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Pascal Praud et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros

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00:00:00Bonjour à tous et bienvenue ce matin à l'heure des pros sur Europe 1 jusqu'à 10h et sur CNew jusqu'à 10h30.
00:00:06Aucune population immigrée arrivée sur le sol de France au XXe siècle n'a rompu avec son pays d'accueil.
00:00:14Ce n'est jamais arrivé.
00:00:16Que les étrangers viennent d'Italie, de Pologne ou de Portugal, qu'ils soient d'origine arménienne ou espagnole,
00:00:21chacun observait le contraire.
00:00:22Les enfants et les petits-enfants épousaient l'histoire, les mœurs, la langue française.
00:00:27Et plus le temps passait et plus l'assimilation était acquise.
00:00:32Le sondage IFOP, réalisé du 8 août au 2 septembre sur un échantillon de 1005 personnes de religions musulmanes dont on a parlé hier,
00:00:40sondage publié, notamment dans le Figaro, a révélé que 59% des Français musulmans âgés de 15 à 24 ans sont favorables à l'application de la charia.
00:00:50Il est d'ailleurs difficile de définir cette loi islamique tant elle diffère d'un pays à l'autre.
00:00:56L'interdiction pour la femme de conduire, par exemple en Arabie Saoudite et puis ailleurs, la polygamie sera autorisée ou l'amputation de la main droite sanctionnera le voleur.
00:01:07Il existe beaucoup d'interprétations de la charia.
00:01:10Mais qu'on ou non que des jeunes gens nés en France soient attirés par un code de vie moyen d'un jeu, a de quoi étonner.
00:01:19Est-ce une aspiration religieuse, identitaire ? Le phénomène existe aussi en Angleterre où les mêmes jeunes musulmans sont en rupture avec le modèle occidental.
00:01:29Quel avenir pour ces pays fracturés par le communautarisme ? Les habitants vivront-ils côte à côte ou face à face ?
00:01:37Question posée, évidemment, pour les prochaines années.
00:01:39Il est 9h, Mathieu Demers.
00:01:41Bonjour Pascal et bonjour à tous.
00:01:54A la une, Laurent Nouniez passe à l'offensive contre l'islam radical.
00:01:58Le ministre de l'Intérieur appelle, je cite, à lancer la phase 3 de lutte contre l'antrisme.
00:02:03Et il rappelle, les lois républicaines primeront toujours sur les lois religieuses.
00:02:07Le gouvernement envisage également de renforcer le contrôle des permis de construire des lieux de culte suspects.
00:02:14Deux ans, deux ans après le meurtre de Thomas Acrépole, l'auteur du coup de couteau mortel n'est toujours pas connu.
00:02:2010 des 14 jeunes mis en examen, majoritairement issus du quartier de la Monnaie de Romand-sur-Isère, se trouvent en détention provisoire.
00:02:27Certains pourraient être libérés.
00:02:28Et des écoutes téléphoniques réalisées par les enquêteurs sur le téléphone d'un mise en cause, Chaïd A, ont tout de même permis de désigner un auteur présumé.
00:02:37Enfin, la taxe foncière va augmenter pour plus de 7 millions de logements en 2026.
00:02:41Le ministère de l'Économie va considérer que les logements disposent de tous les éléments de confort.
00:02:46Payés par quelques 32 millions de propriétaires, la taxe foncière devrait subir une hausse moyenne de 63 euros par logement.
00:02:52Ce qui devrait donc rapporter 466 millions d'euros supplémentaires aux collectivités locales.
00:02:58Pascal.
00:02:58Merci beaucoup Mathieu.
00:03:00Mayalan Trémolet et pour la première fois avec nous sur l'heure des pros sur CNews.
00:03:04Bonjour Mayalan, bienvenue avec nous.
00:03:07Vous êtes journaliste politique au service d'Europe 1.
00:03:09On vous entend sur l'antenne d'Europe 1 et les téléspectateurs sont en train de vous découvrir sur l'antenne de CNews.
00:03:14Merci parce qu'on a besoin de voix nouvelles autour de cette table.
00:03:20Sabrina Medjeber est avec nous.
00:03:22Thomas Bonnet est là également.
00:03:24Eric Nolot qui n'est pas vraiment une voix nouvelle mais bon il va quand même rester.
00:03:28Et puis Olivier Delagarde qu'on peut écouter également sur l'antenne d'Europe 1 pour la revue de presse.
00:03:33Bon d'abord je vais remercier David Pujadas pour le document que vous allez entendre dans une seconde.
00:03:38La présidentielle est dans 18 mois.
00:03:41Et ce qui s'est passé hier soir sur LCI illustre la présidentielle d'une certaine manière.
00:03:47Glucksmann et Zemmour ils ont failli en venir aux mains.
00:03:48C'est deux candidats à la présidentielle.
00:03:50Ils ont failli en venir aux mains.
00:03:51Toute discussion en France devient quasiment impossible et en tout cas conflictuelle.
00:03:56Plus personne ne veut s'écouter et c'est la polarisation.
00:03:59Écoutez cet extrait et merci donc une nouvelle fois à David et à nos amis d'LCI.
00:04:03Non, non, non, vous ne pouvez pas parler tant que je n'ai pas fini.
00:04:09Attendez, s'il vous plaît.
00:04:10C'est cette diversité que vous condamnez qui a fait de notre pays une grande nation qui a un destin.
00:04:16Mais moi vous voyez je ne rêve pas pour la France d'un destin à la Hongroise, à la Orbanne, avec cette corruption, ce népotisme, cet entre-soi, des milices qui échappent à toute forme de légalité dans la rue.
00:04:27Monsieur Glucksmann, en Hongrie, il n'y a pas de petite Lola qui se fait découper par une Algérienne.
00:04:39En Hongrie, il n'y a pas de Thomas qui se fait tuer par un chaïd.
00:04:43En Hongrie, il n'y a pas une Philippine qui se fait violer et massacrer par un Algérien ou un Tunisien.
00:04:50En Hongrie, il n'y a pas un petit Elias qui, parce qu'il va jouer au foot, se fait tuer par un Africain.
00:04:56En Hongrie, votre frère serait milliardaire.
00:05:00Mais arrêtez, mon Paul Glucksmann, vous vous en foutez.
00:05:04En Hongrie, vous obéiriez à Xi Jinping.
00:05:06En Hongrie, vous obéiriez à Vladimir Poutine.
00:05:08En Hongrie, vous supprimeriez les élections librières et vous rappelez à Luceman.
00:05:13Mais vous m'aurez tous les médias à vous déterminer.
00:05:15Arrêtez, monsieur Glucksmann, c'est un digne, vous vous en moquez de ces gens que j'ai cités.
00:05:19Vous n'en avez rien à faire, mais ça se voit, ça se voit, monsieur Glucksmann.
00:05:25Laissez-le répondre, vous ne m'autorisez pas à dire ça.
00:05:27Vous ne m'autorisez rien du tout.
00:05:29Laissez-le répondre, laissez-le répondre.
00:05:30Vous ne donnez pas le bon exemple.
00:05:33Vous utilisez cette victime pour faire la pub.
00:05:36Arrêtez, vous ne donnez pas le bon exemple.
00:05:38Raphaël Glucksmann, la diversité est-elle...
00:05:40Raphaël Glucksmann, la diversité...
00:05:44Arrêtez, arrêtez.
00:05:45Non, non, non.
00:05:46La diversité est-elle toujours heureuse ?
00:05:49Mais la diversité, c'est un problème.
00:05:51La diversité, c'est une chance.
00:05:53Laissez-le parler.
00:05:55La diversité, c'est tout.
00:05:57La diversité, c'est un problème, une chance, une opportunité.
00:06:00Il y a tout dans cet extrait du moment que nous vivons.
00:06:04Et David qui est obligé d'être debout.
00:06:07Mais ça montre ce qui va se passer.
00:06:10Bon, il n'a pas été excellent hier soir, Glucksmann.
00:06:13Franchement, je...
00:06:14Il n'a jamais été excellent.
00:06:15Oui, je pense qu'il devrait réfléchir s'il veut aller à une présidentielle.
00:06:18Parce que je ne suis pas sûr qu'il soit fait pour ça.
00:06:20Mais bon, ça c'est encore autre chose.
00:06:21En tout cas, il a été laminé, me semble-t-il, dans le débat, hier soir par Zemmour.
00:06:26C'est toujours la même opposition entre la réalité et le déni de réalité.
00:06:32Monsieur Glucksmann, il dit « je rêve d'eux ».
00:06:35Mais ce n'est pas de rêver, il s'agit de voir la réalité.
00:06:37Ensuite, on pourra peut-être rêver.
00:06:38Mais bon, moi j'ai déjà eu ce genre de débat un tout petit peu moins nerveux avec Glucksmann.
00:06:42Il m'en a beaucoup voulu.
00:06:43C'est toujours la même chose, monsieur Glucksmann.
00:06:45C'est des grands mots, des grandes déclarations, des phrases creuses.
00:06:48Le problème, c'est que les gens ne vivent pas parmi les phrases creuses.
00:06:51Les gens vivent dans la réalité.
00:06:52Et je trouve que ce clivage entre les enracinés et les personnes qui, comme Raphaël Glucksmann, disent qu'ils peuvent vivre partout.
00:06:58Ils disent « je me sens bien à New York, à Berlin, etc. »
00:07:00Je pense que c'est le vrai clivage pour 2027.
00:07:02Et c'est ça qui est intéressant.
00:07:03On n'est pas dans les pourcentages de hausse ou de baisse de la CSG.
00:07:05Là, on parle de choses qui intéressent les gens.
00:07:07On parle de l'identité, de l'enracinement.
00:07:09C'est pour ça que ce débat était très intéressant.
00:07:10C'est pour ça aussi qu'il était voulu.
00:07:15Je vais peut-être vous surprendre, le meilleur candidat de la gauche républicaine tendance Glucksmann, c'est François Hollande.
00:07:26Ça va vous surprendre, parce qu'on n'est pas tendre avec François Hollande.
00:07:31Mais je pense que quand tu vois Glucksmann hier, tu te dis « évidemment, ce n'est pas le même niveau que Hollande. »
00:07:37Et ça, ça se voit.
00:07:38Il a beaucoup de défauts, François Hollande.
00:07:40Beaucoup dans l'exercice du pouvoir.
00:07:42Mais il est quand même sans coudée au-dessus de Glucksmann.
00:07:44Glucksmann, dans une présidentielle, je pense que ça peut être compliqué pour lui.
00:07:47C'est pas le niveau de Macron.
00:07:48C'est un peu votre raisonnement, si je peux le permettre.
00:07:50Parce que comme on a vu François Hollande à l'œuvre, on se dit que quelqu'un qui est moins doué fera peut-être un meilleur président.
00:07:55Oui, mais je pense que ça peut être compliqué pour Glucksmann.
00:08:00Sur une présidentielle, je pense que ça peut être compliqué.
00:08:02Deux réflexions.
00:08:03Olivier Daguerre.
00:08:04La première, c'est qu'évidemment, cette radicalisation fait quand même un petit peu peur.
00:08:09On ne comprenait rien à ce qu'il disait.
00:08:10Si, on comprend bien.
00:08:12On comprend bien.
00:08:13Mais je ne veux pas.
00:08:14En fait, Glucksmann ne veut pas écouter Zemmour.
00:08:15Je pense que...
00:08:16Parce que quand il lui dit en Hongrie, parce qu'il ne connaît rien à la Hongrie, Glucksmann.
00:08:19Il connaît mieux la géorgie.
00:08:20Oui.
00:08:20Mais il ne connaît rien à la Hongrie.
00:08:22Parce qu'il y aille en Hongrie.
00:08:24Qu'il aille voir comment ça se passe, c'est très intéressant.
00:08:26Les gens, est-ce qu'ils vont en Hongrie ?
00:08:28Ils reviennent et puis ils voient comment ça se passe.
00:08:30Je pense que cette radicalisation dit quand même quelque chose de notre débat
00:08:33où désormais il se dit certaines choses qui ne se disaient pas.
00:08:37Et je pense que c'est assez sain.
00:08:38Parce que des lignes sont en train de bouger.
00:08:41Des paroles qui étaient jusque-là interdites deviennent finalement autorisées.
00:08:46Alors ça gêne évidemment les détracteurs.
00:08:48Ça gêne M. Glucksmann.
00:08:49Tout ce que dit Éric Zemmour.
00:08:50Néanmoins, ça pénètre progressivement dans le débat public.
00:08:54Et ça, je trouve que c'est une bonne chose.
00:08:56Maï-Hélène Trémolet, qui est journaliste politique, je le rappelle, à Europe 1.
00:08:59Vous l'entendez régulièrement sur Europe.
00:09:00Et elle sera avec nous sur CNews.
00:09:03Il y a quelque chose aussi qui m'interpelle.
00:09:04C'est que dans l'extrait, la dernière phrase de Raphaël Glucksmann, c'est la diversité, c'est tout.
00:09:09Et ça, par exemple, c'est une phrase qui ne veut rien dire.
00:09:11Alors que Zemmour vient de faire une liste de noms qui sont considérés comme des faits divers,
00:09:15d'ailleurs, par cette partie de la gauche, mais qui sont des faits tangibles
00:09:17qui se sont passés en France ces dernières années.
00:09:19Glucksmann répond encore une fois par des slogans politiques, des phrases chocs, etc.
00:09:23Donc, forcément, dans le débat, ça crée une inégalité.
00:09:25Parce que pour Éric Zemmour, qui est un débatteur depuis plusieurs années,
00:09:28c'est très facile à démonter.
00:09:30C'est surtout que sur le fond, en réalité, c'est plutôt Raphaël Glucksmann,
00:09:36de gauche, qui est censé représenter les classes populaires
00:09:39et les vulnérabilités qui s'y gisent, qui est censé, justement, réfléchir sur cette question-là
00:09:45de l'immigration, de la diversité et parfois de la criminalité qui lui est intrinsèque.
00:09:49Et c'est Éric Zemmour qui, factuellement, lui rappelle des faits qui se sont passés.
00:09:54Et au lieu de reconnaître, finalement, l'échec et rester dans la cécité idéologique,
00:09:59il préfère, justement, s'embraser sur ce débat pour, finalement, conclure la diversité, c'est tout.
00:10:04C'est une chance et une malchance en même temps.
00:10:06Bon, deuxième sujet du jour, c'est Amine Kessassi qui a pris la parole dans une tribune du Monde.
00:10:13Je remercie une nouvelle fois à David Pujadas pour la possibilité d'avoir diffusé ces images.
00:10:19Je voudrais vous faire écouter le sujet de Félix Perola, qui a lu cette tribune,
00:10:23qui est publiée dans Le Monde, d'abord sur...
00:10:26Le site web du Monde.
00:10:28Voilà, version numérique, et puis qui sera sans doute dans le print,
00:10:31comme on dit le journal Papier, à 11h ou midi.
00:10:36Voyez le sujet de Félix.
00:10:38C'était le 13 novembre dernier.
00:10:40Mehdi Kessassi, frère du militant antidrogue Amine Kessassi, est assassiné en pleine rue.
00:10:47Hier, ses obsèques ont eu lieu sous haute protection policière.
00:10:51Amine Kessassi a décidé de sortir du silence.
00:10:55Parce que sa mort ne doit pas être recouverte par les sables de l'indifférence et de l'oubli.
00:10:59Mille fois, j'écrirai son nom et je ferai face à ses assassins.
00:11:02Je serai le gardien de sa mémoire.
00:11:04Non, je ne me tairai pas.
00:11:06Dans sa tribune, Amine Kessassi affiche son courage face aux menaces qui pèsent sur lui et sa famille.
00:11:12On me parle de crime d'avertissement, mais un crime n'est jamais un avertissement.
00:11:16Le sang versé l'est pour toujours et a plongé ma famille dans l'infini de la mort.
00:11:21On nous frappe pour nous briser, pour nous domestiquer, pour nous asservir.
00:11:25Après une réunion au sommet sur le narco-banditisme, qui s'est tenue ce mardi à l'Elysée,
00:11:30le militant engagé contre le trafic de drogue somme l'État de réagir.
00:11:35Je dirais les carences de l'État, les failles de la République, les territoires abandonnés, les populations oblitérées.
00:11:41Face à un tel ennemi, l'État doit prendre la mesure de ce qu'il se passe et comprendre qu'une lutte à mort est engagée.
00:11:47Un dernier hommage sera rendu à Médic et Sassi ce week-end avec une marche blanche.
00:11:52– S'il y avait une prise de conscience, ce serait intéressant.
00:11:55Elle existe, pardon, la prise de conscience.
00:11:57Après, il faut une volonté politique.
00:11:59On était avec Anna Bauer hier, il disait que ça date de 2006, on a 20 ans de retard.
00:12:03Donc, c'est ça qui est compliqué.
00:12:05Mais si au moins il y avait une action politique, mais quelle action politique ?
00:12:09Que faut-il faire ?
00:12:10– La question, ça veut dire que le narcotrafic, quand on est à tel point, notre pays,
00:12:15qu'il faut envisager des méthodes ultra-violentes, en réalité, des méthodes d'exception.
00:12:20Parce qu'à la régulière, rien ne se passera.
00:12:22– Mais c'est-à-dire ?
00:12:22– C'est un narco-État.
00:12:24– Mais c'est-à-dire ?
00:12:24– Écoutez, vous parlez avec des policiers, ils disent toujours la même chose.
00:12:27En off, ils vous disent c'est tout à fait possible de reprendre le contrôle,
00:12:30il y aura de la casse, ça veut dire il y aura des morts.
00:12:32Personne ne veut de morts en France, et surtout pas avant 2027.
00:12:35Donc, ça ne bougera pas fondamentalement.
00:12:37Après, les policiers, les magasins…
00:12:38– Mais il y a des morts !
00:12:39– Oui, mais je parle d'interventions très musclées des forces de l'ordre
00:12:44pour reprendre le contrôle des quartiers.
00:12:45Sinon, évidemment, ce n'est pas la police qui tue, c'est la police.
00:12:47– Ce n'est pas les quartiers, ce n'est pas le contrôle des quartiers,
00:12:49c'est le contrôle des narcotrafiquants.
00:12:51– Mais qui vivent dans les quartiers, Pascal.
00:12:52– Ils vivent dans les quartiers, oui.
00:12:53– Je me souviens à ce que nous disait ici-même M. Vernier,
00:12:57qui a été auteur d'une série de la mafia,
00:13:00qui parlait de ce qui se passe en Italie,
00:13:05en disant qu'il faut calquer la législation française
00:13:08sur la législation italienne,
00:13:10qui a fait une loi d'exception.
