- il y a 6 semaines
- #hdpros
Pascal Praud et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00:00Bonjour à tous et bienvenue ce matin sur Europe 1 jusqu'à 10h et sur CNews jusqu'à 10h30.
00:00:07Le journal Libération cible ce matin à la une l'antenne de CNews et votre serviteur accusé de propagande.
00:00:15Si je vous parle de Libération, c'est parce que ce journal illustre une certaine tendance de la presse française
00:00:20et au-delà reflète l'espace culturel, intellectuel dans notre pays.
00:00:24C'est dans les gènes de Libération de se tromper dans sa lecture du monde telle qu'il arrive.
00:00:31Il a fallu 10 ans au journal créé par Jean-Paul Sartre pour prendre la mesure des Khmer Rouges.
00:00:35Si les partis politiques ont une histoire, et Libération le rappelle sans cesse au Rassemblement National,
00:00:41les journaux ont aussi une histoire.
00:00:44Libération a soutenu la révolution iranienne de l'Ayatollah Khomeini.
00:00:47Libération défendait la pédophilie dans les années 70
00:00:50et appelait à réviser les textes concernant les rapports entre adultes et mineurs.
00:00:55Alors bien sûr tout cela est bien loin.
00:00:57Et je n'en veux pas aux journalistes de 2025 de se tromper comme hier leurs aînés.
00:01:03Et je salue d'ailleurs le travail d'Adrien Franck dans Libération qu'il a fait avec beaucoup d'élégance,
00:01:09j'ai envie de dire en tout cas sans médiocrité.
00:01:11Mais à Libération le mal est congénital.
00:01:14Le refus de voir le monde tel qu'il est.
00:01:17Ce qui arrive en Occident, au Danemark, en Angleterre, en Italie et bien sûr en France
00:01:21n'a pas besoin de ces news pour arriver, ni pour être vu par nos concitoyens.
00:01:27Le monde est la totalité des faits et les faits sont têtus.
00:01:31Libération préfère les attaques ad hominem quand Giorgia Meloni par exemple impose
00:01:36les réformes en Italie que refuse la gauche en France.
00:01:39Meloni réussit son pari.
00:01:41Mais le dénigrement ou la diabolisation sont quotidiens dans la presse et parmi nos chers intellectuels
00:01:47qui sont les enfants ou les petits-enfants de Louis Aragon lorsqu'il disait
00:01:52« Staline est l'homme que nous aimons le plus » ou ceux de Pablo Picasso quand il affirmait
00:01:58« Staline est un géant moral » ou encore de Jean-Paul Sartre, visionnaire de l'univers soviétique.
00:02:04« La liberté totale de critique existe en URSS avant cette île sans rire. »
00:02:10Alors comme toujours, la mort ramassera les copies dans 20 ans, dans 30 ans.
00:02:14Je souhaite à Libération de toujours exister et de lire « Cet entienne qui traverse le temps,
00:02:19la gauche et les intellectuels, nous nous sommes tant trompés. »
00:02:24Gérald Darmanin est en train de parler en direct de la Santin.
00:02:28On l'écoute.
00:02:28Le objectif, c'est d'avoir 6 établissements qui sont complètement étanches aux téléphones portables.
00:02:34Alors en effet, à mon arrivée au ministère de la Justice, voilà moins d'un an,
00:02:38j'ai mis l'amélioration du fonctionnement de nos prisons françaises
00:02:45comme étant mon objectif principal numéro 1.
00:02:48D'abord pour soutenir les agents pénitentiaires qui font un travail extrêmement difficile,
00:02:53un travail de fermeté pour mettre de l'ordre dans les prisons
00:02:57et un travail d'humanité pour accompagner les détenus.
00:03:00Au lendemain, lors de ma nomination, du drame d'Incarville
00:03:03qui a vu l'assassinat par des commandos armés de deux agents pénitentiaires.
00:03:10Et il fallait absolument que la République réagisse.
00:03:13J'ai donc décidé, proposant au Parlement lors de la loi narcotrafic,
00:03:18un nouveau régime carcéral inspiré de la loi antimafia italienne,
00:03:22d'où Vendin-le-Vieille qui a été fait en 6 mois avec une grande efficacité
00:03:26d'administration pénitentiaire, désormais Condé-sur-Sarte qui voit arriver ces détenus.
00:03:30Et l'idée générale qu'il fallait distinguer les personnes qui étaient dans des prisons françaises,
00:03:37non pas selon leur statut juridique, jusqu'à présent les gens qui étaient en détention provisoire,
00:03:42qui étaient mis en examen, ils allaient dans les maisons d'arrêt,
00:03:44et puis les gens qui étaient condamnés définitivement à plus de 2 ans de prison
00:03:47et dans les prisons pour peine, mais selon la dangerosité du détenu.
00:03:52Et ce que nous souhaitons, ce que j'ai demandé au directeur de l'administration pénitentiaire,
00:03:55c'est de changer la politique carcérale du pays en classant les détenus selon leur dangerosité
00:03:59et donc en les mettant dans des établissements différents selon leur dangerosité.
00:04:04Nos amis allemands, nos amis anglais font ça depuis très longtemps.
00:04:07Ça permet de pouvoir concentrer les moyens de sécurité,
00:04:10ça permet de concentrer les moyens de lutte contre la récidive,
00:04:13ça permet de concentrer les moyens de lutte contre les addictions par exemple,
00:04:16avec 5 catégories d'établissements différents pour 5 catégories de détenus différents
00:04:20classés selon du plus dangereux au moins dangereux.
00:04:23Tous les établissements pénitentiaires n'ont pas besoin de Mirador,
00:04:26mais certains établissements pénitentiaires ont besoin d'une sécurité absolument renforcée,
00:04:30on l'a vu dans le cadre de l'affaire Amra.
00:04:31Donc nous avons commencé par les personnes les plus dangereuses,
00:04:35et je pense que l'actualité très récente à Marseille nous démontre que nous avions raison
00:04:38de mettre en place ces établissements de haute sécurité
00:04:41qui ont été encore une fois mis en place en quelques semaines.
00:04:45Et nous devons, une fois que nous avons fait ça,
00:04:47et que nous avons lancé ces quartiers de lutte contre la criminalité organisée,
00:04:50de lutte contre les personnes les plus dangereuses,
00:04:53nous devons nous intéresser aux autres établissements,
00:04:55les maisons d'arrêt, et les maisons d'arrêt,
00:04:58il y en a beaucoup sur le territoire national,
00:05:00qui connaissent bien sûr une surpopulation carcérale,
00:05:03ce qu'il faut combattre,
00:05:03pour les agents pénitentiaires eux-mêmes,
00:05:05mais aussi pour les détenus,
00:05:07et surtout pour lutter contre une forme de désordre
00:05:09qui s'est installée dans les prisons françaises,
00:05:11du fait de cette surpopulation,
00:05:13mais du fait aussi de bâtiments extrêmement vétustes,
00:05:15mais aussi de pratiques peut-être un peu naïves et anciennes.
00:05:19À la fois modifier la sociologie,
00:05:23les personnes qui sont dans ces maisons d'arrêt,
00:05:25y mettre les gens les moins dangereux,
00:05:27de pouvoir renforcer de manière extrêmement forte
00:05:30les technologies et la sécurité physique de ces établissements,
00:05:33et puis aussi changer la façon dont la direction,
00:05:37les agents pénitentiaires travaillent,
00:05:38avec un peu plus, me semble-t-il,
00:05:41de fermeté sur ce qui est actuellement...
00:05:44On vous l'a dit, 80 000 ont été saisies l'année dernière,
00:05:48mais également de la drogue.
00:05:50Tout à l'heure, les agents pénitentiaires me disaient
00:05:51qu'au moins deux tiers des personnes qui sont par exemple ici à Paris de la Santé
00:05:55consomment du cannabis en cellule.
00:05:57Les Français, et je pense que c'est le cas d'une immense majorité de Français,
00:06:01comme les agents pénitentiaires d'ailleurs,
00:06:02ne comprennent pas comment, en prison,
00:06:04on peut téléphoner avec un téléphone portable
00:06:06et on peut fumer du shit en prison.
00:06:09C'est tout à fait inacceptable,
00:06:11d'abord pour les victimes et pour la société.
00:06:14Alors, nous allons commencer,
00:06:16et je remercie M. le Premier ministre et M. le Président de la République,
00:06:18dans des conditions budgétaires très difficiles.
00:06:20Le ministère de la Justice, avec le ministère des Armées,
00:06:22est le seul qui ne connaisse aucune économie
00:06:24et qui connaît même une progression de plus de 300 millions de son budget.
00:06:27Nous allons recruter 1 000 agents pénitentiaires supplémentaires l'année prochaine.
00:06:30C'est le plus fort recrutement de toutes les administrations.
00:06:34Et nous pouvons regarder très concrètement,
00:06:37dès maintenant, puisque nous avons eu un dégel total de nos crédits,
00:06:41utiliser une première tranche de à peu près 30 millions d'euros,
00:06:44en prenant 6 établissements comme des appartements témoins,
00:06:47pour pouvoir expérimenter ce plan zéro portable,
00:06:51qui permettra de sécuriser totalement des prisons,
00:06:54qui sont parfois très anciennes,
00:06:55comme c'est le cas de Paris et de la Santé,
00:06:56et qui connaissent des difficultés structurelles.
00:06:59Ici, pour les riverains de Paris et de la Santé,
00:07:01on sait tous que les projections du fait des immeubles qui sont juste à côté,
00:07:05c'est-à-dire l'envoi de téléphones portables,
00:07:07l'envoi de cheats dans les cours,
00:07:10est un sport quotidien, gêne les riverains,
00:07:13et évidemment, handicap beaucoup le travail des agents pénitentiaires.
00:07:16Donc la couverture des cours de promenade,
00:07:18qui n'a jamais été faite à Paris et la Santé,
00:07:20qui est difficile à faire,
00:07:22qui demande beaucoup d'argent,
00:07:23sera faite pour l'année 2026.
00:07:25On rentrait dans les prisons françaises jusqu'à 13 ans,
00:07:28vous l'avez compris, sans aucun contrôle,
00:07:30comme on le fait dans les aéroports.
00:07:32Il était plus compliqué de prendre l'avion que de rentrer dans une prison.
00:07:36Nous allons installer,
00:07:37c'est le bon sens qui le commande,
00:07:38mais c'est 200 000 à 300 000 euros comme appareil,
00:07:41à la fois des scanners pour regarder les paquetages,
00:07:45des détenus qui arrivent et qui partent des prisons,
00:07:48mais aussi les personnes qui passent ce portique
00:07:51pour aller au parloir, par exemple, rencontrer les détenus.
00:07:53Et nous allons déployer,
00:07:56et j'en terminerai par là,
00:07:57des moyens technologiques de brouillage de téléphone
00:07:59extrêmement efficaces,
00:08:01même s'ils ne sont pas la panacée absolue,
00:08:03mais notamment par l'intermédiaire de balises
00:08:05qu'on pourra mettre dans chacune des ailes de détention,
00:08:07par exemple,
00:08:08pour ne pas générer les riverains
00:08:09et pour en même temps garantir zéro communication
00:08:11à l'intérieur de l'établissement.
00:08:13Donc on prend 6 établissements,
00:08:15on va commencer par eux,
00:08:16ça coûte entre 4 et 5 millions d'euros par établissement.
00:08:18En moins de 6 à 7 mois,
00:08:21tous ces travaux comme les prisons de sécurité seront réalisés.
00:08:24Et si les choses fonctionnent,
00:08:26et elles vont fonctionner, j'en suis certain,
00:08:27parce que les agents pénitentiaires
00:08:28et les moyens que met l'administration pénitentiaire
00:08:30sont très importants,
00:08:32nous arriverons à empêcher l'arrivée
00:08:34des téléphones portables dans les prisons,
00:08:36empêcher l'arrivée de drogues
00:08:36ou de couteaux en céramique dans les prisons,
00:08:39et nous généraliserons,
00:08:40aux quelques 200 prisons,
00:08:44ces établissements,
00:08:44qui les premiers vont connaître,
00:08:48c'est ceux qui connaissent sans doute aujourd'hui
00:08:49le plus de difficultés,
00:08:50vont connaître un réarmement de leur sécurité.
00:08:52Pourquoi avoir choisi ces 6 prisons particulièrement ?
00:08:56D'abord j'ai souhaité que ce soit
00:08:57sur l'ensemble du territoire national.
00:09:00Il y a des prisons qui connaissent
00:09:02des difficultés structurelles du fait de leur vétusté,
00:09:04ou du fait de leur surpopulation carcérale,
00:09:06ou du fait de leur implication dans la ville.
00:09:09C'est le cas ici à Paris-la-Santé,
00:09:10où la prison n'est pas perdue dans la campagne,
00:09:13elle est aux abords immédiats d'immeubles,
00:09:15dans les cours des détenus,
00:09:17on voit les appartements,
00:09:19il y a une école maternelle,
00:09:20je sais, à côté de cet établissement,
00:09:22où des personnes montent quotidiennement
00:09:25sur les toits de cette école,
00:09:27et lancent des téléphones portables,
00:09:31lancent de la drogue,
00:09:32de l'autre côté du mur d'enceinte.
00:09:35Donc il y a prison et prison,
00:09:36il y a celle qui est perdue dans la campagne,
00:09:38c'est le cas par exemple,
00:09:39si vous allez à Condé-sur-Sarthe,
00:09:40il y a beaucoup d'espace entre la ville et la prison,
00:09:44et puis il y a des prisons qui sont dans la ville,
00:09:46et c'est celles-là qu'il fallait regarder en premier,
00:09:48c'est les plus difficiles à sécuriser,
00:09:49puis on le fait aussi pour les riverains.
00:09:51Et puis le sujet était sans doute
00:09:54de pouvoir déprendre des prisons à architectures différentes,
00:09:57la plupart des prisons françaises sont de vieilles prisons,
00:09:59qui datent parfois de plusieurs dizaines d'années,
00:10:01parfois de plus d'un siècle,
00:10:03et au moment où ça a été inventé,
00:10:05il n'y avait évidemment pas de téléphone portable,
00:10:07il n'y avait pas de drone,
00:10:07on a changé les choses lorsque les hélicoptères
00:10:11ont permis des évasions,
00:10:12et donc il y a des filets anti-hélicoptères,
00:10:14mais on n'a pas beaucoup progressé
00:10:15depuis les années 50, 60, 70,
00:10:18dans l'architecture de nos vieilles prisons,
00:10:20parce que ça demande énormément, énormément de moyens,
00:10:23et donc on a pris des architectures de temps différents,
00:10:26pour que quand on généralisera les plans zéro portable,
00:10:29on puisse savoir ce qu'il faut faire,
00:10:30et ce qu'il ne faut pas faire.
00:10:31Gérald Darmanin, en direct de la prison de la santé,
00:10:35donc nous avons effectivement commencé cette émission,
00:10:39en l'écoutant, le ministre de la justice,
00:10:42on est avec Elisabeth Lévy, Georges Fenech,
00:10:43André Valigny, Eric Revelle, Thomas Bonnet,
00:10:45et Louis Alliot,
00:10:47vous n'avez le droit qu'à 12 minutes,
00:10:49c'est comme ça,
00:10:50l'Arc comme nous l'a dit, maire de Perpignan,
00:10:52vous avez entendu ce que nous disions à l'instant,
00:10:56et c'est intéressant,
00:10:57parce que, évidemment, libération en ce moment,
00:11:00et puis pas que libération,
00:11:01la presse attaque beaucoup CNews,
00:11:03et c'est très intéressant,
00:11:04ce qui se passe en France est très intéressant,
00:11:06c'est-à-dire qu'on attaque la presse,
00:11:08effectivement, de témoigner de la réalité,
00:11:10la presse attaque plus exactement CNews,
00:11:12CNews qui témoigne de la réalité,
00:11:14c'est ce que je dis à chaque fois,
00:11:15tous les journalistes que je rencontre,
00:11:16je leur dis, nous on témoigne de la réalité,
00:11:19il n'y a pas de ligne éditoriale à CNews,
00:11:21je témoigne de la réalité,
00:11:22et ce qui est intéressant,
00:11:23et c'est vrai qu'on vous fait souvent le reproche,
00:11:26de rappeler que le rassemblement a une histoire,
00:11:29le rassemblement a une histoire,
00:11:30les journaux ont une histoire,
00:11:33et effectivement, libération,
00:11:35et je ne leur en veux pas,
00:11:36ils se sont toujours trompés,
00:11:38toujours et tout le temps,
00:11:38mais pas qu'eux,
00:11:40pas qu'eux,
00:11:41et ceux qui viennent dire les choses,
00:11:43effectivement, ils sont attaqués,
00:11:45ils sont attaqués fortement,
00:11:46donc je voulais avoir votre sentiment là-dessus,
00:11:49Louis Alliot,
00:11:50et merci d'être avec nous ce matin.
00:11:52Écoutez, moi je trouve que ce n'est pas une nouveauté,
00:11:54on connaît libération,
00:11:55c'est le conformisme,
00:11:56la bien-pensance,
00:11:58ils sont de gauche,
00:11:59effectivement,
00:12:00quand ils ont presque souhaité la bienvenue au Khmer Rouge,
00:12:03et à la chute de Phnom Penh à l'époque,
00:12:06personne ne disait rien,
00:12:08et tout le monde,
00:12:09et aujourd'hui d'ailleurs,
00:12:10plus personne ne dit rien,
00:12:11mis à part...
00:12:12Oui, parce que la mort ramasse les copies,
00:12:14c'est-à-dire que c'est comme Staline,
00:12:15la mort ramasse les copies,
00:12:17donc il y a un moment,
00:12:17tu ne peux plus soutenir,
00:12:19parce que tu sais ce qui s'est passé,
00:12:20donc là, de la même manière,
00:12:21l'immigration,
00:12:22l'insécurité,
00:12:23tout ce que nous disons,
00:12:24effectivement,
00:12:25et parfois on a été les seuls à dire cela,
00:12:28effectivement,
00:12:29alors on se fait attaquer,
00:12:31alors sur le thème,
00:12:32vous divisez,
00:12:33c'est de la propagande,
00:12:34et ça,
00:12:34ben non,
00:12:35on témoigne de la réalité,
00:12:36et c'est partout dans le monde,
00:12:38c'est-à-dire que,
00:12:39je disais au Danemark,
00:12:40ils n'ont pas besoin de CNews.
