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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo
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00:0019h, ravi de vous retrouver ce soir à l'AJT avec Adrien Fontenot.
00:05Bonsoir Christine, bonsoir à tous.
00:06Deux enfants d'une fratrie placés dans un foyer parisien ont été tondus en juillet.
00:11Le parquet a été averti et la ville de Paris a convoqué l'ensemble des directeurs de ces foyers.
00:16De l'aide sociale à l'enfance, la mère va porter plainte.
00:19Une affaire semblable à celle révélée au début du mois, une vidéo d'un enfant torse nu tondu par des éducateurs dans un foyer du 13e arrondissement avait fuité.
00:26Une enquête est toujours en cours.
00:27La nourrice soupçonnée d'avoir empoisonné une famille juive en janvier 2024 a été condamnée à deux ans et demi de prison ferme et une interdiction de territoire français de 5 ans.
00:36Le tribunal correctionnel de Nanterre a en revanche écarté la circonstance aggravante d'antisémitisme.
00:42Et puis cette image à Gaza, voici la seule église chrétienne orthodoxe de l'enclave qui date du 5e siècle.
00:47Et vous le voyez, les décorations de Noël sont sorties avec l'aide des enfants très investis sur le sapin.
00:52La décélébration est une première depuis deux ans à Gaza.
00:55Les enfants qui dansent le dabke, une danse traditionnelle palestinienne.
00:58Merci beaucoup mon cher Adrien Fontenot et au sommaire ce soir.
01:03Aujourd'hui, nous revenons sur la commission d'enquête consacrée à l'audiovisuel public.
01:07Un point ressort, c'est l'incapacité de ces équipes de l'audiovisuel public et de ces dirigeants à reconnaître leurs propres biais.
01:15Progressisme revendiqué, pluralisme affriché, neutralité proclamée.
01:19Mais comment un média peut-il se dire au-dessus des clivages quand il confond ses convictions avec l'évidence morale ?
01:27Comment exiger le pluralisme d'institutions à ceux qui ne savent même plus qu'ils ont une idéologie ?
01:34L'édito de Mathieu Bocoté.
01:37Un vote au Parlement européen a suscité la polémique.
01:40Plusieurs eurodéputés, dont Manon Aubry, Raphaël Guxman et Valérie Ayer, ont refusé d'affirmer que seules les femmes peuvent être enceintes.
01:48A l'origine, c'est un avontement qui a été voté et qui rappelle que seules les femmes pouvaient tomber enceintes.
01:54Le débat a donc glissé sur une remise en cause du langage biologique au nom de combats intersectionnels.
02:00Question, jusqu'où peut-on déconstruire les mots sans finir par effacer ce qu'ils étaient censés protéger ?
02:06L'analyse de Gabriel Cluzet.
02:08Aujourd'hui, la mobilisation se poursuit à Bruxelles contre l'accord Union Européenne-Mercosur,
02:13symbole pour les agriculteurs d'une concurrence jugée déloyale et d'un pouvoir éloigné des producteurs.
02:19Hier, à Strasbourg, Manon Aubry a été prise à partie par des agriculteurs
02:23qui dénoncent ce qu'ils perçoivent comme une répercussion politique
02:26et un décalage entre discours écologiste et réalité du terrain.
02:31Comment expliquer ce décalage entre ceux qui nourrissent le continent
02:34et ceux qui sont censés les représenter ?
02:36Le regard de Marc Menand.
02:38Alors qu'au traité à l'Union Européenne-Mercosur semblait sur le point d'être signé,
02:43Emmanuel Macron, isolé à Bruxelles et sous la pression du monde agricole,
02:47a tenté d'en obtenir le report.
02:49Contre toute attente, Georgia Meloni juge à son tour l'accord prématuré,
02:54ouvrant ainsi la voie possible à une possibilité de minorité de blocage.
02:59Derrière ce retournement, libre-échange, oui, mais à quelles conditions de concurrence,
03:03de normes et de souveraineté ? Le décryptage de Charlotte Dornelas.
03:08L'entretien de François Fillon dans le Figaro interpelle, non pour son appel à la démission d'Emmanuel Macron,
03:15mais pour le diagnostic plus large qu'il pose.
03:18Crise de l'alternance, illusion centriste, perte de souveraineté, transfert du pouvoir vers Bruxelles.
03:24A travers la colère des agriculteurs, c'est la nature même du pouvoir en France qui se révèle.
03:30Une crise politique qui est d'abord une crise de régime,
03:32l'édito de Mathieu Bocoté sur l'appel de François Fillon.
03:36Et puis nous recevons l'avocat Thibault de Montbréal, spécialiste des questions de sécurité et d'état de droit.
03:43Dans son livre « L'état de droit n'est pas mort, vive l'état de droit »,
03:47mais surtout « La France, le choc ou la chute » aux éditions L'Observatoire,
03:51il conteste un dogme dominant, non l'autorité n'est pas l'ennemi des libertés.
03:56Il alerte sur un état qui renonce à faire respecter la loi
03:59et interroge sur notre capacité collective à assumer l'ordre républicain.
04:04Thibault de Montbréal est notre invité ce soir.
04:07Et puis un invité surprenant qu'on aura en visio, Franck Putla,
04:10chef doublement étoilé au Guide Michelin, meilleur ouvrier de France à Carcassonne.
04:15Il a quitté ses fourneaux de haute gastronomie pour cuisiner au pied des exploitations.
04:21Un repas solidaire pour les agriculteurs mobilisés sur le terrain.
04:25Des compotés de légumes du jardin, des saucisses de Toulouse offertes par une boucherie.
04:30Un geste simple mais profondément engagé.
04:33Quand la grande cuisine rejoint le monde paysan, on en parle ce soir dans Face à l'Info.
04:39Une heure avec nos mousquetaires pour tout se dire et sans tabou.
04:41Ravie de vous retrouver ce soir.
04:56Gabriel Cluzel et Mathieu Bocoté sont fâchés ce soir.
04:58Il y a un espace quartier.
05:00Nous sommes séparés comme ça.
05:01Un pur de Berlin.
05:03Je suis l'Ouest.
05:04Vous êtes là, vous êtes là, vous êtes là.
05:08Donc ne vous inquiétez pas, on les a séparés parce qu'ils se bagarrent en fait dès qu'il y a l'un.
05:14La fille qui en rajoute et tout.
05:15Thibaut de Montbrial, je vous prie de bien vouloir nous excuser.
05:18On est un peu comme ça entre nous.
05:21On est rapide de vous accueillir ce soir, Thibaut de Montbrial, pour vos trois livres.
05:26Notamment, c'est sorti aux éditions l'Observatoire, la France, le choc ou la chute.
05:32Et ce qui est important de souligner, on aurait aimé vous avoir d'ailleurs tous les soirs.
05:36Puisque tous les jours, il y a des sujets qui sont liés à l'actualité, au manque d'autorité.
05:43Est-ce qu'on est déjà entré, selon vous, dans l'effondrement de l'autorité irréversible ?
05:49Je sais qu'à la fin, vous êtes optimiste et que vous êtes aussi porté par l'espérance.
05:52Mais déjà là, est-ce qu'on est déjà à un point de non-retour ?
05:55Alors tout dépend ce qu'on a.
05:56Non-retour, tout dépend par rapport à quoi.
05:58Mais ce qui est absolument certain, c'est que quand on regarde les choses dans le détail,
06:04dans le détail des chiffres, mais surtout dans le détail de ce que les Français vivent sur le terrain.
06:08Puisque ce livre est écrit notamment à la suite des deux ans de réunions publiques que j'ai faites dans toute la France.
06:15Au moment où je l'ai écrit, j'en avais fait une trentaine en 24 mois.
06:18Et ce que me racontent les Français, ce que me racontent les gens sur le terrain,
06:22les élus locaux, les forces de l'ordre, mais aussi les simples citoyens,
06:25est totalement convergent avec les indicateurs.
06:28Ce qui est certain, c'est qu'il y a une accélération des conséquences de l'affaissement de l'autorité.
06:34Vous savez, un toboggan, vous commencez par glisser doucement.
06:36Et puis il y a un moment où, hop, tout à coup, ça accélère.
06:40À quel moment sommes-nous sur le toboggan ?
06:43Je pense qu'on est à un moment où la perte de contrôle s'accélère avec l'explosion de la violence,
06:50notamment contre tous les représentants directs ou indirects de l'État,
06:54les policiers et les gendarmes, bien sûr, mais aussi les services de secours,
06:58les élus, le personnel hospitalier, soignants, médecins, infirmières et les profs dans les écoles.
07:05Donc, tous ceux qui incarnent l'État d'une manière ou d'une autre
07:09sont de plus en plus victimes d'agressions verbales et de plus en plus physiques.
07:14Et on a l'impression qu'on est rentré dans une dynamique
07:18où l'ordre, la loi, les représentants de l'ordre n'impressionnent plus personne.
07:23C'est ça.
07:23On le voit dans les refus d'obtempérer, on le voit tous les jours.
07:28Et ce qui est très inquiétant, c'est cette impression qui est forcément exagérée en plus
07:33parce qu'il y a encore des choses de temps en temps qui fonctionnent.
07:36Mais cette impression qu'ont les gens, les délinquants, les islamistes, les trafiquants de stupéfiants
07:41que de toute façon, c'est eux qui ont la main et c'est eux qui sont dans une logique de prédation
07:46par rapport à l'État et par rapport aux honnêtes gens.
07:49Et c'est cette spirale délétère qu'il faut absolument se dépêcher d'inverser.
07:57Votre question, est-ce que c'est irréversible ?
07:58Je pense que non.
08:00Mais je crois que nous avons d'ores et déjà atteint un stade
08:03où le retour de Balancier ne pourra pas se faire sans violence
08:09parce que le jour où nous aurons enfin, ce qui est déjà une condition compliquée,
08:13un État, c'est-à-dire un président et un gouvernement
08:17qui seront véritablement sur des lignes de rétablissement de l'autorité,
08:21ils vont se heurter à un terrain où cette impression que l'autorité n'existe plus prévaut
08:28et donc quand on va la remettre en œuvre, si déjà on y arrive,
08:32au début les voyous ne se laisseront pas faire.
08:35Donc ça veut dire que c'est un risque d'être trop tard ?
08:37Ça veut dire qu'on peut y arriver mais qu'on n'y arrivera pas
08:41sans une phase qui sera extrêmement compliquée
08:43et que l'État de droit permet.
08:46C'est-à-dire que beaucoup de gens disent
08:49oui mais l'État de droit ne permet pas de se défendre, etc.
08:52Heureusement que la démocratie porte en elle,
08:55et quand je dis en elle c'est dans ses textes,
08:57la capacité de se protéger dans les situations graves.
09:00Vous avez la loi de 1955 sur l'état d'urgence
09:02qui a déjà été appliquée plusieurs fois,
09:04notamment lors de la crise sanitaire
09:07ou alors lors des émeutes de 2005.
09:09Vous avez dans la constitution des mécanismes
09:11à l'article 16, à l'article 36
09:13qui ont vocation à suspendre
09:16un certain nombre de fonctionnements institutionnels
09:19lorsque c'est la survie même de la République
09:22et de l'État de droit qui est en jeu.
09:24Donc les mécanismes existent.
09:25Concrètement, qu'est-ce qui pourrait se passer
09:27si je vous suis ?
09:28Prenons l'image de votre toboggan.
09:30Déjà moi, lorsque je vois votre toboggan,
09:32vous êtes un homme qui est aussi porteur d'espérance
09:34et c'est ce que j'aime bien chez vous,
09:36on va en parler peut-être tout à l'heure,
09:37mais sur le toboggan, il n'y a pas de remontée.
