- il y a 3 mois
Ce mercredi 15 octobre, Raphaël Legendre a reçu Ludovic Desautez, directeur délégué de la rédaction de La Tribune, Guillaume Poitrinal, fondateur de WO2, et Laurent Vronski, directeur général d'Ervor, dans l'émission Les Experts sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:00BFM Business et la Tribune présente
00:07Les Experts, Raphaël Lejean
00:10Bonjour, bienvenue à tous dans Les Experts.
00:13La campagne électorale commence aujourd'hui.
00:17C'est ce que disent désormais les socialistes après avoir obtenu l'abandon
00:20et du 49.3 pendant l'examen budgétaire
00:24et de la réforme 2023 des retraites,
00:27symbole du macronisme.
00:30L'examen budgétaire va désormais pouvoir se faire sans entrave.
00:33Pour la première fois de la Ve République,
00:35le Parlement a les pleins pouvoirs.
00:38Et donc les dépôts d'amendements vont être l'occasion de lancer des débats
00:42dans lesquels chaque camp politique va pouvoir se positionner en vue de 2027.
00:47Alors est-ce que c'est une bonne nouvelle pour l'économie ?
00:50Est-ce que c'est une bonne nouvelle pour les finances publiques ?
00:53On va en discuter avec les experts du jour.
00:55Fallait-il lâcher sur les retraites pour obtenir un peu de stabilité politique ?
00:59On va en discuter.
01:00Et puis quelles surprises réservent le budget ?
01:03La tribune s'est penchée sur ces taxes surprises
01:07qui risquent de faire des vagues dans les prochaines semaines.
01:11Nous sommes le mercredi 15 octobre.
01:14Il est 10h passé de 1 minute.
01:16C'est Les Experts, l'émission qui vous aide à y voir plus clair.
01:19Bienvenue à tous.
01:20Allez, c'est parti.
01:21Les Experts, débats et controverses sur BFM Business
01:28Et j'ai le plaisir d'accueillir autour de la table Guillaume Poitrinal.
01:35Bonjour Guillaume.
01:36Fondateur de WO2, promoteur immobilier bas carbone.
01:40En face de vous, Laurent Wronski.
01:41Bonjour Laurent.
01:42Bonjour à tous.
01:43Directeur général d'Hervont et secrétaire général de Croissance Plus.
01:46Et Ludovic de Sauté.
01:47Bonjour Ludovic.
01:48Bonjour Raphaël.
01:48Directeur délégué de la tribune.
01:51Bon, l'actualité du jour, évidemment, c'est hier le discours de politique général.
01:56L'abandon de la réforme de retraite, symbole du second quinquennat d'Emmanuel Macron.
02:01Est-ce que c'était un sacrifice nécessaire, Ludovic ?
02:04Sacrifice nécessaire ?
02:05On va voir ce qui va se passer dans les 70 jours de débat parlementaire.
02:09Parce que c'est...
02:10Hier, j'étais un petit peu optimiste en me disant
02:12« Tiens, on n'a pas entendu parler de la journée de l'attaque Zuckman. »
02:15Et puis ce matin, Olivier Faure est revenu sur l'attaque Zuckman.
02:18Sur l'antenne de BFM TV, absolument.
02:19Voilà, exactement.
02:20Donc on se disait « Tiens, il y avait deux lâchés de totems hier en fait en direct. »
02:24Et puis finalement, le totem PS revient dans la barque.
02:29Alors maintenant, au-delà des retraites sur lesquelles on va revenir,
02:32ce qui est clair, c'est que dans ce budget, il va y avoir de la matière.
02:36Il y a beaucoup de bombinettes qui vont créer énormément de débats.
02:40Il y a beaucoup de choses qui peuvent être urtiquantes
02:42pour une partie du PS et des oppositions.
02:46Et des chefs d'entreprise qui sont ici autour de la table, je pense.
02:48Parce que c'est un budget d'effort quand même.
02:50Après, on peut globalement, chacun en prend un peu.
02:53Donc ça va poser de multiples questions pour les chefs d'entreprise,
02:57pour les assurés sociaux, pour les citoyens, pour les retraités.
03:00Donc il y a pas mal de choses quand même qui vont créer du clivage.
03:03Et le débat risque de ne pas être simple.
03:05On va y revenir.
03:06Est-ce qu'il fallait lâcher sur les retraités ?
03:07On a vu que les taux, le 10 ans français, a très sensiblement baissé.
03:11Oui, parce que les marchés obligataires, ils sont très sensibles au court terme.
03:14Donc vous leur dites qu'il n'y a pas d'instabilité politique
03:16ou moins d'instabilité politique.
03:18Et tout d'un coup, les taux d'emprunt...
03:21Ce n'était pas le sujet principal aujourd'hui en France pour l'économie.
03:24En fait, ce qu'on constate aujourd'hui,
03:25c'est l'irresponsabilité totale du corps politique.
03:29On sait que de toute façon, il y a un problème démographique.
03:31Ce n'est pas un problème de droite, de gauche.
03:32Il y a un problème démographique.
03:35D'ailleurs, un certain nombre de socialistes l'ont vu, etc.
03:37Et il y a un problème démographique qui fait que, de toute façon,
03:40il n'y a que deux solutions pour les retraites.
03:42Ou on allonge la durée de cotisation.
03:46Ou alors, on baisse les pensions.
03:48Si on baisse les pensions, c'est, entre guillemets, source de crise économique.
03:53Donc le plus intelligent, c'est de travailler plus.
03:55En plus, la France, on sait, sa particularité,
03:57c'est qu'elle travaille moins que les pays tout autour.
03:59Donc il faut évidemment allonger et retarder l'âge d'entrée dans la retraite,
04:06probablement sauf des professions particulièrement pénibles.
04:09Et ça, il n'y a pas de problème pour aller les trouver.
04:12La réalité, c'est qu'aujourd'hui, on démissionne sur l'inévitable.
04:15Alors, qu'est-ce que ça veut dire ?
04:17Ça veut dire qu'on envoie un message au monde formidable.
04:19C'est que, partout en Europe, on travaille jusqu'à 65, 66, 67 ans.
04:24Partout en Europe, on a fait, au Portugal en 2008, dans les années 90,
04:29on a fait les réformes.
04:30Et nous, eh bien, on constate qu'on est incapable de faire ces réformes.
04:35Et que, pour éviter une dissolution, on fait des petites alliances,
04:39on fait des petits compromis.
04:41Franchement, je vais vous dire, le peuple des chefs d'entreprise,
04:43il est dégoûté de ce qu'il voit aujourd'hui dans le corps politique.
04:47Il est dégoûté.
04:48C'est accablant.
04:50Et c'est terrible.
04:51Et ça sera terrible, non seulement pour nos entreprises,
04:53mais ça sera terrible pour tous les Français.
04:56Et ça sera terrible pour nos enfants.
04:57Pourquoi ? Parce qu'on va continuer à emprunter A.U. et à dire,
05:00et j'insiste, ce budget n'est pas un budget de rigueur.
05:03On va le faire passer pour un budget de rigueur.
05:05Ce budget n'est pas un budget de rigueur.
05:07Puisque, de toute façon, la dépense publique,
05:09il est prévu qu'elle continue d'augmenter.
05:11Donc, on fait une moindre augmentation.
05:14Mais la dépense publique, dans ce pays qui est surendetté,
05:16dans ce pays qui a 170 milliards de déficit,
05:20on continue à l'augmenter, c'est irresponsable.
05:22Elle va progresser de 30 milliards d'euros, effectivement,
05:25la dépense publique, mais elle va baisser en ratio,
05:28c'est-à-dire par rapport à la création de richesses,
05:29par rapport...
05:30On va voir où va se situer le PIB de l'année prochaine.
05:32Mais on va surtout voir où se situera le PLF à la fin des discussions
05:35à l'Assemblée nationale, parce qu'il promet d'être extrêmement modifié.
05:39Mais on va y revenir.
05:40Je vous pose la même question, Laurent Bronski.
05:42Est-ce qu'il ne fallait pas sacrifier l'autel de la réforme ?
05:47Mais y compris temporairement.
05:49Sébastien Lecornu l'a bien dit.
05:51Au 1er janvier 2028, on remet sur les rails la réforme
05:54pour se payer un petit peu de stabilité politique.
05:56Est-ce que ce n'était pas l'urgence du moment ?
05:59Si le coût de la stabilité économique,
06:01c'est de casser la machine économique,
06:04ce n'est pas un bon calcul.
06:05Et moi, ce que je constate quand je regarde ce budget,
06:08c'est un budget qui est sans cap et sans ambition économique.
06:12Alors on nous a expliqué qu'il y avait 30 milliards d'ajustements.
06:17La moitié de ces 30 milliards, c'est des nouvelles recettes fiscales.
06:20Donc on est dans un environnement économique mondial.
06:24Je dis bien mondial parce que l'économie ne se joue pas uniquement en Hexagone,
06:28qui est déprimée.
06:29On fait face à des chocs sans précédent.
06:33Guerre commerciale extrêmement agressive des États-Unis,
06:36menace de déferlante de produits chinois à bas prix,
06:39les guerres, etc.
06:41Et plutôt que d'essayer de stimuler cette machine économique
06:44et de donner l'envie de prendre des risques,
06:47je dirais que ce budget, c'est un vrai tue-l'amour.
06:49Et pendant ce temps-là, quand bien même on se dirait,
06:51on va remettre la main à la poche.
06:54Je dis bien remettre.
06:55Mais au moins, on met en œuvre des réformes structurelles.
06:59Mais non, il n'y a pas de réforme structurelle.
07:01C'est un budget politique.
07:02On est en train d'ajuster les fins de mois.
07:04Et je pense qu'en plus, quand on parle de stabilité,
07:06c'est le début de l'histoire.
07:07Ça c'est un point très important.
07:09Je pense que les patrons, ils sont prêts à payer plus d'impôts.
07:11La stabilité dont on parle, elle est à la semaine.
07:17C'est-à-dire que le budget, il ne fait pas deux pages.
07:21Le gouvernement Lecornu 1 a tenu 14 heures.
07:24On est même à l'heure près.
07:25Ça veut dire quoi ?
07:26Ça veut dire que toutes les discussions vont se faire à la baïonnette.
07:31Il va y avoir la poursuite des débats politiques
07:35qui sont assez consternants.
07:37Vous l'avez dit, c'est vraiment pas d'entrée au niveau.
07:39On fait plus de politique que prendre de bonnes décisions pour le pays.
07:43Et pendant ce temps-là, les problèmes structurels
07:46qui sont des problèmes structurels ne sont pas résolus.
07:48Donc en clair, c'est retour à la case départ.
07:50C'est la suite au prochain numéro.
07:51Moi, ce que je pense, c'est qu'en fait,
07:53quand on regarde, nous, parmi les patrons,
07:55les chefs d'entreprise que je fréquente régulièrement,
07:57les gens, ils disent, on peut faire un effort
07:59sur des impôts temporaires, etc.
08:03Même si on est déjà les plus fiscalisés en Europe,
08:06d'assez loin, d'ailleurs,
08:07aussi bien les entreprises que les particuliers.
