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Pascal Praud et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros
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00:00:00Bonjour à tous et bienvenue à l'heure des pros ce matin sur Europe 1 jusqu'à 10h et sur CNews jusqu'à 10h30.
00:00:07Hier à cette heure-ci, je rappelais qu'Emmanuel Macron envisageait un label pour les médias.
00:00:11C'est un fait.
00:00:12J'ajoutais que j'y voyais une tentation autoritaire.
00:00:15C'est un commentaire.
00:00:17Et j'argumentais.
00:00:18Qui donnerait ces labels sinon des organisations pilotées plus ou moins par l'Elysée, en tout cas sous l'influence du pouvoir ?
00:00:26C'est encore un commentaire.
00:00:27J'évoquais la Pravda, le ministère de la vérité, ça s'appelle du second degré, même si aucune plaisanterie n'est innocente.
00:00:36Hier à 19h03, l'Elysée publie une séquence vidéo ciblant le journal du dimanche, Philippe Devilliers et votre serviteur, après les mots prononcés le matin.
00:00:47Nous voici accusés de désinformation.
00:00:50Non !
00:00:51Quand Philippe Devilliers dit « Jamais la menace totalitaire n'a été aussi présente avec la Macronie finissante », ce n'est pas de la désinformation.
00:00:59C'est un commentaire.
00:01:01Et le commentaire est libre.
00:01:02Et nous voici au cœur de la stratégie élyséenne, faire passer les commentaires pour de la désinformation.
00:01:09Emmanuel Macron ne supporte plus les critiques.
00:01:13Et pour cause.
00:01:14Sous sa présidence, la France apparaît ruinée.
00:01:17La diplomatie est affaiblie.
00:01:19L'insécurité a augmenté.
00:01:21L'immigration a explosé.
00:01:23L'école, la justice, l'hôpital traversent des crises sans précédent.
00:01:28Le climat général depuis la dissolution est délétère.
00:01:32Dissolution qu'il a décidée comme un caprice, sans jamais reconnaître son erreur.
00:01:37D'où la volonté d'écrire une autre histoire.
00:01:41Hier matin, c'était une éventualité.
00:01:43Hier soir, c'est devenu une réalité.
00:01:47Le ministère de la vérité est né.
00:01:52Alice Sommerer nous rappelle les titres.
00:01:58Bonjour Pascal, bonjour à tous.
00:02:06François Hollande a été victime d'un cambriolage.
00:02:08Le domicile de l'ancien président et de sa femme a été pris pour cible le 22 novembre dernier.
00:02:13Deux suspects ont été arrêtés et placés en détention le 28 novembre.
00:02:17Il s'agirait de deux ressortissants algériens d'une trentaine d'années.
00:02:20Le budget de la sécurité sociale fait son retour à l'Assemblée nationale.
00:02:24Aujourd'hui, jusqu'au 9 décembre, date du vote crucial, Sébastien Lecornu va tenter d'élaborer un compromis.
00:02:30Hier, le Premier ministre a déjà rencontré des représentants du Parti Socialiste.
00:02:34Ils ont assuré se rapprocher d'un compromis.
00:02:37Et puis Steve Witkoff doit rencontrer Vladimir Poutine aujourd'hui à Moscou.
00:02:41L'émissaire américain et le président russe vont tenter de trouver un accord pour mettre fin à la guerre en Ukraine.
00:02:46De son côté, Volodymyr Zelensky a reçu hier un soutien appuyé d'Emmanuel Macron.
00:02:50Il a réaffirmé la mobilisation des Européens pour obtenir, je cite, « une paix juste et durable ».
00:02:56Merci Alice. Je vous présente quelques amis dissidents qui sont avec nous ce matin.
00:03:01Charlotte Dornelas, Vincent Herbouet, Maître Pascal-Pierre Garbarini.
00:03:06Et vous êtes venu avec une petite figurine parce que c'est un jour impérial.
00:03:10Regardez ! Napoléon !
00:03:13Mon petit soldat de plomb.
00:03:15Exactement ! Deux décembre !
00:03:18Voilà ! Le sacre de l'empereur et la victoire d'Austerlitz.
00:03:22Bien évidemment ! Olivier Delagarde est là, Alexandre Jardin et Thomas Bonnet.
00:03:28Alors on va évidemment parler de l'Élysée, mais je voulais simplement ouvrir par une autre information
00:03:33qui me paraît illustrer la société française d'aujourd'hui.
00:03:36Et donc, peu de gens parlent ce matin et c'est bien dommage, croyez-moi.
00:03:39Dimanche soir, les supporters de Nice s'en sont pris aux joueurs après que le club s'est de nouveau incliné en championnat.
00:03:46Une prise à partie violente qui a vu deux joueurs blessés.
00:03:50Le directeur sportif du club, Florian Maurice, a aussi été pris pour cible.
00:03:54Nice, on parle de football, Nice s'est incliné 3 buts à 1 à Lorient dimanche après-midi.
00:04:00C'est la sixième défaite consécutive.
00:04:02400 supporters attendaient devant le centre d'entraînement.
00:04:05Le match a eu lieu à 17h15, ils ont attendu le retour des joueurs à Nice.
00:04:10Ils ont dû arriver vers 21h ou 22h, il y avait 400 supporters.
00:04:13Ils ont manifesté leur mécontentement, appelant les joueurs à respecter le maillot.
00:04:17Ils ont pour cela employé la manière forte.
00:04:19En sortant du quart, des joueurs ont été bousculés.
00:04:21Certains insultés, c'est d'ailleurs la une de l'équipe ce matin.
00:04:24Et d'autres ont même reçu des crachats.
00:04:25Les deux joueurs les plus visés sont Jérémy Boga et Terrem Mofi, accusés de manquer d'investissement dans le jeu.
00:04:33Aucun mot du ministère des Sports.
00:04:36Ça, c'est un sujet gravissime.
00:04:38Plutôt que de cibler ces news, ça, c'est un sujet de société très important qui illustre la violence de notre société qui est partout aujourd'hui.
00:04:46Qui est partout et sans aucune sanction.
00:04:48Parce que ceux qu'on appelle supporters, qui n'en sont pas en fait, qui sont des ultras,
00:04:51qui font peser sur le club une menace XXL.
00:04:54Et qu'on tolère dans les stades avec une indulgence folle, depuis des années, les ultras.
00:04:59Et parfois, la presse trouve ça très bien.
00:05:02Et quand au PESG, il n'y avait pas les ultras, les gens disaient, c'est un peu triste, on n'entend pas.
00:05:06Dans le mouvement ultra, il y a la violence.
00:05:09Je connais un petit peu le football, nous l'avons dit, redit, etc.
00:05:12Indulgence totale de tous les pouvoirs publics.
00:05:15Il faut dissoudre beaucoup de groupes d'ultra.
00:05:20Ils ne veulent pas le faire.
00:05:21C'est toujours pareil.
00:05:22On paye toutes les factures en même temps, c'est toujours la même histoire.
00:05:25Donc, deux joueurs ont été visés.
00:05:28Les deux joueurs sont désormais en arrêt maladie jusqu'à la fin de la semaine.
00:05:31Le directeur sportif Florio Morris a, lui, été largement conspué.
00:05:35Parce que son mercato a été mauvais.
00:05:36C'est-à-dire qu'on reproche à quelqu'un de ne pas avoir pris les bons joueurs.
00:05:39Je rappelle que ce n'est que du football.
00:05:40Il y a eu un communiqué de l'Union nationale des footballeurs professionnels
00:05:43qui a condamné avec la plus grande fermeté.
00:05:45J'attends les réactions, effectivement, de tous.
00:05:48Ça perd le ministère des Sports.
00:05:50Vraiment, on pourrait imaginer que la ministre des Sports, c'est ça, faire de la politique.
00:05:52Elle prend son avion et va à Nice.
00:05:54Parce que ça, c'est grave, en fait.
00:05:56C'est grave, c'est la société française telle qu'elle est aujourd'hui.
00:06:00Et vous en entendez parler ce matin ?
00:06:02Quasiment pas.
00:06:04C'est ainsi.
00:06:05Le Label Info.
00:06:06Emmanuel Macron et l'Elysée ont donc publié cette vidéo sur Instagram hier
00:06:10dans laquelle ils défendent une labellisation des médias.
00:06:12Et c'est vrai qu'ils nous ciblent, ils me ciblent, ils ciblent Philippe Devilliers.
00:06:15Donc je voulais vous montrer, pour ceux qui ne la connaissent pas encore, cette vidéo
00:06:20qui est proprement quand même lunaire.
00:06:24C'est-à-dire qu'hier, vous avez Emmanuel Macron qui reçoit le Zelensky.
00:06:28Et à 19h03, vous avez cette vidéo.
00:06:31L'Elysée n'a pas autre chose à faire.
00:06:33Manifestement non.
00:06:34Écoutons cette vidéo.
00:06:37Emmanuel Macron envisage un label pour les médias.
00:06:40Il y aurait les bons médias et les moins bons.
00:06:43Comment ne pas voir dans cette initiative une tentation autoritaire
00:06:46d'un président mécontent du traitement médiatique
00:06:49et qui souhaite imposer un récit unique ?
00:06:52Je propose un nom pour ce nouveau service de communication, la Pravda.
00:06:56Jamais la menace totalitaire n'a été aussi présente, aussi probable
00:07:01depuis la peste brune et la peste rouge qu'avec la Macronie finissante.
00:07:07C'est pas l'État qui doit vérifier.
00:07:09Si c'est l'État qui doit vérifier, là ça devient une dictature.
00:07:12Mais il faut que les journalistes garantissent à leurs lecteurs
00:07:15qu'eux ont vérifié avec une déontologie.
00:07:18Donc ils sont les garants entre eux.
00:07:19Je pense que c'est important qu'il y ait une labellisation faite par des professionnels
00:07:23qui puissent dire que c'est des gens qui sont sérieux,
00:07:26ça c'est pas des gens qui informent.
00:07:27Sauf que les professionnels, effectivement...
00:07:30Quel professionnel ?
00:07:31Est-ce qu'on n'est pas professionnel ?
00:07:32Oui.
00:07:34Olivier Delagarde.
00:07:34Ça fait 35 ans qu'on fait ce métier ?
00:07:36On n'est pas professionnels ?
00:07:37On ne sait pas ce qu'on fait ?
00:07:39Mais qui s'occupe de la dette publique ?
00:07:42Qui laisse les médias travailler ?
00:07:44Vous le disiez très bien.
00:07:45Mais moi je ne comprends pas cette stratégie d'ailleurs de l'Élysée.
00:07:49Je me dis que c'est lunaire.
00:07:50Parce qu'on voudrait vous faire de la publicité mon cher Pascal,
00:07:52on ne s'y prendrait pas autrement.
00:07:53On voudrait faire monter ses news, on ne s'y prendrait pas autrement.
00:07:57C'est lunaire.
00:07:57Alors il n'y a pas évidemment que nous, je précise,
00:08:00un label pour les médias, la très mauvaise idée d'Emmanuel Macron,
00:08:03c'est dans le point.
00:08:05Évidemment le président...
00:08:05En fait le président est supporté par ses news, par le JDD et par Europe 1.
00:08:09C'est ça la vérité.
00:08:10Donc il faut dire...
00:08:11Il ne supporte pas les critiques, oui.
00:08:12Bon, s'il pouvait fermer notre chaîne, il le ferait.
00:08:14Voilà.
00:08:15Et il fera tout peut-être, il tentera tout peut-être pour la fermer.
00:08:18La chaîne, c'est possible.
00:08:19Bon.
00:08:20Mais il n'y a pas que nous.
00:08:21C'est-à-dire que le point, un label pour les médias,
00:08:23il n'a pas parlé du point.
00:08:24Enfin, notre consoeur Routel-Krieff sur LCI a dit en gros la même chose.
00:08:29Label de l'info, la fausse bonne idée.
00:08:31Bon.
00:08:32C'était...
00:08:33Il n'y a pas un média...
00:08:34Le Figaro également ce matin.
00:08:36Vincent Rouette.
00:08:37Vincent Rouette.
00:08:38Il n'y a pas un média qui soutiendrait cette idée.
00:08:41Et il n'y a pas une majorité parlementaire pour voter une loi de ce genre.
00:08:46Donc tout ça c'est du flanc.
00:08:48Évidemment que c'est déplaisant l'idée d'avoir un label.
00:08:51C'est pour les poulets, le label.
00:08:52Moi j'aime bien les poulets de louer.
00:08:53Mais je n'ai aucune envie qu'il y ait des canards qui soient payés pour louer le président.
00:08:59Et ce n'est pas à lui de proposer ça.
00:09:01C'est en cela qu'effectivement il met un rapport.
00:09:04Il se met en première ligne.
00:09:05Alors il se met en première ligne.
00:09:06Après il est étonné.
00:09:07Il y a quand même un vrai souci.
00:09:09Il y a un vrai souci.
00:09:10C'est les plateformes.
00:09:10La loi de 1881 a été pondue avant qu'il y ait le numérique évidemment.
00:09:17Mais il faut imposer éventuellement, si on voulait avoir de l'ambition,
00:09:21essayer d'imposer aux plateformes effectivement le respect de la vie privée,
00:09:25le respect de la vérité, la non-diffamation,
00:09:28tout ce qui fait les lois sur la presse.
00:09:30Mais ce président passe son temps à envoyer les messages sur les plateformes.
00:09:36C'est quand même délirant.
00:09:37Alors il tape d'un côté sur les réseaux sociaux et il passe son temps dessus.
00:09:40Mais ce n'est pas sérieux.
00:09:41En fait il ne supporte les réseaux sociaux quand il n'y a que ces messages.
00:09:44Mais c'est une ambition d'impuissant en plus.
00:09:46Tout ça est absurde.
00:09:48Pascal Pierre Garbarini.
00:09:50Mais le raisonnement est inverse.
00:09:51Pourquoi ne s'intéresse-t-il pas plutôt sur le fait que
00:09:56pourquoi il y a autant de gens qui regardent ces news,
00:09:59qui écoutent Europe 1 et qui lisent le JDD ?
00:10:01C'est l'inverse.
00:10:02C'est que vraiment il y a quelque chose qui se passe.
00:10:05Les Français ne sont pas bêtes.
00:10:07Pourquoi ils regardent cette émission ?
00:10:08Ah les Français ne sont pas bêtes ça.
00:10:10C'est vous qui le dites.
00:10:11Je ne suis pas sûr que les lisent et on partage le point de vue.
00:10:13Oui mais d'accord.
00:10:15Franchement c'est l'inverse.
00:10:17Ils devraient plutôt s'interroger sur les raisons pour lesquelles
00:10:20il y a tant de personnes qui sont intéressées par ces médias-là.
00:10:24Non mais au-delà de ça, moi ce que je dis c'est
00:10:27ce qu'il dit est factuellement faux.
00:10:29Le mot de désinformation.
00:10:30Je voulais vous faire écouter ce qu'a dit Philippe de Villiers.
00:10:33Ce n'est pas de la désinformation.
00:10:35Vous allez voir qu'on a isolé la séquence de l'Elysée.
00:10:38C'est marqué désinformation.
00:10:39Non c'est un commentaire.
00:10:40On peut être d'accord ou pas d'accord avec Philippe de Villiers
00:10:44mais c'est un commentaire.
00:10:46Voyez cette séquence juste de l'Elysée hier.
00:10:50Jamais la menace totalitaire n'a été aussi présente,
00:10:54aussi probable depuis la peste brune et la peste rouge
00:10:58qu'avec la Macronie finissante.
00:11:01Attention fausse information.
00:11:02Non.
00:11:03C'est un commentaire.
00:11:04Le commentaire est libre.
00:11:05On peut ne pas être d'accord.
00:11:06On peut trouver ça excessif.
00:11:08On peut trouver qu'effectivement...
00:11:09Là, il n'y a aucun souci.
00:11:11Mais ils ne veulent pas.
00:11:13Ils ne veulent pas.
00:11:14C'est un pouvoir maintenant.
00:11:16Alors là, effectivement, la vidéo d'hier valide.
00:11:20Oui, c'est ce qu'on appelle une pression.
00:11:22C'est une pression indirecte.
00:11:23C'est ça qui est fou.
00:11:25C'est ça qu'est Alexandre Jardin.
00:11:26C'est complètement fou.
00:11:27C'est-à-dire qu'ils n'auraient rien dit.
00:11:30Mais hier soir, ça valide ce que nous disons.
00:11:33Moi, je vous assure, je ne sais pas qui conseille le président.
00:11:36Je ne sais pas si c'est lui tout seul.
00:11:38Je ne sais pas s'il est mal conseillé ou pas.
00:11:40Mais je trouve ça un vrai sens.
00:11:41Et avant de vous donner la parole, de la même manière,
00:11:43les tweets de Bruno Retailleau,
00:11:46les tweets de la même manière, regardez dans la séquence.
00:11:50On va le voir.
00:11:50C'est marqué pareil.
00:11:52Attention, fausse information.
00:11:54Mais c'est juste le tweet de Bruno Retailleau.
00:11:56C'est-à-dire que la parole politique d'un adversaire,
00:11:58attention, fausse information.
00:12:00C'est juste la parole d'un adversaire.
00:12:01Qui était ministre il y a encore quelques semaines.
00:12:04Donc là, on en arrive.
00:12:05Mais j'assure, moi, je suis très inquiet.
00:12:08Donc les médias, lui, et M. Retailleau,
00:12:12qui était son ministre de l'Intérieur,
00:12:15attention, fausse information.
00:12:17En fait, ce n'est ni fait ni à faire.
00:12:19Les communicants le lisaient, je ne sais pas.
00:12:21Mais c'est invraisemblable.
00:12:23À ce niveau de nullité, en tout cas,
00:12:28à ce niveau d'amateurisme.
00:12:32Alexandre Jardin.
00:12:33Visiblement, il a une pulsion d'autorité,
00:12:36d'autoritarisme qui est tellement forte
00:12:38qu'il ne voit même pas qu'il valide lui-même
00:12:40ce que vous dites.
00:12:43C'est-à-dire que tout à coup,
00:12:44il se comporte exactement comme la caricature.
00:12:48Continuez comme ça.
00:12:48Oui, voilà.
00:12:50Mais ensuite, il y a un autre problème.
00:12:51D'abord, j'ai beaucoup aimé ce que vous avez dit en introduction.
00:12:55C'est que pendant qu'on parle de ça,
00:12:57la réalité des Français, on s'en fout.
00:13:00Or, dans cette réalité, il y a les violences,
00:13:03mais il y a aussi la violence sociale.