09:40Donc vous dites qu'à la fin du toboggan,
09:42c'est la violence.
09:44Vous dites que l'État de droit
09:45permet de faire face à cette violence.
09:47Concrètement, ça veut dire quoi ?
09:49Alors, d'abord, il faut rappeler à tout le monde
09:51que le premier rôle d'un État organisé
09:54et a fortiori dans une démocratie,
09:56c'est d'assurer la protection de sa population.
10:00La sécurité, c'est un besoin primaire de l'être humain.
10:02C'est la base du pacte social.
10:04Avec la taille et la seigneurie.
10:06C'est le cours de cinquième de ma fille en histoire.
10:09Mais on payait pour avoir la protection.
10:12À Thibault de Montbréal, on n'a plus la protection.
10:14Mais on paye toujours.
10:15Et on paye toujours.
10:16Vous venez de mettre le doigt
10:17sur la principale défaillance de l'État aujourd'hui
10:20et qui est complètement intégrée par les citoyens.
10:22C'est ça qui est très inquiétant
10:23et dont beaucoup de gens à Paris ne se rendent pas compte,
10:25en particulier dans les appareils des partis politiques.
10:28C'est que les gens savent que par l'organisation sociale,
10:31ils n'ont pas le droit d'utiliser la violence
10:32parce que c'est l'État qui est un régulateur social
10:36avec la police et la justice.
10:39Et en contrepartie, les gens payent des impôts.
10:40Mais des impôts, ils en payent de plus en plus.
10:42Et la régulation, elle n'existe plus.
10:44Donc le problème, c'est qu'à un moment donné,
10:47il va falloir reprendre la main.
10:48Et en reprenant la main,
10:50on va protéger la population et les plus faibles.
10:53Parce qu'assurer la sécurité,
10:55beaucoup de gens disent que c'est un programme,
10:57c'est quelque chose qui est très à droite.
10:58Mais ce n'est pas très à droite.
11:00Les premiers qui souffrent de l'insécurité,
11:02ce sont les populations les plus défavorisées.
11:04Donc on pourrait presque dire, en étant taquin,
11:06que d'assurer la sécurité,
11:08à commencer par celle des plus défavorisées,
11:10c'est presque un programme social.
11:12Vous comprenez ?
11:13Donc je pense qu'il faut sortir de la passion,
11:14parce que ça déclenche très vite des passions.
11:16Mais il faut être lucide,
11:18et il faut dire aux gens,
11:19qui d'ailleurs l'ont complètement intériorisé sur le terrain,
11:21que le jour où on aura enfin des politiques
11:24qui auront le courage de mettre en œuvre,
11:27d'appliquer la loi.
11:28Parce qu'il y a sans doute des lois qu'il faudrait améliorer,
11:30mais le système existant,
11:32s'il était appliqué,
11:33permettrait de réguler beaucoup de choses
11:35et de remettre de l'ordre.
11:38Et donc, il faudra assumer,
11:40moi je pense que ça commencera par le fait
11:41d'assumer la force légitime.
11:43C'est-à-dire qu'on a un cadre d'emploi de la force
11:45par la police et la gendarmerie,
11:47qui aujourd'hui n'est plus rempli.
11:49Donc les policiers et les gendarmes
11:50s'auto-censurent parce qu'ils craignent,
11:52pour faire court,
11:53ils craignent la réaction de la justice à leurs actions.
11:56Et les voyous en face l'ont complètement intériorisé.
11:59Et donc, il faut casser ce cycle
12:01et repartir dans un cycle...
12:03Vous prenez souvent l'exemple de Tancarville,
12:06où il y a, c'était Mohamed Alraou,
12:09qui s'était quand il y avait eu...
12:09Tancarville, oui.
12:10Tancarville, voilà.
12:12Où il y avait eu,
12:12vous dites que c'était un tir gratuit.
12:14C'est-à-dire qu'ils ont tué gratuitement.
12:17Ils n'étaient pas obligés de tuer.
12:18Et vous dites que ça,
12:19ça a été, par exemple, un point de bascule
12:21et qui montre à quel point,
12:22effectivement, au niveau judiciaire,
12:24ils n'ont plus peur,
12:25ils n'ont plus peur de la justice, etc.
12:27Vous dites, par exemple,
12:28que là, ça sera aux forces de l'ordre
12:32d'assurer la violence légitime.
12:34Il faut donc que l'État,
12:35un nouveau pouvoir, on va dire,
12:37j'essaie d'aller plus loin,
12:39puisse donner cet ordre
12:41aux forces de l'ordre
12:43d'assumer réellement leur pouvoir légitime.
12:45J'essaie d'extrapoler,
12:46j'essaie d'aller plus loin
12:47que ce qu'on dit tout le temps,
12:49tous les soirs,
12:49on veut de l'autorité.
12:50Mais comment et comment avancer ?
12:52Mais l'autorité,
12:53c'est de dire,
12:54il y a un cadre légal qui existe.
12:56Et encore une fois,
12:57le cadre est bien.
12:58Le problème,
12:58c'est la façon dont il est appliqué.
13:00Et que...
13:01Et interprété.
13:02Lorsque la situation
13:03le permet au regard des faits
13:07par rapport aux droits,
13:08il faut soutenir
13:09les policiers et les gendarmes
13:11lorsqu'ils utilisent la force.
13:12Je vais vous dire,
13:13il y a une chose
13:14qu'il faut que chacun ait à l'esprit.
13:16C'est que lorsqu'un citoyen est tué,
13:19c'est une catastrophe.
13:21Lorsqu'un policier ou un gendarme est tué,
13:23c'est un drame.
13:24Mais lorsqu'un voyou est tué
13:26dans un acte de délinquance,
13:27c'est simplement la conséquence
13:29de son choix d'être un délinquant.
13:32Donc, on ne peut pas tout mettre sur le même plan,
13:35mettre les voyous, les policiers
13:36et les honnêtes gens sur le même plan,
13:38tout simplement parce qu'une vie en société
13:40ne peut pas se réguler comme ça
13:42et parce que la loi ne dit pas ça.
13:45Donc, il faut soutenir
13:46nos policiers et nos gendarmes
13:47et il faut qu'ils sachent
13:50en amont
13:51qu'ils seront protégés
13:54par la hiérarchie
13:56et par le politique,
13:58sauf évidemment en cas de déviance manifeste.
14:00Mais c'est extrêmement rarement le cas.
14:01On n'y est pas encore en tout cas.
14:03Ah non, il n'y est pas encore, ça c'est sûr.
14:04Et pour autant, on a des images
14:06depuis quelques jours
14:07avec les gendarmes
14:09face aux paysans.
14:11Est-ce que là, on ne se dit pas
14:13mais alors donc, la force,
14:14elle est légitime
14:15quand on a des honnêtes gens
14:17et dans le reste du temps,
14:19on est impuissant.
14:20Donc, on peut montrer de la force
14:21quand on ne prend pas de risque.
14:23Vous posez une question
14:24qu'énormément de Français se posent.
14:27J'ai été, je vous le dis,
14:28moi je suis officier de réserve
14:30de la gendarmerie
14:30et donc j'assume ce que je vais dire
14:32et je le dis comme président
14:34du centre de réflexion
14:34sur la sécurité intérieure
14:35mais aussi comme officier de gendarmerie.
14:37Je pense que la place
14:39des moyens les plus lourds
14:41de la gendarmerie,
14:42c'est-à-dire les centaures,
14:43les blindés extrêmement impressionnants
14:45et les hélicoptères
14:46n'était pas en Ariège
14:48le week-end dernier.
14:51Et que autant, c'est normal
14:52d'assurer l'ordre,
14:54y compris face aux agriculteurs.
14:55Les agriculteurs n'ont pas
14:56une immunité particulière.
14:58Mais dans le cadre
14:59de l'accompagnement
15:01de la problématique
15:02du drame que vivent
15:03les agriculteurs
15:04qui sont quand même
15:05les gens qui nourrissent
15:06les Français,
15:06qui sont ceux qui permettent
15:07la souveraineté alimentaire
15:09des Français,
15:10au début d'une situation
15:11de tension,
15:12au début d'une situation
15:13de tension,
15:13on ne commence pas
15:14par mettre des blindés
15:15que par ailleurs
15:16on n'a jamais vus
15:16dans les banlieues.
15:17Une dernière question,
15:18Gabrielle Cluzel.
15:19Oui, je sais que vous avez
15:20rencontré beaucoup de Français.
15:22C'est vrai que moi aussi
15:23j'en rencontre de temps en temps
15:24et je suis frappée
15:25par le nombre de ceux
15:26qui me disent
15:26de toute façon
15:27c'est foutu.
15:29Est-ce que vous faites partie
15:30du camp du tout est foutu
15:31ou vous pensez
15:34qu'il est encore
15:35minuit moins le quart ?
15:36Voilà.
15:36Alors je pense
15:37qu'il est minuit moins deux,
15:38pas minuit moins le quart
15:39mais minuit moins deux,
15:40mais il n'est pas encore minuit.
15:41Et toute l'histoire de France
15:42regorge de ces moments
15:44où on a cru
15:44que tout était perdu
15:45et où tout à coup
15:46il y a eu un sursaut.
15:48Ça ne s'est jamais fait sans casse.
15:49Alors donnez-nous
15:49une note d'espérance.
15:51Je vous donne une note d'espérance.
15:52C'est que je rencontre
15:53énormément de gens
15:54qui me disent
15:55qu'il faut que
15:56de partout
15:57dans la société civile,
15:59parmi les élus locaux
16:00notamment,
16:01ils se lèvent des gens
16:02qui assument
16:03dans une logique
16:04qui est quasiment sacrificielle
16:06de s'engager
16:07en politique
16:08pour remplacer,
16:11pour prendre la place
16:12de ceux qui sont
16:13dans une logique
16:13politique systémique,
16:15professionnelle
16:16et la formule
16:17que j'entends le plus
16:18c'est
16:18ce ne sont pas les gens
16:19qui nous ont rendu malades
16:20qui vont nous guérir
16:21mais il y a véritablement
16:23une espérance
16:23qui est la suite logique
16:26de l'histoire de France.
16:27Il y a toujours des gens
16:27qui se sont dressés
16:28et qui ont permis
16:30de redresser les choses.
16:31Pour ça,
16:32il faut d'abord
16:32un diagnostic lucide
16:34et ensuite
16:34un courage désintéressé.
16:36Ça fait quand même
16:36deux choses
16:37qui manquent beaucoup aujourd'hui.
16:38On a envie de les voir
16:38en tout cas,
16:39ceux qui sont porteurs
16:40d'espérance
16:41et qui vont porter aussi
16:43ce message.
16:43Merci beaucoup
16:44Thibault de Montbrial
16:45d'avoir été notre invité.
16:46Je rappelle votre livre
16:47France, le choc ou la chute
16:48aux éditions
16:50L'Observatoire.
16:51On marque une pause.
16:52On va parler effectivement
16:53des agriculteurs.
16:54On va parler
16:54de différents sujets.
16:57On aura
16:57un chef
16:59qui cuisine
17:00pour les agriculteurs
17:01en ligne
17:01dans un instant.
17:02A tout de suite
17:02dans Face à l'Info.
17:03Le service public
17:08est-il conscient
17:09de ces biais ?
17:10C'est une question
17:11qu'on peut se poser
17:12si on s'intéresse
17:13à la commission d'enquête
17:15qui lui est actuellement
17:15consacrée,
17:16notamment lorsqu'on entend
17:18les réponses
17:19de Sibylle Veil
17:20ou encore
17:21d'Adèle Van Rett
17:22à propos
17:23de leur déclaration passée.
17:26Et c'est sur ce sujet
17:27que vous vouliez revenir
17:28à Mathieu Bocoté.
