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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo

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00:00:0119h, c'est Noël, la déco est revenue, j'ai eu le temps de l'installer ce soir.
00:00:054 jours pour l'installer !
00:00:06Oui voilà, c'est un peu. Adrien Fontenot m'a aidé un peu quand il a fini.
00:00:10C'est très bien disposé.
00:00:11Ça vous va ?
00:00:12Très bien.
00:00:12Bien, les logites et les infos avec Adrien Fontenot.
00:00:15Bonsoir à tous. Sébastien Lecornu lance un appel aux députés sur le budget de la défense.
00:00:20Objectif, je cite, soutenir une montée en puissance plus rapide de nos forces armées dès 2026,
00:00:25le Premier ministre, qui souhaite aussi produire des drones en masse.
00:00:27Sébastien Lecornu dénonce une dégradation de l'environnement sécuritaire et des chantages nucléaires.
00:00:32La défenseur des droits va s'autosaisir dans l'affaire de cet enfant,
00:00:35tendu par des éducateurs, une situation épouvantable, un acte monstrueux selon elle.
00:00:39Deux inspectrices habilitées auprès de l'aide sociale à l'enfance ont démarré leur investigation aujourd'hui
00:00:43dans ce foyer éducatif du 13e arrondissement de la capitale.
00:00:47Et puis Emmanuel Macron poursuit sa tournée en région, à Saint-Malon, face au lecteur du journal Ouest France.
00:00:51Les réseaux sociaux ne sont pas un lieu pour s'informer, l'endroit pour s'informer c'est la presse.
00:00:54Voilà ce qu'a réaffirmé le Président de la République, Emmanuel Macron,
00:00:57qui a également insisté une nouvelle fois sur son envie d'interdire le portable au lycée
00:01:00dès la rentrée prochaine, empêché aussi l'accès aux réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ou 16 ans.
00:01:05Merci mon cher Adrien Fontenot et au sommaire ce soir, Nicolas Sarkozy alerte
00:01:10sur une France au bord de l'explosion sociale et d'un possible changement de régime.
00:01:14Dans son livre publié aujourd'hui aux éditions Fayard, journal d'un prisonnier,
00:01:19il décrit une nation déchristianisée, affaiblie, politiquement minée par l'insécurité,
00:01:26la censure, la perte de souveraineté et une crise historique bien qui est déjà là.
00:01:32Il suggère qu'un choc politique sera inévitable pour restaurer l'autorité.
00:01:38La France est-elle encore capable d'un renouveau pacifique ou doit-elle accepter l'idée
00:01:42que toute refondation passe désormais par un choc ?
00:01:45L'édito de Mathieu Bobcôté.
00:01:47Pour la première fois en 50 ans, la France risque un déficit agricole
00:01:50pendant que l'Union Européenne s'apprête à signer le Mercosur.
00:01:55Les éleveurs déjà frappés par l'abattage massif de troupeaux,
00:01:59touchés par la dermatose nodulaire, parfois malgré même la vaccination,
00:02:04s'estiment sacrifiés et abandonnés.
00:02:06Le zèle réglementaire français, les décisions incompréhensibles
00:02:10et l'arrivée possible de viande importée moins disante
00:02:14nourrissent une fronde qui monte partout dans le pays.
00:02:17Comment un pays peut-il défendre, prétendre à la souveraineté alimentaire
00:02:22quand il décourage cela même qui le nourrisse ?
00:02:25L'analyse de Gabriel Cluzel.
00:02:27Auditionnée sur la situation critique de France Télévisions,
00:02:30Delphine Ernotte refuse d'endosser toute responsabilité
00:02:33malgré à des rapports signalant une gestion catastrophique non pilotée.
00:02:39Elle impute la crise à l'État alors que les dotations ont augmenté.
00:02:43Quant aux contenus controversés, par exemple de la plateforme de France Télévisions Slash,
00:02:48qui évoque régulièrement, je cite, le privilège blanc,
00:02:51qui invoque des injonctions à consulter la pornographie trans,
00:02:55des appels aux dons pour le comité justice Adama Traoré,
00:02:58elle les assume pleinement, sans reconnaître leur caractère problématique
00:03:02pour un public jeune.
00:03:03Comment réformer un service public en plein dérapage financier et idéologique ?
00:03:08Le regard de Marc Menon.
00:03:10Une vidéo de France Info a justement relié les marchés de Noël au nazisme,
00:03:15en insistant davantage à la récupération brève opérée par Hitler
00:03:20que sur mille ans d'histoire chrétienne, culturelle et populaire.
00:03:24Oui, les nazis ont tenté d'instrumentaliser Noël comme ils ont tout instrumentalisé,
00:03:28mais réduire les marchés, nos marchés, à cet épisode minuscule
00:03:32revient à occulter l'essentiel, une tradition enracinée, joyeuse,
00:03:36profondément européenne et d'origine chrétienne
00:03:39que certains cherchent aujourd'hui à effacer ou à salir
00:03:42pour créer une culpabilité identitaire artificielle.
00:03:46Pourquoi ? Certains médias comme France Info préfèrent-ils déformer les symboles
00:03:50plutôt que de raconter ce qu'ils révèlent de notre histoire profonde ?
00:03:55Le décryptage de Charlotte Dornelas.
00:03:57L'Australie interdit les réseaux sociaux au moins de 16 ans,
00:04:01mais le vrai angle mort demeure à la dépendance des adultes eux-mêmes.
00:04:05Les plateformes détruisent attention, sommeil, conversation, lecture, vie intérieure.
00:04:10L'enjeu n'est plus l'outil, mais notre capacité collective à en maîtriser l'usage.
00:04:15Comment une société peut-elle redevenir maîtresse de son attention
00:04:18sans renoncer aux outils dont elle dépend pour vivre ?
00:04:21L'édito de Mathieu Bocoté.
00:04:22Et puis nous recevons Elisabeth Caillemer, journaliste au JDD,
00:04:27passionné de crèche.
00:04:29A l'origine, ici, vous le voyez, de cette crèche installée à l'entrée de CNews.
00:04:32Avec elle, nous allons retracer le parcours fascinant de cette tradition.
00:04:36De la première crèche vivante de François d'Assise en 1223,
00:04:40à leur diffusion dans les monastères, leur rôle pédagogique,
00:04:43leur entrée dans les foyers après la Révolution,
00:04:45l'apparition des centons de Provence et la créativité des crèches du monde entier.
00:04:49Une tradition universelle, réinventée mais jamais oubliée.
00:04:53Pourquoi la crèche, si simple en apparence,
00:04:56demeure-t-elle l'un des symboles culturels les plus puissants
00:04:59et les plus fédérateurs de notre civilisation ?
00:05:02Elisabeth Caillemer est l'invité exceptionnel de Face à l'Info ce soir.
00:05:06Une heure avec nos mousquetaires pour tout se dire et sans tabou.
00:05:09Bonsoir à tous, j'espère que vous allez bien.
00:05:26On va commencer peut-être par vous montrer une petite image
00:05:28des futurs vitraux de Notre-Dame de Paris qui font beaucoup parler
00:05:31et qui ont été dévoilés hier.
00:05:33Leurs maquettes grandeur nature sont exposées au Grand Palais
00:05:36à partir d'aujourd'hui jusqu'au 15 mars 2026.
00:05:42Ces futurs vitraux seront installés sur le bas-côté sud de la cathédrale fin 2026.
00:05:49Le projet voulu par Emmanuel Macron a provoqué une polémique
00:05:52puisque les vitraux d'origine créés par l'architecte Eugène Viollet-Leduc
00:05:57n'avaient pas été endommagés par l'incendie de 2019.
00:06:00Souvenez-vous, on en avait parlé ici dans Face à l'Info.
00:06:02Une pétition de défenseur du patrimoine avait rassemblé 300 000 signatures.
00:06:06Un recours devant la justice a été rejeté fin novembre.
00:06:10Peut-être un mot, Gabrielle Cusel, ou c'était vous qui avez fait cette conique, je crois ?
00:06:13Oui, vous avez raison.
00:06:14Écoutez, la question reste posée.
00:06:17Pourquoi remplacer ces vitraux qui n'avaient nul besoin de l'aide ?
00:06:21D'ailleurs, l'information que vous donnez, elle n'est pas relayée partout.
00:06:23C'est à savoir qu'ils n'avaient pas besoin d'être remplacés
00:06:26puisqu'ils n'avaient pas été détruits.
00:06:28Je ne comprends pas cette hubris qui habite notre temps
00:06:32et ceux qui nous gouvernent, qui veulent absolument mettre leurs gestes contemporains.
00:06:37Je vais vous dire, je crois qu'on devrait se faire tout petit.
00:06:41Ce que nous sommes, notre âge, notre génération,
00:06:44n'a pas été capable de conserver notre dame telle qu'elle lui avait été confiée.
00:06:48Saint-Incentie, c'est un peu la honte.
00:06:50Tant mieux, on a réparé cela comme on a pu avec des artisans merveilleux.
00:06:54Pourquoi absolument vouloir faire ça ?
00:06:56C'est marrant, cette manie de cliver au lieu d'unir perpétuellement.
00:07:00On va écouter Olivier Joss, secrétaire général de Notre-Dame ces deux dernières années,
00:07:05qui dit comment la cathédrale Notre-Dame, qui a fêté Saint-André-Auverture,
00:07:10est l'un des trois monuments les plus visités au monde.
00:07:13Ce n'est pas rien, on peut être fier.
00:07:16Cette cathédrale, on annonce effectivement 11 millions de visiteurs
00:07:20qui sont venus la voir pendant cette dernière année.
00:07:2311 millions de visiteurs, ça fait de la cathédrale Notre-Dame de Paris
00:07:26sans doute l'un des trois monuments les plus visités au monde.
00:07:31Pour donner des ordres de grandeur,
00:07:34il faut avoir conscience que 35 000, 40 000 visiteurs par jour,
00:07:41c'est à peu près deux fois ce qu'accueillent quotidiennement
00:07:44le château de Versailles ou le musée du Louvre.
00:07:48Voilà ce qu'on pouvait dire sur Notre-Dame.
00:07:51Mathieu Pecôté, dans le cadre de la sortie de son livre,
00:07:54Nicolas Sarkozy a accordé un grand entretien à France-Olivier Gilbert pour le point.
00:07:59Il s'inquiète notamment d'une France qui serait au seuil de l'explosion sociale
00:08:04et même au seuil d'un violent changement de régime.
00:08:08Qu'annonce exactement le président de la République ?
00:08:12Alors, un mot d'abord sur cet entretien qui est un entretien au sommet,
00:08:15c'est-à-dire entre Fogg et Sarkozy qui se sont tant détestés,
00:08:20mais qui se sont aussi aimés et qui aujourd'hui se retrouvent pour un entretien d'un genre très particulier.
00:08:25Donc, Fogg, c'est le mené, Sarkozy répond à bonne hauteur,
00:08:28donc ça vaut la peine d'être lu.
00:08:30Premier élément, de ce point de vue, Fogg est une richesse nationale aussi.
00:08:33Je ne peux m'empêcher de dire tout le bien que j'en pense.
00:08:36Qu'est-ce qu'on trouve dans cet entretien ?
00:08:38D'abord, une méditation sur la prison, inévitablement.
00:08:40D'ailleurs, c'est le titre, journal d'un prisonnier.
00:08:42Une réflexion sur la classe politique, ce qu'elle est devenue.
00:08:45Sur la foi, c'est important.
00:08:46Et sur la France, peut-elle se redresser ?
00:08:49Et plus particulièrement, que voit-on ?
00:08:51Et là, c'est important presque de découper les différentes tranches de l'entretien
00:08:54parce que l'ex-président de la République, Nicolas Sarkozy,
00:08:57cherche quand même à penser au-delà de sa situation personnelle.
00:09:01Il réfléchit notamment à la déchristianisation de la France.
00:09:04Et il dit qu'une France qui se déchristianise n'est plus elle-même.
00:09:08Et il dit qu'une cité qui se coupe complètement de la transcendance,
00:09:11qui se coupe du sacré, qui se coupe, dans le cas de la France, de sa religion historique,
00:09:15c'est une cité abîmée, c'est une cité blessée,
00:09:18c'est une cité qui peinera à se relever.
00:09:21Donc, réflexion non seulement sur la foi,
00:09:23mais sur la religion comme élément de structure sociale, de structure de l'identité.
00:09:28Deuxième réflexion, il médit, avec raison, je crois, sur l'égalitarisme.
00:09:33Il nous dit l'égalitarisme, ce qui fait le contraste des classes politiques.
00:09:36Il dit, on me reproche, moi, trop souvent de rentrer dans une pièce et vouloir être vu.
00:09:41Il dit, oui, j'avais le souci de ma différence, j'avais le souci d'être éblouissant, dit-il,
00:09:45alors qu'aujourd'hui, on a la passion du conformisme.
00:09:48Et il se demande, est-ce qu'on doit véritablement, aujourd'hui,
00:09:51valoriser les petits égaux, E accent aigu, G-A-U-X,
00:09:54plutôt que les grands égaux, E accent aigu, G-O-S.
00:09:57Bon, ça, c'est de moi, mais cela dit, je pense qu'il pourrait la dire.
00:09:59Donc, les petits égaux, ça, c'est le socialisme, les grands égaux,
00:10:02ça, c'est la République la meilleure, peut-être.
00:10:05Il réfléchit, et c'est important, il réfléchit à la dimension physique.
