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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo

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00:0019h, ravie de vous retrouver ce soir. On commence par les infos du soir. Bonsoir Margot Siffleur.
00:06Bonsoir Christine, bonsoir à tous.
00:09Sept départements toujours en vigilance orange neigée, verglas. Neuf autres le seront demain.
00:13Ainsi que quatre départements en vigilance orange, vent violent.
00:17C'est ce que devrait provoquer la tempête Goretti qui se dirige vers le nord-ouest de l'Hexagone.
00:22Sept mauvaises nouvelles pour Arc-France, américain historique de produits en verre pour les arts de la table.
00:26Il a été placé en redressement judiciaire, une décision faisant redouter des centaines de suppressions d'emplois
00:31alors que 3500 personnes sont employées dans le Pas-de-Calais.
00:35Et puis cette nouvelle menace de Donald Trump qui étudie activement avec ses équipes un achat du Groenland.
00:40Le chef de la diplomatie américaine rencontrera la semaine prochaine des responsables danois.
00:44Le vice-chancelier autrichien réclame des sanctions de la part de l'Union européenne.
00:50Merci beaucoup ma chère Margot.
00:52Au sommaire ce soir, Emmanuel Macron a annoncé que plusieurs milliers de soldats français pourraient être déployés
00:59pour maintenir la paix en Ukraine après la signature d'un cessez-le-feu avec la Russie.
01:04Les Britanniques ont souligné qu'un déploiement des troupes serait soumis au vote des élus du Parlement.
01:10Les Allemands ont précisé qu'il n'y aurait un déploiement que s'il s'agit d'un pays de l'OTAN, donc pas en Ukraine.
01:16Les Italiens ont refusé eux aussi d'envoyer des soldats à une Ukraine.
01:20Comment comprendre la position française ?
01:23Ce matin à Saint-Trompé, l'hommage rendu à Brigitte Bardot a frappé par sa force symbolique.
01:31Un cercueil en osier, simple, presque biblique, à l'image d'une femme qui fut à la fois icône de la liberté
01:36et âme profondément spirituelle, sexe symbole mondial, modèle de Marianne, muse du cinéma.
01:43Bardot fut aussi une croyante assumée, attachée à la tradition catholique, à la protection des animaux,
01:49à une liberté de pensée qui l'a menée à choquer tous les conformismes, y compris ceux de son propre camp d'hier.
01:56Réduite trop souvent à son corps, elle portait pourtant une vision, un courage, une fidélité à elle-même jusqu'au bout.
02:03Et si Brigitte Bardot ne rappelait qu'être vraiment libre aujourd'hui, c'est oser rester fidèle à son âme
02:09que le monde exige la soumission aux normes, l'analyse de Gabriel Cruzel.
02:15Au Sénat, l'examen de la loi sur la fin de vie a repris, avec une forte réticence des sénateurs à inscrire pleinement
02:22un droit à l'aide à mourir, contrairement à l'Assemblée nationale.
02:26Ils ont reformulé le texte avec une assistance médicale à mourir, très encadrée et réservée aux patients en fin de vie imminente,
02:35ce qui pourrait réduire l'impact du dispositif souhaité par l'exécutif.
02:40Les débats publics et éthiques s'annoncent durs entre chambres et professions de santé.
02:45Au moment où notre société redéfinit son rapport à la mort, est-ce que limiter l'accès à une aide à mourir
02:52protège la dignité humaine ou renforce une souffrance que la loi devrait apaiser ?
02:57Emmanuel Hirsch, professeur d'éthique médicale, est notre chroniqueur mystère, pas du tout mystère ce soir.
03:04La colère agricole repart, blocage partout en France, notamment autour de Toulouse, une crise profonde.
03:11Aux causes multiples, prix du blé trop gras pour trop bas, engrais trop cher, gestion de la dermatose nodulaire,
03:17dépendance à la politique agricole commune et surtout la menace du Mercosur.
03:22Malgré les annonces d'Ursula von der Leyen et du gouvernement français, les réponses restent partielles, techniques et sans vision de long terme.
03:29Bruxelles avance vers la signature du traité pendant que Paris tente d'arracher des garanties de dernière minute.
03:37Face à une agriculture à bout de souffle, pourquoi, pourquoi, pourquoi l'Union européenne persiste-t-elle
03:43à accélérer un modèle que les paysans ne peuvent plus supporter, le déreptage de Charlotte Dornelas ?
03:50Ce soir, dans Face à l'Info, nous accueillons Gilles Platret, le maire républicain de Charlon-sur-Saône,
03:55et l'auteur d'un post très commenté sur les réseaux sociaux.
03:59Je cite,
03:59« Les islamistes sont aux portes de centaines de mairies en France et personne ne semble prendre la mesure du risque que cela fait encourir à notre démocratie. »
04:08Une alerte forte, selon lui, l'entrisme islamiste menace aujourd'hui des centaines de conseils municipaux.
04:14À dix semaines des élections, il nous dira où en est ce phénomène et à quelles informations sensibles des élus islamistes pourraient accéder s'ils accèdent au pouvoir,
04:23en quoi cela fragilise nos institutions et surtout s'il est encore possible d'agir d'avant le mois de mars.
04:29Un échange direct au cœur d'un enjeu démocratique majeur ce soir avec Gilles Platret.
04:35Le Conseil d'État a tranché.
04:37L'écriture inclusive peut être utilisée par les autorités publiques, y compris sur des plaques commémoratives à Paris.
04:43En rejetant le recours de l'association francophone Avenir contre la ville de Paris, la plus haute généridiction administrative confirme que les formes comme conseillers,
04:54je ne sais pas dire, relèvent de la langue française et ne violent pas la neutralité du service public.
05:02Malgré les réticences de l'État et les débats vifs, la justice estime que cette graphine n'est ni politique ni idéologique.
05:08En validant l'écriture inclusive au nom du droit, l'État entérine-t-il une transformation culturelle profonde de la langue française ?
05:16L'édito de Mathieu Bocoté, une heure.
05:19Avec nos mousquetaires, pour tout se dire et sans tabou, c'est parti.
05:21Mon pays, ce n'est pas un pays, c'est l'hiver, mon chemin, ce n'est pas un jardin, c'est la plaine.
05:43Mon chemin, ce n'est pas un jardin, c'est la neige, mon pays, ce n'est pas un pays, c'est l'hiver.
05:52Mais c'est qu'il est presque, il veut nous chanter.
05:55Alors c'est qui ?
05:56C'est Gilles Vignon, un des plus grands chansons nids du Québec.
05:58J'ai réussi à faire Mathieu Bocoté rougir à 19h06.
06:01Ah oui, absolument, c'est Gilles Vignon, c'est le poète national du Québec, un homme absolument formidable,
06:05qui a eu un très grand succès en France dans les années 70, 70, 80.
06:08Pourquoi ça vous touche comme ça ?
06:10Parce que les Français, lorsqu'on est d'abord en restant dans Nouvelle-France au tout début,
06:15la première rencontre, c'est l'hiver, c'est-à-dire le premier ennemi avant toute chose,
06:18c'est l'hiver, être capable de s'implanter, fonder une colonie, fonder une société,
06:22fonder un peuple dans un environnement aussi hostile, tenir et tenir quatre siècles,
06:26en sachant que chaque année reviennent cinq mois d'hiver particulièrement brutale.
06:30Je ne sais pas, je trouve ça assez admirable.
06:32J'ai réussi à surprendre Mathieu Bocoté.
06:33Oui, c'est mon patriotisme hivernal.
06:37Alors Emmanuel Lire, vous êtes avec nous, vous avez remplacé Marc Menon,
06:40ça vous va très bien, on embrasse Marc Menon qui est coincé dans la neige
06:43et on a un dossier capital à aborder ce soir qu'on suit de très très près
06:48et on va parler justement d'où on en est sur la fin de vie.
06:52On envoie des troupes en Ukraine, on est prêt à envoyer
06:54et pourtant en douce, il y a des choses qui se passent en France
06:57et on va en parler avec vous dans un instant.
06:59D'abord, justement, les pays de la coalition des volontaires hier étaient rassemblés à Paris
07:05et Mathieu, ils ont signé une déclaration commune où ils s'engagent à fournir des garanties de sécurité à l'Ukraine
07:12si venait un cessez-le-feu avec la Russie.
07:16Alors Emmanuel Macron est même prêt à engager des soldats français pour l'assurer concrètement.
07:22Mathieu, est-ce qu'il s'agit d'une nouvelle étape dans ce basculement vers un monde
07:26qui vivra toujours sous la possibilité d'une nouvelle guerre en Europe ?
07:31Qu'est-ce que cela dit ?
07:32Alors, je crois qu'on sent tous aujourd'hui la rumeur de la guerre dans l'espace.
07:37Nous nous entendons, on a utilisé plein de formules pour ça, on parle d'un monde plus tragique,
07:42un monde où il y a désormais le choc des empires, je reviendrai dans un instant,
07:45mais c'est un monde aussi où la guerre redevient non plus un phénomène résiduel contenu à la périphérie de la civilisation,
07:52mais où les grands blocs qui constituent l'humanité peuvent s'affronter encore demain, peut-être même aujourd'hui.
07:59Alors, pourquoi parler de l'Ukraine ?
08:00Parce que depuis quelques jours, on parlait essentiellement du Venezuela, c'était de l'actualité immédiate, chaude,
08:06mais l'actualité durable, structurelle, la ligne de fracture,
08:09où pourrait demain naître un affrontement violent entre puissances nucléaires,
08:15un affrontement violent au cœur d'une Europe qui croyait s'être purgée de la tentation de la guerre
08:19dans la deuxième moitié du XXe siècle, c'est bien l'Ukraine.
08:22Et on le voit, donc là, il y a cette idée, est-ce qu'on pourrait trouver un cessez-le-feu ?
08:26Quelque chose comme une paix avec la Russie et l'Ukraine d'ici quelques semaines, quelques mois.
08:32C'est une possibilité. On comprend, d'autant que les Américains font pression en ce sens,
08:35qu'il ne s'agirait pas de la paix souhaitée par Starmer, Merz, Macron, et ainsi de suite,
08:41qui espéraient en fait la reconquête complète des territoires ukrainiens.
08:44Ça ne ressemblera pas à ça. Il s'agit d'un cessez-le-feu à partir du rapport de force réelle sur le terrain.
08:49Mais la grande question maintenant, c'est les garanties de sécurité. C'est le slogan du moment.
08:54Quelles sont les garanties de sécurité pour l'Ukraine, pour permettre à l'Ukraine,
08:58une fois la paix établie, de s'assurer qu'elle ne sera pas demain victime d'une nouvelle attaque de la Russie ?