17:29Oui, parce qu'il y a
17:30des tonnes de choses
17:31qu'on pourrait dire
17:32aujourd'hui
17:32à propos de cette séquence
17:33depuis hier,
17:34tout à fait passionnante
17:35de cette commission
17:36d'enquête
17:36sur l'audiovisuel public.
17:38J'aimerais d'abord dire
17:39et simplement
17:40pour insister sur la chose,
17:42on est en ce moment
17:43dans un moment
17:44de dévoilement collectif.
17:46C'est-à-dire,
17:47c'est un pouvoir
17:47l'audiovisuel public
17:48qui est immense
17:49et qui n'était jamais
17:51contesté frontalement.
17:52Il était contesté
17:53à la marge,
17:54mais rarement
17:55on était devant
17:55ses dirigeants
17:56en les obligeant
17:57à se justifier.
17:57Non, pas rarement.
17:58Grande première.
17:59Oui, en effet,
18:00c'est très juste.
18:01Mais première fois.
18:02Or, qu'est-ce qu'on voit
18:02à travers cela ?
18:03Charles Alonc,
18:04qui est le rapporteur,
18:06est en ce moment
18:07et sera encore plus demain
18:08et après-demain
18:09la cible d'une campagne
18:10de diffamation,
18:12de dénigrement,
18:13de diabolisation
18:14qui est déjà violente.
18:16On l'accuse en fait
18:17de dire n'importe quoi,
18:19on l'accuse d'être partial
18:19et on comprend
18:20que le régime
18:21nomme déclaration partiale
18:23tout ce qui ne le célèbre pas.
18:25Donc, je pense
18:25qu'on doit prendre
18:26cette commission
18:28parce qu'elle est
18:28un moment inattendu
18:29de dévoilement
18:31d'un pouvoir
18:31qui ne tolère pas
18:33le moindre contre-pouvoir.
18:34Premier élément.
18:36Ensuite,
18:36on pourrait parler
18:37de Cohen-le-Grand
18:38qui était là aujourd'hui
18:39mais qui n'était pas
18:40les plus intéressants,
18:40étrangement.
18:41Moi, je trouve
18:41les deux plus intéressants
18:42hier et aujourd'hui,
18:43c'est Sybille Veil
18:44qui dirige Radio France
18:45et Adèle Valéry
18:47qui dirige France Inter.
18:48Parce que les deux
18:49ont dû se justifier
18:50justement devant Aloncle
18:52par rapport
18:53à leur déclaration
18:54sur le progressisme.
18:55Le progressisme
18:56qui va de soi,
18:57c'est un fait
18:58pour le service public.
18:59Et Charles Aloncle
19:00leur pose la question
19:01très clairement.
19:02Il dit,
19:02êtes-vous conscient
19:03qu'il s'agit
19:04d'une philosophie politique?
19:06Si quelqu'un disait
19:07il va de soi
19:08par exemple
19:08que France Inter
19:09est une radio conservatrice,
19:11est-ce que vous croyez
19:12qu'il y aurait
19:12la même unanimité?
19:14Est-ce que vous êtes conscient
19:15qu'en disant
19:15que vous êtes progressiste,
19:16vous avez une orientation
19:18idéologique?
19:19Question toute simple.
19:20Et ce qui me fascine
19:22à la fois chez Sybille Veil
19:23mais aussi chez Adèle Valéry,
19:25c'est soit,
19:27deux hypothèses,
19:28soit une inconscience
19:29totale
19:30de leur propre biais.
19:31Ils ne sont pas capables
19:33de comprendre
19:34que le progressisme
19:35ce n'est pas
19:36le vrai V majuscule,
19:37que c'est une orientation
19:38philosophique
19:39et qu'il y en a d'autres
19:40en ce monde
19:41et qu'elles ont
19:41des conséquences différentes.
19:43Ou alors,
19:44ils nous montrent
19:45en plein visage,
19:45c'est-à-dire que c'est tout à fait
19:46possible que les deux
19:47savent très bien
19:47qu'elles sont biaisées,
19:48qu'elles sont très militantes,
19:49qu'elles sont orientées,
19:51mais décident de nous mentir
19:52au visage
19:52parce que de toute façon,
19:53mentir n'est pas un problème.
19:55Alors,
19:56Mme Veil,
19:57par exemple,
19:57va nous dire
19:58pourquoi on dit
19:59que vous êtes progressiste.
20:00Vous êtes progressiste.
20:01Elle nous répond,
20:02on comprend
20:03qu'elle s'attendait
20:03à la question.
20:04Elle nous demande
20:05où est le problème.
20:06Où est le problème exactement?
20:07Elle nous dit,
20:07il y a un livre,
20:08d'ailleurs,
20:08je n'ai pas trouvé le livre,
20:08je lui ai trouvé un article
20:09sur le Figaro Vox,
20:10mais il dit qu'il y a un livre
20:11« 50 nuances de progressisme ».
20:13Dans les faits,
20:14c'est un article du Figaro
20:15qui était consacré
20:17au dictionnaire du progressisme
20:19porté par Olivier Dard
20:20et quelques autres.
20:20Donc,
20:21j'invite les assistantes
20:22de Mme Sybille Veil
20:23à mieux travailler
20:24le titre d'un article de journal
20:26« Ce n'est pas un livre ».
20:29Ensuite,
20:29c'est peut-être que je n'ai pas trouvé,
20:30mais j'ai quand même cherché.
20:31Quoi qu'il en soit,
20:32donc,
20:32elle nous dit
20:33« 50 nuances de progressisme ».
20:35Et le progressisme,
20:36c'est peut-être
20:36tant et tant de choses
20:37que vous trouverez nécessairement
20:38votre variété.
20:41Elle nous dit
20:41« Le progressisme,
20:42d'ailleurs,
20:42c'est Victor Hugo ».
20:43Vous n'êtes quand même
20:43pas contre Victor Hugo,
20:44vous n'êtes pas Victor Hugophobe.
20:46Donc,
20:46vous n'êtes pas
20:47contre Victor Hugo
20:48qui est lui-même progressiste.
20:50Dès lors,
20:50il y a une polysémie
20:51dans ce mot,
20:51il y a plusieurs sens.
20:53Donc,
20:53trouvez la définition
20:53qui vous convient.
20:55Progressiste de gauche,
20:55progressiste de droite,
20:56progressiste,
20:57progressiste,
20:57progressiste libéral,
20:58progressiste centriste,
20:59pourquoi pas ?
21:00Mais c'est un terme
21:01à ce point consensuel
21:02qu'il n'est pas possible
21:04de le remettre en question.
21:05Ça,
21:06c'était hier.
21:07On comprend,
21:07c'est toujours la logique
21:08de la gauche.
21:09La gauche,
21:09c'est la norme
21:10et si on est en désaccord
21:11avec elle,
21:12on est à droite.
21:13Et à droite,
21:13c'est déjà un problème.
21:15Si on est à droite,
21:15on est toujours trop à droite.
21:17D'ailleurs,
21:17vous noterez qu'à droite,
21:18c'est encore plus grave
21:19quand on est à droite
21:19de manière décomplexée
21:21parce que la droite
21:21complexée,
21:22c'est mieux.
21:23Si elle est décomplexée,
21:24c'est comme des gens
21:24qui sont fiers
21:25d'afficher leur perversion
21:26en public.
21:26On en connaît,
21:27mais franchement,
21:28il n'y en a pas des tonnes.
21:28Réponse d'aujourd'hui,
21:31ensuite d'Adèle Van Riet,
21:33qui est encore plus drôle,
21:34involontairement.
21:35Elle nous dit,
21:37il n'y a pas de problème
21:37avec le progressisme.
21:38Ça va de soi.
21:39Et là,
21:39j'ai noté tout ce qu'elle dit.
21:40Je ne prends la peine
21:41d'y aller de point par point.
21:43Elle dit d'abord,
21:44il y a un malentendu
21:44parce qu'on ne met pas
21:46la même chose
21:46dans ce mot,
21:47vous et moi.
21:48Elle dit ce mot
21:49à une histoire.
21:50Très juste, madame.
21:51Les significations varient.
21:52Bon,
21:53c'est le même argument
21:53des 50 nuances de progressisme.
21:55Donc,
21:55il y a plusieurs définitions
21:56concurrentes de la chose.
21:57Donc, trouvez la bonne,
21:58mais néanmoins,
21:59inscrivez-vous
21:59sous ce terme obligatoire.
22:02Elle nous dit
22:02que le terme
22:02a aussi une signification libérale.
22:04Donc, on peut
22:04le progressisme libéral.
22:05Si vous êtes de droite,
22:06il y a de la place
22:06pour vous là-dedans.
22:07À l'entendant,
22:08là où on devient plus précis,
22:09qu'est-ce que le progressisme ?
22:11C'est sortir de la barbarie
22:12pour aller vers la civilisation.
22:15OK.
22:15Qu'est-ce que ça veut dire aujourd'hui ?
22:17Que veut dire aujourd'hui
22:18sortir de la barbarie
22:19pour aller vers la civilisation ?
22:20Parce qu'elle nous dit
22:20que c'est un concept
22:21pertinent aujourd'hui.
22:23Elle ajoute
22:23qu'il y a du progressisme
22:24culturel néanmoins,
22:25qui est attentif
22:26aux évolutions de la société.
22:27Alors, je précise
22:28qu'on est tous attentifs
22:29aux évolutions de la société.
22:30Reste à savoir
22:31si on les approuve ou non.
22:32Charlotte est attentive
22:33aux évolutions de la société.
22:34Mme Van Riet aussi,
22:35je ne suis pas certaine
22:36que les deux,
22:37qui sont très attentifs,
22:38font la même lecture
22:39des phénomènes sociaux.
22:41Ensuite, elle nous dit
22:42que ce n'est pas une ligne idéologique,
22:43c'est une ligne éditoriale.
22:45Ah !
22:46Qui est par ailleurs fidèle
22:47à ce que nous devons être aujourd'hui.
22:48Elle dit ça.
22:49Ensuite, elle nous dit
22:50que c'est une méthode
22:51plus qu'une idéologie.
22:52Elle rappelle
22:53que nous accompagnons la société.
22:55Elle ne la devance jamais.
22:56Donc, quand le service public
22:57cherche à tout près
22:57à nous faire croire
22:58qu'un homme peut accoucher
22:59d'une manière ou de l'autre,
23:00ils accompagnent la société.
23:02Ils ne cherchent pas
23:02à nous rentrer
23:02dans le crâne d'une idée.
23:04Ensuite, elle nous dit
23:05que par ailleurs,
23:05c'est le progrès des savoirs.
23:06Vous n'êtes pas contre
23:06le progrès des savoirs.
23:08Elle nous dit
23:08que ça permet d'éclairer
23:09les débats par les faits.
23:10Donc, je comprends
23:10que si on est conservateur,
23:11on n'éclaire pas
23:12les débats par les faits,
23:12mais si on est progressiste,
23:13on le fait.
23:14Elle nous dit
23:15que c'est des progrès techniques.
23:16Ah ben d'accord.
23:16C'est le four micro-ondes,
23:18finalement.
23:19C'est le succès
23:19des formats numériques.
23:20Ah bon, OK.
23:21C'est le progrès social
23:22au sens républicain.
23:23Ah ben là, je me suis dit
23:24d'accord.
23:24C'est au sens républicain,
23:25il fallait le dire tout de suite.
23:26C'est au sens républicain,
23:26on est tous d'accord.
23:28Et c'est aussi donner aux gens
23:29leur chance
23:29de se former une opinion.
23:31Mais si j'ai bien compris,
23:32l'information pour se former
23:33une opinion,
23:34c'est l'orientation
23:35de signaux.