00:13:05Il y a un Français sur trois qui n'arrive pas
00:13:07à payer sa facture d'électricité.
00:13:09Et pendant ce temps-là, on n'en parle pas.
00:13:10Et pendant ce temps-là, vous avez un lobbying intense
00:13:13en ce moment au Sénat de Panier-Runacher
00:13:15pour essayer de faire signer le décret sur la PPE 3.
00:13:19Et on recevra tout à l'heure M. Bouglet
00:13:21parce qu'on est les seuls quasiment à porter ce sujet.
00:13:24Alors, c'est fondamental.
00:13:25Et Mme Panier-Runacher qui a été sortie,
00:13:27je vous assure, vous avez parfaitement raison.
00:13:30C'est juste un scandale.
00:13:31C'est un scandale.
00:13:31L'électricité qui se met en place.
00:13:33Vous avez raison.
00:13:34Avec parfois la complicité des LR.
00:13:38Non, mais c'est un scandale absolu.
00:13:39Je vous assure.
00:13:39Et ça, ce n'est pas de la désinformation.
00:13:42Le troisième point qui est terrible.
00:13:43L'argent qui est donné en subvention aux éoliennes,
00:13:45ce n'est pas de la désinformation.
00:13:47Non.
00:13:48C'est essentiel.
00:13:49C'est essentiel.
00:13:49C'est la vie des gens.
00:13:51Exactement.
00:13:51On rentre dans l'hiver
00:13:53et on est dans un système d'une perversion
00:13:56de raquette des Français
00:13:57qui est absolument absurde,
00:14:00écologiquement absurde.
00:14:01Enfin, vous verrez ça tout à l'heure.
00:14:03Mais surtout, il y a un problème de niveau.
00:14:07Cet homme a oublié qu'il est chef de l'État.
00:14:09Le métier d'un président,
00:14:11c'est de garantir l'unité de la nation.
00:14:14Ce n'est pas d'organiser,
00:14:15du matin jusqu'au soir, la division.
00:14:17C'est aussi d'être le garant de nos libertés publiques.
00:14:20Et à partir du moment où il lui passe par la tête,
00:14:24de commencer à tripoter la liberté d'expression
00:14:26avec telle ou telle officine.
00:14:31Je veux dire, c'est d'une gravité.
00:14:33Et dans cette vidéo,
00:14:34c'est d'une gravité sans nom.
00:14:35On ne doit pas commencer à tripoter
00:14:37nos libertés fondamentales.
00:14:40Et l'autre chose qui est terrible,
00:14:42dont ne parle pas la vidéo,
00:14:43c'est cette histoire de référé express.
00:14:45Parce que qu'est-ce que ça veut dire ?
00:14:47Ça veut dire que ce n'est pas un problème pour ces news.
00:14:50C'est un problème pour tous les médias.
00:14:53Parce qu'à partir du moment où les Français
00:14:54vont pouvoir saisir les juges,
00:14:56où on va transférer aux juges
00:14:57la possibilité de valider le vrai du faux,
00:15:01mais n'importe qui va contester...
00:15:02Alors, il faut expliquer ce qu'est le référé express Thomas Bonnet.
00:15:05Mais n'importe qui va contester la une du monde.
00:15:07On pourra saisir un juge
00:15:08qui devrait statuer en 48 heures
00:15:09sur une information,
00:15:11sans parler du fond,
00:15:12parce qu'évidemment, en 48 heures,
00:15:13ce n'est pas possible.
00:15:14Donc, en fait, c'est vraiment une incongruité incroyable.
00:15:16Non, mais c'est un drame.
00:15:18Charlotte Dernelas, c'est dangereux.
00:15:20Charlotte Dernelas qui ne s'est pas exprimée.
00:15:22Mais du coup, sans parler du fond,
00:15:24je suis inquiète,
00:15:24parce que s'ils ont 48 heures
00:15:26pour dire si la forme est vraie ou fausse,
00:15:28ça va devenir vraiment compliqué pour eux.
00:15:31Pour tous les médias.
00:15:32Non, mais...
00:15:33Oui, mais pour tous les médias,
00:15:34il y a beaucoup de médias,
00:15:35c'est qu'on va traiter pareil.
00:15:35Les médias, ils ne montent pas au créneau aujourd'hui.
00:15:37Oui, mais le référé peut être déclenché par n'importe qui.
00:15:39Ah oui, oui, bien sûr.
00:15:40Donc, ça va concerner tous les médias.
00:15:42Alexandre, je dis qu'il y a une alliance objective
00:15:44aujourd'hui entre Emmanuel Macron
00:15:45et la plupart des médias.
00:15:47Pourquoi ?
00:15:48Parce que la plupart des médias ciblent ces news.
00:15:50Les coups que nous ressemblons,
00:15:52qui sont les plus rudes,
00:15:53sont donnés par des journalistes.
00:15:55C'est Le Monde,
00:15:56c'est Télérama,
00:15:58c'est le Nouvel Obs,
00:15:59c'est Libération,
00:15:59c'est complément d'enquête,
00:16:01complément d'enquête qui était hier soir
00:16:03chez Quotidien.
00:16:04C'est vous dire que tout ce petit monde-là
00:16:06se lit contre ces news.
00:16:09Donc, l'alliance objective
00:16:10entre le président Macron
00:16:12et tous les médias,
00:16:13pourquoi ?
00:16:14Interrogez-vous,
00:16:15c'est la même question que Pascal Pierre.
00:16:16Mais il y a plein de journalistes dignes
00:16:18dans tous ces médias.
00:16:19Oui.
00:16:19Et qui ont une éthique.
00:16:21Mais oui, mais ils ne veulent...
00:16:22Et qui ne sont absolument pas d'accord avec ça.
00:16:23Et qui se sentent mouillés.
00:16:24Ils ne veulent pas...
00:16:25Non, il ne faut pas les mouiller là-dedans.
00:16:27Mais je ne les mouille pas.
00:16:28Je dis que les rédactions ne veulent pas
00:16:30parler de certains sujets.
00:16:32Je le sais.
00:16:33Ça fait 40 ans.
00:16:34Ils ne veulent pas parler de certains sujets.
00:16:37Mais parfois pour des bonnes raisons.
00:16:39C'est toujours pareil.
00:16:39On ne va pas stigmatiser.
00:16:40On ne va pas mettre de l'huile sur le feu.
00:16:41Je connais tout ça.
00:16:43Mais le référé expresse.
00:16:44Expliquez les dangers que ça représente.
00:16:46Charlotte avait la parole.
00:16:49Non, mais simplement,
00:16:50ce n'est pas juste...
00:16:52Vincent a très bien dit
00:16:53qu'il faudrait une majorité, etc.
00:16:55pour arriver à une loi
00:16:57aujourd'hui sur ce sujet.
00:16:59Le vrai problème,
00:17:00et ce qui est inquiétant,
00:17:00c'est que ce n'est pas juste Emmanuel Macron
00:17:02qui est dans ce mouvement-là.
00:17:05Ursula von der Leyen en a parlé
00:17:06exactement dans les mêmes termes
00:17:07au niveau européen.
00:17:09Et il y a quelques années,
00:17:10le Premier ministre de la Nouvelle-Zélande
00:17:14à la tribune de l'ONU,
00:17:16applaudi par absolument tout le monde,
00:17:18avait déclaré que désormais,
00:17:20la liberté d'expression,
00:17:21ce sont ces termes,
00:17:22était devenue une arme de destruction massive
00:17:24dans le débat
00:17:25et qu'il fallait donc s'en méfier.
00:17:27Donc, il y a un retournement
00:17:29de situation par rapport
00:17:30à la liberté d'expression
00:17:31qui va devenir une liberté surveillée.
00:17:35Pourquoi ?
00:17:35En raison du récit.
00:17:37On ne peut pas se permettre
00:17:38d'avoir un récit alternatif
00:17:40sur les choses.
00:17:41Emmanuel Macron, évidemment,
00:17:42ce que vous avez dit ce matin,
00:17:43il prouve par la vidéo
00:17:46exactement ce que vous redoutiez
00:17:47le matin même.
00:17:48Mais même si on regarde
00:17:49la séquence des derniers jours,
00:17:51on a le complément d'enquête
00:17:54qui se base sur une étude,
00:17:57vous l'avez déjà dit,
00:17:58mais sur le long terme,
00:17:59c'est quand même assez fantastique,
00:18:01qui se base sur une étude
00:18:02de Reporters sans frontières
00:18:04à qui éventuellement
00:18:05le label pourrait être confié.
00:18:07Reporters sans frontières
00:18:08qui est repris par l'Arcom
00:18:10à qui le label virtuel
00:18:12depuis des années
00:18:12est déjà confié.
00:18:14Et l'Arcom se penche
00:18:16sur Reporters sans frontières,
00:18:17complément d'enquête,
00:18:18le coupe, donc, comment dire,
00:18:21respecte la décision de l'Arcom,
00:18:23mais elle est reprise à nouveau
00:18:25par l'Arcom.
00:18:26Et par ailleurs,
00:18:27dans le complément d'enquête,
00:18:28vous avez la science
00:18:29qui dit qu'il n'y a aucun lien
00:18:30entre l'immigration
00:18:30et l'insécurité,
00:18:32lien qu'Emmanuel Macron lui-même
00:18:33avait fait il y a quelques années,
00:18:35repris sur tous les sites
00:18:37des différents médias,
00:18:38vous savez, intitulé
00:18:39Vrai ou Faux,
00:18:40le président de la République
00:18:41fait ce lien.
00:18:42Donc moi, avec cette donnée-là,
00:18:44vous savez,
00:18:45on est en cours de maths en CM1,
00:18:46avec ce problème-là,
00:18:47bon courage Emmanuel Macron,
00:18:49bon courage.
00:18:50Donc il y a cette tentation...
00:18:51Un bon contrôle fiscal
00:18:54serait tellement plus simple,
00:18:56alors que cette prétention éthique,
00:18:58cette prétention éthique
00:18:59de l'Elysée
00:18:59pour censurer,
00:19:00en fait,
00:19:01les malpensants,
00:19:02c'est ridicule,
00:19:05c'est absurde,
00:19:06ça n'aura jamais lieu.
00:19:07Encore une fois,
00:19:08le référé express,
00:19:09il venait à être voté.
00:19:11On va confier donc
00:19:11à des magistrats...
00:19:12C'est l'autocensure.
00:19:13Maître Garbarini,
00:19:14s'il vous plaît.
00:19:14On va confier à des magistrats
00:19:16qui sont, je vous le rappelle,
00:19:18en sous-effectifs,
00:19:19qui sont débordés,
00:19:20qui en plus ont leur propre sensibilité.
00:19:23Ça, je le dis à chaque fois,
00:19:24puisque ce sont des êtres humains.
00:19:26D'accord ?
00:19:26On va leur confier
00:19:27la possibilité
00:19:28de se prononcer
00:19:29sur une une
00:19:31ou sur un article
00:19:32de journal
00:19:33ou d'un média quelconque
00:19:35en 48 heures
00:19:37pour dire,
00:19:38avec une appréciation souveraine
00:19:40des juges du fond,
00:19:41ça c'est bien,
00:19:42ça c'est pas bien.
00:19:43Alors qu'on arrive...
00:19:44Marine Le Pen
00:19:46a pris la parole
00:19:47sur ce sujet.
00:19:49Je vous propose
00:19:49de l'écouter.
00:19:52D'abord,
00:19:53je trouve cette vidéo indigne
00:19:54parce que ça n'est pas
00:19:55le rôle
00:19:55de la présidence
00:19:57de la République
00:19:58qui précisément
00:19:59doit être au-dessus
00:20:01des partis
00:20:02et ne doit pas
00:20:02descendre
00:20:03dans l'arène,
00:20:04surtout en s'attaquant
00:20:05directement
00:20:06à plusieurs médias.
00:20:08Ça, c'est déjà
00:20:09la première des choses.
00:20:09Deuxièmement,
00:20:11cette idée
00:20:12de labellisation
00:20:12est évidemment
00:20:13extrêmement dangereuse.
00:20:15Enfin, je veux dire,
00:20:15il y a un moment donné,
00:20:16il faut arrêter
00:20:17de penser
00:20:17que le fait
00:20:18d'être journaliste
00:20:19vous rend
00:20:19intrinsèquement
00:20:21neutre
00:20:22et bienveillant.
00:20:24En tout cas,
00:20:25effectivement,
00:20:25la neutralité
00:20:26n'existe pas.
00:20:27Il n'y a pas
00:20:27de neutralité.
00:20:28David Lysnard,
00:20:29si la présidence
00:20:29de la République
00:20:30voulait se caricaturer...
00:20:31C'est un libéral,
00:20:33David Lysnard.
00:20:34Si la présidence
00:20:35de la République
00:20:35voulait se caricaturer
00:20:36en ministère de la vérité,
00:20:37elle ne s'y prendrait pas
00:20:38autrement.
00:20:38Je pense que
00:20:39pour dénoncer le rythme
00:20:40d'un tel label
00:20:41du bon média
00:20:41proposé par Emmanuel Macron
00:20:43mériterait mieux
00:20:43que cette communication
00:20:44stigmatisante
00:20:45et populiste de l'Elysée.
00:20:46Bruno Retailleau,
00:20:47un label de l'information
00:20:48décidé sous l'impulsion
00:20:49du pouvoir,
00:20:50c'est une dérive inquiétante.
00:20:51Éric Ciotti,
00:20:52je demande au président Macron
00:20:53de renoncer au label
00:20:54d'information
00:20:54pour distinguer
00:20:55les médias dignes
00:20:56de confiance.
00:20:57Alexandre Jardin,
00:20:57dingue à Hurisson,
00:20:58c'était votre tweet.
00:20:59Il y a une pétition
00:21:00qui a été lancée ce matin
00:21:00aussi par Bruno Retailleau
00:21:02et la LR
00:21:02pour justement
00:21:03essayer de s'opposer
00:21:04à cette labellisation.
00:21:06Oui, bien sûr.
00:21:07Et c'est vrai
00:21:07qu'il y a une tentation
00:21:09effectivement
00:21:10d'une tentation autoritaire.
00:21:14Non mais il y a un glissement
00:21:15qui est extraordinaire
00:21:15parce qu'on n'aurait
00:21:16absolument jamais imaginé ça
00:21:17dans la République
00:21:19des derniers présidents.
00:21:21Moi, j'étais estomaqué
00:21:22il y a six mois
00:21:22quand l'Elysée
00:21:23s'est permis
00:21:24de m'aligner au demeurant.
00:21:27C'était ma petite personne
00:21:28qui était en cause.
00:21:29Alors qu'il mentait
00:21:30effrontément
00:21:31sur la visite
00:21:32du président
00:21:33à Rome
00:21:34à l'occasion
00:21:34des obsèques
00:21:35du pape François
00:21:37et de la rencontre
00:21:38qui avait eu lieu
00:21:38entre Donald Trump
00:21:39et Zelensky.
00:21:40Le mensonge
00:21:41était caractérisé.
00:21:42La chronologie des faits
00:21:44telles qu'il la rapportait
00:21:45était bidon.
00:21:46Et ça ne les empêchait pas
00:21:47d'énoncer
00:21:48la désinformation
00:21:49alors que
00:21:50ce que je racontais
00:21:52était la pure vérité
00:21:53éprouvée
00:21:55auprès de témoins
00:21:56et qui est...
00:21:56Bon bref.
00:21:58Et on n'avait jamais vu ça.
00:21:59Un mensonge aussi
00:22:01pas tant
00:22:02mais présenté
00:22:03sous la forme
00:22:04de la vérité vraie.
00:22:06Voilà, on va vous dire
00:22:07la vérité vraie
00:22:07alors que c'était
00:22:08un montage
00:22:10à la façon
00:22:10du communitaire.
00:22:11Alors écoutez RSF.
00:22:12RSF qui est complètement
00:22:13décrédibilisé.
00:22:14D'ailleurs,
00:22:15le maire de Béziers,
00:22:17M. Ménard,
00:22:18a dit
00:22:18je regrette
00:22:18ce qui est devenu RSF
00:22:19aujourd'hui.
00:22:20Mais ce n'est pas nouveau
00:22:20la tentation
00:22:21d'Emmanuel Macron.
00:22:22Écoutez ce qu'il disait
00:22:23en 2018
00:22:23aux journalistes.
00:22:24En fait,
00:22:25cet homme veut tout réjanter.
00:22:27Il n'a pas à réjanter la presse.
00:22:28Et déjà,
00:22:29ce que vous allez entendre,
00:22:30il avait cette volonté
00:22:31de réjanter la presse.
00:22:32Il ferait mieux
00:22:32de s'occuper
00:22:33effectivement,
00:22:33comme vous disiez,
00:22:34de la dette publique
00:22:35et d'une France
00:22:35qu'il a mise dans l'état
00:22:36dans lequel il a mise.
00:22:38Alors bien sûr
00:22:38qu'il n'est pas
00:22:39le seul responsable
00:22:39mais quand il est
00:22:40depuis 8 ans
00:22:41président de la République
00:22:42et que dans tous les domaines
00:22:44il va rendre la France
00:22:45dans un pire état
00:22:47que l'état
00:22:48dans lequel il l'a prise,
00:22:49je rappelle
00:22:49qu'il avait imaginé
00:22:50faire 60 milliards
00:22:51d'impôts par an.
00:22:53À l'arrivée,
00:22:53il y a 1000 milliards
00:22:54supplémentaires.
00:22:56Il avait dit
00:22:57à Jean-Jacques Bourdon
00:22:58je veux faire 60 milliards
00:22:59par an d'économie.
00:23:01Bon,
00:23:02et je précise
00:23:03qu'il n'est jamais venu
00:23:04sur notre antenne.
00:23:05Thomas Bauder
00:23:06disait ce matin,
00:23:07l'a invité
00:23:08évidemment
00:23:09une nouvelle fois
00:23:09avec Serge Negeard,
00:23:10il peut venir
00:23:11sur notre antenne.
00:23:11Il n'est jamais venu.
00:23:13Il est venu,
00:23:14il a donné une interview
00:23:15à Edoui Plenel,
00:23:16il a donné une interview
00:23:17à Max et Carlito.
00:23:19C'est Mac Fly et Carlito.
00:23:20Mac Fly et Carlito.
00:23:20C'est le jaloux.
00:23:21Mac Fly et Carlito.
00:23:22Mais je n'ai rien
00:23:22contre Mac Fly et Carlito
00:23:23mais je ne sais pas
00:23:24que tu es la première
00:23:25chaîne d'info.