00:10:08Ce n'est pas sur le détail, c'est un homme politique qui entre quelque part,
00:10:11qui ne s'impose pas naturellement, qui quémande l'attention sans l'obtenir,
00:10:14ne sera jamais rien du tout.
00:10:16Il le dit régulièrement.
00:10:17Mais c'est important.
00:10:17Et lui, qui n'est pas par ailleurs, il n'a pas la taille d'un Chirac,
00:10:20il n'a pas la taille d'un espèce...
00:10:21Ce n'est pas un joueur de football américain.
00:10:24Et pourtant, il rentre dans une pièce, il est remarqué,
00:10:26donc ça, ça a construit son identité, et il en parle.
00:10:29Un autre élément, il dénonce, et l'en bascule dans la politique,
00:10:31la toute-puissance des juges.
00:10:33Il dit que la justice était une autorité, c'est devenu un pouvoir.
00:10:36De quel droit ce pouvoir réclame-t-il de ne jamais être contredit?
00:10:40S'il y a pouvoir et il y a contre-pouvoir,
00:10:42il est possible, dit-il, de critiquer une décision de justice.
00:10:46Donc, il remet en question le dogme de la justice de droit divin.
00:10:50Il se désole aussi de l'émasculation du politique.
00:10:52Il dit que le politique, autrefois, avait le pouvoir,
00:10:54il pouvait transformer la société.
00:10:56Aujourd'hui, le pouvoir, le président de la République n'a plus le pouvoir.
00:10:59Donc, on vote pour lui, c'est lui qui a la légitimité populaire,
00:11:02et il est dépossédé politiquement.
00:11:05Donc, il dit qu'il faudrait redonner du pouvoir aux politiques.
00:11:08Ce n'est pas un détail.
00:11:10Il va plus loin.
00:11:11Il nous dit que la France est peut-être aussi à la fin d'un cycle.
00:11:14Et ça, c'est important.
00:11:15Il dit qu'à l'échelle de l'histoire,
00:11:16certains pays se transforment à coups de réformes et réformettes.
00:11:20Il dit que la France a besoin quelquefois d'aller jusqu'au bout de ses institutions
00:11:23et de flirter avec la possibilité de l'abîme,
00:11:26avec la possibilité de la violence,
00:11:28avec la possibilité de l'effondrement ou du choc,
00:11:30pour peut-être se redresser si elle trouve les hommes,
00:11:33si elle trouve les mouvements,
00:11:34si elle trouve les partis capables de la porter.
00:11:37Il pose la question, que fera-t-il maintenant?
00:11:39Parce que la première question d'entretien,
00:11:40Fogg dit, bon, est-ce que vous vous présentez à la présidence?
00:11:42Pour laver votre honneur, Sarko, 2027 candidat.
00:11:45Et il répond, on se calme, on se calme.
00:11:48Premièrement, c'est juridiquement impossible.
00:11:50Deuxièmement, je n'ai pas envie de refaire ce que j'ai déjà fait dans ma vie.
00:11:53Donc, je dois inventer un nouveau rôle
00:11:55à la hauteur de ce que je souhaite pour mon pays.
00:11:59Et quel est ce nouveau rôle, peut-être?
00:12:00Eh bien, c'est de baliser la légitimité
00:12:02de ce que certains appellent l'union des droites.
00:12:05Qu'est-ce qu'il fait par là?
00:12:05Il parle notamment de Bardella.
00:12:07Et de Bardella, il dit, il me fait penser à Chirac du temps du RPR.
00:12:12En matière de nazi, on en est quand même loin.
00:12:14C'est que si Bardella, c'est Chirac,
00:12:16je ne sais pas sur quelle base on peut ensuite faire un front républicain
00:12:19de l'antifascisme, de l'extrême droite, méchant, pas gentil.
00:12:22Donc, si on est dans cette logique,
00:12:24Sarkozy dit, il est possible de rassembler,
00:12:27de rassembler des gens qui, pour l'instant,
00:12:30se frappent d'anathème et devraient pouvoir travailler ensemble.
00:12:33Parenthèse, là, c'est moi qui ajoute.
00:12:34On dit souvent, dans la droite dite républicaine,
00:12:36nous croyons à l'union des électeurs,
00:12:38mais pas à l'union des appareils.
00:12:39L'alliance entre le RPR et l'UDF, à l'époque, c'était quoi exactement?
00:12:42L'histoire de la droite, c'est une histoire d'alliance d'appareils.
00:12:46Ça ne les a jamais dérangés, sauf apparemment aujourd'hui,
00:12:48lorsque leur appareil, dis-je, est minuscule, sans mauvais jeu de mots.
00:12:54Allons un peu plus loin dans cette direction du président Sarkozy.
00:12:58La France est-elle au seuil de l'explosion?
00:13:00Et vous avez raison de m'y ramener,
00:13:01parce que c'est le cœur de son propos.
00:13:04Nicolas Sarkozy nous dit fondamentalement,
00:13:06la situation est potentiellement catastrophique.
00:13:08Il dit, le changement de régime, nous y sommes peut-être.
00:13:11Nous sommes au seuil, nous sommes plein d'éléments converges
00:13:14pour qu'il y ait une explosion sociale aujourd'hui.
00:13:18Et on pourrait dire, et ça peut-être, moi, je pense que les gens
00:13:20qui annoncent la catastrophe, peut-être qu'ils sont optimistes ici.
00:13:23Ceux qui annoncent la catastrophe se trompent quelquefois.
00:13:25Je crois que la catastrophe, c'est maintenant.
00:13:27On peut toujours devenir la Somalie, on peut toujours devenir l'Éthiopie,
00:13:30on peut toujours devenir un pays sous la guerre civile permanente
00:13:34où les gens s'égorgent et se matraquent à temps plein.
00:13:35Mais laissons de côté ces scénarios.
00:13:37Est-ce qu'on peut dire qu'aujourd'hui, la situation est objectivement,
00:13:41si ce n'est pas catastrophique, à tout le moins au seuil de la catastrophe?
00:13:44Je donne une série d'éléments.
00:13:46Dégradation des finances publiques, perte de souveraineté,
00:13:49effacement de l'identité, submersion migratoire,
00:13:51délinquance conquérante quotidienne, extension de la censure,
00:13:55retour d'une gauche robespierriste.
00:13:57Donc, à partir de Nicolas Sarkozy qui nous dit que ça pourrait très mal aller
00:14:00si on cherche à comprendre la situation présente,
00:14:02tous les facteurs objectifs laissent croire que nous sommes effectivement
00:14:06au seuil d'un moment de bascule dans l'abîme.
00:14:09Et la bascule dans l'abîme, et là, c'est peut-être là
00:14:11où il y a une forme d'optimisme relatif chez lui,
00:14:15il nous dit que la France ne se relève que lorsqu'elle est au seuil de l'abîme.
00:14:18En fait, les Français ne sont pas des Anglais, heureusement d'ailleurs,
00:14:21qui se réformeraient comme ça tranquillement
00:14:24avec une espèce de roi un peu zozo qui traîne au sommet de l'État.
00:14:26Non, les Français ont besoin quelquefois de l'expérience,
00:14:29de la possibilité que tout s'effondre pour être capable de se redresser.
00:14:32Et là, on pourrait faire la comparaison, il l'a fait lui-même, 1958, aujourd'hui.
00:14:37Il dit que 1958, la Ve République n'a pas une naissance parfaitement virginale.
00:14:41Il rappelle les origines, la guerre d'Algérie,
00:14:44la possibilité qu'elle se transpose en conflit armé sur le territoire national,
00:14:47en France, dans l'Hexagone, au nord de la Méditerranée.
00:14:49Et c'est cette possibilité de violence, cette possibilité d'effondrement
00:14:52qui a amené la France au redressement que l'on connaît avec le général de Gaulle.
00:14:57Eh bien, est-ce qu'aujourd'hui, on peut...
00:14:59Ça a pris quatre ans, si je peux me permettre, j'ajoute un élément.
00:15:01Ça a quand même pris, ça ne s'est pas fait immédiatement.
00:15:03De Gaulle arrive, il est contesté.
00:15:04Quand il décide d'imposer l'élection du président de la République
00:15:08au suffrage universel, l'ensemble des institutions
00:15:11dit que le général est anticonstitutionnel.
00:15:13L'ensemble des institutions dit que c'est illégitime,
00:15:15vous ne pouvez pas faire ça.
00:15:16Et le général dit, je vais le faire quand même.
00:15:18Et le fait est qu'il a le fait, et ça réussit, ça fonctionne.
00:15:21Et il réussit à installer durablement la Ve République.
00:15:23Alors, est-ce qu'on est dans un moment historiquement semblable aujourd'hui?
00:15:28La réponse, c'est peut-être et probablement oui.
00:15:30Pourquoi?
00:15:32Eh bien, violence, insécurité, je l'ai dit,
00:15:35submersion migratoire,
00:15:36c'est la France même en son cœur historique
00:15:38qui est menacée aujourd'hui.
00:15:40Devant cette menace, la question est,
00:15:43est-ce qu'il y aura un autre moment de vérité comme 58 à 62?
00:15:46Et là, je reviens au référendum, je n'en parlais pas pour rien.
00:15:49On le sait, la droite nationale dit,
00:15:50si nous arrivons aux affaires demain ou après-demain,
00:15:53nous ferons un référendum.
00:15:55Nous savons que tout l'appareil d'État,
00:15:57le Conseil constitutionnel,
00:15:59les théologiens qui se prennent pour des juristes,
00:16:01tous ces gens disent,
00:16:02ce référendum sera anticonstitutionnel, sera illégal.
00:16:05Et font tout pour verrouiller en ce moment les institutions
00:16:09pour empêcher que ce référendum n'advienne.
00:16:12Eh bien, si on prend le scénario 1958-62,
00:16:14le retour du général de Gaulle,
00:16:16on pourrait se dire que,
00:16:17imaginons que la droite nationale,
00:16:19quel que soit son candidat,
00:16:20quel que soit son chef,
00:16:22fait le référendum contre les institutions
00:16:25qui se prennent pour l'État de droit,
00:16:26c'est un moment de vérité équivalent à cette séquence-là.
00:16:30C'est un moment où on en appelle au peuple
00:16:32et Sarkozy dit, il faut restaurer la souveraineté nationale.
00:16:34Mais le peuple qui s'est fait déposséder de la souveraineté
00:16:37par les oligarchies, par la nomenclatura,
00:16:39par les élites,
00:16:40les gens qui ont confisqué la souveraineté
00:16:42ne se la laisseront pas reprendre comme ça facilement.
00:16:45Donc, on peut s'attendre à un choc.
00:16:46Je ne le souhaite évidemment pas.
00:16:48Je déteste toute forme de choc
00:16:49qui pourrait aboutir à la violence.
00:16:52Mais lui-même dit, il y aura ce moment de vérité
00:16:55et probablement que ce sera effectivement
00:16:56la trame de fond des prochaines années.
00:16:58Est-ce qu'il n'y a pas un autre scénario
00:17:00plus violent, moins optimiste ?
00:17:04Vous avez raison, parce que j'étais optimiste
00:17:06en disant un choc au sommet de l'État,
00:17:07un choc en délégitimité,
00:17:09la refondation de la République dans l'esprit gaullien.
00:17:11Il y a le scénario moins optimiste, en effet.
00:17:13Et il l'évoque.
00:17:13On a aujourd'hui une nouvelle gauche robespiériste,
00:17:15comme le dit Fogg souvent,
00:17:17une gauche violente.
00:17:18Hier soir, Gauthier Lebrit en parlait
00:17:20dans son émission.
00:17:21Donc, une gauche qui croit
00:17:23que la vérité de la politique, c'est la violence.
00:17:25Eh bien, il est possible.
00:17:26Imaginons que Jean-Luc Mélenchon
00:17:27arrive au deuxième tour.
00:17:29Imaginons qu'il soit battu.
00:17:30Imaginons que la gauche radicale décide
00:17:32de descendre dans la rue,
00:17:33de lancer ses troupes dans la rue,
00:17:34de lancer ses milices dans la rue,
00:17:35de tout faire pour en appeler
00:17:36au soulèvement des quartiers.
00:17:38Oui, c'est un scénario moins optimiste.
00:17:39Et il faut le prendre au sérieux,
00:17:41la possibilité d'une extension généralisée
00:17:43de la violence.
00:17:45On doit s'en désoler.
00:17:46On doit savoir que c'est possible
00:17:47pour faire en sorte que cela n'arrive pas.
00:17:50Mais revenons à Sarkozy un instant,
00:17:51et je terminerai sur cela.
00:17:53Il nous dit qu'il n'y aura pas
00:17:54de redressement, de renaissance,
00:17:56si cette renaissance est strictement politique.
00:17:59Il nous dit que toute cité a une part spirituelle.
00:18:01Toute cité a une dimension verticale,
00:18:04presque, on pourrait dire le mot religieux,
00:18:05pour peu qu'on ne le comprenne pas mal.
00:18:06Toute cité a une dimension sacrale.
00:18:08Et nous sommes hantés peut-être aujourd'hui
00:18:10par une culture de mort.
00:18:11Comment tient la société aujourd'hui?
00:18:13Ça, c'est moi qui ajoute.