09:04Alors là, théoriquement, il y a la coalition des volontaires. Vous l'avez dit dans votre présentation,
09:08on a théoriquement un programme commun, théoriquement une vision commune de la défense de l'Ukraine.
09:12J'aime bien votre théoriquement.
09:13Ah oui, parce que c'est un peu plus compliqué quand c'est concret.
09:16Alors, Emmanuel Macron le dit de son côté, il est prêt à engager des troupes françaises,
09:22des milliers de soldats français. C'est presque un symbole envoyé pour dire,
09:26pour assurer la défense de l'Ukraine. Mais où installer ses troupes, c'est déjà plus compliqué.
09:31Emmanuel Macron a une formule, cela dit. Il nous dit, parlant de ses soldats,
09:35« Ce ne sont pas des forces qu'on engage au combat. Leur mission, plutôt, est de participer à la régénération
09:41de l'armée ukrainienne, une forme de réassurance le jour d'après le cessez-le-feu. »
09:46Alors, on se comprenne bien. Si ce ne sont pas des forces militaires qui sont prêtes pour qu'on les engage au combat,
09:52à quoi servent-elles ? Par définition, quand on envoie des soldats pour protéger une frontière,
09:56c'est pour qu'ils combattent si cette frontière est attaquée. Sinon, on envoie des scouts,
09:59on envoie, je ne sais pas trop, on envoie des cuisiniers, des scouts, des gens qui sont là
10:04dans un esprit un peu kumbaya. Mais si on envoie des militaires avec des armes et des canons,
10:08des fusils, c'est théoriquement pour qu'ils se battent si la frontière est attaquée.
10:12Donc, quoi qu'il en soit, Emmanuel Macron dit, il est possible d'envoyer des soldats.
10:16J'ajoute une chose à propos de cette position, c'est qu'elle correspond à la psychologie du chef de l'État
10:21qui, manifestement, croit grandir, croit trouver sa pleine ampleur politique
10:27dans ce contexte de choc militaire, de choc des empires.
10:30On se souvient, par exemple, qu'il y a quelques mois, il avait confisqué les ondes
10:33pour dire un instant, il faut se réarmer très rapidement, le choc avec la Russie, c'est demain.
10:37Donc, ça correspond à son état d'esprit.
10:38Est-ce que les autres leaders de la coalition des volontaires pensent la même chose ?
10:43Oups, non.
10:43Ce n'est pas le cas, par exemple, de Giorgia Meloni.
10:47Giorgia Meloni dit, je n'envoie pas de troupes au sol.
10:50C'est réglé.
10:51Nous n'envoyons pas de troupes au sol.
10:54Et, dans le cas de Mertz, en Allemagne, il nous dit, on peut envoyer des troupes,
10:58mais seulement dans un pays de l'OTAN.
11:00Pardon, mais ça semble logique.
11:03Je n'ai rien dit, je suis à me la parenté.
11:05Je constate que la coalition des volontaires est moins coalisée et moins volontaire qu'on le dit.
11:10Donc là, l'Allemagne, dans les circonstances, dit, on peut envoyer des troupes dans un pays de l'OTAN.
11:14Mais c'est très bien.
11:14Mais puisque l'Ukraine n'est pas un pays de l'OTAN, qu'est-ce que ça veut dire ?
11:17Est-ce que ça veut dire que si les Russes, demain, rentraient en Ukraine à nouveau,
11:20les troupes allemandes décideraient de pénétrer sur le territoire ukrainien pour confronter les Russes ?
11:25J'essaie de comprendre concrètement ce que veut dire ce scénario.
11:28C'est ça.
11:29Ensuite, il y a une question, je pense qu'on peut élargir la réflexion.
11:32Il serait intéressant de savoir dans quelle mesure les peuples européens sont disposés à ce pas supplémentaire vers la guerre.
11:39Imaginons un référendum qui ne se fera pas, parce qu'on le sait,
11:42les référendums, c'est fait pour être souhaité, ce n'est pas fait pour être tenu.
11:45Mais imaginons un référendum qui serait, soit dans les différents pays européens, en France, en Italie, en Allemagne, que sais-je,
11:51sur un, l'aide à l'Ukraine, la portée de l'aide à l'Ukraine,
11:54le consentement à un engagement militaire possible dans ce conflit,
11:58est-ce que les peuples européens seraient enthousiastes, seraient même résolus,
12:02accepteraient les sacrifices immenses que réclamerait cette forme de croisade contre la Russie
12:07dans le cadre de la défense de l'Ukraine.
12:09Je n'en suis pas certain.
12:11Alors là, qu'on se comprenne bien, je prends la peine de le redire chaque fois pour qu'il n'y ait pas d'ambiguïté.
12:14Il va de soi que nous sommes solidaires de l'Ukraine, pays agressé par l'Empire russe.
12:18Mais, du XXe siècle, nous avons hérité de la conviction que dès que nous sommes indignés par une agression quelque part,
12:25nous devons intervenir le lendemain.
12:26Le monde qui se dessine n'est plus un monde sous le signe de la guerre civile mondiale
12:30où dès qu'on est choqué par une agression quelque part, on doit envoyer des troupes, des casques bleus, des forces spéciales.
12:35Ce n'est plus le monde dans lequel nous sommes.
12:37Nous sommes dans un monde où les lignes de fractures sont nombreuses,
12:40où souvent nous allons être horrifiés par différentes formes d'invasion, d'agression.
12:44Et ça ne veut pas dire que chaque fois que nous devons envoyer des troupes, nous devons participer au combat, même indirectement.
12:50Il arrive des moments où la responsabilité d'un chef d'État, c'est de tenir son peuple à l'abri de la guerre,
12:56qui frappe ailleurs dans le monde.
12:58C'est quelquefois la responsabilité d'un leader de tenir son peuple à l'abri.
13:01Ça peut sembler pas très courageux, ça, mais je ne suis pas certain que le courage consiste à nécessairement jeter son pays
13:06dans un conflit potentiellement mondial.
13:08Vous avez vu aujourd'hui, soit dit en passant, le choc autour du pétrolier russe, les Américains qui s'en mêlent.
13:12Je ne suis pas de ceux qui s'enthousiasment lorsque les Russes et les Américains se confrontent directement,
13:18ne serait-ce qu'autour d'un pétrolier.
13:20Il suffit quelquefois d'un petit événement pour engendrer de grandes catastrophes.
13:23Alors, trois éléments, je pense, finalement, permettent de poser le contexte de cette coalition des volontaires.
13:29Premièrement, qu'est-ce qu'on peut attendre des Américains?
13:32Ce sont encore nos alliés ou non?
13:33Je n'en suis pas certain.
13:34Les Américains qui veulent prendre un bout d'Europe, enfin, pas d'Europe, mais un bout de Danemark, le Groenland,
13:38c'est encore nos alliés ou non?
13:40Donc, si on compte sur les Américains pour l'Ukraine, mais on accepte au même moment qu'ils prennent un bout d'Europe,
13:45un bout de Danemark, enfin, un bout de je ne sais pas quoi, mais quoi qu'il en soit,
13:47ils veulent prendre un bout de choses qu'on ne veut pas leur donner.
13:50Alors, qu'est-ce qui se passe?
13:50Deuxième élément, quel est l'état de la menace russe?
13:53Parce que si l'OTAN se désagrège sous nos yeux, comme on le voit aujourd'hui,
13:56bien, est-ce que l'article 5 doit être redéfini?
13:58Est-ce que, sans les Américains, l'OTAN, l'article 5 a la même portée?
14:02Et de ce point de vue, jusqu'où va la solidarité de la France avec les Baltes, avec les Polonais, avec les autres pays?
14:07Et troisième élément, j'y reviens toujours, dans quelle mesure les Européens, eux-mêmes, les leaders européistes,
14:12plus exactement, veulent prendre prétexte de ça pour accélérer la construction de l'Empire européen?
14:19Et rappelons l'article 5, c'est qu'un pays de l'OTAN attaqué, tout le monde est solidaire.
14:24Vous parlez souvent du retour des empires, Mathieu Bocoté, en ce moment.
14:28Est-ce que l'Europe cherche à devenir un empire elle-même?
14:32Je crois que c'est le fantasme du leadership européen.
14:35D'ailleurs, j'ajoute une chose, je pense que l'Europe a déjà réussi à se constituer,
14:38depuis une quarantaine d'années, un empire intérieur.
14:41C'est-à-dire que c'est un empire très faible par rapport au monde, dans son rapport au reste du monde,
14:45mais un empire très fort lorsqu'elle vient le temps de mater la souveraineté des pays qui la constituent.
14:51Donc l'Europe est très faible par rapport au monde, mais elle est très forte contre la France,
14:55très forte contre la Hongrie, très forte contre les différents pays qui la constituent.
15:00C'est intéressant, donc c'est un empire répressif de l'intérieur,
15:03mais très faible, presque émasculé par rapport à l'extérieur.
15:07C'est par ailleurs un empire aujourd'hui qui est le dernier gardien de l'illusion mondialiste.
15:10Et on le voit avec la question du Mercosur, je pense que Charlonne nous en parlera.
15:13Le Mercosur qui est aujourd'hui le symbole d'une marche forcée dans une mondialisation
15:17à laquelle on tient à tout prix, même si les Européens, manifestement,
15:20les peuples européens ne sont pas trop enthousiastes devant cela.
15:23Mais imaginons que l'Europe veuille demain se constituer à la manière d'un empire classique,
15:27un empire à l'ancienne.
15:29Chaque fois qu'un empire se constitue, et la guerre peut le permettre,
15:32le tragique du monde peut permettre cela,
15:34chaque fois qu'on veut constituer un empire,
15:36eh bien inévitablement il y a un noyau qui forme cet empire,
15:38il y a un noyau qui domine les autres.
15:40Au 19e siècle, fin 18e, 19e en fait, on pense à Napoléon,
15:44la France se voulait au cœur d'une forme d'empire français universel européen.
15:49Au 20e siècle, première moitié du 20e siècle,
15:51certains ont voulu effectivement créer une forme d'empire européen
15:53avec l'Allemagne dans son cœur.
15:55On ne garde pas de très bons souvenirs de cela.
15:57Deuxième moitié du 20e siècle, certains ont dit
15:59on va faire un empire européen, mais avec le couple franco-allemand.
16:02Là, ce sera ça le noyau et les autres vont s'agréger.
16:05On y croit de moins en moins.
