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  • il y a 1 semaine
Retrouvez le débrief de l'actu du lundi 22 décembre dans l'émission Good Morning Business, présentée par Laure Closier. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Wilfried Galland nous a rejoint, bonjour, directeur général adjoint de Montpensier Arbevel.
00:04Wilfried, on avait un Emmanuel de Chypre pas du tout inquiet du niveau des taux ce matin,
00:09on est quand même à 3,60.
00:10Oui il avait des lunettes roses effectivement Emmanuel, 3,62 ce matin,
00:14c'est-à-dire autant que le disant Slovax, seule la Lituanie se finance désormais dans la zone euro plus chère que nous,
00:19est-ce que vous ça vous inquiète ?
00:20En fait la comparaison avec la Lituanie pas trop,
00:23moi ce qui m'inquiète un petit peu quand même c'est le fait qu'on ait aujourd'hui
00:28un taux nominal de la dette, donc effectivement le taux d'intérêt facial,
00:32qui est supérieur au taux nominal de croissance de l'économie française.
00:35Donc on se félicite, et moi le premier, qu'effectivement le taux réel de croissance de l'économie
00:39soit légèrement en dessous de 1%, c'est bien.
00:42On a une inflation qui est extrêmement faible,
00:44donc ça veut dire qu'on a une inflation qui est inférieure à 1%,
00:46donc ça veut dire que le taux de croissance nominal de l'économie,
00:49quand on le mesure en prix tout simplement,
00:52on est à 2%, moins de 2%,
00:55alors que notre taux il est à 3,60%.
00:58Et l'écart fait effectivement qu'on risque d'avoir cet effet boule de neige.
01:02C'est ça effectivement qu'il faut suivre,
01:04parce que ça veut dire que si ça dure trop longtemps,
01:06on a effectivement un phénomène d'emballement qui peut se passer.
01:09Ce qui nous sauve aujourd'hui c'est que le marché obligataire,
01:11c'est un énorme paquebot qui est dans les mains de personnes
01:14qui ont des énormes fonds à gérer,
01:17donc qui bougent très très peu.
01:18Il y a très peu de vendeurs en fait sur le marché obligataire.
01:20Il faut savoir que le marché est un marché d'acheteurs,
01:23il y a très très peu de ventes.
01:24Il y a des ventes sur le marché obligataire
01:25que lorsque vous avez des ventes forcées.
01:27Donc vous avez des ventes forcées,
01:28quand soit vous avez une dégradation de catégorie brutale,
01:31c'est-à-dire que par exemple on passe de la catégorie investissement
01:33à la catégorie spéculative,
01:35là vous n'avez pas le choix, vous devez vendre.
01:37Ce qui arrive quand même pas tout le temps.
01:38On en est loin, on est encore à plus,
01:40donc on a encore trois crans derrière,
01:41mais bon ça peut arriver.
01:43Ou si vous avez par exemple,
01:44c'est arrivé en 2011,
01:45en 2011 qu'est-ce qui a déclenché les problèmes en Italie ?
01:48C'est quand Allianz en Allemagne a décidé
01:50que chaque filiale d'Allianz de chaque pays
01:53ne pouvait plus investir dans des dettes d'autres pays.
01:58Donc en fait,
01:59tu as renationalisé d'un seul coup
02:00ces achats obligataires.
02:03C'est-à-dire que d'un seul coup,
02:03Allianz Allemagne n'a plus acheté de dette italienne.
02:07Et c'est ça qui a fait son volet.
02:08Une crise sur les taux.
02:10Exactement.
02:11Donc il faut que quelque part,
02:12il y ait un choc déclencheur.
02:13Voilà, il y ait un choc déclencheur.
02:14Aujourd'hui, on ne le voit pas.
02:16On en est encore loin.
02:17On a simplement quand même cet effet,
02:19effectivement un petit peu étranglement,
02:22qu'on voit avec ce fameux taux nominal de la dette
02:25qui est supérieur au taux nominal de croissance.
02:27Ça, ça veut dire que nos recettes fiscales
02:29ne sont mécaniquement pas suffisantes
02:30pour faire face à l'accélération de la dette.
02:35Attention quand même.
02:36Voilà, attention.
02:36Alors attention, à quoi ?
02:38Puisque pas du budget, pas de problème.
02:40On aura une loi spéciale ou un 49-3.
02:42Alors le gros avantage, effectivement, aujourd'hui,
02:44je me suis dit quand même pour cette dernière de l'année.
02:47Vous aussi, vous voulez dire un truc positif ?
02:49Voilà, quand même.
02:50La chose positive, c'est que malgré tout,
02:52l'économie s'adapte.
02:53C'est-à-dire qu'on nous a beaucoup inquiétés
02:57sur le fait que pas de budget,
02:58c'était la catastrophe.
03:00Ça ne pouvait que générer des esseins de criquet
03:04qui allaient s'abattre sur l'économie française.
03:06En fait, l'économie résiste très bien.
03:10Les entreprises, finalement, investissent.
03:12On a cette capacité de supporter l'incertitude fiscale.
03:16Il ne faudrait pas non plus trop en profiter,
03:18parce que ça veut dire qu'on teste quand même un petit peu aux limites.