23:35vous en dites
23:36« Venez avec vos convictions,
23:38je n'ai pas la formule
23:39exacte en tête,
23:40mais globalement,
23:40vous arrivez,
23:41vous entendrez plusieurs
23:41points de vue
23:42et vous ferez votre propre
23:43opinion. »
23:43Bon, c'est intéressant ça.
23:44Donc elle nous dit
23:45la même chose pour
23:45France Inter.
23:46C'est intéressant,
23:46on a la même ligne
23:47éditoriale finalement.
23:48Puis à la fin,
23:49ça veut dire qu'il faut
23:50œuvrer pour la cohésion sociale.
23:52Franchement,
23:52j'ai regardé tout ça,
23:53je me dis mais que
23:54de pirouettes,
23:55que de gesticulation,
23:57que de simagré,
23:58que de danse bizarre
24:00qu'on verrait dans
24:00un spectacle de danse
24:01genre chéniune
24:02ou quelque chose
24:02comme ça,
24:03sur le mode
24:03de les danse
24:04les plus abracadabrantes
24:05pour nous dire
24:05qu'elle n'a pas
24:05de position politique.
24:07Je tiens quand même
24:08à rappeler que si,
24:09par exemple,
24:09on est conservateur,
24:11est-ce qu'on a moins
24:11de chances de bien
24:12se faire accueillir
24:13sur France Inter
24:13que si on est progressiste?
24:15C'est une question
24:16qu'on pourrait lui poser.
24:17Mais elle nous a expliqué
24:17que ce mot,
24:18qu'elle définit
24:18de 3000 manières différentes,
24:20n'a aucune conséquence
24:22dans les orientations
24:23politiques ou idéologiques
24:24de la chaîne.
24:25Je ne suis pas certain
24:26qu'on l'a cru.
24:28Autrement dit,
24:28Mathieu,
24:29à vous entendre,
24:29les dirigeantes
24:30de la radio publique
24:31ne comprennent
24:32tout simplement pas
24:33ce qu'on peut
24:34leur reprocher,
24:35en fait.
24:35Je pense que c'est ça.
24:36C'est pour ça que je ne pense
24:37pas qu'ils mentent.
24:37Très honnêtement,
24:38je me suis demandé
24:38aujourd'hui
24:39est-ce qu'ils mentent?
24:39C'est possible?
24:40Franchement,
24:40je pense qu'ils sont
24:41simplement aveuglés
24:42par quelque chose
24:43qui relève
24:44de la révélation religieuse.
24:45C'est leur révélation.
24:46Le progressisme,
24:47dans l'échelle
24:48de la modernité,
24:49c'est une religion politique
24:50qui propose
24:51une nouvelle révélation.
24:52L'homme,
24:53en ce monde,
24:53est dominé
24:54par des structures
24:55de différentes structures
24:56sociales.
24:57Si on fait tomber
24:57des structures
24:58qui aliénent l'homme,
24:59il sera possible
25:00d'avoir un monde
25:00où l'homme sera désaliéné
25:02et absolument libre.
25:03Et pour qu'il y ait
25:04cette désaliénation,
25:05il faut qu'il y ait
25:06des institutions
25:06qui pilotent
25:07la libération de l'homme.
25:09Donc, c'est l'État
25:09technocratique
25:10avec ses experts.
25:11Ce sont les médias
25:12qui éduquent le peuple.
25:13Autrefois,
25:14c'était le Parti communiste
25:15qui était l'avant-garde
25:15éclairée du prolétariat.
25:17Mais il y a toujours
25:17cette idée
25:18qu'ils pilotent
25:19notre émancipation.
25:20Mais si vous êtes
25:21en désaccord
25:21avec leur vision
25:22de l'émancipation,
25:23ça commence à causer problème.
25:25Ensuite,
25:25il y a une chose
25:26un peu drôle,
25:26je me permets de le dire
25:27parce que j'ai été mentionné.
25:28Parce que lorsqu'ils nous disent
25:29« vous êtes progressistes »,
25:31non, non, non, non !
25:32On a aussi invité
25:33des gens qui ne le sont pas.
25:34Et là, ils ont sorti
25:34trois cartes,
25:35trois de Joker.
25:36Donc, Joker 1, Bibi.
25:38En fait,
25:39on a montré la photo de vous hier,
25:40on vous a invité
25:41juste parce qu'ils allaient
25:42passer en commission.
25:42J'irai pas jusque-là,
25:43je suis persuadé
25:43qu'ils m'ont invité
25:44parce qu'ils trouvaient
25:45mon livre passionnant.
25:46Mais ils ont aussi invité,
25:48je note,
25:48Alexandre Devecchio
25:49et Guillaume Roquette.
25:50Juste avant la commission.
25:52Je vous vois tout le moins récemment.
25:53Et ce qui est intéressant là-dedans,
25:54c'est qu'ils nous disent
25:55« on n'est pas progressistes
25:56ou on n'est pas seulement orientés.
25:58Regardez,
25:58on a invité
25:59Boc-Côté, Devecchio et Roquette. »
26:00Moi, je vous pose la question
26:01si on peut étiqueter
26:02les invités comme ça,
26:03est-ce qu'on peut voir
26:04quelle est l'étiquette
26:04de tous les autres invités
26:06qu'ils ont chaque jour,
26:07chaque semaine ?
26:08Il se peut que les trois étiquetés
26:09soient assez peu nombreux
26:10et avec cette étiquette,
26:11je soumets cette hypothèse
26:13à nos amis du service public.
26:14Ça, c'était Mme Sibyl Veil.
26:16Donc, ce qu'on comprend,
26:17c'est que de temps en temps,
26:18ils ont des invités,
26:19on pourrait dire
26:20des invités-cautions.
26:21Parce que regardez,
26:21on a invité notre réac.
26:22On a le réac.
26:23On a le réac.
26:24C'est permis.
26:25Et ensuite,
26:25on peut recommencer
26:26à être progressistes,
26:27c'est-à-dire neutres,
26:28sans orientation,
26:28mais qui pensent tous
26:29la même chose.
26:30Peut-on imaginer
26:31à la lumière
26:31de ce que vous dites
26:32un service public
26:33vraiment pluraliste ?
26:34Non.
26:35Je ne crois pas.
26:36Je pense qu'on peut
26:40notamment,
26:41c'est intéressant,
26:42Cohen et Legrand.
26:43Patrick Cohen nous dit
26:45« Je suis honnête,
26:47je devine qui prétend l'être. »
26:50Mais il prétend
26:50ne pas être militant.
26:52Mais il assume néanmoins
26:53une forme de subjectivité
26:54en disant
26:54« J'ai des convictions républicaines. »
26:56Ah ben, ça, ça veut...
26:57Encore une fois,
26:57si le mot « républicain »
26:58est sorti,
26:58clac, c'est la formule magique.
27:00Peut-être faudrait-il...
27:01Moi, je regarde
27:01cette commission d'enquête.
27:04Peut-être faudrait-il
27:04en fait diversifier
27:06les Patrick Cohen à l'écran.
27:08Donc, des éditorialistes,
27:09pas des gens
27:09qui sont invités
27:10de temps en temps
27:11des cautions conservatrices
27:13du moment.
27:14Peut-être faudrait-il
27:14pour véritablement
27:15avoir un service public
27:16pluraliste,
27:17diversifié,
27:18les éditorialistes
27:19de référence
27:20de la chaîne
27:21qui portent des étiquettes
27:22et des convictions
27:23vraiment différentes
27:24parce que Patrick Cohen,
27:25qui est un homme honorable,
27:26est assurément
27:26un progressiste militant
27:28très orienté.
27:29Dernier mot,
27:30tous ces gens-là
27:30prétendent être objectifs,
27:31mais est-ce qu'ils se rendent compte
27:32que lorsqu'ils utilisent
27:33le mot « extrême droite »
27:34de manière convulsive,
27:36ils ne sont pas...
27:36C'est un terme
27:37qui sert à diffamer,
27:39à disqualifier,
27:40à maudire,
27:40à diaboliser.
27:42Sont-ils conscients
27:42que leur propre vocabulaire
27:43témoigne de leurs orientations
27:45idéologiques ?
27:46Donc vous êtes
27:47la caution conservatrice
27:48du moment.
27:49J'ai vaguement eu l'impression,
27:50mais je vous dis,
27:50je pense vraiment
27:51qu'ils m'ont évité
27:51parce qu'ils trouvent
27:52mon livre génial.
27:52Vraiment,
27:53vraiment génial.
27:53La commission se termine
27:55fin février,
27:56vous avez encore des chances
27:57d'être...
27:57Ah ben,
27:57je l'espère vraiment.
27:59Je sors d'une caution
28:00joyeuse et volontaire.
28:02En tout cas,
28:02c'est bien de jouer le jeu
28:03parce que chez nous,
28:04souvent,
28:05d'autres refusent de venir.
28:06Gabriel Cluzel,
28:08si on s'en compte
28:08à X,
28:09l'eurodéputé
28:10Laurence Trochu
28:11assure vouloir
28:12offrir
28:13à Manon Aubry,
28:14Raphaël Glucksmann,
28:16Valérie Ayer
28:17un cours
28:17de biologie
28:18à Noël.
28:19Pourquoi ?
28:20Parce que tous ces élus
28:22ont refusé
28:23dans un vote
28:24au Parlement européen
28:25d'affirmer
28:26que seules les femmes
28:27peuvent tomber
28:29enceintes.
28:30Comment en est-on
28:31arrivées là ?
28:32Oui,
28:32il y a aussi
28:32Marie Toussaint,
28:33d'ailleurs,
28:34et leurs élus
28:35parce que
28:36toute la bande
28:37a suivi.
28:38Alors,
28:39vous pensez peut-être
28:40que l'eau mouille,
28:40que seuls les hommes
28:41ont une prostate
28:42et seules les femmes
28:43peuvent être enceintes ?
28:44Eh bien,
28:44sachez que la gauche
28:46et le centre
28:48du Parlement européen
28:49ne sont pas d'accord
28:50avec vous.
28:50C'est important de dire
28:51le centre
28:51parce qu'on tape
28:52toujours sur l'extrême-gauche
28:53mais vous noterez
28:53qu'il y a Valérie Ayer
28:54et il y a M. Glucksmann
28:56qui est quand même
28:57l'extrême-pointe
28:59de la gauche
29:00raisonnable.
29:02Nous sommes d'accord.
29:03Alors,
29:04pour eux,
29:04il n'y a pas que les femmes
29:05qui sont enceintes,
29:05c'est ce qu'ils ont exprimé
29:06dans un vote
29:07ou plutôt dans un non-vote
29:08puisqu'ils ont refusé
29:10de voter pour l'assertion
29:12parce que maintenant
29:12au Parlement européen,
29:13je pense que nos grands-parents
29:14se relèveraient
29:15et nous trouveraient fous,
29:19enceintes.
29:20Alors,
29:20je pense qu'ils accuseront
29:21bientôt M. De La Palisse
29:23d'être d'extrême-droite.
29:24Alors,
29:25on peut remonter
29:25à l'origine de ce vote.
29:26Il faut comprendre
29:27comment ce vote est arrivé.
29:29Donc,
29:29c'était dans le cadre
29:30de My Voice,
29:32My Choice.
29:33C'est une initiative
29:34citoyenne européenne
29:35financée par M. Soros
29:37et Gates
29:38qui a recueilli
29:39plus d'un million
29:40de signatures.
29:41Alors,
29:41quand il y a ce nombre
29:41de signatures,
29:42la commission est donc tenue
29:43d'examiner
29:44cette initiative.