00:13:12En disant qu'il y a deux types de citoyens.
00:13:15Il y a les citoyens normaux,
00:13:16et puis il y a ceux qui sont suspectés de trafic de drogue.
00:13:18– Vous savez très bien qu'on va entendre des cris d'orfraie
00:13:21de la part du Conseil constitutionnel, du Conseil d'Etat, de la CEDH.
00:13:25Nous sommes absolument corsetés, même s'il y a des mesures d'exception.
00:13:27– D'où l'importance d'avoir là…
00:13:29– Thomas Bonnet.
00:13:30– Emmanuel Macron va aller à Marseille au mois de décembre,
00:13:34ce sera peut-être la 15e ou 20e fois qu'il s'y rend.
00:13:36Il a voulu faire de cette ville un peu son laboratoire.
00:13:38C'est lui-même, vous avez vu le résultat ?
00:13:41– Vous avez demandé de avoir deux ministres encore à Marseille
00:13:43pour faire de la com' parce qu'il ne va rien avoir d'autre.
00:13:45– Et parce qu'Éric Nolo a raison.
00:13:47– Le plan Marseille en grand était censé répondre à toutes les attentes.
00:13:50L'argent n'arrive pas là où il doit arriver.
00:13:51– Les sujets hier, les obsèques de Mehdi Kessassi, le sujet d'Augustin Donadieu, je vous propose de l'écouter.
00:14:03– Des compagnies de CRS, une brigade motorisée et même des démineurs
00:14:10pour enterrer le petit frère d'Amin Kessassi à Marseille.
00:14:15En France, rarement un enterrement aura fait l'objet d'un tel dispositif de sécurité.
00:14:20Les habitants, consternés, sont toujours choqués par l'assassinat de Mehdi 20 ans,
00:14:25petit frère du militant écologiste Amin Kessassi engagé contre le narcotrafic.
00:14:30Selon eux, un cap a été franchi.
00:14:33– Ça fait longtemps qu'on a franchi ce cap, c'est de pire en pire.
00:14:38Ça fait 58 ans qu'elle habite là, ma mère, à l'époque.
00:14:41C'était bien maintenant, c'est malheureux.
00:14:43– Je suis catastrophée et en même temps désemparée.
00:14:46C'est quasiment tous les jours qu'on a des toutes de ce genre, des innocents qui meurent.
00:14:51Comme un rempart à la barbarie, beaucoup sont venus déposer des fleurs ou des bougies
00:14:56sur le parking où est mort le jeune homme.
00:14:58Mais au fond, un sentiment d'impuissance domine parmi les Marseillais.
00:15:03– Vous voulez qu'on aille après, quand on a un certain âge, après.
00:15:06Je suis veuve, vous voulez qu'on aille.
00:15:09C'est malheureux pour ce qui arrive.
00:15:11– Marseille, c'est la Sicile maintenant.
00:15:13C'est comme la Sicile, c'est pas l'herbe.
00:15:16C'est la mafia.
00:15:17Que tu vas faire ?
00:15:18– En hommage à Mehdi Kessassi et pour dire stop au narcotrafic à Marseille,
00:15:23une marche blanche aura lieu ce week-end.
00:15:26– Et je le disais hier soir, et je félicite vraiment les équipes sur place de Marseille
00:15:31qui vont tourner et interroger les uns et les autres.
00:15:34Parce que dans ce sujet, et c'est tellement significatif,
00:15:38les gens ne veulent pas apparaître avec leur visage.
00:15:40C'est-à-dire qu'ils sont aujourd'hui en danger s'ils témoignent à visage découvert.
00:15:46Et vous qui êtes souvent sur le terrain, Marie-Hélène Trémolet,
00:15:48vous devez constater cette réticence des uns et des autres à vouloir simplement s'exprimer.
00:15:53– Oui, exactement.
00:15:54Et c'est bien d'ailleurs que ce soit ces personnes qui ont été interviewées,
00:15:57parce qu'on pense souvent à la responsabilité du trafiquant.
00:15:59On parle de la responsabilité du consommateur aussi.
00:16:02On parle du blanchiment ensuite de cet argent.
00:16:04Mais ce qu'il faut bien comprendre, c'est que c'est quelque chose qui peut toucher tout le monde,
00:16:07y compris vous et vos voisins demain.
00:16:09On se souvient de Sokaïna en 2023, qui était morte dans sa chambre,
00:16:13tuée par un tir de règlement de compte pendant qu'elle révisait son droit.
00:16:18Et en avril dernier, d'une école maternelle à Saint-Ouen notamment,
00:16:21où toute l'école avait été déménagée parce qu'ils étaient à côté d'un point de deal
00:16:25et que les enfants en maternelle retrouvaient des pochons de drogue dans la cour de récréation.
00:16:30Donc en fait, c'est ces personnes qui sont en première ligne.
00:16:32Et ces personnes, aujourd'hui, c'est l'intégralité des Français,
00:16:35et en particulier dans les villes chaudes comme Marseille.
00:16:36– Alors que l'intégralité des Français, une partie des Français,
00:16:38et parfois les Français les moins favorisés, c'est ce qu'on répète souvent.
00:16:42Alors je voulais qu'on écoute maintenant, parce que Mayelen a juste titre à parler des consommateurs.
00:16:47Et pour la première fois, alors le débat sur les consommateurs, il arrive.
00:16:50C'est-à-dire que le premier qui l'a sorti, alors il faut lui rendre hommage,
00:16:53c'était Éric Dupond-Moretti qui avait dit le petit... c'était lui.
00:16:56– Il avait le goût du sang.
00:16:57– Exactement, mais il avait raison.
00:16:59Il avait raison.
00:17:00Et Emmanuel Macron, hier, l'a dit.
00:17:01Mais on attend maintenant qu'on dise, ceux qui prennent de la coke,
00:17:04ils ont du sang sur les mains.
00:17:06Voilà, c'est ça qu'on attend.
00:17:07– Mais ça changera quoi ?
00:17:08– Ah, attendez, ça peut...
00:17:10Parce que s'ils ont du sang sur les mains, ça veut dire qu'ils sont des criminels,
00:17:13et si on criminalise les preneurs de coke, ça peut changer quand même certaines choses en France.
00:17:19Écoutez ce qu'a dit le président de la République, il a 100% raison.
00:17:22– Ce qui a été fait et plutôt réussi, et même réussi, dans la lutte contre le terrorisme,
00:17:26c'est ce que nous devons faire sur le narcotrafic.
00:17:29Permettez-moi d'avoir un dernier mot.
00:17:31Il faut aussi parler des consommateurs.
00:17:33Et on ne peut pas avoir un débat national, enfin dans tous nos pays,
00:17:38si on oublie que s'il y a du trafic, s'il y a des enfants qui se sont tués,
00:17:42s'il y a des réseaux de criminalité organisés qui prospèrent,
00:17:44c'est qu'à la fin, il doit y avoir des gens qui achètent de la drogue.
00:17:46Et je voudrais que chacun dans nos pays ait bien le sens des responsabilités.
00:17:50Acheter de la cocaïne, du cannabis,
00:17:52ça n'est pas simplement un plaisir qu'on peut s'offrir, il est déjà interdit.
00:17:58C'est de fait être complice et donner du financement à des réseaux de criminalité organisés.
00:18:04– Bravo, bravo, bravo Monsieur le Président, parfait,
00:18:08parce que là on monte d'un cran.
00:18:09Ça, ça n'avait jamais été dit, au sommet de l'État, jamais.
00:18:13Mais il faut aller les chercher, ceux qui prennent de la coca.
00:18:15Il faut aller tous les chercher, un par un, parce que ce sont des criminels.
00:18:19– Il y a du boulot, vous savez.
00:18:20– Il y a du boulot, mais c'est des criminels.
00:18:23– C'est toute la société qui consomme.
00:18:25– Et bien il faut y aller.
00:18:25– Et bien il faut y aller les chercher.
00:18:28– 3 millions de cannabis, c'est 1 million de cocaïne.
00:18:30– Je suis désolé, il faut aller les chercher.
00:18:32– Souvent ils vont les chercher aussi.
00:18:33– Oui, mais il faut que les actes suivent, il faut les aggraver alors.
00:18:37– Mais il faut des peines.
00:18:38– Pour l'instant, la seule chose qu'on a vue de la part d'Emmanuel Macron,
00:18:40c'est l'amende forfaitaire.
00:18:41– Thomas, votre bonnet.
00:18:42– Quand vous êtes attrapé avec du cannabis, vous avez une amende,
00:18:45vous pouvez la payer sur place.
00:18:46Or, on constate qu'une amende sur trois, en fait, en réalité,
00:18:49est payée par ceux qui se font attraper.
00:18:51La réalité, c'est que les amendes ne sont jamais recouvrées,
00:18:53donc ça ne répond pas du tout à l'eau.
00:18:54– Combien il y a d'amendes ?
00:18:55– Olivier Delagarde.
00:18:56– Statistique, ensuite on fait des annonces,
00:18:58et puis derrière, on a l'impression que ce n'est pas suivi d'effet.
00:19:01– Oui, mais là, attention, ça peut changer,
00:19:02parce qu'il ne faut jamais désespérer.
00:19:05Monsieur est foutuiste, moi je suis presque foutuiste.
00:19:07– Plus que jamais.
00:19:08– Je suis presque foutuiste.
00:19:09– Oui, mais un jour, on débarrasserait de cet adverbe.
00:19:12– Benoît Payan, Benoît Payan est le maire de Marseille,
00:19:14il était ce matin chez nos confrères d'RTL.
00:19:17Écoutez ce qu'il a dit sur ce sujet.
00:19:19– Ce qui s'est passé là, à mon avis, est un défi à l'État,
00:19:26et que l'État doit répondre,
00:19:27et que quand on prend un coup de la mafia, on doit en rendre dix.
00:19:31Et ça, je n'ai aucun sujet vis-à-vis de ça.
00:19:33Moi, je ne veux pas entendre,
00:19:34je ne dis pas que vous avez eu ce discours-là,
00:19:37mais il y a des discours défaitistes qui disent
00:19:38la ville est tenue par les narcotrafiquants,
00:19:42l'État a perdu.
00:19:44– Ce n'est pas la réalité aujourd'hui ?
00:19:45– Non, je ne veux pas entendre ça.
00:19:47Je pense qu'il n'y a pas assez de moyens.
00:19:50J'avais une préfecture de police de plein exercice à Marseille,
00:19:53depuis douze ans,
00:19:54un préfet de police de plein exercice.
00:19:56Quelqu'un a eu la bonne idée l'année dernière
00:19:58de supprimer à Marseille le préfet de police.
00:20:01C'est-à-dire que ce poste de plein exercice,
00:20:03dans une ville qui est en pointe sur les questions de narcotrafique,
00:20:06l'État a décidé du jour au lendemain,
00:20:07pour je ne sais quelle raison…
00:20:08– Qui a supprimé ça ?
00:20:10– Qui prend cette décision ?
00:20:11– Conseil des ministres.
00:20:12– Ça veut dire que l'État tient un double langage ?
00:20:15C'est-à-dire que quand il y a l'émotion,
00:20:16il faut se mobiliser, etc.,
00:20:18on fait des points d'urgence ?
00:20:19– Ce que je peux vous dire,
00:20:20c'est que ce choix dont on m'avait assuré,
00:20:23alors que j'ai émis tous les doutes de la terre,
00:20:25par écrit et par oral.
00:20:26– C'était quel Premier ministre à l'époque ?
00:20:27– Ce n'était pas une question de Premier ministre,
00:20:28c'était Bruno Rotaillot.
00:20:30– Je ne vois pas y en le maire de Marseille.
00:20:32Mais vous voyez,
00:20:33c'est là qu'on voit les logiciels de gauche ou de droite.
00:20:36Ce qu'il dit, au fond, il dit,
00:20:37il n'y a pas assez de moyens.
00:20:38Je ne veux pas entendre ça.
00:20:39– Je ne veux pas l'entendre.
00:20:39– Cette phrase est folle d'ailleurs.
00:20:41Alors, je ne veux pas l'entendre,
00:20:41il ne s'agit pas de je ne veux pas l'entendre ou pas,
00:20:43c'est la réalité.
00:20:44Mais par comparaison,
00:20:46je vais vous citer un tweet de Ségolène Royal.
00:20:48Elle sera là demain, Ségolène Royal.
00:20:50Donc, on pourra l'interroger sur son tweet.
00:20:51Mais c'est vraiment la pensée de gauche.
00:20:54Et la pensée de gauche,
00:20:55elle est toujours intéressante.
00:20:56Elle a répondu, Madame Royal,
00:20:59au sondage IFOP d'hier,
00:21:02et où on découvrait la non-mixité.
00:21:03Elle a tweeté,
00:21:05salle de sport, piscine, discothèque,
00:21:07la préoccupante percée de la non-mixité en France.
00:21:10Non, ce n'est pas préoccupant,
00:21:12c'est un besoin de tranquillité
00:21:13en raison de l'absence de la police de proximité.
00:21:16Ça vous fait rire ?
00:21:17Mais c'est formidable,
00:21:19parce qu'on est exactement dans la pensée de gauche.
00:21:22C'est-à-dire que pour eux,
00:21:23ce n'est pas un problème identitaire
00:21:25qui est soulevé, en l'occurrence,
00:21:27avec les piscines ou la non-mixité.
00:21:29C'est parce qu'il n'y a pas de police de proximité.
00:21:31Donc, tu ne t'en sors pas,
00:21:33parce que les gens, souvent de gauche,
00:21:36en l'occurrence, M. Payan,
00:21:37Mme Royal aussi,
00:21:37on pourra l'interroger demain,
00:21:38ils ont un problème avec la réalité.
00:21:41C'est-à-dire qu'ils disent les choses
00:21:42telles qu'ils voudraient qu'elles soient.
00:21:44Et ils disent, très bien, M. Payan,
00:21:46je ne veux pas entendre ça.
00:21:47Mais ce n'est pas le problème
00:21:47qu'ils veuillent ou pas entendre.
00:21:49Vous comprenez ?
00:21:50C'est la réalité.
00:21:51Remarquez, c'est...
00:21:52Éric Nolo.
00:21:53C'est l'éducation de Mme Ernotte.
00:21:55Le service public n'est pas là
00:21:56pour représenter la France telle qu'elle est,
00:21:57mais telle qu'elle devrait être.
00:21:59Voilà, ça sert de modèle à beaucoup de gens.
00:22:01C'est la pensée de gauche.
00:22:02C'est la pensée de gauche.
00:22:03Mais le problème, c'est que les gens,
00:22:04eux, ils vivent dans la vraie réalité,
00:22:05pas dans la réalité fantasmée.
00:22:08Donc, voilà.
00:22:08Non, et en plus,
00:22:09chaque fois qu'il y a des problèmes,
00:22:10on essaie de...
00:22:11Mais elle sera là demain, Mme Royal,
00:22:12donc on va l'interroger là-dessus,
00:22:13sur ce tweet.
00:22:14Moi, ce tweet, j'ai trouvé formidable.
00:22:16Je trouve qu'il résume Mme Royal, d'ailleurs.
00:22:18Et les mêmes voix de gauche sont ceux
00:22:20quand la loi narcotráfice s'adoptée.
00:22:22Elle a été envoyée au Conseil constitutionnel,
00:22:24il l'a censurée.
00:22:25Qui a envoyé la loi au Conseil constitutionnel ?
00:22:27Ce sont des députés de gauche.
00:22:28Donc, aujourd'hui, ils viennent nous dire
00:22:29oui, il faut agir contre le narcotrafic.
00:22:30Et d'ailleurs, j'ajoute,
00:22:31il y a une marche blanche
00:22:32pour Médic et Sassi ce week-end.
00:22:34Moi, je serais curieux de savoir
00:22:35s'il y aura des élus de gauche
00:22:36à cette marche blanche.
00:22:36Parce que les marches blanches,
00:22:37ils en font beaucoup.
00:22:38Pour des victimes prétendument
00:22:40des violences policières.
00:22:41Là, on a une victime du narcotrafic,
00:22:42j'aimerais bien les y voir.
00:22:43Écoutez une deuxième fois,
00:22:44M. Payan, maire de Marseille,
00:22:46qui se présente une nouvelle fois,
00:22:47d'ailleurs,
00:22:48et il est en campagne,
00:22:49une première fois.
00:22:51J'ai eu 402 menaces de mort
00:22:55depuis le mois de septembre.
00:22:56J'ai reçu 402 menaces de mort.
00:22:58Vous êtes sous protection ?
00:22:59Non.
00:23:01Pas de menaces de mort directes
00:23:02des narcotrafiquants.
00:23:03Donc, vous travaillez sous pression.
00:23:05Il y a des gens qui sont farfelus,
00:23:06il y a des gens qui sont improbables,
00:23:08il y a des gens qui...
00:23:09Et c'est d'ailleurs pas souvent démarché.
00:23:11Et croyez-moi,
00:23:12c'est quelque chose
00:23:12avec lequel il faut vivre.
00:23:14Vous avez peur ?
00:23:14J'ai déposé plainte.
00:23:15Non, je n'ai pas peur.
00:23:16Je n'ai pas à avoir peur.
00:23:17Dès qu'on a peur, en fait,
00:23:18ils ont gagné.
00:23:19Oui, on peut avoir peur.
00:23:21Oui, ça, je comprends pas très bien
00:23:22le raisonnement.
00:23:23Oui, dès qu'on a peur,
00:23:23ils ont gagné.
00:23:24On peut avoir peur et se battre.
00:23:25Oui, il y a même intérêt à avoir peur.
00:23:26C'est le même intérêt à avoir peur,
00:23:27à mon avis.
00:23:29Ceux qui n'ont pas peur,
00:23:29il faut se méfier de ceux qui n'ont pas peur.
00:23:31Me semble-t-il.
00:23:32Mais c'est encore la pensée de gauche.
00:23:35Non, mais il y a un rapport de sincérité.
00:23:37Il peut très bien dire
00:23:38oui, j'ai peur
00:23:39et je me bats quand même.
00:23:45C'est une forme de négation des...
00:23:48Bon, on marque une pause.
00:23:49On marque une pause.
00:23:50On écoutera ce qu'il s'est dit
00:23:51à l'Assemblée nationale hier.
00:23:52On va recevoir M. Philippot.
00:23:54On va parler de Boilem sans salle.
00:23:55On va parler évidemment
00:23:56de l'islam et de l'IFOP.
00:23:58On parlera également de France Télévisions
00:24:00qui nous attaque dénigrement.
00:24:03Franchement, c'est le congélateur
00:24:04qui dit au réfrigérateur,
00:24:06t'es froid.
00:24:06Non, mais vraiment.