08:09On peut faire un effort, mais à condition qu'il y ait des réformes.
08:13Si c'est faire des efforts pour continuer dans ce système
08:17dans lequel l'État dépense 20 ou 25 ou 30 % de plus
08:21que ce qu'il gagne, je crois,
08:23et continuer à creuser cette dette,
08:27et continuer à amputer, en fait, notre énergie entrepreneuriale,
08:31si c'est ça notre avenir, si c'est ça l'objectif,
08:35alors là, honnêtement, en effet,
08:38je pense que les patrons auront le moral dans les chaussettes.
08:40Si les patrons ont le moral dans les chaussettes,
08:42il faut savoir ce que ça veut dire pour cette économie.
08:44Il faut savoir ce que ça veut dire.
08:46Ça veut dire plus de projets,
08:48ça veut dire plus d'investissements,
08:50ça veut dire aussi, probablement,
08:52des gens qui vont commencer à aller regarder
08:53si c'est pas mieux d'investir en Italie,
08:56si c'est pas mieux d'investir en Allemagne,
08:57si c'est pas mieux d'investir en Angleterre
08:59ou en Espagne.
09:00Et on est en Europe.
09:02La taxe Zuckman,
09:04les gens ont juste oublié que la taxe Zuckman,
09:07elle est inopérante,
09:08parce qu'il y a des directives européennes
09:10qui autorisent de toute façon
09:11la délocalisation à la fois des personnes
09:14et même des sociétés.
09:18Et tout ça étant directive européenne.
09:20Donc la taxe Zuckman,
09:21il n'y a pas un journaliste pour dire,
09:22mais comment est-ce que vous faites
09:24avec la directive européenne
09:26qui s'applique à celui qui veut partir ?
09:27Écoutez BFM Business, Guillaume Patrénal,
09:29on en parle tous les jours.
09:31Mettez-vous sur la bonne station.
09:33Je suis sûr que dans la tribune,
09:34on en parle.
09:34Je partage plein de ce que vient de dire Guillaume
09:36et Laurent.
09:39Je pense qu'il y a...
09:40J'essaie d'accès.
09:41D'abord, finalement,
09:42là, ce qu'on est en train de pointer,
09:44j'allais dire,
09:44c'est pas tellement les défauts de Le Cornu,
09:46parce que Le Cornu,
09:47il n'a eu qu'un mois.
09:48En plus, c'est un mois très compliqué.
09:50On est en train de croiser
09:51avant tout le budget de François Bayrou.
09:53Le socle du budget de François Bayrou,
09:55je ne reviendrai pas sur les neuf mois
09:56que la France a perdu
09:57avec le gouvernement Bayrou,
09:59pour arriver sur cette copie-là,
10:00qui n'en raconte rien,
10:02et Le Cornu en est l'héritier.
10:03Il ne faut pas se tromper de combat,
10:04je pense,
10:05par rapport à Le Cornu,
10:06c'est-à-dire plutôt être en soutien
10:07aujourd'hui,
10:08parce que lui,
10:09il récupère un bébé
10:10sur lequel, honnêtement,
10:11il n'a pas pu...
10:11C'est principalement de la stratégie politique.
10:13C'est pas lui qui a composé la copie.
10:14Après, sur la réforme des retraites,
10:16sur cette pause,
10:18on va dire,
10:19de la réforme des retraites,
10:20évidemment,
10:21si c'est une pause
10:22pour n'en rien faire,
10:22c'est la catastrophe,
10:23et ce que vient de dire très bien Laurent.
10:25Moi, ce que j'entends,
10:27c'est quand même,
10:27c'est rare,
10:27dans un discours politique général,
10:29qu'un Premier ministre
10:30nomme un syndicat,
10:32il l'a fait.
10:32Il l'a nommé la CFDT.
10:33Absolument.
10:34Il l'a nommé directement,
10:35il a partagé même la possibilité
10:39d'aller vers un régime à points,
10:41capitalisation et tout ça.
10:42Donc, en fait,
10:43si dans la séquence,
10:44c'est pour construire,
10:45reconstruire un dialogue social
10:46et arriver à reconstruire
10:48une réforme qui est nécessaire,
10:50qui est absolument nécessaire,
10:51mais,
10:52et c'est le mot qu'il a employé
10:54et qu'il y a un mot en écho
10:55sur la CFDT
10:55et sur lequel il faut
10:56qu'on nettoie cette plaie,
10:59c'est qu'il y a une blessure démocratique
11:01qui est un poison lent.
11:02On le voit dans le débat,
11:04c'est-à-dire qu'on le voit,
11:05c'est-à-dire l'incapacité,
11:06ne serait-ce qu'à faire un conclave,
11:08finalement.
11:08En fait,
11:08un conclave n'aboutit pas aujourd'hui.
11:10Or, ce pays,
11:11pour avancer,
11:12il a besoin que les partenaires sociaux
11:14se remettent autour de la table
11:15et il a besoin,
11:16alors là,
11:16j'adhère à 100%,
11:17merci Laurent de le dire,
11:19c'est-à-dire que là,
11:19on est sur des budgets techniques,
11:20des années blanches,
11:21ça ne raconte rien,
11:23on est dans une période de rupture,
11:25dans une période où l'innovation
11:27va être un acte tout majeur
11:29dans les prochaines années,
11:30soit l'Europe décroche
11:31et on regarde passer les trains
11:32chinois,
11:33américains,
11:34très rapides,
11:35de plus en plus rapides,
11:36soit on commence à investir
11:37et on se remet dans le match.
11:39Là, le problème,
11:39c'est que pour l'instant,
11:40honnêtement,
11:40c'est un budget de Ligue 2,
11:42en fait.
11:43C'est un budget qui doit ramener
11:44le déficit à 5%.
11:45En même temps,
11:46en 2025,
11:47on l'a ramené de 5,8%
11:48à 5,4%.
11:50Depuis cette année,
11:52ça s'améliore
11:52et on réduit le déficit
11:54quand même,
11:54petit à petit,
11:55Laurent Bronski.
11:55Oui,
11:56ce qu'il faut bien comprendre,
11:57c'est que la chasse au talent
11:58qui a commencé il y a déjà
11:59un petit moment
12:00ne fait que s'accélérer,
12:01notamment sous l'effet
12:02de la pyramide des âges
12:03qui est inversée
12:04dans la plupart des pays occidentaux,
12:05même en Chine.
12:06Ce qui veut dire que
12:07par rapport aux défis,
12:08je ne dis même pas
12:09les défis qui nous attendent,
12:10les défis qu'on vit actuellement,
12:12la transition énergétique,
12:13l'IA, etc.,
12:14la chasse au talent a commencé.
12:16Donc moi,
12:16si j'étais,
12:17n'y voyait aucune
12:19autre présence de ma part,
12:20mais si j'étais le patron
12:21d'une grande puissance,
12:22j'enverrais une lettre
12:23de félicitation
12:23aux parlementaires français.
12:25Pourquoi ?
12:26Parce que là,
12:27vous allez avoir
12:28des offres
12:28qui vont être faites
12:29de la part de pays.
12:31Je veux dire,
12:31les États-Unis ont commencé
12:32il y a déjà un petit moment
12:34en expliquant,
12:36écoutez,
12:36puisque ça ne se passe pas
12:37forcément bien dans votre pays,
12:38nous,
12:39on va vous dérouler
12:39le tapis rouge.
12:40On voit que les talents
12:41partent de plus en plus.
12:42On a eu des chiffres
12:43il y a quelques semaines
12:44assez inquiétants.
12:45C'est une évidence.
12:49Guillaume,
12:49sur le redressement
12:50des comptes publics quand même,
12:51parce que je vous trouve
12:51extrêmement sévère,
12:53on est dans un contexte politique
12:54quand même...
12:55Non, pas sévère.
12:56Il y a quelque chose
12:58que tout le monde oublie
12:59dans cette histoire
13:00de passer en dessous
13:01de la barre des 5%
13:01de déficit.
13:02c'est que tout ça dépend
13:04de l'évolution du PIB.
13:05Oui.
13:06Et donc,
13:07si demain,
13:08avec ce budget
13:09qui va expliquer
13:10que finalement,
13:12une holding
13:12est un outil
13:13d'optimisation fiscale
13:15puissant
13:15et d'échappement à l'impôt,
13:17alors que honnêtement,
13:18les holdings,
13:19pour la plupart,
13:20il y a toujours des exceptions,
13:21mais pour la plupart,
13:22ce sont des outils
13:22de rebond d'investissement.
13:24C'est-à-dire que
13:25on va payer
13:26des dividendes à la holding
13:27ou alors on va faire
13:28une plus-value
13:28dans la holding
13:29et ensuite,
13:29on va réinvestir
13:30sur d'autres secteurs.
13:32Ce sont aussi des outils,
13:33ça n'a jamais été dit.
13:34Moi,
13:34dans mon métier
13:35de promotion immobilière,
13:36si vous n'avez pas
13:36de la trésorerie devant vous,
13:38vous crevez.
13:39Pourquoi ?
13:40Alors,
13:40ça n'a rien à voir
13:41avec Mistral,
13:42mais tout simplement
13:43parce que je joue
13:44sur un marché
13:45éminemment cyclique.
13:46J'ai des opérations
13:47qui vont être perdantes,
13:48j'ai des opérations
13:49qui vont être gagnantes.
13:50Je ne sais pas
13:51quand je lance
13:51un projet immobilier
13:52à quel prix je vais le sortir
13:54puisque de toute façon,
13:55je suis en France
13:55et je vais sortir
13:56dans 5 ans
13:56ou dans 6 ans.
13:58Donc,
13:58j'ai besoin
13:59d'un matelas
14:00de trésorerie
14:00pour faire face
14:01au pire,
14:02en cas de crise,
14:03payer les entreprises,
14:04en cas de crise,
14:05payer mes salariés.
14:06Eh bien,
14:06qu'est-ce qu'on va me dire
14:07aujourd'hui ?
14:08Ah bien,
14:08c'est peut-être
14:08que ce matelas
14:09de trésorerie
14:10que tu as
14:10qui va te permettre
14:11d'acheter des fonciers,
14:12etc.
14:12dans le truc,
14:13peut-être que c'est
14:14de la trésorerie
14:14excédentaire,
14:15peut-être que c'est
14:16de la trésorerie
14:16non productive,
14:17peut-être improductive
14:18et j'ai décidé
14:19de la taxer.
14:20C'est ça,
14:21la réalité.
14:22Il y a une déconnexion,
14:23les amis,
14:23entre la réalité
14:25de l'entreprise
14:25et cette espèce
14:27d'imagerie
14:28d'épinal
14:28qui est créée
14:32tel un espèce
14:33d'avatar
14:34de l'économie
14:35par des économistes,
14:37par des gens
14:37qui réfléchissent
14:38depuis Paris.
14:39Mais il faut
14:39qu'ils aillent voir
14:40les entreprises,
14:41il faut qu'ils aillent
14:42comprendre
14:42à quoi sert
14:43la trésorerie
14:44dans une holding.
14:45Je rebondis
14:45sur ce que dit
14:46Guillaume
14:46et votre remarque,
14:47Raphaël.
