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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo
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00:00:0119h, ravie de vous retrouver ce soir, on attend le vote du budget, ou pas avec impatience.
00:00:09Peut-être d'ici une heure.
00:00:10Trempe de patience.
00:00:13Les mousquetaires sont toujours en forme, n'est-ce pas ?
00:00:17Oui, oui, oui.
00:00:18Une numérée constante et joyeuse.
00:00:22Mais il y a toujours un intrus.
00:00:30Je suis encore présenté, mais c'est pas grave.
00:00:34Je suis bienvenu.
00:00:35C'est l'intrus mystère.
00:00:38Je vais devoir m'excuser.
00:00:40Non, c'est la minute où on rigole et après, on est sérieux, je vous promets.
00:00:44Bonsoir Adrien.
00:00:45Bonsoir Christine, bonsoir à tous.
00:00:47Le parquet de Paris ouvre une enquête pour violences volontaires après des faits de maltraitance dans un foyer éducatif du 13e arrondissement.
00:00:53Une vidéo affuitée, on y voit plusieurs éducateurs en train de raser le crâne d'un jeune garçon torse nu.
00:00:58Le centre en question accueille plusieurs enfants suivis par l'aide sociale à l'enfance.
00:01:01Parallèlement, une enquête administrative a également été ouverte.
00:01:04120e anniversaire de la loi de 1905 sur la séparation de l'église et de l'État.
00:01:08Gérald Darmanin adresse une circulaire sur l'application stricte de la laïcité dans son service.
00:01:12Neutralité des agents, interdiction de la dissimulation du visage dans les juridictions,
00:01:16liberté de pratique du culte par les détenus et vigilance concernant les mineurs pris en charge par la protection judiciaire de la jeunesse.
00:01:22Fin de citation.
00:01:23Et puis Facebook, Instagram, Youtube, TikTok, Snapchat ou encore Reddit en Australie,
00:01:27tous ces réseaux sociaux sont désormais interdits aux mineurs de moins de 16 ans.
00:01:30Même chose pour les sites de streaming, Kik, Twitch et le réseau X, sans mesure raisonnable.
00:01:35Prise pour faire respecter la loi, les plateformes concernées risquent des amendes pouvant atteindre 28 millions d'euros.
00:01:40Un petit verre d'eau ?
00:01:41Ça va pour l'instant.
00:01:42Merci mon cher.
00:01:43On vous aime, vous savez ça ?
00:01:45Je le sais, je le sais.
00:01:46C'est bien, excellente fin de soirée.
00:01:47Merci à vous aussi.
00:01:48Mon cher Adria, au sommaire ce soir, la laïcité de 1905, née comme une arme contre le catholicisme,
00:01:56a changé de sens en devenant un bouclier contre l'islamisme,
00:02:00mais un bouclier qui montre aujourd'hui ses limites.
00:02:03Elle ne suffit ni à définir l'identité française,
00:02:05ni à répondre aux défis civilisationnels que pose l'islam conquérant.
00:02:09« Fondamentalement, la crise serait moins religieuse que démographique et culturelle.
00:02:14Une société peut-elle réellement défendre son identité si elle confie cette mission à un principe,
00:02:21la laïcité, plutôt qu'à une culture vivante et assumée ? »
00:02:25L'édito de Mathieu Bocoté.
00:02:27La CFDT publie un livret appelant les journalistes à, je cite,
00:02:32« faire barrage à l'extrême droite au nom de leur rôle démocratique ».
00:02:37Ce manuel soulève un débat essentiel.
00:02:40Informer ou militer ou placer la frontière,
00:02:45peut-on encore parler de presse libre
00:02:47lorsque certains syndicats prétendent définir ce que doit être le bon journalisme ?
00:02:53L'analyse de Gabriel Cruzel.
00:02:55À l'occasion des 120 ans de la loi de 1905,
00:02:58la laïcité apparaît plus que jamais comme un principe fondateur,
00:03:01mais aussi comme un terrain de tension,
00:03:03née pour séparer l'état des cultes.
00:03:06Elle doit aujourd'hui répondre à de nouveaux défis religieux,
00:03:10culturels, identitaires, je vous le disais tout à l'heure.
00:03:12120 ans plus tard, la laïcité peut-elle encore rassembler ?
00:03:16Une société qui ne partage plus les mêmes références.
00:03:18Le regard de Marc Menon se basera sur son livre « La laïcité dévoilée » en 1812.
00:03:23Le vote du budget de la Sécurité sociale divise.
00:03:29Horizon s'abstient.
00:03:31Les socialistes votent pour et la majorité peine à trouver une ligne claire.
00:03:36Chacun se défausse, personne n'assume réellement
00:03:39et le texte risque de n'appartenir à aucun camp.
00:03:43Dans ces conditions, comment gouverner avec un budget que personne ne revendique ?
00:03:47On attend le vote d'ici une heure, le décryptage de Charlotte Dornéas.
00:03:52Nathalie Saint-Cricq est accusée d'islamophobie
00:03:54pour avoir évoqué la stratégie de LFI visant le vote musulman.
00:03:58Je cite « La controverse révèle l'impossibilité croissante
00:04:02de discuter certains faits sociologiques,
00:04:05pourtant analysés pour tous les autres segments électoraux. »
00:04:09En s'appuyant sur la notion d'islamophobie et sur l'art comme,
00:04:12Nathalie Saint-Cricq se retrouve piégée par des règles du débat public
00:04:17qu'elle cautionne elle-même.
00:04:19Que devient la démocratie si l'analyse électorale devient interdite
00:04:22dès lors qu'elle concerne un groupe religieux particulier ?
00:04:26L'édito de Mathieu Bocoté.
00:04:30Et puis les bistrots parisiens s'éteignent peu à peu
00:04:32en portant avec un art de vivre profondément français
00:04:35la convivialité, les échanges spontanés,
00:04:39la part de quotidien que l'on partage autour d'un comptoir.
00:04:43Alain Fontaine, président de l'association des bistrots et cafés de France,
00:04:47refuse cette disparition et tire la sonnette d'alarme.
00:04:51Comment préserver ces lieux qui incarnent l'identité française ?
00:04:55Alain Fontaine est notre invité ce soir.
00:04:57Une heure avec nos mousquetaires pour tous se dire et sans tabou.
00:05:00C'est parti.
00:05:00Dans un instant, on parlera, on fera un petit tour de table
00:05:19sur les propos de Brigitte Macron
00:05:21et puis sur une association qui a décidé de porter plainte contre Brigitte Macron.
00:05:25On fera un tour de table.
00:05:26D'abord, la laïcité en marque aujourd'hui le 120e anniversaire
00:05:30de la loi de 1905 sur la laïcité.
00:05:32Cette loi est aujourd'hui au cœur de notre vie politique,
00:05:36de notre identité nationale même.
00:05:38Mais sa signification, on le voit tous les jours,
00:05:41a évolué à travers le temps.
00:05:43Mathieu, que peut-elle faire au temps présent ?
00:05:46Quelles sont ses forces ?
00:05:48Quelles sont ses faiblesses ?
00:05:49Alors, il faut passer effectivement par l'histoire
00:05:51pour voir ce qu'on demande aujourd'hui à la laïcité.
00:05:54Je laisserai bien évidemment à Marc,
00:05:56qui a été témoin de sa naissance,
00:05:58le récit des origines de la laïcité.
00:06:01Même avant, mais il est...
00:06:02Mais j'ai sûr, il a rencontré le Christ.
00:06:04Il est le racine.
00:06:05Ce sont les racines de la laïcité.
00:06:07La révolution.
00:06:08Mais il faut voir de quelle manière
00:06:11sa fonction a évolué avec le temps
00:06:13et ce qu'on lui demande aujourd'hui.
00:06:15Alors, on nous présente souvent la laïcité,
00:06:17la loi de 1905,
00:06:19comme une loi de pacification et de réconciliation.
00:06:22Il s'agit, de mon point de vue,
00:06:23d'une réécriture quelque peu abusive de l'histoire.
00:06:26La loi de 1905, qui est par ailleurs acceptée,
00:06:28qui a été consensualisée ensuite,
00:06:32mais la loi de 1905 est d'abord, avant tout,
00:06:34une loi qui vient parachever une entreprise
00:06:36de déchristianisation de la France.
00:06:38L'objectif est le suivant,
00:06:40expurger le corps social du christianisme
00:06:43ou du catholicisme,
00:06:44faire en sorte qu'il n'existe plus
00:06:46que dans les consciences intimes,
00:06:48les consciences individuelles,
00:06:50dans la société civile,
00:06:51mais faire en sorte que la France
00:06:52se déchristianise une fois pour toutes.
00:06:55Tel est l'objectif.
00:06:56Je précise qu'elle arrive au terme,
00:06:58d'ailleurs, de plusieurs réformes,
00:06:59l'expulsion des ordres religieux.
00:07:00Donc, c'est une loi de combat.
00:07:02Ne l'oublions pas.
00:07:04Ensuite, avec le temps.
00:07:05C'est une arme, en quelque sorte.
00:07:07Ensuite, avec le temps, il est vrai,
00:07:09comme loi, elle est acceptée,
00:07:10elle devient presque une culture.
00:07:13Elle revient façonner un certain rapport
00:07:15à la religion.
00:07:17En France, n'oublions pas néanmoins
00:07:19qu'une partie de la France,
00:07:20qui avait été la cible de la laïcité,
00:07:22la France catholique,
00:07:23a tout fait pour se maintenir,
00:07:25pour survivre,
00:07:26pour continuer à sa manière.
00:07:28C'est tout le débat autour de l'école libre,
00:07:30de l'école catholique.
00:07:31La fonction de l'école catholique,
00:07:32c'était, à bien des égards,
00:07:33d'assurer la continuité identitaire
00:07:35et culturelle d'une certaine France
00:07:37dont l'officiel ne voulait plus,
00:07:39mais qui continuait d'exister
00:07:40dans le cœur de tant et tant de Français.
00:07:43Donc, l'école libre,
00:07:44elle était libre,
00:07:45dans la mesure où c'était aussi l'école
00:07:46qui assurait la permanence,
00:07:49la continuité de l'ancienne France.
00:07:52Or, ce qu'on voit par ailleurs,
00:07:53au 20e siècle,
00:07:54on peut dire que la question
00:07:55se calme un peu au fil du temps.
00:07:57Au début des années 80,
00:07:58qu'est-ce qu'on voit néanmoins?
00:07:59On voit que la gauche n'a jamais fait la paix
00:08:01en quelque sorte avec ses vaincus d'hier
00:08:03parce qu'ils survivent encore un peu trop.
00:08:05Et ça va être la volonté,
00:08:06sous Mitterrand,
00:08:07d'en finir une fois pour toutes
00:08:08avec l'école libre.
00:08:10Mobilisation alors pour défendre l'école libre,
00:08:12mobilisation de la France catholique
00:08:13pour défendre l'école libre,
00:08:15et elle réussit à maintenir l'école libre.
00:08:17Donc, ce qu'on comprend,
00:08:18c'est que la bataille est souvent relancée
00:08:20par une certaine gauche
00:08:21qui ne tolère pas
00:08:23les derniers restes du catholicisme en France.
00:08:251989 arrive,
00:08:26basculement,
00:08:28et là,
00:08:28la question du catholicisme
00:08:29est pour un temps laissée de côté.
00:08:31Ce qui se pose,
00:08:32c'est la question de l'islam.
00:08:33La question de l'islam
00:08:34avec le voile de creil,
00:08:35on en a souvent parlé ici,
00:08:37et dès lors,
00:08:38certains se disent,
00:08:38devant l'islam qui arrive,
00:08:40en fait,
00:08:40devant l'islam qui arrive,
00:08:41ils veulent voir le catholicisme
00:08:42qui revient sous un nouveau visage.
00:08:44Il y a cette idée
00:08:45qu'on a vaincu la religion
00:08:46lorsqu'elle était catholique.
00:08:48La religion revient
00:08:49sous les traits de l'islam.
00:08:51Il faut être aussi intransigeant
00:08:52à son endroit
00:08:53qu'on l'a été à l'endroit
00:08:54du catholicisme.
00:08:55Et dès lors,
00:08:56qu'est-ce qu'on doit faire?
00:08:57On doit chercher
00:08:58à utiliser la laïcité
00:09:00pour empêcher
00:09:01la progression
00:09:01du voile
00:09:02dans l'espace public,
00:09:03parce que le voile
00:09:04qui est l'étendard
00:09:04de l'islamisme conquérant.
00:09:06Donc,
00:09:07elle change de signification.
00:09:08Elle était en guerre
00:09:09contre le catholicisme,
00:09:10elle est en guerre
00:09:10désormais contre la religion,
00:09:12en général,
00:09:13catégorie un peu vague,
00:09:14où les religions,
00:09:15comme si toutes les religions
00:09:16étaient interchangeables,
00:09:18et dès qu'une religion émerge,
00:09:19coup de marteau,
00:09:20coup de gourdin,
00:09:21il faut éviter
00:09:22que les religions
00:09:22ne pénètrent l'espace public.
00:09:24Quoi qu'il en soit,
00:09:25au terme de cela,
00:09:262025 aujourd'hui,
00:09:27la laïcité,
00:09:28tout le monde en parle,
00:09:29mais tout le monde en parle
00:09:30parce qu'on a bien compris
00:09:31qu'elle était surinvestie
00:09:32aujourd'hui
00:09:33comme seul moyen,
00:09:35selon certains,
00:09:36possible
00:09:36pour contenir
00:09:37les progrès
00:09:38de l'islamisme
00:09:39et d'un islam conquérant.
00:09:41Donc,
00:09:41la laïcité,
00:09:42peut-elle tenir tête,
00:09:43Mathieu Bocoté,
00:09:43à l'islamisme
00:09:44ou bien simplement
00:09:45à l'islam conquérant,
00:09:46selon vous?
00:09:47Alors,
00:09:47oui et non.
00:09:48C'est un classique,
00:09:49mais c'est comme ça.
00:09:50Alors,
00:09:50oui et non,
00:09:51pourquoi?
00:09:51Parce que la la laïcité,
00:09:52aujourd'hui,
00:09:53vous savez,
00:09:53en politique,
00:09:54il faut avoir un rapport,
00:09:55je dirais,
00:09:56stratégique au concept politique.
00:09:58La laïcité,
00:09:59c'est un mot
00:09:59qui a aujourd'hui
00:10:00un pouvoir politique.
00:10:01Au nom de la laïcité,
00:10:03vous pouvez imposer des choses,
00:10:05vous pouvez interdire des choses.
00:10:06C'est un mot
00:10:06qui suscite du pouvoir.