00:18:14Par la pharmacopée,
00:18:15par les séries télévisées
00:18:17qu'on peut regarder 12 heures de suite
00:18:18sans jamais sortir de chez soi,
00:18:20par une espèce d'alimentation dégueulasse
00:18:22qui tient les populations sous hypnose.
00:18:24À travers cela, on a des sociétés
00:18:26qui aujourd'hui sont au seuil de l'affaissement,
00:18:28mais le redressement est possible
00:18:30s'il n'est pas que politique,
00:18:31s'il a une charge spirituelle,
00:18:32identitaire, autrement dit.
00:18:34De ce point de vue,
00:18:35Nicolas Sarkozy peut être un optimiste.
00:18:37Merci Mathieu pour ce regard
00:18:40du président Sarkozy.
00:18:42On marque une pause
00:18:43et puis on va revenir dans un instant
00:18:44avec France Info Radio
00:18:46qui relie le marché de Noël
00:18:48au nazisme.
00:18:49On va essayer de voir pourquoi.
00:18:50Je crois qu'il vaut mieux en sourire.
00:18:53On va essayer de comprendre pourquoi
00:18:54avec Charlotte Dornelas.
00:18:55Dans un instant, on marque une pause.
00:18:56On revient.
00:18:59Ben non, il n'y a plus de magie.
00:19:01Retour sur le plateau de Face à l'Info.
00:19:03Juste pour donner la parole à Gabrielle Cluzel.
00:19:05Peut-être un mot sur Sébastien Delogu
00:19:09qui, lors du meeting samedi,
00:19:12on en avait parlé notamment sur Europe 1.
00:19:15Le candidat LFI à la mairie de Marseille
00:19:16avait déclaré la police tu, souvenez-vous.
00:19:18Et c'est suffisamment rare pour le souligner.
00:19:20Et le préfet des Bouches-du-Rhône
00:19:22a saisi la justice
00:19:23qui a ouvert une enquête
00:19:25pour, je cite,
00:19:26diffamation publique
00:19:27envers un corps.
00:19:29Qu'est-ce qu'il y a envers un corps ?
00:19:30Je vais te voir sa phrase à l'écran.
00:19:31Pardon.
00:19:32Qu'est-ce qui était marqué à l'écran ?
00:19:33La phrase de Delogu, pardon,
00:19:34de l'humour.
00:19:35Ah oui, la phrase de l'humour, oui, pardon.
00:19:38Alors, Sébastien Delogu,
00:19:39lors d'un meeting,
00:19:40il a dit la police tu.
00:19:41Et Théra, le profet des Bouches-du-Rhône
00:19:44a saisi la justice
00:19:45pour une enquête
00:19:46pour diffamation publique
00:19:47envers un corps
00:19:47constitué
00:19:48ou une administration publique.
00:19:50Et c'est vrai que je voulais dire aussi
00:19:51que je suis vice-présidente
00:19:52du Presse-Club
00:19:53et on a attribué
00:19:53le prix de l'humour
00:19:55notamment à Sébastien Delogu
00:19:57pour la phrase suivante.
00:20:01Il faut construire plus
00:20:02de logements sociaux
00:20:03pour loger
00:20:04ceux qui sont expulsés
00:20:06de leurs logements sociaux.
00:20:08Oui, nous avons voté
00:20:11au sein du Presse-Club.
00:20:14Comment ?
00:20:15Oui.
00:20:15Non, mais alors,
00:20:16on a eu une phrase aussi,
00:20:18de Sarah Knafo
00:20:19et de Jordan Barrella
00:20:21pour la première fois
00:20:22qu'ils ont été primés
00:20:22lors de ce prix
00:20:24de l'humour
00:20:24du Presse-Club.
00:20:25Tous ne nous font pas rire,
00:20:27effectivement.
00:20:28Oui, c'est génial.
00:20:30Gabriel Cluzel,
00:20:31voilà un sujet
00:20:32dont peu parle
00:20:33mais qui est aussi important.
00:20:35Alors que l'Union Européenne
00:20:36pourrait dans quelques jours
00:20:37signer le Mercosur
00:20:39pour la première fois
00:20:40depuis 50 ans,
00:20:41la France risque
00:20:42de connaître
00:20:42un déficit commercial agricole.
00:20:44L'avenir est sombre
00:20:45pour tous les agriculteurs
00:20:47mais les éleveurs
00:20:48de vaches
00:20:48sont spécialement inquiets.
00:20:51Certains voient
00:20:52abattre leurs cheptels.
00:20:53Pourquoi ?
00:20:54Pour cause
00:20:54de dermatoses nodulaires,
00:20:57bovines contagieuses.
00:20:58Pourquoi la gronde
00:21:00est-elle en train de monter ?
00:21:03Alors, peut-être
00:21:04qu'il faut déjà
00:21:05replanter le décor.
00:21:07Pendant qu'à l'Assemblée,
00:21:08on se livre
00:21:09un jeu du passé pitoyable,
00:21:10et bien la France
00:21:11continue de s'enfoncer.
00:21:13Donc, vous l'avez dit,
00:21:14pour la première fois
00:21:15depuis 50 ans,
00:21:16la France pourrait connaître
00:21:17un déficit commercial agricole.
00:21:19Alors, ce n'est pas moi
00:21:20qui le dis,
00:21:21c'est la ministre
00:21:21de l'Agriculture,
00:21:23Annie Gennevard.
00:21:24Elle parle même,
00:21:25je cite,
00:21:26de faits historiques graves.
00:21:28Donc, après l'effondrement
00:21:29de l'industrie
00:21:30qui d'ailleurs s'accélère
00:21:31ces derniers mois,
00:21:33voici donc celui
00:21:34de l'agriculture.
00:21:35Et dans le même temps,
00:21:37alors c'est vrai
00:21:37que la concomitance
00:21:38des deux phrases
00:21:38était assez troublante,
00:21:40à Rungis,
00:21:41elle a averti
00:21:42si la guerre éclate,
00:21:43c'est sur nos agriculteurs
00:21:45qu'il faudra compter.
00:21:47Vous connaissez ce discours
00:21:49de l'atmosphère
00:21:50sur la guerre.
00:21:52Et donc,
00:21:52on comprend que le sujet
00:21:53de la souveraineté alimentaire
00:21:55est majeur.
00:21:56Et elle dit aussi
00:21:57la guerre entre armées
00:21:58ramène, elle,
00:21:59la guerre des champs.
00:22:01Or, il se trouve
00:22:01que livrée au coup de boutoir
00:22:03de la mondialisation,
00:22:04notre agriculture
00:22:05qui était notre fleuron
00:22:06qui n'a pas appris
00:22:07la célèbre phrase
00:22:08de sulis,
00:22:10labourage et pâturage
00:22:11sont les deux mamelles
00:22:12de la France,
00:22:13en train de reculer
00:22:14dans tous les secteurs.
00:22:16Et la ministre explique,
00:22:17ce n'est quand même pas
00:22:18inintéressant,
00:22:18que depuis 2014,
00:22:20le financement
00:22:20de la politique agricole
00:22:22et alimentaire
00:22:22en Chine
00:22:23a augmenté
00:22:24de 40%.
00:22:25Elle a bondi
00:22:26aux Etats-Unis
00:22:27de 86%.
00:22:28dans une moindre mesure
00:22:30en Russie
00:22:3015% quand même
00:22:32et en Europe,
00:22:33elle a reculé
00:22:34de 19%.
00:22:36Donc Anne Genevard
00:22:37parle d'erreur historique.
00:22:39Elle dit
00:22:39le meilleur kit de survie
00:22:41des Français,
00:22:42ce n'est ni une pile,
00:22:44ni une clé,
00:22:44ni une voiture,
00:22:45c'est une assiette.
00:22:46Alors,
00:22:46on ne saurait mieux dire.
00:22:48Mais que se passe-t-il
00:22:49dans les faits
00:22:50une fois que ce constat
00:22:51souligné ?
00:22:53Rien en fait,
00:22:54mais moins que rien.
00:22:56Parce que les agriculteurs
00:22:58ont vraiment ce sentiment,
00:22:59enfin beaucoup d'agriculteurs
00:23:00ont ce sentiment
00:23:00très fort
00:23:01d'être abandonnés.
00:23:03Beaucoup sont remontés
00:23:04comme des pendules
00:23:05contre le gouvernement.
00:23:08Ils ont vraiment
00:23:09le sentiment
00:23:09qu'on les lâche.
00:23:10Alors,
00:23:11vous l'avez dit,
00:23:11la semaine prochaine,
00:23:12l'Union européenne
00:23:13est censée signer
00:23:13les accords du Mercosur.
00:23:15Ça avance.
00:23:16Que vont devenir en France
00:23:17les plus de 90 000
00:23:19exploitations bovines,
00:23:20même si on a perdu
00:23:21quand même
00:23:21un million de têtes
00:23:22de bétail
00:23:23en 10 ans.
00:23:25Et par ailleurs,
00:23:27ces exploitants,
00:23:27donc on le voit
00:23:28parce que nous avions,
00:23:30enfin un journaliste,
00:23:31Jean Bexton
00:23:32de Boulevard Voltaire
00:23:32avait visité
00:23:33un pauvre agriculteur jeune
00:23:35qui avait vu
00:23:36toutes ses têtes
00:23:37de bétail abattues.
00:23:39Ces exploitants
00:23:39assistent en ce moment
00:23:41médusés
00:23:42à l'abattage total
00:23:43de cheptels entiers
00:23:44du fait d'une seule bête
00:23:45contaminée
00:23:46par la dermatose
00:23:47nodulaire contagieuse bovine.
00:23:49Donc peut-être que
00:23:50ceux qui nous regardent
00:23:51ne savent pas
00:23:52de quoi il s'agit.
00:23:52C'est un virus
00:23:53venu d'Afrique
00:23:54qui est apparu
00:23:55pour la première fois
00:23:56en France en 2025
00:23:57et au printemps dernier
00:23:59et qui est transmis
00:24:00par les piqûres
00:24:02de mouches
00:24:02ou de thon.
00:24:03De thon,
00:24:04je ne sais pas
00:24:04comment on dit.
00:24:06Ça s'écrit
00:24:07taon,
00:24:07mais ça se dit thon,
00:24:08je pense.
00:24:09Ça fait très mal.
00:24:09Et ça fait très mal.
00:24:11La caractéristique,
00:24:12c'est que cette maladie
00:24:13n'est pas transmissible
00:24:14à l'homme
00:24:15et qu'elle ne contamine
00:24:16pas la viande
00:24:18ni le lait
00:24:18qui reste consommable.
00:24:20Il faut savoir que
00:24:20depuis qu'elle est arrivée
00:24:22en 2025,
00:24:23il y a 3089 bovins
00:24:26qui ont été abattus
00:24:27dans 108 foyers.
00:24:29Alors pourquoi ?
00:24:30Parce que la politique
00:24:31de la France
00:24:31en la matière,
00:24:32elle s'appuie sur
00:24:34la détection d'abord,
00:24:36fièvre,
00:24:36nodule,
00:24:37et puis ce qu'on appelle
00:24:39le dépeuplement
00:24:40du cheptel.
00:24:41C'est un joli mot
00:24:41pour dire qu'on l'éradique.
00:24:42Et puis ensuite,
00:24:44on établit
00:24:44des zones concentriques
00:24:46si vous voulez,
00:24:47de protection
00:24:48et de surveillance.
00:24:50Et puis,
00:24:51après un certain temps,
00:24:53on vaccine
00:24:54les cheptels
00:24:55tout autour
00:24:56s'il s'est avéré
00:24:57qu'ils n'ont pas été
00:24:58contaminés.
00:24:59Mais c'est vrai
00:25:00que depuis le mois de juin,
00:25:01c'est vraiment
00:25:01un crève-cœur
00:25:02pour les éleveurs,
00:25:04ces vaches abattues.
00:25:05Il y a des éleveurs
00:25:06qui m'ont dit,
00:25:07qui m'ont confié
00:25:07franchement,
00:25:08ça m'arriverait,
00:25:10c'est terminé,
00:25:11je repose de tout,
00:25:12et je dis à mes enfants
00:25:14ne soyez jamais agriculteurs.
00:25:15Parce qu'en fait,
00:25:16il m'expliquait que...
00:25:17C'est toute leur vie.
00:25:18C'est toute leur vie.
00:25:19C'est presque leurs enfants,
00:25:21je dirais.
00:25:22C'est très touchant
00:25:23de voir dans les manifestations,
00:25:24parce qu'il y a beaucoup
00:25:24de manifestations,
00:25:25nous allons en parler,
00:25:26des agriculteurs
00:25:27avec la cloche
00:25:27de leurs vaches
00:25:28qui ont été abattues,
00:25:29des pancartes
00:25:30avec le nom des vaches.
00:25:31Et puis,
00:25:31il faut voir
00:25:32que plus concrètement,
00:25:34on ne remplace pas
00:25:34une vache par une autre.
00:25:36Il y a une filiation,
00:25:38une sélection.
00:25:39C'est un travail très long
00:25:40qui s'étend
00:25:41sur de nombreuses années.
00:25:42Donc,
00:25:43c'est évidemment dramatique
00:25:44de voir
00:25:45ces cheptels
00:25:46abattus.
00:25:48Mais ce qui a vraiment
00:25:49mis le feu aux poudres,
00:25:50et c'est important
00:25:50d'en parler,
00:25:51parce que,
00:25:51encore une fois,
00:25:52la grande monte,
00:25:53et je trouve qu'on en parle
00:25:54très peu,
00:25:55peut-être parce que
00:25:56c'est la ruralité
00:25:57et que la ruralité
00:25:58n'intéresse pas grand monde,
00:25:59disons-le franchement.
