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  • il y a 4 mois
Ce vendredi 12 septembre, Raphaël Legendre a reçu Aurélien Colson, co-directeur académique de l'Institut Géopolitique & Business de l'ESSEC, Laurent Vronski, directeur général d'Ervor, et Patrick Artus, économiste et conseiller économique de la société de gestion Ossiam, dans l'émission Les Experts sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00BFM Business et la Tribune présente
00:08Les experts, Raphaël Le Gendre
00:11Des experts, pour dominer une société, il n'est pas suffisant d'avoir la police, l'armée
00:22Contrôler les idées, les valeurs, les habitudes qui paraissent évidentes ou naturelles aux gens
00:30Ce combat, c'est le combat pour l'hégémonie culturelle
00:33Mis en lumière par l'intellectuel marxiste fondateur du parti communiste italien Antonio Gramsci
00:40Nous vivons en ce moment un véritable moment gramscien
00:45Dans lequel Thomas Piketty, Gabriel Zucman et le parti socialiste
00:49Qui porte ses idées, la taxe Zucman sature les ondes
00:55Ils sont en train de mener une campagne tambour battant
00:58Pour expliquer que les milliardaires ne paient pas d'impôts
01:02Un combat gramscien au sens propre du terme
01:04Qui trouve un écho particulier en France
01:06Où la passion pour l'égalitarisme est profondément ancrée dans l'inconscient collectif
01:12Le problème, le problème, c'est que ça n'est pas totalement vrai
01:16On pourrait même dire que c'est complètement faux
01:19On construit une réalité qui n'existe pas
01:21On est très fort pour ça
01:23La France, ce paradis dans lequel les habitants sont persuadés de vivre en enfer
01:27Avait parfaitement résumé l'écrivain Sylvain Tesson
01:30Voilà quelques références un peu littéraires pour une émission économique
01:33Mais on va voir les conséquences très pratiques et économiques
01:37Que peut avoir ce discours
01:40Le problème, c'est qu'une partie de la classe politique qui porte ce combat
01:44Contre les riches n'a rendité aucune compréhension des mécanismes économiques
01:49Comme l'a montré l'incroyable séquence hier d'Éric Coquerel
01:54C'était ici sur le plateau de BFM Business chez Edwige Chevrillon
01:59Si vous ne l'avez pas entendu, restez avec nous
02:02On vous la passe en début d'émission
02:03Ça vous sont pesants de cacahuètes
02:05Et puis dans le reste de l'actualité
02:06La France sous pression des marchés
02:08Bien sûr, c'est la notation de Fitch
02:11Ce soir attendu à 22h
02:13Et puis François Villeroy de Gallo
02:14Qui n'exclut pas une baisse des taux
02:16Il l'a indiqué ce matin sur l'antenne de BFM Business
02:19L'étonnante résistance de l'économie française
02:22Ça c'est la note de conjoncture publiée par l'INSEE hier
02:25Et puis les résultats préoccupants
02:29On peut dire
02:29Du premier baromètre géopolitique et business de l'ESSEC
02:34Voilà, un beau programme
02:35Programme chargé pour ce dernier épisode de la semaine
02:38Les experts, 10h, 11h, tous les jours sur BFM Business
02:41Allez, c'est parti
02:41Les experts, débats et controverses sur BFM Business
02:48Et pour tous ces sujets
02:53J'ai le plaisir d'accueillir Laurent Bronski
02:55Directeur général d'Air Vore
02:56Bonjour Laurent
02:57Bonjour à tous
02:57Bienvenue sur le plateau
02:58Patrick Artus
02:59Économiste et conseiller économique de la société de gestion OCIAM
03:02Bonjour Patrick
03:03Bienvenue
03:04Et puis pour la première fois
03:05Aurélien Colson
03:07Co-directeur académique de l'Institut géopolitique et business de l'ESSEC
03:12Bienvenue
03:12Aurélien
03:14Bienvenue à tous les trois
03:15Je voudrais qu'on commence quand même
03:17Par cette séquence
03:20Zoukmanienne
03:22Pikettiste, je ne sais pas comment l'appeler
03:24Mais en tout cas extrêmement médiatique
03:27Quotidien
03:28L'émission de Yann Mathès mardi
03:29Le JT de France 2 mercredi
03:31RTL jeudi matin
03:33Interview dans le monde jeudi après-midi
03:35Gabriel Zoukman mène en ce moment une campagne médiatique
03:38Tambour battant pour défendre sa taxe sur les hauts patrimoines
03:42Et ce matin c'est Thomas Piketty que BFM TV recevait face à Apolline de Malherbe
03:48Une offensive médiatique massive pour délivrer un message très clair
03:53Les milliardaires ne paient pas d'impôts
03:56Je me tourne vers vous Patrick Artus
03:59Est-ce que tout simplement c'est vrai
04:01Est-ce que les milliardaires en France ne paient pas d'impôts ?
04:04Oui alors il y a des données qui portent plutôt sur l'impôt sur le revenu
04:09Vous savez que le taux d'impôt sur le revenu
04:12Quand on va vers les quelques centaines de personnes au revenu le plus élevé
04:16Est nettement plus faible que le taux d'impôt sur le revenu
04:19Pour les personnes qui sont juste avant dans la distribution des revenus
04:22Parce qu'ils ne touchent pas des salaires
04:23Et parce qu'ils touchent essentiellement des revenus d'entreprise
04:26Des dividendes
04:27Et donc c'est taxé à 30% normalement
04:31Et puis qu'il y a des holdings patrimoniales etc.
04:35Qui permettent de faire baisser le taux d'imposition
04:38Est-ce qu'il est honnête de dire comme on a pu l'entendre
04:41Que les milliardaires sont taxés à 2%
04:44Quand la moyenne d'imposition des Français est autour de 52% ?
04:50Alors c'est les chiffres d'imposition sur le revenu
04:53Ce ne sont pas les chiffres de l'INSEE
04:55C'est plutôt autour de 25%
04:58Pour le petit millier de personnes en haut de la distribution des revenus
05:02Et autour de 50%
05:03Ça c'était l'étude du conseil d'analyse économique
05:05Effectivement
05:06Mais qui prenait en plus en compte
05:09Les dividendes non distribués
05:11C'est-à-dire que ça
05:12Est-ce que ça n'abaisse pas artificiellement aussi
05:15Un peu ce taux, ce chiffre de 26%
05:16Qui peut être discuté
05:18Mais l'argument de Gabriel Zuckman
05:20Enfin il y a plein d'arguments
05:21Il y a l'argument du Parti Socialiste
05:23Qui consiste à dire simplement
05:25Il faut faire rentrer de l'argent dans les caisses de l'État
05:26Pour financer l'abandon de la réforme des retraites
05:29Plus de prestations sociales
05:30Donc cet argument n'est pas recevable
05:32On a un problème d'offres
05:33On n'a pas un problème de demandes
05:35Mais il y a des arguments qui sont plus recevables
05:37Moi je pense qu'un argument recevable
05:39En faveur de la taxe Zuckman
05:41C'est que ça permet de limiter
05:43La concentration des patrimoines
05:45Si vous regardez les patrimoines des Français les plus riches patrimonialement
05:49Ils se concentrent énormément
05:51Alors il y a des travaux académiques
05:53Par exemple Thomas Philippon a bien montré
05:55Que si vous avez une très forte concentration des patrimoines
05:57Cette concentration est encore beaucoup plus forte aux États-Unis qu'en France
06:01Vous avez un très petit nombre de personnes
06:03Qui prennent des décisions économiques
06:05Et il y a des personnes qui n'ont pas le moyen
06:08Par exemple de créer une entreprise
06:09De poursuivre leurs études, etc.
06:11Et donc que c'est efficace économiquement
06:13De redistribuer une partie des patrimoines
06:16Aux gens qui n'en ont pas
06:17Et qui pourront à nouveau démarrer
06:21Ça c'est possible de la redistribution
06:22Et cette concentration des patrimoines
06:26Elle est augmentée aussi par la concentration
06:28Issue de l'héritage
06:30Mais pardon Patrick Artus
06:31Cette concentration du patrimoine
06:32Si on compare à ce qui se passait au début du XXe siècle
06:34Ah oui
06:35Oui mais le début du XXe siècle
06:37C'était pas du tout une période
06:38C'était une économie de rentier
06:40Et donc une économie de rentier
06:42N'est pas dynamique
06:43C'est ça le constat
06:44Que font la plupart des économistes
06:46Donc il ne faut pas aller dans l'économie de rentier
06:47Et donc il faut limiter
06:49Le degré de concentration des patrimoines
06:51Donc je pense que c'est un argument recevable
06:54Alors que les arguments
06:55De générer de la ressource fiscale
06:57Ou même sur l'inégalité
06:59Du taux d'imposition
07:00Sont difficilement recevables
07:02D'accord
07:02On va écouter la séquence d'Éric Coquerel
07:05Hier soir chez Edwige Chevrillon
07:07Où on voit que si le combat pour l'attaque Zuckman
07:09Est porté haut et fort à gauche
07:11Les mécanismes économiques
07:13Ne sont pas forcément toujours bien compris
07:15On écoute
07:17Vous connaissez Arthur Manchou
07:21Qui est-ce ?
07:22Le patron de Mistral
07:23Qui est là super
07:24Presque l'unique entreprise
07:26Qu'on a dans l'intelligence artificielle
07:28Qui a réussi
07:29Lui, sa boîte vaut très très cher
07:31Elle ne gagne pas d'argent
07:32Donc lui, il ne se paye pas
07:34Il fait quoi ?
07:35Il vend sa boîte à des Américains
07:37Qui ne demandent que ça ?
07:38On fait quoi ?
07:39Non mais attendez
07:39Si, si
07:40Mais donc je suppose que s'il ne se paye pas
07:42Son patrimoine n'augmente pas
07:44Il n'y a pas de problème
07:44Donc s'il a 2%
07:46Son entreprise
07:46Il a 20% ou 22%
07:48Attendez, il ne se paye pas
07:49Il a une entreprise
07:50Qui gagne énormément d'argent
07:51Mais non, qui ne gagne pas d'argent
07:53Bon, alors dans ces cas-là
07:53Si son entreprise ne gagne pas d'argent
07:56Elle ne produit pas de patrimoine
07:57Il ne paiera pas cette taxe
07:59Parce que ça concerne des gens
08:00Qui gagnent de l'argent
08:01Ben non, parce que sa boîte
08:02Elle vaut 14 milliards
08:03Et sa boîte vaut 14 milliards
08:06Elle perd de l'argent
08:07Attendez, Edwige Chouillon
08:08Sa boîte vaut 14 milliards
08:09Et il ne se paye pas
08:10Non, mais il a un salaire
08:12Qui n'est pas à hauteur de 100 millions
08:14Vous voyez ce que je veux dire
08:15C'est bien
08:15Je suppose dans ces cas-là
08:18Que son patrimoine
08:19D'accord
08:20Y compris en termes de bienfois
08:21Elle ne sera pas impactée
08:22Et encore une fois
08:23Nous parlons de 2%
08:24De 2%
08:25Mais 2% sur 14 milliards
08:27Vous voyez là ce que c'est ?
