibrant qu'il rend à l'audiovisuel de service public
10:28qu'il considère comme pluraliste.
10:30– A priori, vous voyez, je vais lui faire un procès d'intention,
10:33j'ai une sorte de préjugé, j'ai l'impression qu'il ne nous porte pas dans son cœur
10:39et je n'aimerais pas beaucoup qu'il nous juge.
10:42– Alors justement, parce que maintenant on va s'intéresser à Reporters sans frontières.
10:48Il a donné une interview, et je remercie Pauline Trezer qui l'a trouvée il y a quelques minutes,
10:52il a donné une interview dans le journal Le Temps.
10:54Et cette, comment dire, interview, je vais vous donner la date précisément,
10:59parce que ça c'est de l'information, c'est pas de la désinformation,
11:03ça date du 25 novembre 2025.
11:05– C'est pas vieux.
11:05– Donc c'est pas vieux, tribune de Thibault Brutin dans la presse suisse.
11:10Dans Le Temps, que dit-il ?
11:11Il y a une confusion entre liberté d'expression et liberté de la presse,
11:14nous devrions tous nous mettre aux abris
11:15quand les journalistes comme ceux du groupe Bolloré
11:17commencent à revendiquer la liberté d'expression et on a la liberté de la presse.
11:22La liberté d'expression est la possibilité pour un citoyen d'exprimer son opinion,
11:25la liberté de la presse dans la définition riche que propose RSS.
11:28– D'accord, c'est un distinguo très subtil, qui m'échappe un peu.
11:33– Bon, donc, et je voulais vous faire réécouter une dernière fois,
11:36parce qu'Emmanuel Macron, RSS, c'est lui qu'en a parlé en premier.
11:39Et c'est pas de nouveau, il en a parlé en 2018.
11:43Écoutez ce qu'il disait une nouvelle fois,
11:45M. le Président de la République,
11:46c'était lors d'une cérémonie des voeux devant les journalistes.
11:48– Et la démarche de Reporteurs sans frontières,
11:52d'inventer une forme de certification des organes de presse,
11:55respectant la déontologie du métier,
11:57me paraît à cet égard non seulement intéressante, mais souhaitable.
12:01Il vous revient d'organiser en quelque sorte
12:05les règles de votre profession.
12:08– Si nous ne voulons plus que tout puisse se valoir
12:13et qu'aucune hiérarchie ne soit faite.
12:16– Il a de la suite dans les idées, il ne faut pas lui reprocher.
12:18– C'est-à-dire qu'il veut initier un label,
12:21ce qui déjà n'a pas de sens, tout le monde trouve ça ridicule.
12:25Mais certains ne le disent pas trop,
12:27parce qu'il y a une sorte d'alliance objective
12:29entre les médias et Emmanuel Macron.
12:31– Entre le groupe Europe 1, CNews, journal du dimanche,
12:36– Mais cette idée de la nouvelle à l'été,
12:38– Moi je vais vous dire, j'ai un label dont je suis fier,
12:41c'est la carte de presse de journaliste professionnel
12:44qui m'a été attribuée en 1966.
12:47J'exerce depuis un certain temps ce métier.
12:50– Ce n'est pas d'hier.
12:51– 60 ans de l'année prochaine.
12:52– Oui, 60 ans de métier.
12:53– On ne le dirait pas.
12:54– Et pendant ces 60 ans de métier,
12:56j'ai servi l'information et des hommes
12:58pour lesquels j'avais un grand respect,
13:01comme Jean-Luc Lagardère, nous sommes ici à Europe 1,
13:05enfin nous sommes à CNews, mais c'est aussi la maison Europe 1.
13:07Francis Bouygues ou M. Bolloré,
13:11que j'ai moins connu de par le fait que c'est plus récent.
13:15Mais moi je dénie donc à M. Brutin et à ses brutaux,
13:19à sa tribu.
13:21– Pas vous, pas vous Gérard.
13:23– Je dénie le droit d'attaque personnelle.
13:26– Je dénie le droit de me décerner ou de me refuser
13:29le droit d'être un journaliste professionnel.
13:32– Non mais vous avez raison.
13:34Mais un peu de faiblesse.
13:35– Bon, Véronique Jacquet a le droit de parler de temps en temps.
13:37– J'ai le droit de parler.
13:38Est-ce qu'on me décerne le label quand même de la parole ?
13:41– Voilà, le label, heureusement que je suis là.
13:42– C'est M. Carrero qui me ne connaît.
13:44– Allez, Véronique Jacquet, s'il vous plaît Véronique.
13:47– Le label, c'est une obsession du président de la République,
13:49il n'y a pas que 2018.
13:49– Oui, c'est une obsession.
13:51– C'est une obsession.
13:52Il y a aussi les états généraux de l'information en 2023.
13:54Ensuite, ça ne devrait même pas être un sujet.
13:57Parce que le régulateur, le vrai régulateur, c'est la loi.
14:00C'est-à-dire un directeur de publication,
14:02si un journaliste a fait un papier où il appelle à la haine,
14:05où il y a de la désinformation, il est traduit en justice.
14:07On peut imaginer la même chose pour les sites d'information
14:10qui concernent toutes les fake news sur Internet.
14:13C'est-à-dire qu'il faut responsabiliser les directeurs de publication
14:16des sites d'information sur Internet, si on veut parler de fake news.
14:19– Alors, je voulais vous faire écouter, Étienne Gernel,
14:21Dupont, qui était ce matin sur l'antenne d'Hertel.
14:23Parce qu'il y a beaucoup de gens, en fait, qui pensent comme nous.
14:25Nous, on a été visés, mais il y a beaucoup de gens qui pensent comme nous.
14:27J'ai cité hier Routel-Krieff, et puis j'ai pensé,
14:29il y a beaucoup de journalistes.
14:30– Nous ne sommes pas seuls.
14:31– Bien sûr. Alors, écoutez ce que dit M. Gernel également.
14:34Et M. Gernel, il n'a pas été attaqué hier par Emmanuel Macron.
14:39– Quelle mauvaise idée il a eue, Emmanuel Macron,
14:42de descendre ainsi dans l'arène du pugilat médiatique ?
14:45Alors, dans cette vidéo, il accuse ses détracteurs du groupe Bolloré
14:49de diffuser de fausses informations,
14:52et avec une virulence qui s'y est assez peu à sa fonction.
14:55Je parle ici de la forme.
14:57Bien sûr, il n'est pas certain qu'un président devrait publier ce genre de vidéos.
15:01– Vous parlez de la forme, mais Étienne, sur le fond,
15:04il a raison de s'indigner Emmanuel Macron.
15:05Parce qu'écoutez ce qu'il a dit, le chef de l'État.
15:07Là, ce label de labellisation de l'information,
15:10ce n'est pas lui qui va l'attribuer ou pas.
15:12Écoutez, ce n'est pas l'État qui doit vérifier.
15:14Si c'est l'État qui doit vérifier, là, ça devient une dictature.
15:17Mais il faut que les journalistes garantissent à leurs lecteurs
15:21qu'eux ont vérifié avec une déontologie.
15:23Donc, ils sont les garants entre eux.
15:25– Oui, Emmanuel Macron a raison, en général d'ailleurs,
15:27de refuser qu'on lui fasse dire ce qu'il n'a pas dit.
15:30Mais sur le fond, et là, on sort de la guéguerre avec ces news,
15:32ce qui n'est pas le sujet ici,
15:34cela reste une très mauvaise idée.
15:36Car qu'est-ce qui nous dit qu'une sorte de consortium de journalistes,
15:40c'est plutôt ça de son idée, détiendrait la vérité ?
15:43– Et puis, c'est toujours intéressant de voir le positionnement des journalistes
15:45et le positionnement des médias et ce que chacun retient.