00:12:42Sauf que les citoyens ne se trompent pas,
00:12:44ils choisissent le camp de la liberté,
00:12:47le camp de la vérité,
00:12:48et aujourd'hui on voit bien pourquoi,
00:12:49CNews et d'autres,
00:12:52on le vend en poupe,
00:12:53c'est parce qu'au milieu de ce conformisme ambiant,
00:12:57ils détonnent et ils disent les choses que vivent les Français,
00:12:59et c'est exactement pareil en ce qui concerne le Rassemblement National,
00:13:02tout le monde se dit,
00:13:03mais enfin,
00:13:03comment se fait-il qu'ils font 30% dans l'opinion ?
00:13:06On fait 30% dans l'opinion,
00:13:08parce qu'on rend compte de ce qui se passe,
00:13:10et on essaye d'y apporter des solutions,
00:13:12alors que les autres ont gouverné pendant 40 ans,
00:13:14et qu'ils sont responsables de la situation,
00:13:17et c'est bien le problème aujourd'hui.
00:13:18Alors, Louis Aliotek,
00:13:19nous ce matin,
00:13:20le narcotrafic nous a occupé toute la semaine,
00:13:22je voudrais qu'on écoute Nicolas Besson,
00:13:24puisque Nicolas Besson,
00:13:26il y a quand même une prise de conscience,
00:13:28Nicolas Besson,
00:13:29c'est le procureur de Marseille,
00:13:31il était ce matin sur Europe 1,
00:13:33et effectivement,
00:13:34prise de conscience,
00:13:35il faut changer des choses,
00:13:37il faut peut-être changer la loi.
00:13:38Écoutez ce qu'il dit.
00:13:39Nous, notre objectif avec la police judiciaire,
00:13:43c'est même,
00:13:44au-delà de démanteler les réseaux et les trafics,
00:13:48c'est de travailler,
00:13:49changer totalement de paradigme,
00:13:50mais de travailler sur les organisations,
00:13:52et plus simplement sur l'événement,
00:13:54c'est-à-dire ouvrir des enquêtes
00:13:56sur associations de malfaiteurs criminels,
00:13:58désormais,
00:13:59depuis la loi narcotrafic,
00:14:01pour, en quelque sorte,
00:14:03les mettre hors d'état de nuire,
00:14:04dans la globalité,
00:14:04y compris sur leur blanchiment,
00:14:06y compris sur leur volonté de corrompre,
00:14:08y compris leur équipe feu
00:14:10qui commettent des assassinats.
00:14:11Nous avons en face de nous
00:14:12une contre-société,
00:14:14nous avons un système,
00:14:15nous devons combattre
00:14:17de manière systémique
00:14:19ces phénomènes.
00:14:20Nicolas Bessin,
00:14:21c'était ce matin
00:14:21dans la matinale d'Europe 1,
00:14:23au micro de Dimitri Pavlingo,
00:14:25il a évoqué également les menaces,
00:14:27menaces qui peuvent exister,
00:14:29évidemment,
00:14:29sur les procureurs,
00:14:30mais aussi sur tous les personnels judiciaires,
00:14:33et peut-être policiers.
00:14:35Écoutez sa réponse.
00:14:38« Mon parquet,
00:14:40les juges d'instruction,
00:14:41on est au travail,
00:14:43et c'est quelque chose
00:14:44qui ne doit pas prendre en ligne,
00:14:46rentrer en ligne de compte.
00:14:47En revanche,
00:14:47il faut être prudent,
00:14:48il faut être vigilant.
00:14:50Nous nous intéressons,
00:14:52évidemment,
00:14:52à la problématique
00:14:53qui peut être
00:14:53une essayée
00:14:54d'infiltrer également
00:14:55la sphère politique.
00:14:57Ce qu'a subi
00:14:58Benoît Payan
00:14:59est tout à fait inadmissible.
00:15:02Après,
00:15:03pour le reste,
00:15:04non,
00:15:04on n'a pas peur,
00:15:05on travaille,
00:15:05on est là,
00:15:06on est payé pour ça,
00:15:07pour lutter contre ce phénomène.
00:15:09Et il ne faut pas,
00:15:10parce que sinon,
00:15:11ça serait leur donner raison,
00:15:13que les journalistes se taisent,
00:15:15que les politiques ne fassent pas leur travail,
00:15:19et les magistrats,
00:15:20donc,
00:15:21on continue.
00:15:22Quelle est la situation à Perpignan ?
00:15:25Est-ce qu'il y a des points de deal ?
00:15:26Est-ce qu'il y a du narcotrafic ?
00:15:27Est-ce qu'il y en a beaucoup ?
00:15:29Il y a des points de deal.
00:15:30Est-ce qu'il y en a moins
00:15:30depuis que vous êtes aux affaires
00:15:32que lorsque vous êtes arrivés,
00:15:33par exemple ?
00:15:33Je pense qu'il y en a un peu moins,
00:15:35mais parce que tout le monde
00:15:36a pris conscience
00:15:36de la gravité de la situation.
00:15:38Et pour ne pas que Perpignan
00:15:39devienne Marseille,
00:15:41la police nationale,
00:15:42avec les préfets successifs
00:15:43et le préfet que nous avons aujourd'hui,
00:15:45le parquet,
00:15:46avec le procureur que nous avons,
00:15:48prennent des mesures
00:15:49et une collaboration
00:15:50avec la police municipale
00:15:52qui fait qu'on est sur le terrain
00:15:53et on y est tous les jours.
00:15:54Mais le chantier est tellement énorme,
00:15:56l'argent est tellement massif
00:15:58que je pense qu'on ne prend pas la mesure
00:16:01de ce qui se passe dans nos rues.
00:16:02Donc on a l'impression
00:16:03de vider l'océan à la petite cuillère,
00:16:06mais oui, on fait le job
00:16:07et on y arrive petit à petit.
00:16:09Voilà.
00:16:09Georges Fénèque.
00:16:10Oui, moi je ne peux pas
00:16:11ne pas rappeler la mémoire
00:16:13quand j'entends M. Besson
00:16:14du juge d'instruction de Marseille,
00:16:16M. évidemment Pierre Michel
00:16:18qui a été assassiné par...
00:16:19Le juge Michel.
00:16:20Le juge Michel
00:16:20qui a été assassiné
00:16:21à moto
00:16:22par les narcotrafiquants.
00:16:25Ce qui veut dire que le risque...
00:16:25C'est la French Connection.
00:16:27C'était en 1980.
00:16:28Donc le risque,
00:16:29il existe.
00:16:30Mais vous voyez,
00:16:30M. Besson,
00:16:31c'est vraiment
00:16:31un magistrat courageux
00:16:33qui prend en position
00:16:34et qui dit
00:16:35qu'on continuera.
00:16:37Et là où il a raison,
00:16:38c'est qu'il faut s'attaquer
00:16:38en haut du spectre.
00:16:40C'est-à-dire
00:16:40les organisations mafieuses.
00:16:41D'accord ?
00:16:42Pardonnez-moi Georges,
00:16:44tout ça on le sait,
00:16:45mais il faut savoir
00:16:45qu'est-ce qu'on fait.
00:16:46On sait bien qu'il faut
00:16:46s'attaquer en haut
00:16:47plutôt qu'en bas.
00:16:48Si j'avais pu terminer ma phrase...
00:16:49C'est pas tout à fait vrai.
00:16:50Je termine simplement ma phrase.
00:16:51Oui, mais qu'est-ce qu'il faut faire ?
00:16:53Je vais vous le dire.
00:16:54Le constat, on l'a.
00:16:55Le constat, c'est qu'il faut
00:16:56criminaliser au maximum
00:16:58ces grands trafiquants
00:16:59et les renvoyer devant
00:17:00des cours d'assises
00:17:01et les condamner à perpétuité.
00:17:03Voyez-vous ?
00:17:03Voilà ce que moi je préconise.
00:17:05Pas que.
00:17:06Pourquoi vous ne dites pas que,
00:17:07Louis Alliot ?
00:17:08Parce qu'il faut s'occuper
00:17:08des consommateurs.
00:17:09Ah, enfin.
00:17:10La consommation,
00:17:11elle est massive.
00:17:12Si vous n'allez pas voir
00:17:13les consommateurs
00:17:14avec, il faut le dire,
00:17:16la verbalisation au minimum
00:17:18et de l'autre côté,
00:17:20la pédagogie chez les jeunes.
00:17:22Aujourd'hui, vous avez de la drogue
00:17:23dans des collèges à 11 ans.
00:17:25Si vous n'allez pas dire aux enfants
00:17:26attention comme on l'a fait
00:17:28avec l'alcool, etc.
00:17:29Non mais ça, on le fait.
00:17:30Non, on ne le fait pas.
00:17:31On ne le fait pas.
00:17:32D'abord, c'est aux parents.
00:17:33C'est aux parents
00:17:34d'éduquer les enfants.
00:17:35Mais les parents, aujourd'hui,
00:17:36vous savez, c'est le smartphone,
00:17:38c'est la télévision.
00:17:39C'est les parents
00:17:39qui éduquent les enfants.
00:17:40En revanche,
00:17:41qu'est-ce qu'on fait
00:17:41avec les consommateurs ?
00:17:42Ça, ça m'intéresse.
00:17:43À quel niveau de sanction
00:17:45vous entrez dans les consommateurs ?
00:17:48Nous, par exemple,
00:17:49on demande de pouvoir
00:17:50verbaliser le consommateur.
00:17:52Par exemple,
00:17:52on a réussi à démanteler
00:17:53un point de deal
00:17:53en faisant de la présence
00:17:547 jours sur 7,
00:17:5624 heures sur 24,
00:17:57à l'entrée de la cité
00:17:58en question.
00:18:00Verbalisation des consommateurs
00:18:01par la police nationale
00:18:02ou des véhicules
00:18:03qui venaient
00:18:04et qui n'avaient pas le droit,
00:18:05etc.
00:18:05Vous savez,
00:18:06le consommateur
00:18:06qui est fonctionnaire,
00:18:09qui est dans un certain nombre
00:18:11de positions sociales,
00:18:12une fois qu'il est arrêté,
00:18:13verbalisé,
00:18:14qui a son nom
00:18:15et sa plaque d'immatriculation,
00:18:16ce n'est plus la même chose.
00:18:17Oui.
00:18:17Voilà.
00:18:18Non, mais moi,
00:18:18j'entends ce que vous dites.
00:18:19Mais à quel niveau
00:18:20de sanctions
00:18:20vous opérez ?
00:18:21André Valigny.
00:18:23Je suis pour des sanctions
00:18:24très sévères,
00:18:25je vous le dis souvent,
00:18:25Pascal.
00:18:25Lesquelles ?
00:18:26Il faut sanctionner
00:18:26des amendes,
00:18:27des amendes financières
00:18:28de plus en plus lourdes,
00:18:29de plus en plus lourdes.
00:18:31Et si on arrive
00:18:32à tarir en partie
00:18:33la source,
00:18:34en tout cas la consommation,
00:18:36eh bien la source
00:18:36ne sera plus...
00:18:37Une amende sur trois
00:18:37qui est payée
00:18:38en moyenne aujourd'hui.
00:18:39Thomas Bonnet.
00:18:39Une amende sur trois
00:18:40seulement est payée.
00:18:41En fait,
00:18:41vous mettez des amendes
00:18:41aux gens
00:18:42et la plupart...
00:18:42Je ne suis pas sûr
00:18:43que ce soit dissuasif,
00:18:44mais bon.
00:18:44On ne fait rien alors.
00:18:45Non, mais c'est...
00:18:46Je suis d'accord avec vous,
00:18:47mais c'est simplement
00:18:47elles ne sont pas payées.
00:18:48Un an d'emprisonnement
00:18:49prévue par la loi.
00:18:50Bon.
00:18:51Et sur le...
00:18:52André Valigny.
00:18:52Ce que disait Georges,
00:18:55c'est vrai qu'il faut
00:18:55investiguer, il faut sanctionner,
00:18:57criminaliser,
00:18:58investiguer.
00:18:58Et la police judiciaire
00:18:59fait un travail
00:19:00qui est difficile
00:19:01dans le Figaro d'aujourd'hui.
00:19:02Il y a une double page
00:19:03sur les plus gros trafiquants
00:19:05dont certains sont en prison
00:19:06parce que Besson,
00:19:07le procureur,
00:19:08les policiers,
00:19:08ils font du travail.
00:19:09Ils arrêtent des gens,
00:19:10ils en mettent en prison.
00:19:11Mais M. Pro,
00:19:12est-ce que vous savez
00:19:12combien de mise en examen
00:19:14à Marseille aujourd'hui ?
00:19:15Des centaines.
00:19:16Deux mille.
00:19:17Ah, deux mille.
00:19:18Est-ce que vous imaginez...
00:19:19Sur le narcotrafic.
00:19:20Pour le narcotrafic,
00:19:21comment voulez-vous
00:19:22qu'il y ait assez de magistrats
00:19:23et de policiers
00:19:24pour traiter cette...
00:19:25C'est massif,
00:19:26c'est colossal.
00:19:27Oui, mais alors...
00:19:28Il faut faire une guerre.
00:19:30D'accord, je vous entends,
00:19:31mais est-ce que la réponse politique
00:19:35aujourd'hui existe ?
00:19:36Pour l'instant,
00:19:37je trouve qu'elle n'existe pas
00:19:38parce qu'elle doit avoir
00:19:39plusieurs volets.
00:19:40Je l'ai dit,
00:19:40la pédagogie,
00:19:41la répression.
00:19:42Il faut aller voir
00:19:42les pays aussi étrangers
00:19:44qui nous envoient cette drogue.
00:19:45Et comment vous faites
00:19:46avec la Colombie ?
00:19:47Vous allez entrer en guerre
00:19:47avec la Colombie ?
00:19:48Non, mais peut-être
00:19:48qu'on devrait aller voir
00:19:49les présidents
00:19:50et aller voir un peu
00:19:50comment ça se passe
00:19:51parce que je trouve
00:19:52absolument anormal
00:19:53qu'aujourd'hui,
00:19:54à Barcelone,
00:19:56pratiquement,
00:19:56la cocaïne est en train
00:19:57d'irriguer l'Europe
00:19:58de Barcelone.
00:19:59Chez nous,
00:20:00en deux ans,
00:20:01la cocaïne a supplanté
00:20:02le cannabis.
00:20:0380% de la consommation
00:20:04aujourd'hui,
00:20:05c'est de la cocaïne.
00:20:06Mais les effets sont désastreux
00:20:07parce qu'en plus de tout ça,
00:20:08derrière,
00:20:09vous avez l'aspect psychiatrique.
00:20:11Vous avez de plus en plus
00:20:12de gens qui ont des faiblesses
00:20:13psychologiques et psychiatriques
00:20:14et qui, dans les rues,
00:20:16créent de l'insécurité,
00:20:17des agressions,
00:20:18des squats,
00:20:19etc.
00:20:20Elisabeth Lévy.
00:20:21Non, mais sur cette question
00:20:23des consommateurs,
00:20:24je comprends bien
00:20:25que c'est un problème
00:20:25et en particulier
00:20:26le fait que
00:20:27quand on est passé
00:20:29du cannabis à la cocaïne
00:20:30et maintenant
00:20:31au protoxyde d'azote,
00:20:32il y a des tas de trucs,
00:20:33il y a des tas de problèmes
00:20:34avec des substances
00:20:35qu'on trouve sur place.
00:20:36Non, j'ai juste
00:20:37une question à poser.
00:20:38Pourquoi ?
00:20:39Parce que ça a visiblement
00:20:40changé depuis notre jeunesse.
00:20:42Il n'y avait pas
00:20:42ce truc massif.
00:20:43Pourquoi tant de jeunes
00:20:45ont besoin
00:20:46d'absorber toute la journée
00:20:47des substances psychotropes ?
00:20:50Moi, j'ai le sentiment
00:20:51que ça a quelque chose
00:20:52à voir avec la saturation
00:20:53ou en quelque sorte
00:20:54du désir
00:20:55qu'il n'y a plus moyen
00:20:56d'avoir du désir
00:20:57pour quoi que ce soit
00:20:58puisque tout vient à vous
00:20:59avec votre téléphone portable.
00:21:01Et je dis,
00:21:01je n'ai pas de solution à ça
00:21:03mais il me semble
00:21:03qu'on devrait essayer
00:21:04de comprendre
00:21:04pourquoi au moins.
00:21:06Parce qu'on n'en parle jamais,
00:21:07on ne se demande jamais
00:21:08pourquoi il y a tant de jeunes.
00:21:09Oui, mais j'entends tout ça.
00:21:11Pourquoi ?
00:21:11Bien sûr.
00:21:12Alors, on va dire
00:21:13toutes les mêmes banalités
00:21:14que la société est rude,
00:21:15que ce que les parents
00:21:16n'éguisent plus leurs enfants.
00:21:17Non, ce n'est pas ça que j'ai dit.
00:21:17Ce n'est pas précisément
00:21:18pas ça que j'ai dit.
00:21:19Alors, je vais vous répondre.
00:21:21Je vais vous répondre.
00:21:22C'est multi, évidemment, facteur.
00:21:25Je pense qu'effectivement,
00:21:25les parents ne font plus leur job
00:21:28alors qu'ils le faisaient.
00:21:29Il y a aussi des offres
00:21:30qui existent aujourd'hui
00:21:30alors qu'elles n'existaient pas avant.
00:21:32Il n'y avait pas de cocaïne
00:21:32quand vous étiez petite
00:21:33sur le marché au coin de la rue.
00:21:36Ça n'existait pas.
00:21:37Donc, à partir du moment
00:21:37où il y a une offre qui est là,
00:21:40l'offre crée la demande,
00:21:41comme dit l'autre.
00:21:43Et je pense que...
00:21:44Je veux bien qu'on entame
00:21:46cette discussion,
00:21:47mais il me semble aujourd'hui
00:21:49qu'on doit chercher les solutions
00:21:50pour éradiquer le problème.
00:21:53D'abord, on peut faire les deux.
00:21:55Peut-être que ça nous aide.
00:21:56Nous allons peut-être marquer
00:21:57une première pause à 9h21.
00:22:00Robert Denir, on n'a pas encore parlé.
00:22:02Non, non, j'écoutais.
00:22:03Non, non, j'écoutais.
00:22:04Vous savez, moi, ce qui me tétanise,
00:22:07c'est que moi,
00:22:07je n'ai pas le sentiment, Pascal,
00:22:08qu'il y ait des solutions.
00:22:10Vous savez, quand...
00:22:11Mais je vais vous dire...
00:22:11Non, mais d'ailleurs,
00:22:12je n'ai pas l'avis du maire.
00:22:12Donc, vous appartenez
00:22:13de ce parti foutuiste.
00:22:14Non, mais parce que je suis inquiet,
00:22:16mais je voulais avoir
00:22:17l'avis de Louis Alliot.