00:10:08Alors,
00:10:09ce qu'on voit
00:10:09depuis 1989
00:10:10et plus encore
00:10:11avec la loi votée
00:10:12par Souchirac
00:10:13pour interdire
00:10:14notamment le voile
00:10:14à l'école,
00:10:15la laïcité
00:10:16est un principe
00:10:16suffisamment coercitif
00:10:18pour justifier
00:10:19l'interdiction
00:10:21en certains lieux
00:10:22du voile islamique
00:10:23lorsqu'il cherche
00:10:24à tout prix
00:10:24à s'imposer
00:10:25dans l'espace public.
00:10:26De l'autre côté,
00:10:27est-ce que c'est efficace?
00:10:29Plus ou moins.
00:10:30Entre 1989
00:10:31et aujourd'hui,
00:10:32on peut dire
00:10:33qu'il n'y a jamais eu
00:10:33autant de voile
00:10:34dans l'espace public.
00:10:35Il n'y en a jamais eu autant.
00:10:36Il n'y a jamais eu autant.
00:10:37L'islam n'a jamais été
00:10:38aussi présent
00:10:39dans l'espace public.
00:10:41Et,
00:10:42d'ailleurs,
00:10:43on a d'ailleurs inventé
00:10:43par exemple
00:10:44la notion
00:10:44de faute à l'école.
00:10:47On parle d'infraction
00:10:48à la laïcité.
00:10:49Donc là,
00:10:49c'est comme la laïcité
00:10:50devient le thermomètre
00:10:52de santé
00:10:52de l'identité nationale.
00:10:53Plus de laïcité,
00:10:54bien.
00:10:55Moins de laïcité,
00:10:56pas bien.
00:10:56Et avec ce paradoxe,
00:10:58donc on est dans une société
00:10:59où il y a toujours
00:10:59plus d'islam
00:11:01et à cela,
00:11:01il y a toujours
00:11:02plus de laïcité.
00:11:03Reste à voir
00:11:04lequel des deux
00:11:04va l'emporter
00:11:05parce qu'apparemment,
00:11:06il y a néanmoins
00:11:07une querelle entre les deux.
00:11:08La laïcité s'impose
00:11:09à la manière
00:11:09d'une forme
00:11:10de sacrée de substitution.
00:11:11Vous noterez,
00:11:12depuis 30-40 ans,
00:11:13on a parlé de moins en moins
00:11:14de la France
00:11:15et de plus en plus
00:11:16de la laïcité
00:11:16et de la République
00:11:17qui sont devenus
00:11:18les termes de remplacement
00:11:20du mot France
00:11:21dans l'espace public.
00:11:22Donc république,
00:11:23laïcité,
00:11:24laïcité et république,
00:11:24les deux termes
00:11:25sont mobilisés toujours
00:11:26avec cette idée
00:11:27qu'il y aurait
00:11:28une forme d'identité
00:11:28rassembleuse,
00:11:30inclusive ici.
00:11:31Mais on y revient
00:11:32et c'est ce que vous avez
00:11:33dit en introduction
00:11:33très justement.
00:11:35Quand on parle
00:11:36d'assimilation,
00:11:36quand on parle
00:11:37d'intégration,
00:11:38est-ce que la laïcité
00:11:39peut suffire
00:11:40à nommer
00:11:41l'identité française?
00:11:42Je me rappelle
00:11:42Jean-Michel Blanquer
00:11:43qui disait de mémoire
00:11:44que le voile
00:11:44était un vêtement
00:11:45non républicain
00:11:46ou non laïc,
00:11:47c'est interchangeable.
00:11:49Je ne suis pas certain
00:11:49que le mot laïc
00:11:50ou républicain suffise
00:11:51pour nommer
00:11:51ce qu'il voulait
00:11:52justement nommer
00:11:53à ce moment-là,
00:11:54la question des mœurs.
00:11:55Et quand on pense
00:11:56à l'identité française
00:11:57à l'échelle de l'histoire,
00:11:58quand on la regarde
00:11:59de l'extérieur
00:11:59comme de l'intérieur,
00:12:01on ne peut pas
00:12:01évidemment la réduire
00:12:02à la laïcité
00:12:03dont on fait
00:12:04tant d'usage.
00:12:05Quand on voit
00:12:05Notre-Dame,
00:12:06quand on voit
00:12:06la gastronomie,
00:12:07on va recevoir
00:12:07quelqu'un
00:12:08qui nous parle
00:12:08des bistrots.
00:12:09Je pense que
00:12:09mille fois plus
00:12:10d'identité française
00:12:11dans un bistrot
00:12:11que dans la loi
00:12:12de 1905,
00:12:12par exemple,
00:12:13si je peux me permettre
00:12:13en tout respect.
00:12:15On va...
00:12:16On va bien
00:12:16Marc,
00:12:16Mathieu.
00:12:18Je sais que c'est
00:12:18une agression
00:12:19contre Marc,
00:12:19c'est de donner...
00:12:20On va se manger
00:12:22dans un instant.
00:12:22Je n'en doute pas
00:12:23un seul instant.
00:12:24Alors,
00:12:24l'identité
00:12:25ne peut pas être tenue
00:12:26dans un seul concept
00:12:27et c'est le problème
00:12:28des dernières années.
00:12:29Ce qu'on a laissé de côté,
00:12:30tout ce qui ne rentrait
00:12:31pas dans la laïcité,
00:12:32on a cherché
00:12:33ce qu'on voulait
00:12:33à tout prix,
00:12:34on a cherché
00:12:34à leur entrer
00:12:35dans la laïcité,
00:12:35mais au final,
00:12:36ce concept arrive
00:12:37à une certaine limite
00:12:38et on y revient
00:12:39et vous l'avez dit
00:12:40aussi avec raison,
00:12:41la laïcité se présente
00:12:42comme un principe
00:12:43de fondation du pays
00:12:44mais un pays
00:12:45ne se fonde jamais
00:12:46sur une idéologie.
00:12:47L'URSS a voulu
00:12:48se fonder sur le socialisme
00:12:49mais ça ne fonctionne pas.
00:12:50La laïcité
00:12:51ou la République
00:12:51ne saurait fonder
00:12:52elle seule la France.
00:12:53La laïcité
00:12:53est un mode de gestion
00:12:55de l'espace public.
00:12:56La République
00:12:56est le régime de la France
00:12:57mais quand on dit
00:12:58que la France
00:12:58c'est laïcité
00:12:59et République
00:13:00et qu'on balaie
00:13:01tout le reste,
00:13:02il nous manque peut-être
00:13:02l'essentiel
00:13:03de l'identité française.
00:13:05Vous aimez citer
00:13:06l'historien
00:13:07Myrtia Iliade,
00:13:08je prononce bien,
00:13:09qui disait
00:13:10que l'homme
00:13:10est un animal religieux.
00:13:12En quoi cette vérité
00:13:13anthropologique
00:13:14est-elle complatible
00:13:16avec la laïcité nature ?
00:13:17Je pense qu'il nomme ici
00:13:19la part oubliée
00:13:19des modernes,
00:13:20c'est-à-dire
00:13:20l'être humain
00:13:21est un être de transcendance
00:13:22qui se questionne
00:13:23sur les origines
00:13:24et le mystère
00:13:25de l'existence
00:13:25ou le mystère
00:13:26de la naissance,
00:13:27qui se questionne
00:13:27sur le scandale
00:13:28absolu de la mort,
00:13:30qui espère
00:13:31désespérément
00:13:31qu'il y a peut-être
00:13:32quelque chose ensuite
00:13:33sans en être certain,
00:13:35qui a besoin
00:13:36de ritualiser
00:13:37son existence
00:13:38de mille manières.
00:13:39Autrement dit,
00:13:40l'être humain,
00:13:41Iliade a raison,
00:13:41est un animal religieux.
00:13:43Il fascine l'infini,
00:13:44il regarde l'infini,
00:13:46il est fasciné,
00:13:47il est pris d'effroi,
00:13:47de désir,
00:13:48que se passe-t-il,
00:13:49quelle est notre place
00:13:50dans cet univers ?
00:13:51De ce point de vue,
00:13:52une cité,
00:13:52un pays,
00:13:53une société,
00:13:54ne peut pas durablement
00:13:55congédier
00:13:56le fait religieux
00:13:57et ne peut pas
00:13:58le privatiser intégralement.
00:14:00Chesterton avait
00:14:00cette formule
00:14:01que j'ai toujours
00:14:01bien aimée,
00:14:02quand l'homme
00:14:03cesse de croire
00:14:04en Dieu,
00:14:05il ne croit pas
00:14:06en rien,
00:14:07il peut croire
00:14:08alors en n'importe quoi.
00:14:09Donc c'est l'espèce
00:14:10de crédulité,
00:14:11la fin de la religion
00:14:12organisée entraîne
00:14:13quelquefois
00:14:14le triomphe
00:14:14de la crédulité.
00:14:15C'est paradoxal,
00:14:16mais c'est bien vrai,
00:14:16je crois.
00:14:17Donc il y a
00:14:18une espèce
00:14:18de désir
00:14:18de spiritualité,
00:14:20de désir
00:14:20de transcendance,
00:14:21de désir
00:14:22de racine,
00:14:22de désir
00:14:23d'encadrer,
00:14:23de ritualiser
00:14:24l'existence
00:14:24sous le signe
00:14:25du mystère
00:14:25et de ce point
00:14:26de vue,
00:14:27la laïcité
00:14:27n'est pas une réponse
00:14:28à cette dimension
00:14:29mais qui pourtant
00:14:30doit être prise
00:14:30en charge
00:14:31collectivement.
00:14:31On pourrait dire
00:14:32qu'aucune nation
00:14:32ne peut faire
00:14:33l'économie
00:14:33complètement
00:14:34de la question
00:14:34religieuse,
00:14:35ce que disait
00:14:35Pierre Manant
00:14:36dans un très beau livre.
00:14:38Et je terminerai
00:14:38avec cela.
00:14:39La laïcité
00:14:40aujourd'hui
00:14:41est un principe
00:14:41parmi d'autres
00:14:42qui codifie
00:14:43ce collectif
00:14:45qu'est la France,
00:14:46mais c'est trop
00:14:48lui demander
00:14:48que de lui demander
00:14:49d'être à la fois
00:14:50le bouclier,
00:14:51de lui demander
00:14:53d'être à la fois
00:14:53l'identité,
00:14:54de lui demander
00:14:55d'être les mœurs,
00:14:56c'est trop lui demander
00:14:57de tout faire,
00:14:58ce qui ne veut pas dire
00:14:58qu'il faut bien évidemment
00:14:59la congédier
00:14:59mais il faut la replacer
00:15:00à sa place.
00:15:02Merci beaucoup Mathieu,
00:15:03vous disiez
00:15:04qu'aucune nation
00:15:04ne peut faire
00:15:05l'économie
00:15:05de la question religieuse.
00:15:07Viens regarder,
00:15:07on va regarder
00:15:08une petite carte.
00:15:09Alors évidemment
00:15:09on reviendra
00:15:10dans un instant
00:15:10avec Marc Menant
00:15:13sur la législation.
00:15:13Parce que je ne suis pas mort,
00:15:14j'ai réussi à survivre.
00:15:16J'ai mal travaillé.
00:15:18Dans un instant aussi
00:15:19vers 19h45
00:15:21je pense qu'on aura
00:15:21le vote de la sécurité sociale.
00:15:23On a beaucoup de sujets
00:15:24ce soir.
00:15:24Mais je voulais vous montrer
00:15:25un peu une carte
00:15:26parce que c'est vrai
00:15:26ce que vous disiez Mathieu.
00:15:28Un peu partout
00:15:28la laïcité dans le monde
00:15:29voici des pays
00:15:30ayant une séparation
00:15:31entre l'Etat
00:15:33et les religions.
00:15:34Les Etats-Unis,
00:15:34le premier amendement,
00:15:35c'est intéressant par contre
00:15:36il y a quand même
00:15:36In God With West,
00:15:38le premier amendement
00:15:38interdit toute religion officielle,
00:15:40neutralité de l'Etat
00:15:41mais forte présence religieuse
00:15:43dans la société.
00:15:44La Turquie,
00:15:45officiellement la laïcité
00:15:46est inscrite
00:15:47dans la constitution
00:15:48depuis 1928.
00:15:49même si la pratique
00:15:50a évolué
00:15:51sous certains gouvernements.
00:15:52Mexique,
00:15:53l'Etat est strictement laïc
00:15:54depuis des lois
00:15:55de réforme
00:15:56du 19ème siècle.
00:15:58Brésil,
00:15:58constitution laïque
00:15:59depuis 1891.
00:16:00Aucune religion officielle.
00:16:02Portugal,
00:16:03séparation
00:16:03de l'Eglise
00:16:05et de l'Etat
00:16:05depuis 1911.
00:16:07Et en Europe par exemple,
00:16:08la Belgique,
00:16:09neutralité de l'Etat
00:16:10mais reconnaissance officielle
00:16:11de plusieurs cultes.
00:16:12Canada,
00:16:13pas de religion d'Etat.
00:16:14Vous me dites
00:16:14si je me trompe Mathieu,
00:16:16principe de neutralité
00:16:17appliqué différemment
00:16:18selon les provinces.
00:16:19Alors c'est plus simple
00:16:19que ça.
00:16:20Le Québec a placé
00:16:21la laïcité au cœur
00:16:22de son identité collective
00:16:23à partir des années 60
00:16:24mais en 2019 surtout,
00:16:25une loi sur la laïcité
00:16:26et l'Etat fédéral
00:16:27au nom du multiculturalisme
00:16:28cherche à la détruire.
00:16:29Bien évidemment,
00:16:30chez nous de ce point de vue,
00:16:31la laïcité est un principe
00:16:32identitaire pour tenir tête
00:16:33au régime canadien.
00:16:34Comme quoi.
00:16:34Et puis l'Espagne par exemple,
00:16:36c'est un État sans religion officielle
00:16:38mais avec des relations particulières
00:16:40avec l'Église catholique.
00:16:42L'Italie, séparation officielle,
00:16:43c'est intéressant.
00:16:44Depuis 1984,
00:16:45malgré une influence
00:16:47évidemment culturelle,
00:16:48catholique, forte.
00:16:49Comme quoi,
00:16:50la question,
00:16:50je reprends,
00:16:51je rebondis sur votre phrase,
00:16:53aucune nation ne peut faire
00:16:54l'économie de la question religieuse.
00:16:56On en parlera avec vous,
00:16:58Marc Menon,
00:16:59dans un instant.
00:17:00Gabriel Cluzel,
00:17:01on va faire un pas de côté
00:17:02sur un sujet passionnant,
00:17:05capital.