00:24:08On se fait attaquer matin, midi et soir
00:24:10par le service public.
00:24:11Ils sont en train de préparer.
00:24:12Alors visiblement,
00:24:12il passera plus ce documentaire
00:24:13complément d'enquête.
00:24:14Mais paraît-il qu'il passera plus
00:24:16parce que Mme Ernotte dit
00:24:17qu'on ne peut pas le passer
00:24:17parce qu'effectivement,
00:24:19on est en procès avec CNews et Europe 1.
00:24:22On verra.
00:24:23Moi, ça, je n'en sais rien.
00:24:25Mais on se fait attaquer
00:24:25matin, midi et soir.
00:24:26Ils ont même fait un complément d'enquête
00:24:28qui devait passer sur CNews.
00:24:30Donc c'est vous dire.
00:24:31Mais tout va bien.
00:24:32A tout de suite.
00:24:35Il est avec nous,
00:24:36c'est le président des Patriotes.
00:24:38Il vient régulièrement,
00:24:39une fois tous les trois mois,
00:24:40je crois,
00:24:40parce qu'il y a un temps de parole
00:24:41qui est très précis.
00:24:43Donc vous aurez le droit
00:24:43à 15 minutes
00:24:45dans nos échanges
00:24:46et vous pourrez dire
00:24:48durant ces 15 minutes
00:24:49ce que vous souhaitez dire.
00:24:51Margot Siffer.
00:24:53Bonjour, Margot.
00:24:54Et les informations,
00:24:55vous nous les rappelez.
00:24:56Bonjour, Pascal.
00:25:01Bonjour à tous.
00:25:01Je ne me tairai pas les mots
00:25:03ce matin d'Amine Kessassi
00:25:05dans Le Monde
00:25:05après l'assassinat de son frère.
00:25:07Je dirais qu'il est mort pour rien.
00:25:09Je dirais la violence
00:25:09du narcotrafic,
00:25:10poursuivre celui qui est connu
00:25:11justement pour son combat
00:25:13contre le trafic de drogue.
00:25:15Il dénonce la lâcheté
00:25:15des commanditaires
00:25:16et exhorte l'État
00:25:17à comprendre
00:25:17qu'une lutte à mort
00:25:18est engagée.
00:25:20L'État,
00:25:21attaqué en justice
00:25:22pour non-respect
00:25:22des droits humains
00:25:23par six associations
00:25:24d'aide aux migrants
00:25:25dans leurs viseurs,
00:25:26leurs conditions de vie
00:25:27dans des campements précaires
00:25:28près de Dunkerque.
00:25:30Elles ordonnent à l'État
00:25:30de prendre des mesures
00:25:31pérennes et immédiates.
00:25:34Et puis,
00:25:35la totalité de l'Ukraine
00:25:36en état d'alerte aérienne.
00:25:37Neuf personnes
00:25:38tuées dans une nouvelle frappe russe
00:25:40à l'ouest du pays.
00:25:41Cette nuit,
00:25:4236 autres personnes
00:25:43dont des enfants
00:25:43ont été blessés à Kharkiv
00:25:45et cela pour la troisième
00:25:46soirée consécutive.
00:25:47Plus de dix immeubles
00:25:48d'habitation
00:25:49ont aussi été endommagés.
00:25:50Merci Margot.
00:25:51On est ce matin
00:25:51avec Maïalène Trémolet
00:25:52qui est journaliste
00:25:53au service politique
00:25:54des Européens
00:25:55que vous découvrez
00:25:55sur l'antenne de CNews.
00:25:57Sabrina Medjober,
00:25:58Eric Nolot,
00:25:59Olivier Delagarde,
00:26:00Thomas Bonnet
00:26:00et donc Florian Philippot.
00:26:01On termine avec le sujet
00:26:02Marseille.
00:26:04Avant de vous donner
00:26:04la parole
00:26:05et de vous écouter,
00:26:06M. Philippot,
00:26:07Marseille et la politique,
00:26:09ce que disait Franck Alizio
00:26:10hier dans l'hémicycle.
00:26:14L'assassinat de Médic Essacy
00:26:16semble faire bouger les lignes
00:26:18jusqu'au plus haut sommet
00:26:19de l'État.
00:26:20Hier matin,
00:26:21Emmanuel Macron
00:26:22tient une réunion de crise
00:26:23à l'Elysée
00:26:24sur la lutte contre
00:26:25le narcotrafic
00:26:26avec autour de la table
00:26:27plusieurs ministres,
00:26:28magistrats et directeurs
00:26:30de la police nationale.
00:26:31A la sortie,
00:26:32le ministre de l'Intérieur
00:26:33évoque un tournant
00:26:34dans le combat
00:26:35contre le marché de la drogue.
00:26:36Plusieurs personnes
00:26:37autour de la table
00:26:38ont évoqué le fait
00:26:39qu'il y avait ici
00:26:40un point de bascule.
00:26:42Un point de bascule,
00:26:43ce meurtre préparé
00:26:45était totalement inédit.
00:26:48Donc,
00:26:48c'était un véritable point de bascule.
00:26:50Le gouvernement est en alerte maximale.
00:26:53Il est questionné dans la foulée
00:26:54par la représentation nationale,
00:26:56ému.
00:26:57Comment qualifier les renoncements
00:26:59de vos amis politiques
00:27:00qui ont laissé s'effondrer notre ville
00:27:01à coups de Marseille en grand
00:27:03qui se termine en Marseille en sang ?
00:27:06Si Marseille tombe,
00:27:08la France tombera.
00:27:10Et Marseille est en train de tomber.
00:27:12Le Premier ministre prend alors la parole.
00:27:14Il appelle à la concorde.
00:27:16Moi, je veux vous redire
00:27:17notre entière
00:27:18et notre profond engagement
00:27:21pour faire en sorte
00:27:22que cette rupture,
00:27:24comme on le dit,
00:27:26soit une rupture
00:27:26qui sert fondamentalement
00:27:28à lutter contre les narcotrafiques.
00:27:30C'est un énorme défi de société
00:27:32qui nous attend,
00:27:33sur lequel,
00:27:34j'en suis certain,
00:27:34on saura faire cause commune
00:27:36et proclamer une forme d'unité nationale
00:27:38dans la lutte contre le narcotrafique.
00:27:39Merci beaucoup.
00:27:40Sébastien Lecornu
00:27:41veut s'inspirer de la lutte
00:27:42contre le terrorisme
00:27:43pour faire face aux narcotrafiquants.
00:27:45Laurent Nunez
00:27:46et Gérald Darmanin
00:27:47se déplaceront à Marseille demain.
00:27:49Le président s'y rendra, lui,
00:27:50courant décembre.
00:27:51Voilà ce qu'on pouvait dire
00:27:52sur ce sujet.
00:27:53Et on peut avoir une pensée,
00:27:54évidemment,
00:27:55pour Mehdi Kessessi,
00:27:57pour sa famille,
00:27:59Amine,
00:28:00pour sa mère,
00:28:01son frère, bien sûr,
00:28:02qui a pris la parole.
00:28:03Parce qu'au-delà de tout,
00:28:05il y a cet homme qui est mort,
00:28:07ce frère qui est mort,
00:28:08et qui mérite toute notre tendresse
00:28:10et toute notre compassion.
00:28:12Florian Philippot,
00:28:13vous êtes un adversaire
00:28:15d'Emmanuel Macron,
00:28:17j'ai envie de dire
00:28:17un adversaire forcené.
00:28:19Je lis vos tweets
00:28:20et vous partez régulièrement
00:28:22en guerre contre lui,
00:28:23notamment sur les réseaux sociaux.
00:28:25Ça, c'est un sujet
00:28:26qui vous intéresse
00:28:27et qui intéresse aussi
00:28:27le président de la République, d'ailleurs.
00:28:29Ah oui,
00:28:30ça le passionne même,
00:28:31puisque encore aujourd'hui,
00:28:32Emmanuel Macron
00:28:33part à Arras
00:28:34faire un grand discours
00:28:35sur les réseaux sociaux
00:28:36et la démocratie.
00:28:37Vous avez vu d'ailleurs
00:28:37comment on a basculé.
00:28:38Il y a quelques semaines,
00:28:39on nous disait
00:28:40les réseaux sociaux
00:28:40par rapport à la protection
00:28:41des enfants.
00:28:43Puis maintenant,
00:28:43c'est carrément assumé.
00:28:44C'est par rapport
00:28:45à la démocratie.
00:28:46Et ce sujet m'intéresse
00:28:48parce que c'est le sujet
00:28:48de la liberté d'expression.
00:28:50Et je suis terriblement inquiet
00:28:51par ce qu'il veut faire.
00:28:52Ce qu'il veut faire,
00:28:53c'est qu'il veut supprimer
00:28:54les voix qui dérangent.
00:28:55C'est-à-dire que c'est sur
00:28:55les réseaux sociaux aujourd'hui,
00:28:57très largement,
00:28:58à part peut-être
00:28:58quelques exceptions
00:28:59où vous en faites partie.
00:29:00Mais sinon,
00:29:01dans les médias,
00:29:02c'est quand même
00:29:02très uniforme.
00:29:03Sur les réseaux sociaux,
00:29:03il y a un débat.
00:29:04Il y a sûrement le pire,
00:29:05mais il y a aussi le meilleur.
00:29:06Et il y a une liberté d'expression
00:29:07qu'on ne trouve absolument
00:29:08pas ailleurs.
00:29:09Et c'est pour ça
00:29:09qu'il veut la museler.
00:29:10Alors, il utilise pour ça
00:29:11beaucoup l'Union européenne.
00:29:12Vous savez qu'aujourd'hui même,
00:29:14l'Arcom va désigner
00:29:15ses signaleurs de confiance.
00:29:16Ce sont des charmantes associations
00:29:18comme SOS Racisme,
00:29:20LICRA,
00:29:21Planning Familial
00:29:22et quelques autres
00:29:22qui sont désignées
00:29:24pour fliquer les réseaux sociaux
00:29:26et qui auront un droit
00:29:27d'accès prioritaire
00:29:28à la demande de censure.
00:29:30Et l'Arcom va le faire
00:29:31parce qu'elle obéit
00:29:31à un règlement européen
00:29:32qui s'appelle le DSA.
00:29:33Ça, c'est l'article 22.
00:29:34La Belgique a désigné hier
00:29:36ses signaleurs de confiance
00:29:37et nous, on doit le faire.
00:29:38Et on n'a pas de défenseurs.
00:29:40Au Parlement européen,
00:29:40on a zéro eurodéputé français
00:29:41qui ont voté
00:29:42contre ce règlement de censure.
00:29:43Pas un seul,
00:29:44d'aucun parti.
00:29:45Ils ont considéré
00:29:45que ce n'était pas
00:29:45une question importante.
00:29:46Moi, je pense que
00:29:47c'est une question importante
00:29:47parce que sans liberté d'expression,
00:29:49il n'y a aucun combat possible.
00:29:50Sur aucun sujet.
00:29:51Aucun sujet.
00:29:52Donc, il faut absolument se battre.
00:29:54Et je suis très inquiet
00:29:55de cette dérive.
00:29:56Macron est complètement
00:29:57illégitime aujourd'hui
00:29:58à 11% dans les sondages.
00:29:59Donc, il attaque
00:30:00ceux qui peuvent
00:30:01le mettre à nu
00:30:02et sortir des dossiers
00:30:03qui ne sortiraient pas ailleurs.
00:30:05C'est un sujet, évidemment,
00:30:06qui vous intéresse
00:30:07comme vous intéressera
00:30:07sans doute
00:30:08la libération de Boilem sans salle.
00:30:10Bruno Retailleau
00:30:10était avec nous ce matin.
00:30:11On attendait sa première réaction
00:30:12parce qu'on lui fait porter
00:30:14la responsabilité
00:30:16de la détention
00:30:18de...
00:30:20Je savais que j'allais éterner.
00:30:22J'ai tenté de résister.
00:30:24Mais bon,
00:30:25je résiste faiblement.
00:30:26Manifestement,
00:30:27j'ai tenté.
00:30:28Bon, écoutez Bruno Retailleau.
00:30:30Nous sommes d'accord,
00:30:31Thomas Bonnet.
00:30:31C'était sa première prise
00:30:32de parole.
00:30:34Écoutons-le.
00:30:37C'est une superbe nouvelle,
00:30:38bien sûr.
00:30:39Vous savez,
00:30:39Boilem sans salle,
00:30:41c'est un exemple,
00:30:42c'est même un modèle
00:30:43parce qu'il n'est pas né
00:30:44sur notre sol français,
00:30:46mais il s'est reconnu
00:30:47de notre langue.
00:30:49Il a adopté la France,
00:30:50la France l'a adoptée,
00:30:52non pas par le sang versé,
00:30:53mais par l'encre versée.
00:30:55C'est devenu sa patrie,
00:30:57la France,
00:30:57parce que la France
00:30:58a toujours été
00:30:58une grande patrie littéraire.
00:31:00Et en cela,
00:31:01c'est la raison pour laquelle
00:31:01moi et bien d'autres,
00:31:02d'ailleurs,
00:31:03je me suis battu pour Boilem,
00:31:04parce que pour moi,
00:31:05c'était un symbole.
00:31:06La littérature,
00:31:06c'est la liberté
00:31:07et on n'emprisonne pas,
00:31:09on ne prend pas
00:31:10en otage la liberté.
00:31:11Je ne parle pas
00:31:11du peuple algérien.
00:31:13C'est très différent.
00:31:14Je parle du régime algérien.
00:31:15Eh bien,
00:31:16il se nourrit
00:31:17d'une haine anti-française.
00:31:19Il prend cette haine anti-française
00:31:20pour, finalement,
00:31:22le prétexte,
00:31:22l'alibi de tous ses échecs.
00:31:24Il faut savoir
00:31:24qu'aujourd'hui,
00:31:25ce régime est très isolé
00:31:27sur le plan international.
00:31:28L'Algérie a perdu,
00:31:29mais de façon spectaculaire.
00:31:30Donc,
00:31:31vous restez ferme
00:31:32sur cette méthode-là.
00:31:33Je persiste
00:31:33et je signe,
00:31:35bien sûr.
00:31:35Et j'attends
00:31:36que le président de la République
00:31:37défende
00:31:38les intérêts
00:31:39de la France.
00:31:40Marie-Hélène Trémolet,
00:31:41il a slalomé
00:31:42pour ne pas répondre
00:31:43frontalement
00:31:43à Emmanuel Macron,
00:31:45mais également
00:31:45au ministre
00:31:45des Affaires étrangères
00:31:47et également
00:31:48aussi à M. Lecornu
00:31:49qui, en sous-texte,
00:31:50avait expliqué
00:31:51que si Bolem sans sale
00:31:52était resté aussi longtemps
00:31:53en Algérie,
00:31:54c'est parce que
00:31:54c'était de sa faute.
00:31:55Le sous-texte
00:31:56était assez clair quand même
00:31:57parce que le communiqué
00:31:58de l'Elysée,
00:31:59hier, je le cite,
00:31:59c'était une diplomatie.
00:32:01Donc,
00:32:01Emmanuel Macron
00:32:02saluait une libération
00:32:03permise grâce à une diplomatie
00:32:04de respect,
00:32:05de calme et d'exigence.
00:32:06C'est quand même
00:32:07une critique indirecte,
00:32:08un peu directe
00:32:09du bras de fer
00:32:09voulu par Brune Retailleau.
00:32:11Après,
00:32:11c'est peut-être une chose
00:32:12qui servira au président
00:32:13des Républicains finalement
00:32:14puisque avoir Emmanuel Macron
00:32:16contre soi aujourd'hui,
00:32:17c'est aussi la garantie
00:32:18d'avoir des alliés
00:32:19et que là-dessus,
00:32:21pour l'instant,
00:32:21c'est plutôt la diplomatie allemande
00:32:22qui a été mise en valeur
00:32:23dans cette libération
00:32:24et pas du tout
00:32:24la diplomatie française
00:32:26du cas d'Orsay.
00:32:26Bon, en tout cas,
00:32:27Emmanuel Macron l'a dit d'ailleurs
00:32:28hier et il l'a dit en anglais
00:32:30à Berlin,
00:32:31à un Allemand
00:32:32et il lui a dit
00:32:33c'est grâce à vous.
00:32:34Il n'y a pas d'ambiguïté
00:32:34sur l'extrait
00:32:35que vous allez entendre.
00:32:36J'ai souhaité la bienvenue
00:32:41en France
00:32:41à Boilem sans salle
00:32:42et je tiens à réitérer
00:32:44mes salutations
00:32:45et mes sincères remerciements
00:32:46à la diplomatie allemande,
00:32:47à vous-même
00:32:48et au président Steinmeier
00:32:49pour votre aide précieuse.
00:32:50Il est de retour.
00:32:56Grâce à vous.
00:33:00Là, c'était à Berlin,
00:33:01il parle anglais
00:33:01et puis après,
00:33:02il parle allemand.
00:33:02Je ne sais pas pourquoi
00:33:03il parle anglais et allemand,
00:33:04français, pardon.
00:33:06Pourquoi il change de...
00:33:09C'est la pensée complexe,
00:33:10là, ça m'échappe totalement.
00:33:11C'est lui en même temps.
00:33:12C'est lui en même temps,
00:33:12français et en même temps.
00:33:13Mais on a lâché...
00:33:16Olivier Lagarde.
00:33:17Il a lâché la rampe.
00:33:17Lui, il a lâché.
00:33:18C'est-à-dire,
00:33:19maintenant, c'est fini,
00:33:20on n'arrive même plus
00:33:22à défendre la langue française
00:33:23et le président de la République
00:33:24qui devrait être
00:33:25le premier défenseur de la langue.
00:33:27Voilà, il y a Jean-Marie Roir
00:33:29qui s'époumonne
00:33:30mais qui crie dans le vide.
00:33:32Il a fait souffrance.
00:33:33Et c'est grave ce qui se passe
00:33:35parce qu'on ne pense pas
00:33:37de la même façon en français
00:33:38qu'on pense en allemand,
00:33:39qu'on pense en anglais.
00:33:40Défendre sa langue,
00:33:41c'est vraiment défendre
00:33:42sa spécificité.
00:33:43C'est des signaux qui sont envoyés...
00:33:44C'est que le président de la République
00:33:45ne comprenne pas.
00:33:46C'est des signaux qui sont envoyés
00:33:47de vraiment ces élites
00:33:48qui savent parler anglais
00:33:49mais il y a des Français
00:33:51qui écoutent le président
00:33:52qui ne savent pas parler anglais
00:33:52donc ils se sentent...
00:33:53Il y a des Français
00:33:54qui écoutent le président ?