00:22:18Quand vous assassinez
00:22:19des proches d'un homme politique,
00:22:21ce qui est arrivé
00:22:22pour la famille qu'elle s'assassine...
00:22:23Pardonnez-moi,
00:22:24on est en plein dans la mexicanisation.
00:22:26En fait, on est un arco-État.
00:22:28Quand vous faites pression,
00:22:29quand vous tuez
00:22:30deux frères d'un homme politique
00:22:33de gauche écologiste à Marseille,
00:22:35vous êtes exactement
00:22:36dans ce que le narcotrafic,
00:22:38les narco-États,
00:22:39ont mis en place au Mexique
00:22:39et en Colombie.
00:22:40Louis Alliot vous répondra
00:22:41après la pause
00:22:42parce qu'il est 9h22.
00:22:43Merci d'être avec nous.
00:22:44On est sur Europe 1,
00:22:45on est sur CNews.
00:22:46Tu l'as dit.
00:22:47Et nous revenons dans un instant.
00:22:49Tu l'as dit, pardonnez-moi.
00:22:51On est un peu en avance aujourd'hui,
00:22:53figurez-vous.
00:22:54Il est 9h29,
00:22:55ce n'est pas si fréquent.
00:22:56Et Mickaël Dorian
00:22:57va nous rappeler les titres.
00:22:59Bonjour Mickaël.
00:23:00Bonjour Pascal,
00:23:03bonjour à tous.
00:23:04Gérald Darmanin
00:23:05présente son plan zéro portable
00:23:07en prison.
00:23:08Un dispositif lancé
00:23:09dès aujourd'hui
00:23:09dans six prisons françaises.
00:23:11Le garde des Sceaux
00:23:11est pour l'occasion
00:23:12en visite.
00:23:13Depuis ce matin,
00:23:14la prison de la santé à Paris
00:23:15a notamment pu échanger
00:23:16avec des agents pénitentiaires.
00:23:19Maude Bréjon
00:23:19se rendra à Marseille.
00:23:21Demain,
00:23:22la porte-parole du gouvernement
00:23:23participera à la marche blanche
00:23:24en hommage
00:23:25à Mehdi Kessassi,
00:23:26le frère du militant associatif
00:23:28Amine Kessassi,
00:23:28situé le 13 novembre
00:23:30lors de ce qui semble être
00:23:31un crime d'intimidation.
00:23:32Une façon selon elle
00:23:33de marquer l'engagement total
00:23:35du gouvernement
00:23:36et le soutien de l'Etat
00:23:37à la famille.
00:23:38Et puis au moins
00:23:39trois personnes sont mortes
00:23:40dans un séisme au Bangladesh.
00:23:41De magnitude 5,5,
00:23:43le tremblement de terre
00:23:44dont la secousse a été ressentie
00:23:46pendant 26 secondes.
00:23:47a frappé le centre-ville
00:23:49faisant également
00:23:49plusieurs centaines de blessés.
00:23:51Les trois victimes
00:23:52ont été tuées
00:23:52par la chute
00:23:53de la balustrade
00:23:54d'un immeuble
00:23:55de 8 étages.
00:23:56On est sur Europe 1,
00:23:57on est sur CNews,
00:23:58merci Mickaël,
00:23:59et on est avec
00:24:00Elisabeth Lévy,
00:24:00Georges Fenech,
00:24:01André Valigny,
00:24:02Eric Revelle,
00:24:02Thomas Bonnet,
00:24:02Louis Alliot.
00:24:03Gérald Darmanin,
00:24:04manifestement,
00:24:05il a viré le directeur
00:24:06de la prison de Rennes.
00:24:08Oui, avec la sortie,
00:24:09vous savez,
00:24:09au planétarium,
00:24:10et la invasion.
00:24:11Vous parliez la première fois,
00:24:12c'est vous qui parliez
00:24:13du général de Gaulle
00:24:14qui avait viré tout le monde ?
00:24:15Il avait viré tout le monde,
00:24:16toute la chaîne.
00:24:16Il avait viré le préfet,
00:24:18il avait viré le directeur,
00:24:20un bagnard s'était évadé
00:24:21de l'île de Ré.
00:24:23Et il avait viré
00:24:24toute la chaîne de commandement.
00:24:25C'est un peu le nouveau
00:24:26du colisme chez Lerman.
00:24:28C'est assez rare
00:24:28pour être souligné.
00:24:29Georges Fenech.
00:24:30Notamment lors de l'assassinat
00:24:31des deux surveillants
00:24:32pénitentiaires,
00:24:33l'évasion de Mohamed Amra,
00:24:35que je sache,
00:24:36et une inspection,
00:24:36mais il n'y a eu aucune sanction.
00:24:37Oui, écoutez,
00:24:38ça peut changer.
00:24:40Ça change.
00:24:40Louis Alliot est avec nous
00:24:41ce matin
00:24:42pour parler du narcotrafic.
00:24:44Je voulais vous proposer
00:24:44le sujet de Corentin Aléozio
00:24:46sur l'armée.
00:24:47Parce qu'il y a une demande
00:24:48de nos concitoyens
00:24:49de dire qu'il faut que l'armée,
00:24:50notamment à Marseille,
00:24:51mais l'armée n'est pas là
00:24:52pour, a priori,
00:24:53faire du service d'ordre.
00:24:55Et voyez ce sujet.
00:24:57Écoutez-le.
00:24:58À notre micro,
00:24:59les Marseillais sont presque unanimes.
00:25:01Pour eux,
00:25:02il faut envoyer l'armée
00:25:03dans les quartiers gangrénés
00:25:05par le trafic de drogue.
00:25:06C'était tellement terrible
00:25:08ce que fait la drogue
00:25:09qu'il faut un truc radical, oui.
00:25:11Envoyant l'armée,
00:25:12peut-être que ce sera plus rassurant
00:25:13pour tout le monde
00:25:14et que ce sera plus sécurisé.
00:25:16Exactement.
00:25:16Il faut une solution
00:25:17parce que tous les jours
00:25:18on perd quelqu'un
00:25:19ce n'est pas normal.
00:25:20Une idée évoquée déjà
00:25:21en 2012 par Samia Ghali,
00:25:23l'ancienne maire socialiste
00:25:25des 15 et 16e arrondissements
00:25:26de Marseille,
00:25:27faisait cette proposition
00:25:28après un été particulièrement meurtrier
00:25:31dans les quartiers nord de la ville.
00:25:32Face aux engins de guerre
00:25:33utilisés par les réseaux,
00:25:34il n'y a que l'armée
00:25:35qui puisse intervenir
00:25:36pour désarmer les dealers d'abord
00:25:37et puis pour bloquer l'accès
00:25:39des quartiers aux clients
00:25:40comme en temps de guerre
00:25:41avec des barrages.
00:25:42L'armée, elle,
00:25:43combat déjà
00:25:44les trafics de drogue.
00:25:45La Marine nationale
00:25:46mène des missions
00:25:47d'interception
00:25:47et des saisies en mer.
00:25:48Mais intervenir
00:25:50dans les quartiers
00:25:50demande des compétences différentes.
00:25:53Les armées
00:25:53sont entraînées
00:25:54à faire la guerre.
00:25:55Elles ne sont pas entraînées
00:25:55à faire des missions de police.
00:25:57Donc si elles devaient
00:25:58intervenir
00:25:59dans ce type d'affaires,
00:26:00ça serait
00:26:00évidemment
00:26:01en soutien
00:26:02logistique
00:26:03ou en soutien
00:26:04dans tous les sens du terme
00:26:06des forces de police
00:26:06et de gendarmerie.
00:26:07Il faut simplement
00:26:08bien prendre
00:26:10conscience
00:26:11de ceux qui savent faire
00:26:12et de ceux
00:26:13qui ne savent pas faire.
00:26:14Depuis 2021,
00:26:16le ministère de l'Intérieur
00:26:17a choisi
00:26:17de développer
00:26:18des CRS
00:26:19nouvelle génération.
00:26:20Plus mobile
00:26:21et disponible
00:26:21en permanence
00:26:22pour intervenir
00:26:23face aux violences urbaines.
00:26:25L'armée
00:26:25sur le terrain,
00:26:26Louis Alliot ?
00:26:27Je pense que c'est
00:26:28une fausse bonne idée,
00:26:29en tout cas pour l'instant.
00:26:30Il suffit
00:26:31de donner des ordres
00:26:32aux forces de l'ordre
00:26:33tout simplement.
00:26:34Vous savez,
00:26:34les policiers
00:26:34et les gendarmes mobiles
00:26:36quand ils viennent
00:26:37dans les quartiers,
00:26:38ils savent faire,
00:26:39ils connaissent des techniques,
00:26:40ils ont l'habitude
00:26:41si je puis dire.
00:26:42Il faut simplement
00:26:42donner les ordres
00:26:43et assumer les ordres.
00:26:45Pour démenter les trafics,
00:26:46il faut des officiers
00:26:47de police judiciaire.
00:26:49D'ailleurs,
00:26:49Maud Bréjon,
00:26:49le porte-parole du gouvernement
00:26:50a dit que ce n'est pas
00:26:51le rôle de l'armée.
00:26:52Mais non,
00:26:52ce n'est pas le rôle de l'armée.
00:26:53Oui,
00:26:53mais ce n'est pas le rôle
00:26:54de l'armée.
00:26:54Il faut faire des enquêtes
00:26:55et ils ne peuvent même
00:26:56pas interpeller.
00:26:57Oui,
00:26:57mais ça rassure.
00:26:58En fait,
00:26:58il y a un affaire
00:26:59psychologique.
00:27:00Moi,
00:27:00alors je vais vous dire
00:27:01quelque chose
00:27:04de très simple.
00:27:05Je suis comme tout le monde.
00:27:06quand je me balade
00:27:06dans les gares
00:27:07et que je vois
00:27:08des sentinelles passer,
00:27:10je trouve que ça crée
00:27:11un sentiment
00:27:12d'être rassuré.
00:27:14Voilà.
00:27:14Et je trouve que...
00:27:15Ce n'est pas des enquêtes.
00:27:17Je ne vous dis pas ça.
00:27:18Je vous dis que
00:27:18de mettre du bleu
00:27:20ou du gris,
00:27:21du vert,
00:27:23sur le...
00:27:24Le kaki,
00:27:25même.
00:27:25Le kaki sur le terrain.
00:27:26Ce n'est peut-être
00:27:26pas leur métier,
00:27:27je suis d'accord.
00:27:27Ce n'est pas leur métier.
00:27:28Mais quand on entend
00:27:29les ministres nous parler
00:27:30de guerre contre le narcotrafic,
00:27:31vous menez la guerre
00:27:32avec qui ?
00:27:33Moi,
00:27:33je me demande si,
00:27:34pour l'instant,
00:27:34on se pose la question.
00:27:35Mais si,
00:27:36on y échappera.
00:27:37Parce qu'en réalité,
00:27:38l'argent,
00:27:40les armes
00:27:40qui sont du côté
00:27:41des narcotrafiquants,
00:27:42moi,
00:27:43je me demande
00:27:43si à un moment donné,
00:27:44on ne sera pas
00:27:44dans l'obligation
00:27:45d'en venir là.
00:27:46Il faut éviter ça.
00:27:47Ce sont nos ministres
00:27:47qui parlent de guerre.
00:27:48Éric Revelle.
00:27:49Ce sont nos ministres
00:27:50qui parlent de guerre.
00:27:51Ah ben justement,
00:27:52on va en parler un instant.
00:27:53Vous étiez,
00:27:54j'imagine,
00:27:54au Congrès des maires,
00:27:55vous étiez dans la salle
00:27:56lorsque M. Mandon a parlé.
00:27:57Non,
00:27:57je n'y étais pas.
00:27:58Ah bon ?
00:27:59Non.
00:27:59Vous étiez où ?
00:28:00C'était le Congrès des maires ?
00:28:04Oui,
00:28:04mais le Congrès,
00:28:04vous savez,
00:28:05c'est grand.
00:28:05Il n'y a plus
00:28:06de choses à faire.
00:28:07Il y a combien de maires
00:28:08aujourd'hui en France ?
00:28:0935 000.
00:28:1035 000 ?
00:28:11Perpignan,
00:28:12c'est la quantième ville
00:28:13de France ?
00:28:1435e.
00:28:15Combien d'habitants
00:28:15à Perpignan ?
00:28:16123 000.
00:28:17Bon.
00:28:19M. Mandon,
00:28:19on sait ce qu'il a dit.
00:28:20Donc,
00:28:21c'est le chef d'état-major
00:28:23des armées.
00:28:25On a le sentiment
00:28:25qu'il y a eu un peu
00:28:26de rétro-pédalage hier.
00:28:27André Valigny,
00:28:28pourquoi vous faites l'amour ?
00:28:30Non,
00:28:30parce qu'il n'y a pas
00:28:31eu de rétro-pédalage
00:28:32sur la forme.
00:28:33Il n'a pas à dire ça
00:28:34au Congrès des maires
00:28:36et ce n'est peut-être
00:28:36pas à lui de le dire.
00:28:37Mais sur le fond,
00:28:38il n'a rien dit de nouveau.
00:28:39On sait que la Russie
00:28:40peut attaquer un état balte
00:28:41et qu'il faudra aller
00:28:42aider les états baltes
00:28:43à résister.
00:28:44Est-ce que vous trouvez,
00:28:45parce qu'on était
00:28:45avec Ségolène Royal hier
00:28:46et on va réécouter
00:28:47ce qu'elle disait,
00:28:48est-ce que vous trouvez
00:28:49que c'est un message
00:28:50à donner aux Français ?
00:28:51Moi,
00:28:51il y a des jeunes gens
00:28:52qui ont entre 25 et 30 ans
00:28:53qui nous écoutent peut-être.
00:28:54Ils ont peut-être envie
00:28:55de faire des enfants.
00:28:56Vous allez leur dire
00:28:57il y a la guerre dans 3 ans ?
00:28:59Non mais alors...
00:28:59Mais sérieusement,
00:29:00vous trouvez que c'est amusant,
00:29:01Pascal ?
00:29:01Et puis vous n'avez pas
00:29:02de défiance parfois
00:29:04sur l'instrumentalisation
00:29:05possible de cela ?
00:29:06Non,
00:29:06parce que moi je suis
00:29:07beaucoup plus naïf que vous
00:29:08d'abord,
00:29:09donc je ne pense pas
00:29:09que ce soit une instrumentalisation
00:29:11et puis alors vous êtes...
00:29:12Vous ne méfiez jamais
00:29:13vous de la parole politique.
00:29:14Un petit peu,
00:29:15mais vous êtes le premier,
00:29:16Pascal,
00:29:16à dire qu'il faut dire
00:29:17la vérité aux Français,
00:29:18c'est que CNews dit toujours
00:29:19la vérité.
00:29:20Le SEMA,
00:29:21le chef d'état-major,
00:29:22il a dit la vérité.
00:29:23La Russie est une puissance
00:29:24agressive qui peut un jour
00:29:26non seulement attaquer l'Ukraine,
00:29:27ça a été fait,
00:29:28mais attaquer les Pays-Bas,
00:29:29tout la Moldavie
00:29:29et l'OTAN nous obligera
00:29:31à intervenir,
00:29:31c'est tout.
00:29:32D'ailleurs,
00:29:32le général Clermont
00:29:33qui était ce matin
00:29:34dans la matinale
00:29:35de Romain Desarbres
00:29:36a dit la même chose.
00:29:37Le général Dutartre
00:29:38qui était sur ce plateau
00:29:39chez Laurent Ferrand
00:29:40a dit la même chose.
00:29:42Tous les gens qui connaissent
00:29:42un peu le sujet
00:29:43de la géopolitique
00:29:44disent qu'il faut se préparer.
00:29:46Il a parlé de force d'âme.
00:29:50Moi, je suis frappée.
00:29:51Je viens d'un pays,
00:29:52j'étais en Israël
00:29:53la semaine dernière,
00:29:54où effectivement,
00:29:54les gens voient leurs enfants mourir
00:29:56et ils aiment leurs enfants aussi.
00:29:58Donc,
00:29:58dès qu'on met le mot enfant
00:29:59dans une phrase,
00:30:00surtout avec guerre,
00:30:01plus personne ne pense.
00:30:02Bien sûr que personne ne veut
00:30:03que ses enfants aillent mourir.
00:30:04La question,
00:30:05oubliez la Russie.
00:30:07Est-ce qu'on peut dire aux gens
00:30:08que peut-être,
00:30:09il y a des choses
00:30:10qui mériteront un jour
00:30:11qu'on meurt pour elles
00:30:12sans obtenir un festival ?
00:30:14Si vous voulez,
00:30:14de protestation
00:30:16et de complotisme.
00:30:17Ce n'était pas digne
00:30:18ce qu'a dit Ségolène Royal.
00:30:19Vous voulez le repasser ?
00:30:20Pardon.
00:30:20Oui,
00:30:21on va le repasser.
00:30:22Pourquoi vous dites
00:30:22que ce n'est pas digne ?
00:30:23Parce que
00:30:24que Ségolène Royal
00:30:26vienne nous expliquer
00:30:28qu'Emmanuel Macron
00:30:29fait dire ça
00:30:30au chef d'état-major
00:30:30des armées.
00:30:31En plus,
00:30:32c'est vraiment le mépriser
00:30:33alors que c'est quand même
00:30:34quelqu'un de respectable.
00:30:36Plus juste,
00:30:36parce qu'il veut revenir...
00:30:38Excusez-moi,
00:30:39j'ai le droit, pardon.
00:30:39Vous ne pensez pas
00:30:40une seconde
00:30:40que le chef d'état-major
00:30:42parle sans avoir
00:30:42mais si vous me laissiez
00:30:44finir ma phrase,
00:30:45vous n'auriez pas mal compris.
00:30:47Je veux dire
00:30:47que penser qu'Emmanuel Macron
00:30:50fait ça
00:30:50pour rester au pouvoir,
00:30:52provoquer une guerre
00:30:53et rester au pouvoir,
00:30:54franchement,
00:30:55je trouve ça indigne
00:30:56et surtout,
00:30:56je suis très inquiète
00:30:57parce que ce que j'entends,
00:30:58ce n'est pas
00:30:59qu'on ne veut pas
00:31:00aller mourir pour la Russie
00:31:01ou pour...
00:31:02Georges Fenech !
00:31:03Ce que j'entends,
00:31:03c'est qu'on ne veut mourir
00:31:04pour rien.
00:31:04Je vais faire preuve
00:31:05d'indignité,
00:31:06ma chère.
00:31:06Georges Fenech.
00:31:07Je vais faire preuve moi-même
00:31:08d'indignité.
00:31:09Je partage entièrement
00:31:10la perception
00:31:11de Ségolène Royal.
00:31:12Et je le partage...