08:28Ben c'est pas mal
08:28Ça rapporte
08:29C'est pas mal
08:30Ça rapporte
08:31C'est exactement ce que vous disiez
08:32Patrick Artus
08:33C'est une logique de rendement
08:34Mais on voit surtout
08:35Que le président
08:35De la commission des finances
08:37De l'Assemblée nationale française
08:39Ne comprend pas
08:41La différence
08:42Entre valorisation
08:44De l'outil professionnel
08:45Capital de l'entreprise
08:46Et revenu
08:48Ou versement
08:49Des dividendes
08:51Une réaction
08:51Laurent Vronsky
08:52Vous qui êtes
08:53Chef d'entreprise
08:54A cette séquence
08:55Un peu lunaire
08:56Alors moi je suis entrepreneur
08:57Ce qui veut dire
08:58Que moi je suis un militant
08:59Du réel
09:00Je suis pas un militant politique
09:01Je pense que là
09:03Clairement
09:03Monsieur Coquret
09:04Il fait de la politique
09:04Moi je fais pas de politique
09:05Je fais
09:06Je crée l'économie
09:08Tout seul évidemment
09:08Avec mes camarades
09:10Et je pense que
09:11Les thèmes qui sont évoqués
09:13Ne sont absolument pas nouveaux
09:15Je vais donner un exemple
09:16Moi j'ai une casquette
09:18Je suis secrétaire général
09:19De Croissance Plus
09:20Qui a été fondé
09:21Par un entrepreneur de talent
09:23Qui est Denis Per
09:24Et qui a créé Croissance Plus
09:25Précisément pour ces raisons-là
09:27C'est-à-dire qu'il a créé
09:29Business Object
09:29Donc sur le papier
09:30Il était multimillionnaire
09:32Sauf que c'était du papier
09:33Il avait pas la valeur
09:35De son entreprise
09:36Dans un compte en banque
09:37Et il est parti en Belgique
09:37Donc ces phénomènes
09:39Ne sont absolument pas nouveaux
09:40Et donc je pense que
09:42Je crois pas que
09:43Monsieur Coquerel
09:43Ne comprenne pas
09:44Si vous voulez
09:45Les mécanismes
09:45C'est juste qu'il fait de la politique
09:47Et donc je pense que
09:48Pour certains
09:48C'est surtout de la mauvaise foi
09:50On oppose l'idéologie
09:52En omettant
09:53De considérer
09:54Les effets collatéraux
09:55Qui à mon avis
09:56Serait absolument terribles
09:57Oui
09:58Quand on l'interroge d'ailleurs
09:59Vous n'avez pas de formation économique
10:01Éric Coquerel
10:01Il répond
10:02Non mais j'ai 40 ans
10:03De militantisme marxiste
10:04Donc ça va
10:05Aurélien Colson
10:07Je me tourne vers le professeur
10:08Qu'est-ce qui cloche
10:11Dans le raisonnement
10:12D'Éric Coquerel
10:13Qu'est-ce qu'il ne comprend pas
10:14Et c'est ce qui entoure aussi
10:16Toute la taxe Zuckman
10:17C'est essayer de bien expliquer
10:18On est dans les experts
10:19Mais il faut faire de la pédagogie
10:20Qu'est-ce qui fait
10:23Que taxer le capital
10:24Peut être compliqué
10:26Par exemple
10:27Pour des start-up
10:28Quand au début
10:29Effectivement
10:29On ne gagne pas d'argent
10:30Alors bon
10:30Effectivement
10:31Il ne comprend pas
10:31Les fondamentaux
10:32Que nous on apprend
10:34Dans notre école
10:36À l'ESSEC
10:36À nos étudiants
10:37De toute première année
10:38La différence entre
10:39Un revenu
10:40Et un patrimoine
10:41Sur la taxe
10:43Il y a deux enjeux
10:44Il y a tous les enjeux
10:44De production
10:45De risque d'éviction
10:46De reflux
10:48De logique d'entrepreneuriat
10:49Je remarque une statistique
10:51Tout à fait intéressante
10:51C'est de comparer
10:52Dans les très hauts patrimoines
10:54Certains pays
10:55Sont des très hauts patrimoines
10:56Qui résultent de l'héritage
10:57Et c'est un peu notre cas
10:58En France
10:58Alors qu'il y a des pays
10:59Dans lesquels
10:59Les très hauts patrimoines
11:00Résultent de l'entreprise
11:02De l'entrepreneuriat
11:02Comme par exemple
11:03En Grande-Bretagne
11:04Mais derrière l'attaque
11:05Zuckman
11:06Il y a une question
11:07De justice sociale
11:08Qui est évidente
11:08Pourquoi est-ce qu'il y a
11:09Ce tel déroulement
11:11Médiatique
11:12Entre Piketty
11:13Zuckman etc
11:13C'est que ça
11:14Il y a une vraie résonance
11:15Dans l'opinion publique
11:16Sur le besoin
11:16De justice fiscale
11:17Et la question
11:18De la justice fiscale
11:19Il faut la prendre
11:19Par les deux bouts
11:20D'un côté
11:21Qu'est-ce qu'on prélève
11:21Et de l'autre
11:22Qu'est-ce qu'on dépense
11:23Et je trouve qu'il y a
11:24En France un problème
11:25Que j'appelle
11:26D'invisibilisation
11:27De la dépense publique
11:29On vient de voir
11:30L'épisode de Bloquons-Tout
11:32Qui fait appel
11:32Référence à l'épisode
11:34Plus large
11:34Des Gilets jaunes
11:35Et ce qui me frappe
11:37C'est de constater
11:38Qu'un grand nombre
11:39De nos concitoyens
11:40Sont persuadés
11:41D'être abandonnés
11:41Par la puissance publique
11:42Une famille lambda
11:44Deux enfants
11:45Petit salaire
11:46Ils sont tout juste
11:47Imposés ou pas du tout
11:48Et ils ne voient pas
11:50Qu'ils ont
11:50Deux gamins
11:51Qui sont scolarisés
11:52Au collège
11:53Le coût
11:54Pour la collectivité
11:55De la scolarisation
11:56D'un enfant au collège
11:57C'est 9000 euros par an
11:58Ils en ont deux
11:58Ça fait 18000 euros par an
11:59Si on prend uniquement
12:00Les fonctions régaliennes
12:01De l'Etat
12:02La dissuasion
12:02La défense
12:03La police
12:03La justice
12:04Ce qui fait que
12:04Quand vous allez
12:04Dans un commissariat
12:05Vous n'avez pas besoin
12:07De payer un bac chiche
12:08Pour qu'on prenne votre plainte
12:09Ça est pris en charge
12:10Par la collectivité
12:10C'est à peu près
12:111000 euros par tête
12:12Donc cette famille
12:13De quatre personnes
12:13Elle a d'ores et déjà
12:159 et 9
12:1618 plus 4
12:1722 000 euros
12:18Par an
12:19Pris en charge
12:20Par la collectivité
12:21Rajoutez à ça
12:22Quelques consultations
12:23Chez le dentiste
12:23Etc
12:24Elle a un niveau de vie
12:25Qui est déjà porté
12:26Chaque mois
12:27Aux alentours de 2500 euros
12:29Par la collectivité
12:30Mais elle ne le sait pas
12:30Elle ne le voit pas
12:31Et donc elle a la conviction
12:32Instime
12:33Que le système est injuste
12:34Donc ce que des responsables
12:36Politiques devraient faire aussi
12:37C'est faire cet exercice
12:38De pédagogie
12:38Non seulement pour expliquer
12:39La différence entre
12:40Un revenu et un patrimoine
12:41Mais aussi pour expliquer
12:42Que nous avons la chance
12:43Incroyable en France
12:44D'avoir une grande partie
12:44De notre niveau de vie
12:45Pris en charge
12:46Par la collectivité
12:47Ce qui n'a pas pris
12:47N'a pas de valeur
12:48C'est ce qu'on dit souvent
12:49Évidemment
12:49Et on ne se rend plus compte
12:51Effectivement
12:51De tous les services
12:52Dont on bénéficie
12:53Gratuitement tous les jours
12:54Patrick Artus
12:55Oui alors l'INSEE
12:56A fait un travail
12:56Très intéressant
12:57Qui est d'évaluer
12:58Les inégalités de revenus
13:00Avant et après
13:01Redistribution
13:02Y compris la redistribution
13:04De 20 publics gratuits
13:05Et on voit que
13:06Ces inégalités de revenus
13:08Sont de 1 à 3
13:09Entre les 10%
13:10Les plus
13:11Revenus les plus bas
13:12Et les 10%
13:13Alors qu'ils étaient
13:13Considérables
13:15C'est fois 20
13:16Et donc à nouveau
13:17Le problème n'est pas le revenu
13:19On a un État
13:20Qui redistribue énormément
13:22Et qui redistribue
13:23Sous la forme
13:24De services publics
13:25Gratuits
13:25Le problème
13:26C'est vraiment
13:27Les patrimoines
13:27Parce que la dynamique
13:28Des patrimoines
13:29Elle est instable
13:30Les personnes
13:32Les plus riches
13:33Investissent
13:35En immobilier
13:35En actions
13:36Dans leur entreprise
13:37En private equity
13:38Les personnes
13:39De la classe moyenne
13:40Ou de revenus modestes
13:41Investissent
13:42En assurance vie
13:43Et en livret bancaire
13:44Et donc
13:45Normalement
13:46Il y a une ouverture
13:47Très forte
13:48Continue dans le temps
13:49Des inégalités
13:50De patrimoine
13:50Donc c'est pas
13:51Les inégalités
13:52De revenus
13:52Qui posent un problème
13:53En France
13:54Elles ne posent pas
13:54De problème
13:55Elles sont faibles
13:56Et elles sont
13:56Bien corrigées
13:58Par les biens
14:00Publics gratuits
14:00Mais c'est vraiment
14:01Les inégalités
14:02De patrimoine
14:03Donc le sujet
14:04Que vous posez là
14:04Patrick Artus
14:05Et qui va faire partie
14:06Aussi des discussions
14:07Entre Sébastien Lecornu
14:09Amatignon
14:09Et le parti socialiste
14:11C'est celui
14:12Du droit des successions
14:13Finalement
14:13Que c'est peut-être
14:14Sur la transmission
14:16Du patrimoine
14:17Qu'il faut travailler
14:18C'est ça ?