29:46Et l'idée,
29:47c'est autour de l'IVG,
29:49de contourner
29:50les lois
29:50des états membres
29:51pour que des femmes
29:52vivant dans les états membres
29:53où l'IVG est soumis
29:55à condition
29:55de délai,
29:56par exemple,
29:57puissent aller,
29:57grâce au fonds européen,
30:00avorter dans d'autres
30:01pays de l'Union européenne
30:02où là,
30:03il n'y a pas de condition.
30:04Et jusqu'à,
30:04en l'occurrence,
30:0524 semaines.
30:07Alors,
30:07le sujet,
30:08soulignons-le,
30:08est quand même
30:09moins l'avortement lui-même
30:10que le non-respect
30:12des législations
30:13dans chaque pays
30:14national
30:15et le financement
30:16européen
30:17de ce contournement
30:18des législations
30:19nationales.
30:20Donc,
30:21cette initiative
30:21a donné lieu
30:22à une résolution
30:23soumise au vote
30:24du Parlement européen.
30:25Alors,
30:25certains députés
30:26du PPE
30:27et tout le groupe
30:29ECR
30:30ont proposé
30:30des résolutions
30:31autres,
30:32mais qui n'ont pas
30:33été acceptées
30:34parce que
30:34beaucoup au PPE
30:36n'ont pas voté
30:37pour.
30:37alors,
30:38c'est vrai
30:39que c'est une initiative
30:39quand même assez troublante,
30:40My Voice,
30:41My Choice,
30:41ils veulent sensibiliser
30:44à l'IVG.
30:46Dès le tout jeune âge,
30:47j'ai regardé un peu
30:47leurs affiches,
30:48donc ils utilisent
30:49Barbie,
30:49les bisounours,
30:51les petits lapins
30:52et vénèles.
30:53Oui,
30:53pour inciter,
30:54vous voyez,
30:54il n'y a pas d'âge,
30:55pour bien faire rentrer ça
30:58dans l'esprit
30:58des enfants.
31:00Alors,
31:00il faut savoir
31:00que ce groupe
31:01a aussi des combats,
31:02enfin,
31:03ce mouvement,
31:03oui,
31:04cette initiative
31:05a aussi des combats
31:06intersectionnels.
31:08La Palestine,
31:09par exemple,
31:09alors moi,
31:09je n'ai pas vu le rapport
31:10avec l'IVG,
31:10mais ça,
31:11c'est le propre
31:11des combats intersectionnels,
31:12il n'y a jamais aucun rapport.
31:15Et je fais quand même
31:15une petite parenthèse,
31:17si vous m'autorisez,
31:17avant de rentrer
31:18dans le vif,
31:19toute petite,
31:20c'est que les textes
31:21sur la fin de vie
31:22vont être examinés
31:22au Sénat en janvier
31:24et en février
31:24à l'Assemblée.
31:26Alors,
31:26même qu'un sondage
31:27opinionnoué récent
31:28explique que les Français
31:30montrent que les Français
31:30n'ont pas tout compris,
31:31disent,
31:31ben non,
31:32on n'a pas été bien informés,
31:37européens,
31:38il veut progresser
31:39sur deux seuls plans.
31:41En fait,
31:42le plan sociétal
31:43qui comprend deux parties,
31:44vous voyez,
31:45on a oublié
31:45les sciences,
31:46le social,
31:46il n'y a que le sociétal,
31:48c'est l'IVG
31:49et l'euthanasie.
31:50L'euthanasie et l'IVG,
31:51c'est les deux seuls sujets
31:52qui intéressent
31:54le camp progressiste
31:56et après,
31:57on s'étonne
31:58et on dit,
31:58mais c'est bizarre,
31:59cette année,
32:00il y a plus de décès
32:02que de naissances,
32:03mais peut-être qu'un jour,
32:04il va falloir changer
32:05d'obsession
32:06et ça permettra
32:07éventuellement
32:08de renverser
32:08la vapeur.
32:10Bref,
32:11je reviens à Laurence Trochu,
32:12pressentant que le PPE
32:13ne serait pas au rendez-vous,
32:14elle avait prévu
32:14un amendement,
32:16un plan B
32:16et donc avec cet élément,
32:19il y avait un amendement
32:19qui a affirmé
32:20que seules des femmes
32:22peuvent être enceintes.
32:23Je pense,
32:23j'imagine qu'elle voulait
32:24au moins avancer là-dessus.
32:26Bonne nouvelle pour elle,
32:27cet amendement
32:28a été voté largement,
32:29donc sauf par
32:30Manon Aubry,
32:31Raphaël Glucksmann,
32:32Marie Toussaint,
32:33Valérie Ayet
32:33et tous leurs élus.
32:35Donc, comme le planning familial,
32:37il pense que l'homme
32:38peut être enceint.
32:40Est-ce que ce n'est pas
32:41cette gauche
32:42qui convoite le vote
32:43des populations immigrées ?
32:45Est-ce qu'il n'y a pas là
32:46une certaine contradiction ?
32:47Oui, je pense que
32:48ce serait intéressant
32:49de le rappeler
32:50au moment des élections
32:51à toutes ces populations
32:56des quartiers sensibles,
32:57comme on dit pudiquement,
32:58issues de l'immigration,
33:00qui sont draguées lourdement
33:01par la gauche
33:02au moment des élections.
33:03Il faudra leur rappeler
33:04tous ces éléments.
33:05Mais vous savez,
33:06c'est le propre
33:06de l'intersectionnalité
33:07dont on parlait tout à l'heure.
33:09Parfois, il y a les fils
33:09qui se touchent
33:10et ça fait un court circuit.
33:11Voilà, typiquement.
33:13Il faut quand même savoir
33:16que cette rhétorique
33:17n'est pas nouvelle
33:19puisque Mathilde Panot,
33:21au moment de la constitutionnalisation
33:22de l'IVG,
33:23elle avait réclamé
33:24de remplacer la rédaction
33:25d'un article
33:26avec le terme femme
33:28par toute personne
33:30en situation de grossesse.
33:32Et notamment, je cite,
33:34les personnes transgenres
33:35et intersexes.
33:35C'est logique.
33:36Non content d'être enceint,
33:37les hommes veulent aussi
33:38avoir le droit d'avorter.
33:40Vous voyez le bout
33:40de la cohérence.
33:42Mais c'est quand même
33:42une drôle de façon
33:43d'éjecter les femmes.
33:44Vous savez,
33:44les féministes,
33:45elles partent toujours
33:45de l'effet Mathilda
33:46en matière de science.
33:48On invisibilise les femmes.
33:50Là, en matière biologique,
33:52on les invisibilise
33:53dans un privilège
33:53que jusque-là,
33:54je crois,
33:54aucune civilisation
33:55n'avait pensé
33:57leur voler
33:58pour le donner
33:59aux hommes.
34:00C'est quand même
34:00la prérogative
34:01mettre au monde
34:01admise par tous.
34:04Alors, on va se demander
34:05si à l'instar du mot mère,
34:06le mot femme
34:07va se raréfier.
34:08Vous voyez ?
34:09Est-ce que l'hymne du MLF
34:10va devenir debout
34:12les personnes
34:12en situation de grossesse ?
34:15Les collégiens,
34:16ils vont étudier
34:18l'école des personnes
34:19en situation de grossesse
34:20et les personnes
34:21en situation de grossesse
34:23savantes.
34:23Vous connaissez
34:24ces pièces bien connues.
34:26Donc, c'est quand même
34:27assez particulier.
34:29Alors, refuser de dire
34:30que seules les femmes
34:31sont enceintes,
34:33c'est leur enlever
34:33un privilège,
34:34les invisibiliser,
34:35comme vous le dites.
34:36La gauche,
34:37dites-vous,
34:37Gabrielle Cluzel,
34:38en est complice.
34:39Dans quel autre domaine
34:40la gauche contribue-t-elle
34:41aussi à faire reculer
34:43comme ça le droit des femmes ?
34:44Oui, alors je précise
34:45d'ailleurs qu'au moment
34:45où Mathilde Panot
34:46avait dit
34:46toutes ces choses-là,
34:48les tracteurs,
34:49vous savez,
34:49c'était au moment
34:49des agriculteurs en colère,
34:51avançaient, roulaient
34:52pour bloquer Paris-Douard.
34:53L'Assemblée,
34:53elles se demandaient
34:54si on ne pouvait pas
34:54appeler les femmes
34:55autrement,
34:56personnes en situation
34:57de grossesse.
34:58S'en dit long
34:58quand même
34:59sur notre état d'esprit.
34:59Oui, le mouvement
35:01décolonial woke,
35:02sans parler
35:02de l'aspect sécuritaire
35:05qui est un vaste sujet
35:06en soi,
35:07par exemple,
35:08réabilite la polygamie.
35:09Vous voyez,
35:09c'est Assa Traoré,
35:10géri féministe,
35:11qui avait montré
35:13en exemple
35:13la polygamie
35:14de ses parents
35:15comme une expérience
35:16formidable.
35:17D'ailleurs,
35:17il y a plusieurs
35:18sénatrices
35:20panafricaines
35:21qui qualifient
35:22la monogamie
35:24d'imposée
35:24et importée
35:25d'essence
35:26et de fondement
35:26judéo-chrétien.
35:27Donc on voit
35:28que la polygamie
35:29est en train
35:30d'avancer
35:30sous la pression
35:31des mouvements
35:32décoloniaux
35:32et du wokeisme.
35:33Et voilà qu'à présent,
35:34ça,
35:34ça date d'aujourd'hui,
35:36c'est le regard occidental
35:37porté sur l'excision
35:39qui est dénoncé.
35:41Vous voyez,
35:41le journal
35:42of Medicaletics
35:44publie un article
35:46dans lequel
35:46des universitaires
35:47de Cambridge
35:48expliquent
35:49que les lois
35:50qui interdisent
35:51les mutilations
35:51génitales féminines
35:53sont racistes,
35:55stigmatisantes
35:55pour les communautés
35:56migrantes.
35:57J'ai cru à une fake news,
35:58ce n'en est pas une,
35:59ça fait beaucoup parler
36:00sur les réseaux sociaux
36:01aujourd'hui.
36:02Donc je vous dis,
36:04la gauche a toujours dit
36:05qu'elle défendait
36:05les droits des femmes.
36:07Méfiez-vous,
36:08c'est l'exact inverse
36:09qui est en train
36:10de se passer.
36:11Merci beaucoup
36:12Gabrielle Cusel
36:13pour votre regard.
36:15Marc Menon,
36:16aujourd'hui la mobilisation
36:17se poursuit à Bruxelles,
36:18on parlera dans un instant
36:19avec Charlotte Dornelas
36:20du Mercosur
36:21et du poids
36:22de Georgia Meloni
36:22dans le dossier.
36:23mais Marc,
36:25on a vu comment
36:26Manon Aubry
36:28a été,
36:29elle a joué un rôle
36:30particulier.
36:31Tout le monde en parle
36:32puisqu'elle a été prise à partie
36:33par des agriculteurs
36:34qui dénoncent
36:35ce qu'ils perçoivent
36:36comme une sorte
36:37de récupération politique.
36:39Et on a envie de comprendre
36:39parce que,
36:40à la fois,
36:40on se dit
36:41que peut-être
36:42qu'il peut y avoir
36:42des politiques
36:43qui peuvent les aider
36:43et il crie non
36:44à la récupération politique.
36:46Le mieux,
36:47c'est déjà
36:47de prendre
36:48l'élément central
36:49du dossier,
36:50la pièce à conviction
36:51en voyant
36:52ce qui s'est passé
36:53Manon Aubry
36:55face aux agriculteurs
36:56hier à Strasbourg.
36:59Bonjour,
37:00il y a la Manon Aubry
37:00qui est là.