00:26:00Donc,
00:26:00mardi,
00:26:01il y a eu plus de 100 vaches
00:26:02vaccinées
00:26:02qui ont été abattues.
00:26:0442 vaccinées
00:26:05depuis 28 jours
00:26:06dans les Pyrénées-Orientales
00:26:07et 82 dans le Doubs
00:26:09qui étaient vaccinées
00:26:10depuis 35 jours,
00:26:11malgré l'opposition
00:26:12de 400 agriculteurs
00:26:14et soutiens divers.
00:26:15Alors,
00:26:15ça a beaucoup troublé
00:26:16parce que,
00:26:16normalement,
00:26:17on considère que
00:26:18trois semaines après
00:26:18le vaccin,
00:26:19il n'y a plus lieu
00:26:21d'abattre.
00:26:23Et cette affaire
00:26:24a fait tomber d'accord,
00:26:26ça aussi,
00:26:26c'est très important
00:26:27de le dire,
00:26:28de le souligner,
00:26:29deux syndicats
00:26:30d'agriculteurs
00:26:31qui, en principe,
00:26:32sont radicalement opposés.
00:26:33il y en a un qui est très à gauche
00:26:34et l'autre réputé
00:26:35très à droite.
00:26:36Donc,
00:26:36la Confédération Paysanne
00:26:37et la Coordination Rurale
00:26:39qui se sont alliées
00:26:40sur cette affaire.
00:26:41Alors,
00:26:41la FNSEA est un peu plus critiquée.
00:26:43Je voyais un compte
00:26:44qui s'appelle
00:26:45Résistance Paysanne
00:26:46qui accusait la FNSEA
00:26:47de « faire dodo »
00:26:48entre guillemets
00:26:49et elle est réputée
00:26:51assez proche
00:26:51du gouvernement.
00:26:53C'est intéressant
00:26:54comme ça vous touche,
00:26:54ça vous émeut beaucoup.
00:26:56Mais moi,
00:26:56mon grand-père
00:26:56était agriculteur,
00:26:58j'ai mon oncle aussi,
00:27:00j'ai des cousins agriculteurs
00:27:01et éleveurs.
00:27:03Donc,
00:27:03c'est un sujet
00:27:03qui me touche beaucoup.
00:27:04Oui,
00:27:04je sens ça,
00:27:05je sens ça.
00:27:06Alors,
00:27:06des manifestations
00:27:07s'organisent,
00:27:08Gabriel,
00:27:08devant les préfectures,
00:27:10dans les villes rurales,
00:27:11un peu partout.
00:27:12Il y a beaucoup,
00:27:13et vous l'avez dit,
00:27:14d'incompréhensions.
00:27:15Oui,
00:27:15beaucoup d'incompréhensions.
00:27:16J'ai eu des...
00:27:18Véronique Lefloc,
00:27:19que vous connaissez
00:27:19de la coordination rurale,
00:27:21et elle m'a expliqué
00:27:22les sujets d'incompréhension.
00:27:24Elle m'a dit déjà
00:27:25que les insectes
00:27:26qui pourraient véhiculer le virus
00:27:27sont quasiment inactifs
00:27:28à cette saison.
00:27:30Et puis,
00:27:31elle m'a dit aussi
00:27:31que l'abattage total
00:27:33qui est prévu
00:27:34par les textes européens
00:27:36ont quand même
00:27:37une alternative,
00:27:38en principe.
00:27:38Vous voyez,
00:27:39l'Europe prévoit
00:27:40un système dérogatoire
00:27:41avec un abattage partiel
00:27:43à condition
00:27:44d'organiser la vaccination
00:27:45et de prévoir
00:27:46un zonage
00:27:47en conséquence,
00:27:48d'isoler finalement.
00:27:50Et elle ne comprend pas
00:27:52pourquoi
00:27:52on ne s'est pas orienté
00:27:54vers cela en France,
00:27:55avec un abattage sélectif
00:27:56des animaux
00:27:57gravement malades
00:27:58parce que les agriculteurs
00:28:00ont vraiment tout fait,
00:28:00ventilé les bâtiments,
00:28:02confiné les animaux,
00:28:04désinsectisé.
00:28:05Et puis,
00:28:05elle me disait
00:28:06que c'est ce qui se fait
00:28:07en Afrique du Nord
00:28:07quand ce virus sévit.
00:28:09Et tous les recours
00:28:10au Conseil d'État
00:28:11ont été perdus.
00:28:13Et là aussi,
00:28:13ce qui la surprend beaucoup,
00:28:14c'est qu'en Italie,
00:28:15il y a eu un abattage total
00:28:16mais ils ont gagné
00:28:17leur recours au Conseil d'État
00:28:19parce que dans la Constitution
00:28:20est inscrit
00:28:21le concept
00:28:23de bien-être animal
00:28:24qui a évidemment pesé
00:28:26parce que c'est quand même
00:28:26pas rien
00:28:27de voir tous ces troupeaux
00:28:29abattus.
00:28:30Alors,
00:28:30c'est vrai que certains se disent
00:28:32mais finalement,
00:28:32est-ce qu'une fois de plus,
00:28:33la France ne surinterprète pas
00:28:36comme une bonne élève zélée
00:28:38des recommandations européennes ?
00:28:42Alors là,
00:28:42je vais vous parler peut-être
00:28:43de la dernière actualité.
00:28:45Sur les réseaux sociaux,
00:28:46il y a des appels
00:28:47à manifester près de Pamier,
00:28:48près du petit village
00:28:49de Borde-sur-Arise
00:28:50pour empêcher l'abattage
00:28:52de plus de 200 vaches
00:28:53blondes d'Aquitaine
00:28:54dans un troupeau
00:28:55comprenant une vache
00:28:56testée positive
00:28:57à la dermatose.
00:28:58Il y a déjà un barrage
00:28:59formé par des troncs d'armes,
00:29:01par des tracteurs
00:29:02et il paraît que l'éleveur
00:29:03est complètement sidéré.
00:29:05C'est vraiment le choc pour lui.
00:29:06Il faut comprendre
00:29:07ce qu'est un éleveur.
00:29:08Ce n'est pas un céréalier.
00:29:09Il ne prend jamais de vacances.
00:29:11Il n'y a pas de dimanche,
00:29:11il n'y a pas de jour férié.
00:29:13Le jour de Noël,
00:29:13il va nourrir ses vaches.
00:29:14C'est comme ça.
00:29:16Donc, les messages
00:29:17d'agriculteurs se multiplient
00:29:19pour dire
00:29:19« Mais moi, il me faudrait
00:29:20me passer sur le corps
00:29:21pour aller abattre mes vaches ».
00:29:24Et la Confédération Paysanne
00:29:26et la Coordination Rurale
00:29:27dénoncent cette politique
00:29:28de l'abattage total
00:29:29qui, pour eux,
00:29:31atteint ses limites.
00:29:33Ils préconisent de vivre
00:29:34avec ce virus
00:29:35comme beaucoup d'autres
00:29:36pays.
00:29:37Et puis, par ailleurs,
00:29:38ces deux syndicats
00:29:38demandent la vaccination totale
00:29:40qui, pour le moment,
00:29:40est jugée trop chère.
00:29:42Et c'est vrai qu'il faut
00:29:44mettre en perspective
00:29:44cette affaire,
00:29:45c'est pour ça que je vous en ai
00:29:46parlé au début,
00:29:47avec la signature prochaine
00:29:48du Mercosur.
00:29:49Vous vous souvenez
00:29:50que parmi les réticences,
00:29:52il y a cette idée
00:29:52que le Brésil n'est pas capable
00:29:53de contrôler
00:29:55la Commission européenne.
00:29:56Du reste, je crois
00:29:57que c'était en 2024.
00:29:59Elle avait fait un audit.
00:30:00Elle n'est pas capable
00:30:01de contrôler
00:30:01les exportations de viande,
00:30:03de vérifier qu'il n'y a pas
00:30:04d'hormones.
00:30:04Vous savez que, pour le coup,
00:30:05c'est cancérigène.
00:30:06C'est interdit en France
00:30:07depuis les années 80.
00:30:08Donc, si vous voulez,
00:30:09c'est très dur de se dire
00:30:10pour ces éveleurs
00:30:10qu'on va faire venir
00:30:11la viande bovine
00:30:12qu'on n'est pas capable
00:30:12de contrôler
00:30:13et qui, potentiellement,
00:30:14sera nocive
00:30:15pour les consommateurs
00:30:17et qu'eux voient
00:30:18leur cheptel abattu.
00:30:19Certains disent,
00:30:20bien sûr que ce n'est pas vrai,
00:30:21mais ils le perçoivent
00:30:22comme ça.
00:30:23Ils se disent,
00:30:23il faut qu'on abatte
00:30:24les cheptels français
00:30:25pour faire la place
00:30:26aux cheptels d'Amérique
00:30:28laptine.
00:30:29Je vais terminer juste
00:30:30sur un point.
00:30:34Les agriculteurs
00:30:35comprendent leurs angoisses.
00:30:36Mais il y a beaucoup de mots
00:30:37qui sont utilisés,
00:30:38qui renvoient d'ailleurs
00:30:39un peu à la crise sanitaire.
00:30:41Vous voyez un peu
00:30:42d'accusation de haine,
00:30:44de désinformation,
00:30:45de populisme.
00:30:45Je pense qu'il ne faut pas
00:30:46jouer avec ces mots-là.
00:30:48Les agriculteurs,
00:30:49ils ont besoin
00:30:49de compassion,
00:30:51pas de condamnation.
00:30:53Il ne faut jamais nourrir
00:30:54la main qui nous nourrit.
00:30:56Et c'est les paysans
00:30:57qui nous nourrissent,
00:30:58à moins que,
00:30:59mais je ne peux pas y croire
00:31:00parce que ce serait
00:31:01quand même très cynique,
00:31:02que l'on se dise
00:31:03la Confédération Paysanne
00:31:04étant rentrée dans la danse,
00:31:06que peut-être certains
00:31:07comme le soulèvement
00:31:09de la terre
00:31:09pourraient venir
00:31:10pourrir le mouvement,
00:31:12ce qui servirait
00:31:14d'une certaine façon
00:31:14le gouvernement.
00:31:15Mais je ne veux pas y croire.
00:31:17Ne jamais mordre
00:31:18la main qui nous nourrit.
00:31:19Merci beaucoup
00:31:20Gabriel Cluzel
00:31:22pour ce sujet
00:31:23dont personne ne parle
00:31:24et qu'on suivra
00:31:25de très près.
00:31:27Marc Menand,
00:31:28auditionné
00:31:28sur la situation.
00:31:30Qu'est-ce qu'il y a ?
00:31:31On va écouter...
00:31:36Vous voulez lancer
00:31:36le son de Delphine Ernaut ?
00:31:38Ah ben, j'ai donné la parole.
00:31:39Non, si vous voulez.
00:31:41Non, non, non,
00:31:41si vous voulez.
00:31:42Elle me disait à l'oreillette,
00:31:43en fait,
00:31:43c'est pour ça que j'ai été troublée,
00:31:44qu'on avait le son
00:31:45de Delphine Ernaut.
00:31:46Est-ce que vous voulez l'entendre
00:31:47ou pas ?
00:31:47Parce qu'elle s'est exprimée
00:31:48sur CNews.
00:31:49Ensuite, on vient de la voir,
00:31:51le son.
00:31:51On écoute Delphine Ernaut
00:31:53auditionné aujourd'hui,
00:31:54cet après-midi,
00:31:55à l'Assemblée nationale
00:31:56et essayé d'exprimer
00:31:57sur notre chaîne.
00:31:59Vous m'avez interpellée
00:32:00sur CNews
00:32:02et l'article
00:32:03du Figaro.
00:32:08Je voudrais rappeler
00:32:09que j'ai dit que CNews
00:32:11et France Télévisions,
00:32:13je considère que nous ne faisons
00:32:14pas le même métier, en fait.
00:32:16Je vous renvoie d'ailleurs
00:32:16aux signatures
00:32:17de nos deux chaînes.
00:32:18À France Télévisions,
00:32:19nous considérons que l'information
00:32:21n'est pas une opinion.
00:32:22À CNews, c'est
00:32:23venez avec vos convictions,
00:32:25vous vous ferez une opinion.
00:32:26Et M. Nedjar lui-même,
00:32:28le patron,
00:32:29a qualifié CNews
00:32:29de chaîne d'opinion
00:32:30au pluriel.
00:32:32Quand je parle
00:32:33de chaîne d'opinion,
00:32:34que je sois claire,
00:32:35ce n'est pas du tout
00:32:35un jugement moral.
00:32:37C'est un autre modèle éditorial
00:32:39et ce n'est pas le nôtre.
00:32:41D'ailleurs,
00:32:41nommer un modèle éditorial,
00:32:43ce n'est pas le juger.
00:32:44Définir,
00:32:45ce n'est pas condamné.
00:32:46Il existe d'ailleurs
00:32:48en France
00:32:48une presse d'opinion
00:32:50comme l'Humanité,
00:32:51Valeurs Actuelles,
00:32:52enfin tout le spectre
00:32:53est représenté.
00:32:54Il existe même
00:32:55des radios d'opinion
00:32:56comme Radio Courtoisie
00:32:58ou Radio Libertaires.