16:06Avec l'euro, on s'est dit finalement que c'est l'Allemagne qui serait le cœur de l'empire,
16:09parce que ce sera une puissance économique.
16:11Aujourd'hui, retour de la question militaire.
16:12La France a des capacités de défense, une industrie de défense.
16:15Alors là, on se dit à ce moment-là,
16:16c'est la France qui pourrait être le cœur de cet empire européen,
16:19mais dans les faits, concrètement, ce que je vois,
16:21c'est que dès qu'il y a un empire, il y a un noyau formateur
16:23et les autres sont périphériques, sont transformés en provinces
16:26qui doivent suivre les commandements de l'empire,
16:28il se pourrait se le dire que demain,
16:29le commandement de cet empire soit davantage,
16:31s'il prenait forme à Berlin qu'à Paris,
16:33il se pourrait que les Français, dans une logique européiste,
16:35consentent à leur provincialisation dans le grand empire.
16:37Je ne suis pas certain qu'ils en seraient heureux.
16:39Très intéressant à analyser tout ça.
16:41Dernière question, Mathieu, déplaçons un peu notre projecteur.
16:45Les événements en Iran, dont on parle peu,
16:48mais qui sont d'une importance majeure
16:50et s'ils s'inscrivent dans ce bouleversement du monde.
16:54Oui, et à plusieurs égards.
16:55Premier élément, il faudrait qu'on suive un peu ce qui se passe.
16:57Je suis fasciné du peu d'intérêt d'une bonne partie de la médiasphère
17:01pour ce qui se passe en Iran.
17:03Le régime...
17:03Il faut dire qu'il neige.
17:05Oui, c'est vrai.
17:07J'en conviens.
17:08À un centimètre de plus, on ne s'intéressera même plus à Ougronland.
17:11Alors, il faut comprendre que le régime des molatérants
17:14pourrait tomber dans les prochaines semaines.
17:17Je ne dis pas qu'il va tomber.
17:18Là, il est manifestement vraiment fragilisé.
17:21La révolte populaire est significative.
17:23Ce régime totalitaire pourrait tomber.
17:26Deux questions à partir de cela.
17:28Est-ce qu'il y aura de l'aide extérieure?
17:29Si les Américains décidaient de s'en mêler, on n'aime pas quand les Américains se mêlent de tout,
17:32mais est-ce que certains applaudiraient le fait que les Américains se mêleraient de ça?
17:35Et deuxième élément, qui pour prendre le relais?
17:37Et je termine simplement parlant de cette nouvelle époque.
17:40On parle de plus en plus du fils du chat d'Iran.
17:42Le chat d'Iran qui n'a pas laissé le plus beau des souvenirs pour les gens d'Iran.
17:45Il faut le garder à l'esprit.
17:47Mais donc, il se présente comme celui qui pourrait porter une élite de rechange pour remplacer les ayatollahs.
17:52Je note simplement que dans un monde démocratique qui est le nôtre, on parle d'un retour d'une figure monarchique dans un pays.
17:58Autrement dit, le retour à la monarchie, le retour à une autorité verticale héritée de l'histoire
18:02et pas simplement du processus démocratique classique pour restaurer la paix dans un pays comme l'Iran.
18:07J'ignore s'il en sera ainsi, mais je note que le retour de la monarchie n'appartient pas particulièrement à l'imaginaire démocratique.
18:12On verra ce que ça donne en Iran dans les prochains temps, mais suivons ce qui s'y passe.
18:15Suivons ce qui s'y passe. Merci, mon cher Mathieu.
18:18Emmanuel Lerge-Sava, vous êtes bien avec nous?
18:20J'écoute avec beaucoup d'attention ce que dit Mathieu.
18:24Ça nous interroge sur la différence qu'il y a entre la finalité d'une action et ses conséquences.
18:30Et dans un monde aussi complexe, un décideur politique qui prend une responsabilité
18:34ne sait plus quel est l'impact véritablement de ce qu'il décide.
18:38Et donc, en matière d'éthique, vous savez qu'il y a un philosophe qu'on aime bien, c'est Aristote,
18:42qui demande d'être prudentiel.
18:44J'invite à ce qu'on lise l'éthique à Nicomac.
18:46Qu'est-ce que c'est être prudent dans une situation aussi dangereuse?
18:51Est-ce qu'il faut agir, ne pas agir?
18:53Voilà des dilemmes éthiques.
18:54Et je trouve qu'on ne convoque pas assez la réflexion collective par rapport à ces questions.
18:58Il y a toute une intelligence à déployer.
19:00Donc merci infiniment de ces déclarages.
19:02Emmanuel Hirsch, notre professeur d'éthique médicale,
19:06et notre invité chroniqueur mystère, qui n'est plus mystère.
19:11On marque une pause, on revient avec un hommage à Brigitte Bardot.
19:14Retour sur le plateau de Face à l'Info.
19:21Juste avant de parler de Brigitte Bardot, je voulais vous montrer une photo après la victoire de l'Algérie.
19:26Une vidéo en fait.
19:26L'Algérie en huitième de finale de la Coupe d'Afrique des Nations de football face au Congo.
19:32Des supporteurs de l'Algérie sont montés sur le Saint-Pin de Noël, installé sur le vieux port de Marseille.
19:38Je voulais juste vous montrer les images.
19:41Je ne sais pas ce que ça vous évoque, Mathieu, Charlotte, Gabriel.
19:45Ce sont des gens pas civilisés.
19:47On peut être heureux sans chercher à s'emparer des biens des autres.
19:53Charlotte, peut-être ?
19:55Non, mais c'est des images qui finissent par provoquer une immense lassitude.
19:58D'abord, elles ne font plus réagir personne, parce que là, ils montent sur le sapin.
20:01C'est original comme activité, mais ailleurs, ils ont brûlé des voitures ou attaqué la police.
20:05Déjà, moi, ça me choque que quand il y a le 31 décembre, le 14 juillet,
20:12ou un match de foot dans lequel la France est impliquée,
20:15les préfectures soient obligées de disperser des policiers par dizaines de milliers sur tout le territoire français.
20:20Déjà, c'est une information qui m'est insupportable au fil des années.
20:24Quand ça concerne des nations africaines, pour une Coupe africaine des Nations,
20:29et que ça devient également une tradition en France au fil des années,
20:32c'est une immense lassitude teinte et de colère.
20:35Merci en tout cas pour votre regard.
20:38Gabriel Cluzel, on va parler de Brigitte Bardot.
20:41On va montrer d'abord une image de Max Vazini,
20:44qui a tweeté la photo de l'église juste avant de la messe,
20:50et encore, vous allez voir tout à l'heure à l'image.
20:52Alors, ce matin à Saint-Tropez, Brigitte Bardot a été enterrée,
20:56l'église, puis son cimetière marin.
20:59Pourquoi ce cercueil en osier qui a beaucoup intrigué ?
21:02Est-il finalement symbolique de ce que fut Brigitte Bardot ?
21:07Oui, alors Brigitte Bardot est entrée dans l'église, dans un cercueil en osier,
21:13ou en tout cas bardé d'osier.
21:14Comme le berceau de Moïse, et comme le bébé Moïse,
21:19et bien notre bébé national, c'est un petit miracle.
21:22C'est un miracle de beauté et de liberté.
21:25C'est la femme française par excellence.
21:27Du reste, elle a figuré Marianne sur un buste célèbre.
21:31Peut-être même un symbole éternel de civilisation.
21:35Vous savez, Michel-Ange disait que la plus belle création de Dieu,
21:38c'était le corps humain.
21:42Et gageons que si elle avait vécu du temps de Michel-Ange,
21:45il l'aurait fait figurer sur la chapelle Sixtine.
21:47On l'a beaucoup comparé à la Vénus de Botticelli.
21:50Vous savez, et c'est vrai que ce tableau,
21:53où on voit une femme sortant d'un coquillage,
21:56pourrait avoir pour sous-titre « Et Dieu créa la femme ».
21:58D'ailleurs, toute la presse a fait des jeux de mots sur ce titre.
22:02« Et Dieu rappela la femme, et la femme rencontra Dieu ».
22:05C'est vrai que ça a beaucoup marqué.
22:06Alors, puisque beaucoup ont suivi son enterrement à l'Église,
22:10je vais vous parler d'une facette qui est peu connue de Brigitte Bardot,
22:13parce qu'on parle beaucoup de son corps, mais pas beaucoup de son âme, finalement.
22:16Il faut savoir que Brigitte Bardot n'était pas pratiquante,
22:19mais avait la foi.
22:21Donc, ces obsèques à Notre-Dame de l'Assomption, à Saint-Tropez,
22:24avaient du sens.
22:26Ce n'était pas seulement un passage obligé ou une case cochée,
22:29comme peut-être des légendes de sa génération,
22:32parce que ça se faisait pour sa génération.
22:34Comme vous le savez, Brigitte Bardot n'a jamais été,
22:36« La femme du « ça se fait ». »
22:38Et soumise au questionnaire de Proust par Bernard Pivot,
22:44je ne sais pas si vous l'avez vu,
22:45c'est très intéressant de voir les réponses des uns et des autres.
22:49Donc, il y a toujours une question,
22:50« Que voudriez-vous que Dieu vous dise quand vous arriverez au ciel ? »
22:53Et elle, elle avait répondu « Je t'aime ».
22:55Voilà, donc c'est ce qu'on lui souhaite, c'est tout ce que nous lui souhaitons.
22:59Alors, ce qui est intéressant, c'est qu'en 2024,
23:01elle s'apprêta à fêter ses 90 ans et elle avait répondu à un entretien du média catholique à l'Éteia.
23:08Et elle s'était confiée, elle avait dit « Je porte ma foi en moi et j'en suis fière ».
23:11Elle avait fait construire une petite chapelle dans son domaine,
23:15Notre-Dame des Garrigues, pour honorer celle qu'elle appelait sa petite vierge.
23:19Et avec à l'intérieur, évidemment, vous doutez, une statue de Saint-François d'Assise.
23:25Et elle disait du reste que la protection des animaux faisait partie de l'ordre de la création.
23:29Alors, je la cite, « Le bon Dieu a mis l'animal sur la terre pour qu'il soit respecté. »
23:33Et elle avait rajouté « Être horrifiée par les outrages que subissaient les églises ».
23:37Elle parlait même de sacrilège. Alors, ce qui peut amuser, ou pas, parce que c'est ce qu'elle pensait,
23:44elle se qualifiait même de traditionnaliste, car elle aimait bien la messe d'autrefois,
23:49celle de son enfance, qui selon elle avait plus de mystère et de chaleur d'âme.