15:48Par exemple, Thomas Soto, il retient la deuxième partie de la phrase d'Emmanuel Macron.
15:53Mais il ne retient pas la première partie.
15:55Donc, ça vient servir sa démonstration aussi.
15:58Parce que, voilà, vous êtes sur un média, manifestement,
16:01qui est plus proche peut-être du président de la République
16:04ou qui a envie de le soutenir.
16:05Bon, vous voyez, quand je dis qu'il y a guerre culturelle,
16:08quand je dis que c'est intéressant pour ceux qui nous écoutent.
16:11Parce qu'au fond, il n'y a pas de neutralité dans le journalisme.
16:15Le choix qu'il a fait, Thomas Soto, c'est un choix subjectif.
16:18Il a préféré la deuxième partie à la première.
16:20Donc, évidemment, nous, on a passé la première et la deuxième.
16:23Je voudrais dire deux choses.
16:25La première, vous avez été un peu trop tendre par rapport à Reporters sans frontières,
16:28en oubliant que le président de Reporters sans frontières, je ne le dirai jamais assez,
16:33M. Pierre Haski a reconnu sur France Culture, en mars 2018,
16:38avoir été payé par l'Open Society de Soros.
16:41On l'a passé la semaine dernière.
16:42Pour surveiller le net, mais enfin, c'est pour enfoncer le clou.
16:45Pierre Haski, président depuis 2017, vous avez parfaitement raison.
16:48D'autre part, je voudrais dire que...
16:49Figure de Libération, également, du journal Libération.
16:51Et de Rue 89, bien sûr.
16:53Grande figure de la gauche médiatique.
16:55Et donc, je voudrais dire aussi que la désinformation,
16:58elle est vieille comme le monde.
17:00Elle ne concerne pas que les réseaux sociaux.
17:03Pas plus tard qu'il y a un an et demi, le journal Libération
17:07a fait le plus grand effet qui soit possible,
17:10en prétendant qu'il y avait des pogroms anti-maghrébins
17:13dans les villes de France, au lendemain de France-Maroc.
17:16Richard Millet.
17:17Il me semble que vous avez parfaitement, Pascal, démonté l'affaire.
17:22Et je trouve que cette affaire a remis au goût du jour, si j'ose dire,
17:26un élément de langage de Orwell, qui est ce fameux ministère de la vérité,
17:30qui fait partie de la novlang orwellienne.
17:33Or, c'est extrêmement important, parce que ça peut se retourner contre ceux
17:36qui vous accusent.
17:38Et ça s'est retourné.
17:39Déjà fait.
17:40Alors, je voulais vous faire écouter Marine Le Pen ce soir sur ce qu'elle a dit.
17:45Elle me montre que je n'en peux pas.
17:46Je n'ai pas le droit.
17:47Ben oui.
17:48Je vous assure, le temps de parole, c'est absolument incroyable.
17:50C'est-à-dire que je n'ai pas le droit.
17:51Elle a dit en gros...
17:52Elle a dit, je trouve cette vidéo indigne,
17:54cette idée de labellisation est extrêmement dangereuse.
17:57Il faut arrêter de penser que le fait d'être journaliste
17:58vous rend intrinsèquement neutre et bienveillant.
18:00Alors, les gens, ils ne comprennent peut-être pas ce qu'ils disent.
18:02On voit Marine Le Pen sur une autre chaîne.
18:03Elle a été ce matin sur BFM, etc.
18:05Il se trouve que Marine Le Pen va venir sur notre chaîne.
18:08Elle va venir et elle va être interrogée par Laurence
18:10et par Sonia Mabrouk.
18:11Donc, ce temps de parole que nous devons encore
18:14au Rassemblement national, je crois qu'il reste
18:17un certain nombre de minutes avant le 31 décembre
18:20parce que c'est sur trois mois le temps de parole.
18:22Bon.
18:23Eh bien, ce temps de parole, si par exemple,
18:25j'écoute Marine, nous écoutons Marine Le Pen ce soir...
18:28Pour un peu venir.
18:29Cette émission, par définition,
18:30elle prendra un temps de parole un peu plus important
18:32puisque ce sera une émission comme Gabriel Attal
18:35l'autre jour, nous limite à ne pas pouvoir l'écouter.
18:38Voilà ce qu'elle avait dit, Madame Le Pen.
18:40Bon.
18:40On termine cette première partie.
18:42Pour être tout à fait honnête,
18:43et je parle à l'ancien journaliste de...
18:46L'ancien journaliste d'Europe 1 dans les années 70,
18:49tous les chefs d'État,
18:51Giscard a contrôlé l'info.
18:54Elle était très giscardienne.
18:55On se souvient de certains journalistes qui étaient très proches de lui.
19:00François Mitterrand a fait virer El Cabache,
19:03a fait virer Alain Duhamel ou les frères Duhamel,
19:06a imposé, on en parlait, je crois qu'il y a eu une grille
19:09à l'époque sur Europe 1 qui était leader.
19:13Et il fallait être plutôt gentil avec François Mitterrand le matin.
19:15Nous sommes d'accord.
19:17Jacques Chirac est aussi intervenu.
19:20Bon.
19:21Tous les présidents de la République sont plus ou moins intervenus dans les médias.
19:25Oui.
19:25Vous, vous avez été viré par Balladur, je crois ?
19:28Non, par...
19:29Enfin, c'était plutôt...
19:30Enfin, peu importe.
19:30Chirac, mais enfin bon.
19:31Vous avez été viré par Chirac parce que vous souteniez...
19:34Parce que, soi-disant, nous aurions soutenu...
19:36Vous souteniez Balladur.
19:37Oui.
19:37Vous avez été viré.
19:38Je suis d'accord avec vous.
19:39Tous les présidents ont eu la tentation...
19:41C'est ça que je veux dire.
19:42Et tous les présidents futurs aussi auront la tentation
19:44de museler d'une manière ou d'une autre la presse.
19:47Mais la roue de la vie a tourné.
19:51On n'est plus à la même époque.
19:52On n'est plus à l'époque où le général de Gaulle envoyait Jacques de Bubridel
19:55pour contrôler...
19:56Moi, j'étais jeune débutant à Radio Montécart.
19:58Jacques comment ?
19:59Jacques de Bubridel.
20:00C'était un gaulliste historique.
20:01Bien sûr.
20:02Et il avait été nommé directeur politique de Radio Monte Carlo.
20:06Et le général de Gaulle lui avait demandé tous les soirs...
20:09Il fallait regarder le menu du journal de radio.
20:12Parce qu'il considérait que la presse écrite était contre lui.
20:16Voilà.
20:16Contre lui.
20:17Ça y est.
20:18La pause.
20:18La pause.
20:19La pause.
20:20Et Georges Pompidou et de Gaulle, évidemment, également.
20:24Voilà ce que vous pouvez dire sur ce sujet.
20:26Et nous revenons dans une deuxième période pour parler d'autres choses.
20:30Et notamment de la présidentielle qui arrive et de l'Ukraine.
20:33A tout de suite.
20:36Et toujours avec Véronique, Jacques et Gélou,
20:38William Gondel, Richard Millet et Gérard Carrérou.
20:41Je vous parlais de la présidentielle.
20:42À un an et demi de l'élection présidentielle,
20:44Jordan Bardella arrive en tête du dernier baromètre IFOP
20:47de l'ambition présidentielle en s'appuyant sur une liste de 37 personnalités
20:50parmi lesquelles figurent les principaux leaders
20:53ou figures politiques du moment.
20:54Sa candidature à la présidentielle est la plus souhaitée par les sondés.
20:58Devant celle de Marine Le Pen et Édouard Philippe,
21:00Jordan Bardella, 44%.