37:01Bonjour.
37:02Non,
37:02pas bonjour.
37:03Ah,
37:04vous nous accueillez
37:05dans un.
37:05Ah ben moi,
37:06moi,
37:06je vous savais
37:07que je préside
37:08le...
37:09Je vous savais
37:10que je...
37:11Moi,
37:11je préside
37:11le seul groupe
37:12qui ne me voit
37:19en accord de la parole.
37:20Vous l'avez embrassé
37:21en bande d'arrienne
37:22après sa réélection,
37:24madame,
37:24il vient de parler.
37:25Vous êtes fou.
37:27Vous êtes fou.
37:29Vous avez embrassé
37:30en bande d'arrienne.
37:30C'est pas possible.
37:31On fait mal.
37:32C'est celle-là
37:33qui me tue le temps.
37:33Non,
37:34je ne peux pas vous écouter.
37:35Parce que quand on vous écoute,
37:36c'est quand ça se fout.
37:38C'est pas possible.
37:42Eh oui,
37:43elle fait le petit oiseau
37:44à la fin.
37:45Elle a envie
37:46de s'envoler.
37:47Alors,
37:47c'est extraordinaire
37:48parce que nous sommes
37:50dans cette situation
37:51où on rappelle
37:53que madame
37:54van der Leyen
37:55gouverne l'Europe
37:57et donc,
37:58en sous-main,
38:00gouverne,
38:01pour certaines décisions,
38:02la France.
38:03C'est-à-dire que c'est elle
38:04qui, un jour,
38:05souvenez-vous,
38:05il y a quelques mois,
38:06en Amérique du Sud,
38:08toute seule,
38:08elle a signé,
38:09elle a dit,
38:09maintenant,
38:10c'est pour tout le monde
38:11et au garde-à-vous,
38:12on ne va pas perdre
38:13le temps à délibérer.
38:15Alors,
38:15c'est très intéressant
38:16parce qu'on pourrait attendre,
38:18après une telle manifestation
38:21d'arrogance
38:22que les opposants,
38:24il est normal
38:25dans un monde démocratique
38:27qu'on ne s'insulte pas
38:29en permanence,
38:30mais néanmoins,
38:31on devrait avoir
38:32une attitude
38:33de dignité,
38:34de rejet,
38:36entre guillemets,
38:37en public.
38:37comment peut-on imaginer
38:39que des paysans
38:41voient Manon Aubry
38:43censé représenter
38:45quand même
38:45un courant d'opposition
38:47à ce qui les menace
38:48directement,
38:49et pas que,
38:50nous aussi,
38:51n'oublions pas
38:51les conséquences
38:53du Mercosur.
38:55Vous allez demain,
38:56mon ami
38:57Mathieu Bock-Côté,
38:59je ferai tellement attention
39:00à sa santé,
39:02il va bouffer demain
39:03du bœuf aux hormones,
39:05il va bouffer du poulet
39:07aux hormones.
39:08Je dis bouffer
39:08parce qu'il n'y a pas
39:09d'autres expressions.
39:11Or, il n'y aura pas
39:12de façon
39:13d'empêcher
39:15l'arrivée
39:16de cette nourriture
39:17qui est un mauvais gavage
39:19dans nos assiettes.
39:21Eh bien, voilà
39:22comment ça se traduit
39:23à la fin,
39:24c'est
39:24on s'embrasse,
39:25bravo,
39:26c'est formidable.
39:28Souvenez-vous
39:29de l'attitude
39:30de ceux qui nous ont précédés
39:32dans l'arène publique.
39:34Ces gens-là,
39:35apparaissaient
39:36en dignité,
39:38même quand ils avaient
39:39une certaine affinité.
39:41On se saluait,
39:42mais on n'était pas
39:43dans l'embrassade,
39:44on n'était pas
39:45Macron
39:45avec Trump
39:47et compagnie,
39:48les copains d'abord.
39:49Eh oui,
39:50mais les copains d'abord,
39:51ça veut dire quoi ?
39:52Nos petits intérêts personnels,
39:54nos petites situations,
39:55et en aucun cas,
39:57la situation
39:57des peuples
39:58que l'on représente.
40:00Il est temps
40:00que les politiques
40:01redeviennent
40:02des gens respectables.
40:04Or,
40:04ce type
40:05de comportement
40:06est indigne
40:07de la représentation
40:09qu'on leur a confiée.
40:11Oui,
40:11on peut
40:12avoir un minimum
40:13quand on apparaît
40:15devant
40:16les caméras,
40:18éventuellement,
40:18on peut se retrouver
40:19dans un salon
40:20pour dîner,
40:21mais ça ne doit pas
40:22concerner
40:22l'image publique
40:24que l'on donne
40:25aux uns et aux autres.
40:26C'est une question
40:27de crédibilité,
40:28de dignité,
40:29de respect,
40:30en l'occurrence,
40:31vis-à-vis des paysans.
40:32Merci beaucoup,
40:34Marc Menon,
40:34pour ce regard.
40:35Dans un instant,
40:36Mathieu Bocoté,
40:36on a envie de vous entendre
40:37sur François Fillon
40:38et sa sortie
40:39qui a beaucoup marqué
40:40les esprits
40:42aujourd'hui.
40:43Charlotte Dornelas,
40:44alors que la situation
40:45se tend à Bruxelles
40:46et qu'Emmanuel Macron
40:47peine à convaincre
40:48ses partenaires européens
40:50depuis qu'il est opposé
40:51au traité de libre-échange
40:53entre l'Union européenne
40:54et le Mercosur,
40:55une déclaration
40:56de Giordia Meloni
40:58vient lui donner
40:59un peu d'air.
41:00De quoi s'agit-il concrètement ?
41:02C'est vrai qu'en dernier recours,
41:04on a suivi les évolutions,
41:05on a suivi ou arrêté de suivre
41:06ou suivi un peu
41:07avec intermittence
41:08les évolutions
41:09des discussions
41:10sur le Mercosur
41:11et Emmanuel Macron,
41:12en dernier recours,
41:13demandait un report du vote
41:14qui était prévu
41:15ces jours-ci
41:16pour permettre
41:18à Ursula von der Leyen
41:19d'aller signer définitivement
41:21l'accord qu'elle avait trouvé
41:22il y a un an
41:22avec le Mercosur
41:24parce qu'il n'a pas réussi
41:26à réunir
41:27la minorité de blocage
41:29nécessaire
41:29au sein de l'Union européenne
41:30pour éviter
41:33ce traité.
41:34Il était un peu seul
41:35et il dansait
41:36enfin il était même très seul
41:38et il dansait
41:39sur le volcan
41:39de la colère agricole
41:40d'un monde
41:40qui ne comprend pas
41:41très bien
41:42que la France
41:42puisse à ce point
41:44ne pas réussir
41:45à peser
41:46dans les décisions
41:47de l'Union européenne.
41:49Mais,
41:49sorte de divine surprise,
41:51après cette entretenue
41:52avec Emmanuel Macron,
41:54Georgia Meloni
41:55a en effet dit
41:55à son tour
41:56que la signature
41:57de l'accord
41:58était prématurée.
42:00Donc,
42:00il n'y a pas
42:00de désaccord
42:01de principe
42:02sur l'accord lui-même
42:04ni de la France
42:05d'ailleurs
42:05ni de l'Italie
42:06simplement
42:07un manque
42:07de conditionnement
42:11on va dire
42:11de ces accords.
42:12Alors,
42:12c'est une petite douche froide
42:13pour la Commission européenne
42:14puisque
42:15Ursula von der Leyen
42:15avait prévu
42:16d'y aller samedi
42:16en Amérique du Sud
42:18pour signer l'accord
42:19et enfin,
42:20la France n'est plus seule.
42:22Cela pourrait renverser
42:22la situation
42:23parce que Rome
42:24qui était plutôt acquise
42:25à la cause
42:26de ce traité
42:27décide désormais
42:29de demander
42:32un report.
42:33Il faut noter
42:33quand même
42:33que Lula,
42:34Emmanuel Macron
42:35le demandait
42:35depuis très longtemps
42:36et Lula a fait savoir
42:37aujourd'hui
42:38qu'il allait demander
42:39au Mercosur
42:39d'examiner la demande
42:40de report
42:41de Georgia Meloni.
42:42On prend ça
42:43au passage.
42:45Et donc,
42:46ça pourrait faire
42:46basculer le vote.
42:47Pourquoi ?
42:47Parce que la France
42:49avait déjà réussi
42:50à avoir quelques soutiens,
42:52la Hongrie,
42:52la Pologne
42:53et si l'Italie bascule,
42:55alors on obtient
42:55les 4 pays
42:56et les 35%
42:57de la population européenne
42:59nécessaires
43:00pour la minorité
43:01de blocage
43:02au Conseil
43:03de l'Union européenne.
43:04Parce que concrètement
43:05et pour faire simplement,
43:07Ursula von der Leyen,
43:07la Commission européenne
43:08a trouvé un accord
43:10avec le Mercosur
43:11au bout de 25 ans
43:11de discussion.
43:12Il trouve un accord.
43:14Ensuite,
43:14les chefs d'État
43:15et de gouvernement
43:15étant donné les implications
43:17vont devoir faire
43:18une validation préalable
43:19de ce vote
43:20ces jours-ci.
43:21C'est ce dont
43:22ils sont en train
43:23de discuter.
43:24Et ce sera ensuite
43:25aux ministres
43:25qui sont présents
43:26au Conseil de l'Union européenne
43:27de voter ou non
43:28pour ce texte
43:29et de permettre
43:30donc à Ursula von der Leyen
43:31de le signer
43:32au nom
43:33de l'Union européenne.
43:34Et si le texte est signé,
43:36il faudra ensuite
43:37qu'il soit ratifié
43:39par le Parlement européen.
43:40On n'a pas fini
43:40d'en entendre parler
43:41quelle que soit
43:42la réponse
43:42du Mercosur
43:43et quelle que soit
43:44la suite.
43:46Donc,
43:46les négociations
43:48pourraient reprendre
43:49entre l'Union européenne
43:50et les pays du Mercosur
43:51qui sont donc
43:51le Brésil,
43:52l'Argentine,
43:52l'Uruguay,
43:53le Paraguay.
43:54Ça pourrait reprendre
43:55si en effet
43:55Lula accepte
43:58la demande de report
43:59de Georgia Meloni.
44:02Et l'idée
44:03de reprendre
44:04les négociations,
44:04ce serait évidemment
44:05pour obtenir
44:05ces fameuses garanties.
44:07Alors qu'on reproche
44:08concrètement
44:09les agriculteurs
44:09à ce traité
44:10qui satisfait
44:11d'autres pans
44:12de l'économie en Europe ?
44:13Oui,
44:14alors on a tous vu
44:14les images aujourd'hui.
44:16Qu'est-ce qui va partir ?
44:17Qu'est-ce qui va arriver ?
44:17Qu'est-ce qui va être exporté ?
44:19Qu'est-ce qui va être importé ?
44:20En l'occurrence,
44:21alors beaucoup de gens
44:22parlent des voitures.
44:23On va exporter aussi
44:23du fromage.
44:24On va exporter de l'alcool.
44:25Ils sont intéressés
44:26par plusieurs choses.
44:28Mais nous,
44:28nous risquons d'importer
44:29par le biais de ce traité
44:31énormément de viande
44:32et énormément de sucre
44:34alors que
44:34et nos éleveurs
44:35et les personnes
44:37et nos usines de sucre
44:39sont dans un état terrible.