14:19Ça c'est
14:19Extraordinément compliqué
14:20Les français sont
14:22Plutôt contre
14:23A priori
14:23Y compris les plus modestes
14:24Les français sont
14:25Extraordinément contre
14:26Toute taxation
14:27Des héritages
14:27Alors que
14:28Très peu de français
14:29Payent des droits de succession
14:31Mais
14:32Et y compris sur les plus riches
14:33C'est ça qui est étonnant
14:34Quand on interroge
14:35Les plus modestes
14:36Ils disent
14:36Non on ne taxe pas plus
14:37C'est le travail d'une vie
14:38Et puis
14:39Il y a vraiment le débat
14:41Sur la transmission
14:42Des biens professionnels
14:43Oui
14:43Et
14:45Moi j'hésite
14:48Parce que
14:49D'une part
14:50On dit
14:50Il n'y a pas assez d'ETI
14:51Il n'y a pas assez d'entrepreneurs
14:53Familiaux
14:53Et donc
14:54Il faut que les familles
14:56Puissent se passer
14:56Les biens professionnels
14:57Avec une taxation faible
14:59Et d'un autre côté
15:00C'est ce cumul
15:02De la transmission
15:03A l'intérieur des familles
15:04Qui fait énormément
15:05Augmenter les inégalités
15:06C'est un grand sujet
15:07Il y a la grande transmission
15:09Qui arrive là en France
15:10Avec toute une génération
15:11D'entrepreneurs
15:12Qui vont partir
15:13A la retraite
15:13Vous le vivez au quotidien
15:15Alors moi je le vis au quotidien
15:16Je voudrais justement
15:18Puisque la question que vous posez
15:19C'est concernant la taxe Zuckman
15:21Déjà si vous voulez
15:22Un problème qui est purement
15:23Technique et mécanique
15:24Quand vous avez des gens
15:24Dont le patrimoine
15:25Et la valeur d'une entreprise
15:27Qui est cotée en bourse
15:27Donc
15:28Entre le 1er janvier
15:30Et le 31 décembre
15:31Ça fluctue
15:31Donc on va demander à des gens
15:33De payer
15:33Une taxe
15:35Sur une valeur
15:35Qui est une valeur virtuelle
15:37Qui peut changer
15:38A n'importe quand
15:39Donc finalement
15:40D'une année sur l'autre
15:40La valeur de la boîte
15:42Peut baisser de 20%
15:43Donc lui
15:44Il a versé
15:45Si vous voulez
15:45Une taxe
15:46Sur une valeur
15:46Qui était supérieure
15:47Enfin
15:47Vous imaginez tout de suite
15:49La complexité
15:50Dans laquelle on rentre
15:51Alors pourquoi je suis
15:52Directement concerné
15:53Par la question que vous posez
15:55Concernant la génération
15:56Qui est sortante
15:58Moi j'appartiens
15:59Au monde industriel
16:00Et dans ce monde là
16:01Vous avez à peu près
16:02Enfin c'est les mêmes statistiques
16:03Que pour l'ensemble de l'économie
16:04Vous avez plus de 90%
16:06Des entreprises
16:07Qui ont moins de 10 personnes
16:08Et dans ces entreprises
16:11J'inclus aussi par exemple
16:12Des entreprises
16:13Qui travaillent pour la défense
16:14Et donc on sait très bien
16:15Qu'aujourd'hui
16:16On a une base industrielle
16:17Qui est extrêmement fragile
16:18Et qui est tenue essentiellement
16:19Sur certains savoir-faire
16:20Par des petites boîtes
16:21La moyenne d'âge
16:22De ces patrons
16:23Moi je les connais bien
16:24C'est mon quotidien
16:25Je les rencontre régulièrement
16:26Ils sont plus près
16:27De la porte de sortie
16:28Que de la porte d'entrée
16:29Et donc on sait très bien
16:30Qu'il y a des problèmes
16:31D'attractivité
16:32Pour reprendre des boîtes industrielles
16:33Et très souvent
16:34Pourquoi ça se transmet
16:35Dans les familles ?
16:36Parce que les enfants
16:37À un très jeune âge
16:39Sont quelque part
16:40Un petit peu piquousés
16:41Et eux vont reprendre l'entreprise
16:43Donc si vous commencez
16:45A dire
16:46En invoquant les arguments
16:47De M. Coquerel
16:49Et de M. Zuckman
16:50Que oui
16:50C'est la concentration patrimoniale
16:52Etc
16:53Mais moi je sais très bien
16:53Ce qui va se passer
16:54Ce qui va se passer
16:55C'est que ces gens-là
16:56Ces entreprises
16:57Ne vont pas être transmises
16:59En tout cas en France
17:00Il va y avoir
17:01Des gens
17:02Des puissances étrangères
17:03Qui vont faire leur marché
17:04Et ça
17:04Ça a déjà commencé
17:05Donc c'est pas la peine
17:06De dire que c'est hypothétique
17:07Je le sais très bien
17:08Nous on est
17:09On est la dernière entreprise
17:10De notre secteur
17:11Donc on a été très courtisé
17:12Par des boîtes chinoises
17:13Et des boîtes américaines
17:14Et ces gens-là vont dire
17:15Ben voilà
17:15Moi je vais vendre ma boîte
17:17Et puis comme ça
17:17Je vais prendre mon cash
17:18Je vais payer mes taxes
17:19Et je vais aller ailleurs
17:20Et ça
17:21Ça n'est pas hypothétique
17:23On a déjà vécu
17:24Ça c'était à la saison 1
17:25Il y a déjà 20 ou 30 ans
17:27Bon chers amis
17:28Le débat ne fait que commencer
17:30Je pense qu'on va en entendre parler
17:31Pendant les semaines à venir
17:32Et pendant tout le temps
17:34De l'examen budgétaire
17:35À l'Assemblée nationale
17:35Il faut qu'on avance
17:37Fitch
17:37Fitch ce soir
17:38C'est l'événement
17:39À 22h
17:39Fitch
17:40Sera-t-elle
17:41La première des trois agences
17:42De notation
17:43A dégrader à nouveau
17:44La note française
17:46D'abord un rapide tour de table
17:48Pour voir vos paris
17:49Chez Natixi CIB
17:51C'était 55% de chance
17:53Je crois
17:53De dégradation
17:55Aurélien Colson
17:56Dégradé ou pas ce soir ?
17:57Je ne ferai pas de pronostic
17:58Mais je dirai juste une chose
17:59La dette
18:00C'est une question financière
18:01Très très lourde
18:01C'est aussi une question
18:02De crédibilité de la France
18:03À l'extérieur
18:04Sur des questions de souveraineté
18:05Sur lesquelles on reparlera
18:06Après en matière de géopolitique
18:07Absolument
18:07Laurent Worski
18:08Moi c'est pareil
18:09Je parie pas
18:11Mais si vous
18:11Non mais il faut se mouiller
18:13Un peu les amis
18:14Attendez
18:14D'abord je pense
18:15Parce que j'ai pas les compétences pour
18:16Mais je pense
18:18C'est raisonnable
18:18C'est très raisonnable
18:19Ce que je pense
18:19C'est que si vous voulez
18:20Même si ça va pas changer
18:21La vie de nos concitoyens
18:22Demain
18:23Ça va envoyer des ondes
18:25S'il y a une des cotes
18:26Qui seront à mon avis
18:27Extrêmement négatives
18:28Et qui vont s'ajouter
18:29À la défiance
18:29À l'égard de notre pays
18:30Patrick Arthus
18:31Grand spécialiste
18:32Le pronostic de Patrick Arthus
18:34Je pense que Fitch
18:36Ne dégradera pas la France
18:39Parce que
18:40Enfin maintenant
18:40Ce soir
18:41Pour quelle raison ?
18:42Parce qu'il n'y a pas
18:43De programme de gouvernement
18:44Donc ils vont attendre
18:46D'avoir un projet de budget
18:47Pour éventuellement
18:48Réagir négativement
18:49Au projet de budget
18:50Donc ça serait
18:52Assez bizarre
18:53La menace
18:55La dernière fois
18:56A été
18:56L'instabilité politique
18:57C'est ce qui a été souligné
18:59Premier lieu
19:00Dans les notations
19:03Elle est là
19:03Moi ça serait
19:04Je serais étonné
19:06Qu'ils osent
19:06Dégrader
19:08Alors que le premier ministre
19:09Est là
19:10Depuis moins d'une semaine
19:11En général
19:14Ils n'aiment pas
19:15Ajouter
19:15De l'instabilité
19:16A l'instabilité
19:17Bon
19:18La dette
19:19Il faut qu'on s'en inquiète
19:19Quand même Patrick
19:20Oui alors
19:22Bon
19:22J'ai fait un calcul
19:23J'ai fait un calcul
19:25Qui n'est pas fait d'habitude
19:28Qui est
19:28De combien
19:29Faut-il réduire
19:30Le déficit public
19:31Pour stabiliser
19:31Le taux d'endettement public
19:32Alors on entend tout
19:33On dit 3%
19:34A chaque fois
19:34Le fameux seuil
19:35Des 3%
19:36Et là justement
19:37C'est le niveau
19:39Pour stabiliser
19:39La dette
19:40Vous répondez
19:41La réalité
19:43C'est qu'il faudrait
19:44Réduire le déficit public
19:45De 4,3 points de PIB
19:46C'est à dire
19:46Le passé
19:47De 5,4
19:49A 2% du PIB
19:51A 1%
19:53A 1%
19:54Du PIB
19:54Et alors
19:55La raison
19:55C'est
19:56Qu'on a un déficit
19:58Budgétaire primaire
19:59C'est à dire
20:00Hors intérêt
20:01Sur la dette
20:01Qui est un peu
20:02Au dessus
20:03De 3 points de PIB
20:04Et donc en général
20:05On dit
20:05Si on n'a plus
20:06De déficit budgétaire primaire
20:07Ça va
20:08Mais non
20:08Ça ne va pas
20:09Parce que les taux d'intérêt
20:10Sont plus élevés
20:11Que le taux de croissance
20:11Donc il faut rajouter
20:13Au besoin
20:14De réduction de déficit
20:15En réalité
20:16Il faut réduire
20:17Le déficit public
20:17De plus de 4 points de PIB
20:19Pour stabiliser
20:20Le taux d'endettement public
20:21Mais alors
20:22Parce que
20:22Il faut bien l'expliquer
20:23Parce que c'est un peu complexe
20:24Parce que les taux
20:26Sont supérieurs
20:27Aujourd'hui
20:28A la croissance
20:28Vous avez un effet
20:30Pour le donnage
20:30Des intérêts
20:31Et donc
20:32C'est 130 milliards d'euros
20:34Le besoin de réduction
20:35Du déficit public
20:36Qui stabiliserait
20:37Le taux d'endettement public
20:38De la France
20:38Et donc
20:40Le budget de Bérou
20:41C'était le tiers
20:42De ce qu'il fallait
20:43Oui
20:44Et on est
20:44Plutôt dans des discussions
20:46Pour ralentir l'effort
20:48
20:48Aurélie Cochon
20:49Oui mais c'est très étonnant
20:50Parce que
20:50On cite le chiffre
20:52De 10 milliards
20:53De réduction du déficit
20:55A 10 milliards
20:55De réduction du déficit
20:56Le taux d'endettement public
20:57Accélère en réalité
20:58Alors il faudrait rajouter
21:0110 milliards
21:01A l'effort du contre-budget
21:02Du parti socialiste
21:04Qui est de 21,7 milliards
21:05Là la négociation
21:07Est entre 22 et 44
21:08Grosso modo
21:08Et on sent bien
21:09Qu'on va arriver
21:10Quelque part
21:10Autour de 30 à 35 milliards
21:12En fin de négociation
21:13S'ils arrivent
21:14A se mettre d'accord
21:15C'est suffisant
21:16Aurélien Colson
21:17On est ravis
21:17D'avoir grâce
21:18A Patrick Artus
21:19Le calcul
21:20Mais qui est totalement déprimant
21:21Parce que passer à 1%
21:22On n'y arrivera pas
21:23Oui ça on n'y est pas
21:24Moi ce qui me frappe
21:25Encore une fois
21:25Il y a la question extérieure
21:27Il se trouve j'ai eu hier 51 ans
21:29Tout le monde s'en fout
21:30Bon anniversaire
21:311974
21:32Date de ma naissance
21:33On a eu le premier budget
21:35En déficit
21:35On n'en a jamais eu
21:36De budget en excédent depuis
21:38Et la question c'est
21:40On s'est endettés
21:41Mais pour faire quoi
21:42Alors je parle sous le contrôle
21:43Du véritable expert de la dette
21:44Mais je crois que
21:45Sur à peu près
21:45Les 1000 milliards de dettes
21:47Qu'on a eu en plus
21:48Depuis 2017
21:50Voilà
21:51Il y en a à peu près
21:52La moitié
21:52Qui ont servi
21:53A payer les systèmes de retraite
21:54Dans le secteur public
21:55Et puis des dépenses courantes
21:57Donc on ne s'endette pas
21:58Pour investir
21:58On ne s'endette pas
21:59Pour préparer la transition climatique
22:01On ne s'endette pas
22:01Pour la BITD
22:02On ne s'endette pas
22:03Pour des équipements collectifs
22:04Qui vont durer
22:05On s'endette pour payer
22:06Les dépenses courantes
22:06Et ça c'est très grave
22:07Vous confirmez Patrick ?