00:33:54Je ne suis pas sûr.
00:33:55Comment ?
00:33:55Il y a des Français
00:33:56qui écoutent encore le président ?
00:33:57Oui, bon...
00:33:58C'est de moins en moins quand même.
00:33:59Bon, alors, écoutons-le.
00:34:01Florian Philippot,
00:34:01vous voulez dire...
00:34:02Non, non, mais moi,
00:34:02je trouve ça absolument honteux.
00:34:04En fait, il parle anglais,
00:34:05il parle globish, quoi.
00:34:05Voilà, il veut montrer
00:34:07que c'est un mondialiste,
00:34:09il est au-dessus des nations,
00:34:10il nous méprise
00:34:11et c'est honteux
00:34:12parce que le français,
00:34:13c'est une magnifique langue
00:34:14qui devrait être
00:34:14le premier défenseur
00:34:15de cette langue
00:34:16et qu'elle a un statut
00:34:17de langue internationale.
00:34:18Il est en Allemagne,
00:34:19il parle anglais.
00:34:20Qu'est-ce que c'est ?
00:34:21Maïlène Trémolet.
00:34:22Là, toujours en même temps,
00:34:23Emmanuel Macron,
00:34:24il avait quand même inauguré
00:34:25la cité de la francophonie
00:34:26à Villers-Cotterêts.
00:34:28C'était son projet, justement.
00:34:29Elle avait invité
00:34:29Jean-Marie Roir,
00:34:30un grand musée, etc.
00:34:32Ça ne l'empêche pas
00:34:32de parler anglais.
00:34:33On ne va pas non plus
00:34:34épiloguer l'instrument.
00:34:38Écoutez,
00:34:39vous avez parlé directement
00:34:40avec un président.
00:34:41Olivier de la Garde.
00:34:42Avec trois.
00:34:42Il n'y a pas de souci.
00:34:43Quand vous êtes
00:34:44en position officielle,
00:34:45vous êtes le président
00:34:46français.
00:34:46Vous l'avez dit.
00:34:47Sur le fond,
00:34:49écoutez ce qu'il a dit.
00:34:51Il est disponible
00:34:51pour rencontrer
00:34:52M. Théboun.
00:34:55Si ces conditions
00:34:56sont remplies
00:34:56et qu'on peut obtenir
00:34:57des résultats,
00:34:59je suis disponible,
00:35:00évidemment,
00:35:01à tout échange
00:35:01à mon niveau.
00:35:02Je l'ai eu
00:35:03par le passé.
00:35:04Et donc,
00:35:05nos équipes diplomatiques
00:35:07et nos équipes
00:35:08resserrées
00:35:09sont en train
00:35:09de travailler à cela.
00:35:11Et mon souhait,
00:35:12c'est que nous puissions
00:35:12avancer pour à la fois
00:35:13être plus efficaces
00:35:15sur les grandes questions
00:35:17économiques,
00:35:17sécuritaires,
00:35:18migratoires.
00:35:19Ça pourrait se faire
00:35:20ce week-end au G20.
00:35:21C'est bien cela
00:35:21avec M. Théboun ?
00:35:22En Afrique du Sud,
00:35:23à Johannesburg.
00:35:24C'était déjà dans les tuyaux
00:35:25et la libération
00:35:26de la Garde.
00:35:26Thomas Bonnet.
00:35:27C'était un préalable
00:35:28à cette rencontre.
00:35:29Et effectivement,
00:35:29étant donné que
00:35:30Boilem-Sensel
00:35:30désormais en France,
00:35:32rien n'empêche plus
00:35:32cette discussion.
00:35:34La question qui va se poser,
00:35:35c'est pour parler de quoi ?
00:35:36C'est-à-dire qu'en effet,
00:35:37on a récupéré Boilem-Sensel.
00:35:38Pour parler de Christophe Gleize,
00:35:40déjà.
00:35:41Mais Christophe Gleize,
00:35:41son procès est en appel
00:35:42au début du mois décembre.
00:35:43Justement.
00:35:43Il y a la question migratoire
00:35:45qui est l'éléphant
00:35:47au milieu de la pièce.
00:35:48Avant de parler
00:35:48du sondage d'IFOP,
00:35:50de revenir,
00:35:51et on en a beaucoup
00:35:52parlé hier,
00:35:53puisque nous parlons
00:35:53d'Emmanuel Macron,
00:35:54et ce matin,
00:35:55Florian Philippot
00:35:56est avec nous,
00:35:56c'est le président
00:35:57des Patriotes.
00:35:57Vous vouliez évoquer
00:35:58l'affaire des Rafales
00:36:00et le président Macron.
00:36:01Parce que c'est vrai
00:36:01qu'on en a assez peu parlé
00:36:03de ces Rafales.
00:36:06Je suis très inquiet
00:36:08de la tournure
00:36:09que prennent les choses
00:36:10sur la guerre
00:36:11et sur la question
00:36:12ukraino-russe.
00:36:13J'ai entendu hier
00:36:14le chef d'état-major des armées,
00:36:16M. Mandon,
00:36:16le général Mandon,
00:36:17devant le congrès,
00:36:18les maires,
00:36:19qui a fait un discours
00:36:20très surprenant
00:36:20pour les maires
00:36:21en disant
00:36:21il faut accepter
00:36:23de perdre nos enfants
00:36:24et nous allons avoir
00:36:25des pertes économiques
00:36:26et vous allez accueillir
00:36:27des soldats
00:36:28dans vos communes,
00:36:29trouver de la place
00:36:30parce qu'on va s'entraîner
00:36:31et parce qu'on se prépare
00:36:32pour la guerre
00:36:32dans 3-4 ans
00:36:33contre la Russie.
00:36:35J'ai entendu
00:36:35le ministre allemand
00:36:36de la Défense,
00:36:36M. Pistorius,
00:36:38une interview ce week-end,
00:36:39cette semaine
00:36:39au Frankfurter
00:36:40Agamemnon Zeitung,
00:36:41dire
00:36:41nous avons peut-être
00:36:44vécu
00:36:44notre dernier été de paix,
00:36:46l'été 2025,
00:36:47donc la guerre
00:36:48avant l'été 2026.
00:36:49Et puis Macron
00:36:50et Zelensky
00:36:50qui signent cette déclaration
00:36:51d'intention
00:36:51pour 100 rafales,
00:36:53alors ça entretient
00:36:53un climat de guerre
00:36:54anxiogène,
00:36:55sur le fond,
00:36:56c'est absurde,
00:36:57nous n'avons pas
00:36:58les capacités industrielles
00:36:59de livrer 100 rafales
00:36:59ou alors dans 15 ans
00:37:00et qui paiera ?
00:37:02Qui paiera ?
00:37:03Pas l'Ukraine,
00:37:04pas un rond.
00:37:05Donc soit les programmes
00:37:06européens,
00:37:07c'est-à-dire la France,
00:37:07puisque nous contribuons
00:37:09largement plus
00:37:09que ce qu'on reçoit,
00:37:11soit directement la France,
00:37:12c'est-à-dire 20 milliards.
00:37:12Je rappelle que
00:37:13100 rafales,
00:37:14c'est à peu près 20 milliards.
00:37:15Donc tout ça
00:37:15est d'une absurdité,
00:37:17d'une folie totale.
00:37:18On nous met sur un chemin
00:37:19de guerre,
00:37:20de confrontation avec la Russie
00:37:21alors qu'il faudrait
00:37:22arrêter tout cela.
00:37:23Nous nous disons aux patriotes
00:37:24plus un euro pour l'Ukraine,
00:37:26pas une arme
00:37:26et pas un soldat français évidemment,
00:37:28pas une goutte de sang français
00:37:29dans cette guerre
00:37:30qui n'est pas la route.
00:37:30Est-ce que vous dites quelque chose
00:37:32à la Russie ?
00:37:33Je lui dis qu'on reprendra
00:37:34le dialogue.
00:37:34On reprendra le dialogue
00:37:37avec la Russie.
00:37:37Les plus bellicistes de l'affaire
00:37:38ce sont quand même les Russes.
00:37:39Je crois qu'on a compris
00:37:40que M. Poutine ne voulait
00:37:41l'appeler.
00:37:41Je ne suis pas convaincu de cela
00:37:42M. Noulot,
00:37:43on en a déjà parlé.
00:37:44Ou plutôt à un seul prix
00:37:45la reddition totale de l'Ukraine,
00:37:46ce qui n'est pas admissible.
00:37:47Même M. Trump en Alaska
00:37:49a fini par le comprendre.
00:37:50Vous êtes le dernier
00:37:50à ne pas le comprendre.
00:37:52Je suis peut-être le dernier
00:37:53à défendre la paix
00:37:53dans la vie politique française.
00:37:55C'est tout mon honneur
00:37:55à ce moment-là.
00:37:56Je ne crois pas que derrière.
00:37:57Je pense que la question
00:37:58ukraine aux russes
00:38:04a fait adhérer des pays
00:38:06que la CIA y a mis
00:38:0712 bases,
00:38:08vous savez,
00:38:08ça a été révélé,
00:38:0912 bases secrètes
00:38:09en Ukraine à la frontière
00:38:11et que tout a été fait
00:38:12pour provoquer.
00:38:13C'est la doctrine Brzezinski
00:38:14des années 90,
00:38:16les néo-conservateurs américains
00:38:17qui ont dit
00:38:17qu'il faut absolument
00:38:18séparer les pays européens
00:38:20de la Russie.
00:38:21Vous ne pouvez pas
00:38:21faire passer les agresseurs
00:38:23pour les agresser.
00:38:24Mais il y a
00:38:25une responsabilité commune.
00:38:26Attention.
00:38:26Olivier Delagarde.
00:38:27La responsabilité
00:38:28n'est pas commune.
00:38:28Olivier Delagarde.
00:38:30Les choses
00:38:30qu'à partir de février 2022,
00:38:32c'est être
00:38:33un minimum.
00:38:34La Borgue est peut-être aveugle.
00:38:35On essaye de se battre.
00:38:36Olivier Delagarde.
00:38:37Que les choses soient dites,
00:38:38si vous voulez.
00:38:39Je le dis.
00:38:39Je dis précisément
00:38:41ce qui n'est pas dit ailleurs.
00:38:41Ce n'est pas pour dire
00:38:42que les agresseurs
00:38:44sont les agresseurs.
00:38:44Je dis précisément
00:38:45ce qui n'est pas dit ailleurs.
00:38:46C'est-à-dire que cette affaire
00:38:47est beaucoup plus ancienne
00:38:48qu'on ne le croit,
00:38:49qu'il y a une provocation
00:38:49protaneste et qu'aujourd'hui,
00:38:52je vais vous dire une chose,
00:38:52l'Union européenne
00:38:53veut cette guerre.
00:38:54Vous savez pourquoi ?
00:38:55Parce qu'elle veut son armée.
00:38:56Parce qu'elle veut son armée.
00:38:57C'est Poutine qui veut la guerre.
00:38:59Non, non.
00:38:59L'Union européenne
00:39:00veut la guerre.
00:39:01Si elle voulait la paix,
00:39:02elle arrêterait d'envoyer
00:39:03de l'argent et des armes
00:39:03et peut-être même
00:39:04des menaces de soldats.
00:39:05À ce point-là,
00:39:05le défenseur de la Russie.
00:39:07Éric Nolot.
00:39:08Je ne comprends pas
00:39:08pourquoi vous dites
00:39:09que quand on défend la paix,
00:39:10on défend la Russie.
00:39:10Vous ne vous défendez pas la paix,
00:39:11vous défendez la Russie.
00:39:13C'est Poutine qui a voulu
00:39:14cette guerre et c'est Poutine
00:39:15qui veut la continuer.
00:39:16Et vous, vous venez
00:39:17nous expliquer que c'est l'Union européenne.
00:39:17Ça ne vous inquiète pas
00:39:18ces déclarations que je viens
00:39:19de vous lire du ministre allemand,
00:39:21de Mandon en France,
00:39:22de Macron, ça ne vous inquiète pas ?
00:39:23Parlez-en avec les Polonais
00:39:24pour savoir s'ils ne sont pas inquiets.
00:39:25Je ne suis pas polonais.
00:39:26Parlez-en avec les Balbes
00:39:26pour savoir s'ils ne sont pas inquiets.
00:39:26Nous n'avons pas la même histoire
00:39:28que les Polonais.
00:39:28Parlez-en avec les Allemands
00:39:29pour savoir s'ils ne sont pas inquiets.
00:39:31Non, non, mais on a compris.
00:39:34On a compris le débat.
00:39:35Il reste 10 minutes.
00:39:35On n'est pas estonien,
00:39:36on n'est pas polonais,
00:39:37on n'a pas la même histoire
00:39:38et la même relation à la Russie.
00:39:39On a tout intérêt,
00:39:40je veux dire,
00:39:41rien que pour des questions d'énergie,
00:39:42sauf si vous voulez continuer
00:39:43de ruiner la France
00:39:44avec une énergie trois fois trop chère,
00:39:45de s'entendre avec la Russie,
00:39:47ça ne veut pas dire être soumis.
00:39:48Ça veut dire arrêter
00:39:48cette folie de la guerre
00:39:49et de la ruine.
00:39:51Le temps est compté,
00:39:53si je vous dis.
00:39:54Moi, ce qui m'étonne toujours,
00:39:54c'est que ce soit M. Mandon
00:39:59dit juste qu'un général d'armée
00:40:02dise devant des mères
00:40:04et c'est repris nulle part,
00:40:06préparez-vous à la mort de vos enfants.
00:40:08C'est ce qu'il a dit hier.
00:40:09Ça peut m'étonner.
00:40:10Ce qui m'étonne encore plus,
00:40:11c'est que c'est repris nulle part ce matin.
00:40:13Il me semble que c'est quand même
00:40:14une parole du président de la République.
00:40:16Et ce général,
00:40:17il parle régulièrement.
00:40:18Donc, il prend la parole.
00:40:19Donc, voilà, j'observe
00:40:21et j'écoute.
00:40:23Bon, restez encore avec nous
00:40:25pendant quelques minutes.
00:40:26Je voulais simplement revenir
00:40:28sur l'étude de l'IFO,
00:40:29hier.
00:40:30Et il y a eu un prolongement
00:40:31sur l'antenne d'Europe 1 ce matin,
00:40:33notamment avec Jean-Luc Goujon,
00:40:35que je salue de Lyon,
00:40:37puisqu'il est allé vérifier
00:40:38dans les rues de Lyon.
00:40:40Il a fait un reportage.
00:40:41C'est ce qu'il y a quand même
00:40:42de plus intéressant toujours
00:40:43pour éclairer la réalité,
00:40:45le reportage.
00:40:46Et il a,
00:40:46Jean-Luc Goujon,
00:40:48et il a tendu son micro
00:40:50à des jeunes femmes
00:40:51ou des jeunes hommes,
00:40:52d'ailleurs français, musulmans,
00:40:54et qui soit sont radicalisés
00:40:57ou soit portent le voile.
00:41:00Et il a essayé de comprendre,
00:41:01en tout cas,
00:41:01que ces gens témoignent.
00:41:03Et je vous propose
00:41:03d'écouter,
00:41:04d'écouter,
00:41:05sur l'antenne d'Europe 1,
00:41:069h46,
00:41:07et celle de CNews,
00:41:08d'écouter ses témoignages.
00:41:09Je me suis voilée
00:41:12à 12 ans.
00:41:13C'était vraiment un choix,
00:41:14quelque chose qui me permet
00:41:15d'être plus libre,
00:41:16d'être moi-même.
00:41:17Vraiment, ma religion,
00:41:18c'est comme un pilier.
00:41:19Je suis prêt avec mon père.
00:41:20On va à la mosquée ensemble
00:41:21tous les jours.
00:41:22Et surtout,
00:41:22le plus important,
00:41:23le vendredi,
00:41:23c'est le juin,
00:41:24c'est une prière collective.
00:41:26Moi, je me tiens vraiment à carreau
00:41:27sur les lois de la religion.
00:41:29Ça a plus d'importance,
00:41:30les lois de la religion,
00:41:31plutôt que les lois
00:41:31de la République française ?
00:41:33Oui, je pense.
00:41:34Il y a des lois de la République,
00:41:35quand même,
00:41:35elles sont essentielles.
00:41:36Mais je pense que je me tiendrai
00:41:37plus à carreau
00:41:37sur les lois de ma religion
00:41:38que plutôt de la République.
00:41:40Fatima, 47 ans.
00:41:41C'est vrai que je vois
00:41:41beaucoup de jeunes filles voilées.
00:41:43Ça me peine énormément.
00:41:44Parce que le voile,
00:41:44pour moi,
00:41:45ça signifie la soumission.
00:41:46Et je trouve ça dommage
00:41:47que dans un pays,
00:41:48il y ait des libertés,
00:41:49dans un pays des droits de l'homme,
00:41:50une femme porte le voile aujourd'hui.
00:41:52Pour eux,
00:41:52la religion passe avant tout.
00:41:53Et avant la République,
00:41:54évidemment.
00:41:55Je trouve ça triste.
00:41:56Et vous avez pu découvrir
00:41:57le studio d'Europe 1
00:41:57avec Dimitri Palenco
00:41:59qui anime la matinale
00:42:00entre 7h et 9h
00:42:01et Anissa Haddaddy.
00:42:03Bon, c'est intéressant
00:42:04ces témoignages.
00:42:05Parce que là,
00:42:06vous avez une jeunesse.
00:42:08Je disais tout à l'heure,
00:42:09aucune population immigrée
00:42:11arrivée sur le sol de France
00:42:12n'a rompu
00:42:13avec son pays d'accueil.
00:42:15Aucune.
00:42:16Ça allait vers plus d'assimilation.
00:42:18Et là,
00:42:18vous avez une population immigrée
00:42:19où tout d'un coup,
00:42:20la troisième ou quatrième génération
00:42:22est en rupture
00:42:23alors que les grands-parents
00:42:24ne se conduisaient pas comme ça.
00:42:26En rupture et en régression.
00:42:28Alors, régression,
00:42:29c'est un avis, bien sûr.
00:42:31C'est régression.
00:42:31Vous avez quand même...
00:42:33Éric Nolot.
00:42:33Dans ce sondage,
00:42:34ou plutôt cette étude,
00:42:35une majorité de musulmans
00:42:36qui disent que les lois de Dieu
00:42:38sont non seulement
00:42:38au-dessus de la République,
00:42:39mais au-dessus des lois de la science.
00:42:41Si vous n'appellez pas ça
00:42:42une régression,
00:42:43moi, je ne sais pas
00:42:44comment la qualifier.