00:23:26Il peut donner une interview
00:23:27s'il le souhaite
00:23:28à Laurence Ferrari
00:23:28et à Sonia Mabrouk
00:23:30qui sont,
00:23:32comment dire,
00:23:33qui font les interviews.
00:23:33Il pourrait venir faire
00:23:34un grand débat
00:23:34en remontant ses manches
00:23:35avec toute l'action
00:23:36qu'il attaque.
00:23:36Mais non, mais...
00:23:37Mais si,
00:23:37ce serait très intéressant.
00:23:37Oui, si,
00:23:38ce serait bien.
00:23:39Laurence et Sonia
00:23:40font des interviews
00:23:41tout à fait remarquables
00:23:42et je trouve
00:23:43que ça serait bien
00:23:44que le président
00:23:44vienne échanger avec elles
00:23:46ce qui est quand même
00:23:47semble-t-il
00:23:47la moindre des choses.
00:23:48On n'est pas rien.
00:23:51On est la première
00:23:52chaîne d'info.
00:23:53Il n'est pas venu une fois.
00:23:54Pourquoi ?
00:23:54Interrogez-vous.
00:23:55Pourquoi ?
00:23:56Pourquoi ?
00:23:57Ce qui m'interroge aussi
00:23:58c'est la réaction
00:23:59de la presse de gauche.
00:24:00La presse de gauche
00:24:00elle est très contente.
00:24:01Au moment, rien d'être...
00:24:02Mais vous imaginez
00:24:03si Sarkozy avait fait
00:24:03la même chose ?
00:24:04Vous imaginez
00:24:05si Sarkozy avait dit
00:24:06on va faire un label,
00:24:07on va labelliser les médias ?
00:24:09Mais j'ai vu que...
00:24:11Ils auraient ouvert une enquête.
00:24:12Ils auraient parlé
00:24:13du brune et borde.
00:24:14Mais toute l'approche
00:24:15de gauche est très...
00:24:17Il y a une alliance objective.
00:24:18Le UF Poste
00:24:19ils veulent notre...
00:24:20Ils veulent confirmer.
00:24:21Est-ce que vous comprenez ça ?
00:24:23Tous.
00:24:23Voilà.
00:24:24Ils veulent tous confirmer.
00:24:26Sauf...
00:24:26Sauf les déléspectateurs.
00:24:29Et les auditeurs
00:24:30et les lecteurs.
00:24:30Raison de plus.
00:24:31Bon.
00:24:31Et autrement,
00:24:32tout le monde veut confirmer.
00:24:33C'est-à-dire que les journalistes
00:24:34veulent confirmer.
00:24:34Les artistes parfois
00:24:35veulent confirmer.
00:24:36Les politiques au gouvernement
00:24:39veulent confirmer.
00:24:39Voilà.
00:24:40C'est ça.
00:24:40Donc, est-ce que vous voulez
00:24:41que je vous dise ?
00:24:42C'est l'avis.
00:24:42Mais...
00:24:44On est là.
00:24:45Et ça les étonne.
00:24:46Parce qu'avec tous les coups
00:24:46qu'on prend,
00:24:48ils y vont.
00:24:50Bon.
00:24:50Alors, écoutons.
00:24:50Je voulais vous faire écouter
00:24:51que Marine...
00:24:52Qu'est-ce que je vous fais écouter ?
00:24:53Marine, vous m'avez dit ?
00:24:542018.
00:24:55Voilà ce que disait en 2018
00:24:56le président de la République
00:24:57sur RSF.
00:24:59La démarche de Reporters sans frontières
00:25:01d'inventer une forme de certification
00:25:03des organes de presse
00:25:04respectant la déontologie du métier
00:25:06me paraît à cet égard
00:25:08non seulement intéressante
00:25:09mais souhaitable.
00:25:10Il vous revient
00:25:11d'organiser en quelque sorte
00:25:15les règles de votre profession
00:25:17si nous ne voulons plus
00:25:19que tout puisse se valoir
00:25:22et qu'aucune hiérarchie
00:25:24ne soit faite.
00:25:25Mais ce n'est pas à lui
00:25:27de dire ça.
00:25:28Je suis désolé.
00:25:29Ce n'est pas son rôle, en fait.
00:25:30Ce n'est pas son rôle.
00:25:31Son rôle, ce n'est pas son rôle.
00:25:32Mais actons le fait
00:25:33que c'est le rôle
00:25:34qu'il se donne.
00:25:35Oui.
00:25:36C'est ça qui nous inquiète.
00:25:37Ce n'est pas tellement...
00:25:38C'est de fait
00:25:39pas du tout
00:25:40la première fois qu'il en parle.
00:25:41Il en a beaucoup parlé.
00:25:42On n'avait par ailleurs
00:25:42eu déjà des lois
00:25:43sur la haine en ligne
00:25:44sans autre définition
00:25:46de la haine
00:25:47que la haine.
00:25:49Dans le débat public,
00:25:50on n'a pas tous
00:25:50nécessairement la même
00:25:51appréciation
00:25:52de ce qui peut générer cela.
00:25:54Donc, en effet,
00:25:55il y a une inquiétude.
00:25:56Et par ailleurs,
00:25:56vous disiez,
00:25:57nos confrères ne vont pas réagir.
00:25:58Mais le monde avait lui-même
00:25:59créé son propre label.
00:26:00Je ne sais pas si vous vous souvenez
00:26:01il y a quelques temps.
00:26:02Il distribuait les pastilles vertes.
00:26:04Personne ne l'a été au sérieux
00:26:05pour le sens de Vincent.
00:26:07On remercie Alexandre Jardin
00:26:08parce que figurez-vous
00:26:09que vous allez laisser votre place
00:26:10à M. Fabien Bouglet
00:26:11qui vient régulièrement nous voir
00:26:12et qui nous alerte
00:26:13sur ces problèmes de l'électricité
00:26:14parce qu'on est un des rares
00:26:15à en parler.
00:26:17Parce qu'on ne parle pas que...
00:26:18C'est fondamental ce qu'il va dire.
00:26:18Mais on parle beaucoup
00:26:19du pouvoir d'achat.
00:26:20Et le pouvoir d'achat,
00:26:21c'est l'électricité.
00:26:22Vous avez parfaitement raison.
00:26:23Donc, la caricature
00:26:24qu'on fait parfois de nous,
00:26:25évidemment,
00:26:26elle n'est pas juste.
00:26:27Là, on va parler
00:26:27du pouvoir d'achat
00:26:28et de l'électricité.
00:26:29Et si les gens veulent se défendre,
00:26:30ils vont signer la pétition
00:26:31sur le site des gueux.
00:26:32Bien sûr.
00:26:33Et Mme Pannier-Runacher...
00:26:35On se bat pour eux.
00:26:35Et Mme Pannier-Runacher,
00:26:37c'est l'incarnation...
00:26:39À ce qu'elle est en train
00:26:40de faire au Sénat en ce moment.
00:26:41Mais c'est l'incarnation.
00:26:42Mais c'est l'incarnation.
00:26:43Parce que c'est l'un...
00:26:44Et puis avec l'aval,
00:26:45évidemment,
00:26:46de la Commission européenne,
00:26:47c'est que les gens
00:26:47ne sont pas du tout
00:26:48d'accord avec ça.
00:26:49Pour se faire inquiéter.
00:26:51Voilà.
00:26:52Ils te prennent le pouvoir
00:26:53comme ça.
00:26:53Donc nous, on est là
00:26:54pour alerter,
00:26:56tout simplement,
00:26:57de cela.
00:26:57Ce qui me paraît
00:26:57le minimum,
00:26:59bien évidemment.
00:27:00À tout de suite.
00:27:02J'espère.
00:27:03Il est 9h33.
00:27:06Nous sommes en retard.
00:27:06Sommeil à la midi.
00:27:07Bonjour.
00:27:07Pardonnez-moi.
00:27:08Le rappel des titres.
00:27:12Bonjour Pascal et
00:27:13bonjour à tous.
00:27:14Point d'orgue de la visite
00:27:15du pape au Liban.
00:27:16Une prière silencieuse
00:27:18sur le site de l'explosion
00:27:19du port de Beyrouth.
00:27:21Explosion qui a fait
00:27:21plus de 220 morts
00:27:23le 4 août 2020
00:27:24et qui a profondément
00:27:25meurtri le pays.
00:27:27Deux adolescents
00:27:28de 16 et 17 ans
00:27:29mis en examen à Paris
00:27:30et écroués
00:27:31pour un projet
00:27:31d'attaque antisémite.
00:27:33Les deux suspects
00:27:34souhaitaient s'en prendre
00:27:34à la communauté juive
00:27:36sans qu'aucune cible
00:27:36ne soit réellement précisée.
00:27:38Le plus jeune
00:27:39parlait dans un groupe
00:27:40WhatsApp intitulé
00:27:41« Sans de tuer des mécréants
00:27:42dans, je cite,
00:27:43une église juive. »
00:27:44Propos approuvés
00:27:45par le plus âgé.
00:27:47Et puis,
00:27:47on termine avec la joie
00:27:48du français
00:27:49Thibaut Gonzales,
00:27:50sacré champion du monde
00:27:52de pâté en croûte
00:27:53hier soir à Lyon.
00:27:54Le gérant de la boucherie
00:27:55charcuterie,
00:27:56l'espace gourmand
00:27:57à tuer dans les Pyrénées
00:27:58orientales,
00:27:58a emporté
00:27:59cette 16e édition
00:28:01avec son pâté croûte
00:28:02façon banier,
00:28:03porquinto à canard fermier.
00:28:05Merci Soumaïa.
00:28:06C'est un événement
00:28:06parce que c'était
00:28:07les Japonais,
00:28:07figurez-vous,
00:28:08qui gagnaient
00:28:08depuis de nombreuses années.
00:28:09Je sais que vous êtes
00:28:10un grand amateur,
00:28:11Pascal-Pierre Garabarini,
00:28:12mais vous n'avez pas le droit.
00:28:12Mais qui ne l'est pas.
00:28:13Vous n'avez pas le droit.
00:28:15Vous, parce que.
00:28:16Oui, moi, je ne m'en sors pas.
00:28:17Je ne sais pas pour moi.
00:28:18En revanche,
00:28:19c'est pour moi,
00:28:20c'est la messe
00:28:20de Léon XIV
00:28:22et figurez-vous
00:28:23que cette messe,
00:28:24vous pouvez la suivre
00:28:25si vous le souhaitez
00:28:26en direct
00:28:27sur CNews Prime.
00:28:29CNews Prime,
00:28:30qui est la petite sœur
00:28:31de CNews,
00:28:32que vous pouvez retrouver
00:28:33sur le canal 178,
00:28:37sur Canal Plus.
00:28:38Vous pouvez également
00:28:39sur Orange
00:28:40retrouver 226.
00:28:42Donc, c'est
00:28:42si vous souhaitez
00:28:45écouter le pape,
00:28:47et on peut écouter
00:28:48quelques secondes,
00:28:49d'ailleurs,
00:28:50cette messe,
00:28:51je ne sais pas
00:28:51si elle a commencé ou pas.
00:28:52En tout cas,
00:28:53ça n'a pas échappé
00:28:58que ce n'est pas le pape.
00:28:59Je vous propose
00:29:00quelques secondes,
00:29:01d'ailleurs.
00:29:01Écoutons quelques secondes.
00:29:03Le pape va arriver
00:29:03et regardons,
00:29:04écoutons quelques secondes
00:29:05pour nos amis d'Europe 1 également.
00:29:07Merci.
00:29:08Merci.
00:29:15Et donc,
00:29:16sur le site
00:29:16du port de Beyrouth
00:29:17et CNews Prime,
00:29:19et
00:29:20chaîne qui est nouvelle,
00:29:23chaîne née,
00:29:25non labellisée
00:29:26par les amis de l'Elysée.
00:29:28Mais vous pouvez,
00:29:28évidemment,
00:29:30l'écouter.
00:29:31Alors,
00:29:31Fabien Bouglet
00:29:31nous a rejoint.
00:29:33Le Grand Raquette
00:29:34ou qui sont les profiteurs,
00:29:36on en parlera tout à l'heure
00:29:37parce qu'il y a
00:29:37des informations contradictoires.
00:29:38J'ai lu, par exemple,
00:29:39que l'électricité
00:29:40allait baisser.
00:29:40Mais il paraît-il
00:29:41que c'est pour faire
00:29:42augmenter plus le gaz
00:29:43parce qu'ils nous font
00:29:44encore un coup
00:29:44d'entourloupe,
00:29:45si j'ai bien compris.
00:29:46C'est de la prestidisation politique.
00:29:48Je vous assure,
00:29:49il faut tout déconner.
00:29:50Ça,
00:29:51ce n'est pas de la désinformation.
00:29:52C'est-à-dire que l'électricité
00:29:52va baisser
00:29:53mais le gaz augmente.
00:29:56C'est comme la taxe
00:29:57d'habitation
00:29:58qui n'existait plus
00:29:58ou la taxe foncière
00:30:00qui augmentait
00:30:00dans les régions.
00:30:02Tchac, tchac !
00:30:03Bon,
00:30:03ils nous prennent
00:30:04pour des imbéciles.
00:30:05Donc,
00:30:06forcément,
00:30:06on essaye de le dire.
00:30:08En revanche,
00:30:09on termine donc
00:30:10sur cette communication
00:30:11éliséienne
00:30:11qui nous a surpris.
00:30:12Je vous propose
00:30:13d'écouter
00:30:13M. Bellamy.
00:30:14pendant des années,
00:30:17peut-être des décennies
00:30:18en France,
00:30:19il y a un camp politique,
00:30:21il y a une vision du monde
00:30:22qui a eu le monopole
00:30:23de l'information
00:30:24et le monopole
00:30:26du débat public,
00:30:28de l'organisation
00:30:28du débat public.
00:30:29Et ce camp,
00:30:30aujourd'hui,
00:30:31a perdu ce monopole
00:30:32parce que
00:30:33le pluralisme
00:30:34est revenu
00:30:34par le fait
00:30:35que de nouveaux médias
00:30:37se sont développés,
00:30:38le fait que de nouveaux discours
00:30:39se sont affirmés.
00:30:39la gauche pensait
00:30:41être certaine
00:30:42de régner pour toujours
00:30:43sur l'information
00:30:45et aujourd'hui,
00:30:46il y a d'autres voix
00:30:47dont la vôtre
00:30:48et c'est précisément
00:30:49ce qui dérange
00:30:50d'autres médias
00:30:51dont le vôtre.
00:30:52C'est ce qui dérange
00:30:52ce camp
00:30:53qui aurait voulu garder
00:30:54pour toujours
00:30:55cette possibilité
00:30:56d'être le seul
00:30:57à dire
00:30:57le vrai et le bien.
00:30:59Alors,
00:30:59je salue
00:30:59Tug de Haldeny
00:31:00qui nous écoute
00:31:01et je pense que
00:31:03la une de Valeurs Actuelles
00:31:04ne va pas beaucoup plaire
00:31:05à Emmanuel Macron
00:31:07parce que
00:31:08ça s'appelle
00:31:08la stratégie
00:31:09du verrouillage
00:31:10démocratique.
00:31:10Il m'envoie cette une
00:31:11à l'instant,
00:31:12je la découvre.
00:31:14Instrumentalisation
00:31:14de la guerre,
00:31:15hold-up politique,
00:31:17terreur morale,
00:31:18le projet illibéral
00:31:19d'Emmanuel Macron.
00:31:20C'est la une
00:31:21de Valeurs Actuelles.
00:31:22Pas de Label non plus.
00:31:23Non,
00:31:23les Valeurs Actuelles,
00:31:24j'imagine,
00:31:24c'est d'extrême droite.
00:31:25Ça fait longtemps
00:31:26que le label a été retiré.
00:31:27Et puis,
00:31:27pour terminer,
00:31:28en revanche,
00:31:29France Inter aura le label
00:31:30parce que ce matin,
00:31:317h45,
00:31:31édito de Patrick Cohen
00:31:32contre les médias Bolloré,
00:31:347h50,
00:31:35Bertrand Chamoroy
00:31:36contre les médias
00:31:39C'est des informations.
00:31:40Bah oui,
00:31:40mais là,
00:31:41eux,
00:31:41ils ont le droit.
00:31:42Eux,
00:31:42ils ont le droit,
00:31:43donc contre les médias Bolloré.
00:31:45Donc,
00:31:45qu'est-ce que vous voulez
00:31:45que je dise ?
00:31:46Mais,
00:31:47tout ça a été annoncé,
00:31:48en fait.
00:31:49C'est-à-dire que moi,
00:31:50je dis,
00:31:51depuis des semaines,
00:31:53la guerre culturelle
00:31:54va être terrible
00:31:55jusqu'en 2027.
00:31:56Ça,
00:31:57je vous annonce,
00:31:57ça va être terrible.
00:31:59Et effectivement,
00:32:00donc,
00:32:00c'était 7h45,
00:32:01édito de Patrick Cohen
00:32:02contre les médias Bolloré,
00:32:037h50,
00:32:04Bertrand Chamoroy,
00:32:05comme hier soir,
00:32:06quotidien,
00:32:07qui recevait complément d'enquête.
00:32:09Donc,
00:32:10j'ai envie de dire,
00:32:11c'est CNews,
00:32:13le JDD,
00:32:14Europe 1,
00:32:15contre le reste du monde.
00:32:16Ça va pas être simple,
00:32:17je vous assure,
00:32:19ça va pas.
00:32:20Bon,
00:32:20on a fini,
00:32:21ou vous voulez dire autre chose
00:32:22sur ce sujet ?
00:32:23Moi,
00:32:23je voulais dire quelque chose
00:32:24sur la structure.
00:32:24Marine Le Pen sur la neutralité
00:32:25du service public.
00:32:26Écoutez,
00:32:27pardonnez-moi,
00:32:27Marine Le Pen sur la neutralité
00:32:28du service public.
00:32:29problème évident
00:32:31de neutralité
00:32:32du service public,
00:32:34bien évidemment.
00:32:35Le problème,
00:32:36c'est que souvent,
00:32:36on dit,
00:32:37ah bah oui,
00:32:37mais vous voyez,
00:32:38il y a des télévisions privées
00:32:39aussi qui sont pas neutres.
00:32:41Mais c'est pas le sujet,
00:32:41en réalité.
00:32:42Mais vous-même,
00:32:43vous choisissez
00:32:44des journalistes
00:32:45qui vous interroge ou pas ?