00:31:13Alors, je retire indignité.
00:31:14Si c'est vous aussi,
00:31:15je retire indignité.
00:31:16Moi, je ne fais pas ce procès
00:31:18au président de la République.
00:31:19Mais permettez-moi
00:31:20de le faire.
00:31:20Je ne fais pas ce procès.
00:31:21Je n'y fais pas le procès
00:31:23de vouloir engager une guerre
00:31:25pour rester au pouvoir.
00:31:26Écoutez,
00:31:26ça fait à plusieurs reprises.
00:31:27Je suis désolé de vous le dire.
00:31:28Ça fait à plusieurs reprises.
00:31:30On nous envoie
00:31:30des kits de survie.
00:31:31On nous parle de patriotisme.
00:31:33On envoie les différents scéliens.
00:31:34C'est très mal
00:31:34de parler de patriotisme.
00:31:36Il y a une sorte
00:31:36de vingt ans de guerre
00:31:37chez le président
00:31:38qui, moi, m'inquiète.
00:31:39Alors, ça, c'est autre chose.
00:31:40Et aujourd'hui, on nous dit...
00:31:40Non, mais ça, c'est autre chose.
00:31:41Oui, mais ça permettrait
00:31:42d'engager 2027.
00:31:43Oui, je suis défiant.
00:31:45Je sais qu'on nous raconte
00:31:46parfois des cracks.
00:31:47Je fais attention, etc.
00:31:49Mais je n'ai pas
00:31:50une opinion figée.
00:31:52Je n'imagine pas
00:31:52que le président de la République
00:31:53veuille déclarer une guerre
00:31:56pour...
00:31:56Vous avez reçu votre kit de survie ?
00:31:58Je n'ai reçu rien.
00:31:59Mais vous n'avez même pas compris.
00:32:01Pardonnez-moi.
00:32:01On ne le reçoit pas,
00:32:02le kit de survie.
00:32:03C'est à vous.
00:32:04Pas du tout,
00:32:05c'est à vous de le faire.
00:32:06Ah, il faut le confectionner.
00:32:07Attends, ils ne vont pas
00:32:07vous envoyer vos bouteilles.
00:32:08Non, mais d'accord.
00:32:09Il n'y a plus d'argent.
00:32:10C'est à vous.
00:32:11Le kit de survie.
00:32:11Vous n'avez rien.
00:32:12Vous avez reçu le mode d'emploi.
00:32:13Ah, ben oui,
00:32:14on a changé le mode d'emploi.
00:32:15Vous avez pris votre lampe de poche.
00:32:15C'est comme les masques.
00:32:17Mais la lampe de poche,
00:32:18c'est idiot.
00:32:18La lampe de poche,
00:32:19elle est sur le smartphone.
00:32:20Oui, mais vous n'avez plus
00:32:21d'électricité.
00:32:22Bon, les bouches...
00:32:23Louis Alliot.
00:32:33Est-ce que vous imaginez
00:32:36l'impact qu'une décision
00:32:38comme ça peut avoir ?
00:32:38Non seulement sur l'économie
00:32:40du pays.
00:32:41Parce que du coup,
00:32:42les gens vont avoir peur
00:32:42économiser.
00:32:44Ça va figer un impact
00:32:46économique considérable.
00:32:47Un impact sur l'anxiété
00:32:49de la nouvelle génération.
00:32:50C'est ça l'objectif du pays ?
00:32:52C'est de nous projeter
00:32:53dans une guerre imaginaire ?
00:32:55Le rôle de la France,
00:32:57le rôle de la France,
00:32:58c'est d'être
00:32:59une puissance de paix.
00:33:00Nous sommes au Conseil
00:33:01de sécurité de l'ONU.
00:33:02Ce n'est pas la voie de la France
00:33:03qui peut anticiper
00:33:04ou prévoir des guerres.
00:33:06Et d'ailleurs,
00:33:07c'est tellement cousu
00:33:08de fil blanc.
00:33:09Vous savez ce que disait
00:33:09Machiavel,
00:33:10c'est qu'un leader faible
00:33:11rêve de se transformer
00:33:13en chef de guerre.
00:33:14C'est ça qui est en train
00:33:15de se passer.
00:33:16Et ça, il ne faut pas
00:33:17l'accepter.
00:33:18Tous les deux,
00:33:18on est raccord.
00:33:18Pour maintenir un peuple
00:33:21dans l'obéissance
00:33:21et le silence,
00:33:23inventez-lui un ennemi.
00:33:25Faites-lui peur
00:33:26et dénoncez ceux
00:33:27qui veulent la paix
00:33:28comme des antipatriotes
00:33:29et des ennemis de la patrie.
00:33:31On y est.
00:33:32Un leader faible
00:33:33rêve de se transformer
00:33:34en chef de guerre
00:33:35et qui déclenche une guerre
00:33:36pour éviter des troubles intérieurs
00:33:38finit toujours
00:33:39par accélérer
00:33:40sa propre perte.
00:33:42Donc là,
00:33:42il y a deux hypothèses.
00:33:43Soit Emmanuel Macron,
00:33:45qui au terme de la Constitution
00:33:47est chef des armées,
00:33:48était au courant
00:33:49de la déclaration.
00:33:50À ce moment-là,
00:33:51il doit s'expliquer.
00:33:52Soit il n'était pas au courant
00:33:54et à ce moment-là,
00:33:55le chef d'état-major
00:33:56doit démissionner.
00:33:57La France,
00:33:57elle doit être acteur de paix
00:33:59et pas acteur de guerre.
00:34:01Et c'est le contraire
00:34:02qui est en train de se passer
00:34:03pour semer la pagaille,
00:34:05peut-être pour se dire
00:34:05mais finalement,
00:34:06si la France entre en guerre,
00:34:07il n'y aura pas
00:34:07d'élection présidentielle.
00:34:09Donc si c'est ça
00:34:10le rêve inconscient
00:34:11d'Emmanuel Macron,
00:34:13il doit rendre des comptes
00:34:14et venir s'expliquer.
00:34:16Et l'Assemblée nationale
00:34:18doit se saisir de ce problème
00:34:19pour savoir exactement
00:34:20ce qui se passe.
00:34:21On n'a pas le droit
00:34:22de faire peur
00:34:23à une nation tout entière.
00:34:25Elle lise et la sienne.
00:34:28Mais est-ce que vous la partagez
00:34:29ou est-ce qu'au contraire,
00:34:30vous n'êtes pas d'accord avec elle ?
00:34:31Alors, je suis à moitié d'accord avec elle.
00:34:33Le début est pas mal,
00:34:34la fin est complètement loufoque.
00:34:35Mais le début,
00:34:36c'est de dire
00:34:37on gouverne par la peur.
00:34:39C'est vrai,
00:34:40ce n'est pas la première fois.
00:34:41Ça fait déjà
00:34:42une dizaine d'années
00:34:43qu'on gouverne par la peur.
00:34:45Il y a eu les gilets jaunes,
00:34:46on a fait croire qu'eux.
00:34:47Il y a eu le Covid,
00:34:48on a fait croire qu'eux.
00:34:49Et il y a la guerre en Ukraine,
00:34:50on a fait croire qu'eux.
00:34:51Même si la menace est réelle,
00:34:52il ne faut pas quand même
00:34:53se leurrer
00:34:53et voir les choses en face.
00:34:56Reste le fond
00:34:56de ce qu'a dit le général,
00:34:58le chef d'état-major.
00:34:59Sur la grandeur d'âme,
00:35:01mais surtout,
00:35:02qui a désarmé moralement
00:35:03le pays depuis 30 ans ?
00:35:05Il est évident
00:35:06que quand on est un pays
00:35:06comme la France,
00:35:08qu'on a connu 14-18,
00:35:09qu'on a connu 39-45,
00:35:12la résistance,
00:35:13la déportation,
00:35:14l'Indochine,
00:35:15l'Algérie,
00:35:17toute la jeunesse
00:35:18devrait avoir confiance
00:35:19qu'on peut mourir
00:35:20pour son pays
00:35:21et que s'il faut le faire,
00:35:23pour sauver le pays,
00:35:24il faut le faire.
00:35:25Mais ça,
00:35:25ce sentiment-là,
00:35:27aujourd'hui,
00:35:28il est très absent,
00:35:29il faut bien le dire,
00:35:30non seulement des journaux,
00:35:31des médias en général
00:35:32et de la conscience nationale.
00:35:34Dans tout l'Occident,
00:35:35Louis Alliot.
00:35:35C'est vrai aux Etats-Unis,
00:35:37c'est vrai en Angleterre,
00:35:38c'est vrai dans tous les pays
00:35:39d'y développer
00:35:40qui vivent effectivement
00:35:41en paix depuis 50 ans.
00:35:42Moi, aux Etats-Unis.
00:35:43Avec les droits individuels.
00:35:45Ça me supprime.
00:35:46C'était aussi le devoir
00:35:47de l'école de le faire.
00:35:49Moi, je me souviens,
00:35:50quand on était gamins,
00:35:51on allait le 11 novembre
00:35:52devant les monuments aux morts
00:35:53et on avait conscience des choses.
00:35:55Aujourd'hui,
00:35:55est-ce que ça se fait ?
00:35:56Pas beaucoup.
00:35:57Non, mais je suis d'accord.
00:35:58C'est vraiment des choses simples.
00:35:59Oui, mais le service national,
00:36:01c'est Jacques Chirac
00:36:01qui l'a...
00:36:02Et sans doute,
00:36:03est-ce une erreur
00:36:03rétrospectivement ?
00:36:05Sans doute.
00:36:05C'est juste que Louis Alliot,
00:36:07à force d'avoir effondré
00:36:08le roman national,
00:36:09d'avoir caché notre histoire
00:36:10et tout ça,
00:36:10aujourd'hui,
00:36:11vous avez des jeunes qui...
00:36:12Moi, il y a un point
00:36:12sur lequel je suis tout à fait d'accord
00:36:14avec le Ségolène Royal.
00:36:15C'est ce qui est dit sur...
00:36:16Ça va vous sembler un peu aride,
00:36:17sur l'économie.
00:36:18Parce qu'en fait,
00:36:19il se tire une balle dans le pied.
00:36:20Il se tire une balle dans le pied.
00:36:21Le chef d'état-major
00:36:22sans doute poussé
00:36:23par le président de la République.
00:36:24Pourquoi ?
00:36:25Parce qu'en fait,
00:36:25les gens vont tellement être anxieux
00:36:27qu'ils vont beaucoup moins,
00:36:27évidemment, consommer.
00:36:29Et donc, ça va avoir des implications
00:36:30sur la croissance
00:36:30et sur le chômage.
00:36:31Or, le dernier objectif
00:36:33du président de la République,
00:36:34vous vous en souvenez, Pascal ?
00:36:35C'est de dire
00:36:35qu'on aura un chômage
00:36:36à 5% en 2027.
00:36:37C'est fini.
00:36:38Parce que là,
00:36:38les Français,
00:36:39qu'est-ce qu'ils vont faire ?
00:36:40Ils vont stocker,
00:36:41ils vont se recroqueviller
00:36:42sur eux-mêmes,
00:36:43ils vont avoir peur de la guerre.
00:36:44Moi, je pense que c'est une erreur
00:36:45d'avoir fait ce message,
00:36:46mais enfin,
00:36:47en tout cas,
00:36:48c'est pas M. Mandon
00:36:49de le faire,
00:36:50c'est ou au président de la République
00:36:51de le dire,
00:36:53mais pas de cette manière-là.
00:36:54Le mot enfant dans la phrase,
00:36:56évidemment que le mot enfant,
00:36:57il pouvait dire les choses différemment.
00:36:59Il y a une menace
00:37:00qui existe de la Russie,
00:37:04cette menace,
00:37:05nous la prenons en compte
00:37:05et effectivement,
00:37:06nous sommes vigilants
00:37:07et puis un jour,
00:37:08peut-être,
00:37:09on peut répondre.
00:37:10Mais à partir du moment
00:37:11où vous commencez à dire
00:37:12attention,
00:37:13il faut que vos enfants
00:37:14soient prêts pour mourir,
00:37:15là,
00:37:16tu...
00:37:16Et les enfants de ce qui sont morts,
00:37:18c'était pas les enfants de personne
00:37:19quand même.
00:37:21André Valigny,
00:37:21vous passez une heure tranquille,
00:37:23André,
00:37:23aujourd'hui.
00:37:24Oui, c'est vrai,
00:37:24vous me ménagez aujourd'hui.
00:37:26C'est parce que vous avez
00:37:27la une de l'Ibê,
00:37:28vous êtes de bonne humeur,
00:37:28c'est pour ça.
00:37:29Ça vous rend gentil ?
00:37:30Oh, je suis jalouse.
00:37:32Non, mais comment dire,
00:37:33on pourra en parler tout à l'heure.
00:37:34Je vous dis,
00:37:34c'est très intéressant.
00:37:36Qu'est-ce qui est intéressant
00:37:37dans la période
00:37:38que nous vivons ?
00:37:39C'est le réel.
00:37:41Voilà.
00:37:42Oui.
00:37:42C'est le réel.
00:37:43quand je dis que certains
00:37:45ne veulent pas le voir.
00:37:47Alors, évidemment,
00:37:47c'est facile d'attaquer ces news
00:37:50et votre serviteur.
00:37:52Et c'est comme si,
00:37:53au fond,
00:37:54ce qu'ils nous disent,
00:37:55c'est que c'est nous
00:37:56qui influençons le réel
00:37:58ou le déformons
00:38:00à des fins d'extrême droite.
00:38:02En l'occurrence,
00:38:04M. Alliot,
00:38:04qui est considéré
00:38:05comme un leader d'extrême droite
00:38:06par libération.
00:38:08Évidemment que ce n'est pas cela.
00:38:11Évidemment que ce n'est pas cela.
00:38:12D'ailleurs,
00:38:12vous êtes sur ce plateau.
00:38:13Si vous pensez
00:38:13que j'étais un homme
00:38:14d'extrême droite,
00:38:14vous ne viendriez pas ?
00:38:15Non, non,
00:38:16mais c'est ce que je dis
00:38:16à mes amis de gauche.
00:38:17Je peux dire ce que je veux
00:38:18sur ce plateau,
00:38:19même si je suis parfois
00:38:20un peu seul.
00:38:21Mais vous dites que ces news,
00:38:23vous dites que ces news
00:38:24et vous en particulier,
00:38:26donnez à voir la réalité.
00:38:28C'est une réalité,
00:38:29pas toutes les réalités.
00:38:31Vous avez un prisme aussi.
00:38:32Lequel ?
00:38:33Celui de l'islam,
00:38:34de l'immigration,
00:38:35de la sécurité.
00:38:36Islam,
00:38:36immigration et sécurité.
00:38:37C'est un choix.
00:38:38C'est comme des idées
00:38:39qui intéressent les Français aujourd'hui.
00:38:40Oui, mais il n'y a pas
00:38:41que ces sujets
00:38:42qui intéressent les Français.
00:38:43André, vous avez soutenu
00:38:45vous et vos amis
00:38:46et Libération en premier
00:38:47et Jean-Paul Sartre
00:38:47qui s'est à peu près gouré sur tout.
00:38:49On a enterré Raymond Aron
00:38:50qui a eu à peu près raison sur tout
00:38:52au principe que la gauche
00:38:54tenait la table du débat.
00:38:57Il fallait...
00:38:57Voilà.
00:38:58Donc en réalité,
00:38:59tout ça,
00:38:59c'est un juste retour des choses.
00:39:02C'est en train de s'inverser.
00:39:02Mais vous avez raison,
00:39:03Eric,
00:39:03c'est la seule chose que dit.
00:39:04La seule chose que dit André.
00:39:05Mais attendez,
00:39:07c'est parler André Valigny.
00:39:08Je ne dis pas
00:39:09qu'il ne faut pas parler
00:39:10d'islam,
00:39:10d'immigration,
00:39:11et d'insécurité.
00:39:12Mais il ne faut pas parler
00:39:13que de ça.
00:39:13Et vous trouvez
00:39:14que je ne vous parle que de ça
00:39:15dans notre émission ?
00:39:16On en parle beaucoup.
00:39:16Depuis, par exemple,
00:39:179h,
00:39:17on a parlé de ça ?
00:39:18Ce matin.
00:39:19Ah oui,
00:39:19c'est toujours pareil.
00:39:21En fait,
00:39:21c'est toujours pareil.
00:39:22Mais on est sur la longueur.
00:39:23Oui,
00:39:23mais c'est toujours pareil.
00:39:24C'est-à-dire que moi,
00:39:25je passe mon temps
00:39:26et j'étais à Cadrien-Franc.
00:39:27J'ai passé un temps fou
00:39:29avec ce journaliste.
00:39:30Moi aussi.
00:39:30Et que vraiment,
00:39:31j'ai apprécié en plus
00:39:32parce qu'il n'a eu
00:39:33aucune médiocrité,
00:39:34ce qui n'est pas le cas
00:39:34de tout le monde.
00:39:36Je passe mon temps
00:39:37à essayer
00:39:38de me justifier
00:39:39ou de convaincre
00:39:40les uns et les autres.
00:39:41Et il nous reproche
00:39:42des choses
00:39:42qu'on ne dit même pas
00:39:43et qu'on ne pense même pas.
00:39:45Et quand vous me dites,
00:39:46vous,
00:39:46vous parlez d'immigration
00:39:47et d'islam en permanence,
00:39:49je vous dis,
00:39:49ce matin,
00:39:50depuis 9h,
00:39:50ah non,
00:39:51pas ce matin.
00:39:52Mais j'en parle tout le temps,
00:39:53toujours,
00:39:54en permanence,
00:39:54mais sauf ce matin.
00:39:55Non,
00:39:55mais ce matin,
00:39:56on a commencé
00:39:56il y a 3 quarts d'heure,
00:39:57il y a eu Darmanin
00:39:58pendant un quart d'heure,
00:39:59après on a parlé
00:39:59du chef d'état-major
00:40:00des armées,
00:40:01de la Russie.
00:40:02Mais parce qu'en fait,
00:40:02vous pouvez prendre
00:40:03toute l'antenne
00:40:04depuis lundi matin
00:40:06et puis vous me direz
00:40:07combien de fois
00:40:07on en a parlé de ça.
00:40:08D'accord.
00:40:09Voilà.
00:40:09Parce qu'en fait,
00:40:10personne ne fait ce travail-là.
00:40:11Et puis il faut en parler.
00:40:12Mais bien sûr,
00:40:13il faut en parler.
00:40:14Le sentiment d'insécurité.
00:40:15Mais il faut en parler
00:40:16par exemple.