23:54Elle disait « J'aimerais voir une reprise de la religion catholique avec plus de respect et d'importance.
23:59Tant d'églises sont fermées. »
24:02Telle que vous nous la décrivez, on a l'impression que Brigitte Bardot a joué dans le dialogue des carmélites,
24:07plutôt que dans le mépris.
24:11Est-ce que ce n'est pas un peu oublié, un peu vite, que Brigitte Bardot était avant tout le symbole de la femme libre et transgressive ?
24:18Oui, vous avez raison, mais vous savez aujourd'hui qu'être chrétien, c'est être très libre et très transgressif.
24:25Donc Brigitte Bardot est restée jusqu'au bout, quelqu'un de libre et de transgressif, sauf que les transgressions ont changé.
24:33Je voulais dire tout cela parce que je pense que beaucoup ont pris à tort Brigitte Bardot pour une ravissante idiote.
24:37Vous savez, je choisis à dessin ses mots parce que c'est le titre d'un film dans lequel elle a joué en 1964.
24:43C'est un excellent livre d'ailleurs, roman policier, de l'excellent Ex-Braya.
24:47Et c'est vrai que passer pour une idiote aux yeux des imbéciles est un plaisir de fin gourmet, disait Courteline,
24:53mais c'est quand même la ruse souvent des très très jolies femmes.
24:57Donc il faut lui rendre justice en parlant de son âme.
25:00D'ailleurs, de Gaulle ne s'y était pas trompée puisqu'il avait dit d'elle qu'elle était notre meilleur ambassadeur.
25:07Alors vous avez raison, elle a été un 5-symbole, symbole de la libération des femmes avant les années 60.
25:14Je vais peut-être vous parler d'un souvenir personnel.
25:16Ma mère est plus jeune que Brigitte Bardot, mais elle en a vu l'onde de choc.
25:20Elle s'est même fait traiter, je regrette que Marc ne soit pas là parce que c'est un moment qu'il aime beaucoup, de gourgandine.
25:26Parce qu'elle était arrivée à l'école avec une queue de cheval, on l'avait envoyée se recoiffer, façon Brigitte Bardot.
25:33Et ma mère me dit souvent qu'avec ses ballerines, son corsaire vichy, ses bikinis.
25:38Il faut d'ailleurs rappeler à propos des ballerines que son port de tête, sa façon très féline et sensuelle de se mouvoir,
25:43et bien ce n'était pas seulement de l'inné, c'était aussi de l'acquis.
25:46Elle avait travaillé, durement travaillé quand elle était enfant à la barre en tant que danseuse.
25:51Donc elle a fait naître, c'est ce que m'expliquait ma mère et les femmes de sa génération,
25:55elle a fait naître la mode pour les jeunes filles et les jeunes femmes.
25:58Parce qu'avant Brigitte Bardot, on passait tout de suite de la robe de petite fille
26:01au tailleur de dame mûre sans transition.
26:06Et bébé, c'était des formes très féminines, épanouies, des hanches, de la poitrine, voilà.
26:10Ce n'était pas encore l'avènement du corps androgyne post-68.
26:13C'est assez frappant d'ailleurs, cette rupture presque prépubère comme Jane Birking.
26:19Alors oui, elle a été symbole de libération sexuelle,
26:23mais elle s'y est peut-être aussi brûlée les ailes malgré elle.
26:26Vous savez, je vais vous dire quelque chose de très personnel.
26:28Quand je vois des photos d'elle à 20 ans avec son teint,
26:31diafame, ses cheveux mousseux, sa gorge palpitante, on dirait un portrait de Nathier.
26:36Quand je la vois à côté de Picasso, homme mûr, dont on sait aujourd'hui
26:40qu'il avait des tendances prédatrices largement cachées par la bonne société Germano-Pratine
26:47parce qu'il était communiste, je ne peux pas m'empêcher d'y penser.
26:53Et c'est vrai que l'amour de bébé pour les bêtes, vous savez,
26:55ça ressemble au héros d'un roman d'huissement, ce que vous avez peut-être lu,
26:58qui s'appelle « À rebours ».
26:59C'est quelqu'un qui, à force de voir la noirceur du cœur des humains,
27:05s'attache aux animaux parce qu'au moins ils sont dépourvus de malice.
27:09Ça rend peut-être misanthrope.
27:12Transgressive, Brigitte Bardot l'est restée,
27:14mais pourtant la gauche qui se targue d'aimer la liberté,
27:18les marges, la révolte et la transgression,
27:21a fini par lui tourner le dos.
27:22Comment l'expliquer ?
27:23Oui, parce que la gauche est devenue aujourd'hui la norme
27:26et la bien-pensance et qu'il est interdit de contredire.
27:30Or, quand Brigitte Bardot choquait la bonne bourgeoisie des années 50
27:34et ses vertus morales, la gauche l'aimait bien,
27:36ça allait louer Brigitte Bardot,
27:38mais maintenant la moraline est de gauche.
27:40D'ailleurs, Brigitte Bardot l'avait déclarée textuellement
27:43dans un entretien accordé à Boulard-Voltaire.
27:46Elle avait dit « La liberté d'expression est remplacée par une pensée sectaire,
27:50l'intolérance de la bien-pensance militante de gauche,
27:53mais pas seulement, est devenue avec les années un tribunal
27:56qui juge et qui condamne sans appel. »
27:59Alors, on la traite de raciste, vous l'avez vu sur les réseaux sociaux,
28:02pour des propos qui lui ont du reste, pour certains,
28:04valu condamnation sur l'islam,
28:06l'égorgement des moutons pour l'aïd et le voile islamique.
28:09Et pourtant, vous savez comme moi à quel point elle a aidé Joséphine Baker,
28:13mais il ne fait pas bon s'attaquer au dogme de cette nouvelle religion
28:17immigrationniste et à l'islamo-gauchisme.
28:21Alors, c'est vrai qu'elle a une particularité, Brigitte Bardot,
28:23c'est que vous savez, la plupart des stars, avant de se déclarer de droite,
28:25elles attendent d'avoir plus rien à perdre.
28:27Elles sont très vieilles, très âgées, donc elles n'ont plus rien à perdre.
28:31Donc, c'est à ce moment-là qu'elles sortent du bois.
28:34Eh bien non, c'est vrai qu'elle a toujours fait ce qu'elle voulait finalement, Brigitte Bardot.
28:40D'ailleurs, elle n'est pas politique, elle est simplement française,
28:42mais aujourd'hui, être française, c'est malheureusement considéré comme un peu politique.
28:47Donc, un jour, il y a le député Jean-Marie Le Pen qui lui a demandé d'aller visiter
28:50les soldats blessés de la guerre d'Algérie.
28:54Eh bien, elle y est allée.
28:56Alors, vous savez, Le Pen qui, selon le monde, aurait dit,
28:58je dis ça pour Trump, parce que de temps en temps, il faut lui avaler des petites piques,
29:01il aurait dit, à côté d'elle, Marilyn Monroe faisait serveuse de bar.
29:05Voilà, très gentille.
29:09Donc, que dire d'autre ?
29:12Elle disait qu'elle n'était pas féministe parce qu'elle aimait les hommes.
29:17Voilà.
29:19Il y avait à son enterrement deux hommes frappants qui ont beaucoup ému.
29:24Il y avait d'abord son fils.
29:25Elle disait elle-même qu'elle n'était pas très maternelle.
29:28Mais moi, j'ai trouvé que cette couronne de fleurs, de mimosa, marquée,
29:33on l'a vue tout à l'heure sur l'écran, à maman, était très touchante.
29:37Et son mari, qui l'a accompagnée jusqu'au bout, jusqu'au bout,
29:40et qui a révélé dans un article de Paris Match que son dernier combat,
29:44elle était pour les agriculteurs.
29:47Vous savez, c'est sûr que le traitement qui a été réservé aux vaches pendant l'épidémie,
29:53aux bœufs, je ne sais pas comment les deux d'ailleurs,
29:55pendant la dermatose nodulaire, ne pouvait évidemment que toucher le cœur de Brigitte Bardot.
30:00Elle était aux côtés des agriculteurs comme elle avait été aux côtés des gilets jaunes.
30:04Celle qui se disait aux grands dames de la gauche,
30:07française de souche lointaine et fière de l'être,
30:09et pleurait par les Français.
30:11Il voudrait bercer bébé dans son ultime lit en osier
30:15et lui dire une dernière fois, comme elle voulait que Dieu le fasse,
30:18nous t'aimons.
30:18Merci beaucoup, ma chère Gabrielle, pour ce dernier au revoir à Brigitte Bardot.
30:27Emmanuel Hirsch, nous sommes ravis de vous accueillir ce soir.
30:30On embrasse encore Marc Menon, coincé par la neige,
30:33et c'est un honneur de vous accueillir parce qu'on suit un dossier ensemble,
30:37avec vous, main dans la main, avec Face à l'Info.
30:40Et c'est le dossier de la fin de vie.
30:43Question, on attendait avec impatience que le dossier arrive au Sénat.
30:47Est-ce que le Sénat va faire évoluer la loi relative à le Sénat nazi
30:50et au suicide assisté ?
30:53Serait-ce une évolution attendue de la part des sénateurs ?
30:57Qu'est-ce qu'on attend ?
30:58Christine, quand l'émission a commencé,
31:00on a entendu Gilles Vigneault parler de l'hiver.
31:03Je trouve que c'est une chanson impressionnante
31:04et ça va très bien pour ce qu'on vit aujourd'hui en matière d'éthique.
31:08C'est l'hiver de l'éthique.
31:09On attendait du Sénat un printemps, un espèce d'horizon,
31:13après ce qui s'était passé, rappelez-vous,
31:14à l'Assemblée nationale en mai,
31:17quand il y a eu deux propositions de loi
31:20qui ont été votées par les députés,
31:23une sur l'accompagnement à l'esqu'un palliatif
31:25et une autre sur l'euthanasie du suicide assisté.
31:27Et donc, tout était en place dans nos réflexions,
31:30sachant que la haute chambre, la haute assemblée
31:33est faite de personnes qui ont du recul,
31:35qui ne sont pas uniquement dans une politisation de tout.
31:38On pensait qu'il y aurait du recul,
31:39qu'il y aurait de la réserve, de la retenue.
31:40Et la stupéfaction, en fin de compte,
31:43pour ne pas dire la déception de démocrates.
31:45Une démocratie, c'est la pluralité des positions,
31:48c'est des arbitrages.
31:49Et on voit que dans des domaines aussi délicats,
31:51on attend de nos politiques
31:53qu'ils agissent en conscience, en responsabilité.