00:42:45Non, en fait,
00:42:45ce à quoi on assiste,
00:42:47c'est un alignement
00:42:48de l'islam sur l'islamisme.
00:42:49C'est-à-dire que ça finit
00:42:50par se confondre
00:42:51quand vous interrogez les gens.
00:42:52Ça, c'est très inquiétant.
00:42:53Alors, pas tous.
00:42:54C'est générationnel,
00:42:56notamment les jeunes,
00:42:57les anciens, non,
00:42:58mais notamment les jeunes.
00:43:00Et on a commencé cette émission
00:43:01en disant qu'on ne pouvait plus
00:43:02se parler.
00:43:02Et on a cité
00:43:03Zemmour Glucksmann.
00:43:04Là, je vais vous faire écouter
00:43:06un éditorialiste
00:43:07qui pèse sans doute
00:43:09dans le débat politique,
00:43:10c'est M. Apathy.
00:43:12Hier, sur l'antenne de Quotidien,
00:43:14il a parlé du Figaro.
00:43:16Et il a dit
00:43:16le Figaro est un journal
00:43:17de guerre civile.
00:43:19Donc, on en est là aujourd'hui.
00:43:20C'est pour ça que c'est le climat
00:43:21qui arrive jusqu'en 2027.
00:43:23Écoutez ce qu'a dit M. Apathy.
00:43:26Le musulman, en France,
00:43:28dans ce type de discours,
00:43:29devient apatride.
00:43:31Il est plus attaché
00:43:32à sa communauté
00:43:33qu'au pays dans lequel il est.
00:43:34C'est ça qu'il y a dans
00:43:35ces deux lignes.
00:43:36Ils le savent, au Figaro.
00:43:37C'est ce qu'on disait
00:43:38des Juifs il y a un siècle.
00:43:39Un siècle et demi.
00:43:40C'est ce qu'on a dit
00:43:41des Juifs pendant dix siècles.
00:43:43Le Figaro, aujourd'hui,
00:43:45journal formidable,
00:43:46journal respectable.
00:43:47C'est un journal
00:43:47qui est un journal
00:43:48de guerre civile.
00:43:49Voilà.
00:43:50Les musulmans,
00:43:51il y en a en France,
00:43:537% des Français.
00:43:58Donc, le Figaro
00:43:59est un journal de guerre civile
00:44:00parce que le Figaro
00:44:01a simplement écrit
00:44:02« Les jeunes sont
00:44:03de plus en plus rigoristes ».
00:44:05Mais on s'en prend
00:44:06au baromètre.
00:44:07On s'en prend au baromètre
00:44:09plutôt qu'au fait.
00:44:09Mayala Trémolet.
00:44:12Mayalen Trémolet,
00:44:12pardonnez-moi.
00:44:13Il y a autre chose
00:44:14que je trouve intéressante
00:44:15sur cette jeunesse
00:44:16qui est en recherche
00:44:16de radicalité.
00:44:17C'est qui va s'en emparer
00:44:19politiquement ?
00:44:20Parce qu'on sait
00:44:20que Jean-Luc Mélenchon
00:44:21notamment se tourne
00:44:22beaucoup vers le vote musulman.
00:44:24Il est très populaire
00:44:25auprès de cet électorat.
00:44:26Et donc là,
00:44:27avec ce sondage,
00:44:28pour le coup,
00:44:28il y a vraiment
00:44:29un fermement.
00:44:29Et on va voir
00:44:30s'il y a de nouveaux
00:44:31retournements de position
00:44:32comme Jean-Luc Mélenchon
00:44:33sur le voile,
00:44:34par exemple,
00:44:35pour essayer de capter
00:44:36cet électorat.
00:44:36Parce qu'il est de plus
00:44:38en plus fort,
00:44:38il est de plus en plus présent
00:44:39et ils vont voter.
00:44:40On se rapproche de 2027,
00:44:41vous disiez vous-même.
00:44:42Quel est votre électorat
00:44:44sociologiquement ?
00:44:45Ce sont des jeunes gens,
00:44:47ce sont des gens
00:44:47plus âgés,
00:44:49ce sont des...
00:44:49Ce sont des gens
00:44:50qui aiment la France,
00:44:51je crois,
00:44:51et qui sont attachés
00:44:52à nos libertés.
00:44:53Tout le monde aime la France,
00:44:55mais...
00:44:56Tout le monde,
00:44:57il n'y a pas de gens
00:44:58que je connaisse
00:44:58qui disent bon...
00:44:59Il y a des réserves
00:45:00de patriotisme immenses
00:45:01dans le peuple français.
00:45:02Dans la classe dirigeante,
00:45:02il y a de bien grands doutes.
00:45:04De bien grands doutes.
00:45:05Je pense qu'ils ne la trahiraient pas
00:45:06comme ils le font.
00:45:06En tout cas,
00:45:07comment vous avez interprété
00:45:08cette étude ?
00:45:09Il y a trois points.
00:45:10Un, on arrête immédiatement...
00:45:12Florian Philippot.
00:45:12On arrête immédiatement
00:45:13l'immigration.
00:45:14Mais immédiatement.
00:45:15Et on reprend complètement
00:45:16la main.
00:45:17À zéro.
00:45:18Sauf peut-être
00:45:19quelques cas très particuliers
00:45:20ou quelques étudiants
00:45:21dont on est certain
00:45:22qu'ils sont de vrais étudiants.
00:45:23Mais sinon, on a...
00:45:23Et un peu d'immigration
00:45:24de travail peut-être ?
00:45:25On a beaucoup de chômeurs.
00:45:27Formons-les.
00:45:28Formons-les.
00:45:29Nous avons pour cela
00:45:30des outils à récupérer,
00:45:32y compris le côté
00:45:33immigration, expulsion.
00:45:34On doit pouvoir élargir
00:45:35les critères d'expulsion
00:45:36parce qu'il y a des gens
00:45:37qui n'ont rien à faire en France.
00:45:38Pour ça,
00:45:38ce n'est pas possible
00:45:39si on reste dans l'Union Européenne.
00:45:40C'est impossible.
00:45:41Et d'ailleurs,
00:45:41le Royaume-Uni vient de le démontrer.
00:45:42Ils ont pris une loi
00:45:43extrêmement restrictive.
00:45:44J'en ai fait l'analyse juridique.
00:45:46Il y a les trois quarts
00:45:46de cette loi
00:45:47qui seraient aujourd'hui interdits
00:45:48s'ils étaient encore
00:45:48dans l'Union Européenne.
00:45:49Avec un gouvernement de gauche ?
00:45:51Oui, parce qu'ils ont la pression
00:45:52de M. Farage.
00:45:53C'est un homme remarquable.
00:45:54Le Royaume-Uni a déjà divisé par deux
00:46:01l'an dernier l'immigration.
00:46:03Elle va rediviser par deux cette année.
00:46:04Donc, ils vont passer
00:46:04très en dessous de nous.
00:46:06Et en plus,
00:46:07ils ont la possibilité
00:46:08de faire ce qu'on ne peut pas faire
00:46:09parce qu'ils ont repris
00:46:09leur souveraineté.
00:46:10Deux, arrêtons.
00:46:11Pourquoi on a ré-islamisé
00:46:12des populations
00:46:13qui ne l'étaient pas ?
00:46:14Parce qu'on a fricoté
00:46:15avec des puissances islamistes
00:46:16qui ont déversé leur argent
00:46:18et leur propagande
00:46:18dans les quartiers.
00:46:20Et c'est un crime, ça.
00:46:21Des dirigeants en haut.
00:46:22Des racailles en haut.
00:46:23Alors ça, c'est le Qatar.
00:46:25Ça a été toutes ces puissances-là.
00:46:26On allait se prosterner.
00:46:27On a fait des accords fiscaux.
00:46:29On leur a permis
00:46:30de déverser leur narratif,
00:46:31leur propagande.
00:46:31C'est un crime contre la France, ça.
00:46:33Et troisièmement,
00:46:34il faut arrêter avec le nihilisme.
00:46:35Parce que toute la jeunesse de France,
00:46:37et il n'y a pas que les musulmans
00:46:38qui ne croient plus en grand-chose
00:46:39et plus en la France,
00:46:40c'est parce qu'il n'y a plus
00:46:40de récits français.
00:46:41Bon, vous avez entendu...
00:46:43Parce qu'on ne l'apprend plus à l'école.
00:46:44Vous avez entendu...
00:46:45Parce qu'il n'y a plus cette transmission
00:46:47de l'amour de la France.
00:46:48Et ça, à mon avis,
00:46:48c'est la première des choses à faire.
00:46:49Vous avez entendu le carillon d'Europe 1.
00:46:51Alors, sur l'argent du Qatar,
00:46:53il y a des choses très positives aussi,
00:46:55disons-le.
00:46:56Parce que ça a permis
00:46:57des investissements très importants.
00:46:59Et ça a permis, effectivement,
00:47:01à la société ou à l'économie française
00:47:02de...
00:47:03Comment dire ?
00:47:05De prospérer dans certains domaines.
00:47:06Il faut le dire.
00:47:07Toujours les contreparties, vous savez.
00:47:08Il faut le dire.
00:47:09Bon, il est 9h52.
00:47:11Il est 9h52.
00:47:12On est avec Thomas Hill
00:47:13et avec Anissa, sans doute.
00:47:16Anissa Agadi.
00:47:17Bonjour, cher ami.
00:47:18Comment ça va ?
00:47:19Très, très bien.
00:47:20Qui recevez-vous aujourd'hui ?
00:47:22Je suis avec Julien Clerc, figurez-vous.
00:47:24Non !
00:47:25Mais oui.
00:47:27Ce n'est rien.
00:47:28Ce n'est rien.
00:47:30Il est là ?
00:47:31Il est dans le studio, Julien Clerc ?
00:47:32Pas encore.
00:47:33Il sera là dans une demi-heure.
00:47:34Mais c'est absolument formidable.
00:47:35Et quelle est votre chanson préférée
00:47:36de Julien Clerc ?
00:47:37Je crois que c'est Ce n'est rien.
00:47:38Et j'aime beaucoup Si On Chantait aussi.
00:47:41Et est-ce que vous connaissez
00:47:43Souffrir par Toi n'est pas souffrir ?
00:47:45Bien sûr, n'est pas souffrir.
00:47:45On va la diffuser.
00:47:46Est-ce que vous connaissez
00:47:47Le Cœur Volcan ?
00:47:49Ah non !
00:47:50Le Cœur Volcan,
00:47:51mon Cœur Volcan devenu grand,
00:47:52dans ce chauve-là,
00:47:54la chamale !
00:47:55Vous ne connaissez pas ça ?
00:47:56Ah non !
00:47:57Le Cœur Volcan.
00:47:58Vous ne connaissez pas
00:47:59la première période
00:48:00de Julien Clerc
00:48:01avec Étienne Rodagil et tout ce qui est ?
00:48:03Si, la cavalerie par exemple.
00:48:04Oui, bien sûr.
00:48:05Mais bon, Le Cœur Volcan
00:48:07et mon Cœur Volcan, d'ailleurs,
00:48:08ce n'est pas Le Cœur Volcan.
00:48:09Mon Cœur Volcan.
00:48:10Et souffrir par Toi n'est pas souffrir,
00:48:13qui est une phrase géniale.
00:48:13Magnifique.
00:48:14Souffrir par Toi.
00:48:15Si un jour tu veux revenir...
00:48:18Ça, c'est génial.
00:48:19Bon, est-ce que ça vous est arrivé
00:48:21peut-être d'être quitté un jour
00:48:22par une femme ?
00:48:23Malheur, figurez-vous.
00:48:25Non.
00:48:26Bon, alors là,
00:48:27ça, c'est une chanson.
00:48:28Tu écoutes ça le soir.
00:48:29Souffrir par Toi n'est pas souffrir.
00:48:30Si jamais tu veux revenir
00:48:31dans cette photo
00:48:33qui ne veut rien dire.
00:48:34Cette photo, elle est...
00:48:35Franchement, c'est un texte génial.
00:48:37Souffrir par Toi n'est pas souffrir.
00:48:37Qui vous touche particulièrement.
00:48:39Non, ça ne m'est pas arrivé,
00:48:41mais bon, ça aurait pu.
00:48:42Je ne vais pas vous toucher.
00:48:43Bon, merci en tout cas.
00:48:45Merci, merci, cher Thomas Hille.
00:48:47Bon, il est 9h54.
00:48:48Je vais vous remercier, monsieur.
00:48:50Merci à vous.
00:48:51Je crois que vous n'avez pas parlé 15 minutes,
00:48:52ce qui vous permettra peut-être de revenir.
00:48:54Eh bien, j'en suis très heureux.
00:48:55Je crois.
00:48:56Je demande à Marine
00:48:56qu'elle décompte
00:48:57parce qu'on va recevoir
00:48:58Natacha Saint-Pierre.
00:49:00Et je pense que vous pourrez,
00:49:02comme ça,
00:49:02il y a un petit décompte
00:49:03en plus de quelques minutes.
00:49:04Un peu de rabe.
00:49:06Non, mais c'est vrai.
00:49:07Merci en tout cas.
00:49:08Merci, merci à vous.
00:49:09Il n'y a pas de manifestation ce week-end ?
00:49:11Tout va bien ?
00:49:11Non, 13 décembre.
00:49:12On va faire une marche nationale pour la paix.
00:49:14Bon, ça c'est une bonne idée
00:49:16de faire une marche nationale pour la paix.
00:49:17Il est 9h55.
00:49:18On marque une pause
00:49:19et on va être avec Natacha Saint-Pierre,
00:49:21mes très chères saintes,
00:49:23dix femmes inspirantes.
00:49:25A tout de suite.
00:49:26Il est 10h01,
00:49:29on va être avec Natacha Saint-Pierre,
00:49:31mes très chères saintes,
00:49:33dix femmes inspirantes.
00:49:34Et aux éditions du Rocher,
00:49:35c'est vrai que c'est un livre
00:49:36qui peut étonner
00:49:37puisque vous rendez hommage
00:49:38à dix grandes figures féminines
00:49:40de la sainteté chrétienne.
00:49:42Bonjour.
00:49:43Bonjour.
00:49:44Et merci d'être avec nous.
00:49:45Je ne sais pas si vous intéressez
00:49:47beaucoup un peu à l'actualité
00:49:48ou si l'artiste que vous êtes
00:49:49se protège
00:49:50de ne pas écouter
00:49:51les mauvaises nouvelles.
00:49:52Je suis entre les deux.
00:49:53J'ai besoin de savoir
00:49:55et en même temps,
00:49:56j'ai envie de ne pas m'angoisser.
00:49:59Donc, je regarde
00:50:01avec parcimonie.
00:50:02Oui, parce que si vous ne voulez pas
00:50:04vous angoisser,
00:50:05il ne faut pas le mettre.
00:50:07C'est compliqué.
00:50:08Là, vous êtes bien tombés.
00:50:11Mais on essaye, nous,
00:50:12de ne pas être angoissés.
00:50:13Et la preuve, c'est que vous êtes là
00:50:14d'essayer de donner un autre regard
00:50:16sur l'actualité.
00:50:16Voilà, je suis la caution
00:50:18calme et sérénité
00:50:20de l'émission ce matin.
00:50:21Eh bien, écoutez,
00:50:21vous êtes formidables en tout cas.
00:50:23Et puis, on va essayer
00:50:23de chanter avec vous,
00:50:24même si c'est compliqué
00:50:25d'aller dans vos tonalités.
00:50:29Je suis sûre que vous y arriverez.
00:50:30Non, vous avez une voix sublime.
00:50:32On fera un petit tour
00:50:33de voiture ensemble
00:50:33et on verra.
00:50:35Parce que j'aime bien
00:50:35chanter en voiture.
00:50:36Eh bien, écoutez,
00:50:37je vais voir ça.
00:50:39Margot Schiffer
00:50:41va nous rappeler les infos.
00:50:44Et on sera également
00:50:45avec Charles Lully
00:50:45en direct d'Angleterre
00:50:47dans une seconde.
00:50:48Bruno Retailleau persiste et signe.
00:50:54L'ancien ministre de l'Intérieur
00:50:55dénonce ce matin sur ces news
00:50:56les partisans d'une méthode molle
00:50:58face aux autorités algériennes.
00:51:00Le régime algérien
00:51:01se nourrit d'une haine anti-français.
00:51:03A également martelé
00:51:04le président des Républicains
00:51:05chez Sonia Mabrouk.
00:51:07Le budget de la sécurité sociale
00:51:09arrive cet après-midi au Sénat.
00:51:11Parmi les points chauds,
00:51:11notamment la suspension
00:51:12de la réforme des retraites,
00:51:13la hausse de la CSG
00:51:15ou encore le dégel
00:51:16des prestations sociales.
00:51:17Les sénateurs siégeront
00:51:18sans interruption
00:51:19pendant sept jours.
00:51:21Un vote solennel
00:51:22est prévu le 26 novembre.
00:51:24Et puis 24 lycéennes
00:51:26kidnappées dans les nuits
00:51:26de dimanche à lundi
00:51:27dans le nord-ouest du Nigeria.
00:51:29Les forces armées
00:51:30sont toujours à leur recherche.
00:51:32C'est le deuxième enlèvement
00:51:33massif d'élèves
00:51:34dans le département de Kéby
00:51:35en quatre ans.
00:51:36En 2021,
00:51:37plus d'une centaine d'étudiants
00:51:38et certains membres du personnel
00:51:40avaient connu le même sort.
00:51:42Merci beaucoup, Margot.
00:51:43Même si tu dis
00:51:45que je fais partie de toi
00:51:49Que notre histoire
00:51:52ne nous suivra pas un peu
00:51:56Alors on a choisi
00:51:57cette chanson.
00:52:00Pourquoi ?
00:52:01Parce qu'elle est sublime.
00:52:02Parce qu'elle est sublime ?
00:52:03Parce qu'elle aussi, oui.
00:52:04Mais parce que c'est la première
00:52:05qui a fait connaître
00:52:07Natacha Saint-Pierre en France.
00:52:09Et je vous propose
00:52:11d'écouter le refrain.
00:52:12Et je mets de mon âme
00:52:15Pour te parler de moi
00:52:18Pour juste mon âme
00:52:22Chanson sublime,
00:52:24mélodie formidable.
00:52:25C'est Robert Dolman ?
00:52:26Exactement.
00:52:27Qui m'avait fait cette chanson
00:52:28pour aller représenter
00:52:29la France à l'Eurovision.
00:52:31Allez, quelle année ?
00:52:322001, si je ne me trompe pas.
00:52:34Bon, c'est un don de Dieu
00:52:36une voix comme ça ?
00:52:37Vous êtes très gentille.
