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  • il y a 4 mois
Ce jeudi 18 septembre, les idées qui sous-tendent la mobilisation sociale actuelle, notamment la revendication de justice sociale et d'un budget consensuel pour l'avenir, ainsi que les baisses de taux de la FED, ont été abordées par Anne-Sophie Alsif, cheffe économiste du cabinet d'audit BDO France, Jean-Hervé Lorenzi, président des Rencontres Économiques d'Aix-en-Provence, et Jezabel Couppey-Soubeyran, maître de conférences à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, dans l'émission Les Experts, présentée par Raphaël Legendre sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Allez, on est de retour pour la seconde partie des experts aujourd'hui.
00:03Toujours autour de la table, Anne-Sophie Alsif,
00:06chez Abel Coupé-Souberan et Jean-Hervé Lorenzi.
00:09Merci à tous les trois d'être là.
00:11On va parler de la mobilisation aujourd'hui, évidemment,
00:14de 600 à 900 000 personnes,
00:17900 000 manifestants attendus dans les rues de France et de Navarre
00:22pour manifester leur colère.
00:24Alors, leur colère contre quoi ?
00:27On ne sait plus trop, puisque cette mobilisation a été prévue
00:30contre le budget de François Bayrou.
00:33François Bayrou est tombé.
00:35Le budget, avec lui aussi.
00:38C'est une démonstration de force, évidemment,
00:40avant l'entrée en négociation pour les prochaines discussions budgétaires.
00:45C'est la première fois que l'intersyndicale se réunit
00:48depuis la réforme des retraites de 2023, Anne-Sophie Alsif.
00:52Donc, l'idée, c'est quoi ? C'est montrer les muscles ?
00:55C'est montrer les muscles pour le futur budget.
00:57Donc, l'idée de dire, on a vu déjà les deux jours fériés
01:00qui vont être supprimés.
01:01En effet, sûrement avoir une taxe sur les hauts revenus.
01:04Donc, essayer de peser pour faire qu'on ait un budget
01:07qui soit plus consensuel, comme on a une assemblée
01:09de toute façon qui est éclatée.
01:11Et aussi, essayer d'avoir un budget.
01:12Ça, peut-être, ce qui est assez intéressant,
01:13c'est vu que la crise que l'on vit,
01:15avec la dégradation de la France
01:17et l'augmentation des taux d'intérêt
01:18que déjà on vit actuellement,
01:20il y a peut-être une prise de conscience
01:22qu'il va falloir trouver un budget.
01:23Il faut être très clair, les investisseurs et autres,
01:25qu'est-ce qu'il y a dans le budget ?
01:26Voilà, tout ce qu'ils veulent, c'est un budget.
01:28Mais ce qu'ils veulent, c'est surtout qu'on ait un budget.
01:30Maintenant, ce qu'il y a dedans,
01:31je pense que c'est tout à fait secondaire.
01:32Mais juste qu'on en ait un.
01:33Et donc là, on voit que la mobilisation,
01:34c'est essayer de peser.
01:36La question, c'est quand même qu'on voit
01:37qu'il y a des revendications
01:38qui sont très différentes, très hétérogènes
01:41et qui partent entre moins de normes,
01:42moins d'État
01:43et je veux plus de services publics,
01:44je veux être plus payés.
01:45C'est vrai que ce n'est pas évident
01:46d'avoir un budget qui regroupe
01:48toutes ces revendications.
01:49La clé de ce budget, je rappelle l'Orenzy,
01:51c'est le Parti socialiste.
01:52Et donc avec le Parti socialiste,
01:54c'est aussi la CFDT
01:55qui a une influence absolument majeure
01:59sur le Parti socialiste.
02:01Vous nous disiez tout à l'heure
02:02que vous croyez qu'une voie était possible,
02:04qu'un accord était possible.
02:06Quelles pourraient être les voies et moyens
02:07de cet accord ?
02:07Dans l'épisode Bayrou,
02:11qui n'était pas exceptionnel,
02:13gentiment, parce qu'on est gentil,
02:16il y avait au fond son idée de conclave
02:19était...
02:21Il fallait rouvrir le dossier des retraites ?
02:23Oui, parce que c'est quand même très important.
02:25C'est très important.
02:26Et je rappelle juste que l'accord était fait.