31:55Là, ce n'est pas du tout ce qui s'est passé.
31:57Et vous voyez, ce qui est assez intéressant,
31:59dans l'histoire, on est vraiment à la fin,
32:01à mon avis, de cette histoire
32:03d'une législation sur l'euthanasie et les suicides assistés.
32:06Il y a eu plusieurs étapes.
32:07Il y a eu la loi Leonetti, en 2005.
32:09Je ne vous parle pas de la loi sur les soins palliatifs.
32:11Il y a eu une loi importante,
32:13qui était la loi de février 2016,
32:15laquelle, en faveur des personnes malades
32:18et des personnes en fin de vie,
32:19instaurait un principe qui a été objet de discussion,
32:22la sédation profonde et continue jusqu'au décès.
32:26En soins palliatifs, vous avez, pour apaiser la personne,
32:29des sédations qui sont temporaires,
32:30qui sont réversibles,
32:32et qui permettent à la personne ensuite
32:33de maintenir des liens jusqu'au bout de l'existence.
32:35Et là, on a implanté un nouveau dispositif,
32:38qui est la sédation profonde et continue jusqu'au décès.
32:41Et à l'époque, Alain Clès et Jean-Léonetti,
32:43les deux parlementaires qui avaient la responsabilité
32:45de la rédaction, finalement, de cette loi,
32:48ils avaient dit, vous savez,
32:49la sédation profonde et continue jusqu'au décès,
32:52ce n'est pas l'euthanasie,
32:53puisque la personne s'endort,
32:54et notre intention, ce n'est pas de tuer la personne,
32:57c'est de lui permettre de dormir,
32:59j'allais dire, et de mourir d'une manière apaisée.
33:02Donc il n'y avait pas cette intention.
33:03Là, ce qui est très très nouveau,
33:06c'est que nos sénateurs ont considéré
33:09que dans certaines circonstances,
33:11la sédation profonde et continue jusqu'au décès
33:14n'était pas totalement justifiée,
33:15et qu'on pouvait envisager,
33:17d'une manière exceptionnelle,
33:19et on voit à quel point l'exceptionnel dans ce domaine
33:21se banalise vite,
33:22on ne parlera pas du Canada pour ne pas faire
33:24de la peine à Mathieu,
33:25et donc résultat aujourd'hui,
33:27alors ensuite il y aura des discussions,
33:28puisque le 20, à partir du 20 de ce mois,
33:31il y aura le débat au Sénat.
33:33Mais il est mal parti,
33:34puisque les sénateurs,
33:35la main sur le cœur,
33:36m'ont dit qu'ils étaient
33:38contre l'aide à mourir,
33:39mais ils étaient pour l'assistance médicalisée.
33:41C'est l'assistance médicalisée,
33:43l'assistance médicalisée,
33:44ça sera un geste létal.
33:45En quoi ils ont déçu ?
33:47En quoi ils déçoivent ?
33:48Parce que c'est très technique tout ça.
33:50C'est très technique.
33:51Dans la sédation profonde et continue jusqu'au décès,
33:53qui était assez hypocrite,
33:54on disait qu'on ne tue pas la personne,
33:56on la laisse mourir.
33:56C'est ça.
33:57Là, l'intention,
33:59c'est qu'il y aura un geste létal,
34:00c'est-à-dire la personne mourra,
34:03j'allais dire,
34:03d'une décision médicale,
34:05c'est-à-dire en concertation avec la personne,
34:07le médecin décidera
34:09d'aller jusqu'au terme de son geste,
34:12qui sera un geste létal.
34:13Pourquoi c'est compliqué ?
34:15Parce que même les sénateurs nous embrouillent
34:17en donnant des définitions différentes,
34:19de concepts.
34:20Mais c'est pour ça que je veux comprendre.
34:21On est dans des euphémismes.
34:23Là, il faut dire les choses d'une manière claire.
34:25Si aujourd'hui,
34:26ce que les sénateurs ont proposé
34:29était acté,
34:30ce n'est pas dit d'ailleurs que
34:31dans le retour à l'Assemblée nationale,
34:34les députés ne veulent pas aller plus loin,
34:36je ne sais pas d'ailleurs comment on pourrait aller plus loin,
34:38si c'est acté,
34:39effectivement, vous aurez une euthanasie
34:41qui serait une euthanasie
34:42sous le chapeau d'une sédation terminale.
34:45Et vous voyez toutes ces ambiguïtés.
34:47Juste une observation,
34:48et je termine là-dessus.
34:50En 2015, j'avais écrit un article dans Le Monde
34:52quand je voyais apparaître
34:53la sédation profonde et continue jusqu'au décès
34:54en disant que demain,
34:56ce serait l'euthanasie.
34:57Et dix ans plus tard,
34:58c'est-à-dire dix ans après la loi de 2016,
35:00on va voir effectivement une loi sur l'euthanasie.
35:03Et je trouve que c'est déplorable,
35:05d'un point de vue moral,
35:05que sans combat, sans discussion,
35:08sans débat,
35:09d'une certaine manière avec les députés,
35:12les sénateurs nous donnent l'impression,
35:14en tous les cas la Commission des Affaires Sociales du Sénat,
35:16qu'ils ont cédé.
35:17Comment peut-on avoir,
35:19alors que vous avez souvent traité dans cette émission,
35:22des questions humaines ?
35:23Ce n'est pas uniquement des questions de loi,
35:25c'est des questions de personnes en situation de handicap,
35:27en situation de souffrance psychologique, existentielle.
35:29Comment peut-on se permettre aujourd'hui,
35:32dans une société aussi dégradée,
35:33on a la grève aujourd'hui des professionnels de santé,
35:36notamment des médecins,
35:37comment peut-on se permettre de considérer
35:39que notre urgence politique,
35:41celle qui va faire une certaine forme d'unanimité,
35:43se retrouve autour de l'euthanasie et du suicide assisté ?
35:46Qu'est-ce que ça nous donne,
35:47j'allais dire, comme indication de ce qu'est devenue la société ?
35:50Je ne vais pas faire comme Mathieu,
35:51mais c'est un indicateur quand même très très intéressant
35:53de savoir qu'en 2026, au début de 2026,
35:57le chef de l'État, quand il a fait ses voeux,
36:00il a considéré que c'était une de ses trois priorités
36:02et que les sénateurs s'engouffrent,
36:05sans la moindre discussion,
36:06sans dire que, avant de parler d'euthanasie,
36:08parlons de droit d'accéder à la lutte contre la souffrance,
36:11l'environnement social de la personne
36:13pour qu'elle puisse vivre dignement
36:14les derniers incendres de son existence,
36:16toutes les dimensions anthropologiques,
36:18tout ça, j'ai été, a été bradé.
36:20– Dernière question, en un mot,
36:23qu'attendez-vous le 20 janvier ?
36:25Qu'est-ce qui va se passer au Sénat le 20 janvier ?
36:27– Ce que j'attends, personnellement,
36:29c'est déjà une mobilisation de la société civile,
36:31c'est bien que les parlementaires…
36:33– Tout le monde est endormi sur la question.
36:35– C'est pour ça que je parlais d'hiver,
36:37vous avez très très peu de réactions,
36:39qu'il y ait cette apathie de la part des sénateurs,
36:41en tous les cas ce qui est apparu aujourd'hui,
36:43c'est une apathie,
36:45il y a quelques années, on aurait tous réagi,
36:47je pense aux collectifs, les éligibles,
36:50vous avez reçu à plusieurs reprises,
36:52certains d'entre eux ont été reçus par des sénateurs hier,
36:55et donc ils avaient le sentiment qu'il y avait une audience
36:58à ces personnes qui sont lourdement handicapées,
37:01et qui ont le sentiment qu'aujourd'hui,
37:02elles sont éligibles à l'euthanasie, au suicide assisté.
37:05Accepter aujourd'hui de céder par rapport à ce qui serait
37:09une rupture profonde dans notre vie démocratique,
37:11pose pour moi un problème,
37:12donc j'ai une mobilisation à développer au niveau de la société civile.
37:15– Entendons ces personnes en souffrance,
37:19handicapées, parfois au bord de la mort,
37:22mais qui crient la vie.
37:23– Ils attendent un signal, c'est là où votre émission est importante,
37:25ils attendent un signal de vie, un signal de mort.
37:28– On a reçu combien de personnes, effectivement,
37:30que nous recevrons encore aujourd'hui,
37:31qui disent « moi je veux vivre ».
37:32On a reçu ici, notre Charles Bechtat,
37:37qui est fiancé, qui s'est marié depuis,
37:40alors qu'il a la maladie de Charcot.
37:43Donc on donne la parole à tout le monde,
37:44Marc Menor, par exemple, il est contre,
37:46on donne la parole à tout le monde ici.
37:47– Louis Bouffard aussi est intervenu chez vous.
37:49– Pardon ?
37:50– Louis Bouffard aussi est intervenu chez vous.
37:52– Louis Bouffard, Magali Janteur et son époux,
37:55on veut les écouter, on veut les entendre
37:56et on suivra le 20 janvier.
37:58Merci infiniment à Emmanuel Iach,
38:00professeur d'éthique médicale.
38:02Charlotte Dornelas, on ne veut pas fermer les yeux,
38:04non plus sur les agriculteurs,
38:06puisque de nombreux bouclages ont de nouveau commencé
38:08à être organisés par les agriculteurs à travers la France,
38:11et particulièrement aux alentours de Toulouse.
38:14Où en est cette colère agricole ce soir ?
38:16– C'est vrai que c'est une question à laquelle…
38:17– Pardon, excusez-moi, il y en a même qui arrivent aussi à Paris.
38:19– Oui, oui, qui veulent absolument aller à Paris
38:21malgré les interdictions ici et là,
38:23et notamment celle d'arriver jusqu'à Paris.
38:26Alors cette colère agricole, elle revient assez régulièrement,
38:28on en a parlé souvent ici,
38:29et elle semble en tout cas,
38:32il y a des ressorts conjoncturels à cette colère,
38:38mais il y a une forme de colère générale
38:39qui est un peu sans contours précis
38:41et qui ressurgit pour des motifs divers assez régulièrement.
38:45Et pour une raison qui semble assez simple,
38:47si on regarde la longue histoire de l'agriculture ces dernières années,
38:50j'en vois au livre de Patrick Buisson
38:51qui a fait un travail absolument remarquable sur ce sujet,
38:53sur la disparition du monde paysan,
38:56les choix successifs faits en matière d'agriculture,
38:59en France, ont précipité la fin d'un monde,
39:02c'est le titre du livre,
39:03que personne ne semble pourtant voir prêt à mourir.