21:02La question est simple.
21:04Pour chacune des personnalités suivantes,
21:05souhaitez-vous qu'elle se porte candidate
21:07à la prochaine élection présidentielle de 2027 ?
21:10C'est Jordan Bardella et Marine Le Pen.
21:12Après, c'est Édouard Philippe.
21:13Gabriel Attal est assez haut d'ailleurs.
21:1529%.
21:16C'est peut-être une forme de surprise.
21:19Gérald Darmanin, 26%.
21:20Magnifique.
21:22Oui, ce qui est plutôt...
21:2326, c'est haut.
21:24Exactement, c'est assez haut.
21:26Et j'aurais voulu vous faire écouter, là encore,
21:29Marine Le Pen qui réagissait ce matin.
21:31Elle a réaffirmé sur une chaîne concurrente
21:33que si elle peut être candidate à la présidentielle,
21:35elle le sera.
21:36Je pense que ce serait honteux qu'on m'empêche de l'être,
21:39a-t-elle dit.
21:40Mais là encore, pour la raison que je vous ai dite tout à l'heure,
21:43je ne peux pas vous la faire écouter.
21:46Marion Maréchal, 26%.
21:47Raphaël Glucksmann, 26%.
21:49Bruno Retailleau, tout ça, c'est un étiage qui est comparable.
21:53Elle a également dit, Marine Le Pen,
21:55c'est nous qui décidons,
21:56c'est Jordan et moi qui décidons.
21:58Vous pourrez chercher à créer de la tension,
21:59il n'y en aura pas.
22:00C'est une très grande force d'être deux sur la ligne de départ.
22:03Il va y avoir du boulot pour deux,
22:05vu la situation catastrophique de notre pays.
22:08Cette phrase, d'ailleurs, est intéressante.
22:10Il va y avoir du boulot pour deux.
22:11C'est-à-dire que si Mme Le Pen ne pouvait pas se présenter,
22:13on pourrait imaginer une sorte de ticket, j'imagine,
22:16où elle jouerait Premier ministre,
22:18président de la République, j'imagine.
22:20Mais surtout, moi je trouve que ça montre qu'elle s'accroche,
22:22qu'elle n'a pas renoncé à l'idée d'être porteuse.
22:26Oui, elle s'est présentée trois fois
22:28et elle a quand même la possibilité,
22:30la prochaine fois, pour elle, de gagner, est la plus forte.
22:32Elle a raison du fait de son passé.
22:36Mais simplement, je veux dire,
22:37le jeu pour les médias,
22:38le petit jeu va être d'opposer l'une et l'un.
22:42J'ai commencé.
22:42Oui, elle a commencé ça pendant un an et quelques.
22:46Je pense quand même qu'elle a raison de se positionner
22:50parce que je vous signale que la semaine dernière,
22:51on a commenté un sondage où elle n'était pas sondée,
22:56elle n'était pas dans l'enquête.
22:57Et je vous avais dit, moi je trouve qu'on l'efface
22:59un peu trop vite Marine Le Pen.
23:01C'est évident qu'elle n'a pas dit son dernier mot.
23:03En plus, quelque part, Jordan Bardella est quand même sa créature.
23:05Comment voulez-vous qu'une femme qui a 30 ans de vie politique
23:08estime, même si c'est son dauphin et qu'il fait le boulot
23:12et que c'est un ticket à deux,
23:13comment voulez-vous que sur la ligne de départ,
23:16elle se laisse doubler aussi facilement ?
23:18C'est normal, c'est normal qu'elle réagisse de la sorte.
23:20Un mot sur le budget parce qu'Edouard Philippe
23:21est contre le socle commun.
23:23Le patron de Horizon juge qu'en état,
23:25le budget de la Sécurité sociale ne peut pas être voté.
23:28Ce budget sera de retour demain à l'Assemblée
23:30avec une issue très incertaine.
23:33Alors est-ce que c'est une surprise ou pas
23:34que M. Philippe se mette en travers,
23:39si j'ose dire, du budget et donc du socle commun ?
23:44Je vous propose d'écouter Olivier Faure, ce qu'il a dit.
23:48Si personne n'arrive à nouer le compromis,
23:51eh bien, nous irons vers le précipice.
23:54Et ça, il faut que chacun en prenne pleinement conscience.
23:57Donc si Horizon, si donc Edouard Philippe
24:01et si Bruno Retailleau considère qu'il n'y avait pas assez d'ingénieurs du chaos,
24:06il faut qu'ils le disent.
24:07Et s'ils veulent se rajouter à la liste, qu'ils le disent aussi.
24:09Et moi, ce que je défends, c'est l'idée que, effectivement,
24:12dans un moment comme celui-là,
24:14ce budget-là ne sera ni celui de la droite ni celui de la gauche.
24:17Ce sera un budget de compromis.
24:19Nous partons d'un budget qui est un budget de droite.
24:21Et donc, il faut que la droite comprenne
24:23que si elle se comporte comme si elle était majoritaire absolue,
24:26elle n'aura rien.
24:27que les Français comprennent quels sont ceux qui travaillent pour eux
24:30et ceux qui travaillent uniquement pour leur candidature à l'élection présidentielle.
24:34Ça fait la différence, à un moment.
24:35Il y en a marre de tous ces gens qui considèrent
24:37que la seule chose qui compte dans la vie, c'est eux.
24:40Oui, mais il faut croire que ce monsieur Faure est un modèle d'altruisme.
24:44Et ça ne se trouve pas s'ouvre.
24:46Bon, en tout cas, on n'imagine pas que cette législature aille jusqu'au bout.
24:51Et on imagine qu'à un moment ou à un autre, une élection législative...
24:55Mais ce n'est pas un budget de compromis.
24:56C'est un budget où on se couche devant le Parti Socialiste.
24:59Comment Edouard Philippe, qui vient de la droite,
25:01peut accepter un budget de la Sécurité Sociale
25:03où on suspend la réforme des retraites
25:05et où l'une des premières mesures que là, on veut faire voter
25:08et qui vient justement du PS,
25:10c'est la potentielle hausse de la CSG sur les revenus du capital.
25:16Ce n'est pas possible.
25:17L'Ukraine, avec ce qu'a dit M. Poutine,
25:21et ça fait plusieurs fois qu'il dit qu'il n'entre pas dans ses plans
25:24d'attaquer l'Europe.
25:27Donc je vous propose de l'écouter une nouvelle fois.
25:28Vladimir Poutine.
25:32Nous n'avons pas l'intention de combattre l'Europe.
25:34Je l'ai dit et répété.
25:36Mais si l'Europe décidait soudainement de nous faire la guerre,
25:39nous sommes prêts dès maintenant.
25:41Cela ne fait aucun doute.
25:43La question est la suivante.
25:44Si l'Europe entrait en guerre, je crois que très vite,
25:48la situation serait différente de celle de l'Ukraine.
25:51Avec l'Ukraine, nous agissons avec précision et prudence.
25:54Vous comprenez ?
25:55Ce n'est pas une guerre au sens strict du terme.
26:01Si l'Europe choisit de déclencher une guerre,
26:03la situation pourrait très vite dégénérer
26:05et nous ne pourrions plus négocier avec personne.
26:08C'est la rhétorique habituelle de M. Poutine
26:15qui sous-entend qu'il a une arme nucléaire.
26:18Il est peut-être un peu là
26:19de certaines déclarations de M. Macron.
26:23Très sincèrement, je n'attache pas une immense importance à tout cela.
26:26Il faut aussi relativiser...
26:28Oui ?
26:28Non mais les Russes sont toujours en guerre.
26:30Oui, c'est de la rhétorique.
26:31C'est de la pure rhétorique.