22:08Oui mais je pense que
22:11Même si on réduit
22:12Très peu le taux d'endettement public
22:13Si on avait un usage
22:15Normal de la dette
22:16En gros
22:17Faire le plan draghi
22:19Investir pour l'avenir
22:21De numérique
22:22De formation
22:23Personne ne protesterait
22:25Y compris chez les investisseurs étrangers
22:27Le problème
22:27C'est qu'effectivement
22:28Les trois quarts
22:30D'un endettement nouveau
22:32Se font à des dépenses courantes
22:33Des dépenses qui alimentent
22:34La consommation
22:35Je crois qu'il faut comprendre
22:36Ça veut dire qu'on fait porter
22:37Sur les générations futures
22:38C'est plus vite que les générations futures
22:41Parce que la maturité moyenne
22:42De la dette c'est 8 ans
22:43Donc il faut prendre 8 ans
22:44Mais il faut comprendre
22:46Que le besoin en France maintenant
22:48C'est de stimuler l'investissement
22:49Et pas la consommation
22:50Laurent Wonski
22:51Moi je dirige
22:53Des entreprises industrielles
22:55Depuis 35 ans
22:55Et je pense
22:56Donc j'ai vécu quand même
22:57Pas mal de ruptures technologiques
22:59J'ai vécu aussi
23:00Pas mal de ruptures géopolitiques
23:02J'ai vraiment vécu
23:03Si vous voulez
23:03La naissance du libre-échange
23:05Mais je pense que
23:05Aujourd'hui
23:07Il faut bien être conscient d'une chose
23:08Il y a une concentration de challenge
23:10Mais qui est juste abyssal
23:12Je veux dire par exemple
23:14On parle de l'IA
23:14En dehors du côté gadget
23:16Je peux vous dire
23:17Que ce qui est en train de se produire
23:18Mais c'est supérieur à un tsunami
23:21Donc on n'a jamais eu
23:22Autant de l'emploi
23:22A quel niveau ?
23:24Parce que ça va profondément
23:25En termes de l'emploi
23:25En termes de la productivité
23:26Ça va profondément modifier
23:27La manière dont les entreprises travaillent
23:29Ça va profondément modifier
23:30La manière dont les
23:33Je dirais les structures même
23:34Des entreprises existent
23:36Et fonctionnent
23:37Ça a déjà commencé aux Etats-Unis
23:38Vous avez des fonctions entières
23:40Qui ont disparu dans les entreprises
23:42Très très rapidement
23:43Remplacées par de l'IA
23:44Donc tout ça va créer
23:47Des chamboulements absolument colossaux
23:48Donc on n'a jamais eu autant besoin
23:50De vision
23:51De cap
23:52D'investissement
23:53D'entrepreneurs
23:55Qui partagent cette vision
23:56Et sont capables
23:57De nous donner à construire à l'avenir
23:58Et donc malheureusement
24:00Je dirais une grande partie
24:00De cet argent
24:01Et vous l'avez souligné
24:02A été utilisé
24:04Pour payer les fins de mois
24:04Payer les factures d'électricité
24:06De téléphone
24:06Et absolument pas
24:07Pour faire de l'investissement
24:08Ou alors de manière absolument symbolique
24:10Et c'est pour ça que le débat actuel
24:12Le débat derrière le débat
24:14C'est pas juste le budget
24:15C'est finalement un choix de société
24:17Un budget c'est un choix de société
24:19Et par rapport à ce que je vois arriver
24:21Je pense qu'aujourd'hui
24:23On n'est malheureusement pas en bonne position
24:25Alors peut-être que le salut
24:27Viendra de la Banque Centrale Européenne
24:30Qui nous a déjà plutôt sauvés
24:32Après la crise de la zone euro
24:34Et qui pourrait baisser ses taux
24:36A nouveau
24:36Ça nous servirait
24:37Nous la France
24:38Écoutez
24:38C'était le gouverneur de la Banque de France
24:41Qui l'indiquait ce matin
24:43Au micro de Laure Closier
24:45Dans la matinale de BFM Business
24:46On l'écoute
24:47Plus que jamais
24:49Nous devons montrer
24:50Ce que j'appelle un pragmatisme agile
24:52Ça veut dire quoi ?
24:54Pragmatisme
24:54C'est que nous nous déciderons
24:56En fonction des données
24:57Et des prévisions
24:58Et agile
24:59C'est qu'il faut être prêt à bouger
25:00S'il le faut
25:01Rien n'est prédéterminé à l'avance
25:04Mais il est tout à fait possible
25:06Qu'il y ait une autre baisse de taux
25:08Dans les réunions qui viennent
25:10Je crois que de ce point de vue là
25:12Peut-être l'interprétation des marchés
25:15Hier a montré
25:16Une certaine exagération
25:20Dans l'interprétation restrictive
25:22Me semble-t-il
25:23Bon
25:24Dès qu'il y a un peu de stress
25:25Finalement
25:26Francfort est là
25:27Pour un peu calmer les choses
25:28C'est le message qu'il faut entendre
25:29Ce matin Patrick
25:30Juste pour renforcer le point
25:32Qui vient d'être fait
25:33Si on cumule
25:34Le besoin
25:35De stabilisation
25:36De la dette publique
25:37Et les besoins
25:39D'investissement public
25:40Liés au d'apport de Raghi
25:41Et le besoin
25:42De hausse des dépenses militaires
25:44C'est 230 milliards d'euros
25:47Dont on a besoin
25:48Chaque année
25:48Ça nous demande la tête
25:50Une aspirine
25:50Presque 8 points de PIB
25:51Et donc
25:52Pour réagir
25:54J'ai du mal
25:56A m'intéresser
25:57Au fait
25:58A la question
25:59De savoir
25:59Si la BCE
26:00Va baisser ses taux
26:01A 1,75
26:02Ou aller les laisser à 2
26:03Vous êtes bien le seul
26:04Ça intéresse tous les marchés
26:05Oui mais ça va rester marchés
26:06Honnêtement
26:07Les macroéconomistes
26:08Ne doivent pas
26:09Ceux qui doivent faire
26:11Des crédits immobiliers
26:11Dans les mois à venir
26:13Oui mais
26:13Les crédits immobiliers
26:14Ne sont pas liés au court terme
26:15Et les crédits immobiliers
26:16C'est un autre problème
26:17C'est les taux d'intérêt
26:18A long terme
26:18Et donc
26:20Si vous regardez
26:20Un taux d'intérêt
26:21A 30 ans aujourd'hui
26:22Il est à 4,40
26:23Et les crédits immobiliers
26:25A 20 ans
26:26Se font à 3,10
26:27Et donc
26:28Il y a un vrai problème
26:29De perspective
26:30Sur l'immobilier
26:31Aurélien Colson
26:32Juste une illustration
26:33Très concrète
26:33Hier à l'ESSEC
26:34Nous avons réuni
26:35Un séminaire
26:36Sur les enjeux de défense
26:37Sous l'angle
26:37De l'industrie
26:39Donc de la base industrielle
26:40Et technologique de défense
26:41Etait présent
26:42Deux grandes entreprises
26:44Du secteur
26:45Que je ne citerai pas
26:46Qui nous ont dit
26:47A demi mot
26:47Quand nous industriels
26:49Dans le contexte
26:51Ukrainiens que vous connaissez
26:52Nous sommes en retard
26:53Pour livrer nos équipements
26:55A l'État
26:56C'est un soulagement
26:57Pour l'État
26:58Parce qu'il n'a pas besoin
26:58De décaisser
26:59On en est là
27:00Alors que le budget
27:01De l'armée augmente
27:01Je commente là-dessus
27:02Après la page de pub
27:04Qu'on passe tout de suite
27:06Et on continue le débat
27:07Dans une minute
27:08Restez avec nous
27:08A tout de suite
27:09On est de retour
27:09Avec les experts
27:12Patrick Artus
27:12Laurent Vonski
27:13Aurélien Colson
27:14Merci d'être là
27:15Juste avant la compure pub
27:17On parlait donc
27:18Des livraisons d'armes
27:21Et de la base industrielle
27:23De technologie
27:24Et de défense
27:25Française
27:26Qu'on est censé soutenir
27:27La direction générale
27:28De l'armement
27:28Avait promis
27:29De donner un peu
27:31De visibilité
27:32Aux commandes
27:33Et que de l'argent
27:34Devrait arriver
27:34Et aujourd'hui
27:35Ce qu'on entend
27:36C'est que
27:36Quand il y a des retards
27:37De livraison
27:38Le ministère
27:39Est plutôt content
27:40Parce qu'il évite
27:41De décaisser
27:41Vraiment
27:42C'est une pénurie
27:43Assez inquiétante
27:44Vous la connaissez bien