00:32:46Une télévision privée
00:32:47a le droit
00:32:48de ne pas être neutre.
00:32:49Moi,
00:32:49je considère
00:32:50que l'Arc-Om
00:32:51ne devrait surveiller
00:32:51que le service public.
00:32:52Une télévision privée,
00:32:54elle a parfaitement le droit
00:32:55de ne pas être neutre.
00:32:56Mais le service public,
00:32:57lui,
00:32:57qui est payé
00:32:57par l'ensemble
00:32:58des contribuables,
00:32:59ne peut pas choisir
00:33:00un camp politique
00:33:01contre un autre.
00:33:02C'est pas possible.
00:33:03Ou alors,
00:33:03elle renonce au financement
00:33:04des électeurs
00:33:05qui lui déplaisent.
00:33:07La neutralité n'existe pas,
00:33:08l'objectivité non plus.
00:33:10À partir du moment
00:33:10où vous mettez
00:33:11un sujet plus qu'un autre
00:33:13en avant,
00:33:14c'est déjà un choix,
00:33:15Vincent Herbrette.
00:33:16Oui,
00:33:16il y a une hiérarchie
00:33:17de l'information
00:33:17qui peut toujours
00:33:19être contestée.
00:33:20Il y a,
00:33:21en revanche,
00:33:22pardonnez-moi,
00:33:23une espèce de devoir
00:33:23de réserve
00:33:24qu'un journaliste
00:33:26peut respecter
00:33:27quand il n'est pas
00:33:29éditorialiste
00:33:30et quand il est
00:33:31sur une chaîne
00:33:31de services publics.
00:33:33Vous le savez aussi
00:33:34bien que moi,
00:33:34quand on écrit,
00:33:36il y a toutes sortes
00:33:37de choses
00:33:38qu'on peut faire passer
00:33:39en contrebande
00:33:40avec une présentation,
00:33:42un éclairage,
00:33:44trois adjectifs
00:33:45et un jugement induit.
00:33:47Et donc,
00:33:47c'est ça sur lequel,
00:33:49effectivement,
00:33:49quand on est
00:33:50à la tête
00:33:50d'une rédaction
00:33:50de services publics,
00:33:52on devrait veiller.
00:33:53même si vous ne croyez
00:33:57pas à la neutralité,
00:33:59que c'est un horizon,
00:34:01une sorte d'utopie,
00:34:02un idéal impossible
00:34:03à atteindre,
00:34:04vous pouvez croire
00:34:04au moins au pluralisme.
00:34:05À l'honnêteté.
00:34:06Il n'y a aucun pluralisme.
00:34:07À l'honnêteté.
00:34:07Non, non, d'accord,
00:34:08on a été mis aussi
00:34:09au pluralisme.
00:34:10Quel est le pluralisme ?
00:34:12La dernière fois
00:34:12qu'il y a eu
00:34:12un journaliste de droite,
00:34:14d'une droite radicale
00:34:15à France Inter,
00:34:16il a été en procès
00:34:17pendant 25 ans
00:34:18avec la rédaction.
00:34:19Il avait fait
00:34:19une revue de presse,
00:34:20il avait osé
00:34:21citer présent,
00:34:22il a été voué au gémonie,
00:34:24il ne s'en est jamais remis.
00:34:25Non, non, sérieusement.
00:34:27Il y a eu trois procès.
00:34:27Il avait été viré
00:34:28parce qu'il envisageait
00:34:30d'écrire un livre.
00:34:32Ben oui.
00:34:33Et un autre,
00:34:33oui, ça s'est dit
00:34:34un livre.
00:34:35Mais ceux qui nous suivent ici,
00:34:36on peut nous faire
00:34:38beaucoup de reproches
00:34:39sauf l'honnêteté intellectuelle.
00:34:41L'honnêteté intellectuelle,
00:34:42elle n'est pas prise en défaut.
00:34:45C'est incontestable.
00:34:47C'est quoi être malhonnête ?
00:34:48C'est dire quelque chose
00:34:49qu'on sait faux
00:34:49ou qu'on pense faux.
00:34:51Jamais ça arrive.
00:34:52Moi, jamais je dis une chose
00:34:53que je pense faux.
00:34:54C'est ça être malhonnête.
00:34:55Je peux me tromper.
00:34:57Franchement, je peux me tromper.
00:34:58Et je me suis souvent trompé.
00:35:00Comme vous,
00:35:01comme nous tous.
00:35:02On se trompe tous.
00:35:03Mais être malhonnête,
00:35:03c'est dire je dis ça
00:35:05et je sais moi-même
00:35:06que c'est faux.
00:35:08Donc, c'est ça
00:35:08la malhonnêteté.
00:35:10Monsieur Garbarini,
00:35:11après, on parle de l'électricité.
00:35:13Oui, très vite.
00:35:15Vous nous disiez
00:35:16qu'il fallait tenir.
00:35:17Mais on va tenir.
00:35:19Il reste 15 mois.
00:35:20Oui, on va tenir 15 mois.
00:35:22Mais comme les grognards
00:35:23de l'empereur.
00:35:24Ah, les grognards de l'empereur.
00:35:26Le dernier carré.
00:35:26On sera le dernier carré.
00:35:28Le dernier carré.
00:35:29Non, parce qu'en fait...
00:35:30Ça n'en bougera pas.
00:35:31Non, mais il faut être attention.
00:35:34Il faut être respectueux.
00:35:35Il faut travailler sérieusement,
00:35:37professionnellement,
00:35:38avec beaucoup de rigueur.
00:35:39Parfois, si on fait des erreurs,
00:35:41on peut effectivement le dire.
00:35:44Tout simplement.
00:35:45Contrairement à Emmanuel Macron,
00:35:46lui, il a fait plein d'erreurs.
00:35:49Mais c'est Lolita.
00:35:49Ce n'est pas ma faute à moi.
00:35:50Donc, c'est ça, sa chanson.
00:35:52Ce n'est pas ma faute à moi.
00:35:52Je n'y suis pour rien.
00:35:54La dissolution, ce n'est pas moi.
00:35:55Tu parles.
00:35:56La dissolution, ce n'est pas lui.
00:35:57C'est qui ?
00:35:58Bon.
00:35:59Et on lui a vendu.
00:36:00En plus, on sait, nous,
00:36:02ce qui s'est passé pour la dissolution.
00:36:03Ils lui ont vendu que le RN serait au pouvoir
00:36:06et qu'il en sortirait grandit.
00:36:08Je le sais puisqu'ils nous l'ont dit avant.
00:36:12Et qu'on le savait.
00:36:13Les journalistes le savaient.
00:36:14En tout cas, certains le savaient.
00:36:16Et après, ils auraient à mettre ça
00:36:18dans un autre truc.
00:36:20Bref.
00:36:21C'est la vie.
00:36:22Mais ça va se tendre.
00:36:23Ça va se tendre.
00:36:249h42.
00:36:25Parlez-moi de cette affaire d'énergie
00:36:27parce que je n'y comprends rien
00:36:28puisque je vous ai reçu l'autre jour
00:36:29et j'ai appris que l'électricité allait baisser.
00:36:35Si vous voulez bien, en termes de transition,
00:36:36je voudrais parler de censure liée à l'énergie
00:36:38parce que vous avez le pendant de tout ce que vous avez dit
00:36:40avec une officine qui s'appelle Côte à Climat.
00:36:43Directeur de publication de Transition et Énergie,
00:36:45je le précise.
00:36:46Fabien Bougler.
00:36:47Dans Transition et Énergie,
00:36:48on parle d'une officine qui s'appelle Côte à Climat
00:36:50qui a été financée et qui est financée par la filière éolienne
00:36:53et même sa petite sœur, Observatoire de l'écologie dans les médias,
00:36:57est financée par l'ARCOM,
00:36:58qui a fait un colloque pour faire la censure
00:37:01dans le domaine énergétique
00:37:03de ceux qui contestaient l'apport et l'intérêt
00:37:06des énergies intermittentes.
00:37:07Ils demandent une loi.
00:37:08Ils sont financés par l'ARCOM et les exploitants éoliens
00:37:11et ils demandent une loi pour censurer
00:37:13les propos qui luttent contre les énergies intermittentes
00:37:17et les subventions aux énergies intermittentes.
00:37:19Donc on a une véritable offensive également
00:37:22de guerre informationnelle dans le domaine de l'énergie.
00:37:25Et le pendant de cette guerre de l'énergie,
00:37:27c'est une guerre de l'information énergétique.
00:37:29Et donc c'est très très grave
00:37:30puisqu'ils veulent une censure.
00:37:32D'ailleurs, ils ont fait un rapport Côte à Climat
00:37:34où ils épinglent deux médias
00:37:36qui font selon eux la désinformation
00:37:39dans le domaine énergétique,
00:37:41c'est CNews et Sud Radio.
00:37:44Et vous êtes cités évidemment dedans.
00:37:46Alors dites-moi, est-ce que notre facture va augmenter ou pas ?
00:37:50Parce que ça, ça intéresse les spectateurs.
00:37:52Alors ça, c'est formidable.
00:37:53Parce que là, on a vraiment la préjudication énergétique
00:37:56du gouvernement puisque ça fait 15 jours, 3 semaines
00:38:00qu'on parle de l'augmentation de la facture d'électricité
00:38:02et notamment des problèmes de taxes
00:38:04qui servent à financer les éoliennes.
00:38:06Et comme il faut réagir parce qu'ils sentent
00:38:08qu'il peut y avoir une crise sociale extrêmement forte,
00:38:11ils ont...
00:38:11Alors je rappelle une chose toute simple.
00:38:13La facture d'électricité, c'est un tiers d'électricité
00:38:16et deux tiers de taxes.
00:38:18Et dans ces deux tiers de taxes, vous avez un tiers,
00:38:21c'est pour financer la TVA
00:38:22et les subventions aux éoliennes, ça s'appelle l'assise.
00:38:25Alors ils se sont dit, on va trouver une technique,
00:38:27on va baisser la taxe, l'assise,
00:38:31dans la facture d'électricité
00:38:32pour répondre à la contestation populaire
00:38:35sur la facture d'électricité.
00:38:37Mais ils ne suppriment pas les subventions aux éoliennes.
00:38:39Ces fameux 10 milliards
00:38:40qui financent les éoliennes, les panneaux solaires,
00:38:43le biogaz et toutes les énergies subventionnées.
00:38:46Donc pour maintenir ces 10 milliards,
00:38:48il faut bien le trouver ailleurs.
00:38:50Et donc ce qu'ils font,
00:38:51c'est qu'ils vont augmenter la taxe sur le gaz.
00:38:55Donc ils font un tour de passe-passe
00:38:56en baissant la facture d'électricité
00:38:58et ils vont augmenter les taxes sur le gaz
00:39:01pour compenser.
00:39:02Ça, ce n'est pas de la désinformation.
00:39:03Ce n'est pas de la désinformation.
00:39:04C'est tout neuf.
00:39:07Parce que quand je suis venu la semaine dernière,
00:39:09il y a eu une réaction du gouvernement
00:39:11qui a dit qu'il voulait faire ce schéma.
00:39:13Et pour soutenir ce schéma,
00:39:14c'est le Sénat-LR.
00:39:16Ce sont les Républicains
00:39:17qui ont déposé ce samedi soir
00:39:20un amendement pour la loi de finances.
00:39:23Et Pascal Praud, ce sont les Républicains.
00:39:26Donc c'est les LR qui jouent à ça.
00:39:27Exactement.
00:39:28Parce qu'en fait, il faut comprendre une chose.
00:39:30C'est terrible.
00:39:30Mais quel est l'intérêt des LR ?
00:39:32Parce que globalement,
00:39:33le Sénat a toujours soutenu
00:39:35la politique énergétique d'Emmanuel Macron.
00:39:37C'est comme ça.
00:39:37Ça a été le cas dans la loi
00:39:38d'accélération des renouvelables,
00:39:40d'accélération du...
00:39:41Mais Bruno Retailleau,
00:39:42il n'était pas sur cette ligne-là ?
00:39:43Eh bien non,
00:39:43mais ce n'est pas le cas de Gérard Larcher
00:39:45et de Sophie Prima
00:39:46qui, rappelez-vous,
00:39:47étaient la bras droit sénatrice LR
00:39:50de Gérard Larcher
00:39:51et elle-même ministre d'Emmanuel Macron.
00:39:54C'est-à-dire qu'il faut comprendre
00:39:56une chose qui est très simple.
00:39:57C'est que le Sénat est totalement inféodé
00:40:00à la Macronie énergétique
00:40:01et suit la politique énergétique.
00:40:03Ça avait été le cas
00:40:04au moment de la loi
00:40:05d'accélération du renouvelable
00:40:06où ils avaient soutenu
00:40:07la loi d'Agnès Pannier-Runacher.
00:40:09Écoutez, à suivre.
00:40:10Pardon, j'ai une question.
00:40:12On avait parlé des EPR,
00:40:15d'accord ?
00:40:16Qui devaient donc permettre
00:40:18ces petits réacteurs nucléaires...
00:40:20Les EPR, c'est des gros réacteurs.
00:40:23Ce ne sont pas les petits réacteurs modulaires.
00:40:24Et on avait considéré
00:40:26qu'ils devaient permettre, justement,
00:40:28de produire de l'électricité
00:40:29et même d'en vendre.
00:40:30On en est où de cette...
00:40:31En fait, vous avez une politique
00:40:33où vous avez installé
00:40:34au cœur du pouvoir
00:40:35des antinucléaires
00:40:36qui freinent la politique
00:40:37de relance du nucléaire
00:40:38et qui s'active
00:40:40pour déployer des énergies intermittentes
00:40:42genre éoliennes et panneaux solaires.
00:40:44Ce qui fait qu'en fait,
00:40:45vous avez une tension extrêmement forte
00:40:46qui ralentit
00:40:47la politique nucléaire de la France.
00:40:49Alors que...
00:40:50Et ça, c'est un rapport
00:40:51très important, Pascal Praud,
00:40:52si je peux me permettre,
00:40:53de RTE,
00:40:54qui vient d'annoncer
00:40:55qu'on allait avoir
00:40:56une baisse de la production électrique
00:40:58de l'ordre de 60 TWh.
00:41:00Ce qui fait qu'en fait,
00:41:00aujourd'hui,
00:41:01les éoliennes et panneaux solaires
00:41:02ne sont plus nécessaires
00:41:04et plus utiles dans notre politique.
00:41:05Alors, je précise,
00:41:06et je suis là dans mon rôle
00:41:06de modérateur,
00:41:07que c'est votre analyse.
00:41:09Bien sûr.
00:41:09C'est une analyse d'experts,
00:41:11notamment ce que vous avez dit
00:41:12sur le rapport
00:41:13entre le Sénat,
00:41:14M. Larcher,
00:41:15et la politique énergétique
00:41:16d'Emmanuel Macron,
00:41:17où vous trouvez que le Sénat,
00:41:19depuis toujours,
00:41:20soutient la politique énergétique
00:41:22d'Emmanuel Macron.
00:41:23C'est votre analyse.
00:41:24C'est l'analyse de notre magazine
00:41:26et notre liberté éditoriale
00:41:27dans Transition et Énergie.
00:41:29Et on pourra contester.
00:41:30Mais on peut le contester.
00:41:31Et d'ailleurs, j'habite...
00:41:32Bien sûr.
00:41:33Et on peut contester
00:41:34si quelqu'un, effectivement,
00:41:36veut contester cela.
00:41:37Si Mme Prima
00:41:38veut vous répondre demain matin,
00:41:39si M. Larcher
00:41:40veut vous répondre demain matin,
00:41:42c'est possible, évidemment,
00:41:43de venir sur ce plateau
00:41:44pour contester ce que vous avez dit.
00:41:46C'est terminé sur ce sujet.
00:41:48Je crois qu'on a bien compris.
00:41:50Autre sujet qui m'intéresse beaucoup,
00:41:51c'est le maire de Saint-Étienne.
00:41:52Pourquoi ?
00:41:53Parce qu'il a été condamné
00:41:54à 5 ans de prison,
00:41:56dont 4 ans.
00:41:58Et l'exécution provisoire a sauté.
00:42:00Et c'est ça qui m'intéresse
00:42:01puisque vous êtes avocat
00:42:02et ça devient maintenant
00:42:03la règle, manifestement.
00:42:04Alors, c'est une histoire
00:42:05un petit peu compliquée.
00:42:06Je vais essayer de vous la résumer
00:42:10extrêmement rapidement.
00:42:12Le jugement est tombé hier,
00:42:14jugé coupable de chantage.
00:42:15Le 26 août 2022,
00:42:18Mediapart révèle l'existence
00:42:20d'une vidéo intime
00:42:21impliquant Gilles Hartig,
00:42:24qui était l'ex-premier adjoint
00:42:25à la mairie de Saint-Étienne.
00:42:27Et quelques jours après,
00:42:29cet homme porte plainte
00:42:30contre le maire,
00:42:31Gaël Perdriot.
00:42:33L'affaire remonte à 2015
00:42:35et l'ancien adjoint
00:42:36de la mairie de Saint-Étienne,
00:42:38Gilles Hartig,
00:42:38est filmé à son insu
00:42:40dans un hôtel parisien
00:42:42en compagnie d'un escorte gay
00:42:44en train de se faire masser.
00:42:46Et il se trouve que
00:42:47cette vidéo
00:42:48aurait été utilisée
00:42:50par le maire de Saint-Étienne,
00:42:52M. Perdriot,
00:42:53pour ne pas qu'il se présente,
00:42:55si j'ai bien compris,
00:42:56comme un opposant politique.
00:42:58Bon.
00:42:59Je vous propose
00:42:59d'écouter M. Perdriot hier,
00:43:01maire de Saint-Étienne,
00:43:02qui a été condamné.
00:43:03Je vous redis
00:43:06que je suis totalement
00:43:07innocent
00:43:08des faits
00:43:09qui me sont reprochés.
00:43:11Cette décision
00:43:12est incompréhensible.
00:43:15Et bien entendu,
00:43:16j'ai demandé
00:43:17à mes avocats
00:43:18de faire appel
00:43:19immédiatement
00:43:20face à ce que je vis
00:43:23comme une terrible injustice.
00:43:25Je vous propose
00:43:26d'écouter à présent
00:43:27Gilles Hartig,
00:43:28je rappelle
00:43:28qu'il était
00:43:28l'ancien premier adjoint
00:43:29de Gaël Perdriot
00:43:30à la mairie de Saint-Étienne.