44:42Or,
44:42ce que refusent
44:44nos agriculteurs
44:45catégoriquement
44:45avec cet accord en particulier,
44:47c'est le fossé
44:48entre les normes
44:49environnementales
44:50et sanitaires
44:51qui sont imposées
44:52aux agriculteurs
44:53au sein de l'Union Européenne
44:54et en France en particulier
44:56et les normes
44:57environnementales
44:58et sanitaires
44:59qui sont imposées
45:00ou qui ne sont pas imposées
45:01plus exactement
45:02dans les pays
45:03qui constituent
45:04le marché commun
45:05du Mercosur.
45:06Donc,
45:07l'Union Européenne
45:08impose des contraintes
45:09de production
45:09bien plus strictes
45:11qu'en Amérique du Sud
45:11ce qui transforme
45:13objectivement
45:14ce traité
45:15en concurrence déloyale
45:16pour les éleveurs
45:18de viande
45:18et...
45:20Enfin,
45:20de viande,
45:20d'animaux
45:21qui donnent de la viande
45:22et évidemment
45:23pour ceux
45:24qui font du sucre.
45:26Et on comprend ici
45:27qu'on ne peut pas
45:27vouloir améliorer le système
45:29et là,
45:29on comprend
45:29toute la longue crise
45:31de ces dernières années
45:32des agriculteurs
45:33à qui on en demande
45:34toujours plus
45:34dans un monde
45:35sans frontières
45:36dans lequel d'autres
45:37n'en demandent pas
45:39beaucoup plus.
45:40En 2023,
45:42et ils ont raison
45:42d'être inquiets,
45:43l'Union Européenne
45:44avait adressé
45:44un protocole annexe
45:45à cet accord
45:46avec de nouvelles exigences
45:47environnementales
45:48et commerciales
45:49auprès des pays
45:50du Mercosur.
45:51Ils avaient reçu
45:52un refus catégorique
45:53du Brésil et de l'Argentine
45:54qui savent apparemment
45:56se défendre.
45:57Alors,
45:57on va prendre quelques exemples
45:58pour que ce soit
45:58extrêmement concret.
46:00Par exemple,
46:01c'est reparti.
46:04Tout va bien.
46:05Par exemple,
46:06les pesticides.
46:07Sur les 190
46:08qui sont enregistrés
46:09au Brésil,
46:1152 sont interdits
46:12au sein
46:13de l'Union Européenne.
46:14Prenez votre temps,
46:15respirez.
46:16Prenez votre temps,
46:17doucez,
46:18respirez.
46:19On a notre prochain
46:20invité qui est en ligne
46:21et nous attend tranquillement.
46:23C'est le chef étoilé.
46:24On termine la chronique.
46:25Et en Argentine,
46:27vous avez un tiers
46:28des pesticides
46:29qui sont utilisés
46:30qui ne sont pas autorisés
46:31dans l'Union Européenne.
46:32Autre sujet,
46:34les antibiotiques.
46:35Par exemple,
46:36leur utilisation
46:36comme promoteur
46:37de croissance
46:38pour le bétail
46:39est interdite,
46:40alors là,
46:40c'est très intéressant,
46:41depuis 2006
46:42au sein de l'Union Européenne.
46:44En 2022.
46:46Donc,
46:472006,
46:47c'est interdit
46:48pour les agriculteurs
46:48au sein de l'Union Européenne.
46:50En 2022,
46:51l'Union Européenne
46:51décide de l'interdire
46:52pour les produits importés.
46:54Vous voyez que la crise,
46:54elle n'est pas nouvelle.
46:55Et la colère des agriculteurs,
46:56elle n'est pas exactement nouvelle.
46:58Et un rapport de 2020
46:59note
47:00qu'il y a des taux
47:02beaucoup trop élevés
47:03d'antibiotiques
47:04au Brésil,
47:04par exemple.
47:06Constat qui,
47:06depuis,
47:07n'est pas corrigé.
47:08Et que dire
47:08des dizaines de milliers
47:09de tonnes de sucre
47:10qui vont débarquer
47:12dans l'Union Européenne
47:13pendant que nos productions
47:14ferment,
47:15qui pourrait reprocher,
47:16et là,
47:16il faut comprendre aussi
47:17la profondeur,
47:18on va dire,
47:18de la colère des agriculteurs,
47:20qui pourrait reprocher
47:21aux agriculteurs européens
47:22et français en particulier
47:24de n'être pas assez
47:25écologiste aujourd'hui
47:28dans un monde
47:29qui plébiscite
47:30par ailleurs
47:30des transports
47:31à travers la planète
47:32de tout
47:33ce que nous mangeons
47:34ou consommons
47:36ces dernières années.
47:36Ça n'a aucun sens,
47:38absolument aucun sens.
47:39Et sur le bien-être animal,
47:41dont on parle aussi énormément,
47:42et c'est là
47:42la question
47:43de la...
47:44comment dire ?
47:45de l'hypocrisie,
47:46on va dire,
47:47l'Union Européenne
47:47a inscrit
47:48la question
47:48du bien-être animal
47:49dans son traité
47:50de fonctionnement
47:51de l'UE.
47:52Or,
47:52les textes en vigueur
47:53dans le Mercosur,
47:54dans les pays
47:55qui composent le Mercosur,
47:56sont beaucoup moins exigeants,
47:58par exemple,
47:58sur la densité de bêtes,
48:00sur les surfaces disponibles,
48:01sur le transport
48:02ou l'abattage
48:03de ces mêmes bêtes,
48:04qui finiront,
48:05en effet,
48:06dans nos assiettes.
48:06Comment voulez-vous
48:07que les agriculteurs
48:08ne se disent pas
48:09qu'on nous impose
48:10de plus en plus de normes
48:11en France,
48:12encore plus que dans
48:12l'Union Européenne,
48:13et pas dans les pays
48:14qui, demain,
48:15viendront, évidemment,
48:16prendre notre place.
48:18Et, évidemment,
48:19il y a des avantages
48:20qui sont poussés
48:21par l'Allemagne,
48:22l'Espagne
48:22ou les pays nordiques,
48:24notamment sur les exportations
48:26de voitures,
48:26on en a beaucoup parlé,
48:28et la question
48:29pour contourner
48:30les droits de douane
48:30américains
48:30qui se sont imposés.
48:32Mais les opposants
48:33au projet, eux,
48:34décident simplement
48:35d'avoir des garanties.
48:39Alors,
48:39les eurodéputés
48:40ont renforcé
48:40les clauses de sauvegarde,
48:42on a parlé mardi,
48:43ils ont vanté
48:44le renforcement
48:44des clauses de sauvegarde,
48:45c'est-à-dire,
48:46pour faire très simple,
48:46encore une fois,
48:47si jamais ils ne respectent pas,
48:49on suspendra,
48:50on va dire,
48:51les importations.
48:52Mais rien, par exemple,
48:53sur les fameuses clauses miroir
48:54dont nous parle Emmanuel Macron
48:55depuis très longtemps,
48:56à savoir ce qui est interdit
48:57en Europe
48:58sera interdit
48:59dans les pays du Mercosur.
49:00Et plusieurs agriculteurs
49:01notent que,
49:02quand bien même
49:02elles existeraient,
49:04qui pourra assurer
49:05le contrôle
49:05dans les pays du Mercosur,
49:07contrôle qui n'existe pas
49:08jusqu'à aujourd'hui ?
49:10Merci beaucoup,
49:11Charlotte Dornelas,
49:12pour ce point sur le Mercosur.
49:13On va continuer à parler
49:14des agriculteurs.
49:15Hashtag face à l'info
49:16si vous appréciez
49:19celui que nous allons avoir en ligne.
49:21Hashtag face à l'info.
49:22Il s'appelle
49:23Franck Putla,
49:25vous êtes un chef
49:27doublement étoilé
49:28au Guide Michelin,
49:30vous êtes meilleur ouvrier
49:31de France
49:32et à Carcassonne.
49:34On va voir les images
49:35dans un instant.
49:36Vous avez quitté
49:36vos fourneaux
49:37de haute gastronomie
49:39pour cuisiner
49:40au pied des exploitations
49:42un repas solidaire
49:44avec les agriculteurs.
49:46Pourquoi était-ce important
49:47pour vous d'être là
49:48avec les agriculteurs
49:49aujourd'hui,
49:50vu votre statut,
49:52votre standing,
49:52si je puis me permettre ?
49:55Oui, bonsoir à tous.
49:56Non, c'était pas...
49:58Je pense que c'est venu
49:59tout naturellement
50:00avec nos équipes.
50:01On a dit
50:02à un moment
50:02comment on peut faire
50:04pour les aider.
50:06Et à ce moment-là,
50:06j'ai des copains vignerons
50:08qui étaient chez moi
50:10et qui passaient
50:10et qui m'ont dit
50:11tu sais,
50:12nous demain,
50:12on se retrouve,
50:14on va aider les céréaliers,
50:15on va aider tout ça.
50:17Et moi,
50:17je leur ai dit
50:17mais nous,
50:18pourquoi on ne fait rien ?
50:19Et là,
50:20un ou deux a dit
50:21mais t'as qu'à
50:21nous amener à manger.
50:22Voilà, tout simplement.
50:24C'était naturellement,
50:26on n'a pas réfléchi
50:27avec mes gars,
50:27avec tous mes cuisiniers.
50:29On a appelé notre boucher
50:30Isar
50:31qui nous a dit
50:32écoutez,
50:33moi j'apporte
50:33la marchandise.
50:36On est monté dans le jardin,
50:37dans le jardin,
50:37on a pris un peu
50:38tous les légumes
50:41qu'on avait
50:41et puis on a fait
50:42une belle potée.
50:43on a essayé de nourrir
50:44200 agriculteurs
50:46qui étaient là.
50:47Le seul regret que j'ai,
50:48vous savez,
50:49c'est de ne pas l'avoir partagé
50:51avec tous les CRS
50:52qui étaient autour de nous
50:53qui mangeaient
50:54leurs pauvres petits sandwiches.
50:56Et on a fait ça
50:56avec le cœur,
50:57on n'a pas fait ça,
50:58il n'y a rien eu
50:59de politiquement correct
51:01ou pas correct,
51:01c'était juste.
51:03On était prêts aussi
51:03aujourd'hui à rebondir
51:04parce qu'on avait préparé,
51:06on a préparé nos lasagnes
51:07hier soir
51:08et ce matin,
51:09on a monté tout ça
51:10et ce matin,
51:11bon ben écoutez,
51:11il n'y avait plus rien,
51:13l'autoroute était encore fermée
51:14mais les camps
51:16avaient été levés
51:16par les CRS
51:17et je ne sais pas
51:19si ça va reprendre demain
51:20mais on est prêts
51:20à continuer notre action
51:22parce qu'on en a besoin
51:24de ces gens.
51:24Pourquoi,
51:25c'est vous qui en avez parlé,
51:26pourquoi est-ce que
51:26vous n'avez pas justement
51:27proposé aux policiers
51:29et aux CRS
51:29de manger avec vous
51:30puisque vous dites
51:31qu'ils étaient
51:32en train de manger
51:32leurs sandwiches ?
51:33Il n'y avait pas osé ?
51:35Oui,
51:36tout simplement,
51:37on était gênés
51:37et on était gênés
51:39pour eux
51:39parce que je pense
51:40qu'ils ne demandent rien
51:41à ces gens-là
51:41à passer leur journée là
51:42mais on l'a fait
51:44parce qu'on a besoin
51:45de ces gens.
51:46Vous savez,
51:46on a vécu
51:47des incendies terribles
51:49en juillet,
51:51en août,
51:52tout ça dans l'Aude.