27:45La base industrielle
27:46De technologie
27:47Et de défense
27:47Laurent Vonski
27:48Puisque vous en faites partie
27:49Oui je la connais bien
27:50Parce que nous avons
27:52Fait partie de ces entreprises
27:54Qui il y a 30 ans
27:55Travaillaient
27:56Si vous voulez
27:57Non pas massivement
27:58Mais de manière substantielle
27:59Pour la défense
27:59C'est à dire entre 20 et 30%
28:01Du chiffre d'affaires
28:01Et puis après
28:02Comme on a eu
28:03Des grands experts
28:04Sans jeu de mots
28:05Qui nous ont expliqué
28:06Qu'on n'avait plus besoin d'armée
28:07Plus besoin de centrales nucléaires
28:08Enfin bref
28:08Et j'en passe
28:09Donc la base militaire
28:11Elle s'est réduite
28:12Comme une peau de chagrin
28:13Et ces entreprises
28:13Ont dû trouver des débouchés
28:14C'est le cas de la nôtre
28:15Et si vous voulez
28:16Ça représente
28:171 à 2%
28:18Même pas
28:18De notre chiffre d'affaires
28:20C'est à dire
28:20C'est complètement anecdotique
28:21Alors moi je vais répondre
28:22Je vais répondre à deux questions
28:23Les taux d'intérêt
28:24Et puis ce qu'a dit monsieur
28:25Parce que les deux sont liés
28:26Vous prenez un industriel
28:28Qui est sur des développements
28:29De projets militaires
28:30Mais on est sur le temps moyen
28:32Et sur le temps long
28:32On n'est pas sur le temps court
28:34De la baisse des taux d'intérêt
28:35Je ne dis pas que
28:36Ce n'est pas important
28:37Les taux d'intérêt
28:38Mais par exemple
28:40Vous prenez notre cas
28:41Ce n'est pas parce que
28:42Les taux d'intérêt
28:42Vont baisser de 20 points de base
28:44Qu'on va se lancer
28:45Dans des programmes
28:46De développement
28:47Qui vont impacter
28:48Notre structure
28:49Et nos chiffres d'affaires
28:50Sur le temps moyen
28:52Et sur le temps long
28:53Non mais bien sûr
28:53Mais ça c'est l'opposition
28:54Entre macro et microéconomie
28:55Donc on a besoin de commandes
28:57Oui
28:58Je veux dire
28:58On n'a pas besoin de paroles
28:59On n'a pas besoin
29:00De calinothérapie
29:01Alors c'est sympathique
29:02Mais on a besoin
29:04De concrétude
29:04Et là
29:05Je peux en témoigner
29:07Je veux dire
29:08On nous a expliqué clairement
29:09Et de manière très chiffrée
29:11Qu'on a besoin
29:11D'augmenter
29:13La production
29:14Des entreprises
29:15Industrielles
29:16De la défense
29:17Pour éviter d'avoir
29:18A sortir un canon César
29:19Un seul
29:20Toutes les six semaines
29:21Mais ça
29:21Ça se fait pas en claquant des doigts
29:23Ça se fait sur le temps moyen
29:24Et sur le temps long
29:25Et pour ça
29:25On a besoin de commandes
29:26De nous dire
29:27Qu'on a besoin de nous
29:28C'est super
29:29Mais je peux vous dire
29:30Que les commandes
29:30Arrivent au compte-gouttes
29:31Alors qu'elles étaient promises
29:32Pourtant
29:33Mais vous avez tout dit
29:34C'est-à-dire que si vous pouvez pas
29:35Les payer les commandes
29:36Nous on n'est pas un institut
29:37De bienfaisance
29:37Comme la plupart
29:38De nos camarades industriels
29:39S'il n'y a pas de commandes
29:40Qui sont payées
29:40Pourquoi voulez-vous
29:41Qu'on se commette
29:42Sur le temps moyen et long ?
29:43On vit dans un monde de fou
29:44Parce que quand même
29:45Quand même
29:45Il y a des bonnes nouvelles
29:47Aussi
29:48L'INSEE
29:49A annoncé
29:50Hier
29:510,3 a prévu
29:520,3% de croissance
29:53Au troisième trimestre
29:54C'est le même chiffre
29:55Qu'au second
29:56Évidemment
29:57C'est pas explosif
29:58Mais enfin
29:59C'est un peu mieux prévu
30:00Ça voudrait dire
30:01Que sur l'année
30:02La croissance française
30:03Pourrait atteindre
30:040,8%
30:06On a un déficit public
30:09Absolument colossal
30:10On se demande
30:10Où va cet argent
30:11Si ce n'est
30:12Là où il faudrait
30:13Aurélien Colson
30:14C'est une bonne nouvelle
30:15C'est 0,3%
30:17Au troisième trimestre ?
30:18Si on reprend le calcul
30:19De Patrick Artus
30:20De la première partie
30:21Non c'est pas du tout suffisant
30:23C'est-à-dire
30:23Une chose qui pourrait nous sauver
30:24C'est
30:25Puisque les taux d'intérêt
30:26Sont ce qu'ils sont
30:27C'est qu'on dégage
30:28Une croissance bien supérieure
30:30Et la question c'est
30:30Comment l'encourager
30:32Comment la soutenir
30:33Et le gros risque
30:33C'était déjà un reproche
30:35Qu'on pouvait faire
30:36Au projet de budget
30:37C'est l'effet récessif
30:39Oui
30:39Donc il faut faire des économies
30:42C'est ce que souligne
30:42Le parti socialiste
30:43C'est que 44 milliards
30:44C'était trop récessif
30:46Et qu'il ne faut pas casser
30:47La croissance
30:48Qui est assez molle
30:49Pour l'instant
30:49Oui
30:50Patrick Artus
30:51Bon d'abord il faut voir
30:53Que la croissance
30:54Du deuxième trimestre
30:55A plus 0,3
30:56Elle vient de plus 0,5
30:58De contribution des stocks
30:59Donc c'est un peu inquiétant
31:01Ça veut dire quoi ?
31:02Donc il y a de la reconstitution
31:04De stocks
31:04Oui
31:04Parce qu'on a beaucoup exporté
31:07En début d'année
31:07Mais la demande intérieure
31:10Que ce soit la consommation
31:11Des ménages
31:12L'investissement que tu as
31:13La demande intérieure
31:14Est très faible
31:15J'ouvre une parenthèse
31:15On a beaucoup exporté
31:16En début d'année
31:17Est-ce que c'est un rapport
31:19Avec le Liberation Day
31:20De Donald Trump ?
31:21Oui oui bien sûr
31:21On a exporté
31:21On attend
31:22Notamment aux Etats-Unis
31:23Qui eux ont stocké
31:24En anticipation des droits de l'année
31:25Tous les pays européens
31:25En croissance du premier trimestre
31:27Qui a été dopé
31:27Par le fait
31:28Qu'ils sont beaucoup exportés
31:29C'est particulièrement visible
31:30En Allemagne
31:31Et puis
31:32Mais je crois que
31:34Le projet de budget de Bérou
31:36Pêchait complètement
31:37Parce que c'est par son aspect récessif
31:39Je me répète
31:40Mais on devrait accepter
31:43Et les marchés financiers
31:44Accepteraient beaucoup
31:45Une réduction très très lente
31:47Du déficit public
31:48A condition qu'on fasse
31:49Les bons investissements
31:50Et si on disait
31:51On met en oeuvre une partie
31:52Le rapport Draghi
31:54C'est à peu près
31:55Deux points de PIB
31:55Pour le secteur public
31:56Donc c'est pas énorme
31:58Et si on mettait
31:59Progressivement en place
32:00Les investissements
32:01Préconisés par le rapport Draghi
32:02On aurait probablement
32:04Au fur et à mesure
32:06De l'écoulement du temps
32:08Davantage de croissance
32:09Et ça c'est vendable
32:10Un projet de budget
32:12Qui est simplement restrictif
32:13En coupant la dépense publique
32:14C'est pas vendable
32:15Même pour les marchés financiers
32:17C'est pas vendable
32:17En même temps
32:17Est-ce qu'il y avait vraiment
32:1844 milliards d'euros d'économie
32:20Dans ce budget
32:21Il y a quand même
32:21Tous les curseurs
32:22A été poussés au maximum
32:23De l'optimisme
32:24Et en creusant un peu
32:26On était plus
32:27C'est 44 milliards d'euros
32:28Par rapport à la tendance spontanée
32:29Par rapport à un tendanciel
32:30A l'augmentation naturelle
32:32Des dépenses
32:32Est-ce que
32:35Cette croissance
32:35Vous la voyez vous
32:37Dans votre niveau
32:38D'activité
32:38Encore une fois
32:39On s'ancre dans le réel
32:40Avec vous
32:40Laurent Wonski
32:41On passe de la macro
32:42A la microéconomie
32:44Comment ça va ?
