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00:00Le Royaume-Uni va donc accélérer l'expulsion des étrangers condamnés en étendant son programme qui s'intitule
00:05« Expulser maintenant, faire appel plus tard » à 15 nouveaux pays.
00:09Ce dispositif qui concernait déjà 8 nations s'appliquera désormais à 23 pays.
00:13Les explications de Chloé Tarka.
00:16Expulser maintenant, faire appel plus tard.
00:19Déjà en vigueur avec des états comme la Tanzanie ou l'Estonie,
00:23le programme permet de renvoyer les ressortissants étrangers dans leur pays
00:27sans attendre la fin de leur peine de prison au Royaume-Uni,
00:31tout en leur laissant la possibilité de faire appel depuis leur pays d'origine.
00:35Parmi les 15 pays ajoutés à la liste, l'Australie, le Botswana, le Canada, l'Inde ou encore le Liban.
00:42Cette mesure s'inscrit dans une stratégie plus large du gouvernement de Keir Starmer
00:46qui fait de la réduction de l'immigration, légale comme illégale, une priorité.
00:52Pendant bien trop longtemps, des criminels étrangers ont exploité notre système d'immigration.
00:56Restant au Royaume-Uni pendant des mois, voire des années,
00:59pendant que leurs appels s'éternisaient, cela doit cesser.
01:02Selon le ministère de la Justice britannique,
01:04le sort des condamnés dépendra en pratique des accords passés avec leur pays d'origine.
01:10Dans certains cas, ils pourraient être incarcérés à l'étranger,
01:13mais dans d'autres, ils pourraient recouvrer la liberté dès leur arrivée.
01:17Et Londres ne compte pas s'arrêter là.
01:19Des discussions sont déjà engagées avec d'autres états
01:23pour élargir encore la liste des pays concernés.
01:27Vendrie de Gerpel, c'est d'ailleurs parfois des réflexions
01:29qu'il y a eu aussi en France pendant la campagne présidentielle,
01:32de se dire, d'abord on expulse,
01:35et puis ensuite, s'il y a un appel, etc.,
01:37on avise, c'est un moyen de renvoyer rapidement les personnes
01:40quand on en a la possibilité,
01:41et surtout aussi de désengorger un petit peu les prisons.
01:44Bien sûr, et puis je pense que la France doit prendre exemple
01:47sur nos voisins outre-manche,
01:48parce qu'en réalité, cette mesure vient en écho au contexte sécuritaire
01:56qu'il y a en Angleterre, mais aussi un peu partout en Europe.
01:59En Ile-de-France, 93% des vols, 63% des agressions sexuelles
02:03dans les transports sont le fait d'étrangers.
02:06Donc aujourd'hui, on ne peut plus se permettre d'avoir des gens
02:08qui utilisent nos filières d'immigration pour faire des troubles à l'ordre public,
02:11des crimes, des délits, etc.
02:12Donc oui, je crois que, par exemple, Bruno Retailleau,
02:16en voulant notamment allonger les délais dans les centres de rétention administrative,
02:21touche du doigt le bon sujet.
02:25Maintenant, il faut que le conseil consuel le suive.
02:28Ce qui, pour l'instant, n'a pas été gagné, c'est une autre histoire.
02:30Donc voilà, c'est l'État français dans toute sa seconde heure.
02:34Jacques Morel, c'est vrai qu'on voit bien la difficulté
02:36qu'ont tous nos services de l'État.
02:38Il y a une volonté, mais il y a une sorte d'incapacité, pour l'instant,
02:41à agir fermement avec les personnes qui n'ont rien à faire sur notre territoire.
02:44Parce que là, on parle effectivement de personnes qui peuvent être expulsées.
02:47Et on voit que d'autres voisins, comme les Britanniques,
02:50arrivent à prendre un certain nombre de mesures,
02:52avec l'impression que chez nous, ça serait strictement impossible
02:54et qu'on n'y arrive pas.
02:55Et les Français ne comprennent pas forcément pourquoi le Royaume-Uni,
02:57qui n'est pas si loin de nous, peut parvenir à cela
03:00et que nous, ça semble impossible.
03:02Ça semble être la volonté politique qui manque,
03:04parce qu'on voit bien que les Anglais, en deux semaines,
03:10ils décident de nous renvoyer les migrants.