00:33:00En revanche,
00:33:00jusqu'à présent,
00:33:01il n'y avait pas
00:33:02de chaîne d'opinion.
00:33:03Marc Menon.
00:33:06Il n'y avait pas
00:33:06de chaîne d'opinion.
00:33:07Alors ce qui est extraordinaire,
00:33:08c'est que là,
00:33:08elle reste au terme
00:33:10chaîne d'opinion.
00:33:12Mais elle oublie
00:33:13qu'elle avait
00:33:14au micro d'RTL
00:33:16signifié très clairement
00:33:17que CNews
00:33:19était un média d'opinion
00:33:21et une chaîne
00:33:23d'extrême droite.
00:33:25Donc là,
00:33:26on n'est plus
00:33:26dans une opinion.
00:33:28Quand elle rappelle
00:33:28que CNews
00:33:30a une publicité
00:33:31où on dit
00:33:31qu'on est là
00:33:32pour représenter
00:33:33toutes les opinions,
00:33:35là, on devient
00:33:35la chaîne d'une opinion.
00:33:37Ce n'est déjà plus
00:33:38tout à fait
00:33:39la même chose.
00:33:40Mais on a une malhonnêteté
00:33:41totale.
00:33:42Ça fait 53 ans
00:33:44que je fais ce métier.
00:33:45J'ai été
00:33:46dans le service public.
00:33:47J'ai débuté
00:33:48à la télévision
00:33:49dans le service public.
00:33:50J'ai été
00:33:51à Radio France
00:33:52à une époque.
00:33:53C'était France Inter,
00:33:54etc.
00:33:54Je peux vous assurer
00:33:55qu'on avait
00:33:57effectivement
00:33:57le goût
00:33:59de porter
00:34:00l'information
00:34:01en essayant
00:34:02d'être
00:34:02le plus objectif
00:34:03possible.
00:34:04Mais je rejoindrai
00:34:05Mathieu,
00:34:05en l'occurrence.
00:34:06On a toujours
00:34:07une part
00:34:07de subjectivité.
00:34:09Mais aujourd'hui,
00:34:09vous l'avez dit
00:34:10en amorce
00:34:11tout à l'heure
00:34:11de vos titres,
00:34:12vous avez rappelé
00:34:13sur le média
00:34:14intermédiaire
00:34:15qui est mis en scène
00:34:16sur les réseaux sociaux
00:34:18par France Télévisions.
00:34:20La plateforme
00:34:21se lèche.
00:34:22Et là,
00:34:22on a quoi ?
00:34:24On a une information
00:34:25objective.
00:34:26On est constamment
00:34:27dans la servitude
00:34:29de quoi ?
00:34:30De ce courant
00:34:33wokiste,
00:34:34de ces positions
00:34:36transgenres.
00:34:37Ce qui n'a rien
00:34:38à voir
00:34:38avec une information
00:34:39délibérément
00:34:41neutre.
00:34:43Non.
00:34:44On est dans
00:34:44une information
00:34:45qui est une information
00:34:46transformée.
00:34:48Et puis,
00:34:48la semaine dernière,
00:34:50de temps en temps,
00:34:50il m'arrive
00:34:51de regarder la télévision
00:34:52et je ne connais pas
00:34:54Bernard Arnault.
00:34:56Alors,
00:34:56je vois qu'il y avait
00:34:56une émission
00:34:57sur Bernard Arnault
00:34:58sur la deuxième chaîne
00:34:59et c'était une émission
00:35:01d'Élise Lucet.
00:35:02J'ai regardé.
00:35:04Alors,
00:35:04si c'est ça,
00:35:05une démonstration
00:35:07d'un reportage
00:35:09où l'on a
00:35:10le souci
00:35:11de l'objectivité,
00:35:13je préfère me pendre.
00:35:15J'ai été formé
00:35:16par les derniers...
00:35:17Vous en priez,
00:35:18vous ne pendez pas
00:35:18tout de suite.
00:35:18J'ai été formé
00:35:20par les derniers
00:35:22compagnons
00:35:22de Kessel.
00:35:24Yves Courrières,
00:35:25Georges Walter.
00:35:26J'ai eu la chance
00:35:27d'être à côté
00:35:28de Jacques Pauly.
00:35:29C'est non,
00:35:30vous ne dites peut-être rien,
00:35:31mais ils ont été
00:35:32des grands,
00:35:32grands bonhommes
00:35:33du journalisme.
00:35:34Ils possédaient
00:35:35le vocabulaire,
00:35:36ils avaient le sens
00:35:37de l'information,
00:35:38ils avaient le respect
00:35:39du public.
00:35:41Et jamais
00:35:41ils n'auraient été,
00:35:43comme je l'ai vu
00:35:43ce soir-là,
00:35:45dans une position
00:35:46d'inquisiteur,
00:35:47que dis-je,
00:35:47de miliciens.
00:35:49C'est-à-dire
00:35:49que faire passer
00:35:50une information
00:35:51comme étant objective
00:35:53et comme étant
00:35:54une démonstration
00:35:57à charge
00:35:58en guettant
00:35:59des personnages
00:36:00et en disant
00:36:00« Monsieur Attel,
00:36:01monsieur Attel,
00:36:02répondez,
00:36:03répondez à mes questions.
00:36:04Ah, vous ne voulez pas répondre ! »
00:36:06Est-ce que c'est ça
00:36:07le journalisme ?
00:36:08J'avais honte,
00:36:10honte de pouvoir dire
00:36:11que je porte
00:36:12la carte numéro
00:36:1336 156.
00:36:15C'est-à-dire
00:36:16que ces gens-là
00:36:17auraient besoin
00:36:18de suivre
00:36:19effectivement
00:36:20des cours.
00:36:21C'est immonde.
00:36:22On est loin
00:36:22de ce que l'on peut
00:36:23attendre
00:36:24d'un service
00:36:25public
00:36:26et même,
00:36:26je dirais simplement,
00:36:27d'un désir
00:36:28d'information.
00:36:29Là,
00:36:29on n'est plus
00:36:30dans l'opinion.
00:36:31On est dans une pratique
00:36:33de broyage
00:36:33des individus.
00:36:35En l'occurrence,
00:36:35la cible
00:36:36était Bernard Arnault.
00:36:38Il y a sans doute
00:36:39des choses à dire
00:36:40sur Bernard Arnault,
00:36:41mais à ce moment-là,
00:36:42c'est avec de l'information,
00:36:43pas en essayant
00:36:44de l'attraper
00:36:45comme ça au vol
00:36:46et quelques-uns
00:36:46de ses collaborateurs.
00:36:48Voilà où nous en sommes
00:36:49aujourd'hui
00:36:50et c'est ça
00:36:51qui voudrait être
00:36:51le grand journalisme
00:36:53donnant des leçons
00:36:55aux uns et aux autres
00:36:56et qui devrait être
00:36:57la référence.
00:36:58C'est la même chose
00:36:58de la part de Mediapart.
00:37:00Ce sont eux
00:37:01qui ont inventé
00:37:02cette nouvelle façon
00:37:03de se conformer
00:37:05et qui ne peut que
00:37:06provoquer
00:37:07chez les gens
00:37:08qui sont simplement
00:37:09dans le désir
00:37:10de savoir
00:37:11une sorte
00:37:12d'abjection
00:37:13et qui les détourne
00:37:15des écrans.
00:37:16Alors après,
00:37:17elle a cherché
00:37:17à se justifier
00:37:18aussi
00:37:19sur
00:37:20les indemnités,
00:37:22les prix,
00:37:23le coût
00:37:24de...
00:37:25Les sages
00:37:26l'accusaient
00:37:27dans un rapport
00:37:28du mois de septembre
00:37:30d'avoir dépassé
00:37:31largement
00:37:32les finances
00:37:33qui étaient allouées.
00:37:34La cour des comptes.
00:37:35La cour des comptes.
00:37:3581 millions d'euros.
00:37:36C'est pour ça
00:37:37que je dis des sages.
00:37:37Des rapages.
00:37:38Voilà.
00:37:38Et alors,
00:37:40c'est extraordinaire
00:37:40parce qu'elle dit
00:37:41mais non,
00:37:42non,
00:37:43d'abord,
00:37:44on a dû subir
00:37:45des coupes
00:37:46par rapport
00:37:46au budget
00:37:47alloué par l'État.
00:37:49Mais elle oublie quand même
00:37:49et alors elle dit
00:37:50les frais de représentation.
00:37:53Les frais de représentation,
00:37:54c'est-à-dire
00:37:54c'est les petits fours.
00:37:55Vous voyez,
00:37:56les petites choses comme ça.
00:37:57Puis éventuellement,
00:37:57vous allez au festival de Cannes.
00:37:59Mais quand vous allez
00:37:59au festival de Cannes,
00:38:00vous n'avez pas obligé
00:38:01de convoquer la direction.
00:38:03Vous n'êtes pas obligé
00:38:04de convoquer
00:38:04des grands comptes
00:38:05qui ne passent pas à l'antenne.
00:38:06Vous faites venir
00:38:07les journalistes
00:38:08et les équipes
00:38:09qui rendent compte.
00:38:10Bref,
00:38:10vous avez 3,8 millions
00:38:12en 2017
00:38:13et alors là,
00:38:14elle crie
00:38:15ouira,
00:38:15ouira,
00:38:16ouira,
00:38:16parce que nous ne sommes plus
00:38:17à 3,4 millions
00:38:20pour 2024.
00:38:24Vous voyez
00:38:24qu'on fait des économies.
00:38:26Quant au taxi,
00:38:27on a carrément,
00:38:28alors là,
00:38:28on passe de 2,1 millions
00:38:29en 2019
00:38:30à 3,4 millions
00:38:32en 2024,
00:38:35soit 80%
00:38:36d'augmentation.
00:38:37J'aurai la décence
00:38:38de ne pas faire
00:38:39d'allusion
00:38:40au traitement
00:38:41de Mme Arnotte,
00:38:43mais je pense
00:38:44que pour un service public
00:38:45qui ne se porte pas
00:38:46si bien
00:38:46et qui n'est surtout pas
00:38:48un exemple
00:38:50en matière
00:38:51d'information,
00:38:52elle ne mérite pas
00:38:53d'avoir
00:38:55une telle somme
00:38:56à la fin du mois.
00:38:57Charles Alonc,
00:38:59le rapporteur
00:39:00de cette commission
00:39:01d'enquête,
00:39:02a tweeté
00:39:03cette année,
00:39:03malgré un déficit
00:39:04de 81 millions d'euros,
00:39:06une quasi-faillite
00:39:07de France Télévisions,
00:39:08des échecs stratégiques
00:39:09répétés,
00:39:10une grille de programmes
00:39:10au rabais
00:39:11et des entorses
00:39:12constantes au pluralisme
00:39:13comme à la neutralité,
00:39:15Delphine Arnotte
00:39:15percevra une prime
00:39:16de performance
00:39:17de 78 000 euros,
00:39:19une prime qui viendra
00:39:20s'ajouter à son salaire
00:39:21de 322 000 euros,
00:39:23portant sa rémunération
00:39:24annuelle
00:39:24à près de 400 000 euros.
00:39:26Charles Alonc
00:39:27qui est le rapporteur
00:39:28de cette commission.
00:39:29Et juste par rapport
00:39:30à ce qu'elle a dit...
00:39:31Vous dites ce que
00:39:31je n'ai pas voulu dire.
00:39:33Non mais moi,
00:39:33je ne l'ai pas dit non plus.
00:39:37On va dire Christine
00:39:38qu'elle y a dit.
00:39:39Je dis ce qu'elle dit
00:39:40Charles Alonc
00:39:41et par contre,
00:39:43ce que je vais dire,
00:39:44c'est que la presse écrite
00:39:46n'est pas sujette
00:39:47à l'ARCOM,
00:39:48donc elle peut faire
00:39:49ce qu'elle veut
00:39:50et puis avoir
00:39:50de la presse écrite
00:39:51d'opinion,
00:39:52c'est autorisé.
00:39:53En revanche,
00:39:54à la télévision,
00:39:55il n'y a pas de chaîne
00:39:55d'opinion
00:39:56puisque toutes les chaînes
00:39:58sont obligées
00:39:59d'avoir un temps de parole
00:40:00de chaque politique
00:40:02et on est le seul
00:40:03pays au monde
00:40:03à le faire,
00:40:04donc les chaînes
00:40:05d'opinion
00:40:06n'existent pas
00:40:07en France.
00:40:09Tout un lien direct,
00:40:11Charlotte Dornelas,
00:40:12puisqu'un journaliste
00:40:12de France Info
00:40:13a fait une vidéo
00:40:13qui a largement fait réagir
00:40:15reliant nos marchés
00:40:16de Noël
00:40:17au nazisme.
00:40:17peut comprendre
00:40:19de cette initiative ?
00:40:21Ça a beaucoup fait réagir.
00:40:22Oui, c'est ça,
00:40:22c'est un peu la question
00:40:23qu'on se pose
00:40:23en voyant le titre
00:40:24de la vidéo,
00:40:26qui titre directement
00:40:27sur la réhabilitation
00:40:28des marchés de Noël
00:40:30par les nazis.