00:43:31Il était centriste,
00:43:32il était vu
00:43:32comme un point important
00:43:33dans la majorité municipale
00:43:34et donc un possible rival
00:43:36politique à l'avenir.
00:43:37Écoutez M. Hartig.
00:43:39La justice s'est passée.
00:43:43Maintenant,
00:43:44tous les Stéphanois
00:43:46connaissent la vérité
00:43:48des faits
00:43:48et ses conséquences.
00:43:50Ils savent précisément
00:43:52ce que j'ai vécu
00:43:53pendant dix ans.
00:43:57Et j'espère
00:43:57que c'est maintenant terminé,
00:44:00qu'on pourra tourner
00:44:01cette page,
00:44:02qu'il n'y aura pas
00:44:03de suite.
00:44:04C'est très important
00:44:05pour ma famille
00:44:06et également
00:44:07pour la ville
00:44:08de Saint-Étienne
00:44:08qui a été,
00:44:10je pense,
00:44:15bien salie
00:44:16pendant tout ce temps.
00:44:17Comme vous le savez,
00:44:18j'ai envisagé
00:44:19de mettre fin
00:44:20à mes jours.
00:44:22Mais bon,
00:44:23aujourd'hui,
00:44:24je pense que
00:44:24je vais pouvoir
00:44:28me reconstruire.
00:44:28et les anciens
00:44:30auront peut-être
00:44:30reconnu
00:44:31à la droite
00:44:32de M. Hartig
00:44:33Maître Buffard
00:44:34qui était un avocat
00:44:35célèbre de Saint-Étienne
00:44:36puisque c'était l'avocat
00:44:37André Buffard
00:44:38durant la Caisse Noire
00:44:39il y a 40 ou 45 ans.
00:44:41Ce qui me fait dire
00:44:41que quand on est avocat,
00:44:43on ne s'arrête jamais.
00:44:44Maître Garbarie,
00:44:45Maître Buffard,
00:44:46vous voyez,
00:44:47à gauche
00:44:47et je le reconnais.
00:44:49Bon,
00:44:50le fond,
00:44:50je n'en parle pas,
00:44:51c'est une histoire glauque,
00:44:52ça ne m'intéresse pas.
00:44:53En revanche,
00:44:54l'exécution provisoire,
00:44:55ça m'intéresse.
00:44:55Elle n'a pas été prononcée ?
00:44:57Ah si,
00:44:57là,
00:44:58il est en prison.
00:44:59Mais là,
00:45:00j'ai regardé,
00:45:01est-ce qu'elle a été prononcée
00:45:02l'exécution provisoire ?
00:45:02Ah oui,
00:45:03c'est pour ça que ça m'intéresse.
00:45:04M. Perdriot,
00:45:05c'est-à-dire que
00:45:05M. Perdriot,
00:45:07M. Perdriot,
00:45:07vous ne pouvez plus,
00:45:08la partie forme de la peine
00:45:09a été assortie
00:45:10d'un mandat de dépôt
00:45:10à effet différé,
00:45:11ce qui va forcément
00:45:12conduire l'élu derrière
00:45:12les barreaux
00:45:13dans les semaines à venir,
00:45:14le temps que le parquet
00:45:15le convoque,
00:45:15puis à sa prochaine démission
00:45:16par arrêté préfectoral,
00:45:17met fin à son second mandat.
00:45:19Et c'est ça qui m'intéresse,
00:45:20c'est-à-dire que
00:45:21l'exécution provisoire
00:45:22pour ce type d'affaires,
00:45:24elle n'existait pas avant.
00:45:25Maintenant,
00:45:25elle devient la règle
00:45:26et je voulais avoir votre avis.
00:45:27Oui,
00:45:28mais...
00:45:28La loi évoluait déjà.
00:45:29La loi,
00:45:30exactement,
00:45:31on a rajouté
00:45:32l'exécution provisoire
00:45:33qui maintenant
00:45:34est prononcée
00:45:35à chaque fois
00:45:36et donc dans ces conditions,
00:45:37bien évidemment,
00:45:38comme on l'a dit
00:45:39pour d'autres personnes,
00:45:42eh bien,
00:45:42l'appel
00:45:43est...
00:45:45devient presque obsolète,
00:45:48enfin,
00:45:48sans intérêt,
00:45:49si je puis dire,
00:45:50puisque la personne,
00:45:51elle va néanmoins en prison.
00:45:52C'est-à-dire qu'encore une fois,
00:45:54le principe juridictionnel,
00:45:55il est simple.
00:45:56Vous passez devant le tribunal,
00:45:58le tribunal vous condamne
00:46:00et il y a une juridiction d'appel.
00:46:02Je rappelle quand même,
00:46:04puisque la seule cour
00:46:08qui n'avait pas la possibilité d'appel,
00:46:11c'était la cour d'assises,
00:46:13qui pourtant prononçait
00:46:14les peines les plus graves
00:46:15du code pénal.
00:46:16Il y a 25 ans.
00:46:17Il y a eu,
00:46:18exactement,
00:46:18il y a eu une modification
00:46:19qui a fait que maintenant,
00:46:21on peut faire appel
00:46:22d'une décision
00:46:23de cour d'assises.
00:46:24C'est pour vous dire
00:46:25l'importance de l'appel.
00:46:27À partir du moment
00:46:28où vous passez devant un tribunal,
00:46:30où vous avez une appréciation
00:46:32des premiers juges,
00:46:34c'est-à-dire la juridiction
00:46:35de premier ressort,
00:46:37c'est le code pénal,
00:46:38et c'est le code de procédure pénale,
00:46:39pardon,
00:46:41vous relevez appel,
00:46:42donc normalement,
00:46:43vous restez présumé innocent,
00:46:46la décision,
00:46:47elle est anéantie,
00:46:50bien évidemment,
00:46:50les juges du second degré,
00:46:52c'est-à-dire les juges de l'appel,
00:46:54vont vérifier,
00:46:56bien évidemment,
00:46:56la motivation des juges premiers,
00:46:58mais ils peuvent avoir
00:46:59une approche
00:47:01et une décision
00:47:02totalement différentes.
00:47:03Vous trouvez que c'est regrettable ?
00:47:04Mais c'est plus que regrettable,
00:47:06c'est honteux,
00:47:07c'est contraire,
00:47:09c'est contraire
00:47:09à la justice,
00:47:11point.
00:47:11Et ce n'est pas
00:47:11se prononcer sur le fond
00:47:13que de dire ça,
00:47:13je tiens à le dire,
00:47:14pour une affaire particulièrement glauque.
00:47:15Vous avez entendu
00:47:15le carillon d'Europe 1
00:47:16et vous allez peut-être
00:47:17entendre une petite chanson
00:47:18qui va rappeler
00:47:19certains souvenirs
00:47:21à certains quinquagénaires
00:47:24ou sexagénaires,
00:47:25peut-être,
00:47:26puisque celle
00:47:27que va recevoir
00:47:28Thomas Hill
00:47:29dans quelques instants
00:47:31n'est pas qu'une animatrice
00:47:33pour jeunes enfants,
00:47:34elle fut également comédienne.
00:47:35Est-ce que ça vous dit
00:47:36quelque chose ça ?
00:47:38Est-ce que vous reconnaissez
00:47:39la musique ?
00:47:40C'est Souchon.
00:47:41D'abord c'est Souchon,
00:47:42ce qui nous permet
00:47:43de dire du bien
00:47:44d'un Souchon.
00:47:46Voilà.
00:47:49Est-ce que ça vous dit
00:47:50quelque chose ?
00:47:51On va voir si vous êtes
00:47:51un film de Truffaut.
00:47:53Truffaut, bien sûr.
00:47:54Lequel ?
00:47:55Bésévolé.
00:47:56Non, pas Bésévolé.
00:47:58L'amour en fuite.
00:47:58L'amour en fuite,
00:48:00qui est le dernier
00:48:01du cycle, Antoine.
00:48:02Je vous testais,
00:48:02je voulais voir si vous êtes...
00:48:03Et quelle est la particularité
00:48:05de l'amour en fuite ?
00:48:06Eh bien, elle joue dedans.
00:48:08Oui, mais quelle est
00:48:09cette particularité ?
00:48:11C'est le dernier
00:48:11du cycle douanel.
00:48:13Antoine Douanel.
00:48:13Antoine Douanel,
00:48:14Antoine Douanel,
00:48:15Antoine Douanel,
00:48:16Antoine Douanel,
00:48:16Antoine Douanel.
00:48:17Fabienne Tabard,
00:48:18Fabienne Tabard,
00:48:18Fabienne Tabard.
00:48:19Ça ne vous dit rien ?
00:48:20Et Jean-Pierre Léo
00:48:21qui est toujours de ce monde,
00:48:22bien sûr.
00:48:23Et puis on pense à
00:48:24Claude de Givray
00:48:24qui écrivait pour Truffaut.
00:48:26Et là, Thomas Hill est là
00:48:27et il est avec Dorothée.
00:48:28C'est ça.
00:48:29En tout cas,
00:48:29elle va arriver
00:48:30dans quelques minutes.
00:48:31On est très heureux
00:48:32de recevoir Dorothée.
00:48:33Et alors Dorothée,
00:48:33vous allez lui parler
00:48:34parce qu'elle remonte sur scène ?
00:48:36Elle remonte sur scène.
00:48:37Elle a fait une grande tournée
00:48:37à partir du mois d'avril.
00:48:39Bon, et vous avez vu
00:48:40L'amour en fuite ?
00:48:41Et alors j'ai vu,
00:48:42j'ai revu quelques extraits
00:48:43pour préparer cette émission
00:48:44parce qu'on compte lui en parler
00:48:45de ce film de 1979.
00:48:48Exactement.
00:48:49Elle avait fait également
00:48:49Pile ou Face,
00:48:50un film de Robert Henrico
00:48:51avec Philippe Noiret,
00:48:53je pense.
00:48:53et il y avait
00:48:55Marie-France Pizier
00:49:00qui jouait
00:49:01dans L'amour en fuite.
00:49:03Et c'est formidable
00:49:03ce film de Truffaut
00:49:04parce que vous voyez Paris
00:49:05il y a 40 ans.
00:49:07C'est assez amusant
00:49:08de voir que c'est un point commun
00:49:09qu'elle a avec Chantal Goya
00:49:10qui a démarré avec Truffaut aussi.
00:49:12Donc elles sont...
00:49:14Non, Chantal Goya
00:49:15elle a démarré avec Godard.
00:49:17Avec Truffaut ?
00:49:18Je ne suis pas sûr
00:49:18que ce soit avec Truffaut.
00:49:19Non, non.
00:49:19Non, parce que la féminin
00:49:20c'est Godard.
00:49:21Ah, c'est Godard, pardon,
00:49:22je confonds.
00:49:22Ah oui, si vous confondez
00:49:24de Godard et Truffaut
00:49:25c'est pas, non.
00:49:27Noir et blanc,
00:49:28masculin, féminin.
00:49:29Très joli, quoi.
00:49:29Très joli film.
00:49:30Godard, siens.
00:49:31Bon, merci.
00:49:32Merci, Pascal.
00:49:34Merci à Fabien Bouglet.
00:49:35Et nous, nous allons parler
00:49:36de Napoléon.
00:49:37Figurez-vous
00:49:37parce que c'est le 2 décembre.
00:49:39Comment ?
00:49:40Plutôt de rôter,
00:49:41vous ne voulez pas ?
00:49:42Non, on va parler de Napoléon
00:49:43on va parler de l'Ukraine également
00:49:44parce que j'ai envie
00:49:45de voir votre avis
00:49:46sur ce qui s'est passé hier
00:49:47à l'Elysée.
00:49:49Historique, forcément.
00:49:50Merci, M. Bouglet.
00:49:54Et on reçoit également
00:49:55Thierry Lentz
00:49:56qui arrive dans une seconde.
00:49:58Napoléon et le monde.
00:49:59A tout de suite.
00:50:02Napoléon et le monde,
00:50:03Thierry Lentz,
00:50:04c'est aujourd'hui
00:50:05le 2 décembre
00:50:06et c'est bien précisément
00:50:07que nous célébrions
00:50:08cette journée historique
00:50:10et que nous rendions hommage
00:50:12d'une certaine manière
00:50:12à un héros français.
00:50:13Et puis, nous sommes avec
00:50:15M. Garbarini
00:50:16qui est né à Ajaccio.
00:50:18Vous êtes né
00:50:18de très loin
00:50:19de la maison natale
00:50:21de l'Empereur.
00:50:22De l'Empereur,
00:50:23oui, enfin,
00:50:24à Ajaccio,
00:50:25tout est petit.
00:50:26Je n'étais pas dedans
00:50:27mais je n'étais pas très loin.
00:50:29Bon, je salue
00:50:30à tous les Ajacciens
00:50:31qui nous écoutent
00:50:32bien évidemment.
00:50:33Somaïa Labidi
00:50:34nous rappelle les titres.
00:50:357 nouveaux détenus dangereux
00:50:40ont été transférés ce matin
00:50:42à la prison de haute sécurité
00:50:43de Condé-sur-Sarthe
00:50:44annonce de Gérald Darman
00:50:46en Surix
00:50:46qui précise
00:50:48qu'ils sont désormais
00:50:48soumis à des conditions
00:50:49de détention strictes
00:50:51qui les empêcheront
00:50:51de diriger leur activité criminelle
00:50:53depuis la prison.
00:50:565 millions d'euros
00:50:56de biens immobiliers
00:50:58saisis en Ile-de-France
00:50:59dans une enquête
00:50:59pour blanchiment
00:51:00en lien avec un réseau criminel.
00:51:027 hommes et femmes
00:51:03nés en Serbie
00:51:04ou d'origine serbe
00:51:05et âgées de 40 à 70 ans
00:51:06ont été interpellées
00:51:07mercredi dernier.
00:51:09Et puis on l'a pris
00:51:10il y a quelques minutes
00:51:11la patronne de la CGT
00:51:12mise en examen
00:51:13pour un jour public
00:51:14contre les patrons.
00:51:15Sophie Binet
00:51:16les avait qualifiées
00:51:17en janvier
00:51:17à la radio de rat
00:51:18qui quitte le navire
00:51:19dont le seul objectif
00:51:20est l'appât du gain
00:51:21lors d'une réaction
00:51:22à des propos
00:51:23du président du groupe
00:51:24LVMH
00:51:24Bernard Arnault.
00:51:26Merci beaucoup Somaïa.
00:51:28Donc on va parler
00:51:29de Napoléon
00:51:29dans une seconde.
00:51:31Souvent quand même
00:51:32on l'a dit
00:51:32et c'est ça qui peut
00:51:33nous étonner
00:51:34entre le moment
00:51:35où j'étais élève
00:51:37en 1974
00:51:38et aujourd'hui
00:51:40la manière
00:51:41dont on parlait
00:51:41de Napoléon
00:51:42quand j'avais 10 ans
00:51:43et il suffit d'ailleurs
00:51:44d'écouter Georges Pompidou
00:51:45qui célèbre
00:51:46le bicentenaire
00:51:47de la naissance
00:51:48en 1969
00:51:49et ce qu'on dit
00:51:49aujourd'hui de Napoléon
00:51:50c'est un monde.
00:51:53Oui ?
00:51:53Ça dépend du contexte.
00:51:55On va dire
00:51:55à l'école
00:51:56les choses se sont
00:51:57quand même
00:51:57nettement améliorées
00:51:59depuis Jean-Michel Blanquer.
00:52:00Les programmes
00:52:00ont été revus.
00:52:02on revient à la chronologie
00:52:04on ré-étudie autre chose
00:52:05que l'esclavage
00:52:06la dictature
00:52:07le droit des femmes
00:52:08etc.
00:52:09Mais je crois aussi
00:52:10que nous nous faisons
00:52:11parfois un peu d'illusions
00:52:12sur tout ce que nous savions
00:52:13sur tout ce que nous avions appris
00:52:15etc.
00:52:16Je pense qu'il ne faut pas
00:52:17être trop pessimiste
00:52:19sur les choses.
00:52:21Et ça veut dire
00:52:22qu'on se faisait
00:52:22des illusions ?
00:52:23Je crois qu'on dit toujours
00:52:24bon c'était mieux avant
00:52:25évidemment c'était mieux avant
00:52:27mais une fois qu'on essaye
00:52:27d'analyser ça
00:52:28Je ne dis pas que c'est mieux avant
00:52:29je constate que c'est différent
00:52:30c'est-à-dire que c'était
00:52:30un personnage
00:52:31plutôt positif
00:52:33de l'histoire de France
00:52:34et qu'aujourd'hui
00:52:35c'est un personnage
00:52:36plutôt négatif
00:52:37de l'histoire de France.
00:52:38C'est le sentiment que j'ai
00:52:39dans l'espace
00:52:39médiatique.
00:52:41Dans l'espace médiatique
00:52:42c'est vrai
00:52:42mais on a vu par exemple
00:52:43au moment du bicentenaire
00:52:44de 2021
00:52:45que les choses sont venues
00:52:46du bas
00:52:47c'est-à-dire qu'il y a eu
00:52:49des tentatives
00:52:49de déboulonnage
00:52:50de remplacement
00:52:51etc.
00:52:52Mais en fait
00:52:53ce sont les gens
00:52:54qui ont résisté à ça.
00:52:54Mais dans la cérémonie
00:52:55des Jeux Olympiques
00:52:57qui est quand même
00:52:58une vitrine formidable
00:52:59que je sache
00:53:00il n'y a pas une allusion
00:53:01à Napoléon.
00:53:01Je crois qu'il fait du vélo
00:53:02à un moment donné
00:53:02il y a un petit Napoléon
00:53:04qui fait du vélo
00:53:04sur lesquelles
00:53:05dans le clip vidéo
00:53:06qui est diffusé
00:53:07je trouve que l'ancien régime
00:53:08a été gommé
00:53:09et les discours de France
00:53:10commencent à la révoluer.
00:53:10Ce qui est formidable
00:53:11c'est que dans cette cérémonie
00:53:12il n'y a pas un mot
00:53:13sur le général de Gaulle
00:53:14qui a au moins sauvé
00:53:15la France deux fois
00:53:15cette fameuse cérémonie
00:53:17des Jeux Olympiques
00:53:18et il n'y a pas un mot
00:53:19sur Napoléon.
00:53:22Donc ça montre
00:53:24le climat du jour.
00:53:24Mais on en parle
00:53:25dans une seconde
00:53:26parce qu'il faut quand même
00:53:26parler de l'Ukraine.
00:53:28Monsieur
00:53:28Hervouet.
00:53:31Oui c'est une journée
00:53:31importante aujourd'hui.