03:14Ils décident maintenant d'élargir la liste des gens qui seront indésirables.
03:20Tout ça, en augmentant les risques qu'une partie des gens
03:25qui vont être expulsés ou retournés
03:28viennent prendre la France comme terre d'asile.
03:34Je pense que le Président de la République,
03:37il va être un peu obligé de s'aligner,
03:40comme le disait votre journaliste, sur les voisins,
03:43parce qu'on ne peut pas apparaître comme d'un seul coup
03:46un oasis pour l'Angleterre.
03:48Oui. Et puis, Arnaud Clartel, avec cette difficulté,
03:51en France, il y a eu beaucoup, au moment du Brexit,
03:53notamment, vous allez voir ce que vous allez voir,
03:55le Brexit, ça va être un enfer, le Royaume-Uni va sombrer.
03:59On voit que, par exemple, sur les taxes avec Donald Trump,
04:01le Royaume-Uni sombreront tellement qu'ils s'en tirent mieux que nous,
04:04et que sur sa politique migratoire,
04:06Keir Starmer, entre vous parliez de l'accord qui a été signé,
04:10ils vont choisir leur immigration,
04:12nous, on restera dans une immigration subie.
04:14Et là, on voit qu'en tout cas,
04:15ils s'affranchissent un certain nombre de choses,
04:16et ils disent aujourd'hui, j'expulse,
04:18s'il y a un appel, on verra plus tard.
04:19Ils ne s'affranchissent pas, ils ne sont plus soumis.
04:21Ils ne sont plus soumis à la Cour européenne des droits de l'homme,
04:24ni à la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
04:27Donc, de ça, ils se sont affranchis.
04:31Et ils n'ont pas de conseil constitutionnel,
04:33puisqu'ils n'ont pas, d'ailleurs, de constitution écrite.
04:38Ça, c'est la première chose.
04:39Et en France, le conseil constitutionnel vient de dire
04:45que la loi n'était pas constitutionnelle sur les CRA,
04:48parce qu'en partie, parce qu'il n'était pas possible,
04:52c'était contre les libertés individuelles,
04:55de retenir dans un CRA quelqu'un qui a été condamné
04:58en première instance sans qu'il puisse faire appel.
05:04Donc, on a des barrières.
05:07Alors, est-ce que les gens veulent retirer les barrières
05:10qui votent en conséquence,
05:13ou est-ce qu'ils veulent maintenir les barrières légales
05:17qui votent aussi en conséquence ?
05:19Mais là, c'est très difficile, d'un point de vue technique,
05:23de faire passer des lois
05:25qui seront retoquées à la fois par le conseil constitutionnel
05:29et par la Cour européenne des droits de l'homme.
05:33Ça, ce sont des technicalités,
05:35des obligances, certes, mais qui existent quand même.
05:38Et Vendry de Gerpel, en ce qui concerne le Royaume-Uni,
05:40dès son arrivée,
05:42Keir Starmer a constaté,
05:43c'était au moment où il y avait des émeutes anti-immigration,
05:45et on voit que très vite, lui, s'est dit,
05:47ce problème migratoire, aujourd'hui, la population en a marre,
05:50et donc, il faut prendre des mesures.
05:51Et on voit que depuis le début,
05:53là, on vous cite les deux dernières,
05:54mais le gouvernement de Keir Starmer
05:56a tenté de mettre fin,
05:57ou en tout cas, de réguler l'immigration.
05:59Certes, ça arrive très tardivement,
06:00mais au Royaume-Uni,
06:01c'est totalement un changement de logiciel.
06:03Jusque-là, on vantait le fait
06:04d'avoir un pays extrêmement multiculturel,
06:07avec des communautés qui coïncidaient très bien.
06:09Aujourd'hui, c'est un petit peu la fin de ce modèle,
06:11aussi, au Royaume-Uni.
06:12Oui, il faut s'est constaté
06:13que quand on met plusieurs peuples au même endroit,
06:15il y en a toujours un
06:16qui finit par prendre le dessus sur l'autre,
06:18et ça peut être de manière violente
06:19quand le territoire sur lequel cohabitent ces peuples
06:23n'arrive pas à imposer sa culture commune,
06:27son histoire commune, etc.