26:32On n'est pas du tout au bord de la Troisième Guerre mondiale.
26:36Il faut relativiser aussi la force de M. Poutine
26:39qui a du mal à en finir avec l'Ukraine
26:42qui n'était quand même pas la puissance la plus dangereuse de l'Europe.
26:48Non, je ne suis pas apeuré à vous dire le vrai.
26:50Il fait toujours cette fameuse distinction
26:53entre opération militaire spéciale pour l'Ukraine
26:55et guerre dont il menace l'Europe.
26:58Mais toujours est-il que s'il y a un accord
27:01entre Poutine, Zelensky,
27:04enfin donc un accord,
27:06ça sera une défaite politique
27:07pour le président de la République française
27:10qui quelque part,
27:13par son comportement des derniers mois,
27:16montre qu'au fond, lui ne voudrait pas qu'il y ait un accord.
27:19Donc voilà, c'est aussi simple que ça.
27:22Vous arrangez nos affaires.
27:24Moi je vois presque...
27:25On va encore avoir un tweet de meurtre.
27:27Vous arrangez mes affaires.
27:28Ça sent le tweet de l'Elysée.
27:31J'ai écouté Gérard Longuet
27:33qui a été ministre de la Défense récemment encore,
27:36sous Sarkozy, je crois que c'était sous Sarkozy.
27:39Et lui, il n'a pas caché son scepticisme
27:43à l'égard de l'attitude de M. Macron.
27:45Il n'avait pas de mots assez durs tout à l'heure
27:47avec Laurence Ferrari sur Emmanuel Macron.
27:50Comme Pierre Lelouch d'ailleurs.
27:52Et comme d'autres.
27:53Et comme Vincent Herouette le matin.
27:55Mais bon...
27:56Mais on ne va pas arranger nos affaires
27:58en disant qu'il y a une politique brillante
28:01faite par le chef de l'État sur l'Ukraine.
28:03Eh oui, mais vous allez...
28:05Moi je n'ai pas de label alors.
28:07Je répète que je n'ai pas encore le label.
28:09D'accord, mais vous n'allez pas être labellisé.
28:11Non.
28:12Je ne le sens pas bien.
28:13Vous êtes le maillon faible.
28:15Je vous délevez...
28:16Ce n'est pas bon pour nous.
28:18Moi je vous le dis.
28:18Je me demande en fait si on ne devrait pas mettre...
28:20Parce que ce serait un avantage.
28:21Oui, je pense.
28:22Si on ne devrait pas mettre non labellisé.
28:25Parce que je pense que...
28:25C'est pas mal ça.
28:26Si vous mettez labellisé,
28:29j'ai l'impression que non labellisé
28:30c'est peut-être plus...
28:32Exactement.
28:33Plus crédible pour ceux qui nous écoutent.
28:35Vous voyez ce que je veux dire ?
28:36Oui, oui.
28:36Parce que le labellisé,
28:38a priori, ça sent le fake.
28:40Voilà.
28:40Mais le non labellisé,
28:43il est possible qu'ils disent la vérité.
28:44Oui, parce qu'il y a ce mouvement
28:45No Logo,
28:46donc vous c'est No Label.
28:48Ben non, mais ça peut...
28:49Bon, vous avez failli parler
28:50mais ils sont terrifs ce soir
28:52et vous laissent pas parler, Véronique.
28:53On veut me labelliser,
28:54on me baille au nom.
28:55C'est pas bien.
28:55Bon, allez-y.
28:56Non, sur la Russie,
28:58effectivement,
28:59il ne faut pas accorder plus d'importance
29:01à ce que dit Vladimir Poutine.
29:02Il dit si l'Europe souhaite la guerre.
29:04Bon, on n'y est pas encore.
29:06Je vois presque de l'ironie
29:08dans la façon dont il s'exprime
29:09parce qu'il voit l'Europe
29:10qui joue avec ses petits bras.
29:12Lui, pendant ce temps,
29:13il a quand même gagné 20%
29:15du territoire de l'Ukraine.
29:17Il vient de prendre une ville emblématique
29:19et surtout, surtout,
29:20sa raison d'être,
29:21c'est d'avoir un pays
29:22qui fonctionne en économie de guerre.
29:23Pourquoi vous voulez que ça s'arrête ?
29:25Il est très bien comme ça.
29:25Le Liban.
29:27Et vous vouliez en parler
29:28puisqu'on rappelle
29:30que c'est votre pays d'enfance.
29:33Le Liban,
29:33Richard Mille.
29:34Alors, on va voir un sujet.
29:35C'était un moment très fort ce matin
29:36d'une visite marquée
29:37par la ferveur et l'émotion.
29:38Le pape Léon XIV
29:40a appelé
29:41à faire prévaloir
29:42la paix au Moyen-Orient
29:43lors d'une messe
29:44devant plus de 150 000
29:45fidèles à Beyrouth,
29:47la capitale du Liban.
29:49Je précise d'ailleurs
29:50que ce matin,
29:51vous étiez peut-être nombreux
29:53à pouvoir suivre
29:54cette messe
29:55sur CNews Prime
29:57puisque CNews Prime
29:59est la petite sœur
30:00de CNews.
30:02CNews Prime,
30:02c'est une nouvelle antenne
30:03que vous avez sans doute
30:04sur votre téléviseur,
30:06chers camarades.
30:07On ne va pas dire.
30:08Je ne vous le dis.
30:08On ne m'a rien dit.
30:10On va peut-être voir
30:11d'ailleurs sur CNews Prime,
30:13par exemple,
30:14si vous êtes avec Orange,
30:15c'est 226
30:16et si vous êtes avec Canal,
30:18c'est 178 ou 182.
30:20Est-ce que vous savez
30:21la boxe que vous avez chez vous ?
30:22Du tout.
30:23Ça vous intéresse ?
30:24La vie de famille vous intéresse ?
30:25La vie d'homistique vous intéresse ?
30:27La première qualité qu'on me prête,
30:28ce n'est pas celle de technicien.
30:30D'accord.
30:32Vous ne savez pas
30:33à quel...
30:34Non.
30:35Alors, sachez,
30:36et vous connaissiez
30:36ces CNews Prime
30:37dont je parle tous les jours.
30:38J'en ai entendu causer.
30:39Oui, parce qu'en fait,
30:40parfois, il faut écouter...
30:41Mais je ne sais pas
30:42ce que ça me donne.
30:43C'est justement
30:44des programmes un peu annexes.
30:46Par exemple, ce matin,
30:46il y avait toute la messe
30:47en direct de Léon XIV.
30:49Il y avait l'heure des pros,
30:50comme d'habitude.
30:51Et puis, si vous vouliez voir
30:52la messe en direct
30:54entièrement de Léon XIV,
30:56vous pouviez le voir.
30:56Donc, je le dis
30:57pour nos amis téléspectateurs.
30:58Je vous propose de voir
30:59le sujet de Mathilde Ibanez
31:00sur cette journée particulière.
31:03Ils étaient environ 150 000
31:05à s'être réunis
31:06pour la messe en plein air,
31:08présidée par Léon XIV.
31:11Un moment fort
31:12de sa visite au Liban
31:13où le pape a délivré
31:14un message de paix
31:15et d'unité.
31:17Nous rendons grâce au Seigneur
31:18pour la parole
31:20qu'il nous offre
31:21en abondance
31:22et pour ce qu'il nous a donné
31:24de vivre ensemble.
31:27Un pays meurtri
31:27par les conflits,
31:29par la crise économique
31:30et les souffrances subies
31:31par la population libanaise
31:33après l'explosion
31:34du port de Beyrouth
31:35en 2020.