00:40:31En écoutant la vidéo,
00:40:32dans quel but
00:40:33une petite vidéo
00:40:34aussi courte
00:40:35à quelques jours
00:40:35de Noël
00:40:36nous expliquant
00:40:37que les nazis
00:40:38ont en effet
00:40:39réhabilité
00:40:39les marchés de Noël
00:40:40et que la France
00:40:42d'ailleurs,
00:40:42parce que c'est la fin
00:40:43de cette petite vidéo,
00:40:46on nous dit
00:40:46et la France est le deuxième
00:40:47pays au monde
00:40:48en nombre de marchés
00:40:48de Noël.
00:40:50Voilà,
00:40:50vous avez compris.
00:40:53Certes,
00:40:53le journaliste
00:40:54a la décence
00:40:54de préciser
00:40:55que la tradition
00:40:56remonte au Moyen-Âge,
00:40:57il passe très vite,
00:40:58il passe rapidement
00:40:59sur l'histoire
00:40:59de ces marchés
00:41:00et sur leur évolution
00:41:01et il s'arrête,
00:41:02c'est l'information
00:41:03de sa vidéo
00:41:04sur la reprise
00:41:05de ces marchés de Noël
00:41:06par le nazisme.
00:41:08C'est vraiment
00:41:08l'information
00:41:09qui mérite
00:41:09d'être mise en valeur
00:41:10sur la longue tradition
00:41:11des marchés de Noël,
00:41:13notamment en Allemagne.
00:41:14Alors,
00:41:14on aurait pu s'attarder
00:41:15par exemple
00:41:15sur les marchés
00:41:16de la Saint-Nicolas
00:41:17qui deviennent
00:41:17sous la pression
00:41:18protestante
00:41:19les marchés
00:41:20du petit Jésus.
00:41:21Vous savez,
00:41:22les saints
00:41:22par le protestantisme,
00:41:24ils ont préféré
00:41:25le bon Dieu
00:41:26à ses saints
00:41:26avant que chaque courant
00:41:28politique tente
00:41:28de mettre Noël
00:41:29à sa sauce,
00:41:30commercial,
00:41:30anticapitaliste,
00:41:31athée
00:41:32et en effet nazie.
00:41:33Les nazis,
00:41:34comme beaucoup
00:41:35de totalitaristes,
00:41:36se sont immiscés
00:41:37dans toutes les parts
00:41:38de la vie,
00:41:39de la vie quotidienne
00:41:40mais de la vie festive
00:41:40aussi des populations
00:41:42jusqu'à réécrire.
00:41:43Les nazis,
00:41:43ils ont été jusqu'à réécrire
00:41:44les chants même religieux
00:41:45de Noël
00:41:46pour mettre
00:41:47Hitler à la place
00:41:48de Jésus.
00:41:49Donc,
00:41:49ce n'était pas exactement
00:41:50la grande poursuite
00:41:51de l'histoire
00:41:52des marchés de Noël
00:41:53en Europe,
00:41:53vous voyez.
00:41:54Et en l'occurrence,
00:41:56ce n'est pas exactement
00:41:56la chronique qu'on a.
00:41:58Il ne s'agit pas
00:41:58de cette chronique
00:41:59sur l'évolution
00:41:59des marchés de Noël,
00:42:01il ne s'agit pas
00:42:01d'une chronique
00:42:02sur la tentation universelle
00:42:03de s'emparer de Noël
00:42:04pour veler la veau d'être
00:42:06à celui dont on célèbre
00:42:07initialement la naissance
00:42:08et qui promet justement
00:42:09de libérer l'humanité
00:42:10du mal
00:42:11et des messies impuissants
00:42:12ou des messies
00:42:13qui trompent.
00:42:15Il ne s'agit pas
00:42:15d'une chronique
00:42:16sur l'analyse
00:42:16du totalitarisme
00:42:17qui s'immisce
00:42:18dans la vie des personnes.
00:42:19Il ne s'agit pas non plus
00:42:20de traverser l'histoire
00:42:21multiséculaire
00:42:22des marchés de Noël
00:42:23pour montrer
00:42:23combien décidément
00:42:24l'Europe vit depuis
00:42:26si longtemps
00:42:26au rythme liturgique
00:42:28du christianisme,
00:42:29si fort d'ailleurs
00:42:30que chacun tente
00:42:31de le digérer
00:42:31à son avantage,
00:42:33il ne s'agit de rien
00:42:33de tout ça.
00:42:34Le message,
00:42:35c'est que les marchés de Noël
00:42:36et donc Noël
00:42:37sont surtout un peu nazis.
00:42:39Pas vraiment,
00:42:39ce n'est pas eux
00:42:40qui l'ont créé
00:42:40mais bon un peu quand même
00:42:41parce qu'ils l'ont fait
00:42:42et alors en prime
00:42:43sur les marchés de Noël
00:42:45les nazis
00:42:45mettaient du
00:42:46made in all mine.
00:42:47Comme ça,
00:42:47si vous aimez
00:42:48le marché de Noël
00:42:48et qu'en plus
00:42:49vous êtes attaché
00:42:50à trouver des produits
00:42:51plutôt locaux
00:42:52que venus du bout du monde,
00:42:53vous savez ce qu'il vous reste
00:42:54à penser de vous-même.
00:42:57Il s'agirait
00:42:58de culpabiliser un peu.
00:43:00Alors,
00:43:00qu'en obtenir quand même
00:43:01de cette vidéo ?
00:43:02Charlotte,
00:43:03est-ce qu'elle ne dit pas
00:43:04quand même des choses
00:43:04qui sont pour autant vraies
00:43:05dans l'histoire
00:43:06de ces marchés de Noël ?
00:43:09C'est une très bonne question
00:43:10pour répondre à Delphine Ernot
00:43:11très directement
00:43:12parce qu'il y a
00:43:13l'information brute,
00:43:15vraie ou fausse,
00:43:16en l'occurrence
00:43:16est-ce que les nazis
00:43:17ont organisé
00:43:18des marchés de Noël ?
00:43:19Est-ce qu'ils les ont réinstallés
00:43:20au cœur des villes ?
00:43:21C'est absolument vrai
00:43:22et puis il y a ce que vous faites
00:43:23de l'information.
00:43:24Il y a le tri dans l'information,
00:43:26il y a le fait
00:43:26de consacrer une minute entière
00:43:28aux liens qui existent
00:43:29entre les nazis
00:43:30et le marché de Noël
00:43:31en faisant l'impasse
00:43:32sur tout le reste
00:43:33de leur histoire.
00:43:34Évidemment,
00:43:35le message,
00:43:36et je pense que tout le monde
00:43:36en conviendra,
00:43:37n'est pas exactement le même
00:43:38si l'on fait une minute
00:43:39de vidéo sur l'origine catholique
00:43:40des marchés de Noël,
00:43:42sur son évolution commerciale,
00:43:44sur la page nazie
00:43:46dans l'histoire des marchés.
00:43:47On ne veut pas adresser
00:43:49le même message
00:43:50aux personnes qui reçoivent
00:43:52une information
00:43:53fut-elle brute
00:43:53et fut-elle exacte.
00:43:55Alors pour commencer,
00:43:56et pour lui donner raison,
00:43:57il est exact
00:43:58que dans la longue histoire
00:43:59des marchés de Noël,
00:44:00il y a eu une page nazie
00:44:02dans ces marchés de Noël
00:44:03puisque ça n'aura échappé
00:44:04à personne.
00:44:05L'Allemagne était nazie
00:44:06pendant quelques années
00:44:08et il est vrai
00:44:09que les nazis
00:44:10ont essayé
00:44:10de se réapproprier Noël
00:44:11bien au-delà,
00:44:13de transformer complètement Noël,
00:44:14même bien au-delà
00:44:15de la question des marchés.
00:44:16Mais il y a un détail
00:44:17qui mériterait quand même
00:44:17d'être noté
00:44:18à l'heure où chacun préfère
00:44:20parler d'hiver,
00:44:20de fête de décembre
00:44:21plutôt que de Noël,
00:44:23c'est que quand Hitler
00:44:24arrive au pouvoir,
00:44:25ce n'est pas que Noël
00:44:26devient une fête nationaliste,
00:44:28comme il nous dit,
00:44:28bon déjà,
00:44:29ça mériterait
00:44:30à lui envoyer
00:44:31Mathieu Bocoté,
00:44:31mais il explique
00:44:32qu'avec les nazis,
00:44:34Noël devient
00:44:35une fête nationaliste.
00:44:36Non, c'est le nazisme
00:44:37qui se sert de Noël
00:44:38parce qu'il est difficile
00:44:39de déraciner les gens
00:44:41à leurs traditions
00:44:41et que donc,
00:44:42il vaut mieux
00:44:42contorsionner,
00:44:45on va dire,
00:44:45ces traditions-là
00:44:46pour les mettre
00:44:47à sa mesure,
00:44:48en l'occurrence,
00:44:48la mesure nazie.
00:44:50Et il ne s'agissait pas
00:44:51exactement pour les nazis
00:44:52d'installer des marchés
00:44:53de Noël
00:44:53pour vendre l'histoire
00:44:55d'un petit nouveau-né
00:44:58qui vient répandre
00:44:59la paix et l'amour
00:44:59à destination de l'humanité.
00:45:01Alors,
00:45:02ils ont voulu dénaturer Noël
00:45:03en détournant
00:45:04l'attachement populaire
00:45:05à leur avantage,
00:45:06mais les nazis,
00:45:06ils ont aussi dit bonjour,
00:45:08ils ont mis un pied devant l'autre
00:45:09pour marcher,
00:45:09ils ont dormi la nuit,
00:45:10ils se sont brossés les dents.
00:45:12Et est-ce que tout cela
00:45:12est constitutif du nazisme ?
00:45:14Pourquoi ne faisons-nous pas
00:45:15des chroniques
00:45:16pour,
00:45:16comment dire,
00:45:18pour diaboliser
00:45:19ces usages quotidiens,
00:45:20ces habitudes quotidiennes ?
00:45:22Parce que précisément,
00:45:23ce qui nous intéresse
00:45:24dans le nazisme,
00:45:25c'est de reconnaître
00:45:26ce qui est constitutif
00:45:27du nazisme
00:45:27et de sa barbarie
00:45:28pour ne pas la reproduire.
00:45:30Ce n'est pas tout
00:45:31ce qui s'est passé
00:45:31dans l'Allemagne
00:45:32pendant le nazisme,
00:45:35évidemment.
00:45:36Donc nous sommes sauvés.
00:45:37Il est probable
00:45:38que les marchés de Noël
00:45:38ne soient pas exactement
00:45:40un reste du nazisme
00:45:41dans nos vies,
00:45:42mais simplement
00:45:43une tradition
00:45:43qui a survécu au nazisme
00:45:45en laissant avec lui
00:45:46ses oripeaux.
00:45:48Alors,
00:45:48il se passe toujours
00:45:49des choses
00:45:50pendant l'émission
00:45:51Face à l'info.
00:45:53Il semblerait
00:45:54que le lien
00:45:54vient d'être supprimé.
00:45:56Je demande
00:45:57au téléspecteur
00:45:58de Face à l'info
00:45:58de bien vérifier.
00:45:59Dites-moi,
00:46:00hashtag Face à l'info,
00:46:00si effectivement,
00:46:01au cours de l'émission,
00:46:02il y a peu de temps,
00:46:03ce lien,
00:46:04cette vidéo,
00:46:05a-t-elle été supprimée
00:46:07de France Info ?
00:46:09Comme ça,
00:46:09on saura la vérité
00:46:10en direct.
00:46:11J'ai beaucoup de messages
00:46:12qui m'alertent dessus.
00:46:13C'est intéressant.
00:46:14Dernière question,
00:46:15Charles-André Lasse,
00:46:16que retenir du choix
00:46:17de cette information,
00:46:19de cette vidéo,
00:46:20en effet,
00:46:21à quelques jours de Noël ?
00:46:23Que la guerre contre Noël,
00:46:24comme nous dit souvent
00:46:25notre ami québécois,
00:46:26est double.
00:46:27D'abord,
00:46:28il a fallu,
00:46:29dans un premier temps,
00:46:30effacer de Noël
00:46:30toute trace religieuse
00:46:31et chacun s'y attelle
00:46:33assez savamment.
00:46:35Comment supporter
00:46:36la possibilité
00:46:36d'une naissance déterminante
00:46:38pour toute l'humanité
00:46:39à l'heure
00:46:39où on donne à chacun
00:46:40le droit de réinventer
00:46:41l'humanité pour lui-même ?
00:46:43C'est absolument insupportable.
00:46:45Et dans un deuxième temps,
00:46:46la guerre contre Noël,
00:46:47puisque les gens
00:46:48restent attachés
00:46:48à des traditions culturellement
00:46:50enracinées,
00:46:51il faut réussir
00:46:52à les salir
00:46:53pour nourrir
00:46:54une culpabilité identitaire
00:46:55cette fois-ci.
00:46:57Comment supporter
00:46:57que l'homme
00:46:58demeure attaché
00:46:58à ce qui le précède
00:46:59et le façonne,
00:47:01alors même
00:47:01qu'il doit devenir
00:47:02universel
00:47:02et surtout interchangeable ?
00:47:05Car en effet,
00:47:05Noël demeure
00:47:06la période de la joie,
00:47:07de la famille,
00:47:08de la nostalgie,
00:47:08de la douceur,
00:47:09de la beauté,
00:47:10de la lumière,
00:47:11de la générosité,
00:47:12des chants,
00:47:12de la paix.