06:29Ce qui manque à la France,
06:30ce qui ne manque pas à l'Angleterre aujourd'hui,
06:32c'est cette volonté politique,
06:34ce courage politique.
06:35En France, par exemple,
06:37beaucoup de Français demandent
06:37un référendum sur l'immigration.
06:39Eh bien, pourquoi est-ce qu'on ne le fait pas ?
06:41Pourquoi est-ce que le gouvernement...
06:42Il faudrait d'abord réviser la Constitution
06:44et qu'on n'y arrivera pas.
06:46Oui, mais c'est encore une question de barrières.
06:48Les barrières, on les a bien enlevées
06:50pendant le Covid,
06:51justement en masquant les gens
06:53et en leur interdisant de sortir de chez eux,
06:56sauf s'ils signaient un petit papier.
06:57Donc, je pense...
06:58Ils avaient eux-mêmes écrit.
06:59...que l'on signait nous-mêmes.
07:01C'est assez dingue.
07:02Donc, oui, c'est ce manque de courage politique,
07:04je trouve, qui manque en France.
07:06Londres le fait aujourd'hui,
07:08avec un peu de retard quand même,
07:10parce qu'on a vu ces émeutes,
07:11effectivement,
07:12qui ont frappé l'Angleterre l'année dernière,
07:14qui étaient assez violentes.
07:15Donc, si on ne veut pas avoir ça en France,
07:17il faut vraiment qu'on se dépêche,
07:18sachant que l'actualité est assez tragique.
07:21On l'a vu avec cette grand-mère
07:22qui a été agressée à l'âge de 82 ans
07:24alors qu'elle se rendait à la messe.
07:26Si on veut éviter ce genre de cas,
07:28il faut que nous aussi,
07:29nous faisions le genre de même geste.
07:34Effectivement, Jacques Morel,
07:35on voit dans un certain nombre de pays,
07:36on l'a vu en Espagne,
07:37on le voit en Angleterre,
07:37où parfois, c'est la population aussi
07:39qui fait dire à ses dirigeants,
07:41on en a marre, il faut agir.
07:42Vous parliez tout à l'heure de volonté politique.
07:44Parfois, la volonté populaire aussi,
07:46elle est entendue.
07:46Parce qu'on rappelle que,
07:47notamment en Angleterre,
07:48les émeutes anti-immigration
07:50ont été extrêmement violentes
07:52et les forces de l'ordre
07:53ont eu beaucoup de mal
07:54à réussir à les endiguer
07:55et qu'il n'y ait pas un drame,
07:57que ça ne finisse pas
07:57en règlement de compte généralisé.
07:59Oui, mais vous comprenez bien
08:00que si d'aventure,
08:02la situation venait à s'aggraver en France,
08:04je pense qu'en France,
08:06les Français, ils en ont marre
08:07comme en ont marre les Anglais.
08:11Jusqu'à présent,
08:11ils ne se sont pas exprimés,
08:13mais au retour de vacances,
08:15en prenant conscience,
08:16si vous voulez,
08:17du fait qu'on risque d'avoir
08:18de nouvelles déferlantes
08:20qui vont nous revenir d'Angleterre,
08:24s'il faut que les gens
08:24descendent dans la rue
08:26pour manifester leur mécontentement,
08:30ce n'est pas non plus
08:31une solution satisfaisante.
08:33Non, ce n'est pas suitable.
08:34Et en France,
08:36ceux qui sont propres
08:37à manifester,
08:38c'est plutôt les gens de gauche.
08:40Bon, les gens de gauche,
08:41sur toute cette problématique
08:43de l'immigration,
08:44ils sont tellement mal à l'aise
08:45qu'ils ne participeront jamais
08:46à des manifestations.
08:48Donc, on dira,
08:49c'est la droite,
08:49c'est l'extrême droite
08:50qui redescend dans la rue.
08:52Et il faut donc une réponse
08:54très forte et très stricte
08:56des forces de l'ordre.
08:58Ça ne se passera pas
08:59comme en Angleterre.
09:00Non, évidemment.
09:01Et on rappelle que ça n'est pas souhaitable
09:03non plus qu'on en parvienne là,
09:04mais qu'on entend parfois
09:05le ras-le-bol aussi des Français.
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