14:48Je ne partage pas
14:49une forme de pessimisme
14:50ce matin.
14:50Je pense que la démonstration
14:51qui nous est faite
14:52mais qui est à confirmer
14:53parce que le chemin
14:54est long jusqu'en décembre
14:55et il va être tortueux
14:57et très urtiquant.
14:59En tout cas,
15:00j'ai plutôt ce sentiment-là.
15:01C'est clairement
15:02que Guillaume
15:04paraît spontanément
15:05de la petite réaction
15:06qu'il y a eu
15:06sur le taux de la dette
15:07hier avec le marché.
15:10Bayrou,
15:10là où il s'est planté,
15:11finalement,
15:12vous savez,
15:12c'est quand on avait acheté
15:13un meuble
15:14dans une marque suédoise,
15:16il y a un ordre de montage.
15:17Un, deux, trois.
15:18Et si vous attaquez
15:18par la phase 4,
15:20le meuble,
15:21il est foutu.
15:21On a tous vécu ça,
15:22on l'a tous vécu.
15:24En fait,
15:25la tentative
15:26de Sébastien Lecornu
15:27et qui mérite
15:28en tout cas
15:29d'être accompagné
15:31et soutenu,
15:32c'est de dire
15:32en fait,
15:33l'ordre de montage,
15:34c'est d'abord
15:34de retrouver
15:34la stabilité politique
15:35plutôt que
15:37d'aller attaquer
15:39par la dette
15:39sur laquelle
15:40François Bayrou
15:40s'est planté,
15:41honnêtement.
15:41Son discours du 15 juillet
15:42avait été calamiteux.
15:44Donc,
15:45il essaye de résoudre
15:46ce point-là,
15:46je ne sais pas
15:47s'il va y arriver,
15:48mais la démonstration,
15:49cet ordre de montage
15:50est somme toute
15:51extrêmement importante
15:52parce que
15:52dans toutes les notes,
15:54il y a encore des notes
15:55d'agence qui vont arriver
15:56ce mois-ci.
15:5624 octobre,
15:57vous disent,
15:5828 novembre,
15:59ce qui me marque
16:00dans toutes les dégradations,
16:02c'est les longs paragraphes
16:03évidemment sur la situation
16:05de la dette française
16:05et statatique,
16:06mais des paragraphes
16:07qui ne font que s'amplifier
16:08de mois en mois
16:09sur l'instabilité politique.
16:10C'est-à-dire,
16:11en gros,
16:11l'incapacité à ce pays
16:13à se réformer,
16:14quelles que soient
16:15les orientations,
16:16parce qu'il n'y a personne
16:16dans le cockpit.
16:17Et c'est peut-être
16:19le point numéro un
16:20que Sébastien Lecornu
16:22tente de résoudre.
16:24J'espère qu'il va y arriver
16:25parce que
16:25cette capacité de cockpit,
16:27c'est demain,
16:28on espère en 2026,
16:30arriver à partir
16:30enfin sur des orientations
16:32dont ce pays a besoin,
16:33y compris en termes
16:34d'investissement,
16:35y compris par rapport
16:36au rapport Draghi,
16:37l'innovation,
16:37et ainsi de suite,
16:37et ainsi de suite.
16:38Il y a tout un chemin
16:39après à dérouler.
16:40Mais c'est la capacité
16:41de compromis.
16:42Et là, pour le coup,
16:42la première étape
16:43semble plutôt victorieuse.
16:46On a LR
16:46et le Parti Socialiste
16:48qui semble d'accord
16:49pour ne plus censurer
16:51avec un seul objectif commun
16:53qui est
16:53on ne dépasse pas
16:54les 5% d'efficacité.
16:54Mais quand ils reviennent
16:55avec la taxe Zuckman,
16:56excusez-moi,
16:57c'est quand même pas
16:57une union très solide
16:58quand ils reviennent
16:59sur BFCBF ce matin
17:00en disant en fait,
17:01moi mon objectif,
17:02c'est la taxe Zuckman,
17:03une fois encore,
17:04qui est inopérante
17:05et qui va coûter
17:06très très cher à la France
17:07et qui est totalement inopérante.
17:08Je veux juste
17:08un petit commentaire
17:09que j'ai rarement vu
17:11sur la taxe Zuckman.
17:12En fait,
17:12je feuilletais l'autre jour
17:14le fameux magazine de Chalence
17:16sur les 500 fortunes
17:17où on a expliqué
17:18qu'avant c'était 80 milliards
17:19et maintenant c'est 1200 milliards.
17:21Passer de 80 à 1200 milliards,
17:23c'est pas 1800 familles entrepreneurs.
17:27D'accord ?
17:27C'est une trentaine
17:28de familles entrepreneurs
17:29et là-dedans,
17:30dans cette trentaine,
17:31les trois quarts...
17:31Vous êtes pour concentrer l'impôt
17:33encore un peu plus.
17:34Les trois quarts,
17:34c'est un miracle
17:35qui s'appelle le luxe,
17:36qui s'appelle le secteur du luxe.
17:38LVMH prend 12% ce matin en bourse.
17:40LVMH qui valait 9 milliards
17:42à la fin des années 90
17:43en vaut 260 milliards.
17:46Eux à eux seuls.
17:46Et là-dessus,
17:47on rajoute Chanel,
17:49on rajoute Hermès,
17:51etc.
17:52On rajoute Hermès,
17:53on rajoute Bétancourt
17:54et tout ça fait le gros
17:56de la croissance en fait.
17:57Et on fait croire aux Français
17:59qu'en fait il y a un problème
18:00de société.
18:01Et c'est pas un problème
18:02de société,
18:03c'est juste
18:03le miracle
18:05du luxe français
18:06avec des génies
18:06qui arrivent
18:07à vendre
18:08à des Chinois
18:09qui demain
18:09vont nous tondre
18:10parce que de toute façon
18:11ils ont une technologie formidable
18:12et ils vont maîtriser
18:14les terres rares,
18:14ils vont maîtriser
18:15des tas de choses.
18:16On a une chance folle
18:18nous,
18:18petits Français
18:19qui existons peu,
18:20on est capable
18:21de faire des sacs à main
18:23bas carbone d'ailleurs
18:24parce qu'un sac à main
18:25d'empreinte carbone
18:26est très faible
18:26vendu 20 000 dollars
18:28aux Chinois.
18:29On est capable
18:30de faire du don Pérignon
18:31vendu très cher.
18:32On est capable
18:33de faire des parfums
18:34vendus très cher.
18:35Et qu'est-ce qu'on fait nous ?
18:36On dit
18:37à ces fortunes
18:38familiales françaises
18:39du luxe
18:39qui honnêtement
18:40ont réussi
18:41parce que c'était
18:41les familles,
18:42on leur dit
18:42vous savez,
18:43on va vous faire la peau
18:44parce qu'en fait
18:45vous êtes beaucoup trop riches
18:46et vous allez venir
18:47payer pour les retraites
18:48et vous allez venir
18:49payer pour les malheureux
18:50et vous allez venir etc.
18:52C'est le seul message
18:53qu'on envoie
18:53à ces gens-là.
18:54Je vais vous dire
18:55je ne suis pas
18:55milliardaire
18:56mais si je l'étais
18:57je pense que
19:00je commencerais
19:00à faire mes valises.
19:01Ce n'est pas possible
19:02ce pays
19:03d'en entendre autant
19:04sur les entrepreneurs
19:06qui sont la cause
19:08de tous les maux
19:09et qui seraient
19:11aussi
19:11la solution miracle
19:13comme si
19:14ces 15 milliards
19:15allaient demain
19:16sauver quoi que ce soit.
19:17Oui mais il faut entendre
19:17le besoin de justice
19:19fiscale
19:19dans l'opinion publique
19:21française aussi.
19:22Mais il faut expliquer
19:23aux gens
19:24que les holdings
19:26si vous voulez
19:26ce n'est pas de l'argent
19:27dont vous disposez
19:28et que si demain
19:29moi je distribue
19:30depuis ma holding
19:32professionnelle
19:32qui est une holding active
19:34qui est une holding
19:34d'investissement
19:35si je distribue
19:36de l'argent
19:36pour partir en vacances
19:37pour payer les études
19:38des enfants
19:39et bien cet argent
19:40il prend une deuxième fois
19:41l'impôt
19:41et je ne suis pas à 25%
19:43je suis à plus de 50%
19:45après la règle
19:46de la fiscalité française
19:47est toujours la même
19:48c'est-à-dire qu'il y a
19:48la règle
19:49et puis il y a aussi
19:49des contournements
19:50alors c'est simplement
19:51des tweets
19:52que j'ai pu trouver
19:53là c'est
19:53Dividend King
19:54je le cite
19:55qui explique
19:56amis entrepreneurs
19:57pas d'inquiétude
19:58les fiscalistes
19:59ont déjà trouvé
19:59une parade
20:00elle est très simple
20:01utilisez votre excédent
20:02de trésorerie
20:03et vos réserves
20:03pour augmenter
20:04le capital social
20:06de votre holding
20:07alors on rentre
20:08dans la technicité
20:09mais
20:09il semble qu'il y ait
20:11quand même
20:11une fois de plus
20:12d'après ce que j'ai lu
20:14il fiscalise
20:15les trésoreries
20:16donc en fait
20:17c'est indépendant
20:18de savoir si
20:19on est au capital
20:21ou pas au capital
20:21la question c'est de savoir
20:22il va y avoir probablement
20:24il va y avoir probablement
20:25de la migration de trésorerie
20:27dans les entreprises
20:28à mon avis
20:29les entreprises internationales
20:31vont beaucoup mettre
20:32de la trésorerie
20:33à l'étranger
20:34donc on va renforcer
20:35les capacités d'investissement
20:36des filiales étrangères
20:37ça c'est probablement
20:38ce qui va se jouer
20:39si on commence à regarder
20:40en transparence
20:41les états de trésorerie
20:42à chaque niveau
20:44de chacune des filiales
20:45des grands groupes
20:46dont on parle ici
20:46c'est à dire
20:47les grands entrepreneurs
20:49français
20:50et notamment du luxe
20:51Laurent Worski
20:51justement je vais répondre
20:53à cet auditeur
20:53je pense qu'il y a
20:54un vrai problème
20:56de temporalité
20:57je veux dire que
20:58le politique
21:00je veux dire son échéance
21:01c'est la prochaine élection
21:02nous on est dans des secteurs
21:04c'est à dire que moi
21:05je suis dans un secteur industriel
21:07moi mon échelle
21:08minimum
21:08c'est 10 ans
21:10quand je lance un programme
21:11de développement
21:12de nouveaux produits
21:13c'est pas 10 jours
21:14donc là
21:15on a une petite musique
21:16on lui dit
21:17oui c'est bon
21:17tout va bien
21:18on savait être stable
21:19il y a un budget
21:19mais non
21:20globalement
21:21tout le monde l'a compris
21:22les grandes manœuvres
21:23c'est fini
21:25jusqu'à 2027
21:27il va rien se passer
21:27donc la question
21:28c'est pas de savoir
21:29est-ce qu'on va trouver
21:30une parade
21:31avec le fiscaliste
21:32qui va bien
21:33pour neutraliser
21:34la petite réforme
21:35qui est cachée
21:36la linéa 3
21:37du nouveau budget
21:38c'est pas ça la question
21:38la question c'est
21:39est-ce que
21:40les entrepreneurs
21:42que nous sommes
21:42et on n'est évidemment
21:43pas les seuls
21:44est-ce qu'on va se lancer
21:45dans l'aventure
21:46de mettre
21:47pendant 10 ans
21:48ou 5 ans
21:49pour les plus courts
21:51les ressources nécessaires
21:52et les risques nécessaires
21:54est-ce qu'on pense
21:54que notre pays
21:55va être un pays d'avenir
21:57et va nous offrir
21:58un environnement stable
21:59je suis désolé
22:00depuis 24 ans
22:02il n'y a toujours pas
22:02la réponse à la question
22:03voire pire
22:04le cirque
22:06auquel on vient d'assister
22:07le concours