00:47:13C'est tous les mots
00:47:13qu'on associe
00:47:14assez naturellement
00:47:15à Noël
00:47:16et c'est décidément
00:47:17que les racines de Noël
00:47:18doivent être,
00:47:19même si elles sont oubliées
00:47:20ou combattues,
00:47:21relativement solides.
00:47:22Alors on va donner
00:47:23une idée à France Info
00:47:24s'ils ont réellement
00:47:24supprimé le lien.
00:47:26Ils peuvent faire
00:47:26une autre chronique
00:47:27sur ce que Noël
00:47:28a apporté à l'Occident
00:47:29et jusqu'à aujourd'hui.
00:47:31On aurait pu raconter
00:47:32cette histoire-là,
00:47:33celle où Noël
00:47:34réussit à faire taire
00:47:35les armes
00:47:36dans les tranchées
00:47:36et que la trêve est née.
00:47:38On pourrait aussi raconter
00:47:39qu'à Noël,
00:47:40c'est la tradition
00:47:40de la place du pauvre.
00:47:42Vous savez,
00:47:42à table,
00:47:43quand il y a une place
00:47:43en plus,
00:47:44qu'on appelle
00:47:44la place du pauvre.
00:47:46Alors il y a un hebdomadaire
00:47:47en 1871,
00:47:48un hebdomadaire français
00:47:49qui décrivait
00:47:49la place du pauvre ainsi.
00:47:51Entre la mer et l'aïeul,
00:47:52il y a aussi une place vide,
00:47:53une place que l'on appelle
00:47:53la place du pauvre.
00:47:55Rarement le souper finit
00:47:56sans qu'elle ne soit occupée
00:47:57par un malheureux
00:47:58qui n'a d'autre famille
00:47:59que celle que la Providence
00:48:00lui donne pour quelques heures
00:48:01la nuit de Noël.
00:48:03Convenons que Noël,
00:48:04et bon,
00:48:04on pourrait rajouter à ça
00:48:06toutes les traditions humaines
00:48:08et spirituelles
00:48:10autour de Noël
00:48:11et convenons que Noël,
00:48:12au sens de cette naissance-là
00:48:13en particulier,
00:48:14a apporté à l'Occident
00:48:15et au monde
00:48:16un trésor un tout petit peu
00:48:17plus constitutif de l'Occident
00:48:19que la torsion
00:48:20des marchés de Noël
00:48:21et leur installation
00:48:22dans la ville
00:48:23plutôt qu'hors de la ville
00:48:24par les nazis
00:48:25pendant quelques années.
00:48:26Cela a apporté par exemple
00:48:27la force,
00:48:28et c'est Gabriel
00:48:28qui le soulignait tout à l'heure,
00:48:31la force d'âme nécessaire
00:48:32aux 50 martyrs catholiques
00:48:33qui seront béatifiés
00:48:34à Notre-Dame
00:48:35samedi prochain
00:48:36et qui ont été victimes
00:48:38du nazisme
00:48:38parce qu'ils apportaient
00:48:40justement un soutien spirituel
00:48:41à leurs prisonniers.
00:48:43Mais ça n'intéresse pas
00:48:44ceux qui voudraient
00:48:45que l'Occident
00:48:45n'ait décidément
00:48:46qu'à nous faire
00:48:47rougir de honte.
00:48:49Merci Charles-Ander
00:48:50en a l'as.
00:48:50Merci à tous
00:48:51pour vos messages.
00:48:52Grâce à vous,
00:48:52effectivement,
00:48:53j'apprends
00:48:53qu'à 19h08,
00:48:56France Info
00:48:57tweet,
00:48:58nous avons publié
00:49:00une vidéo
00:49:00sur les marchés de Noël.
00:49:01Le titre était
00:49:02un raccourci.
00:49:02Nous choisissons
00:49:04de la retirer.
00:49:05La vidéo entière
00:49:06était un raccourci
00:49:07si je puis le permettre.
00:49:09Merci beaucoup.
00:49:10Nous allons accueillir
00:49:11maintenant dans le lien,
00:49:12dans le prolongement
00:49:13de votre chronique.
00:49:14Elisabeth Caïmer
00:49:15qui est journaliste
00:49:16au JDD,
00:49:16elle est à l'origine
00:49:17de la crèche
00:49:18qui a été construite
00:49:19à l'entrée
00:49:20du bâtiment de CNews.
00:49:21Installez-vous.
00:49:22On va montrer
00:49:22quelques images
00:49:23de cette crèche
00:49:24que vous avez construite,
00:49:26créée à l'entrée
00:49:27de CNews.
00:49:28Merci beaucoup
00:49:28d'être avec nous
00:49:29ce soir
00:49:29parce qu'on va s'arrêter
00:49:30sur cette...
00:49:32Et nous,
00:49:32on va dire les choses.
00:49:33Nous,
00:49:33on va parler de la tradition.
00:49:35Effectivement,
00:49:36d'où vient cette tradition.
00:49:37Voici la crèche
00:49:38que vous avez créée.
00:49:39J'ai demandé aussi
00:49:40aux téléspectateurs
00:49:41de Face à l'Info
00:49:42de nous envoyer
00:49:43des photos de crèche.
00:49:44Pendant notre discussion,
00:49:45on verra les photos
00:49:46de crèche
00:49:46de téléspectateurs
00:49:48de Face à l'Info.
00:49:49D'abord,
00:49:51la crèche représente
00:49:53la scène de la nativité
00:49:55décrite dans les évangiles,
00:49:57Luc et Mathieu.
00:49:58Mais pendant longtemps,
00:49:59il n'existe pas
00:49:59de crèche matérielle
00:50:00dans les maisons.
00:50:02Alors,
00:50:02d'où vient
00:50:02cette tradition de crèche ?
00:50:04On a pour habitude
00:50:06de faire remonter
00:50:07la tradition de la crèche
00:50:08à la nuit
00:50:09du 24 décembre
00:50:10de 1223
00:50:12à Greccio,
00:50:13en Italie,
00:50:14lorsque Saint-François d'Assise
00:50:16a fait réaliser
00:50:18une crèche vivante
00:50:19avec un bœuf,
00:50:20un âne
00:50:21et des frères
00:50:22de sa communauté.
00:50:24Saint-François revenait
00:50:25de Bethléem
00:50:26et il a été fasciné
00:50:28de découvrir
00:50:29la grotte de Bethléem
00:50:30et de voir
00:50:31le lieu même
00:50:32où le Christ est né.
00:50:34Et il a trouvé
00:50:35que ça pouvait aider
00:50:37ses proches
00:50:39et les gens du village
00:50:40à mieux comprendre
00:50:43ce qui s'était passé
00:50:44cette nuit-là,
00:50:45à mieux réaliser
00:50:46le dieu fait homme.
00:50:49Et donc,
00:50:50il a commencé,
00:50:52dit-on,
00:50:53avec quelques frères
00:50:55et puis les villageois
00:50:56ont vu
00:50:57qu'il se passait
00:50:57quelque chose.
00:50:58Donc,
00:50:58ils ont pris
00:50:58leurs petits lampions
00:51:00et ils se sont dirigés
00:51:01vers cette étable
00:51:04reconstituée.
00:51:05Et de là
00:51:06est née la tradition
00:51:07de la crèche,
00:51:08même si on pense
00:51:09qu'un petit peu avant,
00:51:10il y avait déjà eu
00:51:10des représentations
00:51:11de la nativité.
00:51:12Mais c'est Saint-François d'Assise
00:51:14qui lance vraiment
00:51:14le top départ,
00:51:15c'est-à-dire les crèches.
00:51:171223.
00:51:18Ensuite,
00:51:18comment les crèches
00:51:19se répondent
00:51:19dans les monastères,
00:51:20dans les églises ?
00:51:20Comment ensuite
00:51:21la tradition perdue ?
00:51:23Ensuite,
00:51:24ça continue plutôt
00:51:25dans les monastères,
00:51:26pas tellement chez les gens.
00:51:30Et puis,
00:51:30ça donne lieu même
00:51:30à des petits débats
00:51:31dans l'église.
00:51:32Saint-Bonaventure
00:51:33n'est pas tellement sûr
00:51:33que ce soit
00:51:34une très bonne idée.
00:51:34et en fait,
00:51:38c'est au XVIe siècle,
00:51:39au moment du Concile de Trent,
00:51:41que les jésuites,
00:51:43qui sont connus
00:51:44pour être des enseignants,
00:51:47des pédagogues,
00:51:48décident de,
00:51:51en quelque sorte,
00:51:52en réponse
00:51:52à la réforme protestance,
00:51:55décident de vulgariser
00:51:57cette pratique des crèches
00:51:58parce que,
00:51:59pour ces verdues pédagogiques,
00:52:02ils pensent que ça peut aider
00:52:03les personnes
00:52:04qui ne connaissent pas bien
00:52:05leur catéchisme
00:52:05à mieux le pénétrer,
00:52:07à mieux le comprendre.
00:52:08Et donc,
00:52:08les crèches se répandent
00:52:10au XVIe siècle,
00:52:12toujours aussi principalement
00:52:14dans les églises
00:52:15et dans les monastères.
00:52:18Alors,
00:52:19ensuite,
00:52:20quel était le but
00:52:20des crèches à l'époque,
00:52:22Elisabeth Keimer ?
00:52:23Le but à l'époque ?
00:52:23C'était un but catéchétique
00:52:26et d'ailleurs,
00:52:27le pape François,
00:52:28au XXIe siècle,
00:52:30a dit que les crèches
00:52:31étaient un catéchisme vivant
00:52:33et ça a toujours été ça
00:52:34depuis le début,
00:52:35ça permet d'expliquer
00:52:37aux enfants et aux adultes
00:52:39l'incarnation
00:52:40qui est un mystère chrétien.
00:52:42Alors,
00:52:43à quel moment,
00:52:43donc on voit
00:52:44Saint-François d'Assise,
00:52:45on voit les monastères,
00:52:46les églises,
00:52:46et à quel moment
00:52:46les crèches entrent
00:52:47dans les foyers ?
00:52:48Alors,
00:52:49elles entrent dans les foyers
00:52:50à la fin du XVIIIe siècle,
00:52:53après la Révolution française,
00:52:56parce que les révolutionnaires
00:52:57ferment les églises
00:52:59et brûlent tout ce qu'il y a
00:53:01à l'intérieur
00:53:02et notamment les crèches.
00:53:03Donc,
00:53:03ils ont détruit,
00:53:05ils ont brûlé des crèches
00:53:07et les catholiques
00:53:09étaient très perturbés
00:53:11de ne plus pouvoir accéder
00:53:13dans leur église
00:53:14et de ne plus avoir la crèche.
00:53:16Donc,
00:53:16ils ont commencé
00:53:16à en confectionner eux-mêmes
00:53:17avec les moyens du bord,
00:53:19souvent du bois,
00:53:21de la mie de pain.
00:53:22Ils ont commencé
00:53:23à faire leur petite crèche
00:53:24chez eux
00:53:24et puis,
00:53:27dans le sud de la France,
00:53:29en Provence,
00:53:30un sculpteur marseillais,
00:53:32de retour d'une petite promenade
00:53:34dans la campagne,
00:53:35a vu que la terre
00:53:37était collée
00:53:37sur ses chaussures
00:53:38et en enlevant la terre
00:53:39de ses chaussures,
00:53:41il s'est dit
00:53:41mais je pourrais faire
00:53:43des petits centons
00:53:44avec cette argile
00:53:47et c'est comme ça
00:53:47que sont nés
00:53:48les centons de Provence.
00:53:50C'est comme ça
00:53:50que sont nés
00:53:51les centons de Provence
00:53:52et aujourd'hui,
00:53:53chaque pays a sa manière
00:53:54de représenter aussi
00:53:55les crèches
00:53:55en Allemagne,
00:53:57en France.
00:53:58Alors que nous,
00:53:58par exemple,
00:53:58ce sont les centons de Provence
00:53:59qu'on a vu
00:54:00que vous avez fait
00:54:01pour la crèche
00:54:02ici à CNews
00:54:03mais pourquoi
00:54:04les autres pays,
00:54:05quelles sont leurs
00:54:06différentes représentations ?
00:54:07Alors nous,
00:54:08il y a les centons de Provence
00:54:08mais il y a aussi
00:54:09d'autres manières
00:54:11de...
00:54:12En Alsace,
00:54:12il y a eu des petits centons
00:54:14en verre aussi,
00:54:15des petits centons en bois.
00:54:17En fait,
00:54:17je pense que chaque pays
00:54:18ou chaque région
00:54:20en fait,
00:54:21s'approprie
00:54:21cette tradition
00:54:22et la lie
00:54:27avec son savoir-faire.
00:54:28Donc chaque artisan
00:54:30avec ce qu'il sait faire
00:54:32va recomposer une crèche.
00:54:34À Naples,
00:54:34par exemple,
00:54:35les crèches napolitaines
00:54:36sont très connues.
00:54:37les personnages
00:54:39sont revêtus
00:54:39de vêtements,
00:54:41de soirées,
00:54:42de pierres.
00:54:44En fait,
00:54:44c'est...
00:54:45Au Brésil,
00:54:46moi j'ai une amie
00:54:47qui a une crèche brésilienne,
00:54:49elle est en bois flotté,
00:54:50peinte de toutes les couleurs.
00:54:51Enfin,
00:54:52chaque culture s'exprime
00:54:53en fonction
00:54:54de...