00:52:39Il y a du travail aussi
00:52:40un peu quand même
00:52:41parce que tous les dons
00:52:42se travaillent.
00:52:43Mais c'est vrai
00:52:45que j'ai eu beaucoup de chance.
00:52:46Et cette voix,
00:52:48elle est intacte
00:52:48ou il faut la travailler
00:52:49quotidiennement ?
00:52:51Il y a un moment donné
00:52:52où chez les femmes
00:52:55les hormones changent un peu
00:52:56quand on vieillit.
00:52:57Et à ce moment-là,
00:52:58j'ai eu besoin de retravailler
00:52:59parce que je perdais
00:53:00certains repères.
00:53:01mais comme j'ai
00:53:03une très bonne prof de chant,
00:53:05ça va, ça tient
00:53:06pour le moment.
00:53:07Dans le temps à Paris,
00:53:08il y avait la célèbre
00:53:08Madame Charlot.
00:53:09Je ne sais pas si vous avez
00:53:10entendu parler de Madame Charlot.
00:53:11J'ai entendu parler.
00:53:12Mais moi, j'ai gardé
00:53:13la même professeure de chant
00:53:14que celle que j'avais
00:53:15à mes huit ans.
00:53:16Ah bon ?
00:53:17Oui.
00:53:18Et Madame Charlot,
00:53:18qui avait eu tout
00:53:19la chanson française,
00:53:21disait toujours
00:53:21que la voix la plus extraordinaire
00:53:23qu'elle avait traitée,
00:53:25si j'ose dire,
00:53:25c'était Michel Sardot
00:53:26qui était une...
00:53:27Grande voix.
00:53:28Et mansoie
00:53:29et qui était le plus doué
00:53:30de tous.
00:53:31Alors, ce livre,
00:53:32mais très chère sainte,
00:53:34qui peut effectivement
00:53:35étonner,
00:53:36puisque c'est un hommage
00:53:38à dix grandes figures féminines
00:53:40de la sainteté chrétienne.
00:53:43Thérèse de Lisieux,
00:53:44par exemple,
00:53:44l'épopée mystique de Thérèse
00:53:45est un miracle.
00:53:46Voilà cette jeune normande
00:53:48qui entre au couvent
00:53:49à 15 ans
00:53:50et qui meurt
00:53:50neuf ans plus tard
00:53:51de la tuberculose.
00:53:52Sans parler d'indifférence,
00:53:53elle disparaît
00:53:54pour le moins discrètement,
00:53:55etc.
00:53:55Pourquoi avez-vous voulu
00:53:56rendre hommage
00:53:58à ces saintes ?
00:53:59Je me suis retrouvée
00:54:00en spectacle
00:54:00dans une église
00:54:01il y a quelques années
00:54:03de ça
00:54:04où, sur l'hôtel,
00:54:06le prêtre avait fait graver
00:54:07le nom de dix femmes
00:54:09qui avaient marqué
00:54:10l'histoire
00:54:10de l'église catholique.
00:54:13Et je me suis dit
00:54:13c'est vrai qu'on parle
00:54:14très peu des femmes
00:54:15dans l'église
00:54:16et j'ai voulu en parler
00:54:18sur un album.
00:54:19Et je n'arrivais pas
00:54:20à trouver comment
00:54:21bien mettre en lumière
00:54:23ces femmes en musique.
00:54:24Je trouvais que c'était
00:54:25trop court une chanson
00:54:26que je n'arrivais pas
00:54:27à dire ce que j'avais à dire.
00:54:29Et finalement,
00:54:30c'est un livre
00:54:30qui m'a permis
00:54:31de dire ce que j'avais à dire
00:54:32parce que je trouve
00:54:33que de tout temps,
00:54:37il y a des femmes
00:54:37qui ont réussi
00:54:39à changer les choses,
00:54:41parfois de manière
00:54:42très discrète,
00:54:43voire silencieuse,
00:54:44mais qui ont un impact
00:54:45qui résonne encore aujourd'hui.
00:54:47Il y a des femmes
00:54:48qui ont des qualités
00:54:50incroyables
00:54:51desquelles on peut
00:54:52s'inspirer
00:54:53des centaines d'années après.
00:54:56Alors, les femmes
00:54:57effectivement avaient
00:54:58parfois dans la vie politique
00:55:00un rôle moindre
00:55:01qu'elles n'ont aujourd'hui
00:55:01mais il suffisait
00:55:03de pénétrer les familles
00:55:04pour savoir que les femmes
00:55:05ont toujours eu
00:55:06beaucoup d'influence
00:55:07sur les familles.
00:55:08Elles faisaient
00:55:08l'éducation des enfants,
00:55:10notamment,
00:55:10elles étaient très présentes
00:55:11auprès de leurs enfants
00:55:12et ça,
00:55:13c'est...
00:55:14De toujours.
00:55:15Je ne dirais pas le contraire
00:55:16puisque du côté de mon père,
00:55:17c'est une famille italienne
00:55:18donc très matriarcale.
00:55:20Bien sûr.
00:55:21Mais que ce soit
00:55:23en politique,
00:55:25par exemple,
00:55:25si on parle
00:55:26de Sainte-Geneviève,
00:55:27on a une femme
00:55:28qui a agi
00:55:31un peu en sourdine
00:55:32mais qui a malgré tout
00:55:34réussi à éviter
00:55:36des attaques
00:55:37sur Paris
00:55:38parce qu'elle a été
00:55:39ambitieuse,
00:55:41peut-être guidée
00:55:42mais en tout cas
00:55:43parce que c'est une femme
00:55:44formidable,
00:55:45Sainte-Thérèse de Lisieux...
00:55:46Alors Sainte-Geneviève,
00:55:47je précise,
00:55:48c'est une femme du 5e siècle
00:55:49quand même
00:55:49qui doit être un exemple
00:55:50pour nous,
00:55:50femme contemporaine
00:55:51car elle nous démontre
00:55:52que si la féminité
00:55:53peut être une difficulté
00:55:54au début,
00:55:55elle se révèle souvent
00:55:56un atout considérable
00:55:57pour la suite
00:55:57dans toutes ses actions.
00:55:58la plus téméraire
00:55:59fût-elle jamais
00:55:59Geneviève n'essaya
00:56:00d'agir comme un homme ?
00:56:02Non, jamais.
00:56:03Et je me souviens
00:56:04avoir rencontré
00:56:05dans une soirée
00:56:06une femme
00:56:06qui était militaire
00:56:08et elle m'avait
00:56:09beaucoup inspiré
00:56:10cette femme
00:56:10parce qu'elle m'avait dit
00:56:12quand elle était devenue
00:56:14haut gradée
00:56:15dans l'armée,
00:56:17son père lui avait dit
00:56:18n'essaie surtout pas
00:56:19d'être un homme.
00:56:21Et cette femme
00:56:22a dirigé
00:56:23comme une femme
00:56:25et c'est comme ça
00:56:26qu'elle a réussi
00:56:26à se faire respecter
00:56:27et à continuer
00:56:28son ascension
00:56:29mais ce n'est pas
00:56:30toujours facile
00:56:31en fait de faire sa place
00:56:32en tant que femme
00:56:33ni hier
00:56:34ni aujourd'hui
00:56:35et malgré tout
00:56:36je trouve que les femmes
00:56:37ont des qualités
00:56:37qui ont leur place.
00:56:40Et puis la Vierge Marie
00:56:40vous l'évoquez
00:56:41et évidemment
00:56:42comme beaucoup de femmes
00:56:43je connais l'amour maternel
00:56:44l'amour incommensurable
00:56:46l'amour sans condition
00:56:47celui qui vous accompagne
00:56:48jusqu'à la fin
00:56:49mais je connais aussi
00:56:50par expérience personnelle
00:56:51la peur
00:56:51de perdre un enfant
00:56:53la plus tragique des choses
00:56:54si tragique que
00:56:55même notre langue
00:56:56n'a pas osé
00:56:57lui trouver un mot
00:56:58à la perte de nos parents
00:56:59nous sommes orphelins
00:57:00mais que sommes-nous
00:57:01après la perte
00:57:03d'un enfant ?
00:57:04Rien.
00:57:04Vous avez combien d'enfants ?
00:57:05J'en ai un seul
00:57:06qui est né
00:57:07avec une cardiopathie
00:57:08congénitale
00:57:09qui a été opéré
00:57:10à cœur ouvert
00:57:10à l'âge de 4 mois.
00:57:12Donc j'ai vécu
00:57:12ce moment
00:57:13où j'ai laissé
00:57:15mon fils partir
00:57:16en salle d'opération
00:57:17sans savoir
00:57:18s'il allait revenir vivant.
00:57:20Et je sais
00:57:22que perdre un enfant
00:57:24et on voit
00:57:25dans la Bible
00:57:26c'est écrit
00:57:26Marie méditait
00:57:28dans son cœur
00:57:29je ne sais pas
00:57:30si j'aurais pu méditer
00:57:31dans mon cœur
00:57:31la perte d'un enfant
00:57:32même juste
00:57:34le fait de traverser
00:57:35toute cette maladie
00:57:36j'ai eu besoin
00:57:37après
00:57:37d'évacuer
00:57:39par le sport
00:57:40par la parole
00:57:41par plein de choses
00:57:41et je trouve
00:57:43qu'il faut être
00:57:46sacrément fort
00:57:47pour arriver
00:57:48à traverser
00:57:49tout ça
00:57:49et des injustices
00:57:51comme la perte
00:57:52d'un enfant
00:57:52je trouve que
00:57:53c'est une injustice
00:57:54dans le calme
00:57:57et la raison.
00:57:59Et quel âge
00:57:59a l'enfant ?
00:58:01Mon enfant a 10 ans
00:58:02et il est en grande santé.
00:58:04Bon,
00:58:04ils ont
00:58:05l'opération ?
00:58:06L'opération a été
00:58:07un succès
00:58:08il a été opéré
00:58:09à Necker
00:58:09par un chirurgien
00:58:11qui a énormément
00:58:11de...
00:58:12C'était Philippe Boué
00:58:13peut-être ?
00:58:14Je ne me souviens plus.
00:58:15Parce que souvent
00:58:15à Necker
00:58:16celui qui opérait
00:58:17les enfants
00:58:18qui naissaient
00:58:19avec un souci
00:58:20parfois du cœur
00:58:21c'était le professeur
00:58:23Boué
00:58:24que tous les parents
00:58:25connaissent
00:58:25et puis il y avait
00:58:25un homme absolument
00:58:27formidable à Necker
00:58:28qui s'appelle
00:58:28Daniel Sidi
00:58:29qui est vraiment
00:58:31je ne sais pas
00:58:32s'il nous écoute
00:58:33ou pas
00:58:33mais qui est un grand
00:58:33cardiologue
00:58:34et c'est ce qu'ils font
00:58:37évidemment
00:58:37à Necker
00:58:38absolument formidable.
00:58:39Le professeur Lubidouat
00:58:40qui a malheureusement
00:58:41pris sa retraite
00:58:42qui était
00:58:43presque un membre
00:58:44de notre famille.
00:58:45Bon,
00:58:46vous restez évidemment
00:58:47avec nous
00:58:47dans cette dernière demi-heure
00:58:48si vous nous écoutez
00:58:49régulièrement
00:58:50on fait des allers-retours
00:58:50alors vous allez vous boucher
00:58:52les oreilles ?
00:58:53Non !
00:58:53Parce que là
00:58:54ça va vous faire...
00:58:55Je vais écouter,
00:58:56je vais écouter.
00:58:57Parce que là
00:58:57vous savez
00:58:58les choses qu'on entend
00:58:58parfois
00:58:59ce n'est pas forcément
00:58:59toujours très gai.
00:59:03On va être avec
00:59:04Charles Huillier
00:59:05dans un instant.
00:59:06Charles Huillier
00:59:07il est journaliste
00:59:08à Europe 1
00:59:09et puis il est parti
00:59:09pour Londres
00:59:10où il est allé voir
00:59:12comment ça se passe
00:59:13effectivement aujourd'hui
00:59:14ce communautarisme
00:59:15qui se met en place.
00:59:17Je crois que Charles
00:59:17il est là d'ailleurs.
00:59:19Charles,
00:59:20est-ce qu'il m'entend ?
00:59:21Je l'ai eu
00:59:21au petit...
00:59:22Bonjour Pascal,
00:59:23bonjour à toi.
00:59:24Voilà,
00:59:24je ne vous vois pas
00:59:25cher Charles
00:59:25mais je pense
00:59:27que vous allez apparaître
00:59:28à l'antenne.
00:59:29Donc vous avez fait
00:59:29un reportage
00:59:30qui est intéressant
00:59:30où vous êtes allé
00:59:32dans un endroit
00:59:33de Londres
00:59:34dans un quartier de Londres
00:59:35qui s'appelle Leighton
00:59:36je crois ?
00:59:37Tout à fait.
00:59:38Bon,
00:59:38où il y avait déjà
00:59:38dit c'est un club de football
00:59:39d'ailleurs.
00:59:40Bon,
00:59:40il y a beaucoup
00:59:41de clubs de football
00:59:41à Londres
00:59:43et puis vous avez rencontré
00:59:44un quartier
00:59:45qui est non pas
00:59:46en sécession
00:59:48avec le reste
00:59:48des Britanniques
00:59:49mais en tout cas
00:59:50qui pratique
00:59:51qui est communautaire.
00:59:53Voilà,
00:59:53on va le dire comme ça.
00:59:54Et puis je vais vous faire
00:59:54écouter une jeune femme
00:59:55quoi une jeune femme
00:59:56elle a 78 ans
00:59:57qui s'appelle Ingrid
00:59:59et elle explique
01:00:00qu'elle ne reconnaît
01:00:01plus son quartier
01:00:02et que c'est la charia
01:00:03qui est appliquée
01:00:04dans un quartier
01:00:05de Londres.
01:00:06Écoutez ce reportage
01:00:07que vous avez enregistré
01:00:09puis vous me direz
01:00:10s'il faut le nuancer
01:00:11ou pas.
01:00:13Ingrid,
01:00:1378 ans,
01:00:14a toujours vécu
01:00:15dans ce quartier populaire
01:00:16de l'Est londonien.
01:00:17Aujourd'hui,
01:00:18elle ne le reconnaît plus.
01:00:19Tout a changé ici.
01:00:22On avait toutes les commodités
01:00:23à proximité
01:00:24mais maintenant,
01:00:25ce ne sont que
01:00:26des établissements halal.
01:00:27Quand je suis arrivée ici,
01:00:29j'avais 5 ans
01:00:29et je dirais qu'à l'époque,
01:00:31il n'y avait que des britanniques.
01:00:32Aujourd'hui,
01:00:33les trois quarts
01:00:34sont des nouveaux arrivants
01:00:35et c'est la charia.
01:00:37Une transformation ici
01:00:38qui va donc bien au-delà
01:00:40des tenues
01:00:40ou des commerces communautaires
01:00:42car au centre de ce quartier,
01:00:43il y a cet établissement,
01:00:45le conseil islamique
01:00:46de la charia
01:00:46où les micros
01:00:47ne sont pas les bienvenus.
01:00:49Non,
01:00:49ce n'est pas possible.
01:00:50Le responsable n'est pas là,
01:00:51le chef n'est pas là.
01:00:53Ce Pakistanais de 25 ans
01:00:54qui sort tout juste
01:00:55de ce centre
01:00:56est en revanche
01:00:57bien plus loquace.
01:00:58On y obtient
01:00:59des informations
01:00:59sur la religion,
01:01:00par exemple,
01:01:01le mariage
01:01:02avec deux,
01:01:02trois femmes.
01:01:03On y apprend aussi
01:01:04les lois,
01:01:05les visas.
01:01:06Ils m'ont même
01:01:06encouragé
01:01:07à venir m'installer.
01:01:08Un centre
01:01:09qui n'a théoriquement
01:01:10aucun pouvoir légal
01:01:11en Grande-Bretagne
01:01:12mais qui,
01:01:12dans ce quartier
01:01:13en mutation,
01:01:14tisse sa toile
01:01:15avec une opacité
01:01:16et des conseils
01:01:17aux frontières
01:01:18des interdits.
01:01:19Le sujet
01:01:19qui est passé
01:01:20à 6 heures ce matin
01:01:21et qui faisait
01:01:22l'ouverture
01:01:22du journal de Repas
01:01:23ce qui vous permet
01:01:24de découvrir
01:01:24les coulisses
01:01:25du studio d'Europe 1.
01:01:26C'était Jacques Serret
01:01:27qui animait la matinale
01:01:28avec Fanny Marceau
01:01:30et vous pouvez d'ailleurs
01:01:30écouter toute la matinale
01:01:32ce qui fait que vous tomberez
01:01:32lorsqu'il y a un reportage
01:01:34sur le studio d'Europe 1.
01:01:36Charles Luillier,
01:01:37donc ce reportage
01:01:38que j'ai trouvé
01:01:38tellement intéressant
01:01:39que je vous ai demandé
01:01:40d'être avec nous
01:01:40à l'instant,
01:01:42est-ce que cette jeune femme,
01:01:44cette femme,
01:01:44pardonnez-moi,
01:01:45de 78 ans
01:01:46qui parle de la charia,
01:01:47est-ce qu'elle exagère
01:01:49un peu la situation
01:01:50ou est-ce qu'elle témoigne
01:01:51de la réalité ?
01:01:53Alors théoriquement
01:01:54et littéralement
01:01:55la charia
01:01:56c'est tout simplement
01:01:57lorsque la loi islamique
01:01:59prend le pas
01:02:00sur la loi du pays
01:02:01en question.