22:08l'épine
22:08de la fiscalité
22:10la plus punitive
22:11qui a commencé
22:11depuis la dissolution
22:13ne fait que commencer
22:14et se poursuivre
22:15ça
22:15à nos échelles
22:17à nous
22:175 à 10 ans
22:18rien n'a été apporté
22:20pour nous conforter
22:21c'est ça qui est grave
22:23vous savez ce qu'il faut
22:24pour vous réconforter
22:25Laurent
22:25c'est lire
22:27le cadrage
22:27macroéconomique
22:28du projet de loi de finances
22:29parce que Bercy
22:30ils semblent tous
22:31assez optimistes
22:32Bercy prévoit
22:332,6%
22:34d'augmentation
22:35de l'investissement
22:36des entreprises
22:36l'année prochaine
22:38ils ont chaussé
22:39des lunettes roses
22:40et plus 0,9
22:44sur la consoie des ménages
22:45quand on fait des budgets
22:46il y a toujours
22:46des exercices
22:47qui font partie
22:48du cirque
22:49dont on décrivait
22:50Laurent à l'instant
22:50dans le cirque
22:52il y a la lutte
22:52anti-fraude
22:53un projet de loi
22:55va être déposé
22:56en même temps
22:56que le PL
22:57pour lutter
22:57contre les fraudes
22:58on le met à 1 milliard
23:011,5 milliard
23:02dans le meilleur des cas
23:02il rapporte 200 millions
23:03mais c'est dit
23:04c'est posé
23:05donc ça c'est le grand
23:06grand classique
23:06on coche la case
23:07et après il y a
23:08les projections
23:09et le tendanciel
23:11et tatati tatata
23:12après là
23:13ce matin
23:13on est déjà rattrapé
23:14par la patrouille
23:15il y a les chiffres
23:15de l'OFCE
23:16qui sont tombés
23:17qui disent quoi
23:18ils disent que déjà
23:20dans le meilleur des cas
23:21la croissance
23:22ça sera du 0,7%
23:23cette année
23:24l'année prochaine
23:25c'est lui qui est plutôt
23:25optimiste
23:26dans les instituts
23:28de prévision
23:29pour continuer
23:30qui est plutôt
23:31la lunette rose
23:31dit que
23:32si on va sur un budget
23:34alors ils ne l'ont pas fait
23:35par rapport à ce budget-là
23:36puisqu'il n'y a pas le temps
23:38mais si le budget
23:39dans une gestion modérée
23:40on pourrait être au-dessus
23:41des 5,5%
23:42en termes de dérapage
23:43PIB
23:44dès l'an prochain
23:45puis plus inquiétant
23:47parce que
23:47c'est l'accumulation
23:48de ce qu'a de dire Laurent
23:49c'est-à-dire
23:50cette période d'incertitude
23:51nourrie en plus
23:53d'incertitude géopolitique
23:54majeure
23:55Trump
23:56la Chine
23:57et ainsi de suite
23:57commence à peser
23:59alors les 2,6%
24:00sur l'investissement
24:01honnêtement
24:02ce n'est pas du tout
24:03ce qu'on voit arriver
24:04et l'OFCE
24:05ramenée
24:06sur les ménages
24:07d'abord elle s'attend
24:08à un tassement
24:08de la conso
24:09l'année prochaine
24:09ce qui sera
24:11un très très mauvais signal
24:12puisque c'est la conso
24:12en France
24:13qui tire quand même
24:13la croissance
24:14donc si la conso
24:15elle baisse de 0,4%
24:16c'est un mauvais signal
24:17et puis une reprise
24:18du chômage
24:19fin d'année
24:19donc là
24:20attendez juste une seconde
24:21l'OFCE prévoit
24:22une baisse
24:23de la consommation
24:24de 0,4
24:25quand les chiffres
24:26dans le cadrage
24:27macroéconomique
24:28du projet de loi de finances
24:29c'est plus 0,9
24:30c'est 0,4%
24:32moins 0,4
24:32en 2016
24:33et ils évaluent
24:35je reprends les chiffres
24:36le chômage remontait
24:36à 8,2%
24:38pour fin 2026
24:38donc
24:39et pourquoi ?
24:41parce qu'on le voit
24:41parce qu'il y a
24:42des pans entiers
24:43de l'économie française
24:44je prends le secteur automobile
24:45qui est en train de partir
24:47à volo
24:48très clairement
24:48on le voit
24:50les usines
24:51une à une
24:51se mettent
24:52en chômage technique
24:53pour les plus anciens
24:55le chômage technique
24:57c'est vraiment
24:58le signal
24:59que les choses
25:00ne vont pas bien
25:01et de toute façon
25:01même celles qui restent ouvertes
25:02ont des capacités de production
25:03de l'ordre de 50%
25:04donc honnêtement
25:05on voit le mur
25:07arriver sur tout un pan
25:08c'est 140 000 emplois
25:09l'automobile
25:10en France
25:11c'est pas un petit secteur
25:13il n'y a plus de diminuer
25:14en Europe
25:14et quelque chose
25:15qui est
25:15l'Allemagne vit la même chose
25:16c'est pas spécifique à la France
25:18mais l'Allemagne
25:18le vit très très fortement
25:19et c'est le mouvement chinois
25:22dont parlait très bien Laurent
25:23tout à l'heure
25:24en train de débouler
25:25de déferler
25:26à haute vitesse
25:26est-ce que vous allez faire mieux
25:28que 2,6% d'investissement
25:29l'année prochaine
25:30moi je vais être un peu impertinent
25:32moi ces discussions
25:33sur la prévision
25:35me font sourire
25:36un parce qu'il y a des gens
25:38qui en clair
25:39me lisent l'heure
25:39sur ma propre montre
25:40première chose
25:41mais deuxièmement
25:42ce qui est important
25:43avec l'avenir
25:43c'est pas de le prévoir
25:44c'est de le rendre possible
25:45et est-ce que ce budget
25:47va le rendre possible
25:48moi je dis non
25:49donc je pense qu'aujourd'hui
25:51pour des gens
25:51qui vont être face
25:52à des décisions
25:53d'investissement
25:54impactantes
25:55je pense qu'ils se posent
25:57de vraies questions
25:58et la vraie question
25:59c'est un
25:59est-ce que je vais le faire
26:00et deuxièmement
26:01c'est où je vais le faire
26:02est-ce que
26:04si vous répondez
26:05à ces deux questions
26:06Guillaume Patrinoval
26:07chez WO2
26:08l'année prochaine
26:09est-ce que vous gêlez
26:09les investissements
26:10ou est-ce que quand même
26:11il y a de l'activité
26:11il y a un peu de croissance
26:12donc vous continuez
26:13je finis des projets
26:15que j'ai lancés
26:16il y a 5 ans
26:18il y a 6 ans
26:18il y a 7 ans
26:19avec des capitaux
26:20que j'ai empruntés
26:21ou que j'ai mis en oeuvre
26:23à cette époque-là
26:24est-ce que j'ai
26:25j'ai encore une vision
26:262026
26:27puisque je finis ces projets
26:28mais comme beaucoup d'ailleurs
26:28d'autres promoteurs
26:29on finit les projets
26:30est-ce qu'il y a des nouveaux projets
26:31qui arrivent
26:32la réponse est non
26:32la défense est à l'arrêt
26:34complet
26:34vous regardez dans Paris
26:36chercher les grues
26:37il y a la tour triangle à côté
26:38mais enfin à part ça
26:39il n'y en a pas
26:40donc en fait
26:41on voit sur les carnets de commandes
26:43du BTP
26:43plus aucune visibilité
26:46au-delà de 2026
26:47donc les nuages
26:49ils sont là
26:50et au lieu d'avoir
26:51on devrait avoir
26:52un budget de relance
26:53de rupture
26:54on a un budget
26:56dans lequel en fait
26:56on ne soigne aucun
26:58des maux
26:59qui sont aujourd'hui
27:00les maux structurels
27:01de la France
27:02donc en fait
27:02pour rester député
27:04on fait des petites alliances
27:05on s'amuse
27:06on cède un petit ceci
27:08puis on dit
27:08c'est que quelques milliards
27:09on fait quelques trucs
27:10etc
27:10et puis
27:11à la fin
27:13honnêtement
27:13les chefs d'entreprise
27:15ils hésitent
27:17et ça c'est pas bon
27:18pour le pays
27:19ils ont une baisse
27:20de la CVAE
27:20quand même
27:21c'est à peu près
27:22la seule bonne nouvelle
27:23de ce projet
27:23de loi de finances
27:24il y a une augmentation
27:24du coût du travail
27:25parallèlement
27:26on va y revenir
27:27dans la seconde partie
27:29des experts
27:30on va continuer
27:30de rentrer
27:32dans le corps
27:32de ce budget
27:34et voir
27:34quelles sont un peu
27:35les surprises
27:36aussi
27:36car il y en a
27:37ne quittez pas
27:38on se retrouve
27:39dans une minute
27:39on est de retour
27:54pour la seconde partie
27:55des experts
27:56avec toujours autour
27:56de la table
27:57Guillaume Patrinal
27:58merci
28:00trop vite
28:00pardon
28:01Laurent Vronsky
28:02et Ludovic de Sauté
28:03comme toujours
28:04on a des discussions
28:04absolument passionnantes
28:05pendant la pub
28:06et Guillaume
28:07vous nous expliquez
28:08que la taxe
28:09sur les trésoreries
28:10elle existe
28:12elle existe
28:12d'ailleurs en Europe
28:13et dans des pays
28:13qui ne sont pas
28:14forcément
28:15elle existe
28:15elle existe au Luxembourg
28:16elle existe en Suisse
28:17sur des trésoreries
28:19réellement excédentaires
28:20elle existe aussi
28:21d'ailleurs aux Etats-Unis
28:22c'est des personal company
28:23holding etc
28:25donc c'est quelque chose
28:26qui existe
28:26mais c'est très limité
28:28à des holdings
28:29strictement patrimoniales
28:31donc qui ne travaillent pas
28:33qui n'investissent pas
28:34et qui sont uniquement
28:36des outils
28:37d'optimisation fiscale
28:38pour des héritiers
28:39ou des retraités
28:40dans lequel
28:41il n'y a plus de
28:42il n'y a plus de boulot
28:43derrière
28:43mais dès que vous avez
28:45en dessous
28:46une filiale
28:46détenue à
28:4850
28:4930
28:4940%
28:50qui est une filiale
28:51opérationnelle
28:52etc
28:52vous pouvez garder
28:53autant de trésorerie
28:54que vous voulez
28:54dans la holding
28:56elle n'est pas considérée
28:57comme étant
28:58un véhicule
28:59de capitalisation
29:00je dirais
29:01à moindre impôt
29:02de revenus
29:03qui ressemble
29:03à des choses
29:04très très perso
29:05c'est un peu ce que cherche Bercy
29:06c'est sur le capital
29:07improductif
29:08normalement
29:09mais les holdings
29:11des grandes fortunes
29:12qui sont des fortunes
29:13d'entreprises
29:14françaises
29:15ce ne sont pas
29:16des outils
29:17ce n'est pas une espèce
29:18d'assurance vie
29:19ce n'est pas un PEA
29:20on n'est pas en train
29:21le cumul
29:23sans impôt
29:24d'accord
29:24de revenus
29:25il existe en France
29:26il est ouvert à tout le monde
29:27ça s'appelle l'assurance vie
29:28ça s'appelle le PEA
29:29donc voilà
29:30est-ce que vous vous dites
29:31c'est quand même assez dégueulasse
29:32que le milliardaire
29:33il puisse avoir
29:33une énorme assurance vie
29:35sans limite de montant
29:36un énorme PEA
29:37sans limite de montant
29:38et puis voilà
29:39et puis en fait
29:40comme l'assurance vie
29:41vous pouvez le transmettre
29:42avec du Dutreil
29:42mais aujourd'hui
29:44ce n'est pas le cas
29:45de la plupart des holdings
29:46la plupart des holdings
29:47c'est des entrepreneurs
29:48qui ont un projet d'entreprise
29:49et qui ont une holdings
29:50pourquoi ?