00:17:06Un guide de bonne pratique
00:17:08publié par la CFDT journaliste
00:17:11afin de lutter contre,
00:17:12je cite,
00:17:13l'extrême droite.
00:17:14Ce syndicat est-il dans son rôle ?
00:17:16Question.
00:17:17Le fossé entre les journalistes
00:17:19et les citoyens
00:17:19montré par les sondages,
00:17:22est-ce qu'il ne risque pas
00:17:22de se creuser encore un peu plus ?
00:17:25Pourquoi vous souriez ?
00:17:26Parce que je trouve que c'est très bien dit.
00:17:29Voilà.
00:17:30C'est un vrai sujet.
00:17:33C'est un vrai sujet,
00:17:34voilà.
00:17:34Parce que certains pensaient
00:17:35peut-être naïvement
00:17:36que les syndicats étaient faits
00:17:37pour protéger ceux qui informent
00:17:40et que les journalistes
00:17:41étaient là, eux,
00:17:42pour informer.
00:17:44Eh bien, pas du tout.
00:17:44C'est comme Reporters sans frontières.
00:17:47De toute évidence,
00:17:48en tout cas,
00:17:48ce syndicat-là
00:17:49veut faire,
00:17:51entend faire de la politique.
00:17:53Il ne s'en cache pas
00:17:54et de façon très décomplexée.
00:17:56Alors, c'était un fascicule
00:17:57qui a été publié,
00:17:58d'ailleurs en deux versions.
00:18:00Une abrégée,
00:18:00une langue.
00:18:01Pour vous,
00:18:01je ne recule devant aucun sacrifice.
00:18:03J'ai lu la langue.
00:18:04Donc,
00:18:05qui a été publié
00:18:05par la CFDT Journaliste
00:18:07et qui s'appelle
00:18:07Face à l'extrême droite,
00:18:09plus que jamais journaliste.
00:18:11Donc,
00:18:11ils ne rajoutent rien
00:18:11parce que pour eux,
00:18:12les journalistes de gauche,
00:18:13c'est un pléonasme.
00:18:13Il y a un petit encadré
00:18:17assez drôle d'ailleurs
00:18:18de Marie-Lise Léon.
00:18:19Vous savez,
00:18:19la secrétaire générale
00:18:20de la CFDT.
00:18:21Elle soutient ce guide
00:18:22de la CFDT journaliste
00:18:24et elle dit
00:18:24qu'il est même indispensable.
00:18:26Mais elle écrit,
00:18:26c'est ça qui est drôle,
00:18:27« Merci à la CFDT journaliste
00:18:30de montrer que la lutte
00:18:31contre les idées
00:18:31d'extrême droite
00:18:32n'est pas partisane. »
00:18:33Vous voyez,
00:18:34elle trouve que c'est
00:18:34parfaitement neutre
00:18:36comme guide.
00:18:36Donc, vous voyez,
00:18:37ça en dit long quand même,
00:18:38c'est intéressant
00:18:38parce qu'on voit
00:18:39où certains mettent
00:18:40le point zéro
00:18:40de la neutralité.
00:18:42On comprend pourquoi
00:18:43après on nous explique
00:18:43que le service public
00:18:44est parfaitement neutre.
00:18:46Vous voyez,
00:18:46tout est une question
00:18:47de curseur.
00:18:49Pardon,
00:18:50c'est un Val-de-Mécoum
00:18:51avec des préconisations.
00:18:52Mais qu'est-ce qui est préconisé
00:18:53concrètement ?
00:18:54C'est passionnant.
00:18:54Oui, alors tout d'abord,
00:18:55il y a des préconisations
00:18:56à l'endroit du service public.
00:18:58Alors, on dit,
00:18:58bon, ça c'est une demande récurrente
00:19:01qu'il faudrait conditionner
00:19:03les subventions à la presse.
00:19:04On imagine pour qui ?
00:19:05On n'a qu'à les réserver
00:19:06à la presse de gauche.
00:19:07Ce sera plus simple.
00:19:08Et puis alors,
00:19:08investir massivement,
00:19:10je répète,
00:19:12dans la formation
00:19:12aux médias
00:19:13et à l'esprit critique
00:19:14dès le plus jeune âge.
00:19:16Je répète,
00:19:16dès le plus jeune âge.
00:19:17Donc moi,
00:19:18j'imagine que des journalistes
00:19:19tels que Patrick Cohen
00:19:20et Jean-Michel Apathy
00:19:21pourraient être invités
00:19:22dans des crèches
00:19:23et des écoles maternelles.
00:19:25Parce que vous savez
00:19:25qu'au lycée,
00:19:26ça existe déjà.
00:19:27Question lavage de cerveau,
00:19:28c'est déjà bien en main.
00:19:30Vous savez,
00:19:31la semaine presse
00:19:32et des médias
00:19:33dans l'école
00:19:34est un bon outil
00:19:34pour cela.
00:19:35le centre pour l'éducation
00:19:38aux médias
00:19:38et à l'information
00:19:39qui appartient
00:19:40au réseau Canopé.
00:19:41Vous savez,
00:19:41c'est le réseau
00:19:42proposé par l'éducation nationale.
00:19:45Eh bien,
00:19:45fournit des ressources
00:19:47aux élèves et aux profs
00:19:48et il propose,
00:19:49par exemple,
00:19:50un partenariat
00:19:51avec Mediapart,
00:19:53parfaitement neutre,
00:19:54comme chacun sait,
00:19:55sur le thème
00:19:55comment s'informer
00:19:57à l'ère des fake news
00:19:58et de la désinformation.
00:20:00Mais ce n'est pas du tout
00:20:01partisan,
00:20:01sans doute,
00:20:02dirait Marie-Lise Léon,
00:20:04sans parler
00:20:04des initiatives individuelles.
00:20:06Je regardais
00:20:06que le journaliste
00:20:07Libération,
00:20:08Bala Fofana,
00:20:09est intervenu
00:20:10au lycée Jacques Brel
00:20:11de la Courneuve
00:20:12sur le thème
00:20:13de la désinformation.
00:20:14Donc,
00:20:15on voit que
00:20:15dans cette tranche d'âge-là,
00:20:17on ne peut pas faire
00:20:17grand-chose de plus
00:20:18pour l'élevage de cerveau.
00:20:19Donc,
00:20:20il faut se investir
00:20:21massivement
00:20:22sur le plus jeune âge.
00:20:23Moi,
00:20:23je propose
00:20:24in utero.
00:20:26Voilà.
00:20:26Alors,
00:20:28il y a ensuite
00:20:28des préconisations
00:20:29pour les journalistes
00:20:30eux-mêmes.
00:20:31Alors,
00:20:32il y a d'abord
00:20:32un petit historique,
00:20:33mais ça relève
00:20:34plus d'une rédaction
00:20:35de Troisième B
00:20:36que des œuvres complètes
00:20:37de Raymond Aron
00:20:37sur l'histoire
00:20:39de la droite,
00:20:40de l'extrême droite,
00:20:41populiste,
00:20:42réactionnaire.
00:20:43Et puis,
00:20:43il y a des témoignages
00:20:44et des prescriptions.
00:20:46Alors,
00:20:46parmi les préconisations,
00:20:48la délation
00:20:49occupe une bonne place.
00:20:51Vous savez,
00:20:51la délation,
00:20:52c'est une passion
00:20:52de la gauche.
00:20:53Il y a notamment,
00:20:55vous voyez,
00:20:55une pub
00:20:56sur un site
00:20:57d'extrême droite.
00:20:58Tout de suite,
00:20:58vous prévenez
00:20:59les sleeping giants.
00:21:00Ça,
00:21:00c'est vraiment important.
00:21:02Ils expliquent cela.
00:21:03Il faut aussi refuser
00:21:05tout compromis
00:21:06à la présentation
00:21:07des faits.
00:21:08Donc,
00:21:08RN et reconquête,
00:21:10parce que tout le monde
00:21:10en prend pour son argent,
00:21:12si j'ose dire,
00:21:13pour son grade.
00:21:14RN et reconquête
00:21:15doivent être appelées
00:21:16extrême droite,
00:21:17honte aux journalistes
00:21:18qui les appellent
00:21:18droite nationale.
00:21:19Ce sont des mauvais journalistes.
00:21:21Et puis,
00:21:22les codes couleurs
00:21:22sont aussi très importants
00:21:24dans les infographies.
00:21:25ils ne le précisent pas,
00:21:26mais on imagine
00:21:27que c'est brun,
00:21:28brun,
00:21:28brun.
00:21:28Moi,
00:21:28je trouve qu'on pourrait
00:21:29rajouter un petit bruitage
00:21:31avec des bruits de bottes
00:21:31parce que ce serait peut-être
00:21:32encore plus explicite.
00:21:34Il faut refuser
00:21:36d'utiliser un vocabulaire
00:21:37d'extrême droite
00:21:38du type français de souche
00:21:41ou alors grand remplacement.
00:21:43Et si on le fait,
00:21:44si on est forcé de le faire,
00:21:45il faut expliquer
00:21:46pourquoi c'est raciste
00:21:47et d'ailleurs
00:21:47pourquoi ça n'existe pas.
00:21:50Parce que sinon,
00:21:51je vous le dis,
00:21:52utiliser ce vocabulaire
00:21:53suffira à faire de vous
00:21:54un mauvais journaliste.
00:21:55Même chose,
00:21:56il y a tout un petit lexique,
00:21:58décivilisation,
00:21:59islamo-gauchisme,
00:22:00submersion migratoire
00:22:01et en sauvagement.
00:22:03Il faut aussi bannir
00:22:04le terme
00:22:05civilisation judéo-chrétienne.
00:22:07Vous savez pourquoi ?
00:22:08Je vais vous le dire,
00:22:09je cite,
00:22:10parce qu'il occulte
00:22:11l'apport de l'islam
00:22:13aussi structurant
00:22:14pour l'Europe.
00:22:16Voilà,
00:22:16ça ce n'est pas une fake news,
00:22:17c'est une réalité.
00:22:19Ce sont les bons journalistes
00:22:20qui vous le disent,
00:22:21donc vous n'avez pas intérêt
00:22:21à dire le contraire.
00:22:23Alors après,
00:22:23il y a un truc assez vague
00:22:24qui s'appelle
00:22:26mener une réflexion collective
00:22:29sur les faits divers,
00:22:31les polémiques,
00:22:32les contenus d'opinion
00:22:33ou les provocations.
00:22:35Alors ça veut dire quoi ?
00:22:35Mener une réflexion collective ?
00:22:38C'est sans doute
00:22:38se mettre d'accord
00:22:39sur un narratif collectif
00:22:41occultant
00:22:41qui sera repris par tous
00:22:43et qui concourra
00:22:44à une analyse personnelle
00:22:45ou un récit autre
00:22:47en dehors de cette réflexion collective
00:22:49sera banni
00:22:50du camp des journalistes
00:22:51respectable,
00:22:52évidemment.
00:22:53Il faut aussi
00:22:54se former
00:22:54sur les stéréotypes
00:22:56et le racisme
00:22:56et s'opposer
00:22:57à tout traitement
00:22:58simpliste sur ce sujet.
00:23:00Vous connaissez
00:23:00ce fameux simplisme
00:23:01qui est abominable,
00:23:03qui fait d'énormes dégâts
00:23:04à gauche ?
00:23:05On nous explique
00:23:05que c'est toujours
00:23:06très compliqué.
00:23:07Alors plus baroque,
00:23:08vous allez m'expliquer,
00:23:09il faut aussi savoir
00:23:10décrypter
00:23:11les tenues vestimentaires.
00:23:13Alors j'imagine
00:23:13quand vous avez un pull
00:23:14avec un col en V
00:23:15sur les épaules
00:23:15et des mocassins en glance
00:23:16et que vous êtes
00:23:17un peu vachos,
00:23:17il faut commencer
00:23:18à se méfier.
00:23:20Mais bon,
00:23:20ils n'en disent pas plus,
00:23:22c'est dommage.
00:23:22Mais au-delà
00:23:24des formations politiques,
00:23:26il y a les électeurs
00:23:27et donc leurs lecteurs
00:23:28et téléspectateurs,
00:23:30Gabriel,
00:23:31ceux qui d'ailleurs
00:23:31les subventionnent totalement
00:23:32ou pour partie
00:23:34et ils ne les évoquent jamais ?
00:23:36C'est très étonnant
00:23:37parce qu'ils ont une référence
00:23:39permanente à la démocratie.
00:23:41Ils disent,
00:23:41et il y a un petit slogan
00:23:42en bas de la page,
00:23:43le pluralisme n'est pas mort,
00:23:44la démocratie est encore en vie.
00:23:46C'est vraiment leur devise.
00:23:49Sauf que lutter
00:23:50contre l'extrême droite
00:23:51avec en arrière-fond
00:23:52la peur des prochaines élections,
00:23:54c'est quand même
00:23:54un petit peu se méfier
00:23:56du démos,
00:23:56du peuple.
00:23:57C'est un peu refuser
00:23:59donc la démocratie.
00:24:00Quant au pluralisme,
00:24:01on a bien compris
00:24:02que pour eux,
00:24:02ce sont les 50 nuances
00:24:04d'extrême-gauche.
00:24:05Alors,
00:24:06on aborde avec des pincettes
00:24:07l'idée qu'il faudrait
00:24:08tenir compte des électeurs
00:24:09du RN.
00:24:10Il y a une question
00:24:10ou de reconquête.
00:24:12Il y a une question
00:24:13faut-il se préoccuper,
00:24:15je ne sais plus
00:24:15l'intituler exactement,
00:24:17des électeurs
00:24:18de ce genre-là.
00:24:19Mais attention,
00:24:20ces gens-là ne sont pas
00:24:21recommandables.
00:24:22Parce que vous savez,
00:24:23je vous donne une citation,
00:24:25on le sait,
00:24:25dans les enquêtes d'opinion,
00:24:27le racisme est un motif
00:24:28important du vote RN.
00:24:30Donc on peut se demander
00:24:31si ces gens-là
00:24:32méritent d'être écoutés.
00:24:33En tout cas,
00:24:34c'est visiblement
00:24:34la question qui se pose.
00:24:37Et puis,
00:24:37vous ne savez peut-être pas,
00:24:38mais si l'insécurité
00:24:39est un motif de ce vote,
00:24:41qui en est responsable ?
00:24:43Les groupuscules antifascistes.
00:24:45Ça vous avait sauté aux yeux.
00:24:46Évidemment.
00:24:47Donc ça,
00:24:48mais bien sûr,
00:24:48ça c'est évident.