51:53On a toujours parlé
51:54des vignerons,
51:55les vignerons,
51:55on a essayé
51:56de les soutenir
51:56avec mes confrères étoilés
51:58mais on a oublié
52:00le petit chevrier,
52:02on a oublié
52:02le petit marchand
52:04de miel
52:05qui va sur les marchés
52:06dans les alentours,
52:07on a oublié
52:07tous ces gens
52:07et tous ces gens
52:08ils vont mourir
52:10tranquillement
52:11dans les corvères
52:12donc je pense
52:13qu'aujourd'hui
52:13il fallait faire quelque chose.
52:14Je suis un peu déçu
52:15que tous les chefs étoilés
52:16ou non étoilés
52:17parce qu'il n'y a pas besoin
52:18d'être étoilés
52:18pour faire ça.
52:19C'est juste les tripes
52:20qui parlent
52:21et qui ont envie d'y aller.
52:23Les tripes qui parlent,
52:24un chef a un devoir
52:25d'engagement pour vous ?
52:28Bien sûr qu'on s'engage
52:29parce qu'on est là
52:30pour défendre l'Occitanie,
52:32on est là pour défendre
52:33notre région,
52:34on est là pour défendre
52:35nos viticulteurs,
52:36nos cultivateurs,
52:37nos paysans,
52:38nos toux.
52:39J'ai rencontré
52:40sur le rond-point
52:41une fromagère
52:42qui me sert
52:43toutes les semaines
52:44qui avait très longtemps
52:45que je n'ai pas vu
52:46et qui m'a sauté
52:47dans les bras
52:47en me disant
52:48merci chef d'être avec nous
52:49et tout ça.
52:49Ça fait chaud au cœur
52:50et quand vous partez
52:51avec vos deux casseroles vides,
52:53les deux cuisiniers
52:54qui étaient avec moi,
52:55vous savez quoi ?
52:56Tout le monde vous applaudit
52:57même que ça soit
52:58les CRS autour,
53:00tout le monde vous applaudit,
53:01ça nous a fait chaud au cœur
53:02et on est prêts
53:03à recommencer
53:03et on aimerait bien
53:05surtout ne jamais recommencer
53:06mais il faut trouver
53:07des solutions
53:07pour ces gens-là
53:08et on sera là,
53:10nous toute l'équipe
53:11on sera là
53:12pour les aider.
53:14Et puis parce que
53:14vous avez conscience
53:15effectivement
53:15que cette crise agricole
53:17menace directement
53:18la cuisine française,
53:20notre quotidien,
53:21nos assiettes,
53:22nos agriculteurs
53:23mais nous directement.
53:24Oui, exactement.
53:27La preuve hier,
53:29c'était une journée noire,
53:32pas beaucoup de clients
53:33parce que les gens
53:34ont annulé leur table,
53:36ont annulé leur chambre
53:37dans les hôtels
53:37et tout ça.
53:38Donc c'est pas très grave
53:40tout ça.
53:40Tout ça,
53:41il faut aujourd'hui construire
53:42pour que ces gens
53:43puissent vivre.
53:44Quand un jeune me dit,
53:45vous savez,
53:45moi je prends 900 euros
53:46par mois
53:47parce que je viens
53:48de reprendre l'entreprise
53:50de mon père,
53:51moi je ne peux pas comprendre
53:52qu'aujourd'hui,
53:53en 2025,
53:532026,
53:54on est encore
53:55à des salaires comme ça
53:56avec des gens
53:57qui font 60 heures
53:58par semaine.
53:59C'est incompréhensif
54:00mais écoutez,
54:01je pense qu'il faut
54:03que l'État aussi
54:04se retrousse un peu
54:05les manches
54:06et vienne un peu
54:06au contact
54:07de ces gens.
54:08Merci infiniment
54:10Franck Putla
54:11d'avoir pris le temps
54:12déjà pour nous ce soir
54:14et d'avoir pris le temps
54:15pour les agriculteurs.
54:16Je rappelle que vous êtes
54:17chef doublement étoilé
54:19au Guide Michelin,
54:21vous êtes meilleur ouvrier
54:22de France
54:22et que vous êtes allé
54:23sur le terrain
54:24nourrir les agriculteurs
54:25et que vous êtes prêt
54:26à le faire demain.
54:27Demain,
54:27quand vous voyez des CRS,
54:29enlevez-leur leur sandwich
54:29et puis donnez-leur
54:30un petit plat.
54:31D'accord ?
54:32Et on en reparlera.
54:32Excellente soirée.
54:34Merci beaucoup.
54:35Mathieu Bocoté,
54:36dernière partie
54:37avec ce coup de poing
54:39de François Fillon
54:40dans le Figaro
54:41puisque le Figaro
54:43a donné la parole
54:43à l'ancien Premier ministre.
54:45Plusieurs ont retenu
54:46son appel
54:47l'ancien Emmanuel Macron
54:48qui devait démissionner,
54:49qui doit démissionner
54:50selon lui.
54:51Mais c'est sur une autre dimension
54:52de l'entretien
54:52que vous avez envie
54:53de revenir ce soir.
54:54Oui, alors ce qui est
54:55assez intéressant,
54:56c'est qu'il y a une forme
54:57de passion en ce moment
54:57pour des figures
54:58qui ne sont plus au cœur
54:59de la vie politique
55:00mais on cherche leur message.
55:01Donc par exemple,
55:02Nicolas Sarkozy,
55:03que cherche-t-il à dire
55:04en ce moment ?
55:05Certains disent
55:06qu'au-delà de son...
55:07Il se cherche un rôle,
55:09disait-il lui-même récemment,
55:10au-delà de la politique.
55:11Philippe de Villiers,
55:12son retour,
55:13son retour absolument
55:13spectaculaire,
55:14on lui confie le rôle
55:15de conteur.
55:16Eh bien, dans les...
55:17Le conteur qui raconte
55:18au peuple français
55:18sa douleur et ses espérances.
55:20Eh bien, François Fillon
55:21est invité dans le débat
55:22à la manière
55:23d'une forme de professeur
55:24de réalisme
55:24qui dit
55:25« Revenons sur Terre,
55:27sortons de certaines
55:28illusions funestes ».
55:30Et qu'est-ce qu'on lui demande
55:30aujourd'hui ?
55:31Donc, effectivement,
55:32on donne la question
55:32de la démission
55:32d'Emmanuel Macron.
55:34Il dit premièrement,
55:35lorsqu'un pays
55:36peut prendre une décision
55:37importante
55:38et ne la prend pas,
55:392017, pour lui,
55:40son élection,
55:41son programme de réforme
55:42libérale,
55:43son programme de réforme
55:44des finances publiques,
55:45il y a des conséquences
55:46majeures.
55:47Donc, on ne peut pas
55:48gâcher toutes les occasions
55:49que l'histoire nous offre.
55:51Et lui-même dit
55:52« 2017, c'est l'occasion
55:53gâchée »
55:54qui fait en sorte
55:55qu'aujourd'hui,
55:55nous sommes dans une économie,
55:57un endettement
55:57absolument maladif.
55:58Et il nous dit
55:59« ce qu'on a raté en 2017,
56:00on en paie le prix aujourd'hui ».
56:02Donc, on ne peut pas
56:03gâcher toutes ces occasions
56:04dans l'histoire.
56:06Deuxième élément,
56:07il dénonce
56:07la tentation centriste
56:09de la droite.
56:10Ça, c'est intéressant.
56:11Il dit à la droite
56:11« n'allez pas vous perdre
56:12dans le bloc central,
56:14n'allez pas vous noyer
56:15dans le marécage centriste,
56:17retrouvez votre propre identité
56:19sans quoi vous serez
56:20tout simplement
56:20balayé de l'histoire ».
56:23Il plaide pour l'alternance.
56:24Il dit « sans alternance,
56:25on bascule dans un régime autoritaire ».
56:27On pourrait lui poser la question
56:28peut-être que l'alternance
56:29demain sur le bloc national
56:30tel qu'il prend forme,
56:31mais quoi qu'il en soit,
56:31c'est une question
56:32qu'on peut poser.
56:33Et aussi,
56:34il invite à une forme
56:35de réalisme
56:36par rapport à la Russie,
56:37sans aucune complaisance.
56:38Il dit « est-ce qu'on veut
56:39véritablement avoir
56:40un affrontement direct
56:41avec cette puissance nucléaire
56:42autoritaire ? »
56:43Est-ce qu'on veut ça ?
56:44Ou est-ce qu'on ne doit pas
56:45penser une paix nouvelle
56:46qui ne prendra pas nécessairement
56:47le visage du néo-néo-conservatisme
56:49européen,
56:50qui soit une forme
56:51de guerre permanente ?
56:52Donc, à travers cela,
56:53c'est une forme de série
56:54de mises en garde,
56:55tout en le moment
56:56que le pouvoir à Paris
56:58est en liquéfaction.
57:00Vous parlez d'une fragilité
57:01du pouvoir.
57:01Cette fragilité du pouvoir,
57:03est-ce qu'on ne la voit pas
57:04avec la marche des agriculteurs
57:05vers Bruxelles ?
57:06Oui, je me permets
57:07de faire le lien
57:07parce que ça me semble important.
57:08Les agriculteurs veulent
57:09contester l'orlande Mercosur
57:10et vont à Bruxelles.
57:12Mais pourquoi ils vont
57:12à Bruxelles ?
57:13Parce qu'ils ont compris
57:13une chose,
57:14c'est que le vrai pouvoir
57:14est là aujourd'hui.
57:16Le vrai pouvoir,
57:16il est contenu
57:17par l'Empire européen,
57:18il est porté par l'Empire
57:19européiste,
57:20par ceux qui ont sa commission,
57:22par ses bureaucrates,
57:23par ses technocrates,
57:24par son justice de pouvoir
57:25déconnecté de la démocratie.
57:27Et je terminerai
57:28avec cette réflexion
57:29toute simple.
57:29Le Mercosur,
57:30plusieurs disent
57:31que c'est un problème
57:32pour la France.
57:32Comment l'arrêter ?
57:33Comment l'arrêter ?
57:34Et on constate
57:35à quel point
57:35l'intégration fédérale
57:36de l'Europe
57:37est beaucoup plus avancée
57:38qu'on le dit.
57:38On comprend à quel point
57:39le mondialisme
57:40a été une révolution
57:41depuis 40 ans,
57:42une révolution qui fonctionne
57:43sur le mode de l'engrenage.
57:44Donc, on est toujours engagé,
57:46on doit toujours faire
57:47le pas de plus,
57:48on ne peut pas en sortir
57:49sans se faire accuser
57:50de pousser nos sociétés
57:52vers le chaos,
57:52le déclin,
57:53et ainsi de suite.
57:54Donc, être capable
57:54d'arrêter une révolution,
57:56ça implique toujours
57:56au moment de donner
57:57un cran d'arrêt,
57:58de sortir de sa logique
57:59destructrice,
58:00ce que c'est pour quoi
58:01pleine plusieurs agriculteurs,
58:02mais on voit autrement dit
58:03comment depuis 40 ans,
58:04en fait,
58:04c'est une forme de souveraineté
58:06nouvelle qui s'est constituée,
58:07qui s'est dissimulée,
58:08qui s'est masquée,
58:09et aujourd'hui,
58:09on la nomme,
58:10et elle dit pourtant
58:11j'irai toujours de l'avant
58:11et je néglige les peuples
58:13parce qu'ils sont finalement
58:13des retardataires de l'histoire.
58:15Je pense que c'est une autre donnée
58:16qu'on peut retenir d'aujourd'hui.
58:18Merci beaucoup, Mathieu Bocoté,
58:19l'heure des pros de Pascal Praud.
58:21Et puis, on est là lundi,
58:22c'est le 22 décembre,
58:23c'est un peu les vacances,
58:24mais on est là quand même.
58:25Excellente soirée.
58:29Pas tous, pas tous.
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