00:40:17Mais le Rassemblement National,
00:40:18on va en parler un instant,
00:40:19parce que Louis Alliot,
00:40:20il n'a le droit
00:40:20qu'il y a 12 minutes
00:40:21avec l'ARCOM.
00:40:22Là,
00:40:22on va parler de,
00:40:24comment dire,
00:40:26le pouvoir d'achat
00:40:27des Français.
00:40:27Je peux dire une phrase
00:40:29là-dessus ou pas ?
00:40:30Avec vous.
00:40:30Comment ?
00:40:31Je parle qu'on parle
00:40:31trop de foot
00:40:32et pas assez de rugby.
00:40:34Est-ce que je peux juste dire une phrase ?
00:40:35Non, vous ne pouvez pas
00:40:35parce que c'est Louis Alliot,
00:40:36il reste 10 minutes.
00:40:38En revanche,
00:40:38je voudrais qu'on parle juste
00:40:39de, comment dire ?
00:40:41Mais Louis Alliot est là pour ça.
00:40:43Elisabeth,
00:40:43je vous vois en train d'être en colère.
00:40:44Non, non,
00:40:44ce n'est pas à vous
00:40:45que je parle.
00:40:45Bon, Louis Alliot.
00:40:47Voilà,
00:40:48je veux qu'on parle des bouteilles d'eau
00:40:49parce que vous êtes les seuls
00:40:49à être montés au créneau hier
00:40:51sur les bouteilles d'eau.
00:40:57Là, ce n'est pas immigration,
00:40:58là, ce n'est pas islam.
00:40:59Là, c'est le pouvoir d'achat.
00:41:00Très bien.
00:41:00C'est un sujet important.
00:41:01Alors, mais,
00:41:02enfin, on est chez les fous.
00:41:03C'est un sujet important.
00:41:04On est chez les dingues
00:41:05dans ce pays.
00:41:06Ils ont augmenté
00:41:07la TVA sur des bouteilles d'eau.
00:41:09Oui, j'ai vu ça.
00:41:10C'est un amendement.
00:41:10C'est un amendement.
00:41:11On a quoi de rupler
00:41:13la TVA sur des bouteilles d'eau ?
00:41:14À l'Assemblée nationale hier.
00:41:16À l'Assemblée nationale.
00:41:17Ça prouve qu'on est
00:41:18dans un monde
00:41:18complètement fou
00:41:19et que dans la situation actuelle,
00:41:23certains font prévaloir
00:41:24des préférences pour le coup
00:41:27moitié environnementales,
00:41:29moitié économiques
00:41:29qui nuisent évidemment
00:41:31non seulement au pouvoir d'achat
00:41:32mais à l'économie en général.
00:41:33C'est évident.
00:41:34Alors, écoutez,
00:41:35c'est Mme Véronique Riotton
00:41:36qui est Europe...
00:41:40Non, elle est du camp macroniste.
00:41:42Oui, oui.
00:41:42Elle est bloc central.
00:41:43Oui, oui.
00:41:43Elle est bloc central,
00:41:44Mme Riotton.
00:41:45Et alors, elle a découvert
00:41:47qu'il y a des bouteilles en plastique
00:41:48et c'est le truc le plus important.
00:41:49C'est pas que l'eau.
00:41:50Parce que, attention,
00:41:50c'est toutes les bouteilles en plastique
00:41:51sauf le lait.
00:41:52Et c'est une directive européenne
00:41:53en réalité.
00:41:54Mais vous avez parfaitement raison.
00:41:56Elle le dit d'ailleurs,
00:41:56Mme Riotton.
00:41:57On va l'écouter.
00:41:58Stop aux bouteilles à usage unique.
00:42:00Voilà.
00:42:00Voilà, ça c'est son...
00:42:01Même les sodas...
00:42:02Chacun a les combats qu'il veut.
00:42:04Bon, écoutons Mme Riotton
00:42:05que je ne connaissais pas.
00:42:08En matière de TVA,
00:42:10je voudrais parler
00:42:11de la lutte contre
00:42:13le plastique à usage unique.
00:42:15Tout le monde s'accorde
00:42:16à vouloir sortir
00:42:18du plastique à usage unique
00:42:19au plus tôt.
00:42:21On l'a mis
00:42:21dans plusieurs objectifs.
00:42:24La loi AGEC
00:42:24pour sortir du plastique
00:42:25à usage unique
00:42:26à l'horizon 2040.
00:42:28Dans le décret 3R,
00:42:29on a posé l'objectif
00:42:30de réduire
00:42:31de 20%
00:42:32les emballages
00:42:33plastiques à usage unique
00:42:34par rapport à 2018
00:42:35et de supprimer
00:42:36les emballages plastiques
00:42:37à usage unique
00:42:37inutiles
00:42:38d'ici la fin 2025.
00:42:40L'Europe, elle,
00:42:42nous ordonne
00:42:42d'ici 2029
00:42:43un taux de collecte
00:42:44des bouteilles plastiques
00:42:45de 90%.
00:42:47Tout ça,
00:42:48ce sont des dispositifs
00:42:49pour mieux gérer
00:42:50la gestion des déchets,
00:42:52notamment les bouteilles plastiques.
00:42:54Résultat,
00:42:55la réalité,
00:42:56c'est qu'on n'y est pas.
00:42:57On a toujours plus
00:42:58de bouteilles
00:42:59qui sont mises
00:43:00sur le marché.
00:43:01Or,
00:43:02l'État,
00:43:02avec la TVA
00:43:03taux réduit
00:43:04sur les boissons
00:43:04non alcoolisées
00:43:05et l'eau,
00:43:06perd de l'argent
00:43:06et ne contribue pas
00:43:08à changer
00:43:08les comportements.
00:43:09Mon premier amendement,
00:43:11c'est donc
00:43:11la suppression
00:43:12du taux réduit
00:43:13sur les bouteilles plastiques
00:43:15et les autres matières
00:43:16à usage unique
00:43:17qui contiennent l'eau
00:43:18et les poissons
00:43:19non alcoolisées
00:43:20hors le lait.
00:43:21Et mon second
00:43:21est un amendement
00:43:22de repli
00:43:23ciblant uniquement
00:43:24les petits formats
00:43:25de moins de 50 cl.
00:43:27Je vous remercie.
00:43:28Alors,
00:43:28Marine Le Pen a dit
00:43:29que les LR,
00:43:29la gauche et les Macronistes
00:43:30viennent de voter
00:43:30le quadruplement
00:43:31de la TVA
00:43:32sur l'eau en bouteille.
00:43:32Nous réclamons
00:43:33une deuxième délibération.
00:43:34Ce à quoi
00:43:35la droite républicaine
00:43:36n'a répondu
00:43:36c'est pas vrai du tout.
00:43:37Les députés LR ont évidemment
00:43:39voté contre cette hausse
00:43:40de TVA
00:43:40sur les bouteilles d'eau.
00:43:41Donc là,
00:43:42je ne sais pas
00:43:42qui a raison
00:43:43ou qui a tort.
00:43:45Et puis,
00:43:45il y a quelqu'un
00:43:46qu'on avait reçu
00:43:46la semaine dernière,
00:43:47je crois que c'était
00:43:48dans la matinale
00:43:48de ces news,
00:43:49qui s'appelle
00:43:49Joseph Tailleufé
00:43:50qui a écrit
00:43:51scandale.
00:43:52Les députés ont voté
00:43:53une hausse de la TVA
00:43:54sur les eaux
00:43:54et boissons non alcoolisées,
00:43:55les produits les plus
00:43:56consommés par les Français
00:43:57en France,
00:43:58même restés sobres,
00:43:59finis par coûter cher.
00:44:01Et Joseph Tailleufé,
00:44:02il est responsable
00:44:05de Plastalliance,
00:44:07figurez-vous.
00:44:08Il est secrétaire général
00:44:09de Plastalliance,
00:44:12donc qui est un organisme,
00:44:14sans doute,
00:44:15qui défend les consommateurs.
00:44:17De plastique.
00:44:18Je pense que c'est plutôt
00:44:19un lobby en faveur du plastique.
00:44:21Oui, Plastalliance.
00:44:23C'est un lobby du plastique.
00:44:23Bien sûr, bien sûr.
00:44:25Un lobby,
00:44:25je ne sais pas
00:44:26si c'est le bon mot.
00:44:27Ce qui m'en frappe,
00:44:28c'est la commission ordonne.
00:44:31On est le petit chien
00:44:32qui ne s'appelle plus
00:44:33Souveraineté nationale,
00:44:34qui s'appelle
00:44:34Souveraineté européenne.
00:44:35La commission ordonne
00:44:36qu'on transpose cette directive.
00:44:38En fait,
00:44:38c'est une transposition de directive.
00:44:39Et comme on est
00:44:40les champions du monde
00:44:41des transpositions de directive,
00:44:42en fait,
00:44:42on a des députés,
00:44:43pardonnez-moi,
00:44:44on a des députés
00:44:45qui viennent se coucher
00:44:46au pied de la commission.
00:44:48Quand on ordonne,
00:44:49on s'exécute.
00:44:50C'est exactement
00:44:50ce que nous disent ces députés.
00:44:52Moi, je suis scandalisé,
00:44:53pardonnez-moi.
00:44:53Alors, Plastalliance,
00:44:54vous avez raison,
00:44:55je me suis trompé,
00:44:55c'est le syndicat
00:44:56représentatif
00:44:57de la plasturgie composite,
00:44:59soutien au recyclage
00:45:00de plastique
00:45:01et au bioplastique.
00:45:03Voilà,
00:45:03Plastalliance,
00:45:04vous avez parfaitement raison.
00:45:05Excusez-moi.
00:45:06Que dites-vous ?
00:45:07Ça y est,
00:45:08j'ai dit.
00:45:09Parce qu'André Valigny
00:45:10me fait toujours remarquer
00:45:10que j'ai dit
00:45:10pardonnez-moi.
00:45:12Pardonnez-moi.
00:45:12Pascal Prost.
00:45:14Louis Aliot,
00:45:14vous aviez 12 minutes
00:45:16et c'est le temps
00:45:16de l'Arcom.
00:45:20Vous pouvez vous présenter
00:45:22à l'élection.
00:45:24La dernière fois,
00:45:25mais vous êtes sous la menace
00:45:26d'une possibilité
00:45:27d'inéligibilité.
00:45:28Plus tard.
00:45:29D'inéligibilité, peut-être.
00:45:31Bon.
00:45:32Merci d'être venu.
00:45:33C'est une fonction d'innocence.
00:45:34Oui, bien sûr.
00:45:35Merci d'être venu
00:45:36sur ce plateau
00:45:37pour évoquer
00:45:38tous ces thèmes
00:45:39d'actualité.
00:45:40Et puis,
00:45:40vous avez entendu
00:45:41le carillon,
00:45:42c'est vendredi,
00:45:43on aimerait être
00:45:44parfois un peu plus léger.
00:45:45Et j'avais envie
00:45:46notamment de parler
00:45:47de Franck Sinatra
00:45:47avec vous,
00:45:48puisque vous l'avez reçu
00:45:49la semaine dernière.
00:45:51Vous avez reçu
00:45:51une sausie vocale.
00:45:54Il n'a pas pu
00:45:55se déplacer.
00:45:56Mais oui.
00:45:57Et il est demain soir
00:45:57à Pleyel.
00:45:58Son sosie qui est bluffant,
00:46:00mais tant physiquement
00:46:01que la voix.
00:46:02C'est pas vrai.
00:46:03Oui.
00:46:03Vous n'allez pas
00:46:04à Pleyel demain ?
00:46:05J'adore Sinatra.
00:46:05Vous voulez y aller ?
00:46:06Je suis provincial.
00:46:07Moi, je rentre ce soir
00:46:08sur mes terres.
00:46:10Oui, mais...
00:46:11Est-ce que je suis élu local,
00:46:12moi ?
00:46:13Oui, et puis nous,
00:46:14on est loin du peuple.
00:46:15Un peu.
00:46:16Oui, écoutez, franchement.
00:46:17Vous n'avez pas
00:46:18le monopole du cœur.
00:46:19Non, non.
00:46:20Vous ne l'avez pas.
00:46:20Non, vous ne connaissez pas
00:46:21le cœur.
00:46:21J'ai un cœur, moi aussi,
00:46:23qui bat à sa mesure.
00:46:24Je touche toujours un peu.
00:46:25Bon, bref.
00:46:27Que dites-vous ?
00:46:28Qu'est-ce que vous allez
00:46:28faire ce matin ?
00:46:29Alors, ce matin,
00:46:30on sera avec Geoffroy Lejeune,
00:46:31le patron du JDD,
00:46:33pour parler de cette...
00:46:34Il chante très bien.
00:46:34Vous pourrez le faire chanter
00:46:35une petite chanson
00:46:36de Sinatra.
00:46:36Il chante très bien.
00:46:37Il est avec nous.
00:46:39Il vous entend.
00:46:40Oui, oui, oui.
00:46:40Bonjour, Pascal.
00:46:40Il a son écharpe ?
00:46:42Il a son écharpe.
00:46:44Il a son écharpe.
00:46:45C'est un homme qui a...
00:46:45Regardez, je ne sais pas.
00:46:48Il a toujours son écharpe.
00:46:49C'est un homme d'écharpe.
00:46:51C'est le Christophe Barbier
00:46:52du JDD.
00:46:53Qu'est-ce que vous voulez ?
00:46:53Exactement.
00:46:54Il a enlevé son écharpe,
00:46:55monsieur Barbier.
00:46:55Et vous avez une chanson
00:46:56préférée de Sinatra ?
00:46:57Est-ce que Sinatra,
00:46:58c'est Noël ?
00:46:59Oui, Sinatra,
00:47:00c'est le New York de légende.
00:47:02Il a dit Snow, bien sûr,
00:47:03mais moi, c'est My Way.
00:47:04Oui, bien sûr.
00:47:07Comme d'habitude.
00:47:09Voilà, c'est gosses.
00:47:10Allez-y, allez-y.
00:47:11If not himself
00:47:13Then he has not
00:47:16To say the things
00:47:20He truly feels
00:47:23And of the words
00:47:26Of one who needs
00:47:29The record shows
00:47:33I took the blow
00:47:36And did it
00:47:39My Way
00:48:13Alors, c'est formidable.
00:48:15Alors, c'était pas,
00:48:16on l'a dit tout à l'heure,
00:48:16mais il serait en prison
00:48:18aujourd'hui, Sinatra.
00:48:19Parce qu'avec ses amis
00:48:19du Rat Pack,
00:48:21avec Samy Davis Junior,
00:48:23avec Dean Martin,
00:48:25c'était des drôles de loulous.
00:48:27Oui, oui.
00:48:28Des drôles de loulous.
00:48:29Je peux vous dire,
00:48:29c'était des drôles de loulous.
00:48:30Il y a un journaliste
00:48:31qui s'appelait Nick Toshiz,
00:48:32qui avait fait un grand livre,
00:48:34qui a un journaliste américain,
00:48:35Nick Toshiz,
00:48:36qui avait fait un journaliste.
00:48:37C'était des drôles de loulous.
00:48:38Ah bah c'était,
00:48:39en fait, c'était,
00:48:39voilà,
00:48:40notamment,
00:48:40ils étaient,
00:48:41voilà,
00:48:41ils seraient en prison,
00:48:42mais plus que limite,
00:48:43ils seraient,
00:48:43c'est guillol.
00:48:44Fortul au Marc de Whisky,
00:48:45quand même.
00:48:46Mais bien sûr,
00:48:47c'est les gens du Rat Pack.
00:48:48Oui, c'est ce que j'allais dire,
00:48:49en plus,
00:48:49en plus,
00:48:50ils ne buvaient pas de feu.
00:48:51Et puis,
00:48:51c'est les amis,
00:48:52comment s'appelait,
00:48:52le patron de la MAFA,
00:48:53Sam Giancana,
00:48:56Sam Giancana et Jimmy Hoffa.
00:48:58Voilà.
00:48:58Jimmy Hoffa.
00:48:59Et avec toujours le mystère
00:49:03qui a entouré la mort de Marine,
00:49:04bref.
00:49:04Bien sûr.
00:49:05Et toujours la pub qui arrive.
00:49:07Et la pub qui arrive.
00:49:08Merci, M. Hill.
00:49:09Merci.
00:49:10Merci à vous.
00:49:10Bon, vous repartez donc pour Perpignan,
00:49:13qui est la ville,
00:49:14le centre du monde,
00:49:15c'est ça,
00:49:15disait Salvatore Dalui ?
00:49:16Exactement.
00:49:17La gare.
00:49:18La gare de Perpignan.
00:49:19Bon,
00:49:20écoutez,
00:49:21bonne suite.
00:49:23Merci.
00:49:23Merci, M. Alliot.
00:49:24Il est 9h55.
00:49:26Je demande à Marine
00:49:27si on peut nous faire un spécial
00:49:28signatera
00:49:30pour la fin de l'émission.
00:49:32Je vais remonter à Paris demain
00:49:34avec mon fils.
00:49:34Alors, il y a des places encore ?
00:49:36Une petite place.
00:49:37Évidemment,
00:49:38on peut vous avoir une place.
00:49:39On va demander à l'Europe 1.
00:49:39Deux places.
00:49:40On peut vous demander à l'Europe 1.
00:49:41C'est à quelle heure ?
00:49:42C'est à quelle heure ?
00:49:448h30 le soir.
00:49:45C'est à 20h le soir.
00:49:46Je croyais que vous alliez rentrer près des gens.
00:49:47Bah oui.
00:49:48Je le rentre ce soir.
00:49:49Finalement,
00:49:49le peuple dans ses cas,
00:49:51vous t'en foutez.
00:49:51Le peuple attendra.
00:49:53Contre une petite invite.
00:49:54Vous n'avez pas le monopole du peuple.
00:49:56Allez,
00:49:56il est 9h56.
00:49:57A tout de suite.
00:49:57Mon fils adore Sinatra.
00:50:01Il est 10h02.
00:50:01On va parler de Joséphine Baker
00:50:03dans une seconde
00:50:04qui est dans la mémoire des Français.
00:50:06On est avec...
00:50:07Alors, je dis Brian ?
00:50:09Brian Bouillon-Baker ?
00:50:10Brian.
00:50:11Je dis Brian ?
00:50:11Oui, certains me disent Brian,
00:50:13mais bon,
00:50:14non, c'est plutôt...
00:50:15Non, mais je pourrais...
00:50:15Alors, Brahim.
00:50:17Oui, à Brahim,
00:50:17qui est l'autre prénom.
00:50:18Qui est votre premier prénom.
00:50:19Ben oui,
00:50:20mais que ma mère,
00:50:21bon, prononcée souvent,
00:50:22bon,
00:50:22elle a mis les deux prénoms
00:50:23à l'État civil.