00:24:49Ils vont devant
00:24:50la folie bergère,
00:24:51les folies bergères...
00:24:51Ah mais partout,
00:24:52c'est affreux,
00:24:53l'insécurité des groupuscules
00:24:55fascistes,
00:24:55c'est terrible.
00:24:56Alors,
00:24:56la CFDT invite les médias
00:24:58à faire de la pédagogie
00:25:00aussi auprès du grand public
00:25:02et de l'immigration.
00:25:04Il a ainsi recommandé
00:25:05de toujours rappeler
00:25:06que la délivrance
00:25:07à un étranger
00:25:08d'un OQTF
00:25:09n'est pas,
00:25:10je cite,
00:25:10une preuve de dangerosité.
00:25:12Il faut illustrer
00:25:14des articles
00:25:15par des photos
00:25:15qui ne déshumanisent pas
00:25:17et où il faut encore
00:25:18mettre le focus
00:25:19sur,
00:25:19je cite,
00:25:20des initiatives positives
00:25:21portées par des personnes
00:25:23de nationalité
00:25:24ou d'origine étrangère.
00:25:25Et de même,
00:25:26il faut arrêter,
00:25:27je vous le dis,
00:25:28Christine,
00:25:28il faut arrêter
00:25:29de parler de vagues
00:25:30migratoires
00:25:31parce que ça donne
00:25:32l'impression
00:25:33de subir une catastrophe.
00:25:35Donc,
00:25:35il propose une autre formule.
00:25:36il faut parler
00:25:37de crise politique
00:25:38de l'accueil
00:25:39parce que le problème,
00:25:41je cite,
00:25:42vous voyez un peu
00:25:42l'inversion
00:25:43de la responsabilité,
00:25:45le problème,
00:25:46c'est nos difficultés
00:25:47à accueillir
00:25:48ceux qui sollicitent
00:25:49le droit d'asile
00:25:50inscrits dans la Charte
00:25:51des droits fondamentaux
00:25:52de l'Union européenne.
00:25:53Fermez le banc.
00:25:55Et en dernière page,
00:25:57et ce n'est pas un détail,
00:25:58aurait dit Mathieu,
00:25:59vous avez les dix commandements
00:26:00du journaliste
00:26:01face à la montée
00:26:02de l'extrême droite.
00:26:03D'ailleurs,
00:26:04l'expression
00:26:04dix commandements
00:26:05montre que c'est bien
00:26:05une religion,
00:26:06et d'où la nécessité
00:26:08de labelliser
00:26:09pour avoir
00:26:09les vrais croyants
00:26:11parmi les journalistes.
00:26:12Et le plus drôle,
00:26:13c'est quand même
00:26:13le dixième commandement,
00:26:15mettre en œuvre
00:26:15tout ce qui est
00:26:16en son pouvoir
00:26:17pour que sa rédaction
00:26:18soit un lieu
00:26:18de diversité
00:26:19et de fraternité,
00:26:21visiblement,
00:26:22pas de diversité,
00:26:23d'opinion,
00:26:24ça saute aux yeux.
00:26:27Incroyable.
00:26:28Merci pour votre analyse.
00:26:30Dans un instant,
00:26:30nous irons
00:26:30à l'Assemblée nationale
00:26:31rejoindre Elodie Huchard
00:26:33avant la chronique
00:26:34de Charlotte Dornelas
00:26:35juste avant.
00:26:36Marc Menand,
00:26:37vous avez écrit
00:26:38La laïcité dévoilée
00:26:39en 1800.
00:26:41Non, je rigole.
00:26:41C'était en quelle année ?
00:26:43C'est ce qu'on appelle
00:26:44une préconition.
00:26:45C'était en quelle année ?
00:26:46Voilà.
00:26:47C'était en quelle année ?
00:26:48Il oublie.
00:26:49Non, non, non,
00:26:50c'était en 2017.
00:26:52D'accord.
00:26:52À l'occasion des 120 ans
00:26:54de la loi de la laïcité
00:26:55de 1905,
00:26:56le 9 décembre,
00:26:58la laïcité apparaît
00:26:58plus que jamais
00:26:59comme un principe fondateur,
00:27:00mais aussi
00:27:01comme un terrain
00:27:02de tension.
00:27:03Et comme on le disait,
00:27:04née pour séparer
00:27:05l'Église des cultes,
00:27:06elle doit aujourd'hui répondre
00:27:07à de nouveaux défis.
00:27:10Et on voulait
00:27:10effectivement
00:27:10avoir votre regard.
00:27:12Vous qui êtes monsieur
00:27:12laïcité
00:27:13au sein de la famille
00:27:14des mosquetaires ?
00:27:16Alors,
00:27:17je leur demandais
00:27:18d'avoir autant
00:27:18de tolérance
00:27:20que j'en ai vu tout à l'heure
00:27:21en écoutant Mathieu.
00:27:24Sans oublier,
00:27:25il faut faire un mal.
00:27:27Déjà,
00:27:28il faut essayer
00:27:28de comprendre
00:27:29les racines
00:27:30de cette laïcité.
00:27:32Elle naît de quoi ?
00:27:33Elle naît
00:27:34vers le XVIe siècle
00:27:35où l'on a
00:27:37des germes
00:27:39de philosophie
00:27:40qui appellent
00:27:42à manifester
00:27:44une opposition
00:27:45à l'existence
00:27:46de Dieu.
00:27:47Des gens comme Vanini
00:27:48doutent de l'existence
00:27:49de Dieu.
00:27:50Et ça,
00:27:50c'est ce que l'on appelle
00:27:51le blasphème.
00:27:52Donc,
00:27:53si vous êtes condamné
00:27:54pour blasphème,
00:27:55vous terminez
00:27:56sur le bûcher.
00:27:57C'est donc,
00:27:58à un moment donné,
00:27:59pour tout un courant
00:28:01d'hommes
00:28:01qui seront ensuite
00:28:02représentés
00:28:03par Voltaire
00:28:04d'Hydro,
00:28:05le désir
00:28:06non pas
00:28:06de fermer
00:28:08les églises,
00:28:09c'est de faire
00:28:10en sorte
00:28:10de ne pas
00:28:11subir
00:28:12l'impossibilité
00:28:14d'exprimer
00:28:15quelque chose
00:28:16qui vous vient
00:28:17et qui n'est pas
00:28:18d'accord
00:28:18avec,
00:28:20je dirais,
00:28:20cette sensibilité
00:28:22spirituelle.
00:28:23Alors,
00:28:24forcément,
00:28:25la révolution arrive
00:28:26et on dit
00:28:26la révolution,
00:28:27la révolution
00:28:28n'a pas fermé
00:28:28les églises.
00:28:29La révolution,
00:28:30il y avait
00:28:31les prêtres-jureurs
00:28:32et par conséquent,
00:28:34on pouvait toujours
00:28:35continuer
00:28:36à aller
00:28:36dans les églises.
00:28:37On va accélérer
00:28:38un tout petit peu
00:28:39parce qu'il y a
00:28:40aussi
00:28:41Napoléon
00:28:42qui remet
00:28:43en place
00:28:44les contacts,
00:28:45je dirais,
00:28:45qui avaient été
00:28:46rompus
00:28:46avec l'église
00:28:48mais rompre
00:28:48avec l'église,
00:28:50ce n'est pas rompre
00:28:51avec la foi.
00:28:52Il y a quelque chose
00:28:53de fondamental
00:28:54qui est là.
00:28:55On ne dit pas
00:28:55arrêter de croire,
00:28:57on dit je veux
00:28:58éventuellement
00:28:58ne pas croire
00:28:59et on souhaite
00:29:00que les institutions
00:29:02permettent
00:29:03d'être dans
00:29:03cette liberté
00:29:04d'expression.
00:29:06Charles X,
00:29:07lui,
00:29:07il raconte cela,
00:29:08il veut à tout prix,
00:29:09revoir jaillir
00:29:10la gouvernance
00:29:11de l'église.
00:29:12C'est le courant
00:29:13qui est né
00:29:13alors beaucoup
00:29:14bien en amont,
00:29:16les ultramontanistes,
00:29:19c'est-à-dire
00:29:19ceux qui veulent
00:29:20que le spirituel
00:29:21l'emporte
00:29:22sur le civil.
00:29:24Et là,
00:29:25c'est une opposition
00:29:26fondamentale
00:29:27qui rejaillit
00:29:28après le drame
00:29:30de 1870,
00:29:32la chute de l'empereur,
00:29:33ce n'est pas ça le drame,
00:29:34c'est le fait
00:29:34que l'on va perdre
00:29:35l'Alsace
00:29:36et la Lorraine,
00:29:37que les Prussiens
00:29:37sont chez nous
00:29:38et qu'il y a
00:29:39une volonté
00:29:40de voir rejaillir
00:29:41une république
00:29:42qui ne se laisse pas
00:29:44envahir
00:29:44par l'ennemi.
00:29:46Et là,
00:29:47dans ce contexte-là,
00:29:49on aura
00:29:49un courant républicain
00:29:52qui se veut
00:29:53déjà
00:29:53celui qui s'oppose
00:29:55à la volonté
00:29:56des Prussiens.
00:29:59Et parmi ceux-là,
00:29:59on a Gambetta.
00:30:01Gambetta,
00:30:01c'est l'exemple même
00:30:02du républicain
00:30:04farouche,
00:30:05celui qui croit
00:30:06en la France
00:30:07et qui aura
00:30:08un discours,
00:30:09il l'a même
00:30:09avant 1870
00:30:12et cette guerre
00:30:13contre la Prusse,
00:30:14c'est le discours
00:30:15de Belleville
00:30:16où il dit,
00:30:16voilà,
00:30:17pour une raison,
00:30:19je dirais,
00:30:21d'humanité,
00:30:22avoir le droit
00:30:23de croire
00:30:24ou ne pas croire,
00:30:24il faudra séparer
00:30:25l'Église
00:30:26de l'État.
00:30:27Il faudra également
00:30:28avoir une école publique,
00:30:30une école publique
00:30:31qui soit gratuite
00:30:32et ouverte à tous.
00:30:33Ce sont des réformes
00:30:35que l'on oublie
00:30:36mais qui naissent
00:30:36à ce moment-là.
00:30:38Ensuite,
00:30:39quand on a
00:30:40le Mac Mahon
00:30:43qui devient
00:30:44président de la République,
00:30:46comme Trochu
00:30:47qui a un court règne
00:30:49en 1870,
00:30:50les deux disent
00:30:51il nous faut la religion,
00:30:53il nous faut la famille
00:30:54et c'est contre cela
00:30:55que les républicains
00:30:56se battent.
00:30:57Mais ils ne se battent pas
00:30:58contre la foi,
00:30:59j'insiste encore,
00:31:01ils se battent
00:31:01contre le pouvoir
00:31:02d'une église
00:31:04qui veut régenter
00:31:06et encore,
00:31:07n'oublions pas
00:31:07que les rois eux-mêmes
00:31:08se sont battus
00:31:09contre le pouvoir
00:31:10de Rome.
00:31:11C'était
00:31:12le
00:31:13galicisme.
00:31:17Galicanisme.
00:31:18Voilà,
00:31:18c'est plus facile à dire
00:31:19quand on est
00:31:20de ce côté-là.
00:31:23Et donc,
00:31:24en l'occurrence,
00:31:25c'était que
00:31:26les papes
00:31:27n'aient pas
00:31:27tous les pouvoirs.
00:31:28Donc ils se battaient
00:31:29contre la religion
00:31:30contre la croyance,
00:31:32mais pas contre
00:31:33la croyance,
00:31:34contre l'institution.
00:31:35Contre l'institution.
00:31:37J'aime bien parce que
00:31:37les têtes de Gabriel,
00:31:38de Charlotte
00:31:41et de Mathieu
00:31:41pendant que vous parlez,
00:31:42c'est intéressant
00:31:43parce que vous avez
00:31:43tous un invitement
00:31:45différent.
00:31:47Non, mais ce qui est
00:31:47extraordinaire,
00:31:48c'est de comprendre
00:31:49la logique d'un respect.
00:31:51C'est-à-dire que
00:31:52jamais
00:31:52ces gens-là,
00:31:54ces républicains,
00:31:55n'ont voulu
00:31:56fermer
00:31:56et interdire
00:31:57de croire.
00:31:58Ils voulaient
00:31:59que l'on puisse être
00:31:59dans la possibilité
00:32:00de ne pas croire
00:32:01et qu'il n'y ait pas
00:32:02cette toute-puissance
00:32:03de l'Église.
00:32:05Et cela,
00:32:05donc,
00:32:05ça conduira
00:32:06après des années
00:32:07et des années
00:32:08à cette loi
00:32:09de 1905
00:32:10avec,
00:32:12oui,
00:32:12des réformes
00:32:13qui font que
00:32:14les congrégations
00:32:15sont supprimées
00:32:16parce que
00:32:17ce,
00:32:17c'était elles
00:32:17qui,
00:32:18entre autres,
00:32:19sous l'influence
00:32:20de Charles X,
00:32:21avaient pris le contrôle
00:32:22des écoles.
00:32:23Il y a toute
00:32:23comme ça,
00:32:24toute une toile
00:32:25d'araignée
00:32:25qui s'était tissée
00:32:26et qui donnait
00:32:27une forte infiltration
00:32:29de la religion
00:32:30dans les affaires
00:32:31de l'État.
00:32:31Alors,
00:32:31par rapport
00:32:32à la laïcité,
00:32:33la laïcité,
00:32:34si on l'appliquait,
00:32:35si on ne crée pas
00:32:36la laïcité positive,
00:32:38si elle était
00:32:38simplement la référence,
00:32:40oui,
00:32:40elle devrait être
00:32:41une digre infranchissable
00:32:42pour l'islam
00:32:43parce que l'islam,
00:32:44en l'occurrence,
00:32:45c'est encore plus pernicieux.
00:32:47Il n'y a pas une institution
00:32:48qui cherche à nous envahir.
00:32:50Il y a un courant religieux
00:32:51qui s'infiltre
00:32:52et qui se revendique
00:32:53en tant que tel
00:32:54en portant des signes religieux,
00:32:56en essayant donc de dire
00:32:57maintenant,
00:32:58vous voyez,
00:32:59nous sommes là
00:32:59et nous vivons
00:33:00contre votre république.
00:33:04Nous vivons vivre
00:33:05selon notre religion.
00:33:07Et cette religion
00:33:08n'ayant pas d'institution,
00:33:09eh bien,
00:33:10c'est cette force
00:33:10d'infiltration
00:33:12qui l'emporte.