32:45Ah bah écoutez
32:45Ça va bien
32:46Ça va bien
32:48Mais je dis pas
32:49Ça va bien
32:50De circonstances
32:51Mais je pense qu'effectivement
32:52Vous avez dit le mot juste
32:53C'est-à-dire que c'est un chiffre macro
32:54Dans ce chiffre
32:56Vous avez aussi bien
32:57Des entreprises
32:58Qui appartiennent
32:59A des secteurs sinistrés
33:00Comme bâtiments immobiliers
33:01Automobiles
33:01Et puis des entreprises
33:02Comme qui sont sur l'IA
33:04Bon
33:05Moi ce que j'observe
33:06C'est que
33:07Les entreprises
33:08Qui sont sur des créneaux
33:10Où il y a une valeur ajoutée
33:11Qui est assez forte
33:12Qui ont traversé
33:15Depuis le Covid
33:15Cette crise systémique
33:17Ces entreprises
33:18Se portent bien
33:18C'est-à-dire que
33:19Généralement
33:20Elles ont une demande
33:22Qui est là
33:22Et donc
33:24Il n'y a pas de soucis
33:24Alors après
33:25Elles doivent faire
33:25Du gymkana
33:26Entre le climat hexagonal
33:29Qui est loin d'être incitatif
33:30Et la guerre commerciale
33:31Qui fait rage
33:32C'est loin d'être terminé
33:33Donc celles-là vont bien
33:34Et nous appartenons
33:35A celles-là
33:35C'est-à-dire que nous
33:36Nous avons un savoir-faire
33:37On est sur un créneau
33:38Et donc
33:38Ça va bien
33:39Les entreprises
33:41Qui sont sur des créneaux
33:44Où il y a peu de valeur ajoutée
33:45Où la seule valeur ajoutée
33:46C'est par exemple le prix
33:47Bon
33:48Ces entreprises-là
33:50Ne vont pas bien
33:50Et nous on a un indicateur
33:52Alors c'est moins sophistiqué
33:53Que l'INSEE
33:53Mais on travaille aussi
33:54Nous avec toute une base industrielle
33:56Pour fabriquer nos pièces
33:57Et effectivement
33:58La reconstitution de stock
34:00Nous on la voit
34:01On n'a pas besoin
34:02D'attendre les chiffres de l'INSEE
34:03Et nous on le voit
34:04À travers la capacité
34:05De nos sous-traitants
34:06Quand nos sous-traitants nous disent
34:07Pour fabriquer vos pièces
34:09C'est 15 mois de délai
34:10On a compris que là
34:12L'économie va bien
34:13Quand on nous dit
34:13C'est pour la semaine prochaine
34:14Ou qu'on reçoit
34:15Du lundi au vendredi
34:16Des gens au téléphone
34:18Qui vous relancent
34:18Là vous n'avez pas besoin
34:19D'être un grand économiste
34:20Je dis ça gentiment
34:21Pour se dire
34:22Qu'il y a un petit sujet
34:23Et donc en ce moment
34:24En ce moment
34:24Vous avez donc
34:25C'est la même chose
34:26Tout le tissu industriel
34:28Qui travaille
34:30Sur des produits
34:30Qui sont peu spécifiques
34:31Je dirais
34:33Ils stockent à mort
34:33Parce qu'il faut bien
34:34Qu'ils occupent leurs équipes
34:35Mais les stocks montent
34:37Mais ça
34:37C'est pas du business
34:38Et les stocks ne manquent jamais
34:39Jusqu'au ciel
34:39Et ils ont de la capacité
34:40Ce que nous dit l'INSEE
34:44Dans sa note de conjoncture
34:45C'est aussi que
34:46A la fois le pouvoir
34:48D'achat des français
34:49Progresse
34:50Et le taux d'épargne
34:52Ça veut dire quoi
34:52Ça dit quoi
34:53De la situation actuelle
34:54Du côté des ménages
34:55Aurélien Causson
34:56Ça veut dire
34:56Qu'il y a une forme d'inquiétude
34:57Et que dans cette phase
34:59D'inquiétude
34:59Pour des motifs
35:00A la fois intérieurs de politique
35:02Ou extérieurs
35:03Enjeux politiques
35:04Il y a un comportement
35:06De précaution
35:07Qui consiste à augmenter
35:08Le taux de l'épargne
35:08Mais ce qui me frappe
35:09Et là aussi
35:10Je me tournerai vers
35:11Le vrai spécialiste
35:11De la question
35:12C'est où va cette épargne
35:13Parce que ce qui est
35:14Un peu terrible
35:15J'ai l'impression
35:15Que je crois qu'il y a
35:16Chaque année
35:16300 milliards
35:17D'épargne
35:18D'épargne en Europe
35:20Qui sont investis
35:21A l'étranger
35:22Principalement aux Etats-Unis
35:23C'est même 300 milliards
35:25C'est même plus
35:25C'est même plus que ça
35:26Si ces centaines de milliards
35:27Était investis
35:29Ici en France
35:30Et en Europe
35:30Pour nos besoins collectifs
35:32Je pense que ça contribuerait
35:33A régler une partie du plan
35:34Alors si Jean-Marc Daniel
35:35Était là
35:35Il vous dirait
35:36Qu'il faut aller chercher
35:37La croissance
35:37Là où elle est
35:38C'est-à-dire à Mumbai
35:39Que l'Europe va devenir
35:40Un grand Ehpad géant
35:42Où il n'y aura plus
35:42Que des vieux
35:43Et que donc
35:44C'est très bien
35:44D'aller acheter
35:46Des entreprises
35:47Là où il y a
35:47De la jeunesse
35:48Il y a un débat
35:50Patrick Artus
35:51En général en Europe
35:52On est volontariste
35:53On dit
35:54Après le rapport Draghi
35:56Le rapport de l'Etat
35:56On dit
35:57Il faut que l'Europe
35:58Attrape son retard
35:59Donc il faut investir
36:00On est volontariste
36:01Mais il ne se passe pas
36:01Grand chose pour l'instant
36:02Il faut investir
36:0280% des mesures
36:03Mises en place
36:04Du rapport Draghi
36:05Draghi a remis son rapport
36:06Il y a un an
36:07Et il ne s'est rien passé
36:08Mais en général
36:10On est volontariste
36:11On dit
36:11Il faut rattraper le retard
36:12Donc il faut investir beaucoup
36:13Et une façon
36:15D'investir beaucoup
36:16C'est effectivement
36:17De garder en Europe
36:18L'épargne des Européens
36:19Donc le plan 1
36:20C'est de garder
36:21Il y a à peu près
36:24L'Europe a à peu près
36:263 points de son PIB
36:27D'excédent extérieur
36:29Et donc ça fait
36:30600 milliards d'euros
36:31Mais ça c'est une forme
36:31De puissance
36:32Parce qu'on ne dit pas assez
36:33Je trouve
36:34Mais ça veut dire que
36:35Ça fait partie
36:36De la puissance européenne
36:37Au niveau
36:38Que l'on pourrait garder
36:38Pour investir en Europe
36:40Et donc le rapport Draghi
36:41Se finance assez facilement
36:42Bon simplement
36:43Ce n'est pas des décisions publiques
36:45C'est des décisions
36:46D'assureurs
36:47De fonds de pension
36:47Etc
36:48Et le rendement
36:50Des investissements
36:50Aux Etats-Unis
36:51Et ce n'est pas
36:52Des investissements obligataires
36:53C'est des investissements
36:54En actions en entreprises
36:55Et nettement plus élevés
36:56Qu'en Europe
36:56Le return on equity
36:58A l'OE des entreprises américaines
37:00Il était 18%
37:01L'année dernière
37:02Et il est 10%
37:03En Europe
37:03Et donc si je suis
37:05Gérant de fonds de pension
37:06Je n'ai pas un instant
37:08D'incitation
37:08Je mets mes investissements
37:10Le retour moyen
37:11C'est très important ce chiffre
37:12Le retour moyen
37:13Sur investissement
37:14Des actifs américains
37:16Est de 18%
37:17Quand il n'est que de 10%
37:18En Europe
37:20Et comment on explique
37:21Cette différence de 8 points ?
37:23D'abord par la structure
37:24De l'économie
37:25Il y a beaucoup plus de tech
37:26Ensuite par l'investissement
37:29En recherche-développement
37:30En tech
37:31Etc
37:31Plus élevé
37:32Et puis ensuite
37:32Le partage des revenus
37:33Alors ça c'est
37:34Une caractéristique discutable
37:37Du modèle américain
37:38Les entreprises américaines
37:39Ne distribuent pas
37:40Les gains de productivité
37:41A leurs salariés
37:42Alors que les entreprises européennes
37:43Le font
37:43Les salaires progressent
37:44Plus vite en Europe
37:45Qu'aux Etats-Unis
37:45Par rapport à la productivité
37:47Les salaires progressent
37:48Plus vite en Europe
37:49Qu'aux Etats-Unis
37:49Bon on est déjà parti
37:51A l'international
37:51Alors on va continuer
37:52Avec la présentation
37:53Du premier baromètre
37:55Géopolitique et business
37:56De l'ESSEC
37:58Avec vous Aurélien Colson
37:59Quelle est l'idée ?
38:01Comment a germé l'idée ?
38:02Et quel est le but ?
38:03L'idée c'est que
38:04L'ESSEC
38:05En révisant sa stratégie
38:06C'est dit
38:07De la manière
38:08Qu'on ne peut plus
38:08Faire du business aujourd'hui
38:09Sans réfléchir aux questions
38:11De l'IA
38:11De la manière
38:12Qu'on ne peut pas
38:12Continuer à faire du business
38:13Sans réfléchir vraiment
38:14Aux questions de climat
38:15De décarbonation
38:16On ne peut pas non plus
38:17Faire du business
38:18Notamment à l'international
38:19Sans se préoccuper
38:19De géopolitique
38:20C'est devenu une préoccupation
38:21Majeure dans les états majeurs
38:23Et donc création
38:24L'an dernier
38:24De cet institut
38:25Géopolitique et business
38:26À l'ESSEC
38:27Et une de nos activités
38:29A consisté à faire
38:29Le premier baromètre
38:31Sur la perception
38:32Du risque géopolitique
38:34Et la réponse
38:34Des responsables d'entreprise
38:36À ces risques-là
38:36Qu'on a fait avec
38:37Opinion Way
38:38En partenariat
38:39Avec vos confrères
38:40De l'Express
38:40Et le résultat
38:42Est pour le dire
38:43Le moins
38:43Préoccupant
38:44Alors dites-nous
38:45Quels sont les principaux
38:46Résultats de cette étude
38:47Quelle perception
38:48Les responsables d'entreprise
38:49Ont-ils aujourd'hui
38:50Des risques géopolitiques
38:51Premier résultat
38:5297% des chefs d'entreprise
38:55Interrogés
38:55Reconnaissent que
38:56Leur entreprise
38:57A déjà subi
38:58Au moins
38:59Un choc
39:00Géopolitique
39:01Évidemment
39:02L'inflation
39:03Entreprise de toute taille
39:04On est d'accord
39:04Oui c'est un échantillon
39:05Représentatif
39:06De la structure
39:07De l'économie
39:07La petite PME
39:08A la fois
39:09Les ETI
39:10Les grandes entreprises
39:11Services
39:13Industries
39:13Commerce
39:14C'est représentatif
39:15Donc 97%
39:16Ont déjà vécu
39:18Dans leur entreprise
39:18Des conséquences
39:19Liées à des chocs géopolitiques
39:20L'inflation bien sûr
39:22Mais aussi des ruptures
39:23D'approvisionnement
39:24Mais aussi des cyberattaques
39:25Mais aussi
39:26Dans leur corps social
39:27Dans leurs salariés
39:29Des enjeux
39:31De géopolitique
39:31Qui ont généré du trouble
39:32Tout ça est très présent
39:34Donc personne ne le dit
39:35Et le second
39:36Le deuxième enseignement
39:37Qui est très préoccupant
39:39C'est que face à cela
39:40Une forte majorité
39:42Des chefs d'entreprise
39:43Reconnaissent
39:43Qu'ils n'ont pas intégré
39:45Dans leur stratégie
39:46D'entreprise
39:47Ces aspects-là
39:48C'est la question
39:48Que j'allais vous poser
39:49Est-ce qu'ils sont préparés
39:50A ce choc ?