01:02:03Là pour l'instant
01:02:03en tout cas
01:02:04on n'y est pas
01:02:05parce que
01:02:06au Royaume-Uni
01:02:07en Grande-Bretagne
01:02:08il y a toujours
01:02:09donc
01:02:10tout simplement
01:02:12des lois
01:02:12qui régissent
01:02:13la société
01:02:14et pour l'instant
01:02:15ce centre islamique
01:02:17de la charia
01:02:18ce charia concile
01:02:20dont on vient de parler
01:02:21n'a aucun pouvoir légal
01:02:23simplement
01:02:23lorsqu'on se balade
01:02:25dans ce quartier
01:02:26de Layton
01:02:27on aperçoit
01:02:28énormément
01:02:28de commerces communautaires
01:02:30de boutiques
01:02:32de vêtements
01:02:32qui sont
01:02:33évidemment
01:02:34destinées
01:02:34à l'habillement
01:02:35des femmes musulmanes
01:02:37il y a également
01:02:37évidemment
01:02:38beaucoup de restaurants
01:02:40halal
01:02:40et puis surtout
01:02:41quelque chose
01:02:42moi qui m'a marqué
01:02:42quelque chose
01:02:43qui semble peut-être
01:02:44très insidieux
01:02:46en réalité
01:02:46il y a dans
01:02:47certains commerces
01:02:48sur les vitrines
01:02:49toujours
01:02:50ces consignes
01:02:52à l'époque
01:02:53du Covid
01:02:53qui sont restées
01:02:54et qui invitent
01:02:56notamment
01:02:56ceux qui entrent
01:02:57à porter un masque
01:02:59chirurgical
01:02:59tout le monde sait
01:03:00aujourd'hui
01:03:01et en France
01:03:02c'est pareil
01:03:03que le masque
01:03:04chirurgical
01:03:05est en fait
01:03:06parfois utilisé
01:03:07comme un substituent
01:03:08du voile intégral
01:03:10tout le monde
01:03:10l'a compris
01:03:11et dans ce quartier
01:03:12c'est toujours le cas
01:03:13j'aimerais tout de même
01:03:14parler de ce centre
01:03:15dont on a parlé
01:03:17dans le reportage
01:03:18l'Islamique
01:03:19Council Sharia
01:03:20c'est un centre
01:03:21en réalité
01:03:22il y en a 82
01:03:23dans le pays
01:03:24et l'objectif
01:03:25en fait de ce centre
01:03:26c'est tout simplement
01:03:27de présider
01:03:28des mariages
01:03:29religieux
01:03:30des mariages
01:03:31islamiques
01:03:31des mariages musulmans
01:03:32il y en a 100 000
01:03:34tous les ans
01:03:35des mariages musulmans
01:03:37présidés
01:03:37par ces centres
01:03:38et c'est vrai
01:03:39qu'en fait
01:03:39et l'âge
01:03:41d'inventurien
01:03:41ce sont les associations
01:03:42féministes
01:03:43de Grande-Bretagne
01:03:44qui le disent
01:03:44ces centres en fait
01:03:46apportent des conseils
01:03:48à ceux qui veulent
01:03:49se marier
01:03:49et surtout
01:03:50permettent
01:03:51des mariages
01:03:52qui n'ont aucune valeur
01:03:53légale
01:03:53mais ce sont
01:03:54des centres
01:03:55qui permettent
01:03:56aux époux
01:03:57de se marier
01:03:58et aux époux
01:03:59de divorcer
01:04:00lorsque
01:04:01lorsque
01:04:01en tout cas
01:04:02les femmes
01:04:03veulent divorcer
01:04:05et bien c'est
01:04:05beaucoup plus compliqué
01:04:06que pour les hommes
01:04:06et là je n'invente rien
01:04:07ce sont les associations
01:04:08féministes
01:04:09qui le disent
01:04:10et bien merci beaucoup
01:04:11Charles Luillier
01:04:13merci
01:04:13et puis si vous souhaitez
01:04:14en savoir davantage
01:04:16et bien je renvoie
01:04:17au reportage
01:04:18tel qu'il a été diffusé
01:04:19à 6h
01:04:20alors Sabrina Medjaber
01:04:21ça nous renvoie toujours
01:04:22à la fois l'enquête
01:04:24de l'IFOP hier
01:04:24et le témoignage
01:04:26de Charles Luillier
01:04:27ça nous renvoie
01:04:28à Hassan II
01:04:29ce qu'avait dit
01:04:30Hassan II
01:04:30et j'espère
01:04:33que son diagnostic
01:04:34n'était pas
01:04:35le bon
01:04:35pour tout vous dire
01:04:36mais on va le réécouter
01:04:37ce diagnostic
01:04:39et cet échange
01:04:39très célèbre
01:04:40avec Anne Sinclair
01:04:41est-ce que vous aimeriez
01:04:44qu'il soit intégré
01:04:45en France
01:04:45le principe
01:04:46le principe même
01:04:47de l'intégration
01:04:48est-ce que vous êtes
01:04:48ou est-ce que vous êtes
01:04:49je n'appellerais même
01:04:50pas cela l'intégration
01:04:51j'aimerais
01:04:52je n'aimerais pas du tout
01:04:53qu'il soit l'objet
01:04:54d'une tentative
01:04:55car ils ne seront
01:04:55jamais intégrés
01:04:57vous croyez que
01:04:58eux ne le veulent pas
01:04:59ou que c'est les français
01:05:00qui le refusent
01:05:01l'exprimeront-ils
01:05:04qu'ils ne le pourront pas
01:05:05c'est possible
01:05:06entre Européens
01:05:07la trame est la même
01:05:09les mouvements
01:05:11européens
01:05:11dans l'histoire
01:05:12ont été Est-Ouest
01:05:13et les mouvements humains
01:05:16la religion
01:05:17le...
01:05:18tout un tas de choses
01:05:19mais là
01:05:20c'est un autre continent
01:05:21et vous n'en avez que faire
01:05:23ce sera de mauvais français
01:05:25ce seront de mauvais français
01:05:26enfin vous nous découragez
01:05:28de chercher à intégrer
01:05:30je vous décourage
01:05:31en ce qui concerne
01:05:31les miens
01:05:32d'avoir les marocains
01:05:33d'essayer des détournements
01:05:34de nationalité
01:05:35car ils ne seront jamais
01:05:36100% français
01:05:37ça je peux vous l'assurer
01:05:40c'est comment dire
01:05:42ce qu'il dit
01:05:43est contredit
01:05:44par des exemples
01:05:44que chacun connaît
01:05:46Sabrina Medjabir
01:05:47plein de musulmans
01:05:48qui sont parfaitement
01:05:49intégrés
01:05:50assimilés à la société française
01:05:51oui absolument
01:05:52et à quel prix d'ailleurs
01:05:53parce que s'extirper
01:05:54du carcan communautaire
01:05:55et islamique
01:05:55ça coûte très cher
01:05:57Pascal
01:05:58mais ce qu'il dit
01:05:59est très juste
01:05:59mais on ne peut pas
01:06:00lui en vouloir
01:06:00chaque personne
01:06:02porte des idées
01:06:03porte des allégeances
01:06:04porte des loyautés
01:06:05porte des représentations
01:06:06et ils arrivent en France
01:06:08avec leur bagage culturel
01:06:09donc au nom de quoi
01:06:10aujourd'hui
01:06:10on devrait leur dire
01:06:12on vous a dit
01:06:13de venir comme vous êtes
01:06:14et puis finalement
01:06:14on comprend qu'il y a
01:06:16un lien de séparatisme
01:06:17entre la société d'accueil
01:06:18et vos convictions
01:06:19et on voudrait vous séparer
01:06:21de la société d'accueil
01:06:21non c'est plus possible
01:06:22je veux dire
01:06:23si ils arrivent
01:06:24avec leur code culturel
01:06:25et s'il y a autant
01:06:26de permissivité
01:06:27c'est parce que l'Occident
01:06:28l'a voulu
01:06:28pardon
01:06:28la cisse démographique
01:06:30elle est très solide
01:06:31en termes de dynamique collective
01:06:32concernant les flux migratoires
01:06:35les filières
01:06:36liées à l'immigration
01:06:37elles sont sanctuarisées
01:06:38par le droit du sol
01:06:39par le regroupement familial
01:06:40la préservation
01:06:41des codes culturels
01:06:42comme le patriarcat
01:06:43ou le rejet
01:06:44des autres religions
01:06:45ou l'endogamie
01:06:46elle est justement punie
01:06:47au nom du droit
01:06:49à la différence
01:06:49donc ils arrivent en Occident
01:06:51ils sont à l'aise
01:06:52comment voulez-vous faire
01:06:53aujourd'hui
01:06:53pour lutter
01:06:54contre le séparatisme
01:06:55il faudrait peut-être
01:06:56questionner la responsabilité
01:06:57des élus
01:06:58qui ont permis justement
01:06:59cette immigration massive
01:07:00ceux qui ont pactisé
01:07:01avec les islamistes
01:07:03il faudrait peut-être
01:07:03qu'un jour
01:07:04on ait un audit
01:07:04sur les associations islamistes
01:07:06sur les centres culturels
01:07:07les fameuses madrassas
01:07:08dont je vous ai parlé hier
01:07:09sur Europe 1
01:07:09les élus ne sont jamais
01:07:11remis en question
01:07:11ils ne sont jamais questionnés
01:07:12on laisse l'islamisme
01:07:13on l'accueille
01:07:14avec l'automne
01:07:14on prend de la république
01:07:15et ensuite on se dit
01:07:16oh là là il y a séparatisme
01:07:17oh là là
01:07:17les jeunes sont de plus en plus rigoureux
01:07:19mais l'islam c'est une orthodoxie
01:07:21et une orthopraxie
01:07:23tout à l'heure vous parliez
01:07:24des anciennes
01:07:25des pays anciennement
01:07:26venus en France
01:07:27en tout cas des citoyens
01:07:28anciennement venus en France
01:07:29des premières générations
01:07:30mais il y avait une matrice commune
01:07:32c'était la religion chrétienne
01:07:33la religion islamique
01:07:34n'est pas la religion chrétienne
01:07:35Natacha Zambierre
01:07:36je comprends qu'on puisse
01:07:37fuir la réalité
01:07:39aujourd'hui
01:07:40et ce qui n'est pas votre cas
01:07:41bien sûr
01:07:41et j'entends parfois
01:07:43des gens
01:07:44et vous l'avez dit
01:07:45tout à l'heure
01:07:45j'entends des gens
01:07:46qui disent
01:07:47je veux plus écouter ça
01:07:48je veux voilà
01:07:49je veux penser à autre chose
01:07:50je veux pas être contaminé
01:07:51par ce monde
01:07:52je veux penser
01:07:54littérature
01:07:55musique
01:07:55peindre
01:07:56que sais-je
01:07:57et fuir là
01:07:58cette réalité
01:07:59elle est trop horrible
01:07:59je vais vous surprendre
01:08:02mais je suis quelqu'un
01:08:03de plein d'espoir
01:08:04tellement plein d'espoir
01:08:05que la canadienne
01:08:06que je suis
01:08:06a envie de faire
01:08:08un mouvement
01:08:08qui n'est pas
01:08:09de l'est vers l'ouest
01:08:11mais de l'ouest vers l'est
01:08:12j'ai demandé
01:08:13ma nationalité française
01:08:14parce que
01:08:16je me suis aperçue
01:08:17que j'ai vécu
01:08:18autant d'années
01:08:18en France
01:08:19qu'au Canada
01:08:20je trouve que
01:08:21ce pays
01:08:22a énormément
01:08:23de belles choses
01:08:24et j'ai envie
01:08:26de faire partie
01:08:29de toutes ces belles choses
01:08:30et pas que
01:08:31avec un permis de résidence
01:08:34mais avec
01:08:35la nationalité
01:08:36parce que je pense
01:08:36que ce pays
01:08:37fait partie de moi maintenant
01:08:38vous vivez plus
01:08:39en France
01:08:40qu'au Canada
01:08:40aujourd'hui
01:08:41aujourd'hui
01:08:41je vis plus en France
01:08:42qu'au Canada
01:08:43et votre vie
01:08:44je suis vraiment
01:08:4550-50
01:08:46je ne renierai jamais
01:08:47le Canada
01:08:47parce que c'est ma patrie
01:08:48parce que
01:08:49je suis même un peu chauvine
01:08:50mais
01:08:51votre fils est scolarisé
01:08:53mon fils est scolarisé
01:08:54en France
01:08:54mon fils a la double nationalité
01:08:56et aujourd'hui
01:08:57j'ai envie d'avoir
01:08:58le droit de voter
01:08:59j'ai envie de pouvoir
01:09:00participer activement
01:09:02à la vie de ce pays
01:09:04qui me le rend bien
01:09:06je ne vous demande pas
01:09:07pour qui vous votez
01:09:08je ne vote pas encore
01:09:10ah oui
01:09:10je ne vous demande pas
01:09:11pour qui vous voterez
01:09:12c'est une bonne réponse
01:09:13vous savez que nous
01:09:14on est plutôt pro-canadien
01:09:16sur cette chaîne
01:09:16puisque nous avons
01:09:17monsieur Bocoté
01:09:19pro-québécois
01:09:21précisément
01:09:22oui
01:09:23voilà
01:09:23pro-québécois
01:09:24mais moi je suis acadienne
01:09:25tous les acadiens
01:09:26tous les acadiennes
01:09:27tout à fait
01:09:27moi je suis pro-Michel Fugin
01:09:29oui
01:09:29bon
01:09:31vous n'allez peut-être pas
01:09:33vous faire que des amis
01:09:33parce que Jeanne d'Arc
01:09:34en France
01:09:35c'est connoté
01:09:36vous parlez de Jeanne d'Arc
01:09:37bien que le mot de féminisme
01:09:39soit clairement anachronique
01:09:40et peut-être même déplacé
01:09:41aux oreilles de certains
01:09:41j'aime à penser que
01:09:42par ses actes iconoclastes
01:09:44pour l'époque
01:09:45Jeanne
01:09:45on dessine
01:09:46les premiers contours
01:09:47juste à dessein
01:09:48de ce vocable
01:09:49parce que son combat
01:09:50bien que la nature
01:09:51des transgressions
01:09:51ait aujourd'hui changé
01:09:52reste moderne
01:09:53et parle encore
01:09:54Jeanne d'Arc
01:09:54récupérée parfois
01:09:55politiquement
01:09:56d'ailleurs récupérée
01:09:57il y a un siècle
01:09:58par la gauche
01:09:59récupérée après par la droite
01:10:00c'est assez étonnant
01:10:00le parcours de Jeanne d'Arc
01:10:01Oui et je pense que Jeanne d'Arc
01:10:03appartient à tout le monde
01:10:04en fait
01:10:05puisque c'est l'histoire
01:10:06de la France
01:10:07avec un grand H
01:10:08et cette femme
01:10:10a fait
01:10:11de grandes choses
01:10:13elle n'a pas combattu
01:10:14elle le dit elle-même
01:10:15qu'elle n'a pas combattu
01:10:17dans les
01:10:18retranscriptions
01:10:19de son procès
01:10:20mais elle a mené
01:10:21les combattants
01:10:23c'est une femme
01:10:24qui a à la fin
01:10:25péché par orgueil
01:10:27parce qu'elle est allée
01:10:29alors qu'on lui disait
01:10:30de ne pas y aller
01:10:31c'est là où elle a été
01:10:31fait captive
01:10:32mais
01:10:35pour moi
01:10:36cette femme
01:10:37a plus d'une fois
01:10:40transgressé son rôle
01:10:41de femme
01:10:42quand elle est
01:10:42allée parler
01:10:43à son beau-frère
01:10:44quand elle a voulu
01:10:45aller parler au roi
01:10:46qu'à plein de fois
01:10:47on l'a renvoyé
01:10:48à son rôle
01:10:49de bergère
01:10:50et
01:10:50elle n'a pas écouté
01:10:52quand on lui a dit non
01:10:53elle a foncé
01:10:54jusqu'à ce que
01:10:55le roi
01:10:57qui n'était pas roi
01:10:57à l'époque
01:10:58qui était dauphin
01:10:58l'écoute
01:10:59vous-même
01:11:01vous avez le sentiment
01:11:01parfois d'avoir transgressé
01:11:03les choses
01:11:03d'avoir dit non
01:11:04lorsque
01:11:04on vous interdisait
01:11:06alors si j'écris
01:11:07sur ces femmes
01:11:07c'est parce qu'elles
01:11:08m'inspirent
01:11:09parce que justement
01:11:10je n'ai pas
01:11:11leur force
01:11:12je n'ai pas ce côté
01:11:14rebelle
01:11:14que j'adorerais avoir
01:11:16j'adorerais être
01:11:17une rebelle
01:11:18qui fait partie
01:11:18de ces femmes
01:11:19qui disent
01:11:19non
01:11:20mais en fait
01:11:20je ne l'ai pas
01:11:21attendez vous l'êtes
01:11:22pas vraiment
01:11:24moi je suis très surpris
01:11:25par la tonalité
01:11:26de votre livre
01:11:27je me dis
01:11:27quand on est artiste
01:11:28aujourd'hui
01:11:29alors j'ai compris
01:11:30je ne savais pas
01:11:30que vous étiez
01:11:30moitié canadienne
01:11:31je me dis
01:11:32c'est assez courageux
01:11:33aujourd'hui
01:11:33quand vous êtes
01:11:34d'être artiste
01:11:35et d'afficher sa foi
01:11:37j'ai eu peur
01:11:42au moment où j'ai sorti
01:11:43le tout premier album
01:11:44Thérèse vivre d'amour
01:11:45je me suis dit
01:11:46est-ce que les gens
01:11:47vont l'écouter
01:11:48ou est-ce que ça va arriver
01:11:49sur le coin des bureaux
01:11:50des journalistes
01:11:50et qui vont juste
01:11:51le pousser
01:11:52et finalement
01:11:53j'ai été surprise
01:11:55et agréablement surprise
01:11:57parce que les médias
01:11:58ont écouté cet album
01:11:59et en ont parlé
01:12:00parce que les textes
01:12:02de Thérèse
01:12:03ils parlent
01:12:04à tout le monde
01:12:05en fait
01:12:05comme il nous reste
01:12:076 minutes
01:12:07je voulais accélérer
01:12:08un peu le mouvement
01:12:09et écouter Laurent Tessier
01:12:10Laurent Tessier
01:12:11a fait un édito
01:12:12tous les matins
01:12:13à 6h15, 7h15
01:12:14et on va reprendre
01:12:16tout ce qu'il a dit
01:12:17puisque vous savez
01:12:18qu'il y a une plainte
01:12:19du service public
01:12:20contre CNews
01:12:21et contre le journal
01:12:22des dimanches
01:12:22et contre Europe 1
01:12:23et je disais tout à l'heure
01:12:25c'est le congélateur
01:12:26qui dit au réfrigérateur
01:12:28t'es froid
01:12:29parce qu'on est insulté
01:12:31matin, midi et soir
01:12:31quand même
01:12:32sur le service public
01:12:32et il préparait même
01:12:33ça ne sera visiblement
01:12:35pas diffusé
01:12:35un complément d'enquête