00:53:32Oui mais hier
00:53:33comment vous analysez
00:53:35ce qui s'est passé ?
00:53:36Vous voulez écouter
00:53:36peut-être Emmanuel Macron
00:53:37et je vous demande
00:53:38de décrypter
00:53:39d'années.
00:53:39C'est toujours avec plaisir
00:53:39que j'écoute Emmanuel Macron
00:53:41comme vous.
00:53:41mais j'aimerais l'écouter
00:53:43sur notre plateau
00:53:43un jour qu'il vienne.
00:53:44C'est un ciproque
00:53:44sans aucun doute.
00:53:45Oui j'en suis sûr
00:53:46en plus c'était très agréable
00:53:49je le dis à chaque fois
00:53:49lorsqu'on le rencontre.
00:53:51Écoutons monsieur
00:53:51le président de la République.
00:53:54Je veux ici d'abord
00:53:55témoigner au président Zelensky
00:53:56à travers lui
00:53:57et à toute l'Ukraine.
00:53:59Tout notre soutien
00:54:00après les nouvelles frappes
00:54:02qui ont visé le pays
00:54:04martyrisé la ville
00:54:05de Kiev
00:54:06et je voudrais ici
00:54:08redire nos condoléances
00:54:09et après
00:54:11après ces dernières heures
00:54:12la frappe
00:54:13qui a touché Dnipro
00:54:14là aussi
00:54:15en faisant plusieurs
00:54:16victimes civiles.
00:54:18Au moment
00:54:18où on parle de paix
00:54:20la Russie continue
00:54:21de tuer
00:54:21et de détruire.
00:54:24C'est évidemment
00:54:25une insulte
00:54:26aux droits
00:54:26et un obstacle
00:54:27à la paix.
00:54:29Oui.
00:54:30Décryptage.
00:54:31Ils ont déjeuné ensemble
00:54:32il lui a fait un gros câlin
00:54:33le président Zelensky
00:54:34très très mal
00:54:35parce que c'est de la désinformation.
00:54:37Non c'est pas de désinformation
00:54:38je veux dire que
00:54:39c'est de l'ironie
00:54:40c'est de l'ironie
00:54:40c'est une métaphore
00:54:42c'est mal
00:54:42c'est mal
00:54:43c'est mal
00:54:43c'est une métaphore
00:54:44vous ironisez.
00:54:45Ensuite
00:54:46le président
00:54:47le président Macron
00:54:49a fait
00:54:51ce qu'il sait très bien faire
00:54:52il a sa vie de coach
00:54:53au président Zelensky
00:54:55donc ensemble
00:54:56ils ont appelé
00:54:56le premier ministre britannique
00:54:59le chancelier allemand
00:55:00et puis
00:55:01ils ont
00:55:01ils ont téléphoné
00:55:03comme ça
00:55:03pour tenir au courant
00:55:04de leur conversation
00:55:04tête à tête
00:55:05le danois
00:55:07le polonais
00:55:08l'italien
00:55:09l'italienne
00:55:09le norvégien
00:55:10le néerlandais
00:55:11le président du conseil européen
00:55:13la présidente de la commission
00:55:15le secrétaire général de l'OTAN
00:55:17ça leur a pris l'après-midi
00:55:18ensuite ils ont fait
00:55:19une conférence de presse
00:55:20maintenant
00:55:21ce qui se passe aujourd'hui
00:55:22qui est très important
00:55:22c'est
00:55:24Steve Witkopf
00:55:25l'envoyé spécial
00:55:26du président
00:55:29américain
00:55:30qui a dû arriver
00:55:32là à Moscou
00:55:33et qui rencontre
00:55:34Vladimir Poutine
00:55:35à qui il vient
00:55:35présenter
00:55:37un plan
00:55:38dont on ne connaît pas
00:55:39le détail
00:55:39sur lequel évidemment
00:55:40on s'inquiète énormément
00:55:41parce que
00:55:42si Poutine
00:55:44donne son aval
00:55:45et bien
00:55:46toute la pression
00:55:46sera de nouveau
00:55:47sur
00:55:48sur Zelensky
00:55:50sur l'ukrainien
00:55:51et évidemment
00:55:52comme on n'a pas
00:55:53aucune lueur
00:55:55sur les garanties
00:55:55de sécurité
00:55:56ni sur le découpage
00:55:57territorial
00:55:58on imagine
00:55:59bien sûr
00:55:59le pire
00:56:00c'est aujourd'hui
00:56:02c'est aujourd'hui
00:56:04ça c'est très important
00:56:05réellement
00:56:05bien sûr
00:56:06j'ai bien compris
00:56:06mais quand certains médias
00:56:07parlent d'instrumentalisation
00:56:09de la guerre
00:56:10par l'Elysée
00:56:10par exemple
00:56:11est-ce qu'il faut les croire
00:56:12est-ce que c'est de la désinformation
00:56:13est-ce que c'est du complotisme
00:56:15est-ce qu'il faut oublier cela
00:56:16quelle pensée ville
00:56:18comment imagine
00:56:19moi je ne le pense pas
00:56:20qu'au bout de 4 ans
00:56:22ce n'est pas moi qui le pense
00:56:23qu'au bout de 4 ans
00:56:24de guerre
00:56:24par procuration
00:56:25on ait l'idée
00:56:27au sommet de l'Etat
00:56:29de s'en servir
00:56:29à des buts de politique intérieure
00:56:31et franchement
00:56:32ce serait
00:56:32évidemment
00:56:33oui bien sûr
00:56:34qu'il y ait une instrumentalisation
00:56:35ah bon ?
00:56:37c'est une évidence
00:56:38mais en même temps
00:56:38il y a un réel
00:56:39il y a un réel problème
00:56:40le fait que l'armée russe
00:56:42ait conquis
00:56:4320% du territoire ukrainien
00:56:45ce n'est pas rien
00:56:46c'est effectivement
00:56:47ça bouleverse
00:56:49et surtout
00:56:50le fait que les Américains
00:56:51nous aient abandonné
00:56:52en race campagne
00:56:53il y a une prise de conscience
00:56:54qu'on est seul au monde
00:56:55et qu'il va falloir se défendre
00:56:57si on veut continuer
00:56:58à vivre
00:57:00tel qu'on est
00:57:00mais bon
00:57:01il n'y a pas que la menace russe
00:57:02il y a d'autres menaces
00:57:03auxquelles il faut faire face
00:57:05mais en tout cas
00:57:05il y a la nécessité
00:57:06de enfin se muscler
00:57:08et enfin de savoir
00:57:09qui on est
00:57:10ce que l'on veut
00:57:10et ce que l'on veut
00:57:11perdurer dans l'histoire
00:57:12tel que l'on est
00:57:13donc vous validez
00:57:14la politique diplomatique
00:57:17d'Emmanuel Macron
00:57:18non pas forcément
00:57:19parce que
00:57:20à la fois le rêve fédéral
00:57:21vous êtes pervers
00:57:23dans vos questions
00:57:23franchement
00:57:24il a raison
00:57:25vous mériteriez quand même
00:57:27un bon redressement fiscal
00:57:28à défaut d'être labellisé
00:57:30je trouve que
00:57:31il y a beaucoup d'indulgence
00:57:32à votre endroit
00:57:33non il y a
00:57:34le problème
00:57:35n'est pas tant
00:57:35et sur la table
00:57:36on en a parlé pendant des heures
00:57:37tout le monde a bien conscience
00:57:38que les choses
00:57:39ne peuvent pas durer telles quelles
00:57:40en tout cas
00:57:40le confort qu'on a connu
00:57:43pendant
00:57:44après la seconde guerre mondiale
00:57:46le parapluie américain
00:57:47c'est fini
00:57:48et
00:57:49l'endormissement
00:57:51qu'a provoqué
00:57:53la chute du mur
00:57:54donc le président
00:57:55a raison
00:57:55lorsqu'il nous alerte
00:57:56et lorsqu'il nous dit
00:57:57qu'il a raison
00:57:58on ne fabrique pas plus
00:57:59on ne fabrique pas
00:58:00un kilo de poudre
00:58:01supplémentaire
00:58:02par rapport à il y a 4 ans
00:58:03c'est-à-dire que la défense
00:58:05c'est comme les 100 rafales
00:58:06achetées il y a 15 jours
00:58:07par les ukrainiens
00:58:07ça n'existe pas
00:58:09c'est une lettre d'intention
00:58:10il n'y a que l'intention
00:58:10qui compte
00:58:11les rafales ne seront pas
00:58:12construits avant 10 ans
00:58:13et on n'a pas un sou
00:58:14pour les payer
00:58:14ni eux
00:58:15ni eux
00:58:15ni nous
00:58:17pas très français ça
00:58:18ni les ukrainiens
00:58:19ni les français
00:58:20alors c'est quoi ?
00:58:21c'est-à-dire qu'il faudrait
00:58:22arrêter de faire de l'incantation
00:58:23et passer aux actes
00:58:25et là on prend en sérieux
00:58:26qui n'est pas un service militaire
00:58:28à la noix
00:58:30et qui est réellement
00:58:31un effort fait pour la défense
00:58:33encore plus
00:58:34ferme que ce qui a déjà été fait
00:58:36ce que je dis souvent
00:58:36que je suis
00:58:37accoucheur de Vincent Herouet
00:58:39il faut que je pose plein de questions
00:58:40pour qu'on comprenne exactement
00:58:41ce que je voulais dire
00:58:42donc ce que vous dites
00:58:44c'est qu'il faudrait investir
00:58:45massivement
00:58:46dans le budget militaire
00:58:49parce qu'il y a un danger
00:58:50aujourd'hui qui existe
00:58:51pour la France
00:58:51c'est ce que dit Emmanuel Macron
00:58:53ah oui bien sûr
00:58:54quand on est faible
00:58:54on est attaqué
00:58:55c'est ce qui est fait
00:58:56quand on est faible
00:58:57quand on est vulnérable
00:58:58d'accord
00:58:59mais avoir
00:59:00il ne suffit pas de dire
00:59:01qu'on va être souverain
00:59:03pour le devenir
00:59:04du jour au lendemain
00:59:05c'est parce que vous avez
00:59:05pris conscience
00:59:06que vous avez un danger
00:59:07que vous êtes devenu invulnérable
00:59:08la souveraineté
00:59:09c'est d'avoir les moyens
00:59:10réellement
00:59:11de faire face
00:59:13au maître chanteur
00:59:15au malveillant
00:59:15au coupeur de route
00:59:16et à toutes sortes
00:59:18de menaces
00:59:19on va parler de
00:59:20juste d'un mot
00:59:21pour répondre à votre question
00:59:22sur l'instrumentalisation
00:59:23c'est un peu passé inaperçu
00:59:24hier Sébastien Lecornu
00:59:25le Premier ministre
00:59:26a pris la parole
00:59:27de manière impromptue
00:59:27depuis l'hôtel de Brienne
00:59:28aux côtés de la ministre des armées
00:59:29Catherine Votrin
00:59:30en disant
00:59:30aux députés
00:59:31si vous ne votez pas le budget
00:59:33attention
00:59:33le budget de l'armée
00:59:34ne va pas augmenter
00:59:34et ça c'est très grave
00:59:35donc effectivement
00:59:36il y a quand même
00:59:36une forme d'instrumentalisation
00:59:37de la situation internationale
00:59:39ce siècle avait deux ans
00:59:41Rome remplacait Sparte
00:59:44déjà Napoléon
00:59:46pointait
00:59:47sous Bonaparte
00:59:48sous Bonaparte
00:59:48de Bonaparte à Catherine Votrin
00:59:50on a fait du chemin
00:59:51c'est un dame
00:59:54vous êtes ironique
00:59:56bon
00:59:59monsieur Lenz
01:00:00qu'est-ce qu'on célèbre aujourd'hui
01:00:02nous sommes le 2 décembre
01:00:03qu'est-ce que nous célébrons
01:00:04vous avez le choix
01:00:05dans les 2 décembre
01:00:062 décembre 1804
01:00:08le couronnement de Napoléon
01:00:09à Notre-Dame
01:00:092 décembre 1805
01:00:11la bataille d'Osterlitz
01:00:132 décembre 1851
01:00:15le coup d'état
01:00:16de Louis Napoléon
01:00:17et 2 décembre 1852
01:00:19la proclamation du second empire
01:00:22il faut surveiller
01:00:23les Bonapartes en hiver
01:00:24il se passe toujours quelque chose
01:00:26et ce 2 décembre également
01:00:28on peut lui souhaiter
01:00:29un anniversaire
01:00:30parce qu'Alexandre Farina
01:00:31qui est le premier
01:00:32radjoint d'Ajaccio
01:00:34c'est également son anniversaire
01:00:36donc
01:00:37j'ai une amie
01:00:40qui est née le 3
01:00:41donc on peut aussi
01:00:41non non mais c'est bon
01:00:42c'est le 2 décembre
01:00:43j'ai une cousine
01:00:44dont ce doit être
01:00:44non mais
01:00:46ne l'oublions pas non plus
01:00:47bon
01:00:48ce que je vous propose
01:00:49Christina Luzzi
01:00:51est à Ajaccio
01:00:53et je lui ai demandé
01:00:54de nous montrer
01:00:55cette ville d'Ajaccio
01:00:56que je connais assez peu
01:00:58pour tout vous dire
01:00:58et je connais assez peu
01:00:59la Corse
01:00:59ce qui frappe
01:01:00tous ceux qui vont à Ajaccio
01:01:01c'est que c'est le monopoli
01:01:03c'est un monopoli Bonaparte
01:01:04c'est-à-dire que tu arrives
01:01:05à l'aéroport Napoléon
01:01:07toute chaque rue
01:01:08chaque place
01:01:10porte le nom de l'empereur
01:01:12et il y a quelque chose
01:01:13de formidable
01:01:14effectivement
01:01:14de formidable
01:01:16en tout cas
01:01:16d'unique
01:01:17bien évidemment
01:01:18donc voyez ce reportage
01:01:19de Christina Luzzi
01:01:20en Corse
01:01:22et précisément
01:01:22à Ajaccio
01:01:23Ajaccio
01:01:25impossible d'échapper
01:01:26à l'enfant prodige de l'île
01:01:28son nom
01:01:29son visage
01:01:30s'inscrivent partout
01:01:30et son mythe
01:01:31s'impose encore
01:01:32deux siècles après sa mort
01:01:34Napoléon
01:01:35semble n'avoir jamais
01:01:36quitté la Seine
01:01:37ici
01:01:37l'empereur
01:01:38continue d'habiter
01:01:39la ville et les esprits
01:01:40comme une présence
01:01:41presque familière
01:01:42en tant qu'Ajaccio
01:01:43Napoléon
01:01:44c'est un symbole
01:01:45un symbole fort
01:01:46de notre entité
01:01:47on a grandi
01:01:49à ses côtés
01:01:50on a la chance
01:01:51d'avoir un personnage
01:01:52aussi influent
01:01:53que lui
01:01:53soit né ici
01:01:55dans nos rues
01:01:56dans ce quartier génois
01:01:57Napoléon pour nous
01:01:58c'est une immense fierté
01:01:59parce que
01:02:00premièrement
01:02:00il est né à Ajaccio
01:02:01deuxièmement
01:02:02c'est un des hommes
01:02:04les plus connus du monde
01:02:05Napoléon
01:02:05c'est un grand monsieur
01:02:08et la municipalité
01:02:09veille à ce que
01:02:10sa mémoire
01:02:10reste vivante
01:02:11à Ajaccio
01:02:12nous avons cette volonté
01:02:14de garder le sens
01:02:15de notre histoire
01:02:16de notre tradition
01:02:17de notre figure fondatrice
01:02:19qu'est Napoléon
01:02:20et il faut le dire
01:02:20Napoléon fait vendre
01:02:22dans cette boutique
01:02:23située au pied
01:02:24de sa maison natale
01:02:25dans ce qui étaient
01:02:25autrefois
01:02:26les écuries
01:02:26de la maison Bonaparte
01:02:27chaque objet
01:02:28appelle la légende
01:02:29de l'empereur
01:02:30et attire les curieux
01:02:31alors là vous avez
01:02:33la statue
01:02:35du général Bonaparte
01:02:36en fait les gens
01:02:37quand ils passent
01:02:38dans la rue
01:02:39ils voient la statue
01:02:39pour Philippe Perfettign
01:02:42spécialiste de l'empereur
01:02:44Napoléon
01:02:45est un mythe
01:02:45qui inspire encore
01:02:46aujourd'hui
01:02:47Napoléon
01:02:47c'est devenu
01:02:48un symbole
01:02:49un mythe
01:02:50le mythe du rêve
01:02:51américain
01:02:51qui est né
01:02:52à Ajaccio
01:02:52en Corse
01:02:53donc avant l'heure
01:02:54parce que
01:02:56il a fait comprendre
01:02:58au monde entier
01:02:59et sans limite
01:03:00de temps
01:03:00que tout était possible
01:03:02peu importe
01:03:03l'endroit où on part
01:03:03dans les ruelles
01:03:04de la ville
01:03:05Napoléon
01:03:05est devenu
01:03:06à la fois patrimoine
01:03:07argument touristique
01:03:08et repère culturel
01:03:09une figure qui inspire
01:03:11autant qu'elle divise
01:03:12mais dont personne
01:03:13ici ne semble pouvoir
01:03:14se passer
01:03:14elle divise moins
01:03:16forcément à Ajaccio
01:03:17qu'elle ne divise
01:03:18parfois
01:03:19sur le continent
01:03:21ou parmi les universitaires
01:03:22ou parmi les hommes politiques
01:03:24Pascal-Pierre Garbarini
01:03:26encore heureux
01:03:27c'est l'empereur
01:03:30il est né le 15 août 1769
01:03:32je veux dire
01:03:34il a été maître du monde
01:03:35il a été maître du monde
01:03:37et on va critiquer Napoléon
01:03:38à quel titre ?