31:36C'est sur les lieux
31:37de ce drame,
31:38dans un paysage
31:38encore défiguré,
31:40que le pape a prié
31:41pour les 235 personnes tuées
31:43et les 6500 blessées.
31:46Une présence à Beyrouth
31:47qui redonne de l'espoir
31:48aux chrétiens libanais.
31:49Nous avons le sentiment
31:51qu'il vient nous apporter
31:52l'espoir et la joie.
31:53C'est un message très clair
31:54à propos de la paix
31:55pour tout le monde,
31:57surtout pour les pays
31:58du Moyen-Orient.
31:59Avant de prendre l'avion
32:00pour quitter le Liban,
32:01le pape rappelle
32:02l'importance du dialogue
32:03et de la paix.
32:04J'exprime mon aspiration
32:05à la paix,
32:06accompagnée d'un appel sincère
32:08que cessent les attaques
32:10et les hostilités.
32:11Nous devons reconnaître
32:12que la lutte armée
32:13n'apporte aucun bénéfice.
32:15Les armes tuent
32:16tandis que la négociation,
32:18la médiation
32:19et le dialogue construisent.
32:20Beyrouth était
32:21la dernière étape
32:22du premier voyage
32:23à l'étranger
32:23de Léon XIV
32:24depuis son élection.
32:25Le pape a appelé
32:27les catholiques inquiets
32:28pour la dimension
32:29chrétienne de l'Occident
32:30à être moins effrayés
32:32par l'islam,
32:33plaidant pour le vivre ensemble
32:34et l'amitié
32:35entre chrétiens
32:36et musulmans en Europe.
32:38Nous devrions peut-être
32:39être un peu moins craintifs
32:40et chercher des moyens
32:42de promouvoir
32:42un dialogue authentique
32:43et le respect.
32:44A-t-il ajouté ?
32:46Encore faut-il être deux
32:47pour pouvoir parfois échanger ?
32:50Certes.
32:51Mais pour les chrétiens libanais,
32:53d'abord,
32:53c'est un événement
32:54considérable.
32:56On ne se rend pas compte
32:56en France
32:57de ce que ça peut être
32:58pour eux.
32:58Les chrétiens du Liban
32:59sont maintenant
33:0040 ou 45%
33:02de la population
33:02du pays,
33:04peut-être un peu moins,
33:05mais la diaspora libanaise,
33:08c'est-à-dire les 14 millions
33:09de la diaspora libanaise,
33:11sont à 80% chrétiens.
33:13C'est une chose
33:13extrêmement importante.
33:15Maintenant,
33:15le pape a une parole
33:17extrêmement surveillée,
33:18là-bas,
33:19parce que c'est
33:19une terre explosive,
33:21de même qu'il était
33:22surveillée en Turquie,
33:25pour ce qu'il a dit.
33:26Et n'oublions pas
33:26que le principal
33:28gouverneur du Liban,
33:30si je dis bien gouverneur
33:31et pas autre chose,
33:33c'est le Hezbollah,
33:34encore.
33:35Donc,
33:35il fait extrêmement attention
33:36à ce qu'il dit
33:37quand il parle de dialogue,
33:38c'est plutôt un vœu pieux,
33:40parce que le dialogue
33:41existe là-bas,
33:42sauf que le Hezbollah
33:43contrôle la situation.
33:45N'oublions pas non plus
33:46que les Américains
33:47sont en train
33:48d'essayer d'imposer
33:49depuis plusieurs mois
33:50au gouvernement libanais
33:52le désarmement
33:53du Hezbollah
33:53et que manifestement,
33:55c'est pour ça
33:55qu'Israël,
33:56il n'y a pas porté
33:57des fruits,
33:58c'est pour ça
33:58qu'Israël bombarde
33:59chaque jour
34:00probablement des positions
34:01du Hezbollah.
34:02Le pape le sait,
34:03il ne peut malheureusement
34:04pas dire autre chose
34:05que ce qu'il a dit.
34:06Mais le pape
34:07s'est montré
34:08subtilement diplomatique
34:09parce qu'il a appelé,
34:11la diaspora libanaise
34:12à rentrer au pays
34:13et il a aussi appelé
34:15les jeunes chrétiens
34:15à ne surtout pas
34:16quitter le pays.
34:17Il a parlé d'hémorragie.
34:19Pourquoi ?
34:19Parce qu'il est pour
34:20une cohabitation pacifique
34:23évidemment
34:23entre chrétiens et musulmans.
34:24Mais il ne dit plus
34:25il y a de chrétiens,
34:26mieux c'est pour tenir ce pays.
34:27En filigrane,
34:28c'est ce qu'il dit.
34:29D'ailleurs,
34:29je ne sais pas
34:30si vous avez remarqué
34:30mais la messe
34:31était célébrée en français.
34:33Ça,
34:33c'est absolument extraordinaire.
34:35150 000 personnes
34:36qui sont capables
34:37de suivre une messe
34:37en français.
34:38Pourquoi ?
34:38Parce que
34:39toutes les institutions au Liban,
34:41les écoles,
34:41les universités,
34:42les hôpitaux
34:43sont tenues
34:44par des chrétiens.
34:45Toutes d'obédience,
34:46on va dire,
34:47originellement françaises.
34:48On peut nuancer ça
34:49mais bon,
34:50je ne veux pas
34:50entamer votre enthousiasme.
34:53Il s'exprime en français
34:55comme l'avait fait
34:55Jean-Paul II
34:56en 1997.
34:57Oui, d'accord,
34:57mais il ne s'est pas exprimé
34:58en français en Turquie.
35:00Il ne s'est pas exprimé
35:01en français en Turquie.
35:02Si je peux dire un mot
35:05qui ne suis pas papiste
35:06parce que je ne suis pas chrétien.
35:08D'abord,
35:08sous ton contrôle,
35:10les chrétiens du Liban
35:11étaient les chrétiens
35:12du Proche-Orient
35:13qui ne baissaient pas la tête
35:15par rapport aux autres
35:16chrétiens d'Orient
35:17qui ont été tellement
35:18maltraités.
35:21Mais quand même,
35:22j'ai du mal
35:22quand on est trop diplomate
35:24de savoir qu'il n'y a pas eu
35:26ni un mot du pape
35:27mais ni même un mot
35:28de la presse,
35:29y compris d'une presse
35:30plutôt catholique
35:31sur l'histoire
35:32de l'église Sainte-Sophie
35:33qui était une église chrétienne
35:36et qui a été transformée
35:39en mosquée
35:40sans qu'on le rappelle.
35:42Pardon,
35:42mais je trouve que par moment
35:43la diplomatie
35:44est un peu trop diplomate.
35:46Bon,
35:46l'année va bientôt s'achever.
35:48Généralement,
35:49les personnalités de l'année
35:50sont envisagées.
35:51Léon XIV,
35:52vous en faites,
35:53Véronique Jacquet,
35:53une des personnalités
35:54de l'année peut-être ?
35:56Oui,
35:58on peut dire
35:58que c'est une personnalité
35:59de l'année bien entendu
36:00parce que
36:01c'est un pape
36:01qui fait consensus
36:02mais il n'en est qu'à ses débuts
36:06de pape.
36:07Donc,
36:08voilà,
36:08mais le pape
36:09reste le pape,
36:10comme on dit.
36:10C'est une personnalité
36:11évidemment
36:12qui aura marqué l'année.
36:13Oui,
36:14il aura marqué l'année,
36:15il aura marqué
36:16d'être américain,
36:17il aura marqué
36:18ce moment-là
36:19de l'histoire.
36:21C'est en cela que...
36:21Il aura marqué
36:22en insufflant
36:23quelque part
36:24de l'espérance
36:24parce que,
36:25souvenez-vous,
36:25il a dit
36:25quand il a été élu,
36:27le mal ne vaincra pas.