29:50parce qu'ils ont une
29:51deux ou trois activités
29:52qu'ils ont besoin
29:53dans ces filiales
29:54d'avoir d'autres associés
29:56donc parfois ils ont 60%
29:57et puis donc
29:58ils ont été chercher
29:5840% avec quelqu'un
30:00mais qui veut
30:00uniquement investir
30:02dans telle activité
30:03très précisément
30:04et puis dans le reste
30:05ils ont d'autres activités
30:07ça sert à ça
30:08une holding
30:08il faut qu'on explique
30:09aux français
30:10ce qu'est une holding
30:11Laurent Wonski
30:12alors deux remarques
30:13c'est le principe
30:15enfin c'est du bon sens
30:16le principe du benchmarking
30:17c'est un indicisme
30:18en clair
30:19c'est de faire
30:19la tournée des autres
30:20un comparatif
30:21un comparatif
30:22merci
30:23pour prendre les bonnes idées
30:25c'est pas de faire
30:26la tournée des mauvaises idées
30:27des autres
30:28et de se les approprier
30:29donc déjà première chose
30:30deuxième chose
30:32moi ce qui me dérange
30:32dans cette histoire là
30:33indépendamment de l'affaire financier
30:34mais c'est l'ingérence
30:35dans la gestion des entreprises
30:36c'est-à-dire que nous
30:37nous sommes des chefs d'entreprise
30:39c'est à nous qu'incombe
30:40la responsabilité
30:41de la bonne gestion des entreprises
30:42donc maintenant
30:43on va devoir se justifier
30:44sur en clair
30:46le curseur de la trésorerie
30:47vis-à-vis de l'État
30:49et soit dit en passant
30:50si l'État
30:51était un gestionnaire
30:52hors pair
30:53ça se saurait
30:54il a fait un nettoyage
30:55au sein des agences
30:55on va avoir
30:56on va avoir
30:57à rendre des comptes
30:58à des gens
30:58qui ne sont pas légitimes
30:59qui ne connaissent pas
31:01nos métiers
31:01qui ne connaissent pas
31:02l'entreprise
31:02et qui vont nous expliquer
31:03globalement
31:04quel est le bon niveau
31:05de trésorerie
31:06c'est ça
31:07la mesure impactante
31:08pour stimuler
31:10et tout ça
31:11Laurent
31:11tout ça pour gagner
31:12un milliard et demi
31:13donc vous imaginez
31:14le bordel
31:15qu'on va mettre
31:15dans le contrôle fiscal
31:17pour aller qualifier
31:18la trésorerie
31:20de excédentaire
31:20ou pas excédentaire
31:21vous avez un projet
31:22vous n'avez pas de projet
31:22vous savez
31:23vous ne savez pas
31:23vous ne savez pas
31:24c'est très très mal
31:25vous ne savez pas
31:26ce que vous allez faire
31:26avec votre trésor
31:27alors là
31:28les amis
31:28le ciel va vous tomber
31:29sur la tête
31:30pour un milliard et demi
31:33de revenus
31:34on va foutre
31:35un bazar
31:35pas possible
31:36dans le contrôle fiscal
31:37en effet avec des intrusions
31:38à mon avis
31:39à tous les niveaux
31:40dans les filiales
31:40dans les trucs
31:41pour rapporter quasiment rien
31:43et à mon avis
31:44ça va être de nouveau
31:45une cause de renoncement
31:46à l'impôt
31:47ça veut dire que
31:48il y a les gens
31:49qui vont se dire
31:49moi je préfère investir
31:50en Italie
31:51je préfère investir
31:51en Belgique
31:52je préfère investir ailleurs
31:53il ne faut pas
31:54se cacher
31:55derrière son petit doigt
31:56les gens n'osent pas
31:58parler de délocalisation
31:59de trucs
31:59mais bien sûr
32:00que si le terrain
32:02fiscal français
32:03fait qu'il devient
32:06impossible à un entrepreneur
32:07de réaliser son projet
32:08il ira le réaliser ailleurs
32:09il faut arrêter
32:10pas l'immobilier
32:11c'est difficile
32:12mais les autres oui
32:13on n'a pas parlé
32:14économie dans ce budget
32:16Ludovic
32:16il y a des mesures
32:17quand même
32:17d'efforts
32:19en dépenses
32:20comme on dit
32:21il y a peut-être des choses
32:22qui vont piquer
32:22d'ailleurs
32:23on est à peu près
32:23que décrivait Laurent
32:24au début d'émission
32:26on va dire 17 et 14
32:27à peu près
32:28si on fait des grands équilibres
32:29en gros
32:3017 milliards d'économie
32:3114 milliards d'hauses d'impôts
32:33encore une fois
32:33c'est un budget martyre
32:35qui va être très largement
32:36transformé à l'Assemblée nationale
32:38on verra la copie
32:39à l'atterrissage
32:40le 31 décembre
32:41on lui donne plein de noms
32:42et tout ça
32:43ce qui est certain
32:43et c'est ce qu'on va découvrir
32:45peut-être avec saveur
32:47en tout cas
32:47ou pas
32:48on verra ensemble
32:48dans les semaines qui viennent
32:49c'est que ça s'annonce quand même
32:51comme une grande promenade
32:52à la fois pour les entreprises
32:54des chefs d'entreprise
32:54et les citoyens
32:55dans un champ d'ortie
32:56c'est certain
32:57parce qu'il n'y a plein de bombinettes
32:59là-dedans
33:00on vient de parler des holdings
33:01avec la taxe à 2%
33:02il y a la contribution exceptionnelle
33:05qui est prolongée
33:06même si elle est divisée par deux
33:07donc il y a pas mal de choses
33:08puis aussi
33:09pour les citoyens
33:10il faut l'entendre aussi
33:11parce qu'on a des sujets
33:12qui vont être des sujets
33:13de crispation
33:14et aujourd'hui
33:15hier il y a eu un seul vainqueur
33:16c'est le parti socialiste
33:18à date
33:18pour l'instant
33:19qui a obtenu un totem
33:20sur les retraites
33:21maintenant on va rentrer
33:23dans le dur
33:23et on le voit
33:25sur des mesures
33:26comme le carburant
33:27on le voit
33:27sur aussi des mesures
33:28qui étaient un petit peu en l'air
33:29on ne se rendait pas compte
33:30mais sur les conséquences
33:31de l'année blanche
33:32c'est 200 000 ménages
33:33qui vont entrer
33:34dans l'assiette
33:35en termes de foyer
33:36et ça
33:37les retraités
33:39qui vont s'apercevoir aussi
33:40que la révision
33:41de l'abattement forfaitaire
33:42à 10%
33:43c'est un coût
33:44ainsi de suite
33:45il y a pas mal de mesures
33:46dans le social
33:47je pense notamment à une
33:49à mon avis
33:50qui va nous faire des débats
33:51assez sympathiques
33:52sur lesquels
33:53on peut d'ores et déjà
33:54aller acheter des pop-corns
33:55c'est la franchise médicale
33:56parce que là
33:57ça s'annonce
33:57elle s'annonce
33:58le doublement
33:59de la franchise médicale
33:59on est à peu près certains
34:00qu'elle ne passe pas
34:01l'examen de l'Assemblée
34:02on va voir dans le jeu
34:04à peu près certains
34:05oui
34:05et puis après
34:06il y a des petites mesures
34:07concernant les biocarburants
34:09les petits colis
34:10et ainsi de suite
34:11le 85
34:12pourrait augmenter
34:13de 40 à 50 centimes
34:15le litre
34:16les vapoteuses
34:17et ainsi de suite
34:18les APL
34:19les APL
34:20exactement
34:21les APL
34:21qui viennent fiscaliser
34:22tout ça
34:23il y a une grosse attaque
34:24en règle sur l'apprentissage
34:25aussi
34:26vraiment
34:27dans le budget
34:28et sur lequel
34:28ça va réagir
34:29des deux côtés
34:30probablement
34:31et ce qui est évident
34:32et pour rebondir
34:33à ce que disait Laurent
34:34c'est peut-être
34:35en revanche
34:35la faiblesse
34:36de ce budget
34:36qui est
34:38un amoncellement
34:39c'est un peu
34:40un collier de pertes
34:41c'est-à-dire c'est plein de mesures
34:42comme ça
34:43qui sont à quelques centaines
34:45de millions
34:45pour les plus gros
34:46à 1, 2 milliards
34:48et donc autant d'éléments
34:50qui rendent le budget
34:51dans une logique de puzzle
34:53c'est-à-dire qu'il est
34:53complètement fractionnable
34:54c'est-à-dire qu'il manque
34:55d'impulsion
34:56il manque d'impulsion
34:57et puis il y a pas de mesures
34:58structurelles d'économie
34:59il n'y a pas de simplification
35:00administrative
35:00on garde le millefeuille
35:02des collectivités locales
35:03qui coûtent quand même
35:04une fortune
35:05y compris à l'État
35:07Sébastien Lecornu
35:08a promis une loi
35:09de décentralisation
35:10au mois de décembre
35:11pour simplifier
35:12on attend de voir
35:13mais il y a un moment donné
35:14où il faut mettre
35:15sur la table
35:16qu'est-ce qu'on supprime
35:16il faut avoir le courage
35:18de le dire
35:18et aller chercher une majorité
35:20on sait qu'on a
35:21beaucoup trop d'élus
35:21on a autant d'élus
35:22en France
35:23que dans toute l'Europe réunie
35:24il y a évidemment
35:30de la dépense
35:30il y a de la discussion
35:31il y a du temps perdu aussi
35:33j'en sais quelque chose
35:34sur cette espèce
35:35d'imbroglio
35:36des collectivités locales
35:37auquel s'est rajoutée
35:38la dissolution de l'État
35:39dans des autorités administratives
35:41et auquel s'est rajoutée
35:42au-dessus l'Europe
35:43vous avez commis un rapport
35:45il y a quelques années
35:45sur la simplification
35:46quelle est la méthode
35:47comment faire
35:48aujourd'hui
35:49dans le contexte politique
35:50actuel
35:50dans le contexte politique