00:33:13C'est pourquoi,
00:33:14M. Mélenchon,
00:33:15il faut se battre
00:33:16contre cet islam
00:33:17qui est là
00:33:18et qui gagne
00:33:19dans les rues
00:33:19chaque jour
00:33:20ou dans les clubs sportifs.
00:33:21Merci beaucoup,
00:33:23Marc Menand,
00:33:24auteur de La laïcité dévoilée.
00:33:262017,
00:33:27merci d'un instant à l'autre.
00:33:29Nous aurons le vote.
00:33:30On garde un oeil
00:33:31sur l'actualité
00:33:32à l'Assemblée nationale.
00:33:34Charlotte Dornelas
00:33:34va faire sa chronique
00:33:35mais juste avant,
00:33:36justement,
00:33:36on va prendre un peu
00:33:37la température
00:33:37de ce qui se passe
00:33:38à l'Assemblée nationale.
00:33:39Elodie Huchard,
00:33:40vous êtes sûre en place.
00:33:42Où en sommes-nous ?
00:33:42On attend le vote
00:33:43d'un instant à l'autre.
00:33:44On attend le vote
00:33:47d'ici une quinzaine
00:33:49de minutes maintenant.
00:33:50En ce moment,
00:33:51c'est le groupe Horizon
00:33:52qui s'exprime
00:33:53et donc c'est le groupe
00:33:54qui va compter
00:33:55puisque d'un côté,
00:33:56Edouard Philippe avait dit
00:33:57qu'il fallait voter
00:33:57contre ce budget
00:33:58puis qu'il fallait mieux
00:33:59s'abstenir.
00:34:00Le président de leur groupe,
00:34:01Paul Christophe,
00:34:01est donc en train
00:34:02de donner la décision
00:34:04de son groupe.
00:34:05On a entendu déjà
00:34:05un certain nombre
00:34:06d'orateurs,
00:34:07Cyrielle Châtelain
00:34:08pour les écologistes
00:34:09dire que si elle n'écoutait
00:34:10que ses tripes
00:34:11et son cœur,
00:34:11elle voterait contre ce budget
00:34:13mais que les écologistes
00:34:14préféreront s'abstenir.
00:34:16Pourquoi ?
00:34:16Parce qu'encore hier soir,
00:34:18le gouvernement a cédé
00:34:19aux écologistes.
00:34:21Il a accepté une hausse
00:34:22des dépenses
00:34:23de l'assurance maladie
00:34:24et donc les écologistes
00:34:25finalement vont
00:34:26entre guillemets
00:34:27aider ce budget
00:34:28en s'abstenant
00:34:28et en ne votant pas contre.
00:34:30Ce que je peux vous dire,
00:34:30Christine,
00:34:31c'est que le gouvernement
00:34:31continue de compter les voix.
00:34:33Ils étaient un peu plus sereins
00:34:35après la décision des écologistes
00:34:36mais il y a un certain nombre
00:34:37de groupes
00:34:38où il n'y aura pas
00:34:39un groupe qui vote
00:34:40comme un seul homme.
00:34:41Il faut donc compter les voix
00:34:42les unes.
00:34:43après les autres
00:34:43et tenter de convaincre
00:34:44les députés
00:34:45les uns après les autres
00:34:46de voter ce budget
00:34:47de la Sécurité sociale.
00:34:48Merci ma chère Elodie
00:34:49Huchardin
00:34:50de l'Assemblée nationale.
00:34:51Il faut compter les voix
00:34:51les unes après les autres.
00:34:53On verra effectivement
00:34:53ce que ça donne.
00:34:54Une chose est sûre.
00:34:55Charlotte Dornellas,
00:34:57pour ou contre ?
00:34:58Chacun attendait
00:34:59l'issue d'un vote.
00:35:01On ne sait pas.
00:35:02Une chose est sûre,
00:35:02Charlotte Dornellas,
00:35:03c'est que personne
00:35:04ne s'y retrouve.
00:35:05Pourquoi ?
00:35:05Une chose est sûre,
00:35:06c'est que se pencher
00:35:07sur le budget,
00:35:07c'est encore plus compliqué
00:35:09que d'écouter une chronique
00:35:10de Marc sur la laïcité.
00:35:11Je crois que moi,
00:35:12et vous êtes surdécutant.
00:35:14Chacun règle seconde
00:35:15ce soir avec Marc Renaud.
00:35:19Et on ira,
00:35:20si jamais il y a le vote,
00:35:21évidemment,
00:35:21on en prendra
00:35:22Elodie Huchardin
00:35:23en direct de l'Assemblée.
00:35:24Mais dites-nous pourquoi.
00:35:25Non, mais en effet,
00:35:26comme prévu,
00:35:26et depuis des semaines d'ailleurs,
00:35:28et nous avons peu à peu
00:35:30fait place sur ce plateau
00:35:31à tout le reste
00:35:32de l'actualité
00:35:33qui nous concernait tous,
00:35:35qui concernait les Français,
00:35:36mais donc nous tous,
00:35:37davantage que les différentes,
00:35:38les différents amendements,
00:35:40vous savez,
00:35:40chacun défendait
00:35:41un amendement par-ci,
00:35:42un amendement par-là.
00:35:43Chacun accusait l'autre
00:35:44d'irresponsabilité
00:35:46au moment de l'examen
00:35:47de l'amendement
00:35:47qu'il n'avait pas déposé.
00:35:49Ce budget,
00:35:50à la fin,
00:35:50ce qu'on comprend
00:35:51parce qu'on a du mal
00:35:51à suivre quand même,
00:35:53c'est qu'il n'est le budget
00:35:53de personne.
00:35:55On vient encore de l'apprendre
00:35:56et Elodie Huchard nous dit
00:35:57que les écologistes
00:35:58vont finalement s'abstenir
00:35:59parce qu'ils pensaient
00:35:59voter contre.
00:36:00Ce n'est pas leur budget,
00:36:01ils ne l'aiment pas,
00:36:02mais hier,
00:36:02ils ont obtenu un amendement,
00:36:04donc ils vont s'abstenir
00:36:10si ce n'est peut-être
00:36:11celui des succès relatifs
00:36:12des socialistes,
00:36:14mais en tout cas,
00:36:14ce n'est certainement pas
00:36:15le budget du Premier ministre
00:36:17qui a de toute façon
00:36:18exclu ce week-end encore
00:36:20de lier son sort
00:36:21à l'issue du vote
00:36:22pour bien définir la situation.
00:36:24Alors,
00:36:25personne ne trouve
00:36:25ce budget réellement satisfaisant,
00:36:27mais outre les deux blocs
00:36:29d'opposition
00:36:30que sont le RN
00:36:31et LFI
00:36:32détachés désormais
00:36:33de son alliance,
00:36:34en tout cas sur ce sujet,
00:36:36personne n'assume non plus
00:36:38de voter contre ce budget
00:36:40que tout le monde dénonce
00:36:41au risque de précipiter
00:36:42une crise politique
00:36:43qui pourrait éventuellement
00:36:44mener à une dissolution
00:36:45que l'on résume désormais
00:36:47au chaos.
00:36:47Vous voyez,
00:36:47on ne parle plus de dissolution,
00:36:49on dit que ce serait
00:36:49en effet le chaos.
00:36:51Une chose est sûre,
00:36:52nous ne sommes pas à l'heure
00:36:53de vérité non plus
00:36:54sur le terrain politique.
00:36:56Si le vote,
00:36:56l'issue de ce vote
00:36:57est pour le budget
00:36:59tel qu'il est présenté,
00:37:00il restera le budget général,
00:37:02vous savez,
00:37:02qui a été très modifié
00:37:03à l'Assemblée.
00:37:03Oui, parce que là,
00:37:04c'est la sécu.
00:37:04Voilà.
00:37:05Qui a été très modifié
00:37:06à l'Assemblée,
00:37:07qui se retrouvent au Sénat
00:37:08et qui tentent de le corriger
00:37:09selon leurs termes
00:37:10et qui pourraient aboutir
00:37:12soit à une motion de censure
00:37:13des oppositions,
00:37:14soit au vote
00:37:15d'une loi spéciale
00:37:16puisqu'il n'y en a toujours
00:37:17pas de 49.3,
00:37:18vous savez,
00:37:18de la part de Sébastien Lecornu.
00:37:20Si l'issue du vote
00:37:21était contre,
00:37:22il resterait encore
00:37:23la navette
00:37:24entre les deux assemblées.
00:37:24Donc l'ordre de vérité,
00:37:26on repassera,
00:37:26on va encore parler
00:37:28de budget.
00:37:29Le tout en raison,
00:37:30évidemment,
00:37:31toujours et encore,
00:37:32de la situation politique,
00:37:34de l'absence de majorité,
00:37:35de l'instabilité totale
00:37:36et du refus
00:37:37de l'utilisation,
00:37:39en l'occurrence,
00:37:39du 49.3
00:37:40qui peut mener aussi
00:37:42à une motion de censure.
00:37:43Donc il y a aussi
00:37:44de la prudence.
00:37:44Le 49.3,
00:37:45ce n'est pas simplement
00:37:45un cadeau fait aux députés,
00:37:49c'est une manière
00:37:49de remettre
00:37:50la responsabilité
00:37:51du Premier ministre
00:37:52entre les mains
00:37:53des députés
00:37:53parce que,
00:37:54un,
00:37:54Sébastien Lecornu
00:37:55n'a pas de majorité,
00:37:56mais deux,
00:37:57les députés,
00:37:58eux,
00:37:58ne peuvent pas faire
00:37:58grand-chose non plus
00:37:59en l'absence précisément
00:38:00de majorité.
00:38:02Mais Sébastien Lecornu,
00:38:03c'est extrait
00:38:03de cette responsabilité
00:38:04en défendant
00:38:06une situation
00:38:06de compromis.
00:38:07C'est le mot
00:38:07qu'il a beaucoup utilisé.
00:38:09Discuter et compromis
00:38:10obtenu avec le Parti Socialiste
00:38:12seul et tellement seul
00:38:13que c'est désormais
00:38:14dans sa propre majorité
00:38:15ou ce qu'il en restait
00:38:16que les voix
00:38:18font défaut.
00:38:20Mais comment comprendre
00:38:21qu'il soit possible
00:38:22jusqu'à la dernière minute
00:38:24de savoir
00:38:25comment les uns
00:38:26et les autres
00:38:26vont se comporter
00:38:27dans l'hémicycle ?
00:38:28Parce que la question
00:38:29du budget...
00:38:30Et on est à 15 minutes,
00:38:31la personne ne sait.
00:38:32Et tout le monde se demande
00:38:33et personne ne veut faire
00:38:34des prédictions
00:38:35parce que la question
00:38:36du budget
00:38:36semble finalement
00:38:37assez secondaire
00:38:38par rapport
00:38:38à la crise politique
00:38:39que nous traversons
00:38:41en raison initialement
00:38:42du rejet
00:38:43de l'éventualité
00:38:44d'une possible majorité
00:38:45à l'Assemblée.
00:38:46Ça rejoint
00:38:46ce que disait
00:38:47Gabriel tout à l'heure.
00:38:49On a eu des alliances
00:38:50politiques dans les urnes,
00:38:52enfin des arrangements
00:38:52plus exactement
00:38:53que des alliances
00:38:54dans les urnes
00:38:55pour éviter
00:38:56qu'une majorité
00:38:56puisse advenir.
00:38:58Donc il y avait
00:38:58la volonté d'échapper
00:38:59à la majorité
00:39:00que la majorité
00:39:02de ses députés
00:39:03ne voulait pas.
00:39:04Résultat,
00:39:05le Premier ministre
00:39:05a voulu compter
00:39:06sur les socialistes.
00:39:07Souvenez-vous
00:39:07après la chute
00:39:08de son gouvernement
00:39:09numéro 1
00:39:10dans lequel il comptait
00:39:10sur les républicains.
00:39:12C'est vous dire
00:39:12un peu le sérieux
00:39:13on va dire
00:39:14de la ligne politique
00:39:15qui est défendue.
00:39:16On compte sur les républicains
00:39:17jusqu'à ce qu'il y ait
00:39:18Bruno Retailleau
00:39:19qui claque la porte
00:39:19et on compte désormais
00:39:20sur les socialistes.
00:39:22On sent une ligne
00:39:23ferme
00:39:24sur la question budgétaire
00:39:25entre les deux.
00:39:27L'alliance est désormais
00:39:28rompue.
00:39:29Les écolos,
00:39:30donc LFI vote contre
00:39:30on l'a dit,
00:39:31les écologistes eux
00:39:32dénonçaient
00:39:33voici quelques heures
00:39:34un chantage au vote.
00:39:35Ils accusaient le gouvernement
00:39:36de vouloir chercher
00:39:38un chantage au vote
00:39:39mais l'avant-veille
00:39:40et encore tout à l'heure
00:39:41on entendait
00:39:41Elodie Huchard
00:39:42nous le dire,
00:39:43le ministre de l'économie
00:39:44annonçait qu'il y allait
00:39:45avoir un amendement
00:39:46pour augmenter
00:39:47les dépenses
00:39:48de l'assurance maladie
00:39:50et la patronne
00:39:51des députés écolos
00:39:52y voyait, je cite,
00:39:52un des éléments importants
00:39:54dans notre décision.
00:39:55C'est-à-dire
00:39:55si cet amendement
00:39:56allait être voté ou pas.
00:39:58Si je comprends bien
00:39:58parce qu'on veut bien
00:40:00de cet amendement
00:40:01et on comprend
00:40:01qu'ils auraient pu voter contre
00:40:03et qu'avec cet amendement
00:40:04ils vont finalement s'abstenir.
00:40:05C'est ce qu'on peut appeler aussi
00:40:06du compromis
00:40:08ou de la négociation
00:40:09plus que du chantage.
00:40:11Alors du côté de la droite
00:40:11il faut aussi s'y retrouver.
00:40:12On a Bruno Retailleau
00:40:13qui a appelé
00:40:14à voter contre
00:40:15ou à s'abstenir
00:40:16expliquant qu'il s'agit
00:40:18je le cite
00:40:18du pire budget depuis longtemps
00:40:20qui va sacrifier l'avenir
00:40:21des plus jeunes générations.
00:40:22J'y vois quand même
00:40:23une occasion.
00:40:25Si c'est le pire budget
00:40:26depuis longtemps
00:40:26qui va sacrifier
00:40:27l'avenir des plus jeunes générations
00:40:28j'y vois bien
00:40:29une raison de voter contre.