36:28Et finalement,
36:29qu'on soit chrétien
36:30ou non,
36:31c'est une parole
36:32qui a marqué.
36:33Donc,
36:33oui,
36:34bien entendu,
36:34c'est une des personnalités
36:35de l'année.
36:36Mais je tiens
36:36à préciser quelque chose
36:37par rapport à ce que dit
36:38Gilles William Goldanel
36:41quand il dit
36:42la diplomatie
36:43a été un peu trop light
36:44et il n'a rien dit
36:45sur Sainte-Sophie.
36:46Il a été reçu
36:46comme un chef d'État.
36:48Il faut savoir
36:48qu'en Turquie,
36:49les chrétiens
36:49sont complètement étouffés,
36:51qu'ils étaient seulement
36:523000 à la messe.
36:53Non, mais 3000
36:54sur un pays
36:55de plus de 20 millions
36:56d'habitants,
36:56ça veut bien dire
36:57ce que ça veut dire.
36:58Mais il n'a pas prié
36:59dans la mosquée.
37:00Je sais.
37:01Oui, d'accord,
37:01mais Jean-Paul II
37:02avait prié, par exemple,
37:03au nom de l'occuménisme.
37:05Lui, il n'a pas prié.
37:05Vous vouliez dire
37:05un dernier mot,
37:06Richard Millet.
37:07Vous regardiez les images
37:08et...
37:08Je voulais dire
37:09qu'on annonce
37:10dans la bande
37:11que Léon XIV
37:12se rendra en 2026
37:13en Algérie.
37:15Oui.
37:16Événement incroyable.
37:18Exactement.
37:19Et vous faites bien
37:19de...
37:21En pleine campagne...
37:22Attention,
37:22c'est un souhait.
37:23C'est le souhait,
37:24c'est le souhait,
37:25c'est le souhait.
37:26C'est pas une annonce
37:27encore officielle,
37:28mais il émet le souhait
37:30d'aller en Algérie.
37:33Le sort des chrétiens
37:34en Algérie
37:34n'est pas très enviable.
37:36Bon, il nous reste
37:36une dizaine de minutes.
37:37Je voulais vous parler
37:38de cette intéressance,
37:40là aussi,
37:40parce que le 31 décembre
37:42à Paris,
37:44et on est aujourd'hui
37:45à le 2 décembre,
37:47eh bien, figurez-vous
37:47que le concert
37:48des Champs-Elysées
37:48est déjà annulé
37:49pour des raisons
37:50de sécurité.
37:51Il n'y aura pas de concert
37:52pour le réveillon
37:53du 31 décembre.
37:54La préfecture de police
37:54a demandé l'annulation
37:55de l'événement
37:56pour limiter les risques
37:57liés à l'affluence.
37:59Seul le feu d'artifice
38:00est maintenu.
38:00Une rupture avec la tradition
38:02des deux dernières années
38:03qui marque un tournant
38:04sécuritaire.
38:06C'est une requête
38:06acceptée d'ailleurs
38:07par Anne Hidalgo.
38:08C'est une bonne décision
38:09pour la mairie
38:10du 8e arrondissement.
38:12C'est vrai que
38:13vous ne pouvez pas
38:14organiser aujourd'hui
38:16à Paris
38:17un événement
38:18sans imaginer le pire.
38:20C'est-à-dire que l'année
38:20a été quand même
38:21très rude.
38:22Il y a eu effectivement
38:22sur les Champs-Elysées,
38:24il y a eu ce qui s'est passé
38:25après la victoire
38:26de la Ligue des champions.
38:27Il y a eu deux soirées
38:28très difficiles
38:29du Paris Saint-Germain.
38:30Une avec la demi-finale
38:32qui permettait
38:33d'arriver en finale
38:34et puis une deuxième
38:35le soir de la victoire.
38:37C'est un aveu d'impuissance.
38:39Oui.
38:39Il est réaliste,
38:40il est réaliste,
38:41c'est un aveu d'impuissance.
38:42Peut-être qu'un jour
38:42on ne pourra pas faire
38:44les messes de Noël
38:45non plus
38:45pour des raisons de sécurité.
38:46Oui, les chrétiens
38:46autour de l'Ontario.
38:47Où ça commence,
38:48où ça a fini ?
38:49Alors, les deux dernières années,
38:50c'est vrai qu'il y a
38:51un million de personnes
38:52à peu près sur les Champs-Elysées
38:53ce soir-là.
38:54Et puis, on pense également
38:56aux policiers.
38:56J'imagine que les syndicats
38:57de policiers,
38:58on dit qu'on a peut-être
38:59autre chose à faire
39:00le 31 décembre
39:01que passer cette soirée
39:02à...
39:03Je ne conteste pas la décision,
39:04je l'explique.
39:05Oui.
39:06C'est tout ?
39:06À Paris ?
39:07C'est entendu.
39:08Et puisque nous parlons
39:10d'une certaine violence
39:11aujourd'hui en France,
39:12on en parlait ce matin
39:13parce que c'est une nouvelle
39:14qui est assez passée
39:16un peu sous les radars,
39:17mais j'ai trouvé ça
39:17absolument incroyable.
39:18C'est ce qui s'est passé.
39:19C'était la une du journal
39:19L'Équipe d'ailleurs.
39:20C'est ce qui s'est passé
39:21à Nice
39:22avec des joueurs de football
39:24qui l'ont perdu.
39:25Qui l'ont vu ?
39:26Voilà.
39:26Ils l'ont perdu dimanche.
39:28C'est une petite ville.
39:28C'est quelle ville ?
39:29À Lorient.
39:30Oui, Lorient.
39:31Oui, c'est ça.
39:31La petite ville,
39:32vous êtes gentil.
39:32C'est là qu'il y a
39:33le festival.
39:33Je n'avais pas comparé
39:34avec Rouen, excusez-moi.
39:35Quand même autre chose.
39:37Non.
39:37Quand même autre chose.
39:39Soyons gentils.
39:41Lorient,
39:41c'est là où a lieu
39:42le festival interceltique
39:44chaque année,
39:45qui est un haut lieu
39:46de la Bretagne historique.
39:48Et Lorient recevait
39:49le club de Nice
39:50ce week-end.
39:52Et Nice a perdu 3-1.
39:53Les supporters
39:54attendaient.
39:56Et je vous propose
39:56simplement de voir
39:57le sujet d'Augustin Donadieu
39:58parce qu'il y a
39:59très peu de réactions.
40:00Très peu de réactions
40:01des ministres des Sports.
40:02Très peu de réactions.
40:02Mais c'est absolument incroyable.
40:04Parce qu'ils ont été
40:04bien battus.
40:06Oui, mais regardez ce sujet.
40:08Parce qu'ils se sont battus
40:08depuis longtemps.
40:09Mon Dieu.
40:10Non, non, mais...
40:10Il y a quand même eu
40:11400 supporters
40:12qui sont allés les attendre.
40:13C'est fou.
40:15Mais je ne comprends pas.
40:15C'est les joueurs de Lorient
40:16qui se sont...
40:17Les joueurs de Lorient
40:18qui se sont fait taper.
40:19Non, non, Nice.
40:20Ah, c'est les joueurs de Nice.
40:21Ah, manifestement...
40:22Ah, d'accord.
40:23Je ne comprenais pas.
40:28Est-ce que...
40:29Voilà, je crois
40:29qu'il n'y a pas de son.
40:30Je ne sais pas s'il y a le son.
40:31Allez, on va écouter
40:33une deuxième chance pour eux.
40:35Les joueurs de l'OGC Nice
40:37ne s'attendaient certainement
40:38pas à un accueil
40:39comme celui-ci.