01:03:40en fait
01:03:40on en a beaucoup
01:03:41des images
01:03:42d'hommes
01:03:42glorieux
01:03:43comme celui-ci
01:03:44donc voilà
01:03:46on ne va pas commencer
01:03:47à faire
01:03:47cette proportion
01:03:48de vouloir faire la guerre
01:03:49d'agrandir du territoire
01:03:51bien sûr
01:03:52il s'est réveillé un jour
01:03:54en disant
01:03:54je vais faire la guerre
01:03:55comme ça
01:03:56aux uns aux autres
01:03:57il y avait une coalition
01:03:58je rappelle que
01:03:59Napoléon
01:04:00je n'ai pas les compétences
01:04:02de M. Lenz
01:04:03Napoléon
01:04:04il intervient
01:04:06après la révolution française
01:04:07il y a des coalitions
01:04:08étrangères
01:04:09qui ne supportent pas
01:04:10que le roi
01:04:11ait été mis
01:04:12par terre
01:04:12si je puis dire
01:04:13en morceaux
01:04:15même
01:04:16et qu'à sa suite
01:04:18il y ait
01:04:19en fait
01:04:20une révolution française
01:04:21avec des conventions
01:04:23et finalement
01:04:25l'Empire
01:04:25donc en fait
01:04:26il s'est battu
01:04:27pour ne pas être battu
01:04:28et pour ne pas
01:04:29qu'on redevienne
01:04:30au statut couranté
01:04:31et c'est à dire
01:04:32qu'il y ait de nouveau le roi
01:04:33c'est ça l'histoire
01:04:34des batailles napoléoniennes
01:04:36en Espagne
01:04:36il était quand même
01:04:37un peu à l'offensive
01:04:38oui mais il était à l'offensive
01:04:39parce qu'il ne pouvait pas
01:04:40se permettre
01:04:41de laisser au sein
01:04:42de l'Europe
01:04:44des morceaux
01:04:45qui étaient contre lui
01:04:46donc ça s'appelle
01:04:47de la légitime défense
01:04:48préventive
01:04:48la boucane Napoléon
01:04:50ce qui est intéressant
01:04:52alors ce qui est intéressant
01:04:52c'est votre bouquin
01:04:53parce qu'en fait
01:04:54Napoléon et le monde
01:04:55parce que
01:04:55je crois qu'il y aurait
01:04:57un livre
01:04:57qui s'écrit
01:04:58par jour sur Napoléon
01:04:59depuis sa mort
01:05:01c'est vrai ?
01:05:012 et demi
01:05:012 et demi par jour ?
01:05:03oui
01:05:03mais qu'est-ce qu'on peut
01:05:04encore dire ?
01:05:05les jours c'est une moyenne
01:05:06sur 2
01:05:07vous vous êtes
01:05:08un des spécialistes
01:05:09mais on sait tout quasiment
01:05:10et vous vous avez proposé
01:05:11Napoléon et le monde
01:05:12c'est-à-dire
01:05:13l'influence au fond
01:05:14de Napoléon
01:05:15en Europe
01:05:16dans les régimes politiques
01:05:17et puis parfois aussi
01:05:18dans l'imaginaire
01:05:19c'est ça
01:05:19le sens de ce livre
01:05:21c'est-à-dire que
01:05:22même de son vivant
01:05:23comme l'Europe
01:05:24était dominatrice
01:05:25dominait réellement le monde
01:05:26par exemple
01:05:2730% de la production
01:05:28industrielle mondiale
01:05:29était européenne
01:05:30je crois qu'on est à 6
01:05:31aujourd'hui
01:05:32et donc
01:05:34tout ce qui se passait
01:05:35en Europe
01:05:35avait une influence
01:05:36sur le monde
01:05:37plus les colonies
01:05:38l'Espagne
01:05:39en Amérique du Sud
01:05:40la France
01:05:41dans les Antilles
01:05:42mais hormis la France
01:05:43quel est le pays
01:05:45qui est le plus
01:05:46napoléonien
01:05:47d'une certaine manière
01:05:48là où l'influence
01:05:49de Napoléon
01:05:50est la plus grande
01:05:51selon vous ?
01:05:52alors ça dépend
01:05:52de quel sujet
01:05:54vous parlez
01:05:54par exemple
01:05:54sur le plan juridique
01:05:55le code civil
01:05:57a inspiré
01:05:58une trentaine
01:05:59ou une quarantaine
01:05:59de pays
01:06:00il y a des préfets
01:06:00un petit peu partout
01:06:01il y a etc
01:06:02en revanche
01:06:03il y a aussi
01:06:04des Napoléons
01:06:04un peu imaginaires
01:06:05le Napoléon japonais
01:06:06par exemple
01:06:07n'est pas le vrai Napoléon
01:06:09mais c'est leur Napoléon
01:06:10ils ont saisi
01:06:11le personnage
01:06:12il y a un empereur
01:06:13Meiji
01:06:14qui a instauré
01:06:16le code civil
01:06:16pendant 5 ans
01:06:17au Japon
01:06:17alors ça n'a pas
01:06:18très bien marché
01:06:18parce qu'ils n'ont pas
01:06:19les mêmes mœurs
01:06:20que l'Europe
01:06:21et puis vous avez
01:06:22des Napoléons farfelus
01:06:23Bokassa Ier
01:06:24par exemple
01:06:25et vous avez
01:06:26des Napoléons
01:06:27qui n'ont jamais existé
01:06:28par exemple
01:06:28en Amérique du Sud
01:06:29au moment du bicentenaire
01:06:31la première cérémonie
01:06:32a eu lieu
01:06:32en janvier 21
01:06:33à Santiago du Chili
01:06:34parce que
01:06:37quelques officiers
01:06:38de Napoléon
01:06:38ont combattu
01:06:39dans les armées
01:06:39de Saint-Martin
01:06:40puis c'est devenu
01:06:40Napoléon lui-même
01:06:41et aujourd'hui
01:06:42Napoléon a libéré
01:06:43le Chili
01:06:43donc voilà
01:06:45c'est un personnage
01:06:46qui est assez vivant
01:06:47c'est peut-être
01:06:48le dernier personnage
01:06:49vivant
01:06:50de l'histoire de France
01:06:51qui est présent
01:06:53partout
01:06:53j'ai un petit
01:06:55j'habite sur le rock'n'roll
01:06:56il est partout
01:06:57quel rapport
01:06:59avec le rock'n'roll
01:07:00et Napoléon ?
01:07:01écoutez
01:07:01regardez
01:07:02les chansons
01:07:03vous qui êtes
01:07:04un amateur
01:07:05de chansons françaises
01:07:06Gérard Lenormand
01:07:07Jean Constantin
01:07:08et même Johnny Hallyday
01:07:09qui en 71
01:07:10a enregistré
01:07:11un Waterloo
01:07:11qui était tellement mauvais
01:07:13qu'il n'a pas été mis
01:07:14sur le disque
01:07:14mais heureusement
01:07:16la veuve
01:07:17nous l'a offert
01:07:18dans la série
01:07:19d'Inédits
01:07:20et des paroles
01:07:20de Philippe Labreau
01:07:21avec Johnny Hallyday
01:07:23vous l'avez vu
01:07:24le dernier Napoléon
01:07:25sur grand écran
01:07:26je n'ai pas trouvé
01:07:27très beau
01:07:27Ridley Stott
01:07:27il ne m'a pas bouleversé
01:07:29c'est un film à oublier
01:07:30autant il y a des films
01:07:32très moyens
01:07:32qui sont restés
01:07:33dans l'histoire du cinéma
01:07:34sur Napoléon
01:07:35c'est quoi ?
01:07:36quel est le meilleur film
01:07:37pour vous
01:07:37sur Napoléon
01:07:39et qui l'a le mieux
01:07:40incarné ?
01:07:41Abel Gans
01:07:41Abel Gans
01:07:44il a mal terminé
01:07:45parce qu'il se prenait
01:07:45à la fin pour Napoléon
01:07:46paraît-il qu'il est enterré
01:07:47c'est Albert Diodonné
01:07:49c'est vrai ou pas ?
01:07:50Albert Diodonné
01:07:51il est enterré
01:07:51avec un
01:07:52il est enterré
01:07:52en habit de Napoléon
01:07:53oui donc ça
01:07:54c'est pas
01:07:55Rod Steiger
01:07:57dans Waterloo
01:07:58Rod Steiger
01:07:59dans Waterloo
01:08:00vous trouvez que c'est
01:08:00le film
01:08:01je l'aime bien
01:08:01Philippe Toretton
01:08:02dans Monsieur N
01:08:03parce que c'est
01:08:05un film
01:08:06on ne connait pas
01:08:07Napoléon
01:08:07on peut aller le chercher
01:08:08là où il se trouve
01:08:09c'est un film
01:08:10d'Antoine de Cône
01:08:10qui raconte
01:08:12Napoléon à Saint-Hélène
01:08:13c'est une histoire
01:08:13un peu inventée
01:08:14et Toretton fait
01:08:15un Napoléon
01:08:16moi j'avais trouvé
01:08:17que c'était bien
01:08:18le clavier
01:08:19Napoléon
01:08:20oui bien sûr
01:08:21Napoléon dans la culture
01:08:24et la mémoire collective
01:08:25vous écrivez plus de deux siècles
01:08:26de peinture
01:08:26de sculpture
01:08:27et d'architecture
01:08:28l'ont en tout cas
01:08:28rendu omniprésent
01:08:30dans les arts
01:08:30et dans l'espace public
01:08:31on en trouve trace
01:08:32et parfois bien plus
01:08:33dans les musées
01:08:34les expositions
01:08:34parfois comme un compagnon
01:08:35quotidien
01:08:36que l'on ne remarque même plus
01:08:37tant il fait partie
01:08:38du décor
01:08:39oui
01:08:39mais il n'y a pas
01:08:41de rue Napoléon
01:08:41par exemple à Paris
01:08:42oui mais Napoléon
01:08:43est partout à Paris
01:08:44ah oui mais il y a
01:08:45pas de rue Napoléon
01:08:45il y a une rue Bonaparte
01:08:46il y a une rue Bonaparte
01:08:48très chic
01:08:49il y a les Invalides
01:08:50mais vous savez
01:08:50pourquoi réduire
01:08:51la présence de Napoléon
01:08:52à un nom de rue
01:08:53promenons-nous dans Paris
01:08:55il est partout
01:08:55il est partout
01:08:57on parlait tout à l'heure
01:08:58pendant le reportage
01:09:01à l'action
01:09:01il y a une autre ville
01:09:02très napoléonienne
01:09:03c'est La Roche-sur-Yon
01:09:03qui a été créée
01:09:05par Napoléon
01:09:05en mai 1804
01:09:07qui s'appelait Napoléon
01:09:08d'ailleurs
01:09:08sous le premier empire
01:09:09et qui aujourd'hui
01:09:10tout simplement
01:09:11et qui aujourd'hui garde
01:09:12tout le décor
01:09:14imposé par Napoléon
01:09:15Napoléon
01:09:15c'est un prénom
01:09:16il n'y a pas d'enfant
01:09:17qui naissent
01:09:17et qui s'appellent Napoléon
01:09:18écoutez
01:09:19il y en a eu beaucoup
01:09:20moi j'ai eu un client
01:09:21qui s'appelait Napoléon
01:09:22en prénom
01:09:24c'est pas facile à porter
01:09:26vous avez eu des enfants
01:09:36vous êtes bonapartiste
01:09:38on peut le dire comme ça
01:09:39vous n'avez pas imaginé
01:09:40appeler votre fils Napoléon
01:09:43non parce qu'en Corse
01:09:43mes enfants portent le nom
01:09:45de mon grand-père
01:09:47le grand-père de leur mère
01:09:49et mon grand-père
01:09:50ça c'est la tradition corse
01:09:52donc ils ne peuvent pas
01:09:54porter le nom de Napoléon
01:09:56bon ce bonapartisme
01:09:58d'ailleurs qui existe
01:09:59aujourd'hui dans plein de domaines
01:10:00je trouve qu'on a besoin
01:10:01d'une incarnation
01:10:02d'un chef en politique
01:10:03le bonapartisme
01:10:04c'est ça
01:10:04c'est au-delà des idées
01:10:06c'est le chef
01:10:07je pense qu'effectivement
01:10:08la France est attachée à cela
01:10:10je disais parfois
01:10:11en m'amusant
01:10:12que même au football
01:10:12la France était bonapartiste
01:10:14c'est à dire que
01:10:14pour être championne
01:10:16elle avait besoin
01:10:16d'un Platini
01:10:17d'un Zidane
01:10:17les choses ont un peu changé
01:10:19mais elle avait besoin
01:10:20de l'homme
01:10:21en fait c'est l'homme providentiel
01:10:22le bonapartisme
01:10:23c'est ça que ça veut dire
01:10:24et on l'a souvent cherché
01:10:26en sport
01:10:26et je faisais parfois
01:10:27ce parallèle
01:10:28en m'amusant bien sûr
01:10:29comparaison
01:10:30mais en politique aussi
01:10:31mais en politique
01:10:32vraiment on a besoin
01:10:33et notamment à droite
01:10:34plus à droite quoi
01:10:35en tout cas c'est revendiqué
01:10:36plus à droite
01:10:37mais la vérité c'est
01:10:38qu'il faut un chef toujours
01:10:39bien sûr
01:10:39bien sûr
01:10:40et puis encore une fois
01:10:42Bonaparte
01:10:43on l'oublie
01:10:44c'est un homme de communication
01:10:46c'est le premier
01:10:47enfin un des premiers
01:10:48qui avait eu une communication
01:10:50très très importante
01:10:51en se servant d'ailleurs
01:10:52du peintre David
01:10:53puisqu'en ce moment
01:10:54il y a une rétrospective
01:10:55vous m'arrêtez
01:10:56si je dis des bêtises
01:10:57Non je ne vous arrête pas
01:10:58on ne peut pas vous arrêter
01:10:59mais c'est vrai
01:11:01qu'il y a une communication
01:11:02très très très forte
01:11:03de lui-même
01:11:05Bon
01:11:06si je veux être critique
01:11:07alors vous êtes allé à Sainte-Hélène
01:11:09d'ailleurs
01:11:09Oui oui
01:11:09Vous dites ça
01:11:10oui oui
01:11:11comme si c'était une évidence
01:11:12parce que j'ai travaillé là-bas
01:11:13pour la restauration
01:11:14des domaines nationaux
01:11:15de Sainte-Hélène
01:11:16vous savez qu'il y a
01:11:16trois lieux français là-bas
01:11:17donc qui ont été restaurés
01:11:18de fond en comble
01:11:19il y a une quinzaine d'années
01:11:20donc j'étais obligé
01:11:21d'aller sur le chantier
01:11:22Bon je suis d'accord avec vous
01:11:23mais bon si on veut être critique
01:11:24quand même en 1815
01:11:25il rend la France
01:11:26en miette
01:11:27le congrès de Yenne
01:11:28c'est un drame
01:11:29Ben oui quand même
01:11:30parce que moi je veux bien
01:11:31on dit Napoléon
01:11:32mais la France
01:11:32c'est une catastrophe
01:11:35à la fin
01:11:36Oui
01:11:36Oui mais c'est une catastrophe
01:11:38la France elle est par terre
01:11:39Elle est occupée
01:11:41Elle est amputée
01:11:42Elle est occupée
01:11:42La campagne des 100 jours
01:11:43Elle est ruinée
01:11:44La campagne des 100 jours
01:11:45elle est extraordinaire
01:11:46en ce moment militaire
01:11:48Oui
01:11:49parce qu'il a gagné des batailles
01:11:51qui sont beaucoup moins célèbres
01:11:52mais avec pratiquement pas d'hommes
01:11:54et avec des fidèles généraux
01:11:58qui l'ont regroupée
01:11:59quand il revient
01:12:01s'il gagne Waterloo
01:12:03il repart
01:12:03il repart
01:12:04Oui mais cette phrase est folle
01:12:08si le gagne du Waterloo
01:12:09Elle est vraie
01:12:11Elle est vraie
01:12:11je l'assume
01:12:12Ah oui je l'assume
01:12:13En attendant Blücher
01:12:15Blücher
01:12:16Blücher c'est pas votre ami
01:12:18On a le temps
01:12:18On pourrait peut-être
01:12:18Grouchy surtout
01:12:19En attendant Grouchy
01:12:20En attendant Grouchy
01:12:21Bon oui
01:12:22donc la France
01:12:22il faut le dire
01:12:23en 1815
01:12:24on a tout dit ça
01:12:26quand on était
01:12:26Les 100 jours
01:12:27sont une des plus grandes catastrophes
01:12:29de l'histoire de France
01:12:29La France termine effectivement
01:12:32plus petite
01:12:33qu'elle n'était venue
01:12:35Il y a une indemnité de guerre
01:12:36qu'on va avoir
01:12:37un peu de mal à payer quand même
01:12:38Occupation du territoire
01:12:40pendant 3 ans
01:12:41Et effectivement
01:12:42Napoléon disparaît
01:12:43un petit peu
01:12:43du paysage mental
01:12:45on va dire en France
01:12:46Et c'est là
01:12:46qu'il devient merveilleux
01:12:47C'est à dire que
01:12:48après sa mort
01:12:49il sort de sa boîte
01:12:51si l'on peut dire
01:12:52Et il envahit le monde
01:12:54à tout point de vue
01:12:55véritablement
01:12:56Alors c'est vrai
01:12:57que c'était un régime
01:12:58où on s'ennuiait un peu
01:12:59il fallait avoir des références
01:13:00C'était mieux avant
01:13:02Les enfants des généraux
01:13:04qui en voulaient à leur père
01:13:05d'avoir eu une belle vie
01:13:06alors qu'eux ne l'avaient pas
01:13:07Et il y a une explosion
01:13:09à la fois de la légende
01:13:12de l'historiographie
01:13:13Par exemple
01:13:14les bricoleurs du dimanche
01:13:15à l'époque
01:13:16auraient pu faire des boîtes
01:13:17Ils auraient pu faire des cannes
01:13:18Ils auraient pu faire
01:13:19ce qu'ils voulaient
01:13:20Pourquoi est-ce qu'ils ont mis
01:13:21Napoléon dessus ?
01:13:22Pourquoi est-ce qu'au revers
01:13:24de leur veston
01:13:25ils avaient un N ?
01:13:26Etc.