00:50:24Bon, évidemment,
00:50:25mes amis maghrébins
00:50:26ou d'Orient
00:50:27et ils préfèrent dire
00:50:27Brahim.
00:50:28Ça, c'est ça.
00:50:28Alors...
00:50:29Famille aussi, d'ailleurs.
00:50:29Une bonne partie de la famille.
00:50:30Vous êtes avec nous ce matin.
00:50:32Pourquoi ?
00:50:32Parce qu'il y a ce spectacle formidable.
00:50:34Joséphine Baker,
00:50:3450e anniversaire,
00:50:35le musical.
00:50:36C'est un spectacle
00:50:37de Jean-Pierre Adida
00:50:38avec Shaina Pranzola
00:50:40et ça raconte
00:50:41la vie, bien sûr,
00:50:43de Joséphine Baker,
00:50:44mais également
00:50:45son engagement
00:50:46contre le racisme
00:50:47et puis cet engagement
00:50:48si particulier
00:50:49qui lui a fait
00:50:50adopter
00:50:5012 enfants,
00:50:52dont vous-même.
00:50:5312 enfants.
00:50:54Exact.
00:50:54Comme les apôtres.
00:50:55Mais vous n'êtes pas
00:50:56un saint, peut-être.
00:50:57C'est moi qui vous l'ai sorti.
00:50:59Pascal, vous trichez,
00:51:00je viens de vous le dire.
00:51:01Il est trop fort.
00:51:02Ah, il l'a récupéré.
00:51:04Il est fort.
00:51:04Il est très...
00:51:05Je suis caméléon.
00:51:07Donc, on va parler,
00:51:08bien sûr,
00:51:08de ce spectacle.
00:51:09Ça va nous faire
00:51:09vraiment très plaisir
00:51:10que vous soyez là.
00:51:11Il y aura une archive,
00:51:12j'espère qu'on pourra
00:51:13la diffuser,
00:51:14de Joséphine Baker
00:51:15que j'ai trouvée à l'INA.
00:51:16C'est la voix
00:51:17d'Elsa Silberstein,
00:51:18d'ailleurs,
00:51:18qui est superbe,
00:51:19qui raconte
00:51:20ce qu'a été sa vie.
00:51:24L'école maternelle Cloteau
00:51:28à Rennes
00:51:29restera fermée aujourd'hui.
00:51:30Les enseignants sont en grève.
00:51:31Un rassemblement a lieu
00:51:32actuellement devant
00:51:33l'établissement.
00:51:33Le mois dernier,
00:51:34le directeur a été menacé
00:51:36de mort par un père
00:51:37qui ne voulait pas
00:51:37que sa fille soit encadré
00:51:39par un homme.
00:51:39Une plainte a été déposée.
00:51:41Nos enfants n'iront pas
00:51:43combattre et mourir
00:51:44en Ukraine.
00:51:44Déclaration de la porte-parole
00:51:46du gouvernement
00:51:46ce matin sur TF1
00:51:47après la polémique
00:51:49suscitée par le chef
00:51:50d'état-major des armées
00:51:51qui avait affirmé
00:51:52que la France
00:51:52devrait accepter
00:51:53de perdre ses enfants.
00:51:55Interrogé également
00:51:56sur la création
00:51:56d'un service militaire
00:51:58volontaire,
00:51:58Maud Bréjon précise
00:51:59qu'une réflexion
00:52:00est en cours
00:52:01mais que nous n'en sommes
00:52:02pas là.
00:52:03Et puis Volodymyr Zelensky
00:52:04réagit au plan de paix
00:52:05proposé par Donald Trump.
00:52:07Un plan qui prévoit
00:52:08de fortes concessions
00:52:10de l'Ukraine à la Russie.
00:52:11Hier,
00:52:11le président ukrainien
00:52:12a échangé
00:52:13avec une délégation américaine.
00:52:14Il a plaidé en faveur
00:52:15d'une paix respectueuse,
00:52:17de notre indépendance,
00:52:18de notre souveraineté
00:52:19et de la dignité
00:52:20du peuple ukrainien,
00:52:21dit-il.
00:52:21Merci Mickaël.
00:52:23Joséphine Becker
00:52:23est la sixième femme
00:52:24à entrer au Panthéon,
00:52:25la cinquième à y être honorée.
00:52:27Freda Joséphine McDonald
00:52:29alias Joséphine Becker.
00:52:31Elle est née le 3 juin 1906
00:52:33dans une Amérique
00:52:34encore en proie
00:52:34à la ségrégation.
00:52:36Elle est décédée
00:52:36il y a 50 ans
00:52:37mais il faut bien comprendre
00:52:37que c'était une immense star
00:52:39dans les années 20-30.
00:52:43Elle a commencé
00:52:43dans les années folles
00:52:45à l'âge de 19 ans.
00:52:46Immense star
00:52:47d'abord à Paris,
00:52:48en France,
00:52:49en Europe
00:52:50et au-delà
00:52:51carrément
00:52:53une carrière planétaire
00:52:54dans les années 20
00:52:55mais qui a duré
00:52:56jusque dans les années 70.
00:52:58C'est intéressant d'ailleurs
00:52:59ce regard-là
00:53:00parce qu'on dit souvent
00:53:00que la société française
00:53:01était raciste,
00:53:03était fermée
00:53:05et là vous avez
00:53:06Joséphine Becker
00:53:06qui entre dans le cœur
00:53:07des Français
00:53:08dans ces années-là
00:53:08avant-guerre.
00:53:10Avant-guerre
00:53:10et qui non seulement
00:53:11entre dans le cœur
00:53:12des Français.
00:53:13Alors évidemment
00:53:13maintenant
00:53:14certains
00:53:15j'allais dire
00:53:16wokistes ou autres
00:53:17regardent cela
00:53:18avec l'œil actuel
00:53:19en disant
00:53:20oui mais c'était colonialiste
00:53:22la ceinture de banane
00:53:23bon elle faisait
00:53:24le charleston
00:53:25avec la ceinture de banane
00:53:25bon pourquoi pas
00:53:27c'est vrai que c'était
00:53:27une France
00:53:28à l'époque colonialiste
00:53:29mais il faut regarder
00:53:31le passé
00:53:32dans le contexte du passé
00:53:33ça n'était pas
00:53:34non plus raciste
00:53:36c'était exotique
00:53:37c'est vrai
00:53:38mais bon maintenant
00:53:39certains critiquent
00:53:40un peu cette période
00:53:41de la carrière de la mère.
00:53:43C'est toujours la difficulté
00:53:44de poser
00:53:45de prendre des lunettes
00:53:47de 2025
00:53:47pour juger 1925
00:53:49c'est ça la très grande difficulté
00:53:51effectivement aujourd'hui
00:53:52quelqu'un
00:53:53de couleur noire
00:53:54qui viendrait danser
00:53:55avec des bananes
00:53:56autour du corps
00:53:58ou autour du ventre
00:53:59ce serait à juste titre
00:54:01pris pour
00:54:01quelque chose
00:54:02de raciste
00:54:04ou de colonialiste
00:54:04ce serait un signal
00:54:05qui sera envoyé
00:54:06bien sûr
00:54:06alors le spectacle
00:54:08le spectacle
00:54:09il raconte toute la vie
00:54:11de Jean-Déphi Becker
00:54:11alors oui toute la vie
00:54:12tous les engagements
00:54:13de ma mère
00:54:14donc enfin les engagements
00:54:15l'artiste
00:54:16l'humaniste
00:54:19la gaulliste
00:54:21et quand je dis la gaulliste
00:54:24elle a chanté
00:54:25j'ai deux amours
00:54:25mon pays et Paris
00:54:26elle n'en avait pas chanté
00:54:28maréchal
00:54:29nous revoilà
00:54:30ou coucou
00:54:31comme on l'entend
00:54:32un peu
00:54:32de nos jours
00:54:33et ça
00:54:35et puis ensuite
00:54:36avec Martin Luther King
00:54:37elle s'est aussi
00:54:37beaucoup engagée
00:54:38et aussi
00:54:39avec la résistance française
00:54:41le contre-espionnage français
00:54:42la résistance
00:54:43et l'armée de l'air
00:54:44française
00:54:44et là
00:54:45avec la résistance française
00:54:46elle a un petit côté
00:54:48où elle a dit
00:54:49j'ai combattu
00:54:51avec beaucoup de partisans
00:54:52de bain-quizards
00:54:53et de résistants
00:54:54qui étaient
00:54:55pour la plupart
00:54:56communistes
00:54:57je n'oublierai pas
00:54:58que nous étions
00:54:58frères et sœurs d'armes
00:55:00ensemble
00:55:00avec les communistes
00:55:01face à la barbarie nazie
00:55:03mais elle est restée
00:55:03gaulliste
00:55:04à fond
00:55:05jusqu'au bout
00:55:06et puis il y a une histoire personnelle
00:55:07c'est donc son engagement
00:55:08pour les enfants
00:55:09et je disais
00:55:10qu'elle a adopté
00:55:1112 enfants
00:55:12vous en êtes
00:55:13un des 12
00:55:14votre histoire personnelle
00:55:17comment
00:55:18ce parcours
00:55:19de l'adoption
00:55:20fait que vous quittez
00:55:21l'Algérie
00:55:22qui est à l'époque française
00:55:23française
00:55:24pour arriver
00:55:25jusqu'à
00:55:26à Paris
00:55:28à Paris
00:55:28oui
00:55:29d'abord
00:55:29de la ville
00:55:31Orléansville
00:55:32française
00:55:33c'est la guerre
00:55:34d'indépendance
00:55:35enfin
00:55:35la guerre d'Algérie
00:55:36donc moi je suis le seul
00:55:38d'ailleurs
00:55:38orphelin
00:55:39de la famille
00:55:40les autres
00:55:41mes frères et sœurs
00:55:42ont été confiés
00:55:43par des parents
00:55:43par des femmes
00:55:44vous aviez quel âge ?
00:55:45moi j'avais 6 mois
00:55:46tous étaient adoptés
00:55:48à moins d'un an
00:55:48et moi j'ai été envoyé
00:55:50orphelin
00:55:50bombardement
00:55:51tir dommages collatéraux
00:55:53enfin victimes collatérales
00:55:54civiles
00:55:56les enfants souvent
00:55:57dans les bombardements
00:55:58étaient planqués
00:55:58en sous-sol
00:55:59ou dans les caves
00:55:59moi j'échappe
00:56:00donc à la mort
00:56:01je suis envoyé
00:56:02par l'armée française
00:56:03à Alger
00:56:03dans une pouponnière
00:56:05une assistance publique
00:56:07ma mère vient chanter
00:56:08faire un gala
00:56:08pour l'assistance publique
00:56:09elle veut voir la pouponnière
00:56:11en soirée
00:56:12tard
00:56:12tous les bébés dorment
00:56:14sauf un
00:56:15qui a toujours été
00:56:15un couche tard
00:56:16il s'agit de moi
00:56:17elle est là
00:56:17il ne dort pas
00:56:18il me regarde
00:56:19il est né le 3 juin
00:56:21comme moi
00:56:21c'est un signe
00:56:23je le prends
00:56:24c'est le mechtoub
00:56:25sinon que serais-je devenu
00:56:26je n'en sais rien
00:56:27vous êtes né le même jour
00:56:29que Joséphine Baker
00:56:30le 3 juin
00:56:30et vous avez
00:56:32vous avez eu la trace
00:56:34de vos parents
00:56:35vous savez qui ils étaient
00:56:36non
00:56:36vous savez comment ils sont morts
00:56:37l'armée française
00:56:39l'état civil français
00:56:40ils ont retrouvé
00:56:41le nom d'origine
00:56:42en disant
00:56:43attention
00:56:43le père et la mère
00:56:45sont morts
00:56:45d'autres membres
00:56:46de la famille aussi
00:56:47si on fait des recherches
00:56:48on peut trouver peut-être
00:56:49un cousin
00:56:49un oncle
00:56:50ça ne m'a jamais
00:56:51l'état algérien
00:56:53je suis revenu en Algérie
00:56:54après
00:56:54ils m'ont dit pareil
00:56:55on peut retrouver
00:56:56mais moi
00:56:57non ça ne me branche pas
00:56:59de retrouver des gens
00:57:00que je ne connais pas
00:57:02une culture
00:57:04je suis berbère
00:57:04d'Afrique
00:57:05que je n'ai pas
00:57:07puis imaginez
00:57:09qu'on m'en présente
00:57:11un cousin
00:57:11qui soit un islamiste
00:57:13un barbu
00:57:13et tout
00:57:13franchement
00:57:14non
00:57:14c'est pas possible
00:57:16c'est risqué
00:57:17c'est risqué
00:57:17bon alors donc
00:57:18bon là vous avez 6 mois
00:57:19donc on est en quelle année ?
00:57:21là on est en 58
00:57:22enfin 57
00:57:23en 57
00:57:24bon donc quand
00:57:26Joséphine meurt
00:57:27en 1975
00:57:28vous avez
00:57:29quasiment
00:57:3118
00:57:3118
00:57:3218
00:57:32et des poussières
00:57:3318 ans
00:57:3419 ans
00:57:34donc évidemment
00:57:35vous allez vivre
00:57:35avec Joséphine Becker
00:57:36à être très présente
00:57:37auprès de vous
00:57:38ah bah nous
00:57:39toute l'enfance
00:57:40avec la famille
00:57:41toute l'enfance
00:57:41et toute l'adolescence
00:57:42finalement elle nous a quittés
00:57:44au moment où les aînés
00:57:45commençaient à quitter le nid
00:57:47donc là aussi
00:57:48peut-être que c'était un signe
00:57:49puisqu'on allait de toute façon
00:57:50quitter la tribu arc-en-ciel
00:57:53et vous viviez où ?