00:54:54C'est ça qui est...
00:54:55Il y a différents matériaux
00:54:56en fonction un peu
00:54:57de leur risque.
00:54:57De ce qu'ils ont sous la main.
00:54:58De ce qu'ils ont sous la main.
00:54:59Et qui est-ce qu'on représente
00:55:00dans les crèches ?
00:55:01Parce qu'on peut effectivement...
00:55:03J'aime bien Charlotte
00:55:04qui sourit.
00:55:04Le bœuf,
00:55:05l'âne,
00:55:06Joseph,
00:55:06Marie.
00:55:06C'est le plus important.
00:55:08C'est le plus important.
00:55:10Non ?
00:55:10Et puis,
00:55:11il y a aussi
00:55:11le boulanger,
00:55:12le maire.
00:55:13On peut aller plus loin,
00:55:14effectivement,
00:55:14avoir d'autres représentations.
00:55:16Alors,
00:55:16pour les centons de Provence,
00:55:17en fait...
00:55:18Des marmenants,
00:55:18des...
00:55:19Voilà.
00:55:19Il pourrait y avoir...
00:55:20C'est sa dernière chance
00:55:21de le mettre dans la crèche.
00:55:22Ça fait un double âne.
00:55:25Non,
00:55:25non,
00:55:25mais vous pourriez être pris
00:55:26très au sérieux
00:55:27avec vos demandes.
00:55:28Parce que moi,
00:55:29je regarde tous les ans
00:55:30s'il y a des nouveaux centons
00:55:31qui sont sortis.
00:55:32Et là,
00:55:32j'ai découvert tout à l'heure
00:55:33avant de venir
00:55:34qu'il y avait un centon
00:55:34de Johnny Hallyday.
00:55:36Il y a des footballeurs.
00:55:38Il y a Bernard Tapie
00:55:39qui tient une coupe.
00:55:41Il y a le supporter
00:55:42de l'OM.
00:55:43Il y a même Jean-Claude Duss.
00:55:45On m'avait prévenu
00:55:45et j'ai vérifié.
00:55:46C'est vrai,
00:55:47ça existe.
00:55:48Il est sur un...
00:55:49un télésiège.
00:55:52Donc,
00:55:52il peut y avoir très bien
00:55:53un Christine Kelly.
00:55:55Mais non,
00:55:56il suffit de toucher
00:55:57le cœur d'un centonnier.
00:55:59Ça serait génial
00:56:01une crèche des mousquetaires.
00:56:02Voilà,
00:56:02les mousquetaires dans la crèche.
00:56:03Les mousquetaires dans la crèche.
00:56:05Et quelle est la crèche,
00:56:06peut-être,
00:56:06dernière question
00:56:07avant la chronique
00:56:07de Mathieu Bocoté,
00:56:09quelle est la crèche
00:56:10peut-être
00:56:10qui vous a le plus marqué ?
00:56:12Vous qui aimez les crèches,
00:56:13vous y avez construit
00:56:14cette crèche pour CNews
00:56:16et laquelle vous a le plus touchée ?
00:56:17Moi,
00:56:18celle à laquelle
00:56:19je pense spontanément,
00:56:20c'est la crèche
00:56:21qu'il y avait
00:56:21chez mes grands-parents
00:56:22quand j'étais petite
00:56:23et que je faisais
00:56:24avec mes tantes,
00:56:26avec mes cousins
00:56:26et mes parents.
00:56:31Ce n'était pas
00:56:32des centons de Provence.
00:56:34Il n'y avait pas
00:56:34beaucoup de personnages,
00:56:35mais ce sont
00:56:36les premières émotions.
00:56:39Alors,
00:56:39en tout cas,
00:56:40j'ai demandé
00:56:40aux téléspectateurs
00:56:41de Face à l'Info,
00:56:42est-ce qu'on peut montrer
00:56:43quelques crèches
00:56:43de téléspectateurs
00:56:45de Face à l'Info ?
00:56:46Vous avez été très nombreux
00:56:48à nous envoyer
00:56:49vos crèches
00:56:51Hashtag Face à l'Info.
00:56:52Elles sont magnifiques.
00:56:55Il y a déjà
00:56:56les rois mages là.
00:56:57Comment ?
00:56:57Il y a quoi ?
00:56:58Il y a les rois mages.
00:57:01Mais il n'y a pas Jésus.
00:57:02Il n'y a pas Jésus.
00:57:03Ils attendent.
00:57:03Là, ça va.
00:57:04Tout va bien.
00:57:05Chez moi,
00:57:05il y a déjà Jésus.
00:57:06Je n'ai pas encore compris.
00:57:08Bon, ça viendra.
00:57:09Il y a énormément
00:57:10de photos.
00:57:11On n'a pas pu
00:57:11toutes les prendre
00:57:12et tout,
00:57:12mais elles sont magnifiques.
00:57:14Hashtag Face à l'Info.
00:57:16Vive les crèches
00:57:17et vive la tradition.
00:57:18Merci infiniment.
00:57:20Elisabeth K.
00:57:20C'est tout ce qu'il y a
00:57:21comme...
00:57:22Je demande juste
00:57:23à la régie.
00:57:25Elles sont chez les graphistes.
00:57:28On les mettra demain.
00:57:29Donc, regardez
00:57:29sur la table.
00:57:30On les mettra demain.
00:57:31Excellente idée.
00:57:32Mathieu Bocoté.
00:57:33L'Australie vient
00:57:33d'interdire les réseaux sociaux
00:57:35au moins de 16 ans.
00:57:36Plusieurs y voient
00:57:37une bonne nouvelle.
00:57:38Une bonne nouvelle
00:57:38de santé publique même.
00:57:40Elle laisse toutefois
00:57:41dans l'ombre
00:57:41la dépendance
00:57:42aux réseaux sociaux
00:57:43des adultes.
00:57:44Et c'est à cette question
00:57:44qu'on s'a fait
00:57:45votre seconde édition.
00:57:46Oui, elle me semble
00:57:47assez importante
00:57:48cette question
00:57:48parce que l'Australie dit
00:57:49on va interdire
00:57:50pour les moins de 16 ans
00:57:51parce que c'est
00:57:51une catastrophe numérique
00:57:53pour la santé publique
00:57:54des plus jeunes.
00:57:55Moi, je ne suis pas
00:57:55trop partisan
00:57:56de l'interdiction
00:57:57mais une fois que c'est dit
00:57:58parce que je me méfie
00:57:59de l'État
00:57:59qui décide de substituer
00:58:00aux parents.
00:58:01Mais une fois que c'est dit
00:58:02sans le moindre doute
00:58:04il y a une catastrophe
00:58:04numérique
00:58:05sur les jeunes générations
00:58:06qui sont conditionnées
00:58:08par ces réseaux sociaux.
00:58:09Et d'ailleurs,
00:58:09il va y avoir des sanctions
00:58:10si certains réseaux sociaux
00:58:12ne se plient pas
00:58:13à ces interdictions.
00:58:14Il y aura de vraies sanctions.
00:58:15Donc, quelles sont
00:58:16les conséquences
00:58:16pour les plus jeunes?
00:58:17On le sait.
00:58:17C'est une forme de fabrique
00:58:19à crétins.
00:58:19Je ne peux pas le dire poliment.
00:58:21C'est la destruction
00:58:22de la capacité
00:58:23de concentration
00:58:23et d'attention.
00:58:25C'est la diffusion
00:58:25de contenus idéologiques
00:58:26fous qui relèvent
00:58:27de la propagande
00:58:28qui peut véritablement
00:58:29détruire les âmes,
00:58:30détruire les tempéraments,
00:58:31détruire les individus
00:58:32sans oublier l'intimidation,
00:58:34sans oublier
00:58:34tout ce que ça représente.
00:58:35Tout ça, on le sait.
00:58:36Mais ce qu'on ne doit pas
00:58:37sous-estimer, je crois,
00:58:38c'est l'effet de destruction,
00:58:40l'équivalent en fait,
00:58:41sur les adultes aussi.
00:58:43Et je pense que
00:58:43ce qui se passe en Australie
00:58:44peut lancer un signal
00:58:45pour chacun d'entre nous
00:58:47ailleurs dans le monde
00:58:48et même chez vous, évidemment,
00:58:49sur les effets
00:58:50chez les adultes
00:58:51des réseaux sociaux
00:58:52qui ont complètement
00:58:52transformé la manière
00:58:54de vivre.
00:58:54Donc, je donne
00:58:55quelques exemples.
00:58:56La destruction du sommeil.
00:58:58Vous me direz
00:58:58que c'est un détail,
00:58:59mais le sommeil interrompu
00:59:00par les réseaux sociaux,
00:59:01la fameuse lumière bleue,
00:59:02c'est un problème.
00:59:03Les effets d'hypnose
00:59:04sur un flux de données
00:59:05décontextualisé,
00:59:06les gens sont absorbés
00:59:07par ça, les heures passent,
00:59:08le nombre d'heures passées,
00:59:10je parle des adultes,
00:59:10je ne parle pas
00:59:11des gamins de 15 ans.
00:59:12L'absorption de la vie
00:59:13par le numérique,
00:59:14l'effondrement de la lecture,
00:59:16ce n'est pas un détail.
00:59:17Et j'ajouterais une chose,
00:59:19et là,
00:59:19ce n'est pas seulement
00:59:20les réseaux sociaux,
00:59:20mais c'est vraiment le portable,
00:59:21la destruction des codes
00:59:22élémentaires de la civilité.
00:59:24Je donne deux exemples.
00:59:25Vous savez,
00:59:25ces gens qui,
00:59:26dans les transports en commun,
00:59:27écoutent une vidéo
00:59:28persuadés que tout le monde
00:59:29doit l'écouter avec eux.
00:59:30Ce sont des malades mentaux,
00:59:31ces gens-là, je crois.
00:59:32Et de la même manière,
00:59:33ceux qui ont des conversations
00:59:34en visio,
00:59:35il y a plein de gens autour d'eux,
00:59:36mais ils pensent
00:59:36qu'on doit être témoin
00:59:37à tout prix
00:59:37de leur conversation
00:59:38avec leurs proches.
00:59:40Alors qu'on s'en fout,
00:59:40franchement,
00:59:41on n'a pas été témoins
00:59:41de leur vie.
00:59:42Or, le fait est
00:59:43que le téléphone
00:59:44qui se diffuse ainsi partout,
00:59:46réseaux sociaux ou non,
00:59:47dans les faits,
00:59:48entraîne une forme
00:59:48d'effondrement de la civilité.
00:59:50Mais est-ce qu'on peut rompre
00:59:52tout simplement
00:59:52avec son téléphone portable, Mathieu?
00:59:54Bien sûr que non,
00:59:55même si on le souhaiterait
00:59:56au fond de soi-même.
00:59:57Soyons sérieux,
00:59:58c'est utile.
00:59:58Il y a un progrès technologique
00:59:59immense qui est fait avec ça.
01:00:02Tous les avantages sont connus.
01:00:04Mais je pense que la prochaine étape,
01:00:05plutôt que de demander
01:00:06à Big Brother ou Big Mother
01:00:07encore une fois
01:00:08de nous dire
01:00:08ce qu'on a le droit
01:00:08de faire ou pas faire,
01:00:09c'est la sanctuarisation
01:00:10par la société civile
01:00:12de lieux où le portable
01:00:13n'est pas le bienvenu.
01:00:14Que ce soit le restaurant,
01:00:15les clubs,
01:00:16les salles de spectacle,
01:00:17multiplier les lieux
01:00:18ou je dirais les mœurs,
01:00:21les codes de bonne conduite
01:00:22élémentaire qu'on a.
01:00:23Par exemple,
01:00:23je ne sais pas,
01:00:23on n'arrive pas
01:00:24déguisé en clown
01:00:25dans un enterrement,
01:00:26bon par exemple.
01:00:27Mais de la même manière,
01:00:28on ne se trimballe pas
01:00:28partout avec son portable
01:00:29dans toutes circonstances,
01:00:30il y aura probablement
01:00:31manière à libérer
01:00:32des espaces,
01:00:34libérer des espaces
01:00:36n'est pas maître et roi.
01:00:38On va tous devoir
01:00:39s'y soumettre,
01:00:39moi le premier.
01:00:40Mais l'enjeu,
01:00:41me semble-t-il,
01:00:41il est là davantage
01:00:42que demander à l'État.
01:00:43Mais ce qui est certain,
01:00:44c'est que sinon,
01:00:44on va tous devenir
01:00:45à la fin des légumes imbéciles.
01:00:47Il suffit de venir à la messe.
01:00:49C'est une bonne nouvelle
01:00:50pour tout le monde.
01:00:50Ou bien faites des crèches.
01:00:52Alors on va voir
01:00:52les images des crèches.
01:00:53Voilà, elles arrivent maintenant.
01:00:54Elles sont très, très nombreuses.
01:00:55Vous avez été très nombreux
01:00:56à nous envoyer
01:00:57plein de photos
01:00:58de vos crèches.
01:00:59Hashtag face à l'info
01:01:00continuez.
01:01:01On va montrer
01:01:06que merci infiniment
01:01:06pour toutes ces photos.
01:01:09Ah ben tiens,
01:01:09j'ai la même.
01:01:10Ah oui, c'est pas chez moi ça ?
01:01:11On est revenus.
01:01:13Merci infiniment.
01:01:14L'heure des pros
01:01:15de Pascal Praud.
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