01:12:36sur nous
01:12:37sur France 2
01:12:38ce ne sera pas diffusé
01:12:39on verra
01:12:39et c'est des humoristes
01:12:41qui sous prétexte d'humour
01:12:43qui n'en est pas
01:12:43nous attaquent
01:12:44c'est madame Ernotte
01:12:45qui nous a insulté aussi
01:12:47donc il a fait
01:12:48une compil
01:12:49si j'ose dire
01:12:50Laurent Tessier
01:12:51et il nous a fait
01:12:52une compil
01:12:52de la compil
01:12:53de Laurent Tessier
01:12:53écoutez
01:12:54oui Radio France
01:12:59et France Télévisions
01:13:00nous attaquent en justice
01:13:01pour dénigrement
01:13:02plainte déposée
01:13:03la semaine dernière
01:13:04l'empire de l'audiovisuel public
01:13:05nous cible
01:13:06porter plainte
01:13:08pour dénigrement
01:13:09c'est quand même
01:13:09pardonnez-moi l'hôpital
01:13:10qui se fout de la charité
01:13:11dénigrement
01:13:12un mot que connaît bien
01:13:13le service public
01:13:13avec notre argent
01:13:14nos impôts
01:13:15depuis des années
01:13:15je rappelle que
01:13:16Delphine Ernotte
01:13:17la présidente de France Télévisions
01:13:18avait déclaré
01:13:19dans une interview
01:13:20au Monde mi-septembre
01:13:21CNews est un média d'opinion
01:13:23qu'ils assument
01:13:24d'être une chaîne
01:13:24d'extrême droite
01:13:25des propos confirmés
01:13:26vous redites ce matin
01:13:27sur Erdel
01:13:27CNews est une chaîne
01:13:29d'extrême droite
01:13:29j'assume tout ce que j'ai dit
01:13:30je rappelle qu'un complément
01:13:31d'enquête
01:13:32l'émission de France 2
01:13:33va avoir lieu sur CNews
01:13:34sûrement pour dénigrer
01:13:35je rappelle que
01:13:36Vincent Mellet
01:13:37directeur éditorial
01:13:38de Radio France
01:13:39avait donné une interview
01:13:40en septembre
01:13:40au journal Le Parisien
01:13:41il avait déclaré
01:13:42après l'affaire
01:13:43Thomas Legrand
01:13:43Patrick Cohen
01:13:44que nous étions
01:13:44ses pires adversaires
01:13:46la négation du journalisme
01:13:47des médias d'opinion
01:13:48militants
01:13:49d'obsession
01:13:50dénigrement
01:13:50le 10 mars dernier
01:13:52l'émission C'est dans l'air
01:13:53sur France 5
01:13:53avait tenté
01:13:54de nous décrédibiliser
01:13:55après des critiques
01:13:56concernant Emmanuel Macron
01:13:57une menace russe
01:13:58et sa phrase
01:13:58on est en guerre quelque part
01:14:00sur Europe 1
01:14:01animateur et chroniqueur
01:14:03il y a une dramatisation
01:14:04je ne suis pas sûr
01:14:04que les autres pays fassent ça
01:14:05Emmanuel Macron aime
01:14:06nous faire peur
01:14:07nous donner du stress
01:14:08nous inquiéter
01:14:08j'espère qu'Emmanuel Macron
01:14:10ne compte pas marcher sur Moscou
01:14:11une contre-offensive médiatique
01:14:12au service d'une vision
01:14:14qui amoindrit l'ampleur
01:14:15de la menace russe
01:14:16rien que ça
01:14:16musique stressante
01:14:17langage guerrier
01:14:18le dénigrement par France Inter
01:14:20avec Thomas Legrand
01:14:20auteur pour l'éternité
01:14:21de la phrase
01:14:22nous on fait ce qu'il faut
01:14:23pour Dati
01:14:24Patrick et moi
01:14:25devant deux responsables socialistes
01:14:26il donnait des leçons
01:14:27de déontologie l'an dernier
01:14:29et moi ce que je lui reproche
01:14:30C News
01:14:30c'est de ne pas faire de journalisme
01:14:32c'est le non-journalisme
01:14:33de C News
01:14:34qui m'embête
01:14:34et si vous voulez
01:14:35on peut remonter plus loin
01:14:36en juin 2021
01:14:37Charline Vanhoenker
01:14:39dénigrait dans son billet
01:14:40d'humeur nos camarades
01:14:41je postule comme programmatrice
01:14:42à C News
01:14:43j'ai écrit une petite lettre
01:14:44de motivation
01:14:44chère C News
01:14:45je me porte candidate
01:14:47pour vous aider
01:14:47à choisir vos invités
01:14:48parce qu'il me semble important
01:14:50de contribuer
01:14:50à la pluralité des idées
01:14:52d'extrême droite
01:14:53et pourquoi la journaliste
01:14:54de France Inter
01:14:54Sonia De Villers
01:14:55dénigrait autant
01:14:56lors des pros
01:14:56sur C News
01:14:57et Pascal Praud
01:14:58le 31 mai 2018
01:14:59plateau à son image
01:15:01sans conviction véritable
01:15:02du moment qu'on s'entrechoque
01:15:04C News propose donc
01:15:05une version low cost
01:15:06de la Fox News américaine
01:15:08Pascal Praud
01:15:09et C News
01:15:09permettent tout désormais
01:15:10c'est inquiétant
01:15:11le dénigrement
01:15:12les intimidations
01:15:13les attaques
01:15:13de Radio France
01:15:14et de France Télévisions
01:15:15contre C News
01:15:16Europe 1
01:15:16le JDD ont lieu
01:15:17depuis plusieurs années
01:15:18nous nous répondons
01:15:19par des faits
01:15:20la réalité
01:15:20eux attaquent en justice
01:15:21et nous accusent
01:15:22de tous leurs problèmes
01:15:22le déni
01:15:23les attaques de France Télévisions
01:15:25les attaques de France Télévisions
01:15:27parce que quand on va montrer
01:15:29toutes ces séquences
01:15:29j'attends
01:15:31les gourmandises
01:15:31non mais on n'est pas loin
01:15:33de votre sujet
01:15:34on a l'impression
01:15:34que c'est des saints
01:15:35qui s'adressent aux pêcheurs
01:15:36il y a une sainteté
01:15:37du service public
01:15:38et il y a les pêcheurs
01:15:39de C News
01:15:39il y a la bien-pensance
01:15:41et puis la mauvaise pensance
01:15:42mais c'est intéressant
01:15:44ce climat
01:15:45alors je ne sais pas
01:15:46si chez les artistes
01:15:47vous sentez
01:15:48cette polarisation
01:15:49qui peut exister
01:15:51aujourd'hui
01:15:52je vais dire non
01:15:55mais c'est que ma vision
01:15:56à moi
01:15:57parce que je ne peux pas
01:15:58parler au nom
01:15:58de tous les artistes
01:15:59évidemment
01:16:00moi
01:16:02je pense
01:16:03ne pas
01:16:04suivre
01:16:06assez
01:16:07en ce moment
01:16:07parce que
01:16:08je fais partie
01:16:09des angoissés
01:16:10en fait
01:16:10donc je préfère
01:16:12vivre dans ma bulle
01:16:13et j'espère
01:16:16qu'elle va me protéger
01:16:17longtemps
01:16:17alors
01:16:18je rappelle évidemment
01:16:20votre livre
01:16:20Natacha Saint-Pierre
01:16:21et très chère Sainte
01:16:2310 femmes inspirantes
01:16:24Sainte Giona
01:16:26Beretta Molla
01:16:27mourir pour la vie
01:16:29Sainte-Ile-de-Garde
01:16:30von Bingen
01:16:31je ne sais pas
01:16:32si je le prononce bien
01:16:33Sainte-Thérèse de Calcutta
01:16:34une voix pour les pauvres
01:16:35du monde entier
01:16:36quelle est peut-être
01:16:37celle dont vous vous sentez
01:16:39le plus proche ?
01:16:41ça dépend des moments
01:16:41j'ai envie de vous dire
01:16:42Sainte-Thérèse de Lisieux
01:16:43parce que c'est celle
01:16:44que je connais le mieux
01:16:45mais en termes de personnalité
01:16:48si je dois parler
01:16:49de mes défauts
01:16:50je pourrais moi aussi
01:16:51pécher par orgueil
01:16:52donc peut-être
01:16:53que je devrais m'inspirer
01:16:54de Jeanne d'Arc
01:16:54l'orgueil c'est pas mal
01:16:56c'est la vanité
01:16:57qui est peut-être
01:16:58condamnable
01:16:58mais d'avoir une idée
01:16:59de soi
01:17:00de se respecter soi-même
01:17:02c'est quoi l'orgueil ?
01:17:03c'est souvent se respecter
01:17:04soi-même ?
01:17:05il y a un orgueil
01:17:05qui est sain
01:17:06je suis d'accord avec vous
01:17:07mais penser qu'on est
01:17:08plus fort qu'on l'est
01:17:09peut parfois
01:17:10nous amener
01:17:11dans des drôles de situations
01:17:12et en vieillissant
01:17:14on devient moins fort
01:17:16en tout cas physiquement
01:17:17et des fois
01:17:17peut-être que je présume
01:17:18de mes capacités
01:17:20bon
01:17:20c'est formidable en tout cas
01:17:22de vous écouter
01:17:23c'est gentil
01:17:24sur ce plateau
01:17:25mais de vous écouter
01:17:26également chanter
01:17:26c'est vrai qu'il y a
01:17:28une autre chanson
01:17:28très célèbre
01:17:29c'est avec Pascal Obispo
01:17:31ah oui
01:17:31c'est Pascal qui l'a écrite
01:17:33celle-là ?
01:17:34ça dépend
01:17:34c'est laquelle
01:17:35est-ce que c'est
01:17:35mourir demain
01:17:36ou est-ce que c'est
01:17:36tu trouveras ?
01:17:37tu trouveras
01:17:38c'est une chanson
01:17:39composée par Pascal
01:17:40écrite par Lionel Florence
01:17:41elle est formidable
01:17:42et c'est une sorte de duo
01:17:44on peut écouter
01:17:44quelques musiques
01:17:45c'est un duo
01:17:46justement
01:17:47parce que j'ai pas réussi
01:17:48à chanter
01:17:48les tu trouveras
01:17:49comme il le voulait
01:17:50donc il a dit
01:17:52bah tu sais quoi
01:17:52je vais les chanter moi
01:17:53ça c'est formidable
01:17:54mais je pense
01:17:56qu'il y a beaucoup de gens
01:17:56qui doivent vous dire ça
01:17:57mais qui doivent
01:17:57vous envier
01:17:59d'une certaine manière
01:17:59d'avoir ce don
01:18:00cette voix
01:18:01qui est si rare
01:18:04les gens qui chantent bien
01:18:05il y en a plein
01:18:06mais il faut aussi trouver
01:18:08les chansons
01:18:09qui vont nous aller
01:18:10les équipes
01:18:11qui vont nous accompagner
01:18:12et il faut aussi
01:18:13que les médias
01:18:13relaient ce qu'on fait
01:18:14parce qu'il y en a partout
01:18:16des gens qui chantent bien
01:18:17mais si on n'en entend pas parler
01:18:18on ne sait pas qu'ils existent
01:18:20donc on a besoin
01:18:21de toute cette chaîne-là
01:18:22pour pouvoir exister
01:18:23et moi j'ai eu la chance
01:18:25que cette chaîne-là
01:18:25elle existe pour moi
01:18:26et puis il y a une grande tradition
01:18:28évidemment de la chanson
01:18:29canadienne
01:18:30et en France
01:18:32avec une icône
01:18:33une chanteuse
01:18:34qui chante fort
01:18:34et une icône
01:18:36je ne sais pas
01:18:37si vous avez des contacts
01:18:38avec Céline Lyon
01:18:39si elle encourage
01:18:41votre travail
01:18:42j'ai eu la chance
01:18:43de la rencontrer
01:18:44plein de fois
01:18:45et elle n'est pas avare
01:18:47de conseils
01:18:47quand on lui en demande
01:18:48et moi
01:18:49elle m'avait dit
01:18:50n'hésite pas à dire non
01:18:52avant qu'il soit trop tard
01:18:54quand tu n'as pas envie
01:18:54de quelque chose
01:18:55et c'est un conseil
01:18:57que j'applique
01:18:57écoutez moi je suis d'accord
01:18:59il faut savoir dire non
01:19:00de temps en temps
01:19:01alors il faut aussi
01:19:02savoir dire oui parfois
01:19:03parce qu'il y a des gens
01:19:04qui disent toujours non
01:19:05il y a des oui
01:19:06qui nous font peur
01:19:07mais il faut savoir
01:19:09prendre des risques aussi
01:19:10et c'est vrai
01:19:11c'est difficile
01:19:13c'est la vie
01:19:13j'ai un enfant de 10 ans
01:19:16je passe mon temps
01:19:16à lui dire ça
01:19:17la vie
01:19:18c'est pas facile
01:19:19et c'est pas parce qu'on fait
01:19:20des efforts qu'on réussit
01:19:21comment il s'appelle ?
01:19:22il s'appelle Bichente
01:19:23ah Bichente
01:19:24qui est un prénom basse
01:19:25c'est un prénom basque
01:19:27tout à fait
01:19:27bon et il sait ce qu'il veut faire
01:19:29plus tard ?
01:19:30non
01:19:31il a que 10 ans
01:19:32il se lance dans plein de trucs
01:19:34en même temps
01:19:35et je pense que c'est l'âge
01:19:36auquel il faut se lancer
01:19:37dans plein de choses
01:19:38il est 10h31
01:19:39Margot Siffer
01:19:41nous rappelle les titres
01:19:42c'est une guerre
01:19:46et on va la gagner
01:19:47les mots ce matin
01:19:48de Bruno Retailleau
01:19:49concernant la lutte
01:19:50contre le narcotrafic
01:19:51sur CNews
01:19:52l'ancien ministre de l'Intérieur
01:19:53met en avant
01:19:54la nouvelle loi
01:19:55sur la lutte
01:19:56contre la criminalité organisée
01:19:58inspirée de la législation
01:19:59anti-terroriste
01:20:00elle prévoit notamment
01:20:01l'installation
01:20:01au 1er janvier
01:20:02d'un parquet national
01:20:03anti-criminalité organisée
01:20:05la machine à calculer
01:20:07de Blaise Pascal
01:20:08ne sera pas vendue
01:20:09ce mercredi
01:20:10le tribunal administratif
01:20:11de Paris
01:20:12avait suspendu
01:20:13l'autorisation
01:20:13d'exporter la Pascaline
01:20:15construite en 1642
01:20:17des scientifiques
01:20:18et des chercheurs
01:20:18l'avaient saisie
01:20:19en urgence
01:20:20estimée entre 2 et 3 millions d'euros
01:20:21ils souhaitent qu'elle soit
01:20:22requalifiée
01:20:23en trésor national
01:20:24et puis le père Noël
01:20:26attend vos commandes
01:20:28son secrétariat
01:20:29ouvre à compter
01:20:30d'aujourd'hui
01:20:30et jusqu'au 20 décembre
01:20:31pour lui écrire
01:20:32c'est tout simple
01:20:33une enveloppe
01:20:34même sans timbre
01:20:35mais qui mentionne
01:20:36le père Noël
01:20:37les lettres iront
01:20:37à Libourne
01:20:38en Gironde
01:20:39où elles seront traitées
01:20:39par le père Noël
01:20:40lui-même
01:20:41et ses 60 lutins
01:20:42merci Margot
01:20:43vous voyez vous
01:20:44qui croyez que c'est foutu
01:20:45écrivez au père Noël
01:20:46franchement
01:20:47vous êtes du parti
01:20:48foutouiste
01:20:49c'est vraiment
01:20:50que je crois que c'est foutu
01:20:50mais pourquoi
01:20:51le geste désespéré
01:20:53mais pas du tout
01:20:53vous êtes allé à Rovaniemi
01:20:54non
01:20:55moi je suis allé à Rovaniemi
01:20:56la ville du père Noël
01:20:57je suis allé voir un match de football
01:20:58contre l'Olympique de Marseille
01:21:00il y a de nombreuses années
01:21:01à Rovaniemi
01:21:02bon merci beaucoup
01:21:03vous Natacha Saint-Pierre
01:21:05c'était un bonheur
01:21:06vraiment
01:21:06alors
01:21:07vous diffusez des ondes
01:21:09des bonnes ondes
01:21:10sur ce plateau
01:21:11je vais continuer
01:21:12d'essayer
01:21:13de diffuser
01:21:14le penchant positif
01:21:16vous devriez venir
01:21:17tous les matins
01:21:17avec ma petite pastille
01:21:19de bonne humeur
01:21:19oui mais c'est autre chose
01:21:21il y a quelque chose
01:21:22voilà
01:21:23qui a
01:21:23c'est autre chose
01:21:25que de la bonne humeur
01:21:25c'est de la hauteur
01:21:26oui exactement
01:21:27je suis bien accompagnée
01:21:28avec toutes ces saintes
01:21:29probablement que ça aide
01:21:31exactement
01:21:31vous avez parfaitement raison
01:21:33et j'invite vraiment
01:21:34tous les
01:21:34tous ceux qui nous écoutent
01:21:36à lire ce livre
01:21:37bravo à Mayalen
01:21:38Trémolet
01:21:39c'était votre première
01:21:40aujourd'hui avec nous
01:21:41et je sais que ce ne sera pas
01:21:42loin de là la dernière
01:21:43croyez moi
01:21:44vous avez été parfaite
01:21:45merci Mayalen
01:21:46Jean-Marc Morandini
01:21:48c'est sa première aussi
01:21:49c'est sa première aujourd'hui
01:21:50en fait
01:21:51c'est la première de ce matin
01:21:52témoignage exclusif
01:21:53dans un instant
01:21:54dans cette émission
01:21:54on va recevoir Maëva
01:21:56alors vous vous souvenez
01:21:57de cet individu
01:21:58qui s'est évadé hier
01:21:59alors qu'il était
01:22:01en permission de prison
01:22:02dans le planétarium
01:22:03au planétarium
01:22:04Maëva il lui est arrivé
01:22:04la même chose
01:22:05avec son compagnon
01:22:06son ex-compagnon
01:22:07qui faisait deux ans
01:22:08de prison
01:22:08il est allé faire
01:22:09un stage de parapente
01:22:11figurez-vous
01:22:12et puis il s'est évadé
01:22:13et il est retourné la voir
01:22:14il a poignardé
01:22:14il a tenté de l'égorger
01:22:16elle va nous raconter ça
01:22:17parce qu'elle a survécu
01:22:17par miracle
01:22:18par miracle
01:22:19oui effectivement
01:22:20c'est assez rude
01:22:22Jean-Marc Lelouch
01:22:23est à la réalisation
01:22:24Samuel est à la vision
01:22:25merci à Jeff Kouvlar
01:22:26Marine Lançon
01:22:28était avec nous
01:22:29et Héloïse Tertret
01:22:30toutes ces émissions
01:22:30sont à retrouver
01:22:31sur cnews.fr
01:22:32passez une bonne journée
01:22:34rendez-vous ce soir
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