40:41Hier, après une sixième
40:42défaite consécutive,
40:44les footballeurs
40:44rentrent au centre d'entraînement.
40:46Mais des centaines
40:47de supporters ultra-hostiles
40:48les attendent
40:49de pied ferme.
40:51Les attaquants
40:51Terem Mofi
40:52et Jérémy Boga
40:53ainsi que le directeur sportif
40:55Florian Maurice
40:55sont pris à partie.
40:57Insultés, secoués,
40:58bousculés
40:59par la foule en colère.
41:00Le club s'en indigne
41:01dans un communiqué.
41:03Les débordements constatés
41:04durant ce rassemblement
41:05sont inacceptables.
41:06Plusieurs membres du club
41:07ayant été pris à partie.
41:09Les supporters
41:10seraient même montés
41:11dans le car
41:11pour faire descendre
41:12l'équipe et l'entraîneur
41:13avant qu'ils n'entrent
41:14dans le centre d'entraînement.
41:15Là, on est sur des violences
41:17au dire des joueurs
41:18bien entendu de Nice.
41:20Certains disent d'ailleurs
41:21qu'ils ont été molestés
41:22pendant une minute.
41:24Si tel est le cas,
41:24je peux vous garantir
41:25que c'est long.
41:26Bien que les deux joueurs
41:26aient déposé plainte
41:27pour violences volontaires
41:28commises en réunion,
41:30les supporters, eux,
41:31se défendent
41:31de toute agression.
41:32Les groupes de supporters
41:34ultra du club
41:35ont voulu mettre
41:35la pression un petit peu
41:36sur les joueurs
41:37pour les mettre
41:38face à leurs responsabilités.
41:40Des retours que j'ai eus,
41:41il n'y a pas eu de violence
41:42lors de ce rassemblement.
41:44Juste des supporters
41:45mécontents.
41:46Terrem Mofi a été placé
41:48en arrêt de travail
41:48jusqu'à dimanche.
41:49Jourouni s'affrontera
41:50à domicile Angers
41:51en Ligue 1.
41:52Jérémy Boga a quant à lui
41:54reçu une ITT
41:54d'au moins 5 jours.
41:56L'entraîneur,
41:56Franck Hez,
41:57s'est dit prêt au combat
41:58lors des prochains matchs.
41:59Ce qui est intéressant,
42:01c'est que là aussi,
42:01il y a une forme d'indulgence
42:03pour le mouvement ultra
42:04dans le football.
42:05Depuis des années,
42:07ces mouvements-là
42:08ne sont jamais dissous,
42:09très rarement dissous.
42:10Et notamment,
42:12il y a une indulgence médiatique.
42:13On trouve que c'est formidable,
42:14les ultras,
42:15dans les stades,
42:15parce que ça fait du bruit de ça.
42:16Lorsqu'au Parc des Princes,
42:18ils avaient quitté
42:18le Parc des Princes,
42:19il y avait plein de...
42:20Comment vous l'expliquez ?
42:22Comment j'explique ça ?
42:24C'est très difficile à expliquer.
42:26C'est toujours...
42:27Voilà, c'est...
42:28On tolère
42:29cette forme de...
42:30Par exemple,
42:30il n'y a pas...
42:31On tolère des fumigènes
42:33dans des stades.
42:34Donc il y a des gosses
42:34qui rentrent dans un stade
42:36qui a 10 ans
42:36et puis ils peuvent prendre
42:37un fumigène
42:37et se brûler un oeil.
42:39Et c'est des irresponsables.
42:42Et comment on tolère ?
42:43Parce qu'il n'y a pas de sanctions,
42:44pour répondre à votre question.
42:45Il n'y a absolument pas de sanctions.
42:47Et l'atmosphère médiatique
42:49est effectivement plutôt promise
42:50à ces mouvements ultra,
42:51qui sont des mouvements violents.
42:53C'est-à-dire qu'à partir...
42:55L'ultra a en lui-même,
42:57dans son ADN,
42:58une forme de violence.
43:00Puisque c'est un...
43:01Comment dire ?
43:02Il ne vient pas là
43:03pour le football,
43:04il ne vient pas là
43:04pour le plaisir du foot,
43:05il vient uniquement
43:06pouvoir gagner son équipe.
43:07Et quand son équipe ne gagne pas,
43:09il est violent.
43:09Ce ne sont pas des gens
43:10qui aiment le football,
43:11François.
43:11Ils aiment...
43:12C'est des fans.
43:13Des fans de leur équipe.
43:15C'est ainsi.
43:16Monsieur Gauthier Lebrette,
43:18qui arrive à l'instant.
43:20J'ai vu qu'il se passait quelque chose
43:21sur France Télévisions.
43:24Oui, paraît-il.
43:25Ils ne vont pas avoir le label ?
43:26Paraît-il.
43:27Ils ont...
43:28Qu'est-ce qui s'est passé ?
43:29On est en train de préparer
43:30un petit sujet pour 23h.
43:32La rédaction de CNews...
43:33Mais racontez-moi en deux.
43:35J'ai l'impression que c'est un sujet bidon.
43:38Il y avait un faux témoin
43:39qui a piégé France Télévisions
43:40sur un sujet sur le pouvoir d'achat.
43:42Il n'y a pas eu de vérification ?
43:43Et après, il s'est moqué
43:44de France Télé
43:44sur ses réseaux sociaux
43:45en disant
43:45j'ai piégé le 20h de France 2.
43:48Et il n'y a pas eu de vérification ?
43:49Non, et pourtant,
43:51il y aurait label pour France Télé.
43:53Ça ne va pas du tout.
43:54C'est embêtant, non ?
43:56Mais c'est vraiment dommage.
43:57Donc racontez-moi.
43:58C'est un humoriste
43:59qui s'est fait passer
44:02pour un témoin de l'actualité.
44:04C'est bien ça ?
44:05Oui, il s'est passé.
44:05Qui était dans un sujet
44:06de France Télévisions
44:07et il n'y a pas eu la vérification
44:10et il s'est moqué
44:11de France Télévisions
44:12sur les réseaux ?
44:13Oui, absolument.
44:13Ça arrive au moment.
44:15Franchement, c'est dommage.
44:16Les téléspectateurs
44:17ont été abusés.
44:19Il y a l'idée, là.
44:20Il y a l'idée.
44:21Mais l'Élysée a réagi ou pas ?
44:22Je n'ai pas encore vu
44:23de vidéos sur le compte Twitter
44:25d'Emmanuel Macron
44:25ni le compte Instagram.
44:26Mais j'imagine que ça arrive.
44:27À mon avis,
44:28ils sont en train de la préparer.
44:29Ils sont en train de la monter.
44:30Reporters sans frontières,
44:31c'est mieux.
44:31Les reporters sans frontières
44:32sont montés, j'espère.
44:33Je n'ai pas encore vu
44:34de communiquer de RSF.
44:36Ça arrive au meilleur, bien sûr.
44:37Ça peut arriver,
44:38mais il n'y a pas de vérification.
44:40C'est 4 milliards,
44:40le service public.
44:422 milliards et demi
44:42pour France Télévisions.
44:44Ils ont de l'argent
44:45pour vérifier.
44:464 milliards,
44:46tu ne peux rien faire.
44:474 milliards.
44:48Rien.
44:48Mais bon,
44:50qui est-ce qui dirige l'info
44:51sur France Télévisions ?
44:53C'est M. Cara ?
44:54Oui.
44:55M. Simon Gomez aussi ?
44:56Madame Ernotte un peu plus haut ?
44:57Ils vont s'expliquer.
44:59J'imagine qu'il y a déjà
45:00une cellule de crise
45:00pour pouvoir mériter le label.