00:57:54et bien on a vécu d'abord
00:57:55au château des Milande
00:57:56il est donc devenu maintenant
00:57:57un musée
00:57:58que beaucoup de gens visitent
00:58:00dans le Périgord
00:58:01près de Sarlat
00:58:01ensuite à Paris
00:58:03ma mère a été ruinée
00:58:04une période
00:58:04elle a tout perdu
00:58:05bon Brigitte Bardot
00:58:06a lancé un appel
00:58:07son appel du 4 juin
00:58:09ma mère avait suivi
00:58:10l'appel du 18 juin
00:58:11de De Gaulle
00:58:12bah Brigitte Bardot
00:58:12a fait son appel
00:58:13du 4 juin
00:58:1464
00:58:14très très important
00:58:16à la télé
00:58:16ça l'a beaucoup aidé
00:58:17mais ça l'a pas empêché
00:58:18de perdre beaucoup
00:58:20de trop
00:58:20des pensées
00:58:21elle voyait les choses en grand
00:58:22donc après on perd
00:58:23les Milande
00:58:23on va sur Paris
00:58:24et très vite
00:58:25la princesse grâce de Monaco
00:58:26propose qu'on vienne
00:58:27de s'installer en principauté
00:58:28en avançant une villa
00:58:30à ma mère
00:58:31en usufruit
00:58:31que ma mère après
00:58:32pourra acheter
00:58:32à des conditions
00:58:33et des facilités importantes
00:58:35donc après c'est la côte d'Azur
00:58:36jusqu'à la mort
00:58:37de ma mort
00:58:38j'ai visité le château
00:58:40j'ai trouvé ça très émouvant
00:58:41il y a une photo
00:58:42où on voit Joséphine Becker
00:58:43assise sur les marches
00:58:44je crois
00:58:44derrière la porte de la cuisine
00:58:46devant la porte de la cuisine
00:58:49et je trouve qu'il y a
00:58:50dans son regard
00:58:52toute la détresse
00:58:53c'est le moment
00:58:55où elle va abandonner
00:58:56où elle perd
00:58:57où les huissiers
00:58:59pourquoi elle perd tout
00:59:00parce qu'elle n'a plus de succès
00:59:01à ce moment là
00:59:02non c'est qu'elle voit
00:59:03trop grand
00:59:03en dehors du château
00:59:04il y a tout un domaine
00:59:05hôtel
00:59:06restaurant
00:59:07parc d'attractions
00:59:08et elle commence
00:59:09à construire
00:59:09un grand village
00:59:10du monde de la fatalité
00:59:11où elle fait revenir
00:59:12des étudiants du monde entier
00:59:13avec des huttes
00:59:14de partout
00:59:15non mais ça c'est colossal
00:59:16elle n'écoute
00:59:17ni son mari
00:59:18notre père
00:59:18Joubouillon
00:59:19ni ses amis
00:59:20c'est un gouffre
00:59:21et au bout d'un moment
00:59:22malgré
00:59:23Régis Bardot
00:59:24malgré
00:59:25l'aide de potentats
00:59:27comme
00:59:27la Chabanou d'Iran
00:59:28le
00:59:29le
00:59:30Cuba
00:59:31je vous ai dit
00:59:32les petites accointances communes
00:59:33c'est donc
00:59:34Che Guevara
00:59:34et Castro
00:59:36ils ont envoyé de l'argent
00:59:37le roi du Maroc aussi
00:59:38mais le roi du Maroc
00:59:38ils sont bien les communistes
00:59:39il faudra le dire à Golnadel
00:59:41Che Guevara
00:59:42il faut dire que c'est
00:59:43vraiment un type super
00:59:44quand il ne coupait pas les mains
00:59:45Che Guevara
00:59:45c'était
00:59:46vraiment
00:59:47un grand humaniste
00:59:49non non mais
00:59:50attention
00:59:51c'était
00:59:52pour la révolution
00:59:54j'étais au deuxième degré
00:59:55ce que je voulais dire monsieur
00:59:56c'est que
00:59:57vous avez bien fait de rappeler
00:59:58que les communistes
00:59:59ont beaucoup fait
01:00:00pour la résistance
01:00:01alors en 40
01:00:02ils étaient un peu gênés
01:00:03aux entournés
01:00:03en cause du pacte
01:00:05oui
01:00:05germano-soviétique
01:00:06germano-soviétique
01:00:07les dirigeants communistes
01:00:08c'est vrai
01:00:09les militants communistes
01:00:10j'en ai connu beaucoup
01:00:11étaient déchirés
01:00:12par ce pacte
01:00:12germano-soviétique
01:00:13et après ils ont fait
01:00:14une résistance
01:00:15formidable
01:00:16vous avez bien fait
01:00:17de le rappeler
01:00:17c'est vrai
01:00:18et n'oublions pas
01:00:20qu'au départ
01:00:21pour Cuba
01:00:21c'était avec la révolution
01:00:23vous savez pourquoi
01:00:23parce qu'avant
01:00:24sous Batista
01:00:25le dictateur
01:00:26ma mère
01:00:27qui allait chanter
01:00:28déjà à Cuba
01:00:29ne pouvait pas aller
01:00:30dans les hôtels
01:00:31réservés
01:00:32elle était métisse
01:00:33on a toujours dit
01:00:34artiste noir
01:00:35son père était blanc
01:00:36et sa mère noire
01:00:37donc ça je rappelle
01:00:38elle ne pouvait pas aller
01:00:39dans les hôtels
01:00:40et du coup
01:00:41Batista et la dictature
01:00:43évidemment
01:00:44elle n'y était pas
01:00:45très favorable
01:00:45on va voir des images
01:00:46dans une seconde
01:00:47alors je salue
01:00:47Gérard Van Dergut
01:00:48le réalisateur célèbre
01:00:50que vous connaissez
01:00:51de Feux
01:00:52le RTF
01:00:53et puis après
01:00:53de TF1
01:00:54il dit
01:00:55j'étais l'assistant
01:00:55d'Alexandre Tarta
01:00:56pour le spectacle
01:00:57à l'Olympia
01:00:57de Joséphine Becker
01:00:59et puis je salue également
01:01:00Norbert Saada
01:01:01notre ami
01:01:01qui me dit
01:01:02Norbert
01:01:02qui est producteur
01:01:03de cinéma
01:01:05qui dit
01:01:05quand Joséphine Becker
01:01:06est décédée
01:01:06j'étais allé la voir
01:01:07avec Jean-Claude Briali
01:01:08pour lui proposer
01:01:09de faire sa rentrée
01:01:09dans une revue
01:01:10à New York
01:01:11une revue inspirée
01:01:12du paradis latin
01:01:13où elle intervenait
01:01:1430 minutes
01:01:14parce qu'elle était
01:01:15fatiguée
01:01:17en 1900
01:01:17dans les années 70
01:01:18vous vous avez grandi
01:01:20tout de suite
01:01:21on vous a dit
01:01:21que vous étiez
01:01:22un enfant adopté
01:01:23oui
01:01:24enfin nous
01:01:24on a été élevés
01:01:26ensemble
01:01:26avec mes soeurs
01:01:27et mes frères
01:01:28comme dans une espèce
01:01:29de je dirais
01:01:30de colonie de vacances
01:01:31perpétuelles
01:01:32et en grandissant
01:01:33on s'est rendu compte
01:01:34qu'on était une famille
01:01:35qui n'était pas tout à fait
01:01:35comme les autres
01:01:36surtout en plein périgord
01:01:37noir
01:01:38si je puis dire
01:01:39et comment ça se passait
01:01:40justement
01:01:40on était de toutes les couleurs
01:01:42comment ça se passait
01:01:43l'intégration
01:01:44dans une France
01:01:45qui est si différente
01:01:46d'aujourd'hui
01:01:47oh bah c'était
01:01:48donc une France
01:01:48de la fin des années 50
01:01:49début 60
01:01:50bah vous savez
01:01:51on pourrait dire
01:01:54on pourrait dire
01:01:55oui
01:01:56alors c'est
01:01:56ils sont un peu
01:01:58j'allais parler
01:01:59de l'école française
01:02:00justement
01:02:01vous apprenez
01:02:02la discipline
01:02:02la rigueur
01:02:04l'écoute
01:02:05ce qui n'est pas le cas
01:02:06non mais terminez
01:02:11parce que c'est intéressant
01:02:11parce que vous êtes
01:02:12en fait
01:02:13c'est pour ça
01:02:14que les choses
01:02:15ont tellement changé
01:02:15vous êtes effectivement
01:02:17un enfant de l'immigration
01:02:18avec des repères
01:02:19des valeurs différentes
01:02:21quand vous avez parlé
01:02:21tout à l'heure
01:02:22de l'islamisme
01:02:22et des barbus
01:02:23j'ai bien compris
01:02:24ce que vous vouliez dire
01:02:25donc c'est aussi pour ça
01:02:26que ça nous intéresse
01:02:27d'entendre votre témoignage
01:02:29et bien nous avons eu
01:02:30tous
01:02:30déjà à la maison
01:02:32notre maire disait
01:02:32l'éducation
01:02:33c'est d'abord à la maison
01:02:34ensuite à l'école
01:02:36c'est le savoir
01:02:37et à l'école
01:02:38on continue
01:02:39donc il y a le savoir
01:02:41mais il y a aussi
01:02:41quand même la discipline
01:02:42donc il faut
01:02:43mes enfants
01:02:43je veux pour vous
01:02:44une éducation
01:02:45une éducation
01:02:47qui ne soit pas stricte
01:02:48mais enfin
01:02:48une vraie éducation
01:02:50pour que vous soyez
01:02:51de bons citoyens français
01:02:52plus tard
01:02:53donc ça c'est très important
01:02:55ne rigolez pas là-dessus
01:02:56mais vraiment
01:02:56là-dessus
01:02:57était ferme
01:02:57et sur les études
01:02:58elle disait
01:02:59voilà
01:02:59si vous êtes doué
01:03:00et que vous faites des études
01:03:01super
01:03:02vous aurez de bons métiers
01:03:03si vous l'êtes moins
01:03:04vous aurez des métiers
01:03:05plus simples
01:03:05c'est pas grave
01:03:06ce que je veux
01:03:06c'est que vous soyez
01:03:07de très bons citoyens
01:03:08et vous savez
01:03:09ce qu'elle vous dirait
01:03:10bah si
01:03:10vous savez ce qu'elle vous dirait
01:03:12monsieur Pro
01:03:13non non
01:03:13mais c'est parce qu'on me parle
01:03:15en même temps
01:03:15c'est Marie-Laurent
01:03:16qui est en train de me parler
01:03:16ah bah oui évidemment
01:03:17actuellement
01:03:19et dans le spectacle
01:03:21ça s'en ressent
01:03:22mais on va sûrement
01:03:23dire un mot
01:03:23ou plusieurs mots
01:03:24elle vous dirait
01:03:25monsieur Pro
01:03:25vous avez dit
01:03:26à une période
01:03:27je vous ai vu en télé dire
01:03:28je désespère
01:03:30une fois
01:03:30c'était il y a 3-4
01:03:31de ma bonne ville
01:03:32de Nantes
01:03:33parce qu'il y avait
01:03:37plein de bordel
01:03:38ah non
01:03:39enfin
01:03:39du drogue
01:03:40déjà
01:03:42vous ne désespérez
01:03:43sûrement pas
01:03:44des canaries
01:03:44du FC Nantes
01:03:46jamais
01:03:46jamais
01:03:47mais vous avez dit
01:03:48je désespère de ma ville
01:03:49franchement
01:03:49vous l'avez dit
01:03:50oui bien sûr
01:03:51je disais
01:03:52franchement je reconnais plus
01:03:53ma mère
01:03:53je reconnais plus
01:03:53mais ce qu'est vrai
01:03:54et bien ma mère
01:03:55vous dirait probablement
01:03:56monsieur Pro
01:03:57être inquiet
01:03:58en France
01:03:58en Europe
01:03:59et dans le monde
01:03:59de ce qui se passe
01:04:01c'est humain
01:04:02désespéré
01:04:03sûrement pas
01:04:04pourquoi
01:04:05c'est comme ça
01:04:07que vous l'avez dit
01:04:07ni de Nantes
01:04:08ni d'ailleurs
01:04:09parce que nous sommes
01:04:10l'écrasante
01:04:12majorité
01:04:12en France
01:04:13en Europe
01:04:14et dans le monde
01:04:14à vouloir vivre
01:04:15en paix
01:04:16en tolérance
01:04:17en fraternité
01:04:17et ce ne sont pas
01:04:19les minorités
01:04:19terroristes
01:04:21bah si
01:04:21non non
01:04:22attendons
01:04:23terroristes
01:04:23communautaristes
01:04:25racistes
01:04:26intégristes
01:04:27vatanguère
01:04:28et autres fauteurs
01:04:29de troupes
01:04:30alors j'entends
01:04:31mais on parle du spectacle
01:04:31parlons du spectacle
01:04:34on va voir peut-être
01:04:35un extrait
01:04:36le spectacle
01:04:37donc il est à Bobineau
01:04:38c'est le 50e anniversaire
01:04:40du retour à Bobineau
01:04:41c'est un spectacle musical
01:04:42de Jean-Pierre Adida
01:04:44nouveau spectacle
01:04:45plus d'artistes sur scène
01:04:46une nouvelle ouverture
01:04:47du show en diabloé
01:04:48tout en musique
01:04:49et en danse
01:04:49il y a 12 artistes
01:04:50danseurs
01:04:51chanteurs
01:04:51acteurs exceptionnels
01:04:52qui vont retracer
01:04:53cette vie romanesque
01:04:55voyez un extrait
01:04:56pour ne pas partir
01:04:57vous allez vous en barri
01:05:01en l'air
01:05:04et voilà que tous en gens
01:05:20Quand tout à coup le corps plante
01:05:22Vous allez vous envoyer en l'air
01:05:26Voir un jour
01:05:28C'est mon rêve joli
01:05:34J'ai deux amours
01:05:40Ma paix est valide
01:05:45Bon, c'est vrai que ce titre est passé à la postérité
01:05:49J'ai deux amours
01:05:50Toute la France connaissait les jeunes
01:05:52Je ne sais pas aujourd'hui
01:05:53Je ne suis pas de la génération de Joséphine Becker
01:05:56Mais je connaissais et nous avons tous chanté
01:05:59J'ai deux amours, mon pays est Paris
01:06:00Ce qui n'est pas neutre d'ailleurs
01:06:02C'est formidable comme chanson
01:06:04Parce que ça en dit beaucoup en fait
01:06:05Et n'oubliez pas qu'à la fin de sa carrière
01:06:07C'est Paris qui avait créé les paroles
01:06:09Les dernières années
01:06:11Elle avait transformé
01:06:12Cette strophe
01:06:16C'était devenu mon pays, c'est Paris
01:06:18C'était plus mon pays
01:06:20C'est Vincent Scoto qui a écrit ça
01:06:21Oui, Vincent Scoto
01:06:22Mais c'était devenu mon pays, c'est Paris
01:06:24Oui, Vincent Scoto
01:06:26Il a écrit 5000 chansons, Vincent Scoto
01:06:28Je sais
01:06:28Vous connaissez ?
01:06:29Oui, Vincent, attendez
01:06:31Venez, venez, venez, venez, venez
01:06:32Toutes les chansons de Tito Rossi
01:06:33Je peux toutes vous les chanter
01:06:34Évidemment
01:06:36Ce sont des génies
01:06:37Vincent Scoto est un génie
01:06:38Scoto c'était un génie
01:06:39Et ma mère
01:06:40C'était important
01:06:41Elle était devenue française
01:06:43Par mariage en 1937
01:06:45Oui
01:06:45Année où elle s'est engagée
01:06:46Avec la LICRA
01:06:47D'ailleurs
01:06:47Encore un autre engagement
01:06:49Et on s'aduie
01:06:50Par Pierre Bloch
01:06:51Et Claude Pierre Bloch
01:06:52Qui organise
01:06:53Le fils de Jean-Pierre Bloch
01:06:55Claude
01:06:55Le fondateur c'est Jean-Pierre Bloch
01:06:58Et son fils organise
01:06:59Fin juin tous les ans
01:07:00Maintenant un festival
01:07:01Salon du livre
01:07:02Au Milan avec le concours
01:07:03De la ville de Sarlat
01:07:04Mais ma mère
01:07:05Il y a eu la LICRA
01:07:06Mais elle est venue française
01:07:07Et elle a toujours dit
01:07:08Je ne suis pas française d'adoption
01:07:10Je suis française tout court
01:07:12Tout court
01:07:13Et je préfère qu'on dise
01:07:14Madame Bakker
01:07:15A Madame Baker
01:07:16Mais comme vous
01:07:17Oui
01:07:18Oui, oui, effectivement
01:07:20Oui, mais c'est elle
01:07:21Qui nous l'a inculqué
01:07:22Comme vous
01:07:23Eh bien, on ira voir
01:07:24Evidemment ce spectacle
01:07:26A Bobineau
01:07:27Je ne sais pas si on a
01:07:28Un autre extrait
01:07:28A vous proposer
01:07:29Je demande à Marine
01:07:31En tout cas
01:07:32Cette Chahina
01:07:33Est extraordinaire
01:07:34Elle est formidable
01:07:35C'est Joséphine Bakker
01:07:36Le retour
01:07:37Oui
01:07:37C'est à Bobineau
01:07:38Et ce qui est important
01:07:39Ce qui est important
01:07:40De dire c'est que
01:07:40Quand Joséphine Bakker est mort
01:07:41Il y a eu des obsèques nationales
01:07:42Et à l'époque
01:07:43Ce n'était pas aussi courant
01:07:44Que ça l'est aujourd'hui
01:07:46Où les commémorations
01:07:47Sont très fréquentes
01:07:49Obsèques nationales
01:07:50Et donc Valérie Giscard d'Estaing
01:07:51Exactement
01:07:52Et je crois que sous Giscard
01:07:53Il y a eu deux obsèques nationales
01:07:55Simplement de célébrer
01:07:57A vérifier
01:07:58Et il y en a eu dans le septennat
01:07:59Et le président
01:08:00Valérie Giscard d'Estaing
01:08:01A délégué son ministre de la culture
01:08:03A la première de Bobineau
01:08:04Avec un télégramme
01:08:06Personnel
01:08:06Lus par Jean-Claude Briali
01:08:08Sur scène
01:08:08Félicitant ma mère
01:08:09Pour ses 50 ans
01:08:11De music hall
01:08:11Et cette histoire d'amour
01:08:13Avec Paris
01:08:13Et la France
01:08:14Car ça a été une histoire
01:08:15Une histoire d'amour
01:08:16Très forte
01:08:16Elle avait 69 ans
01:08:18Elle allait avoir
01:08:19Elle est morte jeune
01:08:20Finalement
01:08:21Oui mais c'était une pile
01:08:23En fait c'était comme
01:08:24Vous voyez
01:08:26Dans les voitures
01:08:27Par exemple
01:08:27Vous avez les voitures turbo
01:08:28Les voitures diesel
01:08:30Elle c'était une turbo
01:08:31Elle dormait peu
01:08:32A fond
01:08:33Une vie à fond
01:08:34A fond
01:08:34Plusieurs vies
01:08:35Multifacettes
01:08:36Mais ce genre de personnes
01:08:37Vous voyez
01:08:38Sa soeur
01:08:39Sa soeur Margaret
01:08:40C'était une des ailes
01:08:41Elle a vécu jusqu'à 93 ans
01:08:42Voilà
01:08:42C'est comme ça
01:08:43Bon
01:08:44Dans les actualités du jour
01:08:46On n'a pas parlé
01:08:47De cette affaire de Rennes
01:08:49Vous êtes peut-être au courant
01:08:51Qu'à Rennes
01:08:52On peut voir le sujet
01:08:53De Régine Delfour
01:08:54Puisqu'à Rennes
01:08:55Il y a un professeur
01:08:56Ah oui
01:08:56Qui est un homme
01:08:58Qui devait faire court
01:08:59A une petite fille
01:09:01Et les parents
01:09:01De cette petite fille
01:09:02Ne souhaitent pas
01:09:04Que ce prof intervienne
01:09:05Alors a priori
01:09:05Ce n'est pas pour des raisons
01:09:06Religieuses
01:09:07Mais il y a une sorte
01:09:08De mystère
01:09:09Autour de ce sujet
01:09:09Je ne sais pas
01:09:10Si vous avez des informations
01:09:11Le ministre de l'éducation
01:09:12Nationale a dit
01:09:12Que ce n'était pas religieux
01:09:13Et donc on a
01:09:14Peu d'informations
01:09:15En effet sur
01:09:16Pourquoi les parents
01:09:18Ont refusé
01:09:18D'avoir un serbe
01:09:20Avec des menaces de mort
01:09:21Exactement
01:09:22C'est l'école Cloteau
01:09:23Et Mickaël Dorian
01:09:24En parlait tout à l'heure
01:09:25A Rennes
01:09:25Elle restera d'ailleurs
01:09:26Fermée ce vendredi
01:09:27Les enseignants se mettent en grève
01:09:28Après donc des menaces
01:09:29De mort proférées
01:09:30Contre le directeur
01:09:31Par le père d'une élève
01:09:32Alors je vous ai dit
01:09:34L'essentiel
01:09:35Mais on peut peut-être
01:09:35Écouter simplement
01:09:36Des témoignages
01:09:38D'enseignants
01:09:39Qui connaissent cette école
01:09:40Et qui montrent
01:09:41Combien c'est difficile
01:09:42Aujourd'hui
01:09:42D'être sur le terrain
01:09:43Et je pense aux enseignants
01:09:44Écoutez
01:09:45Je suis très étonnée
01:09:47De cette situation
01:09:48Moi j'ai enseigné 20 ans
01:09:50Dans cette école
01:09:51Non, non, non
01:09:52On n'a jamais eu
01:09:53Ce genre de problème
01:09:55On savait qu'il y avait
01:09:56Ce directeur
01:09:57Qui avait été menacé
01:09:58Pour des raisons
01:10:00Complètement stupides
01:10:01Et inacceptables
01:10:04Aujourd'hui
01:10:04Donc voilà
01:10:05On est en soutien avec eux
01:10:07C'est vrai que c'est
01:10:08Une situation improbable
01:10:09Et je pense que
01:10:10C'est important
01:10:11Pour nos enfants
01:10:12Pour les enseignants
01:10:14Pour l'école
01:10:15C'est très important
01:10:17Et puis pour la sécurité
01:10:18Aussi des personnes
01:10:19Qui travaillent à l'école
01:10:20Parce que des menaces de mort
01:10:22C'est pas rien non plus
01:10:23Je assure
01:10:24Les gens qui sont
01:10:25Sur le terrain
01:10:25André Valigny
01:10:27Qu'ils soient policiers
01:10:28Qu'ils soient profs
01:10:30Ceux qui sont en première ligne
01:10:31Qui doivent être
01:10:33Aujourd'hui
01:10:34Avec la population française
01:10:35Dans les hôpitaux
01:10:37C'est très compliqué
01:10:38Parce que vous parliez
01:10:40Tout à l'heure
01:10:40De savoir-vivre
01:10:41D'éducation
01:10:41Mais aujourd'hui
01:10:43Les gens agressent
01:10:44Ne sont pas élevés
01:10:45Ou mal élevés
01:10:46Exactement
01:10:47Le civisme
01:10:48Il y a une violence
01:10:49Le Seigneur est soutenu
01:10:50Oui
01:10:50Heureusement qu'il est soutenu
01:10:53C'est vrai
01:10:53Mais on s'étonne
01:10:55Qu'il soit soutenu
01:10:56Oui on s'étonne
01:10:57Parce que ça n'a pas toujours été le cas
01:10:59Ça m'a pâti
01:10:59Quand il était menacé
01:11:00Il y a quand même un recul
01:11:02De la mixité
01:11:03Aussi dans notre pays
01:11:04Et on l'a vu
01:11:05Dans l'enquête
01:11:06Sur les musulmans
01:11:06On voit plein de jeunes musulmans
01:11:08Qui ne veulent pas serrer
01:11:09La main d'une femme
01:11:10Mais d'une façon générale
01:11:11Au-delà même
01:11:12De la question religieuse
01:11:14Il y a un recul
01:11:15De cette chose
01:11:15Qui nous était naturelle
01:11:17C'est notre liberté
01:11:18Vous avez raison
01:11:19Mais même hier
01:11:20Ségolène Royale
01:11:21Trouvait que dans les salles de sport
01:11:23Les jeunes femmes
01:11:24Étaient parfois agressées
01:11:25C'est l'apport de la police de proximité
01:11:27L'absence de la police de proximité
01:11:29Alors dans les informations
01:11:31Que je voulais vous donner également
01:11:31Le patron de Total
01:11:32Qui menace
01:11:33Il a été invité sur LCI
01:11:34Patrick Pouyanné
01:11:35Et il a affirmé
01:11:37Que le maintien de certaines taxes
01:11:38Sur les entreprises
01:11:39Dans le budget 2026
01:11:40Inciterait les dirigeants
01:11:41A délocaliser
01:11:42PDG de Total Énergie
01:11:44Total c'est 35% d'un impôt
01:11:47C'est trop au lieu de 25% en 2024
01:11:49Eric Revelle
01:11:50Bah oui
01:11:51Vous avez ça
01:11:52Vous avez les impôts de production
01:11:53Qui ne baissent plus
01:11:54Et puis vous avez surtout
01:11:56Pascal
01:11:57Parce que tous les chefs d'entreprise
01:11:58S'en plaignent
01:11:58Seuls qui veulent s'implanter en France
01:12:00Vous avez l'empilement des normes
01:12:02Quand vous voulez créer une capacité
01:12:03Une usine de production en France
01:12:04Il faut des années et des années de recours
01:12:06A l'extérieur
01:12:07Y compris en Europe
01:12:08Ça va beaucoup plus vite
01:12:09Donc beaucoup de taxes
01:12:10Beaucoup de taxes
01:12:11Et des normes qui s'empilent
01:12:12Bah l'échelle d'entreprise
01:12:13Plie les gaules
01:12:14Et puis quand vous voyez
01:12:15Ce qui se passe aux Etats-Unis
01:12:16Les milliards
01:12:18Les centaines de milliards
01:12:19De subventions
01:12:19Qui sont données aux entreprises
01:12:20Plus un gaz de schiste
01:12:21Une énergie
01:12:22Qui ne vaut pas cher
01:12:23Bah vous avez
01:12:23Toutes les origines
01:12:24De nos problèmes
01:12:25Le budget ne sera pas voté
01:12:26Vous avez vu
01:12:26Non
01:12:26Il est possible
01:12:27Il y a un scénario qui existe
01:12:28Où l'unanimité des députés
01:12:30Va voter contre le budget
01:12:31C'est évidemment du jamais
01:12:32Personne ne va voter
01:12:33Pour ce budget
01:12:34Ni les recettes
01:12:34Bon
01:12:35En revanche
01:12:36Moi je vote pour Jacques Vendroux
01:12:37Tous les vendredis
01:12:38Vendredi Vendroux
01:12:41C'est maintenant
01:12:42Jingle
01:12:45Non mais là
01:13:00Là vous allez aller relever les compteurs
01:13:02A Belleville
01:13:03Cher Jacques Vendroux
01:13:04Là vous avez le costume
01:13:06Vous pouvez jouer avec Scorsese
01:13:10Dans les affranchis
01:13:11Non mais vous savez où je suis
01:13:14Bah je ne sais pas
01:13:15Mais on a déjà Robert De Niro
01:13:17Sur le plateau
01:13:17Mais vous êtes où ?