00:40:30Il insiste
00:40:31un budget de gauche
00:40:32qui aurait été obtenu
00:40:33par le chantage
00:40:33et il refuse
00:40:35à son tour
00:40:36le chantage au chaos
00:40:37précisément
00:40:37dont je vous parlais tout à l'heure
00:40:38affirmant
00:40:39je cite encore
00:40:40que le chaos
00:40:40c'est précisément
00:40:41ce texte-là.
00:40:43Donc là
00:40:43lui dit
00:40:44il faut voter contre
00:40:45ou éventuellement s'abstenir
00:40:46et en même temps
00:40:47Laurent Wauquiez
00:40:48même famille politique
00:40:49mais patron des députés LR
00:40:50ne veut pas être
00:40:51un facteur de blocage
00:40:53dans la poursuite
00:40:53de la vie politique du pays
00:40:55et malgré de nouvelles taxes
00:40:57et la suspension
00:40:58des réformes
00:40:59des retraites
00:40:59il y voit
00:41:00quelques avancées
00:41:01obtenues dans le texte
00:41:02et demande donc
00:41:03que ses députés
00:41:04s'abstiennent
00:41:04et ne votent pas
00:41:05contre le texte.
00:41:06Et on voit cette tension
00:41:07qui existe jusque dans le bloc central
00:41:09je vous le disais
00:41:10puisqu'Edouard Philippe refuse
00:41:11alors je cite Edouard Philippe
00:41:12cette fois-ci
00:41:13de soutenir de façon aveugle
00:41:14un budget qui suspend
00:41:15la réforme des retraites
00:41:16et aggrave
00:41:17le déficit.
00:41:18Alors ça
00:41:19ça fait beaucoup parler
00:41:19la réaction d'Edouard Philippe.
00:41:20Voilà donc Edouard Philippe
00:41:21dit je ne vais pas moi
00:41:22voter un budget
00:41:23qui aggrave le déficit
00:41:24sachant que toute cette alliance
00:41:25était faite pour empêcher
00:41:26justement les oppositions
00:41:28d'aggraver le déficit
00:41:29puisqu'elles étaient irresponsables
00:41:30de vouloir aggraver le déficit
00:41:31mais il n'y aura pas non plus
00:41:33de vote contre
00:41:33de la part d'Edouard Philippe
00:41:35mais simplement
00:41:36une abstention
00:41:36c'est donc grave
00:41:37mais pas au point
00:41:38de s'y opposer
00:41:38frontalement.
00:41:40Seuls les socialistes
00:41:41semblent finalement
00:41:42un peu
00:41:43un minimum satisfaits
00:41:45et alors là
00:41:45c'est le plus beau
00:41:46la cerise sur le gâteau
00:41:47de l'incompréhension totale
00:41:48ils accusent
00:41:50les socialistes
00:41:50horizon et les LR
00:41:52par l'incertitude
00:41:53qu'ils font peser
00:41:54sur le vote
00:41:54d'être éventuellement
00:41:55responsables
00:41:56d'accroître
00:41:57le déficit
00:41:58de la sécu
00:41:59donc vous avez LR
00:42:00et le bloc central
00:42:01qui sont jugés
00:42:03irresponsables
00:42:03par des socialistes
00:42:04parce qu'ils pourraient
00:42:05augmenter le déficit
00:42:06de la sécu
00:42:06si le budget
00:42:08n'était pas voté
00:42:08franchement même
00:42:10en essayant de comprendre
00:42:10on a toujours
00:42:11beaucoup de mal
00:42:12à le faire
00:42:13Moi j'ai une petite idée
00:42:15mais que retenir
00:42:16que retenir Charlotte
00:42:19de cette nouvelle séquence
00:42:20de discussion
00:42:20qui en annonce
00:42:22finalement
00:42:23bien d'autres
00:42:24si on peut bien comprendre
00:42:25Vous avez une petite idée
00:42:26moi aussi en réalité
00:42:27on retombe toujours
00:42:28sur le même problème
00:42:29sommes-nous contraints
00:42:30pendant des mois
00:42:31et des mois
00:42:31à empiler des mesures
00:42:33que tel ou tel
00:42:33réussit à glisser
00:42:34en profitant
00:42:35d'une brèche parlementaire
00:42:36ou pourrions-nous
00:42:37espérer enfin
00:42:38une clarification
00:42:39sur une stratégie
00:42:40globale et cohérente
00:42:41qui se pose
00:42:42la question
00:42:43puisque nous parlons
00:42:43de budget
00:42:44de l'argent récolté
00:42:45de l'argent dépensé
00:42:47de la place du travail
00:42:48de la réalité démographique
00:42:49du projet politique
00:42:51pour lequel nous avons besoin
00:42:52de récolter
00:42:53et de dépenser de l'argent
00:42:54ce qui évidemment
00:42:55ne pourrait être clarifié
00:42:56que par une élection
00:42:57un budget initialement
00:42:59est un outil
00:43:00nous en avons fait
00:43:01une fin en soi
00:43:01ces derniers temps
00:43:02ça n'est même pas
00:43:03une fin en soi budgétaire
00:43:04mais plus exactement
00:43:05la fin d'un calcul
00:43:06de maintien
00:43:07d'un système
00:43:08à bout de souffle
00:43:09qu'importe si on doit
00:43:10défendre des hausses
00:43:11puis des baisses
00:43:11le lendemain
00:43:12puis redéhausse
00:43:13l'inverse
00:43:14et son contraire
00:43:14au fil des semaines
00:43:15c'est exactement
00:43:16le spectacle
00:43:16auquel nous assistons
00:43:17on part à l'Assemblée
00:43:20puisque c'est le vote
00:43:21et bien partons
00:43:22que d'émotion
00:43:23le scrutin est clos
00:43:25votant 574 exprimés
00:43:33481 majorité 241 pour 247
00:43:38contre 234
00:43:39l'Assemblée nationale
00:43:40l'Assemblée nationale
00:43:41l'Assemblée nationale a adopté
00:43:42je vous remercie
00:43:46la séance est suspendue
00:43:47et levée
00:43:49vous avez pu suivre
00:43:53vous avez pu suivre en direct
00:43:54574
00:43:55je ne sais pas si vous pouvez avoir
00:43:56encore l'image
00:43:57voilà
00:43:58574
00:44:00241 pour 257
00:44:01contre
00:44:02Charlotte Dornelas
00:44:03pardon
00:44:03je laisse terminer
00:44:04puis réagir peut-être
00:44:05en direct
00:44:06effectivement
00:44:06à ce budget
00:44:07de financement
00:44:08de la sécurité
00:44:09qui est adopté
00:44:10qui est en effet
00:44:10la première étape
00:44:11de plusieurs autres
00:44:12qui vont advenir
00:44:13mais simplement
00:44:13je voulais reprendre
00:44:14l'exemple que donnait
00:44:15Elodie Huchard
00:44:16pour terminer
00:44:16cet exemple de l'argent
00:44:18vous savez
00:44:18qui a été concédé à l'hôpital
00:44:19hier dans un amendement
00:44:20d'urgence
00:44:21pour essayer de convaincre
00:44:22les écologistes
00:44:23de s'abstenir
00:44:24et non pas de voter contre
00:44:25ça fait combien d'années
00:44:26qu'on parle du dysfonctionnement
00:44:28structurel de l'hôpital
00:44:30qui manque certes de moyens
00:44:31mais également
00:44:32d'une réflexion
00:44:32dans son organisation
00:44:33dans la bureaucratisation
00:44:35de son organisation
00:44:36cette réflexion
00:44:37est passée par pertes et profits
00:44:38on a brandi
00:44:39un amendement
00:44:40en augmentant
00:44:41la dépense pour l'hôpital
00:44:42sans réfléchir
00:44:43à l'organisation
00:44:44de cette dépense
00:44:45pour convaincre
00:44:45les écologistes
00:44:46et gagner quelques jours
00:44:47de plus
00:44:47je pense que tout ça
00:44:48relève un peu
00:44:49d'un théâtre
00:44:49qui commence à être
00:44:50affligeant
00:44:52affligeant
00:44:54agressant
00:44:55on va prendre un peu
00:44:56merci d'avoir pris
00:44:57un peu de hauteur
00:44:57par rapport à ce budget
00:44:58pour nous permettre
00:44:59de comprendre
00:44:59on va retourner
00:45:00tout de suite à l'Assemblée
00:45:02Elodie Huchard
00:45:03vous êtes avec Maxime Leguay
00:45:04on a vécu en direct
00:45:05voilà le vote
00:45:06574 votants
00:45:08241 pour 247 comptes
00:45:11le financement
00:45:12est adopté
00:45:12quelle réaction
00:45:14sur place
00:45:14Mélodie
00:45:15oui alors Christine
00:45:19vous le disiez
00:45:19le vote
00:45:20qui vient à peine
00:45:21d'avoir lieu
00:45:22on savait que ça serait
00:45:23très serré
00:45:23et c'est effectivement
00:45:24le cas
00:45:25la majorité
00:45:25était à 241 voix
00:45:27et le texte
00:45:28donc adopté
00:45:29avec 247 voix
00:45:30le gouvernement
00:45:31qui a pu souffler
00:45:32un petit peu
00:45:32quand il a commencé
00:45:33à entendre
00:45:33les explications
00:45:34de votes
00:45:35de chacun
00:45:36des groupes
00:45:36mais évidemment
00:45:37Maxime
00:45:38jusqu'au bout
00:45:38il y a eu des tractations
00:45:39effectivement
00:45:40ça aurait été
00:45:40incertain
00:45:41jusqu'au bout
00:45:42pour le gouvernement
00:45:43on aura
00:45:44compté
00:45:45recompté
00:45:45chacune des voix
00:45:46et continué
00:45:48les tractations politiques
00:45:49tard hier soir
00:45:50ou encore
00:45:50à la mi-journée
00:45:51notamment
00:45:51pour savoir
00:45:52ce qu'allaient faire
00:45:53les députés républicains
00:45:55s'ils allaient
00:45:55s'abstenir
00:45:57pour la majorité
00:45:58des députés
00:45:59même chose
00:45:59du côté d'Horizon
00:46:00s'ils allaient
00:46:00respecter la consigne
00:46:02du patron
00:46:03Edouard Philippe
00:46:05manifestement
00:46:05c'est ce qui a été le cas
00:46:06et puis Elodie
00:46:07le moment charnière
00:46:08c'est lorsque
00:46:08les écologistes
00:46:10ont décidé
00:46:11de s'abstenir
00:46:12parce que le gouvernement
00:46:13l'aura accordé
00:46:14en catastrophe
00:46:15à la dernière minute
00:46:16une augmentation
00:46:17des dépenses
00:46:18de l'assurance maladie
00:46:20Sébastien Lecornu
00:46:22qui donc
00:46:22jusqu'au bout
00:46:23aura concédé
00:46:25ultime concession
00:46:26il se sera tourné
00:46:27vers la gauche
00:46:27pour faire adopter
00:46:29ce budget
00:46:29de la sécurité sociale
00:46:30c'est le cas ce soir
00:46:32et c'est un pari
00:46:32réussi
00:46:33pour le Premier ministre
00:46:35à quel prix
00:46:35peut-être
00:46:36au détriment
00:46:37de nos finances publiques
00:46:38c'est ce que diront
00:46:38la droite
00:46:39au sein de l'hémicycle
00:46:40ce soir
00:46:40Merci beaucoup
00:46:42Elodie Huchard
00:46:43Maxime Leguay
00:46:44en direct
00:46:45sur CNews
00:46:46si ça évolue
00:46:47on essaie de vous prendre
00:46:48avant la fin de l'émission
00:46:49donc on retient bien
00:46:50comment Sébastien Lecornu
00:46:52a vraiment
00:46:53penché à gauche
00:46:54et a cédé aussi
00:46:55aux écologistes
00:46:56leur donner un petit biscuit
00:46:57comme disait
00:46:57comme on disait tout à l'heure
00:46:58pour qu'ils puissent voter
00:46:59effectivement
00:47:00l'abstention
00:47:01et pour que le texte
00:47:02puisse passer
00:47:03on fait une petite parenthèse
00:47:05on garde comme un oeil
00:47:06sur le budget de la sécu
00:47:07on accueille notre invité
00:47:08qui est Alain Fontaine
00:47:10le président de l'association
00:47:12des bistrots et des cafés de France
00:47:13puisqu'il vient
00:47:15crier
00:47:16non à la disparition
00:47:18de ces bistrots
00:47:19et de ces cafés de France
00:47:20et dans un instant
00:47:21on fera un tour de table
00:47:22aussi à propos
00:47:23de Brigitte Macron
00:47:24alors Alain Fontaine
00:47:25nous sommes en train
00:47:26de suivre le budget
00:47:27en même temps
00:47:28à l'Assemblée nationale
00:47:29de la sécu
00:47:30qui vient d'être votée
00:47:31donc on garde un oeil
00:47:32sur l'actualité
00:47:33et les réactions
00:47:34mais on tenait à vous recevoir
00:47:35puisque les bistrots
00:47:37vous êtes président
00:47:37de l'association
00:47:38des bistrots et des cafés
00:47:39de France
00:47:40sont en train
00:47:41de disparaître
00:47:42depuis longtemps
00:47:43depuis déjà
00:47:44les années 1900
00:47:45mais là
00:47:46vous voulez absolument
00:47:47pousser un cri d'alerte
00:47:49dites-nous pas
00:47:50parce que
00:47:52si vous voulez
00:47:52on ne peut pas
00:47:53sauvegarder un patrimoine
00:47:54qui a disparu
00:47:56donc c'est maintenant
00:47:57qu'il faut le faire
00:47:57500 000 bistrots et cafés
00:48:00500 000 bistrots et cafés