39:51Non seulement
39:52Ils reconnaissent
39:53Que ça n'est pas présent
39:53Dans leur stratégie
39:54Ils reconnaissent
39:55Que ça devrait y être
39:56Et vous en avez au moins
39:58Un tiers qui dit
39:59Je ne sais vraiment pas
40:00Comment m'y prendre
40:00Et donc on aussi
40:02Quand on regarde
40:03Les réactions
40:04Entre
40:04De la sidération
40:06Face à effectivement
40:07Nous sommes désormais
40:08Dans ce que nous
40:08On appelle
40:09La post-globalisation
40:10On n'est plus du tout
40:11Dans la mondialisation
40:13Heureuse
40:13On est passé à autre chose
40:14Avec une brutalisation
40:15Des rapports économiques
40:16À l'échelle de la planète
40:18Mais face à cette sidération
40:20La principale réponse
40:21Ça va être de l'attentisme
40:22Voir du désarroi
40:24Vous avez un chef d'entreprise
40:25Sur cinq
40:25Qui dit
40:26Je ne sais même pas
40:26Comment m'y prendre
40:27Ah oui
40:27Hervor
40:29Vous êtes une PME
40:31Française
40:32Très axée
40:33Sur l'exportation
40:35Comment on vit
40:36Quand on est
40:37Laurent Wonski
40:37Le patron d'une PME
40:39Exportatrice
40:40Ce risque géopolitique
40:42Je ne veux pas apparaître
40:44Comme le bon élève
40:44De la classe
40:45Vous connaissez depuis plusieurs années
40:47Donc vous êtes certainement
40:47Plus préparé
40:48Mais si vous voulez
40:49Moi il y a dix ans
40:50J'ai écrit toute une série
40:52D'articles
40:52Dans une revue
40:53Que vous connaissez
40:53Qui s'appelle Géopolitique
40:54Je ne fais pas mon autopromotion
40:55Où justement
40:56Je faisais le lien
40:57Entre l'économie
40:58Et la géopolitique
40:59Parce que très souvent
40:59Ce qu'on entend
41:00Quand vous êtes
41:01Dans les associations
41:02Patronales
41:03Locales
41:04Bon
41:04Oui mais nous
41:08Ça ne nous concerne pas
41:09Je veux dire
41:09Ça concerne les grosses boîtes
41:11Faux
41:12Complètement faux
41:12Je veux dire
41:13Et il suffit de voir
41:14Ce qu'on a dû gérer
41:15Comme crise systémique
41:16Vous appelez ça
41:17Les crises géopolitiques
41:18Depuis le Covid
41:20C'est à dire
41:20Le Covid
41:20Ce n'était pas il y a vingt ans
41:21C'était il y a cinq ans
41:22Je le rappelle
41:23Et aujourd'hui
41:24Toutes les entreprises
41:25Sont touchées
41:26Donc
41:27Vous avez aussi du déni
41:29Et ça c'est toujours très grave
41:31C'est à dire
41:32C'est comme si
41:32En clair
41:33Il pleut
41:34Donc vous pensez
41:35Qu'il va pleuvoir
41:35Pour tout le monde
41:36Mais que vous
41:36Parce que vous avez trouvé
41:37Un abri temporaire
41:39Sous une porte cochère
41:40Vous n'allez pas être mouillé
41:41Non
41:42Vous allez être mouillé
41:44Donc là vous appelez
41:44Une prise de conscience
41:45Des chefs d'entreprise
41:46Je termine avec ça
41:47La question qui se pose
41:48Si vous voulez
41:48Evidemment
41:49Ce n'est pas moi
41:49Qui vais décrocher mon téléphone
41:50Pour rappeler Donald Trump
41:51Par rapport à la guerre commerciale
41:53Qu'il a déclenchée
41:54Après à chacun son boulot
41:56La question
41:57Et ce qui est très difficile
41:58C'est qu'aujourd'hui
42:00Vous ne savez pas
42:01Ce qui va se passer
42:01Et quand ça va se passer
42:02Il y a eu une accélération
42:03Des chocs
42:04Donc
42:05Faire des scénarios
42:06C'est bien
42:06Je pense que c'est l'ancien modèle
42:08Il faut plutôt être
42:09Dans une posture
42:09Il faut être extrêmement agile
42:11Ce n'est pas forcément facile
42:12Qu'est-ce qu'on peut faire
42:13Alors un point
42:14Tout à l'heure
42:15Vous déploriez
42:16A raison
42:16Le manque de vision stratégique
42:18De nos dirigeants politiques
42:19Sur l'énergie
42:20Absolument
42:21Le problème que nous avons
42:22C'est que ce manque
42:23De vision stratégique
42:24Ce n'est pas le rapanage
42:25Je prends un exemple
42:262014
42:28Poutine
42:29Envahit
42:30La Crimée
42:31Et place des petits hommes verts
42:33Dans le Donbass
42:34C'est la première fois
42:35Depuis la seconde guerre mondiale
42:36Que des frontières en Europe
42:37Sont tranchées ainsi
42:39Par la force
42:40Après 2014
42:42Et jusqu'au déclenchement
42:43Le 24 février 2022
42:45De la nouvelle agression russe
42:47Contre l'Ukraine
42:47Les entreprises françaises
42:49Ont investi en Russie
42:51130 milliards d'euros
42:52Mais quel manque
42:53De vision stratégique
42:55Comment pouvait-il se dire
42:56A l'époque
42:56Que ce pays
42:58Qui était sous sanction
42:59Qui venait de démontrer
43:01Son primat de la force
43:03Allait laisser
43:04Ses investissements
43:05Tranquillement prospérer
43:06Ça a coûté très cher
43:08A un nombre d'entreprises
43:09Donc il a fallu ensuite
43:10Retirer tous ses avoirs
43:11Et certains d'entre eux
43:12Ont dû les brader complètement
43:13Donc là aussi
43:14Il y a un manque
43:15De culture géopolitique
43:17Mais ce n'est pas
43:18De la culture générale
43:19Parce que la géopolitique
43:20Ce n'est pas une question mondaine
43:21C'est une question fondamentale
43:23Pour notre pays
43:23On est d'accord
43:23Et ce que ce baromètre
43:27Permet aussi d'objectiver
43:28C'est de voir
43:29Qu'il y a un intense besoin
43:30D'acculturation des enjeux géopolitiques
43:32Auprès des dirigeants
43:33Et des salariés
43:34Des entreprises
43:35Quelles sont les principales menaces
43:36Aujourd'hui ?
43:37Alors
43:37Les
43:38Chaques entreprises
43:40Que l'on a consultées
43:41Reconnaissent que
43:42Trump
43:43D'abord et avant tout
43:44L'instabilité
43:45On va en parler avec vous
43:45Par la question
43:47Par la question des droits
43:47De douane
43:48Dans un second temps
43:49Il remarque aussi
43:50Les inquiétudes
43:52Venant des tensions
43:52Entre la Chine
43:53Et Taïwan
43:54A la fois pour des questions financières
43:55Parce que 50%
43:56Du trafic maritime mondial
43:57Passent par le détroit
43:59De Taïwan
43:59Parce qu'il y a évidemment
44:00La question des microprocesseurs
44:0290% des microprocesseurs
44:04Les plus avancés
44:05Sont produits
44:06Par TSMC
44:07À Taïwan
44:08Mais ce qui nous a frappés
44:10Quand même aussi
44:10C'est que
44:11Je pense que
44:12Leur perception
44:13Est en deçà
44:15De la réalité
44:15Des menaces géopolitiques
44:17Qui pèsent
44:17Sur notre système économique
44:18En particulier en Europe
44:19Parce que pour aller très vite
44:20Il y a évidemment
44:22Une hyper-agressivité russe
44:25On a vu il y a deux jours
44:26Des drones russes
44:27Qui explosent
44:28Sur les territoires de l'OTAN
44:29C'est invraisemblable
44:31Il y a une hyper-pénétration
44:34Des économies européennes
44:35Par la Chine
44:36Avec tout un système
44:37De subvention
44:37De surproduction
44:38Et qui augmente
44:40Et qui augmente
44:40Et des actions
44:42Très stratégiques
44:43Sur des filières clés
44:44Et puis il y a
44:46Ce qu'il faut
44:47Appeler
44:48L'hyper-prédation
44:50Du système Trumpien
44:51Qui est proche
44:54Même d'une forme
44:54D'extorsion
44:55C'est-à-dire
44:55Je vais continuer
44:56A vous protéger
44:57Plus ou moins
44:58Si vous investissez
44:59Chez moi
44:59Si vous achetez
45:00Mon gaz naturel
45:02Liquéfié
45:02Très très cher
45:03Et vous avez même
45:04Le secrétaire d'État
45:05Américain
45:06La Défense
45:06Qui se vante
45:07Au micro
45:07En disant
45:08On a obtenu
45:10De la présidente
45:11De la commission européenne
45:12Des achats massifs
45:13D'armement
45:13Chez nous
45:13Et on va
45:14Les leur surfacturer
45:15A ces européens
45:16Donc c'est de la prédation
45:18Et je pense qu'on est
45:19En deçà
45:20Dans la perception
45:21En deçà
45:22Du réel
45:23On est au milieu
45:24De carnassiers
45:25Effectivement
45:25Et l'Europe
45:26Reste
45:27Pas encore
45:29Même pas omnivore
45:30Vous savez
45:31Il y a
45:32Deux-trois ans
45:33J'avais assisté
45:34Au discours
45:35Du haut représentant
45:36Européen
45:37Pour la politique étrangère
45:38Joseph Borrell
45:39Qui réunit chaque année
45:41Tous les ambassadeurs
45:42De l'UE
45:43Et il avait cette réflexion
45:44Très très juste
45:45Il disait
45:45Voilà nous
45:46L'Europe
45:47On a toujours été
45:47Très canciens
45:49Quand
45:49La norme
45:52Les questions impératives
45:53Et il faut qu'on s'inspire
45:55Un peu plus
45:55De Hobbes
45:56Hobbes
45:57Voilà
45:58L'homme est un loup
45:59Pour l'homme
46:00Un paradigme réaliste
46:01Et je crois
46:03Qu'il ne faut rien
46:03Perdre de nos valeurs
46:05De nos exigences
46:06De notre
46:07Ce qui fait
46:08Voilà
46:10C'est une forme d'exigence
46:11Un peu morale
46:11Mais il faut devenir
46:12Réaliste et lucide
46:13Sur la prédation trumpienne
46:14Patrick Artus
46:15On attend la décision
46:17De la Cour suprême
46:18Rappelez-moi la date
46:20Novembre
46:21En novembre
46:22Sur les droits de douane
46:24Une décision très importante
46:25Vous voulez en parler ce matin
46:26Mais je voudrais juste
46:27Ajouter
46:28Je pense qu'on est revenu
46:31À un monde
46:31Où il y a un retour
46:32Des impérialismes
46:33Dans le monde d'avant
46:34On avait des énergies
46:35Fossiles
46:37Donc le point
46:38C'était la stratégie
46:40C'était de sécuriser
46:41Des approvisionnements
46:42En pétrole et en gaz
46:43Aujourd'hui
46:44Il faut sécuriser
46:44Des approvisionnements
46:45En terres rares
46:46En métaux stratégiques
46:47Etc
46:48Ça reste des matières premières
46:49C'est pas du tout
46:50Les mêmes pays
46:50Qui les produisent
46:52Et donc on va
46:52Beaucoup dépendre
46:53De l'Amérique latine
46:54De l'Afrique
46:55De l'Australie
46:56De l'Indonésie
46:58Pour le nickel
46:58Etc
46:59Et on va avoir
47:01Une attitude
47:01Soit coopérative
47:03C'est l'attitude européenne
47:04Soit une attitude
47:04Très agressive