35:52c'est pas simple
35:52mais ce qu'il faudrait
35:53dans un monde idéal
35:54c'est un alignement
35:55du président de la république
35:56et du gouvernement
35:57et du parlement
35:57ça pourra peut-être
35:59se reproduire un jour
36:00j'espère
36:01on espère tous quand même
36:02ça serait quand même
36:03plus simple
36:03notre vie serait simplifiée
36:04un étage à l'Elysée
36:05un étage à l'Elysée
36:06pour reprendre
36:07pas à pas
36:08tous les moments clés
36:09de l'entreprise
36:10c'est ce que nous avions
36:11essayé de faire à l'époque
36:12vous prenez le moment clé
36:13de l'entreprise
36:14aménager, construire
36:15lancer un produit
36:16recruter, former
36:17rebondir
36:19c'était le nom de l'atelier
36:21dans lequel il y avait
36:2230 personnes
36:22pour les faillites
36:23et vous simplifiez
36:25la vie des entreprises
36:27vous le faites
36:28à somme nulle
36:29sociale
36:30et environnementale
36:31vous simplifiez
36:32juste les choses
36:32c'est-à-dire que
36:33la démarche est plus simple
36:35le CERFA est plus court
36:36les délais
36:37de l'administration
36:38pour réagir
36:39sont plus courts
36:39vous allez gagner du temps
36:41si vous gagnez du temps
36:42vous gagnez de la croissance économique
36:44la croissance économique
36:45est un rapport
36:45de valeur ajoutée
36:46au temps
36:47si toutes les entreprises
36:48gagnaient 10 jours
36:49par an
36:50dans ce qu'elles réalisent
36:52dans le lancement
36:53de projet
36:53dans l'aménagement
36:54du territoire
36:56dans la réalisation
36:56des ponts
36:58si tous
36:59est réalisé 10 jours
37:00on aurait gratuitement
37:012 à 3% de PIB
37:03les amis
37:03ça c'est amélioré
37:04il faut faire ça
37:05et dans le même temps
37:06ça c'est le bottom up
37:08je finis
37:08après je me tais
37:09jusqu'à la fin de l'émission
37:10après je me tais
37:11ça c'est le bottom up
37:12et après il faut faire
37:13le top bottom
37:14c'est-à-dire dire
37:15quel est
37:16on a trop d'autorité
37:17il y a trop de mots
37:18dans nos textes
37:19il faut s'occuper des mots
37:20et il faut s'occuper
37:21du nombre de décideurs
37:23publics
37:24sur chacune
37:25de nos opérations
37:26les autorités
37:27administratives
37:28politiques
37:29il faut simplifier
37:30il faut reconcentrer
37:31aujourd'hui tout le monde
37:32s'occupe de tout
37:32je l'ai dit ici
37:3420 fois
37:34la région
37:35on s'occupe des lycées
37:36mais en fait
37:36c'est pas vrai
37:36les lycées
37:37ils sont encore
37:38sous le contrôle
37:38du ministère
37:39de l'éducation nationale
37:40très largement
37:41on peut pas ouvrir
37:41un lycée dans la région
37:42la région s'occupe
37:44du transport
37:45c'est pas vrai
37:46la SNCF
37:47elle est publique
37:48elle dépend de l'État
37:48la RATP
37:49elle dépend de l'État
37:50donc qu'on arrête
37:51de nous faire croire
37:52qu'il y a une décentralisation
37:53il n'y a pas une décentralisation
37:54tout le monde
37:55s'occupe de tout
37:55dans ce pays
37:56et là je vais vous dire
37:57il y a des sources
37:57d'économie monumentales
37:59vous voyez je vous disais
38:00en début d'émission
38:00que la campagne électorale
38:01commence aujourd'hui
38:02et Guillaume Poitrinal
38:03est sur la ligne de départ
38:04Laurent Wansky
38:05puis Muzavi de Sauté
38:06ce que vient de nous expliquer
38:08Guillaume
38:09c'est du bon sens
38:09et dans nos entreprises
38:12je veux dire que
38:13c'est un processus
38:14constant
38:14itératif
38:16qui d'ailleurs
38:16s'accélère en période de crise
38:17en clair
38:18on fait la chasse
38:19au mauvais cholestérol
38:20moi je crois
38:21en mon âme et conscience
38:22que ces questions
38:23de simplification
38:24d'ailleurs la plupart des gens
38:25pourront en être témoins
38:26à chaque fois qu'on a parlé
38:27de simplification
38:28c'était généralement
38:29plus compliqué
38:29après qu'avant
38:30oui
38:31pourquoi ?
38:32c'est pas parce que
38:32le problème est compliqué
38:33moi aussi j'ai participé
38:36au titre de Croissance Plus
38:37à beaucoup de réflexions
38:38les problèmes sont assez sains
38:40finalement
38:40la question c'est
38:41il y a beaucoup de gens
38:42qui ont intérêt
38:43à ce qu'on ne simplifie pas
38:45pourquoi ?
38:46parce que ça remet
38:46leur job
38:47et leur prérogative en jeu
38:48c'est ça la vérité
38:49donc en clair
38:50on n'a pas besoin
38:52d'avoir des esprits
38:53brillantissimes
38:54qui vont réfléchir
38:54à des problèmes
38:55d'une très grande complexité
38:56comment simplifier ?
38:58on a besoin de gens
38:58qui ont le courage
38:59de dire voilà
39:00maintenant le digital
39:01par exemple
39:02a remplacé énormément
39:03de fonctionnaires
39:04donc soit
39:05on prend ses fonctionnaires
39:07et on les met
39:07là où on en a vraiment besoin
39:08mais le minefeuille administratif
39:10le type qui réfléchit
39:12le type qui fait
39:13et le type qui ne réfléchit pas
39:14et ne fait pas
39:14on n'a plus besoin de ça
39:15donc ça c'est du courage politique
39:17et ça tout le monde peut le voir
39:18prenez la feuille d'impôt
39:20pour ceux qui payent les impôts
39:22la simplification ça a été quoi ?
39:24c'est-à-dire qu'on a transféré
39:25le job au particulier
39:26donc on est devenu
39:27le fonctionnaire
39:28de l'oublier
39:28on a énormément simplifié
39:29la déclaration d'impôt sur le revenu
39:31quand même
39:31il y a eu un chantier colossal
39:32mais n'est pas merci
39:33franchement plutôt efficace
39:35et couronné de succès
39:36mais c'est nous qui la saisissons
39:38une grande partie du travail
39:40a été transférée
39:41c'est-à-dire qu'on est devenu
39:43le fonctionnaire de nous-mêmes
39:43c'est vrai
39:44est-ce qu'en contrepartie
39:45on a réduit
39:47les anciens fonctionnaires ?
39:49est-ce qu'on a revu les process ?
39:50Bercy est quand même
39:51l'administration
39:52qui subit le plus de coupes
39:55en nombre d'emplois
39:56chaque année
39:56c'est quand même
39:572000 postes en moins
39:58PLF après PLF
40:00il ne faut pas prendre
40:00en valeur absolue
40:01mais on partait de très très loin
40:02exactement
40:03on partait de très très loin
40:04ces questions de simplification
40:05je ne voudrais pas
40:06que les gens pensent
40:07que la raison pour laquelle
40:07on n'y aboutit pas
40:08c'est parce que c'est tellement compliqué
40:10qu'il faut que tout le monde
40:11ait Bac plus 25
40:12non
40:12il faut qu'il y ait le courage
40:13de dire
40:13bah ça c'est fini
40:14on fait plus
40:14et ce qu'il faut
40:15c'est accepter
40:17qu'en fait les sujets
40:17sont interministériels
40:18donc vous ne pouvez pas dire
40:19à Bercy
40:20salut simplifie-moi
40:21la vie des entreprises
40:21ils ne pourront pas y arriver
40:23très très vite
40:24tu tombes sur une question
40:25pour les permis d'ABF
40:26donc c'est le ministère de la Culture
40:27tu tombes sur une question
40:28de permis signé par monsieur le maire
40:30c'est que monsieur le maire
40:30la tutelle c'est quoi
40:31c'est monsieur le préfet
40:32monsieur le préfet
40:33c'est le ministère de l'Intérieur
40:33tout est interministériel
40:35chez nous
40:35donc en fait
40:36la plupart des idées
40:37de mesures dans le truc
40:38elles ont été tuées
40:38parce que le ministre
40:39il était porteur
40:40mais derrière
40:41il y avait un autre ministre
40:41qui s'est allommé
40:42tout fonctionnait
40:42dans le truc
40:44et puis il n'y a pas eu
40:46de vérification
40:47en fait
40:47il n'y a pas eu
40:49de contrôle de la mise en oeuvre
40:50donc notre simplification
40:52à chaque fois
40:52elle est en pointillé
40:53on s'en occupe
40:54pendant 6 mois
40:54pendant 6 mois
40:55on arrive
40:56on a supprimé
40:56la visite obligatoire
40:57vous vous souvenez
40:58de pré-embauche
40:59visite médicale
41:00de pré-embauche
41:00pour tout le monde
41:01tout le monde
41:01tout le monde
41:02y compris les jeunes
41:03qui sont quand même
41:03bien soignés
41:04on n'est pas dans
41:04pour n'importe quel métier
41:06donc ça on a supprimé
41:07enfin on l'a réduit
41:08énormément
41:09il y a des succès
41:10dans cette simplification
41:11mais il faut qu'elle soit
41:12continue
41:13et là
41:14elle va
41:14franchement
41:16porter ses fruits
41:17et il faut que ce soit
41:18donc à l'Elysée
41:18chez le Premier ministre
41:19à minima
41:20mais probablement
41:21à l'Elysée
41:21car c'est interministériel
41:23là où vous avez raison
41:24c'est que beaucoup d'entreprises
41:25font du contre-lobbying
41:26des entreprises privées
41:27parce qu'elles vivent
41:28de la complexité administrative
41:29donc il y a énormément
41:31de bureaux d'études
41:32par exemple