00:48:01en 1900
00:48:01en 2025
00:48:03il y en a moins de 39 000
00:48:04donc il fallait agir
00:48:06et si on attend un petit peu
00:48:08il n'y en aura plus
00:48:09et là on ne pourra plus
00:48:09le sauvegarder
00:48:10donc il était important
00:48:11pour nous
00:48:12de mettre cette action
00:48:13en place
00:48:14et de faire en sorte
00:48:15qu'on garde
00:48:16ces endroits de sociabilité
00:48:18ces tiers lieux
00:48:18où les gens
00:48:20se sont toujours retrouvés
00:48:21je vous rappelle qu'il y a
00:48:22voilà
00:48:22qu'est-ce que ça représente
00:48:24effectivement
00:48:24les bistrots
00:48:25les cafés
00:48:26parce que
00:48:26là où c'est intéressant aussi
00:48:28et ce que vous soulignez
00:48:29c'est que
00:48:30ce n'est pas juste un lieu
00:48:31c'est vraiment
00:48:32l'identité française
00:48:33un lien social
00:48:34ça représente vraiment
00:48:35toute la marque
00:48:36de l'art de vivre
00:48:37à la française
00:48:37alors moi je vous remercie
00:48:38beaucoup de nous avoir invités
00:48:39aujourd'hui
00:48:40parce qu'aujourd'hui
00:48:41c'est les 125 ans
00:48:42les 120 ans de la laïcité
00:48:44et s'il y a bien
00:48:46un endroit
00:48:46où la laïcité
00:48:47a perduré
00:48:48et s'est installée
00:48:49sans qu'on en parle
00:48:51sans qu'on en discute
00:48:52sans qu'il y ait de débat
00:48:53c'est bien dans les bistrots
00:48:54et les cafés
00:48:54parce que c'est là
00:48:55où tout se passe
00:48:57où tout le monde
00:48:58peut parler librement
00:48:59où la parole circule librement
00:49:01où on est égaux
00:49:02devant un café
00:49:03ou n'importe quelle boisson
00:49:03il y a une certaine fraternité
00:49:05également
00:49:05et tout le monde
00:49:06peut rentrer dans un bistrot
00:49:07il n'y a pas
00:49:08je veux dire
00:49:10il n'y a pas de retenue
00:49:12si vous voulez
00:49:12pour rentrer dans un bistrot
00:49:13et alors quand on rentre
00:49:14dans un bistrot
00:49:14dans un café
00:49:15contrairement à ce qu'on pourrait penser
00:49:16on ne rentre pas pour consommer
00:49:18on rentre pour de la sociabilité
00:49:21parce qu'on recherche quelque chose
00:49:22on recherche des rencontres
00:49:25on recherche être seul
00:49:27mais avec tout le monde autour
00:49:28c'est très important
00:49:29et c'est ce qui manque aujourd'hui
00:49:31il y a 22 000 communes en France
00:49:33qui n'ont plus de commerce
00:49:34donc plus de bistrot et de café
00:49:35évidemment
00:49:36et donc 22 000
00:49:38c'est 62% des communes françaises
00:49:40qui n'ont plus rien
00:49:41et vous vous rendez compte
00:49:42tous ces gens là
00:49:43qui sont dans ces villages
00:49:44des villages de 400 habitants
00:49:461000, 2000, 3000 même des fois
00:49:47qui n'ont plus rien
00:49:48qui errent dans les rues
00:49:51sans qu'il y ait un moment donné
00:49:53où on puisse rentrer quelque part
00:49:54discuter, parler
00:49:56et vivre ensemble
00:49:58ce vivre ensemble
00:49:59qui nous manque
00:50:00on le voit bien
00:50:00alors qui manque dans les villages
00:50:01parce qu'il y a la ruralité
00:50:03qui est fortement impactée
00:50:04par ce manque de commerce
00:50:05mais il y a aussi les quartiers
00:50:06quand vous errez dans des rues
00:50:09où il n'y a plus une lumière
00:50:10parce qu'il n'y a plus de commerce
00:50:11où il n'y a plus de bistrot et de café
00:50:12c'est un peu angoissant
00:50:15voyez-vous
00:50:15et donc c'est important
00:50:16de les sauver
00:50:17c'est important de les sauver
00:50:19parce que
00:50:20ce qui se passe là
00:50:21c'est des catalyseurs
00:50:22de sociabilité
00:50:22c'est-à-dire que
00:50:23les gens parlent entre eux
00:50:26alors des fois
00:50:28c'est de l'humour
00:50:29c'est de la joie
00:50:30mais c'est des rencontres
00:50:31d'amitié
00:50:32d'amour aussi
00:50:33parce qu'il y a des gens
00:50:33beaucoup de gens
00:50:34qui se rendent compte
00:50:35dans les bistrots et les cafés
00:50:35mais c'est vrai qu'on dirait
00:50:36que cette disparition
00:50:37et en parallèle
00:50:41avec cette cristallisation
00:50:43de la société
00:50:43où on ne se parle plus
00:50:45où on n'a plus d'arguments
00:50:46où on se frappe dessus
00:50:47si vous permettez l'expression
00:50:48et c'est vrai qu'il n'y a plus d'endroit
00:50:50où il y a ce lien social
00:50:52et c'est pour ça aussi
00:50:53que vous voulez taper du point sur la table
00:50:54alors c'est pour ça
00:50:55parce que ce lien social
00:50:56est important
00:50:57parce que
00:50:57quand on voit des fois
00:50:58sur les réseaux
00:50:59la violence des propos
00:51:00il faudrait mieux
00:51:01que ça soit dans un réseau social
00:51:03discuter dans un bistrot
00:51:05nous sommes le premier réseau social
00:51:06on l'a inventé bien avant Facebook
00:51:08c'est là où on se parlait
00:51:10alors la spécificité française
00:51:12elle est là aussi
00:51:13c'est que dans ces bistrots
00:51:14et ces cafés
00:51:15qui sont
00:51:15est issu
00:51:16du milieu ouvrier
00:51:18du milieu du travail
00:51:19que ce soit l'agriculture
00:51:21ou que ce soit l'industrie
00:51:23c'est le milieu du travail
00:51:24le milieu des ouvriers
00:51:25et c'est là
00:51:27où se fait beaucoup de choses
00:51:29c'est l'inspiration également
00:51:30l'inspiration très importante
00:51:32pour les artistes
00:51:33que ce soit les écrivains
00:51:35que ce soit les peintres
00:51:36que ce soit les sculpteurs
00:51:37c'est des lieux inspirants
00:51:39très fortement
00:51:40mais c'est des lieux politiques également
00:51:41les ouvriers
00:51:43les syndicats
00:51:44les discussions syndicales
00:51:46c'est là
00:51:46les discussions politiques
00:51:48il y a beaucoup de femmes
00:51:49et d'hommes politiques
00:51:50qui démarrent leur campagne politique
00:51:52dans des bistrots
00:51:52ça ne vous a pas échappé
00:51:53bistrot et café
00:51:54donc
00:51:55c'est vraiment des endroits
00:51:57qui nous tiennent à coeur
00:51:58et
00:51:58on ne peut pas les laisser disparaître
00:52:00parce que
00:52:00c'est un bien précieux
00:52:02c'est un bien précieux
00:52:03qu'ont les français
00:52:04ça appartient à tous les français
00:52:05ça appartient pas à la France
00:52:07ça appartient aux français
00:52:08et c'est un bien
00:52:09que nous reconnaissent
00:52:10tous les étrangers
00:52:11quand on a démarré
00:52:12cette association
00:52:13il y a 6 ans
00:52:13on s'est aperçu
00:52:15qu'on était repris
00:52:16partout
00:52:17dans tous les pays du monde
00:52:18et
00:52:18que les gens
00:52:20viennent en France
00:52:21les étrangers
00:52:21viennent en France
00:52:22pour voir Notre-Dame
00:52:23pour voir le Louvre
00:52:24pour voir la Bonne-Mère
00:52:25à Marseille
00:52:26mais aussi
00:52:27pour voir ce peuple de France
00:52:28qui vit dans ses bistrots
00:52:29et ses cafés
00:52:29alors moins il y aura de bistrots et de cafés
00:52:31moins il y aura de peuples de France
00:52:33que l'on pourra regarder
00:52:34non pas comme dans un zoom
00:52:35mais parce qu'on a des choses encore à dire
00:52:36on a l'impression
00:52:37comme souvent
00:52:38que c'est à l'étranger
00:52:40qu'on voit effectivement
00:52:41ce qui fait
00:52:41l'identité française
00:52:43dernière question
00:52:44à La Fontaine
00:52:45comment
00:52:45arriver
00:52:46à sauver
00:52:47nos bistrots et nos cafés
00:52:49première chose
00:52:50peut-on vous aider
00:52:51alors oui
00:52:52on a
00:52:53alors si on veut nous aider
00:52:55vos auditeurs
00:52:57d'aujourd'hui
00:52:57ils vont sur Instagram
00:53:00ils font bistrots et cafés de France
00:53:02et puis ils nous suivent
00:53:03parce qu'on est moderne aussi
00:53:04les bistrots
00:53:05c'est l'avenir
00:53:06on ne regarde pas dans le rétroviseur
00:53:08c'est l'avenir
00:53:09c'est donc Instagram
00:53:11bistrots et cafés de France
00:53:12on nous suit
00:53:13on nous like
00:53:14on partage
00:53:14après
00:53:15réellement
00:53:16c'est d'inscrire au patrimoine immatériel
00:53:18de l'humanité
00:53:19les bistrots et les cafés de l'UNESCO
00:53:21pour que les français soient fiers
00:53:23de ce bien précieux
00:53:24comme ils sont fiers de Notre-Dame
00:53:25comme ils sont fiers de la Tour Eiffel
00:53:27ils peuvent être fiers de les bistrots et cafés
00:53:28et puis après
00:53:29c'est toutes les mesures de sauvegarde
00:53:31qu'on va mettre en place
00:53:32alors je vais très très vite les résumer
00:53:34parce que je crois que vous avez une actualité un peu importante
00:53:36vous avez la formation
00:53:38vous avez également
00:53:39un événement par an
00:53:41sur une fête des bistrots et des cafés
00:53:43premier jeudi du mois de juin
00:53:45et puis vous avez également
00:53:46une fondation
00:53:47qui va servir
00:53:48à aider des gens
00:53:51à reprendre des bistrots et des cafés
00:53:54dans les villages
00:53:56les aider
00:53:56faire une sorte de bulle économique
00:53:57avec les institutions publiques
00:54:00mais aussi les acteurs privés
00:54:01pour que pendant 3 ou 4 ans
00:54:02avec des franchises de près
00:54:04des franchises joyeux
00:54:04on puisse les aider
00:54:05formidable Alain Chantenne
00:54:07merci pour toutes ces clés
00:54:09merci de porter la voix
00:54:11de cette identité à la française
00:54:13merci infiniment
00:54:14vous êtes libre de rester avec nous
00:54:17subir l'actualité
00:54:18où vous en allez
00:54:19c'est comme vous le souhaitez
00:54:21je vais d'abord vous offrir deux guides
00:54:22voilà
00:54:23oui mais restez alors du coup
00:54:24le guide des bistrots
00:54:25le guide des bistrots
00:54:27le guide des bistrots
00:54:27qui est sorti hier
00:54:28mais la meilleure manière de vous sauver
00:54:30c'est encore de vous fréquenter
00:54:31comme un livre
00:54:32ah oui magnifique
00:54:34ça c'est le guide des maîtres restaurateurs
00:54:37parce que j'ai la chance
00:54:37d'être aussi président
00:54:38des maîtres restaurateurs
00:54:39magnifique
00:54:40c'est un titre d'état
00:54:40où le fait maison
00:54:42est vraiment très très en place
00:54:44alors le prochain dîner
00:54:45qu'on fera avec les mousquetaires
00:54:46ça sera dans un bistrot
00:54:48je vous le promets
00:54:50je ne sais pas lequel
00:54:50alors merci infiniment
00:54:53si vous voulez rester avec nous
00:54:54j'aimerais qu'on fasse un tour de table
00:54:55par rapport
00:54:56alors on garde toujours
00:54:57en urne sur l'actualité
00:54:58Mathilde Panneau
00:54:59elle a réagi par rapport au budget
00:55:01elle a dit qu'en votant
00:55:02pour l'EPS
00:55:03en votant pour
00:55:04l'EPS
00:55:05sauve
00:55:06Macron
00:55:06on a beaucoup de réactions
00:55:09effectivement
00:55:09et puis on reviendra
00:55:10d'ici la fin de l'émission
00:55:12sur les dernières réactions
00:55:13sur le budget
00:55:14regardons
00:55:15ce qui fait beaucoup parler
00:55:16les propos
00:55:17de Brigitte Macron
00:55:18et on fait un tour de table
00:55:20c'est vrai que c'est comment ?
00:55:24j'ai peur
00:55:24de quoi ?
00:55:25de tout ?
00:55:26le Véatissi et les Selcon
00:55:28on va les foutre d'ailleurs
00:55:28tu crois ?
00:55:29c'est ce que j'ai fait hier moi
00:55:32tu es là ?
00:55:33c'est pas possible
00:55:34surtout des bandits masqués
00:55:36ah !
00:55:37verre !
00:55:37non !
00:55:38non !
00:55:38c'est combien de temps ?