39:06C'est une longue histoire, très longue,
39:08parce que revenir en arrière semble extrêmement compliqué
39:11pour tous ceux qui sont malgré tout attachés au nouveau modèle.
39:16Ce nouveau modèle, il est composé de moindre coût
39:19pour le consommateur, d'une variété de produits
39:22que nous n'avions pas précédemment par la seule agriculture française,
39:25donc de l'importation de produits étrangers
39:28à toute heure du jour et de la nuit.
39:30Et pendant le temps, il y avait un paysan, un jour,
39:31qui m'avait dit
39:31« Les Français ne sont plus prêts à avoir la paysanerie d'avant
39:34parce que nous n'avons plus la patience ».
39:36Et ce mot m'avait marqué,
39:37parce que ça fait aussi partie du nouveau modèle.
39:40La question de l'éloignement,
39:42on se fiche pas mal de savoir
39:43combien de kilomètres on fait les produits que nous consommons.
39:46La mécanisation, évidemment,
39:47là ça concerne plus le monde paysan lui-même.
39:49L'agrandissement des exploitations.
39:52Alors évidemment, les personnes qui sont attachées à ce modèle,
39:54il y en a qui sont absolument évidentes.
39:56L'Union Européenne, pour ne pas la citer,
39:58les gouvernements successifs
39:59qui ne sont pas opposés à cette transformation,
40:04mais parfois les agriculteurs eux-mêmes,
40:06alors parfois leur corps défendant,
40:08et parfois en y croyant,
40:09et un grand nombre de consommateurs
40:10parmi lesquels nous nous trouvons tous.
40:13Voilà pourquoi c'est difficile,
40:14voilà pourquoi on identifie la colère
40:16et parfois on a du mal à la dessiner réellement.
40:18Ça c'est pour la colère du long terme, on va dire.
40:21Et ces derniers temps,
40:22cette colère s'est réactivée,
40:23avec la dermatose, donc cette maladie qui a provoqué
40:26l'abattage total des troupeaux sur décision du gouvernement
40:29et de l'Union Européenne.
40:31La question de la vaccination,
40:32vous savez certains réclamaient la vaccination,
40:34mais la vaccination empêche dans une certaine mesure
40:36l'exportation.
40:37Donc là encore une fois,
40:38des règles qui sont parfois difficiles à lire.
40:41Le faible cours mondial du blé
40:43dans un monde extrêmement mondialisé.
40:46Le prix élevé des engrais qui passent une frontière
40:48qui saute par ailleurs,
40:50notamment sur les produits.
40:52La menace d'une concurrence accrue
40:53des pays du Mercosur
40:54sur certains produits dans un monde
40:56et le nôtre européen en particulier,
40:59qui semble demeurer basé sur le libre-échange.
41:03L'angoisse des négociations
41:04de la politique agricole commune,
41:06alors que nombre d'agriculteurs
41:07en sont désormais dépendants.
41:09Alors par où commencer quand tous ces sujets vont mal
41:13et je pourrais ajouter les viticulteurs
41:14et bien d'autres encore ?
41:17Alors les blocages,
41:18pourquoi est-ce qu'ils ont repris aujourd'hui
41:19alors que ces sujets ne sont ni nouveaux
41:20ni malheureusement réellement traités ?
41:23Les ministres de l'Agriculture de l'Union Européenne
41:25étaient réunis à Bruxelles aujourd'hui
41:27pour évoquer la question du Mercosur,
41:29raison pour laquelle ce matin
41:30les agriculteurs étaient mobilisés.
41:32Parce que ce fameux accord
41:34entre l'Union Européenne et le Mercosur
41:35devrait finalement être voté vendredi
41:37puis signé lundi.
41:40Et enfin, parce que,
41:41et c'est un sujet qui demeure présent
41:43dans la colère des agriculteurs,
41:45la gestion de la dermatose,
41:47donc de cette maladie qui touche les troupeaux,
41:49ne satisfait toujours pas les éleveurs
41:51et c'est peu de le dire.
41:52Alors ni les rencontres à l'Elysée avant Noël,
41:54ni celles à Matignon en début d'année
41:56n'ont rassuré,
41:57pas plus que les annonces d'Ursula von der Leyen
41:59puisqu'elle s'est agressée aux agriculteurs hier,
42:01on est mercredi hier,
42:02ni celles de Sébastien Lecornu,
42:05d'Emmanuel Macron
42:05ou du ministre de l'Agriculture.
42:08Quelles ont été les réponses concrètes
42:10apportées à ces agriculteurs
42:12et pourquoi elles ne satisfont pas
42:14les paysans jusqu'à ce soir ?
42:16Alors, pour essayer de comprendre
42:17un peu plus précisément
42:18ce qui se passe ces jours-ci,
42:20on sent que la crise agricole inquiète
42:21les autorités françaises
42:23qui s'en préoccupent,
42:24ce qui ne veut pas dire
42:24qu'elles apportent des réponses
42:25mais elles s'en préoccupent.
42:27Et même au niveau européen,
42:28je vous disais Ursula von der Leyen,
42:30s'est adressée directement aux agriculteurs
42:31parce que la colère
42:33ou les inquiétudes
42:34ne concernent pas seulement
42:36les paysans français.
42:38Alors, il y a cette question
42:39de la suspension,
42:41donc il y a des signaux,
42:43on va dire,
42:44ou des décisions
42:44qui ont été prises
42:45à destination des agriculteurs.
42:47Il y a cette question
42:48de la suspension
42:48de la taxe en gré.
42:51Alors, pour faire très simple,
42:52il y a des engrais
42:52qui sont importés,
42:53qui sont utilisés aujourd'hui
42:54en Europe,
42:55en France en particulier,
42:56qui sont importés
42:57et il y a une taxe
42:59qui a été pensée,
43:01évidemment,
43:03sur ces engrais
43:04qui arrivent en France.
43:05Vous savez qu'il y a déjà
43:06des restrictions énormes
43:07dans l'Union européenne
43:07par rapport au reste du monde,
43:09en France par rapport
43:10au reste de l'Union européenne
43:11et là, en plus,
43:12il y a une taxation
43:12sur les produits
43:13qui encore arrivent.
43:14Alors, la ministre
43:15de l'Agriculture avait dit
43:16là, cette suspension
43:19sera actée dans les jours
43:20qui arrivent
43:20et elle s'est corrigée
43:21ces derniers temps
43:22en disant
43:22qu'elle pourra être suspendue.
43:24Alors, pourquoi cette différence
43:26de verbe qui n'a échappé
43:27à personne ?
43:28Parce que, finalement,
43:29la Commission européenne
43:31a dit pourquoi pas
43:32mais simplement,
43:33ça doit être ratifié
43:33par le Parlement européen.
43:35Vous voyez que même
43:35quand la France veut quelque chose
43:37enfin même
43:37quand la France veut quelque chose
43:39sur le terrain agricole,
43:40ça n'est pas si simple que ça.
43:41Ensuite, il y a la question
43:42des retraites.
43:43Deuxième chose qui a été accordée,
43:44alors là, c'est au niveau français
43:45cette fois-ci.
43:47Alors, c'est une loi
43:48qui avait été promulguée
43:49en 2023
43:49mais les décrets ont été pris
43:51ces derniers jours
43:51en pleine crise agricole
43:54où il va falloir rassurer
43:55les paysans
43:55parce que le Mercosur
43:56on risque de ne pas y arriver
43:57pour le dire simplement.
43:58Alors, la loi avait été promulguée
44:00en 2023.
44:01Désormais, les décrets sont passés.
44:03Les agriculteurs pourront
44:04calculer leur retraite
44:05sur les 25 meilleures années.
44:07C'est simplement un alignement
44:08sur les salariés du privé
44:09et les indépendants.
44:11Jusqu'à aujourd'hui,
44:12les agriculteurs
44:12n'avaient pas le même statut
44:14même que les personnes du privé.
44:16Je ne vous parle même pas
44:16du public.
44:18Ensuite, sur la question
44:19de la politique agricole commune.
44:20Alors là, on nous explique
44:21partout ici et là
44:22qu'Ursula von der Leyen
44:24a proposé une rallonge budgétaire
44:27sur la PAC.
44:28Alors là, encore une fois,
44:29pour faire très simple,
44:29la politique agricole commune,
44:31elle avait deux pans avant.
44:32L'aide directe aux revenus
44:33et l'aide aux investissements
44:35pour la politique agricole.
44:37Désormais, ce sera un fonds commun
44:38qui sera géré par les États membres.
44:40Je vous le fais vraiment très simple.
44:41qui sera géré par les États membres.
44:43Et il se trouve que
44:45sur l'enveloppe globale,
44:46à partir de 2028,
44:48l'enveloppe globale de la PAC,
44:49elle baisse.
44:50Pour la France,
44:50c'est moins 24%.
44:52Or, je vous le disais tout à l'heure,
44:53il y a beaucoup d'agriculteurs
44:54aujourd'hui qui sont dépendants,
44:55clairement,
44:56de la politique agricole commune.
44:58Et donc,
44:59Ursula von der Leyen,
44:59qu'est-ce qu'elle a fait ?
45:00Elle a dit,
45:01sur l'enveloppe qui sera
45:02après 2028,
45:04je vous permets
45:04de la prendre avant.
45:05Donc, c'est pas...
45:06Elle n'ajoute pas de l'argent.
45:07Elle déplace,
45:08on va dire,
45:09la possibilité
45:10de l'utiliser aujourd'hui.
45:11Simplement,
45:11comme ça revient aux États membres
45:13et que c'est un fonds commun,
45:15eh bien,
45:15il y a une instabilité potentielle
45:16sur l'utilisation
45:18de cet argent
45:18pour les agriculteurs.
45:20Or, s'il y a une chose
45:20qui était relativement stable
45:21ces dernières années pour eux,
45:23c'était précisément
45:24la politique agricole commune.
45:25Elle ne l'est plus.
45:26Et enfin,
45:27sur le Mercosur,
45:28rien de très concret,
45:29si ce n'est une promesse
45:30assez vague
45:31de quotas éventuels
45:33sur les produits
45:34qui seront importés
45:34et qui inquiètent
45:35nos agriculteurs
45:36et d'éventuelles,
45:37là encore,
45:37mesures de sauvegarde
45:39dont personne ne connaît
45:40aujourd'hui les contours.
45:41Une mesure de sauvegarde,
45:42là encore,
45:43pour faire simple,
45:43vous avez des produits
45:44qui arrivent.
45:45S'il y a une chute des prix
45:46ou un problème
45:48dans la production,
45:49vous pouvez suspendre
45:50ou limiter les importations.