01:13:26Tout ça a participé
01:13:28d'une alchimie
01:13:29qui est un peu difficile
01:13:31à démêler
01:13:31mais qui fait qu'au milieu
01:13:34du 19ème siècle
01:13:35tout le monde
01:13:36ne parlait que de Napoléon
01:13:37Et ça est illustré
01:13:39avec le retour du corps
01:13:40ou le retour des cendres
01:13:41Oui bien sûr
01:13:42Il y a un texte de Hugo
01:13:43qui est tout à fait
01:13:44étonnant
01:13:45donc je crois
01:13:46qu'il arrive au Havre
01:13:47et perpère toute la scène
01:13:48Louis-Philippe avait cru
01:13:52réaliser un bon coup
01:13:54en disant
01:13:54on va tuer le parti bonapartiste
01:13:56en leur donnant
01:13:57ce qu'ils veulent
01:13:58c'est-à-dire le retour des cendres
01:13:59de Napoléon
01:14:00comme ça on n'en parlera plus
01:14:01En réalité
01:14:02c'est tout à fait le contraire
01:14:03qui s'est passé
01:14:04ça a été une
01:14:04si vous voulez
01:14:06je dis toujours
01:14:06puisqu'on en parlait tout à l'heure
01:14:07il n'y a qu'un seul personnage
01:14:09qui a réuni autant de monde
01:14:10sur les Champs-Elysées
01:14:11que Napoléon
01:14:12au moment du retour des cendres
01:14:13c'est Johnny Hallyday
01:14:14Victor Hugo
01:14:16oui mais il y avait moins de monde
01:14:18il y avait moins de monde
01:14:19on dit qu'il y en a
01:14:20un million de personnes
01:14:20alors il était dans
01:14:21parait-il quand il est enterré
01:14:22il est dans 5 cercueils
01:14:235 cercueils différents
01:14:24comme une poupée gigogne
01:14:26oui
01:14:26pour être sûr qu'il ne ressortait pas
01:14:27comment ?
01:14:28pour être sûr qu'il ne ressortait pas
01:14:30oui peut-être
01:14:31et puis à Saint-Hélène
01:14:32on avait même mis une grille
01:14:33alors il y a une grille
01:14:35parce que moi j'avais reçu
01:14:36David Martinon
01:14:37qui était allé faire
01:14:39comment dire
01:14:40un voyage là-bas
01:14:41et puis qui avait posté
01:14:42et c'est lui le chef
01:14:43l'ambassadeur
01:14:45l'ambassadeur a prétendu
01:14:46voilà
01:14:46et j'avais trouvé
01:14:48ces vidéos tellement formidables
01:14:49parce que
01:14:49on n'ira jamais sans doute
01:14:52à Saint-Hélène
01:14:52mais si
01:14:54c'est facile maintenant
01:14:55mais si c'est facile
01:14:56il y a un avion
01:14:56je suis d'accord avec vous
01:14:57mais si vous avez un arbitrage
01:14:58c'est un intérêt de la Saint-Hélène
01:14:59ah bien sûr
01:15:00oui
01:15:01c'est formidable
01:15:01t'as envie
01:15:02t'as envie
01:15:04il y a des endroits
01:15:04comme ça dans le monde
01:15:05peut-être
01:15:06non non mais il faut y aller
01:15:07parce que
01:15:08pour plusieurs raisons
01:15:09d'abord
01:15:09mais c'est pas facile
01:15:10à négocier en famille
01:15:11il y a le souvenir
01:15:12mais non mais il y a
01:15:14quand il y a un arbitrage
01:15:15et qu'on travaille toute l'année
01:15:16tu vas dire à ta femme
01:15:18chéri on va aller à Lille
01:15:19on va aller à Saint-Hélène
01:15:21cet été
01:15:21où il fait pas beau
01:15:23où il pleut
01:15:23c'est dé
01:15:24l'eau est glacée
01:15:26si vous me laissez une seconde
01:15:27vous avez trop lu
01:15:28le mémorial de Saint-Hélène
01:15:29parce que
01:15:30en réalité
01:15:31Lascaz parle
01:15:32du sommet de Lille
01:15:33c'est-à-dire
01:15:33là où la maison
01:15:34de Napoléon était
01:15:35mais Saint-Hélène
01:15:36c'est les Canaries
01:15:37c'est exactement le même type
01:15:38volcanique
01:15:40et de climat
01:15:40ça veut dire que
01:15:41comme aux Canaries
01:15:42quand vous montez
01:15:43vous avez froid
01:15:44et quand vous restez
01:15:44au niveau de la mer
01:15:45vous allez
01:15:46les Canaries du Est-le-Nord
01:15:48on ira plutôt à Jacques-Cio
01:15:49on ira plutôt à Jacques-Cio
01:15:51vous qui aimez bien
01:15:52vous replonger
01:15:53dans des civilisations
01:15:54disparues
01:15:55il n'y a pas de carte de crédit
01:15:56il n'y a pas de téléphone portable
01:15:58ça va être pratique
01:15:58donc il faut partir
01:16:00avec quoi ?
01:16:00il faut partir
01:16:00avec de la monnaie ?
01:16:01il n'y a pas de carte de crédit ?
01:16:03non non non
01:16:04il faut apporter ses livres
01:16:05là-bas
01:16:05et surtout
01:16:06ne pas remporter
01:16:07les livres de Saint-Hélène
01:16:08qui ne sont pas acceptés
01:16:09en Angleterre
01:16:10il faut faire très attention
01:16:11on sent les fréhens
01:16:12mais pourquoi
01:16:13il y a combien ?
01:16:14c'est les Anglais
01:16:15il y a combien d'habitants ?
01:16:18à peu près 4000 habitants
01:16:19vous êtes sûr de ça ?
01:16:20il n'y a pas de carte de crédit ?
01:16:21je suis sûr de ça
01:16:22oui
01:16:22ils n'aiment pas Napoléon ?
01:16:25alors les gens de l'île
01:16:27s'en moquent totalement
01:16:28les Anglais
01:16:29parce qu'ils ont eu
01:16:30beaucoup de prisonniers
01:16:31il faut dire
01:16:31à Saint-Hélène
01:16:32on a mis beaucoup de monde
01:16:33chez eux
01:16:33Napoléon
01:16:34bon voilà
01:16:35ils vont visiter
01:16:35comme nous
01:16:36la tour Eiffel
01:16:36une fois dans leur vie
01:16:37ils vont voir
01:16:37les domaines nationaux
01:16:38les british qui arrivent là
01:16:41sont des british purjus
01:16:42coloniaux en plus
01:16:43ce qui fait que
01:16:45enfin tropicaux plutôt
01:16:46donc pour eux
01:16:47voilà
01:16:48ils sont
01:16:48le gouvernement
01:16:49il y a un français là-bas
01:16:49il y a une présence française
01:16:51le directeur des domaines nationaux
01:16:52est envoyé du ministère
01:16:53il est tout seul
01:16:54ou il a une
01:16:55le mec qui a été muté là-bas
01:16:57il a quand même
01:16:58il a pu en faire des belles
01:16:59à mon avis
01:17:03il a envoyé à Saint-Hélène
01:17:05cette semaine
01:17:05j'ai une ou deux idées
01:17:08pour déconseiller
01:17:08d'Emmanuel Macron
01:17:09que je veux bien
01:17:09que je veux bien
01:17:10m'en nommer là-bas
01:17:11ils seraient incapables
01:17:12de conserver les domaines
01:17:14ils détruisent tout
01:17:14alors on va écouter
01:17:16écouter ça
01:17:16écoutez
01:17:17quelques notes de musique
01:17:19écoutez
01:17:19écoutez
01:17:20alors cette chanson
01:17:23elle nous fait penser
01:17:25à Jean-Jean
01:17:26Jean-Jean Véraud
01:17:27Jean-Jean Véraud
01:17:28voilà
01:17:28qui tient un restaurant
01:17:30célèbre à Ajaccio
01:17:31où on mange
01:17:31des spaghettis
01:17:33des pâtes à la langousse
01:17:34exactement
01:17:34vous avez dit
01:17:36l'angousse en plus
01:17:37mais bon
01:17:37et à la fin
01:17:38Jean-Jean Véraud
01:17:39sort
01:17:40de sa cuisine
01:17:41et vient saluer
01:17:43mais je vous assure
01:17:44c'est incroyable
01:17:44vient saluer tous les clients
01:17:46et tout le monde
01:17:47est debout
01:17:48en train de crier
01:17:48vive l'empereur
01:17:49ce qui est quand même
01:17:51dans une république
01:17:52vous avez commencé
01:17:52l'émission
01:17:53en dénonçant les ultras
01:17:54et vous vous retrouvez
01:17:56en train d'examper
01:17:56donc je salue effectivement
01:17:59et Kino Rossi
01:18:00alors Kino Rossi
01:18:01qui était
01:18:01un enfant d'Ajaccio
01:18:04qui est sur la route
01:18:07des Sanguinaires
01:18:07et qui est un endroit
01:18:08merveilleux
01:18:09bon
01:18:09qu'est-ce que vous nous avez apporté
01:18:10j'ai apporté
01:18:12et on peut le voir
01:18:12peut-être faire un gros plan
01:18:13c'est un soldat de plomb
01:18:15qui représente l'empereur
01:18:17mais en fait
01:18:18je l'ai ramené
01:18:21de Varsovie
01:18:22parce qu'à chaque fois
01:18:23que j'ai la chance
01:18:24de voyager
01:18:25à chaque fois
01:18:25que je vais dans un pays
01:18:26j'essaye de ramener
01:18:28une figurine en plomb
01:18:30des guerres napoléoniennes
01:18:32et j'en trouve
01:18:33partout
01:18:34partout
01:18:34alors là
01:18:35j'ai ramené
01:18:36c'est l'empereur
01:18:37et ça vient
01:18:38d'une fabrique
01:18:39polonaise
01:18:40bon
01:18:41je peux me permettre
01:18:42dans l'hymne national polonais
01:18:44les polonais
01:18:46promettent de suivre
01:18:47partout Bonaparte
01:18:48c'est le seul
01:18:49dans le monde
01:18:50c'est la chanson
01:18:51de la brigade de Dabrovski
01:18:54pendant la campagne d'Italie
01:18:55qui suivait Monaparte
01:18:57et ils ont pris ça
01:18:57comme hymne national
01:18:58donc au Parc des Princes
01:19:00ou au Sade de France
01:19:01quand vous chantez
01:19:01l'hymne polonais
01:19:02vous chantez Napoléon
01:19:03il y a combien
01:19:04de musées Napoléon
01:19:06dans le monde ?
01:19:07il y en a partout
01:19:08il y en a partout
01:19:09par exemple
01:19:10chez Maître Garbarini
01:19:11il y a déjà
01:19:12un petit musée privé
01:19:13il y en a
01:19:14il y a partout
01:19:15des musées
01:19:16est-ce qu'il y a
01:19:18une opposition
01:19:18entre Pascal Paoli
01:19:19pour le Corse
01:19:20que vous êtes
01:19:21et Napoléon Bonaparte
01:19:23pour moi
01:19:23il n'y en a pas
01:19:24mais elle existe
01:19:25elle existe
01:19:26notamment parce que
01:19:27le mouvement nationaliste
01:19:29a érigé
01:19:30Pascal Paoli
01:19:31comme étant
01:19:32enfin comme étant
01:19:33comme il est
01:19:33le
01:19:34oubabe oudiapatrie
01:19:35c'est-à-dire le père
01:19:36de la patrie
01:19:36puisqu'il s'est battu
01:19:37pour qu'il y ait
01:19:38une Corse indépendante
01:19:39et donc
01:19:40contre la France
01:19:41et donc bien évidemment
01:19:43Napoléon
01:19:44il représente la France
01:19:45donc il y a eu
01:19:46pendant très très longtemps
01:19:47une confrontation
01:19:49entre ces deux personnages
01:19:50pourquoi vous dites
01:19:51pendant très longtemps
01:19:52parce que maintenant
01:19:53ça s'est un peu estompé
01:19:55parce qu'on a
01:19:55on commence à reconnaître
01:19:57quand même
01:19:58les valeurs napoléoniennes
01:20:00bon
01:20:00il est 10h31
01:20:01sommeil à la midi
01:20:02nous rappelle les titres
01:20:03pour terminer
01:20:04c'est probablement
01:20:09le moment fort
01:20:10de la visite
01:20:10Papalo Liban
01:20:11Léon Kater
01:20:12célèbre en ce moment même
01:20:13une messe en plein air
01:20:14sur le port de Beyrouth
01:20:15occasion pour le Saint-Père
01:20:17d'appeler à la paix
01:20:17et à l'unité
01:20:18plus de 120 000 fidèles
01:20:20ont fait le déplacement
01:20:20pour ce moment
01:20:21hautement spirituel
01:20:22des footballeurs
01:20:24et leurs directeurs sportifs
01:20:25attaqués par leurs fans
01:20:26après avoir perdu un match
01:20:28Therem Mofi et Jérémy Boga
01:20:30deux joueurs de l'OGC Nice
01:20:31sont en arrêt de travail
01:20:33après avoir été agressés
01:20:34par leurs propres supporters
01:20:35dimanche à leur retour
01:20:37de l'Orient
01:20:37les policiers arrivés
01:20:39après les incidents
01:20:40évoquent eux
01:20:40des insultes
01:20:41crachats et bousculades
01:20:42mais pas de violences
01:20:44physiques notoires
01:20:45et puis deux hommes
01:20:46mis en examen
01:20:47et écroués
01:20:47dans le cadre du cambriolage
01:20:49du domicile de François Hollande
01:20:51cambriolage
01:20:52qui a eu lieu
01:20:52le 22 novembre dernier
01:20:53dans l'appartement
01:20:54situé dans le 20ème
01:20:55arrondissement de Paris
01:20:56que l'ancien président
01:20:58partage avec sa compagne
01:20:59l'actrice Julie Gagnon
01:21:00merci beaucoup Somaia
01:21:02vous parliez de la Pologne
01:21:03il y a un instant
01:21:04ce qui me permet
01:21:04de saluer
01:21:05Valdemar Kitta
01:21:06le président du SNN
01:21:07d'origine polonaise
01:21:09qui nous écoute
01:21:11et qui me dit
01:21:12nous sommes un peuple fidèle
01:21:13il parle évidemment
01:21:14de la Pologne
01:21:15nous avons des valeurs
01:21:16et du respect
01:21:18mon nom est là à moi
01:21:20c'est une tradition
01:21:21également
01:21:22dans notre émission
01:21:23à partir du 1er décembre
01:21:25nous interrogeons
01:21:26en l'occurrence
01:21:27cette année
01:21:27c'est tous les membres
01:21:28de la rédaction
01:21:29qui nous confient
01:21:29qui nous parlent
01:21:30d'un souvenir de Noël
01:21:31et aujourd'hui
01:21:31c'est Alexandra Blanc
01:21:32je ne vais pas vous parler
01:21:39d'un Noël en particulier
01:21:40je vais vous parler
01:21:41de tous les Noëls
01:21:42de mon enfance
01:21:42que je passais d'ailleurs
01:21:43à Toulon dans le Var
01:21:45ce sont des moments
01:21:45fantastiques
01:21:47des Noëls absolument
01:21:48merveilleux
01:21:48nous étions tous là
01:21:49mes parents
01:21:50mes grands-parents
01:21:50mes oncles
01:21:51mes tantes
01:21:52et surtout
01:21:52mes cousins
01:21:53Tata Mimi
01:21:54nous faisait une cuisine
01:21:55absolument fantastique
01:21:57on respectait également
01:21:58parce qu'on vient du sud
01:21:59la fameuse tradition
01:22:00des 13 desserts
01:22:01et puis je remercie aussi
01:22:02mes cousins
01:22:02qui étaient un peu plus âgés
01:22:04que moi à l'époque
01:22:04j'étais la plus petite
01:22:05de la famille
01:22:06et qui faisait semblant
01:22:07juste pour moi
01:22:08de croire encore
01:22:09au Père Noël
01:22:09à minuit
01:22:09on ouvrait tous les cadeaux
01:22:11c'était absolument
01:22:11une période magnifique
01:22:13et c'est vrai
01:22:14je dois l'avouer
01:22:14que je suis un peu nostalgique
01:22:16de tous ces très beaux Noëls
01:22:17passés dans le Var
01:22:18et bien on salue
01:22:20Tata Mimi
01:22:20si elle nous écoute
01:22:22et Noël encore
01:22:23c'est toujours
01:22:24très particulier
01:22:25disons-le
01:22:25il y a quelqu'un
01:22:26qui me dit
01:22:27Trump est bonapartiste
01:22:28ça veut rien dire
01:22:30ça veut rien dire
01:22:31bon
01:22:31il a bien fait
01:22:33de nous écrire
01:22:33Jean-Marc
01:22:36Jean-Marc Morandini
01:22:38est avec nous
01:22:39Jean-Marc le programme
01:22:40on va vous parler
01:22:42de ce journaliste
01:22:43qui est allé
01:22:43à l'université
01:22:44d'Aix-Marseille
01:22:45qui a essayé
01:22:46d'organiser
01:22:46une conférence
01:22:47et un face-à-face
01:22:48entre l'extrême-gauche
01:22:49et l'extrême-droite
01:22:50pour savoir
01:22:50laquelle des deux
01:22:51était la plus dangereuse
01:22:52ça s'est mal passé
01:22:52cette réunion
01:22:53ça s'est fini
01:22:54avec des oeufs sur la tête
01:22:55et avec des slogans
01:22:56contre comme toujours
01:22:58contre le fascisme
01:22:58et contre l'extrême-droite
01:23:00on va vous montrer
01:23:01les images de tout ça
01:23:01Christophe Droyot
01:23:02était à la réalisation
01:23:03Mathéo Vinci
01:23:04était à la vision
01:23:05merci à Raphaël Lissac
01:23:06Marine Lançon
01:23:08était avec nous ce matin
01:23:09Léopold de Biessi
01:23:10Héloïse Tertret
01:23:11toutes ces émissions
01:23:12sont retrouvées
01:23:12sur cnews.fr
01:23:14je rappelle
01:23:14Napoléon et le monde
01:23:15et c'est aux éditeurs
01:23:17aux éditions Belin
01:23:18et je remercie évidemment
01:23:20Pascal Pierre Garbarini
01:23:22qui d'habitude
01:23:22vient le jeudi
01:23:23mais exceptionnellement
01:23:24il viendra deux fois
01:23:25cette semaine
01:23:26parce que c'était
01:23:27le 2 décembre
01:23:28absolument
01:23:28on dit vive l'empereur
01:23:29pour se quitter
01:23:30ou c'est pas correct
01:23:31de dire vive l'empereur
01:23:32comment c'est pas correct
01:23:32bien sûr qu'on va dire
01:23:33vive l'empereur
01:23:34vive l'empereur
01:23:35oui
01:23:35bon c'est pas de la
01:23:37enfin bref
01:23:38c'est un commentaire
01:23:39c'est un commentaire
01:23:40voilà
01:23:40merci en tout cas
01:23:42c'est un parti pris
01:23:43et rendez-vous
01:23:45mais ça va être lourd
01:23:46rendez-vous
01:23:47rendez-vous
01:23:48rendez-vous ce soir
01:23:49merci
01:23:49merci
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