01:13:19Vous êtes dans un car
01:13:20Manifestement
01:13:20Je suis dans le car
01:13:23De l'équipe de France
01:13:24De rugby
01:13:24Eh oui
01:13:25Qui va jouer demain
01:13:26Contre l'Australie
01:13:28Ah ça c'est bien
01:13:29Jusqu'à la place
01:13:29De Fabien Galtier
01:13:31Oula
01:13:31La place qu'il a
01:13:33A chaque fois
01:13:34Qu'il fait les déplacements
01:13:35Avec ce car
01:13:36Mais je voulais Pascal
01:13:38Parce que vous êtes quelqu'un de cœur
01:13:40Vous présentez
01:13:41Le maillot de demain
01:13:42Oui alors faites attention
01:13:44Il y a de la pub dessus
01:13:45Donc si on pouvait la masquer
01:13:47Faites attention
01:13:48Je vous montre le maillot
01:13:51Il a une spécificité
01:13:54Très particulière
01:13:57Je suis d'accord avec vous
01:13:58Mais bon
01:13:58Je vais tout de suite trouver
01:13:59Quand même un concurrent d'Altrade
01:14:01Si vous pouvez m'aider
01:14:02Il n'y en a pas d'Altrade
01:14:03C'est quoi ?
01:14:04C'est déjà faux d'âge
01:14:06C'est le président de Montpellier
01:14:07Oui c'est le président de Montpellier
01:14:08Mais bon
01:14:09C'est de la publicité clandestine
01:14:10Qu'on fait à l'antenne
01:14:11Mais c'est pas grave
01:14:12Ne montrez plus
01:14:12Montrez le
01:14:13Ben oui Jacques
01:14:14Montrez le dodo
01:14:16Ou alors qu'ils en voient
01:14:17Ce maillot
01:14:18Ce maillot
01:14:19Il est très spécial
01:14:20Parce que
01:14:21Vous le voyez
01:14:22Vous le voyez
01:14:23Enfin vous le voyez
01:14:24Vous l'avez imaginé
01:14:24Il y a une moustache
01:14:25Au milieu de la publicité
01:14:27Pourquoi ?
01:14:28Parce que c'est
01:14:28Novembre
01:14:29Novembre bleu
01:14:31Contre le cancer
01:14:32Masculin
01:14:33Et donc on a parlé
01:14:34D'octobre rose
01:14:35Avec le cancer des seins
01:14:37Pour les femmes
01:14:38Et bien là
01:14:38C'est une campagne
01:14:39Qui dure pendant
01:14:40Tout le mois de novembre
01:14:41Ici en France
01:14:44Pour les différents
01:14:45Cancers masculins
01:14:46Qui sont
01:14:46Malheureusement connus
01:14:48Notamment celui
01:14:49De la prostate
01:14:50Donc
01:14:50Comment ?
01:14:52Non non
01:14:52Je vous écoute
01:14:53Je vous écoute Jacques
01:14:54Il y a un monsieur
01:14:55Qui est derrière vous
01:14:55Il nous intrigue
01:14:58Il y a un monsieur
01:14:59Qui est derrière vous
01:15:00Moi je suis inquiétant
01:15:02Le monsieur
01:15:03Qui est derrière moi
01:15:04C'est l'homme
01:15:05Le plus important
01:15:05De la fédération
01:15:06Pas du tout
01:15:07C'est le chauffeur
01:15:07C'est l'intendant
01:15:08Il s'appelle Jean-Luc
01:15:09C'est l'intendant
01:15:10C'est lui
01:15:11Qui va prêter le maillot
01:15:12Et le maillot
01:15:13C'est celui de Marchand
01:15:14Qui va jouer demain
01:15:15Et il y a un truc
01:15:16Formidable
01:15:16Il y a la société générale
01:15:18Bon c'est plus facile
01:15:21De trouver un concurrent
01:15:23BNP
01:15:23Crédit Lyonnais
01:15:24Non non
01:15:25Mais attendez
01:15:26Attendez Pascal
01:15:27Je voulais rendre hommage
01:15:28A cette association
01:15:29Qui s'appelle
01:15:30Novembre Bleu
01:15:32J'ai bien compris
01:15:32On parle du cancer des femmes
01:15:33Maintenant on peut parler
01:15:34Du cancer des hommes
01:15:35Jacques
01:15:36Oui
01:15:37Qu'est-ce qui se passe ?
01:15:38Jacques
01:15:38Le costume et la chemise
01:15:40Je ne suis pas sûr
01:15:41Le costume et la chemise
01:15:42Je ne suis pas sûr
01:15:42Alors la veste
01:15:44Je vous signale
01:15:44Non non pas de marque
01:15:45Mais non
01:15:48Mais non
01:15:50Mais vous rigolez ou quoi ?
01:15:51Vous rigolez ou quoi ?
01:15:52Et vous avez
01:15:53Où est-ce que vous avez mis
01:15:54Votre chapeau mou ?
01:15:55Votre feutre ?
01:15:56Ah non mais je le mettrai
01:15:58Vendredi prochain
01:15:58C'est parfait
01:16:01Non mais j'ai l'impression
01:16:02J'ai l'impression Pascal
01:16:04Et vos invités
01:16:05Que ma veste
01:16:06Ne vous plaît pas du tout
01:16:07Mais vous êtes magnifique
01:16:08Je veux dire
01:16:08Regardez la cravate
01:16:10C'est comme le mire
01:16:12C'est Don Corleone
01:16:14Donc il n'y a pas de
01:16:15Attendez moi
01:16:15Je ne suis pas élégant
01:16:16Vous êtes le parrain
01:16:17L'un des plus élégants
01:16:18Oui enfin
01:16:19Arrêtez de cette réputation
01:16:21Vous allez voir
01:16:24Franck Sinatran
01:16:25Là soir ?
01:16:26Je n'ai pas été invité
01:16:27Bah écoutez
01:16:28Il y a Franck Sinatra
01:16:29Là soir
01:16:30Il n'y a pas de place
01:16:31Il n'y a pas de place
01:16:32Mais si
01:16:33Il y a des places
01:16:33Si vous voulez venir
01:16:34Il y a Gérard Louvain
01:16:35Qui nous a envoyé un petit texto
01:16:36Si ça vous intéresse
01:16:37C'est lui qui organise
01:16:38Mais moi m'attendez
01:16:39Mais c'est formidable
01:16:40Attendez
01:16:41Franck Sinatra
01:16:42Franck Sinatra
01:16:43C'est le sosie vocale
01:16:44De Franck Sinatra
01:16:45Je rappelle que vous y allez
01:16:46Sur sa tombe
01:16:47Mais encore
01:16:49Des paroles
01:16:49Des paroles
01:16:50Et puis vous n'y allez pas
01:16:51Mais non mais arrêtez
01:16:52Je vais y aller
01:16:52Franck Sinatra m'attend
01:16:54M'attend
01:16:55Faites attention
01:16:57Que quand vous y alliez
01:16:58Ne soit pas
01:16:59Qu'il n'y ait pas de retour
01:17:00Bon
01:17:01Merci Jacques
01:17:02Que me dit Marine ?
01:17:04Marine on peut écouter
01:17:05Le sosie vocale
01:17:08Bien sûr
01:17:08C'est le sosie vocale
01:17:09Bon vous voulez
01:17:10Ah bah écoutons le
01:17:10Tiens le sosie vocale
01:17:11De Sinatra
01:17:11Écoutez
01:17:13Ah manifestement
01:17:16On ne l'écoute pas
01:17:16New York
01:17:19New York
01:17:21I ought to wake up
01:17:24In that city
01:17:26That never sleeps
01:17:28To find I'm a number one
01:17:33Top of the list
01:17:35King of the hill
01:17:38A number one
01:17:43These little town books
01:17:48They are melting away
01:17:52I am about to make a brand new start
01:18:00Of it
01:18:00Back there in old New York
01:18:05And
01:18:08If I can make it there
01:18:14I'm gonna make it
01:18:15Bon c'est
01:18:16Qu'est-ce que tu me souviens
01:18:17que Thomas-Ile ?
01:18:18On est très client
01:18:19de Sinatra
01:18:20C'est un spectacle européen
01:18:21Je tiens à le dire
01:18:22Peut-on booster
01:18:23notre immunité ou pas ?
01:18:25C'est le docteur Millot
01:18:25Demain à 10h30
01:18:26C'est le mystère
01:18:31de la grossesse
01:18:31Normalement
01:18:32A priori
01:18:34Le fœtus
01:18:35C'est 50%
01:18:36de vous
01:18:37De soi
01:18:38Et c'est 50%
01:18:39du papa
01:18:40De l'on soit
01:18:41Donc ça devrait être rejeté
01:18:42et vécu
01:18:43comme un corps étranger
01:18:44comme un corps étranger
01:18:45attention
01:18:46entre guillemets
01:18:48Par notre immunité
01:18:48Par notre immunité
01:18:49en tout cas
01:18:50Mais justement
01:18:51c'est le miracle
01:18:52et le mystère
01:18:54C'est le mystère
01:18:55de la grossesse
01:18:56Les cellules du placenta
01:18:57vont sécréter
01:18:58des substances
01:18:59qui vont justement
01:19:01apaiser
01:19:01et défendre
01:19:03l'immunité
01:19:03de la femme enceinte
01:19:04C'est d'ailleurs
01:19:05pour cette raison
01:19:06qu'une femme enceinte
01:19:06attrape beaucoup plus
01:19:08de maladies infectieuses
01:19:09et beaucoup plus fragiles
01:19:11Voilà
01:19:11Mais en même temps
01:19:13ça permet
01:19:14de garder
01:19:15ce moitié long soir
01:19:17pendant neuf mois
01:19:19et d'arriver
01:19:19à cette merveille
01:19:21Mais c'est un mystère
01:19:22tu as raison
01:19:2210h30
01:19:23Demain
01:19:24on va remercier
01:19:26évidemment
01:19:27notre ami
01:19:29qui est venu
01:19:30Brian Bouillon
01:19:31Becker
01:19:32qui est venu
01:19:33avec nous
01:19:34ce matin
01:19:34et je rappelle
01:19:35le spectacle
01:19:36Joséphine Becker
01:19:3750e anniversaire
01:19:38c'est le musical
01:19:39un spectacle
01:19:39de Jean-Pierre Adida
01:19:41avec Chahina
01:19:42Pronzola
01:19:43c'est rue de la Guetté
01:19:44si vous allez rue de la Guetté
01:19:46n'allez pas en voiture
01:19:48allez par les transports
01:19:50en commun
01:19:50ou allez à pied
01:19:51ou à vélo
01:19:53parce que vous ne trouverez pas
01:19:54c'est très compliqué
01:19:55de se garer rue de la Guetté
01:19:57je fais le service
01:19:59le voiturier
01:20:01je fais le voiturier
01:20:01vous accueillera
01:20:02non mais je connais
01:20:04et n'allez pas avec le quart
01:20:05de l'équipe de France
01:20:06de rugby
01:20:07comme notre ami
01:20:07Jacques Vendroux
01:20:08Jacques
01:20:08au revoir
01:20:09demain
01:20:10demain
01:20:1121h
01:20:12France-Australie
01:20:12au stade de France
01:20:13je pense
01:20:16qu'on va leur mettre
01:20:16une petite avoine
01:20:17je pense
01:20:17aux Australiens
01:20:19c'est au stade de France
01:20:20une petite avoinée
01:20:21bon
01:20:21je pense qu'on va leur mettre
01:20:23une petite avoine
01:20:23il y a votre ami derrière
01:20:25il est parfait
01:20:25mais non mais c'est l'intendant
01:20:28mais j'ai compris
01:20:29je remercie Florian Grille
01:20:30et Fabien Galtier
01:20:32de m'avoir autorisé
01:20:33à faire cette séquence
01:20:34chez vous Pascal
01:20:34on les embrasse
01:20:35et Océane Daniel
01:20:37qui est formidable
01:20:38qui est avec vous
01:20:38exactement
01:20:39puisque Océane vous accompagne
01:20:41et je sais
01:20:42c'est ce qu'elle me dit souvent
01:20:43que lorsque vous allez
01:20:44en voiture
01:20:45quelque part
01:20:45vous vous taisez
01:20:47pendant tout le voyage
01:20:48à l'aller comme retour
01:20:49et ça la perturbe
01:20:50souvent
01:20:51c'est ce qu'elle nous disait
01:20:52mais je suis concentré
01:20:54non mais arrêtez
01:20:55je suis concentré
01:20:56il parle tout le temps
01:20:57il parle tout le temps
01:20:59salut Jacques
01:21:00et bon week-end à vous
01:21:01Jean-Marc Morandini
01:21:02dans une seconde
01:21:03Jean-Marc
01:21:03le programme
01:21:04un document
01:21:05dès le début de Morandini
01:21:06vous allez voir
01:21:06la DZ Mafia
01:21:07qui est à l'oeuvre
01:21:08à 7
01:21:08vous savez qu'ils sont
01:21:09en train de gagner du terrain
01:21:10et vous allez les voir
01:21:11entrer dans un immeuble
01:21:12avec des barres de fer
01:21:13avec un pistolet
01:21:14pour tenter de conquérir
01:21:15le quartier
01:21:16et dire désormais
01:21:16on est la DZ Mafia
01:21:18désormais ce quartier
01:21:19est à nous
01:21:19et désormais on a
01:21:20le contrôle de ce quartier
01:21:21on les voit intervenir
01:21:23vous allez voir ça
01:21:23dès le début de Morandini
01:21:24bah écoutez
01:21:25ça fait peur
01:21:26évidemment
01:21:26Thibaut Palfroy
01:21:27était à la réalisation
01:21:28Mathéo Vinci
01:21:28était à la vision
01:21:29merci à Yannick
01:21:30Marine Lançon
01:21:31Héloïse Tertret
01:21:31toutes ces émissions
01:21:32sont retrouvées
01:21:32sur cnews.fr
01:21:34merci évidemment
01:21:34à Nicolas
01:21:35Nicolas Dissim
01:21:37Nicolas Dissim
01:21:39qui est à la programmation
01:21:40avec Magdalena Dervich
01:21:42et toute la service
01:21:43programmation
01:21:44c'est formidable ça
01:21:47Joséphine Baker
01:21:48François Français
01:21:50Franck Sinatra
01:21:51deux idoles
01:21:53deux icônes
01:21:54de la chanson mondiale
01:21:56merci encore
01:21:57je vous en prie
01:21:57vraiment merci beaucoup
01:21:58passez un excellent week-end
01:21:59Jean-Marc dans une seconde
01:22:01a life that's full
01:22:04I traveled each
Écris le tout premier commentaire