45:52On ne sait pas où,
45:52on ne sait pas comment
45:53et on ne sait pas
45:55comment ça se mettra
45:55en place à posteriori.
45:57Donc,
45:57le compte n'y est pas.
45:58Nous a expliqué
45:59le ministre délégué
46:02chargé de l'Europe,
46:03Benjamin Haddad.
46:03Il salue les améliorations
46:06mais il en veut encore plus
46:08et Sébastien Lecornu
46:10a appelé l'Union européenne
46:11lui de son côté
46:11à amplifier rapidement
46:13les contrôles aux frontières
46:14sur les produits
46:15qui ne respecteraient pas
46:17les normes sanitaires
46:18et phytosanitaires
46:19de l'Union européenne.
46:21Donc là,
46:21on se dit
46:21ok,
46:21on impose des normes
46:22aux agriculteurs,
46:23c'est très clair pour tout le monde,
46:24on va importer des choses.
46:25La France réclame juste
46:26des contrôles aux frontières
46:27sur ces produits
46:28et l'Union européenne
46:29répond qu'elle a entendu
46:30les inquiétudes
46:31sur la réciprocité
46:32des normes de production
46:33au sein de l'Union européenne
46:35sans jamais dire
46:35si elle allait y répondre.
46:38Dernière question
46:38avant de recevoir
46:39Gilles Plâtré.
46:40Faut-il craindre
46:41ou espérer
46:42un recul
46:43sur le Mercosur ?
46:45Alors,
46:46Annie Gennevar
46:46qui il y a quelques minutes
46:47est sortie
46:48de cette réunion
46:49à Bruxelles
46:50a expliqué
46:50que ça n'était pas
46:51la fin de l'histoire.
46:53Bon,
46:53alors,
46:54en réalité,
46:55c'est pas la fin de l'histoire
46:56mais enfin,
46:56et Bruxelles
46:57et l'Allemagne
46:58qui a un intérêt
46:59certains dans cet accord
47:00notamment pour l'exportation
47:01de voitures
47:02ne font absolument
47:04pas semblant.
47:05Ils veulent signer
47:05le plus tôt possible
47:06ce traité
47:07de libre-échange
47:08qui est négocié
47:09depuis plus de 25 ans.
47:10Peut-être la France
47:11s'est-elle réveillée
47:12un petit peu tard.
47:13Et vous vous souvenez
47:14avant les vacances de Noël
47:15on avait parlé de l'Italie
47:16qui avait été le miracle
47:17pour Emmanuel Macron
47:19qui avait dit
47:19qu'il avait demandé
47:20un report
47:21sur cette signature.
47:22L'Italie désormais
47:23a dit qu'elle était prête
47:24à signer.
47:25Donc Ursula von der Leyen
47:26sauf surprise
47:27énorme surprise
47:29aura l'aval
47:29des Etats européens
47:30à la majorité qualifiée
47:32ce qui est nécessaire
47:33vendredi
47:34et l'accord sera donc
47:35signé lundi.
47:36Entre temps
47:36il y a un petit recours
47:37devant la Cour de justice
47:38ça me semble important
47:39parce que
47:40dans cet accord global
47:42Ursula von der Leyen
47:43a obtenu
47:44de séparer
47:44la partie commerciale
47:46le Mercosur
47:46de la partie politique.
47:48Pourquoi ?
47:49Parce que
47:49comme la partie commerciale
47:51appartient en propre
47:52à la Commission européenne
47:53elle n'a plus besoin
47:54elle évite la ratification
47:56par les parlements nationaux
47:57qu'elle n'aurait jamais obtenue.
47:59Donc on nous fait
47:59des leçons de démocratie
48:00toute la journée.
48:01Là il y a un énorme sujet
48:02alors la France
48:03tente désespérément
48:04d'arracher
48:05ce qu'elle peut
48:06donc cette histoire
48:07de taxes sur les engrais
48:08les mesures de protection
48:09sur les produits importés
48:10on parle plus de
48:11close miroir
48:11ce que réclamaient
48:12les agriculteurs
48:13et là dessus en particulier
48:15la Commission a
48:1610 jours pour répondre
48:17elle a évoqué
48:18aujourd'hui
48:18une possible révision
48:20de ces mesures
48:22de protection
48:22comme elle a 10 jours
48:23pour répondre
48:24entre temps
48:25le Mercosur
48:25sera très probablement
48:26signé.
48:28Merci beaucoup
48:29Charlotte Dornelas
48:30Gilles Platré
48:31a beaucoup fait parler
48:32de lui
48:32le maire de Chalons-sur-Saône
48:34maire d'hiver droite
48:35président de France 2050
48:38mouvement d'idées
48:39pour la France
48:40merci beaucoup
48:41merci pour votre invitation
48:42d'être
48:43jusqu'à nous
48:44d'arriver jusqu'à nous
48:44vous avez pu prendre le train
48:46ça va ?
48:46Oui ça va
48:46il va lentement
48:47mais il avance
48:48d'accord
48:49vous avez fait un poste
48:50qui a énormément
48:52à faire réagir
48:53je cite
48:53les islamistes
48:54sont aux portes
48:55de centaines
48:56de mairies
48:57en France
48:57et personne ne semble
48:59prendre la mesure
48:59du risque
49:00que cela fait
49:01encourir à notre démocratie
49:03si rien n'est fait
49:04d'ici mars prochain
49:05les frères musulmans
49:06portés par les listes LFI
49:08feront leur entrée
49:09officielle
49:10dans nos conseils municipaux
49:12et pourront avoir accès
49:13à des tonnes
49:14d'informations
49:15qui leur serviront
49:17dans leur entreprise
49:17d'infiltration
49:19de tous
49:20les rouages
49:21institutionnels
49:22français
49:23question
49:24Gilles Platré
49:25l'entrisme
49:26islamiste
49:26dans les conseils
49:27municipaux
49:28est-il un phénomène
49:29présent partout
49:31en France
49:31de quoi
49:32devrons-nous
49:33avoir peur ?
49:34écoutez
49:35on est quand même
49:35dans un paradoxe
49:36extraordinaire
49:37vous avez parlé
49:37tout à l'heure
49:38de la lutte
49:39du peuple iranien
49:40qui est en train
49:40de chasser
49:40les islamistes
49:41et nous
49:42nous sommes en train
49:42de les faire rentrer
49:43nous sommes en train
49:44de les faire rentrer
49:44légalement
49:45dans nos mairies
49:46les élections municipales
49:48c'est dans
49:48dix semaines
49:49et on voit déjà
49:51des listes
49:52en formation
49:52portées par
49:54l'extrême gauche
49:54et les filles
49:55parfois Europe Écologie
49:56Les Verts
49:57qui accueillent
49:58dans leur sein
49:58des personnages
50:00dont on sait
50:00qu'ils sont affiliés
50:01à des mouvements islamistes
50:03comme les frères musulmans
50:04et qui
50:05parce qu'ils sont inscrits
50:06sur les listes électorales
50:07vont pouvoir
50:08se présenter
50:09comme candidats
50:10simplement en présentant
50:11une pièce d'identité
50:12parce que c'est la seule obligation
50:13nécessaire
50:14être inscrit sur les listes électorales
50:15avoir une pièce d'identité
50:16et donc être élu
50:17demain
50:18je ne dis pas forcément
50:19prendre des mairies
50:20peut-être que des mairies
50:22tomberont
50:22aux mains des islamistes
50:23ou aux mains
50:24de l'extrême gauche
50:25avec les islamistes
50:25mais ils vont être
50:26ils vont siéger
50:27dans l'opposition municipale
50:29or l'opposition municipale
50:30a des droits
50:31et elles vont être
50:32ces droits vont être exercés
50:34ils vont pouvoir siéger
50:35dans un certain nombre
50:36d'instances
50:37avoir accès à des documents
50:39et donc faire leur travail
50:40qui est un travail
50:41de renseignement
50:42vous savez que les frères musulmans
50:43en réalité
50:44ont une officine
50:46de renseignement
50:46pratiquement
50:47depuis leur création
50:48il y a un siècle
50:49en 1928
50:50et qu'aujourd'hui
50:51dans notre pays
50:52la politique
50:54de la recherche
50:55de renseignement
50:56par les frères musulmans
50:57va bon train
50:58or là
50:59parce que nous ne faisons rien
51:00j'insiste beaucoup là-dessus
51:01c'est pourquoi
51:02je lance une alerte
51:03parce que nous ne faisons rien
51:04légalement
51:05des membres islamistes
51:08et notamment
51:08des frères musulmans
51:09vont pouvoir rentrer
51:10légalement
51:11dans nos conseils municipaux
51:12on va voir
51:13dans un instant
51:14ce qu'il y a
51:15possibilité de faire
51:16pour empêcher cela
51:17est-ce que ce n'est pas
51:19du tout
51:19possible
51:22d'abord
51:23à quelles informations
51:24ces islamistes
51:25élus
51:26dans les conseils
51:27municipaux
51:28pourront-ils
51:28avoir accès
51:29alors ils vont
51:30comme tout un chacun
51:32dans un conseil municipal
51:33pouvoir siéger
51:34dans les commissions
51:35d'appel d'offres
51:35et donc ils vont pouvoir
51:36avoir accès
51:37à des informations
51:38d'ordre économique
51:39sur le fonctionnement
51:40des entreprises
51:40ils vont ensuite
51:42siéger dans les commissions
51:43de contrôle
51:43des services publics locaux
51:44c'est-à-dire qu'ils vont
51:45pouvoir rentrer
51:46dans la mécanique
51:47des délégations
51:48de services publics
51:49des délégataires
51:49de la façon dont
51:50les choses s'organisent
51:52sur le plan
51:53des services publics
51:53ils vont
51:54comme conseillers municipaux
51:56pouvoir demander
51:57au maire
51:57quelle que soit
51:58la tendance du maire
51:59de leur fournir
52:00des éléments d'information
52:01sur les délibérations
52:02qui sont soumis
52:03au conseil municipal
52:04je vais prendre un exemple
52:05qui est peut-être
52:06le plus emblématique
52:07quand on parlera
52:08de la police municipale
52:09quand on parlera
52:10de la vidéoprotection
52:11ils pourront demander
52:12des renseignements techniques
52:14sur la vidéoprotection
52:15pourquoi pas d'ailleurs
52:16le plan d'apprentissage
52:17des caméras
52:18de vidéoprotection
52:19le maire
52:20pourra essayer
52:21de résister
52:21mais je crains aussi
52:22que les tribunaux administratifs
52:24ne donnent raison
52:24aux oppositions
52:25et à côté de cela
52:27ils vont avoir accès
52:27aussi à des informations
52:28sociales
52:29sur la vie de la commune
52:31puisqu'ils vont s'y arriver
52:31dans les centres communaux
52:32d'action sociale
52:33et j'ajouterais juste
52:35qu'avant d'être élus
52:36comme candidat
52:37ils vont avoir
52:38légalement accès
52:39à toutes les listes
52:41électorales
52:41c'est-à-dire que
52:42tous les citoyens
52:43des communes
52:44avec les adresses précises
52:46inscrits sur les listes électorales
52:47on va leur donner
52:48ce document
52:49puisque la loi
52:50permet de le donner
52:51aux candidats
52:52aux élections municipales
52:53donc même avant l'élection
52:54ces gens-là
52:55qui sont là
52:56de toute façon
52:57pour récupérer
52:58du renseignement
52:58pour faire de l'infiltration
53:00de l'entrisme
53:01et pour essayer
53:01de déstabiliser
53:02les institutions
53:03de la République française
53:04vont légalement
53:05être en mesure
53:06de récupérer
53:07un nombre incalculable
53:09d'informations
53:09et je le dis bien
53:10en l'état actuel du droit
53:11ils le feront légalement
53:13Deux questions
53:14pourquoi cela constitue-t-il
53:16un danger
53:16pour nos institutions ?