47:05Vis-à-vis de ces pays
47:06Et Trump
47:07Essaie de mettre
47:07La main
47:08Sur des ressources
47:08Naturelles
47:09Qui lui manquent
47:09Les Chinois
47:10Investissent
47:11Donc c'est le retour
47:12Des impérialismes
47:13Alors qu'on avait
47:15La disparition
47:17Des impérialismes
47:17Agressifs
47:18Entre les deux guerres
47:19Alors pour répondre
47:20A votre question
47:21Qui est plus précise
47:23Il va y avoir
47:24Une décision
47:25Très importante
47:26De la Cour suprême
47:27Qui va dire
47:28Si Trump
47:30A eu
47:30Le droit
47:31Enfin avait le droit
47:32De ne pas passer
47:33Par le Congrès
47:34Pour fixer
47:35Ses droits
47:35De douane
47:36Et si la Cour suprême
47:37Dit que Trump
47:38Avait le droit
47:39De faire
47:39Un
47:41Comment
47:42Comme bon lui semble
47:44Mais
47:45Une décision
47:48Présidentielle
47:49Un exécutif order
47:49Voilà
47:50Un exécutif order
47:51Pour les droits
47:52De douane
47:52Et bien
47:53Le problème
47:54Des Etats-Unis
47:54Ça va être
47:55L'inflation
47:56Et ça ne sera pas
47:57Le déficit public
47:57Parce qu'il y aura
47:58A peu près 250 milliards
47:59De recettes additionnelles
48:01Liées aux droits de douane
48:02Et si la Cour suprême
48:03Décide que Trump
48:03Avait pas le droit
48:04De ne pas passer
48:05Par le Congrès
48:05Le problème
48:06Des Etats-Unis
48:07Ça va devenir
48:08Le déficit public
48:08Parce qu'on perdra
48:09150 milliards
48:10Et donc
48:11Même pour avoir
48:12Un jugement
48:13Sur la perspective
48:14Sur l'économie américaine
48:15Cette décision
48:16De la Cour suprême
48:17Est extrêmement importante
48:18Donc c'est l'inflation
48:19Ou la dette
48:19C'est l'inflation
48:20Ou la dette
48:21Et Trump
48:23Évidemment
48:23Fait stabiliser la dette
48:25Pour financer
48:26Toutes sortes de dépenses
48:26Et accepter
48:28Un supplément
48:28D'inflation
48:29Oui
48:29Après il a été élu
48:31Sur une crise
48:31Inflationniste
48:32Donald Trump aussi
48:33Et il est en train
48:34De monter lui-même
48:35Normalement transitoire
48:36D'inflation
48:36Les mécanismes
48:37Les droits de douane
48:38Fondent l'inflation
48:39Pendant un ou deux ans
48:40Et après
48:41Cette inflation se tasse
48:42Donc Trump
48:43Avait dit aux américains
48:44Vous allez souffrir
48:45A court terme
48:46Mais vous serez mieux
48:46A long terme
48:47Parce qu'on va relocaliser
48:48Il a prévenu les américains
48:49Ils ont conscience
48:50Les américains
48:50Que l'augmentation
48:51Des droits de douane
48:52C'est eux
48:52Qui vont les payer
48:53Il a dit
48:53Vous allez souffrir
48:54A court terme
48:54Mais on sera mieux
48:55A long terme
48:56Parce qu'on aura
48:56Relocalisé
48:58Plein d'activités
48:59Aux Etats-Unis
49:00Grâce aux droits de douane
49:00Mais il n'est pas sûr
49:02Que la Cour suprême
49:03Accepte
49:04La vision
49:05De Trump
49:06Qu'il a le droit
49:07De bypasser
49:08Le congrès
49:09Déficit
49:10Ou inflation
49:11Rendez-vous
49:12Au mois de novembre
49:12Avec la décision
49:13De la Cour suprême
49:14Laurent Wonski
49:14Vous travaillez beaucoup
49:15Avec les Etats-Unis
49:16Comment vous vivez-vous
49:18En tant que chef d'entreprise
49:19Cette montée
49:19Des barrières douanières
49:21Ben mal
49:22Mais justement
49:25Je voudrais commenter
49:26Les propos
49:26Certains secteurs
49:27Non mais je me permets
49:27Cette question
49:28Parce que certains secteurs
49:29Estiment que 15%
49:30Ils peuvent tout à fait
49:31Les absorber
49:32Dans leur prix
49:32Si vous parlez
49:33De certaines marques
49:33Dans le luxe
49:34Où il y a une forme
49:35De pricing power
49:36Ils disent 15%
49:37Les américains
49:38Sont riches
49:39La croissance est bonne
49:40Ils ont de l'argent
49:41Il faut qu'ils payent 15%
49:42En plus leur Bordeaux
49:43Ou leur sac Louis Vuitton
49:45C'est pas très grave
49:47Oui alors
49:48C'est sûr que vu comme ça
49:49Ça paraît simple
49:50Bon sauf que moi
49:51Je crains finalement
49:53De choses
49:53Je pense que le mal est fait
49:55C'est à dire que même
49:55Si on revient
49:56A des taux de taxes
49:57Qui sont minorés
49:58Le mal est fait
49:58C'est à dire que
49:59Beaucoup d'agents économiques
50:00D'agents économiques américains
50:01Ont compris que finalement
50:02On est rentré
50:03Dans une période d'instabilité
50:05Et donc je dirais
50:06Je vais être un peu provocateur
50:08Mais c'est la fin de la semaine
50:09Il faut bien se faire
50:09Quelques petits plaisirs
50:10C'est l'économie
50:11En 140 caractères
50:12Donc là sur ce coup là
50:13Ok on va les baisser
50:14Puis la semaine prochaine
50:15On ne sait pas ce qui va se passer
50:16Et la semaine d'après
50:16Il va encore se passer autre chose
50:17Donc ils vont se dire
50:19Premièrement
50:19Est-ce que c'est intelligent
50:20Dans ma source d'approvisionnement
50:22D'acheter des produits
50:24Fabriqués en Europe
50:25Première chose
50:26Et deuxième élément
50:27Dont on ne parle absolument jamais
50:28Mais moi j'ai habité 8 ans
50:29Aux Etats-Unis
50:30Donc je connais un petit
50:30Et j'étais dans le Midwest
50:31Donc j'étais au cœur
50:32De l'électorat de M. Trump
50:33Donc je pense avoir
50:34Quelques petits avantages
50:36Je crains beaucoup
50:37Les risques de stigmatisation
50:39C'est-à-dire en clair
50:40Si vous êtes un bon Américain
50:42Vous achetez Américain
50:43Et si vous achetez
50:44Des produits étrangers
50:46Vous êtes en clair
50:47Vous êtes un traître
50:48Vous n'êtes pas un bon Américain
50:49Et c'est pour ça que je pense
50:51Que ce n'est pas juste
50:52Qui va payer
50:52Oui évidemment qui va payer
50:53Mais il y a aussi ça
50:54Et sur par exemple
50:55Des projets où vous avez
50:57Un bout d'argent public
50:58Où vous avez des projets
50:59D'équipement par exemple
51:02Pour des villes ou des régions
51:03Moi je crains beaucoup
51:04Les risques de stigmatisation
51:06Oui
51:06C'est à la montée
51:08Des impérialismes en même temps
51:09C'est-à-dire qu'il y a
51:09À l'intérieur
51:09C'est exactement
51:10C'est l'expression
51:11De ce que disait M.
51:12M.
51:12M.
51:12Exactement
51:13Et donc un monde
51:14De plus en plus carnivore
51:15Avec une Europe
51:17Qui a de mal à se mettre
51:18A changer de régime
51:18Vous autorisez une dernière remarque
51:20Vous voyez quand vous dites
51:21C'est un monde
51:21De plus en plus carnivore
51:22Je vous avouerai
51:23Que quand j'écoute M.
51:24M.
51:25Son étude est absolument passionnant
51:27Je veux dire que je suis
51:28Extrêmement agacé
51:29Parce que ces phénomènes
51:30Qui sont décrits
51:31Ne sont pas des phénomènes
51:32Qui sont apparus en 24 heures
51:34Ça a mis des années
51:35A se construire
51:36Vous voyez par exemple
51:37Je suis orthogonal
51:38Par rapport aux propos
51:39De Jean-Marc Daniel
51:40Qui dit oui on va
51:41On va investir
51:42Là où il y a de la croissance
51:42Donc ça veut dire
51:43Que si vous pensez un instant
51:44Que vous allez investir
51:45Dans des pays
51:45Où ces pays vont travailler
51:47Pour nous
51:47Vont construire des compétences
51:49Que demain
51:49Face à des échéances géopolitiques
51:51Ils ne vont pas s'en servir
51:52Contre nous
51:52Prenez les terres rares
51:53Ça fait 10 ans
51:54Qu'on dénonce le risque
51:55Je crois qu'il faut souligner aussi
51:57C'est que
51:58Ce que nous vivons actuellement
51:59Ce retour des impérialismes
52:01Tel que vous l'avez reformulé
52:02Ce n'est pas une crise passagère
52:04Non
52:04Il ne faut surtout pas
52:05S'imaginer qu'on va
52:06Voilà
52:07Faire le dos rond
52:08On va attendre
52:09Les midterms
52:10En novembre 2026
52:11Et puis Trump
52:12Sera empêché
52:13Par un congrès
52:13Qui sera revenu
52:14À majorité démocrate
52:15C'est structurel
52:16Nous on n'est absolument
52:17Pas du long terme
52:18Qu'on est passé
52:18Dans un autre état
52:19Absolument
52:20Un autre état
52:21Et d'ailleurs
52:22De ce point de vue
52:22Il y a une décision stratégique
52:24Que vont devoir prendre
52:25Les entreprises européennes
52:26Ou françaises
52:27C'est
52:27Est-ce que je vais pouvoir
52:28Continuer
52:29A produire et à vendre
52:30Dans le monde entier
52:31Et ça
52:32Par exemple
52:33Est-ce que je vais
52:34Continuer à pouvoir
52:35Avoir à la fois
52:36Des clients chinois
52:37Et des clients américains
52:38Ou est-ce que la dispute
52:39Entre les pays et la Chine
52:41Va être
52:42Aller au point
52:42Notamment sur des produits stratégiques
52:43Comme les semi-conducteurs
52:44Ça c'est une décision stratégique
52:46À laquelle il faut vraiment réfléchir
52:48Bon ce grand découplage
52:49C'est vrai que ça fait des années
52:50Qu'on en parle
52:51Ça a commencé sous Barack Obama
52:53Ça s'accélère
52:54Très sérieusement
52:55Ça nous donnera l'occasion
52:57D'en parler
52:57Et de faire de très belles émissions
52:58Dans les experts
53:00Tous les jours
53:00De 10h à 11h
53:02Sur BFM Business
53:03Merci Laurent Bronski
53:04Merci beaucoup
53:04Merci Patrick Artus
53:05Merci Aurélien Colson
53:06C'était passionnant
53:08Comme tous les jours
53:09Les experts
53:1010h à 11h
53:11En direct
53:12Sur BFM Business
53:13On se retrouve
53:14On se retrouve lundi
53:15En attendant
53:16Restez avec nous
53:17C'est tout pour investir
53:18Et la première de Christopher
53:19Dembic
53:20Ne le manquez pas
53:22Tout pour investir
53:23C'est de 11h à midi
53:25Moi je vous souhaite
53:25Un excellent week-end
53:27Et je vous dis
53:27À lundi
53:28Les experts
53:33Débat et controverse
53:34Sur BFM Business
53:35Sous-titrage Société Radio-Canada
53:36Sous-titrage Société Radio-Canada
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