41:32chez nous
41:33dans la construction
41:34qui vivent
41:35de la complexité administrative
41:37qui vivent du contrôle
41:38de
41:38ah oui mais attention
41:39la réglementation a dit ça
41:40et puis elle vient de changer
41:41la réglementation vient de changer
41:42donc il va falloir
41:43que je vous explique
41:44etc
41:44ça fait la richesse
41:45des cabinets de conseil
41:46évidemment
41:46je vous vends des heures
41:48etc
41:48et on le sait
41:49la RT 2012
41:50ça a été
41:51on sait suffisamment dire
41:52la réglementation technique 2012
41:54elle a été écrite
41:56par des lobbies puissants
41:57d'industriels français
41:58donc le privé
42:01a aussi sa responsabilité
42:03mais il faut pour ça
42:04un pouvoir fort
42:05je devais de sauter
42:06je voudrais revenir
42:06sur ce que disait Guillaume
42:07sur le monde
42:10dans lequel on souhaiterait avoir
42:11avec un alignement
42:12entre on va dire
42:13la présidence
42:13l'exécutif
42:14le parlementaire
42:15et tout ça
42:15je pense qu'on est confronté
42:17à une réalité
42:18c'est que ce monde
42:18est terminé
42:19en fait
42:19c'est quand on a un président
42:21comme Emmanuel Macron
42:23qui a eu 27% des voix
42:24au premier tour
42:25c'est très compliqué
42:27de vouloir resouhaiter
42:29l'hyperprésidence
42:29en fait
42:30on est en train
42:31de vivre collectivement
42:32la fin de l'hyperprésidence
42:33maintenant il y a un enjeu
42:34c'est qu'il faut que ce pays
42:36apprenne
42:36un autre
42:37un autre alignement institutionnel
42:39un autre mode de fonctionnement
42:40qui va passer
42:41alors j'espère que
42:43Sébastien Lecornu
42:43a planté quelques graines
42:44mais on verra
42:45si elle devienne effective
42:46d'ici la présidentielle
42:47honnêtement je ne suis pas
42:48très optimiste
42:49par un effort
42:50de délocalisation majeur
42:52c'est à dire que maintenant
42:53il faut faire redescendre
42:54absolument le pouvoir
42:54c'est à dire qu'aujourd'hui
42:56on est dans une impasse aussi
42:58politique
42:59qui fait qu'on voit bien
43:01les blocages
43:01c'est à dire qu'aujourd'hui
43:02finalement Lecornu
43:03a réussi en tout cas
43:04dans une séquence
43:05à s'imposer
43:06en s'émancipant
43:07un tout petit peu
43:08de l'Elysée
43:09sur certaines positions
43:10on assiste à cette inversion
43:12de l'hyperprésidence
43:13qui est à un moment
43:13assez important
43:14est-ce que c'est le retour
43:16du parlementarisme
43:17on va voir
43:18mais il y a un problème
43:19majeur aujourd'hui
43:20c'est qu'il faut faire
43:21vraiment descendre
43:22le pouvoir
43:23au plan local
43:24au niveau des entreprises
43:26enfin
43:26se remettre au contact
43:27du terrain
43:28parce que
43:28ce que disait Laurent tout à l'heure
43:30c'est que tous ces
43:31corps intermédiaires
43:32ces personnes
43:33qui finalement
43:34accompagnent
43:35et rendent ce gâteau
43:36ce millefeuille
43:37normatif et technique
43:38très très compliqué
43:40à la fin
43:41surtout
43:41on est hors sol
43:42au-delà du coup
43:44on finit par être hors sol
43:46c'est à dire que
43:46très clairement
43:47aujourd'hui
43:47quand on est avec les gens de terrain
43:48et quand je me dis les gens de terrain
43:50c'est aussi bien
43:50les chefs d'entreprise
43:51que les citoyens salariés
43:53ils disent en fait
43:54les problèmes ils sont pas là
43:54ils sont bien
43:55et ailleurs
43:55et avançons
43:56et je pense qu'il y a vraiment
43:58une énergie aujourd'hui
43:59qu'on peut construire
44:00mais ça passe par une inversion
44:01de ce fantasme
44:03de l'hyper présidence
44:03c'est pas tout à fait
44:04la culture française
44:05non mais
44:06on en parle de vivre
44:07en direct
44:08depuis la dissolution
44:10si on n'a pas l'hyper présidence
44:11pour mettre tout le monde d'accord
44:12il va falloir
44:13qu'on ait du personnel politique
44:15qui change
44:16complètement
44:17d'attitude
44:19et plutôt que d'être
44:20à chercher des alliances
44:22avec les blocs extrêmes
44:23que réellement
44:24ils prennent conscience
44:25de la situation
44:26financière
44:27économique du pays
44:28de tous les blocages du pays
44:29et qu'ils se mettent d'accord
44:30pour le réformer
44:30ça a été possible
44:31en Allemagne
44:32c'est ce qui s'est passé
44:33parce qu'on n'a pas connu
44:35le début
44:35de cette nouvelle ère
44:36hier
44:37avec encore une fois
44:39une voie de compromis
44:40quand ce matin
44:41on reprend la douche froide
44:44il n'est pas dans une optique
44:46de je vais
44:46on reprend la douche froide
44:47je suis d'accord
44:48parce que je le disais tout à l'heure
44:48mais en même temps
44:49il dit que ça va passer
44:50par le parlement
44:50c'est à dire qu'en fait
44:51on va voir ce que va devenir
44:53Zuckman
44:53dans la version parlementaire
44:55il faut qu'ils abandonnent
44:56les postures
44:57démagogiques
44:58démago
44:58et qu'ils soient
44:59aux responsabilités
45:00responsables
45:01c'est arrivé à notre gauche
45:02c'est arrivé à notre droite
45:04c'est arrivé à notre sang
45:05et donc il faut
45:06qu'ils se mettent ensemble
45:07mais d'abord
45:08faire le constat
45:09parce qu'en fait
45:10il faut faire le même constat
45:11pour commencer
45:11si je peux vous livrer
45:15un petit secret
45:15c'est qu'en coulisses
45:16je pense que les socialistes
45:18n'y croient pas vraiment
45:18à la taxe Zuckman
45:20qui ne devraient pas passer
45:21à l'Assemblée
45:22à l'Assemblée nationale
45:23a priori
45:24on fait beaucoup de politique
45:25aussi en annonçant
45:26des hauchés
45:27comme ça
45:27qui font plaisir
45:28à vous électeurs
45:28c'est terrible
45:29pour le peuple français
45:30quelle trahison
45:30quelle trahison du peuple
45:32d'aller faire croire
45:33qu'en fait
45:33la solution
45:34c'est d'aller prendre l'argent
45:34à Bernard Arnault
45:36enfin
45:37quelle trahison
45:38pour le peuple
45:38on est là
45:39sur les experts
45:40pour rappeler
45:41quelques vérités
45:42Laurent Gorski
45:42je pense
45:43sans faire du catastrophisme
45:44mais je pense
45:46qu'il y a
45:46des sujets
45:47qui vont s'aggraver
45:48de façon accélérée
45:50je veux dire
45:50les histoires
45:51je crois que je ne reprends rien
45:52à personne
45:52les retraites
45:53les dépenses sociales
45:54c'est clairement
45:54des sujets
45:55qui vont s'accélérer
45:57je pense que là
45:58c'est ma vision
46:00je pense que la solution
46:01on va s'inspirer
46:02du périphérique parisien
46:03en heure d'affluence
46:04vous avez trois fils
46:05à droite
46:05pour en clair
46:07le commun des mortels
46:07puis vous avez
46:08la voie rapide
46:08je laisse le juge
46:10si vous pensez
46:11que c'est efficace
46:11je pense qu'il faudrait
46:12faire la même chose
46:13c'est à dire que
46:14pour traiter ces sujets là
46:15il faudrait fonctionner
46:16en mode projet
46:17avec des gens
46:18de la société civile
46:19qui sont légitimes
46:20qui connaissent le sujet
46:21on leur dit
46:21voilà
46:22vous ne serez pas réélus
46:23vous ne serez même pas payés
46:25vous voulez faire quelque chose
46:26pour le pays
46:27on va créer une équipe projet
46:28pour résoudre par exemple
46:29le problème des retraites
46:30et là vous allez
46:31vous allez passer en voie rapide
46:32vous n'allez pas passer
46:33par tout le magma
46:34machin etc
46:35les lois d'exception
46:36qui ont permis
46:37de rénover Notre-Dame
46:38et de faire les JO
46:39en temps et en heure
46:40et vous allez proposer
46:41des solutions concrètes
46:42je pense que
46:43ça serait la manière
46:44la plus efficace
46:45parce qu'il n'y a
46:46il n'y a pas d'intérêt politique
46:47il n'y a pas si vous voulez
46:49cet horizon d'immédiateté
46:51et en plus
46:52on peut vraiment
46:52prendre les spécialistes
46:53et encore une fois
46:54je sais qu'à chaque fois
46:55les gens disent
46:55oui mais on ne gère pas
46:56un pays comme une entreprise
46:57écoutez
46:58je pense qu'en tout cas
46:58si on gérait une entreprise
47:00comme on gère certains pays
47:00il n'y aurait plus d'entreprise
47:01donc je pense qu'on peut
47:02vraiment s'en inspirer
47:03et je pense que
47:04vu la gravité des problèmes
47:06et la vitesse à laquelle
47:07ils vont arriver
47:08il va falloir fonctionner
47:09en mode projet
47:10allez il reste 7 minutes
47:11pour le dernier sujet
47:12on va passer au flash crash
47:14alors c'était vendredi dernier
47:16mais les cryptos
47:17se sont effondrés
47:17pourquoi ?
47:18parce que
47:19très forte montée
47:20des tensions
47:21entre Washington
47:22et Pékin
47:24c'est pas terminé
47:25mais qu'est-ce qui se joue là
47:26Ludovic de Sauté ?