53:18Parce que
53:18dans la lutte
53:19qui est menée
53:20à la République française
53:21et aux démocraties
53:22d'une façon générale
53:23les frères musulmans
53:25en particulier
53:25je pense à eux
53:26parce que c'est
53:26vous m'aviez reçu
53:27on avait parlé
53:28vous avez reçu également
53:29Emmanuel Razavi
53:30on a beaucoup parlé
53:31de l'entrisme
53:31de la République islamique
53:32d'Iran en France
53:33on espère que
53:34cet entrisme
53:35va baisser de niveau
53:36très rapidement
53:37avec la chute
53:37des molas de Téhéran
53:38mais les frères musulmans
53:40sont très puissants
53:40dans notre pays
53:41ils sont très organisés
53:42une nouvelle génération
53:44de frères musulmans
53:44est arrivée
53:45qui cherche
53:46à faire du renseignement
53:47si je vous disais
53:48aujourd'hui
53:48que dans les milieux
53:50du renseignement
53:50on nous dit
53:51que des approches
53:53sont faites
53:54notamment auprès
53:55des femmes de ménage
53:57d'origine maghrébine
53:59pour essayer
54:00par la pression
54:01exercée sur elles
54:02de leur faire
54:03obtenir
54:04des renseignements
54:05sur les bâtiments
54:06dans lesquels
54:07elles agissent
54:08moi je veux juste dire
54:09à ce sujet là
54:10qu'il ne faut évidemment
54:11pas faire d'amalgame
54:12entre les musulmans
54:13et les islamistes
54:14mais que les personnes
54:15qui pratiquent
54:16la religion musulmane
54:17sont l'objet
54:18de pression
54:18de la part d'organisations
54:20comme les frères musulmans
54:21pour se servir d'elles
54:22à leur fin
54:23de renseignement
54:24et de déstabilisation
54:25de nos institutions
54:25donc on est vraiment
54:27sur un enjeu très très fort
54:28et oui c'est gravissime
54:29parce que vous pouvez
54:30prendre le pouvoir
54:31par la tête
54:32mais vous pouvez aussi
54:33prendre le pouvoir
54:33par la base
54:34et la base de notre démocratie
54:35c'est la commune
54:3630 secondes
54:37et 2 questions
54:38aujourd'hui
54:39existe-t-il un moyen
54:41pour empêcher
54:42aux islamistes
54:44d'être élus
54:44et à 10 semaines
54:45des élections
54:46est-ce que c'est pas trop tard ?
54:47alors il existerait
54:48un moyen
54:48pour répondre aux 2 questions
54:49d'un coup
54:50c'est que le législateur
54:51se saisisse évidemment
54:52dans un délai très rapproché
54:54de la question
54:55et autorise
54:56les services de renseignement
54:58à communiquer
54:59avec les préfectures
55:00puisque c'est le sous-préfet
55:01ou le préfet
55:02qui valide
55:03la liste des candidats
55:04sur une liste aux élections
55:05il faudrait pour cela
55:07que la loi
55:07permette aux préfets
55:09de bloquer des candidats
55:11dont les services
55:12de renseignement français
55:13lui auraient dit
55:14qu'ils étaient dangereux
55:15parce qu'ils appartiendraient
55:17à telle ou telle organisation islamiste
55:18aujourd'hui le droit
55:19ne le permet pas
55:20demain il doit le permettre
55:21sinon
55:22à partir de la deuxième quinzaine
55:24de mars
55:25nous aurons
55:25des centaines
55:26d'islamistes
55:27dans nos conseils municipaux
55:28en France
55:29vous aurez au moins
55:31alerté
55:32bien sûr
55:32merci beaucoup
55:33merci
55:34Gilles Plattray
55:35restez avec nous
55:35le conseil d'état
55:36on l'apprenait hier
55:38légitime l'utilisation
55:39par les autorités publiques
55:41de l'écriture inclusive
55:42Mathieu Bocoté
55:43et notamment
55:43pour les plaques commémoratives
55:45à Paris
55:45l'écriture inclusive
55:46vient donc d'être légitimée
55:48par la plus haute autorité administrative
55:50c'est une surprise
55:51ça pour vous ?
55:52je ne crois pas
55:52que ce soit une surprise
55:53parce que les mauvaises idées
55:54vont normalement
55:55jusqu'au bout d'elles-mêmes
55:56et elles trouvent toujours
55:57des alliés
55:58et le conseil d'état
55:59peut parfaitement être
56:00l'allié des mauvaises idées
56:01alors allons-y tout simplement
56:02la ville de cette une poursuite
56:04engagée par l'association
56:05francophonie à venir
56:06contre la ville de Paris
56:08qui avait modifié
56:09les plaques commémoratives
56:10on le voit ici
56:10pour en écrivure inclusive
56:13donc vous l'avez dit
56:13c'est impossible à prononcer
56:14conseillère
56:15pour dire conseiller
56:17quand on met des e partout
56:18des points immédiats partout
56:19ça peut aller plus loin
56:20on peut dire
56:21celle, ce et se le
56:22ne l'oublions pas
56:23donc ça peut aller très loin
56:25donc opposition
56:26sur le mode
56:27l'état ne doit pas saccager
56:28la langue française
56:29ça va jusqu'au conseil d'état
56:32et le conseil d'état dit non
56:33il n'y a aucune orientation
56:35idéologique particulière
56:36dans le fait de choisir
56:38l'écriture inclusive
56:39je cite le conseil d'état
56:40l'usage d'une forme abrégée
56:42dans l'intitulé
56:43d'un titre ou d'une fonction
56:44visant à faire apparaître
56:45sa forme féminine
56:46que ce soit au moyen
56:47de tirer, de parenthèses
56:48ou de points
56:49ne saurait lui seul
56:50être regardé
56:51comme une prise de position
56:52politique ou idéologique
56:53autrement dit
56:54on se fout de notre gueule
56:55donc dans les faits
56:56soyons sérieux
56:57l'écriture inclusive
56:58par définition
56:59considère
57:00qu'avant elle
57:01la langue française
57:01est une écriture exclusive
57:03par définition
57:04si eux ils sont inclusifs
57:05le français
57:06de la nuit des temps
57:07jusqu'à tout récemment
57:08donc Balzac
57:09Flaubert
57:10Faitané
57:10tout ça est exclusif
57:11dès lors
57:12l'écriture inclusive
57:13c'est la neuve langue
57:14du régime
57:15c'est la langue
57:15qui permet d'identifier
57:16les préférences idéologiques
57:17du régime
57:18et si vous ne vous y soumettez pas
57:19vous êtes dès lors exclusif
57:20discriminatoire
57:21probablement phob
57:22d'une manière ou de l'autre
57:23et cela
57:24il faut le dire
57:25tous ceux qui disaient
57:25le wokisme est derrière nous
57:26non
57:27le wokisme en ce moment
57:28est au conseil d'état
57:28le problème ici
57:30ne se contribue pas
57:31justement au conseil d'état
57:32oui il faut le nommer
57:33à un moment donné
57:34les mauvaises idées
57:35encore une fois
57:35circulent
57:36la tête humaine
57:37la bête humaine
57:38fabrique des mauvaises idées
57:39à la tonne
57:39le problème c'est quand
57:40les institutions
57:41ne les filtrent plus
57:42mais les accélèrent
57:43le conseil d'état
57:44n'est pas une instance neutre
57:45c'est une instance indépendante
57:46sur le plan administratif
57:47apparemment
57:47mais tout comme le conseil constitutionnel
57:49le conseil d'état
57:50a aujourd'hui
57:51une orientation idéologique
57:52lourde
57:52une orientation militante
57:54active
57:54qui a cherché à déconstruire
57:56je pense au conseil constitutionnel
57:57un instant
57:57qui a cherché à déconstruire
57:58les lois de régulation
57:59de l'immigration
58:00le conseil d'état
58:01sur ce coup là
58:02légitime l'écriture inclusive
58:03le wokisme
58:04la déconstruction
58:05de la langue française
58:06la déconstruction
58:06des repères linguistiques
58:07élémentaires
58:08qui sont les nôtres
58:09le conseil d'état
58:10légitime l'ingénierie sociale
58:12et l'ingénierie linguistique
58:13de ce point de vue
58:14un jour lointain
58:15où un gouvernement
58:15de droite nationale
58:16arriverait au pouvoir
58:17pourrait-il gouverner
58:18s'il a l'état contre lui
58:19l'appareil administratif contre lui
58:21voilà des questions
58:22qu'ils devront se poser
58:23sinon avoir le gouvernement
58:24impuissant
58:24pendant que l'appareil d'état
58:25luttera contre le gouvernement
58:26je crains que ce ne soit
58:28l'avenir d'une droite nationale
58:29probablement unique
58:30telle qu'on la connaît généralement
58:31merci pour votre regard
58:34Mathieu Bocoté
58:35le regard qui se tourne
58:36vers la culture inclusive
58:37le regard qui se tourne
58:39vers la fin de vie
58:40mais le regard qui ne se tourne pas
58:42vers l'entrisme islamique
58:44excellent titre de programme
58:46Pascal Paulur des produits
58:47donc tout est
59:05merci
59:06merci
59:06merci
59:08merci
59:11merci
59:13merci
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