03:21On est un peu dans des tests aux limites,
03:22aujourd'hui, sur l'économie française.
03:23Mais ça ne se passe pas mal.
03:25Ça veut dire quand même qu'on en a peut-être fait beaucoup
03:28sur l'importance de la politique et l'importance du budget.
03:32Si on avait simplement un budget sans trop de changements,
03:36ça irait probablement bien à tout le monde.
03:38Dans les autres choses positives, aux États-Unis,
03:42pas de bulle, pas de problème non plus ?
03:43Pas de bulle parce que pas d'inflation.
03:45Et donc, comme il n'y a pas d'inflation,
03:46alors il n'y a rien à doute sur le calcul de l'inflation,
03:49comme il y a eu quand même des recalculs liés à l'absence de données,
03:52on commence à se dire, est-ce que c'est vraiment les bons chiffres ?
03:54Mais quand on regarde les chiffres tels qu'ils sont sortis,
03:56on est largement en dessous de 3% d'inflation,
03:58bien inférieur à ce qu'on attendait.
04:00Donc, ça veut dire que les taux n'ont pas de raison de monter,
04:02probablement encore baisser davantage que ce qu'on attendait l'an prochain.
04:05Si on baisse les taux davantage, ça veut dire que les profits futurs vont valoir plus.
04:10Donc, finalement, tout va bien.
04:11En tout cas, les marchés, ce qu'ils nous disent,
04:13c'est qu'il y a une petite correction, très très légère.
04:16Ils sont plutôt en train de repartir doucement.
04:18Ça se passe bien, les résultats sont là.
04:21Aujourd'hui, en tout cas, il n'y a pas d'affolement sur les marchés.
04:23Il n'y a pas de crise, par exemple, de crise de la dette sur les marchés.
04:26Tout le monde pensait, on parle de la dette française,
04:27tout le monde pensait qu'effectivement, on pouvait y avoir une crise de la dette.
04:30Parce qu'il y en a beaucoup, quand même.
04:31Mais quand on regarde par rapport au cash flow généré
04:34par ceux qui ont acheté de la dette,
04:37finalement, ça reste très raisonnable.
04:39Ça reste très raisonnable, historiquement.
04:41La seule entreprise sur laquelle il y a quand même une petite vigilance qui s'allume,
04:44c'est effectivement Oracle, parce qu'ils sont allés très très loin dans ce domaine.
04:48Pour les autres, on est dans des ratios qui sont historiquement totalement acceptables.
04:53Dernier point où il n'y a finalement pas de problème, c'est le Mercosur.
04:57En fait, dernier point où finalement, on a repoussé le délai,
05:00comme le budget, comme les hausses de taux.
05:04Tout à janvier.
05:05On a repoussé à janvier.
05:06On a repoussé, on se dit finalement, quand on repousse le temps,
05:09on finit par trouver les problèmes.
05:10C'était ce bon recueil qui disait, il n'y a pas de problème,
05:13que l'absence de solution ne se réjouit.
05:14Vous aussi, vous citez en recueil, comme j'en vois.
05:15Oui, c'est une citation de fin d'année.
05:19Mais effectivement, ça montre que quand on se donne du temps,
05:23on essaie d'apaiser un peu cette économie de l'émotion
05:26dont vous parliez la semaine dernière.
05:29On est véritablement là-dedans.
05:30Comment est-ce qu'on retrouve de la raison ?
05:32Comment est-ce qu'on sort un petit peu de cette émotion généralisée
05:35qui nous fait perdre un petit peu le sens ?
05:37Repousser les délais, c'est peut-être aussi une façon de se donner du temps.
05:41C'est peut-être aussi une façon de se trouver des solutions
05:43pour le Mercosur, c'est quand même plutôt une bonne chose
05:46pour l'économie de ne pas avoir fermé la porte.
05:49On en a besoin.
05:50Wilfried, ouverture dans 7 minutes.
05:52On va voir FH qui va faire sa première journée au CAC 40.
05:55Etienne, nous racontait ce matin à quel point c'est compliqué
05:57parfois quand on rentre dans le CAC 40.
05:59On leur souhaite bon courage.
06:00En général, c'est un résultat de performances passées.
06:04Et donc, les marchés se disent
06:06« Bon, on a déjà beaucoup acheté les performances passées.
06:08On va voir si on a de nouveaux drivers. »
06:10Il faut toujours en avoir un petit peu dans la besace.
06:11On va voir ce qu'à FH a dans la besace.
06:13Mais ça veut dire que c'est une réalisation symbolique.
06:17C'est pas une garantie de performance future.
06:18C'est absolument pas une garantie de performance future.
06:20C'est la résultante de succès passés.
06:23C'est formidable.
06:24Mais ça veut dire que maintenant,
06:25pour toutes ces entreprises-là,
06:27souvent le plus dur commence.
06:28Wilfried, je vous souhaite de bonnes fêtes
06:29puisque vous ne serez pas là la semaine prochaine,
06:31mais moi non plus.
06:31Voilà.
06:32On vous souhaite de bonnes fêtes.
06:33mutuellement, merci d'être toujours là,
06:35présent, de répondre au rendez-vous
06:37de la matinale de l'économie.
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