00:55:43je fais 1h20
00:55:441h25
00:55:45tout dépend
00:55:46s'il y a un vrai happening
00:55:47on verra s'il y a une embrouille
00:55:49voilà
00:55:51donc Brigitte Macron
00:55:52était dans la loge
00:55:54de Harry Habitant
00:55:55qui avait été accusée
00:55:57poursuivie pour viol
00:55:59il a eu un non-lieu
00:56:01des féministes sont venus
00:56:02troubler son spectacle
00:56:03et puis dans la loge
00:56:04elle a été
00:56:05voilà
00:56:06filmée
00:56:08à son insu
00:56:09avec ses propos
00:56:10qui font beaucoup parler
00:56:11on a appris ce soir
00:56:12qu'une association
00:56:13selon le parisien
00:56:14une association féministe
00:56:15créée après
00:56:17le procès
00:56:17des viols
00:56:18de Mazan
00:56:19annonce
00:56:20qu'elle va porter plainte
00:56:21après les propos
00:56:23tenus
00:56:23par Brigitte Macron
00:56:25dimanche dernier
00:56:26Marc Menand
00:56:28ensuite Charlotte Dornelas
00:56:29moi je trouve
00:56:30qu'on est dans la délation
00:56:31il y a quelque chose
00:56:32d'insupportable
00:56:33on ne peut plus être
00:56:34c'est pas élégant
00:56:35ce que dit Mme Macron
00:56:36mais j'ai pas à juger
00:56:37ses propos
00:56:37quand elle est en intimité
00:56:40or on va dire
00:56:41ben oui
00:56:42mais quand on est
00:56:42la femme du président
00:56:43de la République
00:56:44on n'a pas le droit
00:56:45à l'intimité
00:56:45en l'occurrence
00:56:46on est dans des loges
00:56:47et je trouve immonde
00:56:49que maintenant
00:56:49partout où on soit
00:56:51il faille regarder derrière
00:56:52s'il n'y a pas un micro
00:56:54s'il n'y a pas ceci
00:56:55ou il n'y a pas cela
00:56:55on est vraiment
00:56:57dans les principes
00:56:58de tant décrier
00:57:00et à raison
00:57:01de ce qui se pratiquait
00:57:02dans les pays de l'Est
00:57:03c'est immonde
00:57:04c'est infâme
00:57:05et ça fait
00:57:06pour moi
00:57:07craindre
00:57:09pour l'avenir
00:57:10et pour le principe
00:57:11de la liberté
00:57:12je ne suis pas en train
00:57:13de dire bravo
00:57:13à madame Macron
00:57:14je dis simplement
00:57:16que c'est encore
00:57:17plus inadmissible
00:57:18d'avoir ce type
00:57:19de comportement
00:57:20de répandre
00:57:22de répandre
00:57:22d'être
00:57:23charlotte d'ornellas
00:57:24merci
00:57:24on a peu de temps
00:57:25le psychophante
00:57:25pardon
00:57:26merci charlotte
00:57:27on a peu de temps
00:57:28non mais c'est vrai
00:57:28que c'est un ressort
00:57:29qui n'est pas du tout agréable
00:57:30il faut noter cependant
00:57:31que tout le monde s'en sert
00:57:31quand ça peut le servir
00:57:32c'est vrai depuis quelques mois
00:57:34ça ne justifie absolument
00:57:35pas le principe
00:57:36mais c'est acté
00:57:37elle est la femme du président
00:57:39et en effet
00:57:39c'est quand même une
00:57:40si elle ne voulait vraiment pas
00:57:42que nous ayons accès
00:57:43à ces propos
00:57:43c'est un manque de prudence
00:57:45certain
00:57:46maintenant
00:57:47on peut aussi
00:57:48juger
00:57:49que c'est pas vraiment
00:57:50la place
00:57:51dans un tribunal
00:57:52pardon
00:57:52du jugement
00:57:54de tel propos
00:57:54on a quand même
00:57:55une justice
00:57:55qui est absolument débordée
00:57:57au détriment
00:57:58de victimes
00:57:59de drames
00:57:59absolument réels
00:58:00on parlait des bistrots
00:58:02comme faisant partie
00:58:03de l'identité française
00:58:04ce traité de sale con
00:58:05malheureusement
00:58:06c'est pas non plus
00:58:07le bout du bout
00:58:07de ce qu'on arrive
00:58:09à ne pas supporter
00:58:10Mathieu Bocoté
00:58:11moi je m'en tiendrai
00:58:12je crois que la paranoïa
00:58:14va devenir un comportement
00:58:15civique recommandé
00:58:16c'est à dire que
00:58:17si on peut être filmé
00:58:18à tout moment
00:58:19si nos propos
00:58:19dans une conversation privée
00:58:20peu importe le contenu
00:58:21de l'affaire
00:58:22peu importe tout ce à quoi
00:58:24cela fait référence
00:58:25le fait de capter
00:58:26une conversation
00:58:27ainsi
00:58:27cette espèce
00:58:28d'espionnage horizontal
00:58:29la statification
00:58:30de la société
00:58:30ne m'inspire
00:58:32pas de sympathie
00:58:33Gabriel Cluzel
00:58:34évidemment
00:58:34cette plainte est ridicule
00:58:36et évidemment
00:58:36celles qui en font l'objet
00:58:38ont un côté très tartuffe
00:58:39parce qu'il y a certains
00:58:40violeurs qu'elle dénonce
00:58:40et d'autres beaucoup moins
00:58:42quand ils sont sur la voie publique
00:58:44mais moi voyez
00:58:45j'ai un côté old school
00:58:46ça doit être l'éducation
00:58:47de mes parents
00:58:47mais je trouve que
00:58:48quand on est la femme
00:58:49du président de la république
00:58:49parce qu'il n'y a pas de
00:58:50première dame en France
00:58:51on a des droits
00:58:52c'est quand même sympathique
00:58:53on a des jolies robes
00:58:54on participe
00:58:55moi j'aimerais bien
00:58:55être invitée par le roi
00:58:56d'Angleterre
00:58:57etc
00:58:57il y a des choses intéressantes
00:58:59puis on a des devoirs
00:59:01et puis on a une vie
00:59:02qui n'est jamais tout à fait privée
00:59:04dans le cadre de ce spectacle
00:59:05écoutez
00:59:06il y avait des journalistes autour
00:59:07elles devaient bien se douter
00:59:08qu'elle était écoutée
00:59:09vous savez
00:59:09j'ai relevé un truc
00:59:10c'est que Miss Provence
00:59:11et Miss Aquitaine
00:59:12avaient été découronnées
00:59:13parce qu'elles avaient échangé
00:59:14des noms d'oiseaux
00:59:15un petit peu du même ordre
00:59:17écoutez
00:59:17quand on est une reine de la république
00:59:19pardonnez-moi
00:59:20cet oxymore
00:59:21et bien
00:59:22on doit avoir
00:59:24un langage exemplaire
00:59:25à fortiori
00:59:25quand on est prof de lettres
00:59:26merci beaucoup
00:59:28chacun pour votre avis
00:59:29sur la question
00:59:30dernière partie
00:59:32et puis si j'ai le temps
00:59:33je vous donnerai peut-être
00:59:34quelques réactions
00:59:35sur le budget
00:59:36par exemple
00:59:36comme Renaud Rotaillot
00:59:37qui dénonce un budget
00:59:38qui n'est pas bon
00:59:39pour la France
00:59:39je ferme la parenthèse
00:59:41Mathieu Bocoté
00:59:42Nathalie Saint-Cric
00:59:44qui officie
00:59:45sur le service public
00:59:46n'a pas la réputation
00:59:48d'être une éditorialiste radicale
00:59:50elle est toutefois
00:59:50dans la tourmente
00:59:51pourquoi ?
00:59:52pour avoir affirmé
00:59:53que LFI
00:59:55draguait le vote musulman
00:59:57avec l'antisémitisme
00:59:58le recteur de la grande mosquée
01:00:00de Paris
01:00:00l'a pour cela
01:00:01signalé
01:00:02à l'ARCOM
01:00:03que comprendre
01:00:04alors
01:00:04élément de contexte
01:00:06Saint-Cric est en discussion
01:00:07en échange
01:00:08avec Alexis Corbière
01:00:09il parle de la question
01:00:10de l'antisémitisme
01:00:11il dit
01:00:11l'antisémitisme
01:00:12c'est sérieux
01:00:13Corbière dit
01:00:14la question de l'antisémitisme
01:00:15c'est sérieux
01:00:15on parle
01:00:15est-ce qu'elle est fille
01:00:16a un biais antisémite
01:00:17ou non
01:00:17Corbière
01:00:19qui était autrefois
01:00:19LFI
01:00:20dit l'antisémitisme
01:00:21c'est sérieux
01:00:21et Saint-Cric répond
01:00:22la quête du vote musulman
01:00:24aussi
01:00:25laissant entendre par là
01:00:26que l'antisémitisme
01:00:27est utilisé
01:00:28par LFI
01:00:29pour être capable
01:00:30d'avoir le vote musulman
01:00:31là il y a une réaction
01:00:32très vive
01:00:33de la part de Corbière
01:00:35de la part des leaders
01:00:35de LFI
01:00:36de plusieurs sur les réseaux sociaux
01:00:37en disant
01:00:38c'est scandaleux
01:00:38comment peut-on ainsi
01:00:39essentialiser le vote
01:00:41c'est absolument atroce
01:00:42comme question
01:00:43comme réflexion
01:00:44de Nathalie Saint-Cric
01:00:45elle-même se défend
01:00:46en disant
01:00:47un instant
01:00:47c'est pas exactement
01:00:48ce que j'ai dit
01:00:49pour replacer mon propos
01:00:50dans le contexte
01:00:51elle nous dit
01:00:51et là c'est pour ça
01:00:52que je vais revenir sur ça
01:00:53elle nous dit
01:00:53en fait je m'inquiétais
01:00:54de la stratégie
01:00:56des leaders
01:00:56de LFI
01:00:57qui croient
01:00:58qu'on peut utiliser
01:00:59l'antisémitisme
01:01:00pour mobiliser
01:01:01le vote musulman
01:01:01alors là il y a
01:01:02deux affirmations possibles
01:01:03soit Nathalie Saint-Cric
01:01:05dit
01:01:05l'antisémitisme
01:01:06peut effectivement
01:01:07être utile
01:01:07peut mobiliser
01:01:08les musulmans
01:01:09donc dès lors
01:01:10elle prête
01:01:10une motivation électorale
01:01:12aux musulmans
01:01:12ou alors elle dit
01:01:13les leaders de LFI
01:01:14font cela
01:01:15elle prête
01:01:15un calcul électoral
01:01:17aux gens de LFI
01:01:18moi il y a
01:01:19quelques réflexions
01:01:20de base avec cela
01:01:21premièrement
01:01:22la question de savoir
01:01:23c'est de propos de Saint-Cric
01:01:24est-ce qu'il est scandaleux
01:01:25ou non
01:01:25et secondaire
01:01:26la question de savoir
01:01:27s'il est vrai ou non
01:01:28est-ce qu'il est vrai
01:01:29qu'il y a une surreprésentation
01:01:31de préjugés antisémites
01:01:33dans l'électorat musulman
01:01:34si tel est le cas
01:01:36c'est une affirmation
01:01:37sociologique vraie
01:01:37si c'est pas le cas
01:01:38c'est une affirmation
01:01:39sociologique fausse
01:01:40et c'est alors
01:01:41du mauvais journalisme
01:01:42deuxième élément
01:01:43on ne cherche pas
01:01:44à comprendre seulement
01:01:45le vote musulman
01:01:46si je peux me permettre
01:01:47on cherche à comprendre
01:01:48la sociologie électorale
01:01:49on cherche à comprendre
01:01:49le vote catholique
01:01:50le vote ouvrier
01:01:51le vote petit blanc
01:01:52le vote des agriculteurs
01:01:54et là il y a une catégorie
01:01:55qui s'est forgée en France
01:01:56depuis 40 ans environ
01:01:57depuis 30 ans
01:01:5820 ans
01:01:58le vote musulman
01:02:00on peut penser
01:02:01à tort
01:02:01on peut penser
01:02:02que c'est tout à fait
01:02:02une erreur d'analyse
01:02:03de lui prêter
01:02:04un préjugé antisé
01:02:05mais c'est possible
01:02:05mais c'est une question
01:02:06qui traverse aujourd'hui
01:02:08l'opinion publique
01:02:09alors tout ça
01:02:10ça devrait être
01:02:10une discussion secondaire
01:02:11mais l'enjeu est le suivant
01:02:13pourquoi l'ARCOM
01:02:15s'empare de cela
01:02:15pourquoi une discussion
01:02:16sociologique de base
01:02:18pourquoi une discussion
01:02:18de sociologie électorale
01:02:19se retrouve devant l'ARCOM
01:02:21pourquoi le recteur
01:02:23de la grande mosquée de Paris
01:02:24dit ça va se régler
01:02:25à l'ARCOM
01:02:25et non pas avec des arguments
01:02:26c'est à ce moment
01:02:27que j'ai des points d'interrogation
01:02:28dans l'esprit
01:02:28alors Nathalie Saint-Grieg
01:02:30se défend d'avoir tenu
01:02:31des propos islamophobes
01:02:32ne faut-il pas
01:02:33reconnaître sa bonne foi
01:02:35je ne conteste pas
01:02:35sa bonne foi un instant
01:02:36mais je dis qu'une femme
01:02:38et c'est peut-être là
01:02:38son erreur
01:02:39qui reconnaît la légitimité
01:02:40du concept d'islamophobie
01:02:42inévitablement
01:02:43se condamne un jour
01:02:44à se faire accuser
01:02:44d'islamophobie
01:02:45parce que la notion
01:02:46d'islamophobie
01:02:47sert aujourd'hui
01:02:48à nommer toute forme
01:02:49non seulement
01:02:49de critique maladive
01:02:50de l'islam
01:02:51mais toute forme
01:02:52de critique
01:02:53par rapport à l'insertion
01:02:54difficile de l'islam
01:02:55dans les pays européens
01:02:56aujourd'hui
01:02:56de la même manière
01:02:57lorsqu'elle accepte
01:02:58parce que manifestement
01:02:59elle ne le conteste pas
01:03:00le pouvoir immense
01:03:01de l'ARCOM
01:03:02comme régulateur
01:03:03de la parole publique
01:03:04presque comme
01:03:04certains disent
01:03:05ce ne serait pas moi
01:03:06presque une forme
01:03:07de police de l'opinion
01:03:08une forme de police politique
01:03:09vous savez qu'on peut
01:03:10pour des analyses sociologiques
01:03:11contester par l'ARCOM
01:03:13on peut payer des amendes
01:03:14de plusieurs dizaines
01:03:15de milliers d'euros
01:03:15c'est original comme idée
01:03:17c'est un petit côté
01:03:18Tadjikistan en 1992
01:03:19pas exactement un côté
01:03:20France pays de la liberté
01:03:21d'expression
01:03:22donc je pense que
01:03:23Mme Sincric
01:03:24dans les circonstances
01:03:24est la victime
01:03:25d'un système répressif
01:03:27qui a d'abord cru
01:03:28condamner l'Éric Zemmour
01:03:30ici de ce monde
01:03:30et qui aujourd'hui
01:03:31tombe sur Mme Sincric
01:03:33parce qu'elle a fait
01:03:34une analyse
01:03:34dont on conteste
01:03:35le droit de faire cette analyse
01:03:36je terminerai avec cela
01:03:37Nathalie Sincric
01:03:38aujourd'hui est devenue
01:03:39Zemmourienne
01:03:40malgré elle
01:03:40sans le savoir
01:03:41qui sera le prochain
01:03:43Merci beaucoup
01:03:44mon cher Mathieu
01:03:46les réactions
01:03:47au vote du budget
01:03:48de la Sécu
01:03:49à 13 voix près
01:03:50David Guéraud
01:03:51en votant pour un budget
01:03:52de sécurité antisocial
01:03:54les socialistes
01:03:54tournent le dos
01:03:55au Front Populaire
01:03:56Sébastien Lecornu
01:03:57salue une majorité
01:03:59de responsabilités
01:04:00qui a permis son adoption
01:04:01Olivier Faure
01:04:02cette victoire
01:04:03est d'abord celle
01:04:04du Parlement lui-même
01:04:05Jean-Philippe Tanguy
01:04:06Rennes
01:04:07les pires sociaux
01:04:09traîtres
01:04:09de tout
01:04:10le paysage politique
01:04:11toujours prêt
01:04:12à taxer
01:04:13les classes moyennes
01:04:13et la France
01:04:14qui bosse
01:04:14qui s'étonnera
01:04:15que les Verts
01:04:16sauvent le Cornu
01:04:18et Macron
01:04:19tout de suite
01:04:19Pascal Praud
01:04:20l'heure des produits
01:04:21qui s'étonnera
01:04:22sont les autres
01:04:23qui s'étonnera
01:04:24qui s'étonnera
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