47:27déjà le retour du cirque
47:30dont on parlait géopolitique
47:31donc avec un enjeu
47:32je crois que c'est Guillaume
47:33qui le citait tout à l'heure
47:34mais qui est un enjeu
47:35qui n'est pas neutre
47:36c'est les terras
47:37derrière
47:37et qui est vraiment
47:39qui montre à quel point
47:40le temps a changé
47:42c'est-à-dire qu'il y a 20 ou 30 ans
47:43on aurait parlé
47:44en matière première
47:45on aurait parlé de pétrole
47:46des choses comme ça
47:47et là tout d'un coup
47:48sur un élément comme ça
47:49qui est en train
47:51de se ruisseler
47:52dans toute l'économie
47:53y compris en France
47:54en France
47:54il y a des entreprises
47:55qui arrêtent la production
47:57ou qui tournent en ralenti
47:58ou qui en urgence
47:59se cherchent des substituts
48:01parce qu'ils n'ont plus
48:02d'accès aux terres rares
48:03sur la Chine
48:03donc c'est pas une petite bataille
48:05alors j'ai entendu
48:06que ce matin
48:06Trump disait
48:07on va contrer
48:08en ne prenant plus
48:10d'huile de cuisson chinoise
48:11voilà
48:12tant pis pour les frites
48:14mais on est sur quelque chose
48:16d'un peu plus costaud
48:18pour les terres rares
48:19et évidemment
48:20on va pas se mentir
48:22c'est-à-dire que
48:22dans tous les éléments
48:23on va se détacher
48:24de la situation française
48:25ce qui est évident
48:26les signaux
48:27le montrent
48:28et les déclarations
48:30s'accentuent
48:31c'est que
48:32derrière cet enjeu-là
48:33on sait que
48:34les marchés
48:35sont un peu
48:36dans une situation
48:37hyper trophée
48:39notamment alimentée
48:40par l'IA
48:40et le risque
48:42sur lequel
48:42on danse tous
48:44en ce moment
48:44c'est la petite chose
48:46qui va déstabiliser
48:47l'édifice
48:48et c'est pour ça
48:49que ces signaux-là
48:50sont extrêmement importants
48:51notamment pour les terres rares
48:52là ça a touché
48:54sur les cryptos
48:55mais attention
48:56aujourd'hui
48:57il ne suffira
48:58pas grand chose
48:59pour que la bulle
49:00notamment IA
49:01qui est observée
49:02avec attention
49:03et qui est
49:05potentiellement monstrueuse
49:06provoque quelque chose
49:07de beaucoup plus compliqué
49:08à gérer là au niveau
49:09c'est pas le même enjeu
49:10déjà là sur les cryptos
49:11on a perdu 20 milliards
49:12en quelques heures
49:12ça pourrait aller
49:13beaucoup plus loin
49:13sur les marchés financiers
49:15Laurent
49:16qu'est-ce qui se joue
49:16entre la Chine
49:17et les Etats-Unis
49:17sur les terres rares
49:19vous avez parlé
49:21d'irritants
49:22moi je veux dire
49:23que quand je vois ça
49:24je suis assez excédé
49:25parce que d'ailleurs
49:26quand on parle de terres rares
49:27ça je le dis pour nos auditeurs
49:28on parle de béthos
49:29ça n'est pas rare
49:30les terres rares ne sont pas rares
49:31il y en a partout
49:32oui mais c'est intéressant
49:33ça n'est pas rare
49:34par contre
49:36la capacité de traitement
49:37est rare
49:37et en France
49:39je rappelle qu'il y a
49:40pas si longtemps
49:41c'est 20 ou 30 ans
49:42mais à l'échelle industrielle
49:43c'était hier
49:44l'entreprise leader
49:46sur le traitement
49:47de ces métaux rares
49:49pardon
49:49le traitement rare
49:51de ces métaux
49:51était une entreprise française
49:53puis on a eu des esprits éclairés
49:55qui nous ont expliqué
49:56que le cycle de l'évolution
49:58d'un pays
49:58c'était d'abandonner
49:59son industrie
50:00de réfléchir
50:02et puis l'industrie
50:03on allait la laisser aux autres
50:04alors après deuxième couche
50:06et en plus
50:06si elle est polluante
50:07deuxième bonne raison
50:09de la laisser aux autres
50:10et donc en clair
50:11ces capacités de traitement
50:13je dis bien de traitement
50:14ont déménagé
50:15la France a des métaux rares
50:17avec un monopole de la Chine
50:18à plus de 80%
50:19aujourd'hui
50:20la Chine n'en a pas autant que ça
50:21elle a des capacités de traitement
50:23et là où c'est important
50:25c'est que c'est pas que les terres rares
50:27là on parle des terres rares
50:28parce qu'on a une accélération
50:29sur l'électrique
50:30mais vous avez énormément
50:31de produits
50:32qui rentrent dans des composantes
50:33industrielles
50:34dans des biens d'équipement
50:35qui sont aujourd'hui détenus
50:37par deux ou trois entreprises
50:38au niveau mondial
50:39et qui vont s'en servir
50:41pour des questions de souveraineté
50:42et là où je suis agacé
50:44c'est pas faute de l'avoir dit
50:45ça fait 30 ans
50:46nous on a traversé 30 ans
50:47d'oubli industriel
50:48alors on s'est un peu réveillé
50:49avec le Covid
50:49mais on a vu ces phénomènes
50:51on a vu ces usines fermées
50:53et on a vu ces capacités
50:54disparaître
50:55dans mon secteur
50:56je suis dans l'air comprimé
50:57on utilise des produits
50:58qui sont des raccords
50:59c'est exactement la même chose
50:59que ce qu'on utilise
51:00dans la plomberie
51:01sauf que c'est un petit peu
51:02plus raffiné
51:02et bien en France
51:03on sait plus faire de raccords
51:04donc on doit les acheter
51:05chez les autres
51:05et bien vous prenez
51:07ces composants là
51:08et puis vous faites la liste
51:10et là on commence à aborder
51:11les questions de souveraineté
51:12donc ça c'est le début
51:13avec une production chinoise
51:16qui est aujourd'hui
51:16à peu près un tiers
51:17des produits manufacturés
51:19sont chinois
51:20dans 10, 15, 20 ans
51:21ce sera 40%
51:22de la domination chinoise
51:24et on va avoir
51:24une domination chinoise
51:25sur le monde
51:26qui va être
51:27à mon avis
51:28encore plus forte
51:30encore plus sévère
51:31que la domination américaine
51:33qu'on a eu
51:33depuis des années
51:36pourquoi ?
51:36parce qu'ils nous dépassent
51:37à très nombreux points de vue
51:39y compris la surautomatisation
51:40de leur industrie
51:41qui fait qu'aujourd'hui
51:42tout ce qu'on a dit
51:43sur bientôt
51:44ils n'auront plus de main d'oeuvre
51:45parce qu'ils ne font plus d'enfants
51:46parce que etc
51:46en fait ils sont en train
51:48de compenser très vite
51:49donc qu'est-ce qu'il faut faire
51:50pour un pays ?
51:51d'abord un reconnaître
51:52nous français
51:53qu'on est un pays
51:53de taille moyenne
51:54il n'y a rien de pire
51:55que de penser
51:56qu'on est quelque chose
51:58qu'on n'est pas
51:58vous voyez la grenouille
51:59et le bœuf
52:00il n'y a rien de pire
52:01et nous les entrepreneurs
52:01on sait très bien
52:02qu'il y a des entreprises
52:03plus puissantes que nous
52:04qu'il y a des etc
52:05on fait des pactes avec eux
52:06on essaye de s'arranger avec eux
52:08ils sont immensément plus puissants
52:09ils pourraient nous rayer
52:10d'un trait de plume
52:11et bien on négocie
52:12on essaye de voir
52:13ce qu'on peut faire avec eux
52:14on est ouvert
52:15mais on commence avec de l'humilité
52:17le problème de la France
52:18c'est que quand on l'entend
52:19à l'international
52:20elle arrive
52:21elle dit
52:21je suis une grande puissance
52:22on a l'impression etc
52:24écoutez moi
52:25ça fait rigoler tout le monde
52:26ça fait rigoler tout le monde
52:28à l'international
52:28mes amis étrangers
52:29quand ils écoutent
52:30le président de la république
52:31ou le truc
52:32ou les positions françaises
52:33ils disent
52:33mais vous vous prenez pour qui ?
52:35vous n'avez plus d'armée
52:36vous n'avez plus d'économie
52:37vous êtes surendetté
52:38et vous êtes là
52:39à essayer de donner des leçons
52:40à tout le monde
52:40à inventer des impôts
52:41qui existent nulle part
52:42et à donner des leçons
52:44à tout le monde
52:44donc il faut que la France
52:45retrouve
52:46si elle veut retrouver
52:46de la croissance
52:47d'abord de l'humilité
52:48comprendre
52:49là où elle est forte
52:50et là où elle n'est pas forte
52:51franchement
52:52si on est fort dans le luxe
52:54et bien allons-y
52:54on aide
52:55on détaxe le luxe
52:57plutôt que de le surtaxer
52:58on aide à la formation du luxe
52:59on aide à l'ouverture
53:01d'usines
53:01pour faire des foulards
53:02pour faire de la mode
53:04pour etc
53:05on détaxe
53:06la production de vin
53:07puisqu'on l'exporte
53:08on peut faire des compresseurs
53:09au lieu de trucs
53:09si on est bon dans les compresseurs
53:11on y va
53:12mais on essaye de tirer
53:14on essaye de tirer
53:16juste les marrons du feu
53:18mais en étant
53:19un tout petit peu intelligent
53:20un tout petit peu pragmatique
53:21et moins idéaliste
53:22oui
53:23ce qu'on entend là
53:23c'est qu'on manque aussi
53:24un peu de vision stratégique
53:26à long terme
53:26de vidéo
53:27j'aime beaucoup cette remarque
53:29de Guillaume
53:30sur l'arrogance
53:31parce que
53:31c'est clairement quelque chose
53:33qu'on entend de plus en plus
53:34dans les retours
53:35et dans le vécu international
53:37on va dire
53:37après on a un problème d'échelle aussi
53:39c'est à dire que
53:40plutôt que de raisonner français
53:41il faudrait raisonner européen
53:43sur le dossier
53:43donc c'est aussi
53:44la première difficulté
53:46qu'on a à gérer collectivement
53:47parce que
53:47beaucoup de dossiers
53:49maintenant
53:49devraient s'aborder vraiment
53:50dans une logique européenne
53:52à commencer par la défense
53:53par certains aspects
53:54de la souveraineté
53:55enfin honnêtement
53:55on ne trouvera pas
53:56toutes les solutions
53:57dans la délimitation
53:59hexagonale du pays
54:00on a des atouts aussi
54:02parce que c'est
54:02tout à l'heure
54:03on parlait des talents
54:04il y a encore une formation
54:05de qualité
54:05il y a encore des talents
54:06qui sont débauchés
54:07à l'étranger
54:08mais qui sont là
54:09et ces talents
54:11aujourd'hui il faut vraiment
54:11savoir s'en servir
54:12parce que
54:13c'est la bonne nouvelle
54:14c'est qu'on est dans une période
54:15de rupture
54:16c'est à dire que
54:18une période de rupture
54:18crée des marges
54:19donc au jeu
54:20j'allais dire
54:21classique et traditionnel
54:22les chinois nous ont battu
54:23et ils vont nous battre
54:25progressivement
54:25dans plein de domaines
54:27y compris Airbus
54:28y compris Spatial
54:29et tout ça
54:29on ne va pas se mentir
54:30donc en revanche
54:31les pertes de rupture
54:32créent des marges
54:33et si on ne se saisit pas
54:34des marges
54:34on va juste devenir
54:36c'est la fameuse expression
54:37les pads du monde
54:38les pads du monde
54:39mais chaque crise
54:40est une opportunité
54:40si on veut terminer
54:41sur une note optimiste
54:43vive le sursaut
54:44merci à tous les trois
54:45Ludovic de Sauté
54:46Laurent Wanski
54:47Guillaume Poitrénal
54:48pour cette émission passionnante
54:51vous retrouvez tout de suite
54:52tout pour investir
54:52animé par Antoine Lagaudry
54:54quant à nous
54:54on se retrouve
54:55à 10h
54:56toujours en direct
54:57sur l'antenne de BFM Business
54:58l'émission est à retrouver
54:59en podcast
55:00et en replay bien sûr
55:01bonne journée
55:02à demain
55:03les experts
55:07débats et controverses
55:08sur BFM Business
55:09BFM Business
55:11BFM Business
55:12BFM Business
55:12BFM Business
55:13BFM Business
55:13BFM Business
55:13BFM Business
55:13BFM Business
55:14BFM Business
55:14BFM Business
55:15BFM Business
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