45:03Parce que là,
45:04le label a du plomb dans l'aile,
45:05malheureusement.
45:06Mais ça s'est passé quand ?
45:08Là, vous me posez une colle.
45:08Je crois que c'était
45:09dans le journal d'hier.
45:10Dans le 20h d'hier.
45:11Il y a prescription.
45:13Mais non,
45:14la rédaction de CNews
45:15est en train de citer.
45:15Moi, je vais vous dire quelque chose.
45:16Il y a par un sujet
45:16pour 23h.
45:17Je peux vous dire
45:18que si CNews
45:18se faisait piéger...
45:20Il y aurait du monde
45:21pour en parler.
45:22Il y aurait du monde
45:23pour en parler,
45:23ça c'est sûr.
45:24Déjà qu'il y a du monde
45:25pour en parler,
45:26alors on ne se fait pas piéger.
45:27Quand on dit le vrai,
45:33je pense qu'on va parler du label.
45:35On va parler du label,
45:36évidemment.
45:37Alors oui,
45:37vous avez vu cette petite histoire ?
45:39Enfin, petite histoire,
45:40non, parce que...
45:40Je précise,
45:41pardonnez-moi de vous couper,
45:43que je n'ai jamais dit
45:44qu'Emmanuel Macron
45:45allait poser lui-même
45:47le label.
45:48Personne n'a jamais dit ça.
45:49Je dis qu'il a envisagé
45:50un label pour les médias.
45:51Il l'initie
45:52et il demande à RSF
45:53de le faire.
45:54Vous pouvez répéter
45:54ce qu'il a dit,
45:55s'il vous plaît.
45:56Non, mais j'en ai marre.
45:57Non, mais absolument.
45:58J'en ai marre, moi,
45:59d'être une cible.
45:59Je n'ai rien fait.
46:00Et vous avez vu cette histoire
46:01autour de Jordan Bardella ?
46:03C'est-à-dire que le procureur dit
46:04qu'on va le placer
46:04en détention provisoire,
46:05l'homme qui est récidiviste
46:06et qui s'en est pris
46:07à Jordan Bardella
46:08qui s'en était déjà
46:08qui est à Éric Zemmour
46:09et on va le faire passer
46:10en comparution immédiate.
46:12Eh bien,
46:12le juge d'application
46:13des libertés
46:14et des peines
46:16a décidé
46:16qu'il n'y aurait plus
46:17de détention provisoire
46:18et la comparution immédiate
46:19n'a pas eu lieu
46:20puisqu'il a demandé
46:20du temps pour se défendre
46:21donc c'est renvoyé
46:22à l'année prochaine.
46:23C'est-à-dire qu'on a
46:24un homme libre
46:25et qu'il n'y a plus
46:25de comparution immédiate.
46:27Thomas Legrand
46:27dans Libération
46:28a été très clément
46:29envers la croissance.
46:30Il a dit en gros
46:31que Jordan Bardella
46:32avait eu de la chance
46:32que ce soit un neuf
46:33parce qu'il méritait
46:34un peu plus
46:34vu ce qu'il dit.
46:36C'est magnifique.
46:37Mais là non plus
46:38il n'y aura pas d'exam.
46:39Libération,
46:40je peux vous dire
46:40qu'ils vont avoir
46:41un excellent label.
46:43Comme ils n'ont pas
46:44tellement de lecteurs
46:45il faut bien
46:46qu'ils aient quelque chose
46:47de...
46:47C'est ça le choix en fait.
46:49Soit vous avez
46:50des téléspectateurs
46:51et pas de label.
46:52Soit vous n'en avez pas
46:53et alors dans ce cas-là
46:53vous avez un label.
46:54Qu'est-ce que vous préférez vous ?
46:56C'est la ronçon de la gloire.
46:57Il y a d'autres chaînes
46:57dont on le label.
46:59Véronique a tout dit.
47:00C'est vrai qu'on ironise
47:02mais c'est vrai que
47:03c'est entre guillemets
47:05la ronçon du succès
47:07de la gloire.
47:07Je ne sais pas
47:08mais du succès
47:09et ce qui met
47:10tout ce système par terre
47:11c'est le succès de CNews
47:13c'est le succès d'Europe 1
47:14c'est le succès du groupe
47:16du journal du dimanche
47:17et du JD News.
47:19Enfin je ne veux pas
47:20mais il n'y a pas plus humain
47:21que la jalousie en même temps.
47:23Ce n'est pas une question
47:23de jalousie.
47:24Ah si si
47:24c'est complètement
47:25une question de jalousie.
47:27Idéologique.
47:28Je ne sais même pas
47:29ce que c'est d'ailleurs.
47:31Ils ne supportent pas
47:33que d'autres sujets
47:34soient traités.
47:36Non parce que ce soir
47:37à mon avis
47:38le label en a pris
47:39un coup dans les mirettes
47:40comme on dit.
47:41Non mais alors là
47:42je préfère quitter le plateau.
47:44Franchement.
47:45Je ne veux pas être associé
47:46à ça.
47:47Vous qui assumez
47:48vous qui incarnez
47:49à priori
47:49l'expertise.
47:51Oui mais c'est très
47:52exactement ce que je pense.
47:54Vous vous souvenez
47:55de cette chanson
47:55de Yves Mondan
47:56qui est
47:57qui t'a donné
47:57Mireille.
47:59Non mais blague
48:00à part si c'est nous
48:00qui avions fait
48:01un sujet bidon
48:02avec quelqu'un
48:02qui est né en bateau
48:04aux 20h
48:05aux 20h
48:05de France Télé
48:08qui est le moment
48:08d'information
48:09du service public.
48:10Franchement
48:10si ça s'était passé
48:11sur cette chaîne
48:11il y aurait déjà eu
48:1212 vidéos
48:13du compte Twitter
48:14de l'expertise.
48:15Mais évidemment
48:16pour tous les autres
48:18ça passe crème
48:18ils auront le label.
48:19Mais évidemment
48:20Jean-Marc Lelouch
48:21était à la réalisation
48:22David Tonnelier
48:24était à la vision
48:26Marc Fontaine
48:27était au son
48:27merci à Alexandre Martel
48:29à Benjamin Aneau
48:30et à Pauline Trevzer
48:32toutes ces émissions
48:32sont retrouvées
48:33sur cnews.fr
48:34Vous êtes donc là
48:35jusqu'à minuit
48:36minuit
48:36et huit bottes
48:38c'est
48:38avec moi
48:41et on salue
48:41Nicole Calfant
48:42qui vous écoute
48:43jusqu'à minuit
48:44parce qu'on était
48:44sur Europe 1
48:45avec elle
48:46on était exactement
48:47sur Europe 1
48:48tout à l'heure
48:48avec elle
48:48et elle vous a
48:50j'allais dire
48:50quand elle vous a
48:51embrassé chaleureusement
48:53elle vous a kiffé
48:54pas vous non plus
48:57non mais
48:58c'est plus possible
48:59vous
49:00enfin monsieur
49:01une exception
49:02non mais vous
49:03quand même
49:04qui représentez
49:05le symbole des lettres
49:06de la littérature
49:08de la culture
49:09entre monsieur
49:10qui dit mirette
49:10et vous qui déstiffé
49:12non
49:12c'est parce que
49:13c'est un orientalisme
49:14voilà exactement
49:15mais croyez pas
49:16bien sûr
49:17il y a du beau monde
49:18devant la télé
49:18de 21h à minuit
49:19j'en suis sûr
49:20ça s'arrête pas
49:21à 21h
49:21non mais ça aide bien
49:23on crache pas dessus
49:25bon je vais y aller
49:27parce qu'il fait faim
49:27bonne soirée
49:30et à demain
49:33j'en suis sûr
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