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  • il y a 3 mois

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00:00D'ailleurs, sur le budget, est-ce qu'on va trouver le coupable, Charles Millon ?
00:02Parce que les taxes, les hausses d'impôts que nous voyons arriver à l'horizon sont assez considérables,
00:0814 milliards en tout, milliards, pardon, milliards, versus 17 milliards d'économies.
00:14On va prendre le mur, là, ou pas, selon vous ?
00:16Le coupable, c'est la démagogie politique généralisée du président de la République jusqu'au parlementaire,
00:23et que c'est très triste, parce que lorsqu'on voit ce qui se passe dans le monde actuellement
00:27avec une guerre sur le théâtre européen, une Afrique qui tourne le dos à la France,
00:36partout, en fait, un certain nombre d'événements qui humilient, en fait, notre pays,
00:42eh bien, on aimerait mieux avoir un budget qui soit discuté d'une manière très sérieuse
00:47pour d'abord faire baisser notre dette et ensuite redonner une image sérieuse à notre pays.
00:52Vous pensez que ce débat au Parlement ne sera pas sérieux, Charles Millon ? C'est ça que vous nous dites ?
00:56Alors, je crains que ce soit, en fait, la course à la démagogie.
01:00Avec quoi ? Des hausses d'impôts qui vont être arrivées en ribambelle ?
01:03Bien sûr, puisque, en fait, vous avez...
01:06En fait, chaque groupe va essayer de placer sa méthode ou son objectif,
01:13et que vous allez avoir une course à la baisse des impôts d'un côté
01:18et à l'augmentation des dépenses de l'autre.
01:20Donc, je ne vois pas bien comment ça va se terminer.
01:21Le concours, l'épine des hausses d'impôts, Louis de Ragnel ?
01:24Moi, je vois un énorme problème, on va vite le voir, tout le monde va le voir,
01:28c'est le fait que le Premier ministre a décidé de ne pas utiliser l'article 49.3 de la Constitution.
01:33Parce que comme il ne l'utilise pas, là, c'est un festival, ça va être le carnaval.
01:37Tout est possible, avec beaucoup d'incertitudes.
01:39Il n'y a absolument aucun cap, puisque ce budget-là sera à la main totale des parlementaires.
01:44Non, mais le Premier ministre a oublié de vous dire qu'il y avait, en fait, d'autres méthodes.
01:51Ah oui, il y a d'autres méthodes.
01:52Les ordonnances.
01:53Bien sûr, il y a les ordonnances, il y a des débats contraints, il y a d'autres méthodes.
01:57Il balade, là, il balade le Parlement.
01:59Mais on verra, on verra, parce qu'il s'est quand même privé d'une arme qui était essentielle et qui pouvait...
02:04Enfin, qui d'habitude...
02:05Non, mais cette arme lui a permis de passer le premier...
02:08Oui, mais pour quel résultat ?
02:09Mais attendez, ce n'est pas forcément gagné à la fin.
02:11On verra à la fin, mais pour l'instant, ce qui est en train de se passer,
02:15c'est que c'est la gauche qui est en train de préempter totalement ce débat-là,
02:18qui est en train d'imposer ses vues, et surtout avec une dialectique qui est complètement...
02:22qui est en train d'infuser dans la société, c'est cette pseudo-justice fiscale
02:26qui consiste simplement à augmenter les impôts.
02:29Et je trouve ça...
02:30Et à pas tailler dans les dépenses publiques.
02:30Mais exactement.
02:31Éric Revelle.
02:32Non, mais on est dans une crise politique hallucinante, si vous voulez.
02:34Le Parti Socialiste n'est pas au pouvoir, mais il gouverne.
02:38C'est quand même scandaleux.
02:41Vous parliez du 49-3, c'est une case du Parti Socialiste.
02:46La suspension de la réforme des retraites, c'est une exigence du Parti Socialiste.
02:50Et je pense qu'au fur et à mesure du débat budgétaire, vous allez voir,
02:53le PS va mettre dans la balance, en faisant un chantage...
02:58Le concours Lépine.
02:59Il va mettre dans la balance d'autres impôts.
03:01Allô ?
03:01Vous avez vu que la taxe Zuckman est ressortie ?
03:03La taxe Zuckman est ressortie.
03:04Le téléphone de ce million qui va couper son son.
03:06Sans quoi c'est la censure du gouvernement ?
03:08Comme ils savent...
03:09Attendez, il faut bien expliquer aux téléspectateurs et aux auditeurs
03:13que le Rassemblement National, dès lors qu'il y aura une motion de censure qui sera présentée,
03:17sera prêt à la voter.
03:18La France Insoumise en proposera encore plusieurs.
03:21Et donc, il suffit simplement que le Parti Socialiste dise
03:23« Eh bien, nous, ça ne nous va pas, on n'est pas contents »
03:25pour que la motion s'en surpasse.
03:27Non, mais ça, c'est de la poloche, là.
03:29Mais c'est pas de la poloche, parce que le budget, c'est de la politique.
03:32Attendez, décider d'augmenter le budget des armées ou de le baisser,
03:36c'est des vrais choix politiques.
03:38Décider de supprimer des niches fiscales qui permettent simplement à des personnes,
03:42des familles de pouvoir utiliser des nounous pour s'occuper de leurs enfants, pour les aider,
03:46c'est de la politique très concrète.
03:49Mais bien sûr, les frais de scolarité, c'est pas de la poloche, c'est pas de la tambouille.
03:54Ça correspond à des réalités.
03:55Monsieur Millon, je vous vois sourire.
03:57Vous avez déjà eu ce débat régulièrement ?
03:59Moi, j'ai suivi de nombreux débats depuis que je suis rentré en politique.
04:04Là, vous n'aurez pas un débat au sens propre du terme.
04:07Vous avez une bagarre politique qui précède des échéances électorales annoncées
04:13qui sont soit les législatives, soit les présidentielles.
04:16Et tout ce qui va être fait par les partis politiques,
04:19ça va être pour se placer dans la course à la présidence ou à la victoire aux législatives.
04:24Donc, vous avez un gouvernement qui va regarder ça comme témoin,
04:29puisqu'il a renoncé au 49-3,
04:31et qui attend, en fait, la fin pour soit utiliser les ordonnances,
04:36soit utiliser l'autre procédure qui est la reprise du budget précédent
04:43et la réinstauration de ce budget-là.
04:46Je crois que certes, les socialistes ont eu un pouvoir,
04:50d'ailleurs celui de la suspension de la réforme des retraites notamment,
04:53mais je crois que surtout, le pouvoir aujourd'hui est plus que jamais à Bercy.
04:57Il y a une bureaucratie toute puissante.
04:58Je pense que ce n'est même pas le budget, le cornu,
05:00qui a été présenté parce qu'il n'a pas eu le temps d'élaborer quoi que ce soit.
05:03Il n'y a pas de politique derrière.
05:05Il n'y a que des mesures technocratiques pour savoir comment taxer le plus habilement les Français.
05:11Je crois que c'est ça qui va être mis en œuvre à la fin.
05:14Et donc, on est dans une grande démission du politique
05:16et dans un grand théâtre où le Parlement,
05:18où tout le monde fait semblant de gouverner et personne ne gouverne.
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