02:31Tout le monde sait que c'est le MEDEF
02:33qui a cassé, non pas parce que le patron
02:35du MEDEF le souhaitait,
02:37parce que lui et même n'en voulaient pas.
02:39Sur une histoire essentielle
02:40qui était par rapport à l'ensemble
02:42de ce qui était discuté
02:43de, on va dire, 1% du sujet.
02:46De quoi ? La pénibilité ?
02:47Parce que tout le monde ne le sait pas, non ?
02:48Oui, c'était un des critères de pénibilité, etc.
02:51Donc, c'était du...
02:53Vraiment, c'est...
02:54On reviendra un jour sur cet épisode
02:56qui aurait vraisemblablement permis
02:58de bouger.
03:00La CFDT avait donné, sous condition,
03:03avait accepté l'histoire des 64 ans,
03:06mais avec des règles très importantes
03:07sur les petites retraites,
03:09sur des sujets qui sont absolument majeurs.
03:13Donc, il n'y avait pas de...
03:14Et ça échoue.
03:16Donc, il me semble que si j'étais
03:18monsieur le candidat,
03:21je reviendrai,
03:23j'essaierai de régler
03:24cette histoire de retraite
03:24en repartant de ce qui était l'accord
03:26et en secouant un peu
03:28nos amis du MEDEF en disant...
03:31Il a plutôt fermé la porte,
03:32pour l'instant,
03:32une réouverture du contraire.
03:33Il va bien falloir un moment
03:34qu'il soit raisonnable.
03:36Deuxième sujet,
03:38évidemment qu'il y a une taxe sur...
03:39Il y aura une taxe sur les gens plus riches.
03:41Est-ce que c'est celle-ci, celle-là ?
03:43On est sur du ressenti tout à fait légitime.
03:47Un symbole politique aussi, hein ?
03:48Beaucoup.
03:49Oui.
03:49Un symbole politique aussi.
03:50Il faudra...
03:50Un symbole politique.
03:51Donc, à mon avis,
03:52évidemment, ça aura lieu.
03:54Je me rappelle que c'était la règle.
03:56Macron qui disait
03:57pas d'augmentation d'impôts.
03:58Tout ça est un peu,
04:01me semble-t-il, du passé.
04:02Après, il y a...
04:04Vous voulez dire que l'Élysée serait prête,
04:06aujourd'hui,
04:07à accepter une forme de hausse d'impôts ?
04:09Sur la taxe ou sur les successions ?
04:13Bien sûr.
04:14Après, les autres sujets portent sur
04:20toute une série,
04:21comme tu l'as dit,
04:23toute une série de revendications
04:25sur lesquelles, à mon avis,
04:28c'est pas si compliqué que ça
04:30de modifier les choses.
04:33Donc, il y a les deux extrêmes
04:35qui disent
04:35nous vivons en censure,
04:38quoi qu'il arrive.
04:39Je parle de la France insoumise.
04:42Je trouve d'ailleurs que cette idée
04:43de ne pas aller discuter avec le gouvernement
04:45n'est pas très républicaine.
04:46Ça, c'est un raisonnement...
04:48Il a fallu ouvrir à tout le monde.
04:50Oui, enfin, c'est normal de discuter.
04:53On est dans un pays...
04:54Il n'y a pas de dictature.
04:55Enfin, on sait...
04:56Donc, bon, ça, c'est une remarque.
04:58On est détenu.
04:58À côté, et...
04:59Et même chose pour l'URN.
05:03Sur le reste, une censure ne passerait pas.
05:07Et il me semble que je serais...
05:12Une censure ne passerait pas, ça veut dire quoi ?
05:13Dans l'opinion publique ?
05:14Il y a moyen de trouver un accord
05:15pour qu'il y ait un accord de non-censure.
05:17En tout cas, pour le budget.
05:19Je me méfie toujours de ces règles
05:20de 86%, 85%.
05:22Quand on me le dit, je dis aussi
05:24quand on demande aux Français sur l'immigration.
05:27Parce que la gauche, à juste titre,
05:29utilise beaucoup l'argument.
05:30Mais on parle sur l'immigration.
05:31Parlez du sondage IFOP,
05:31parlez dans le Parisien,
05:32sur 86% des Français favorables.
05:35À une taxe de croix.
05:36Oui, pour les modifications de l'immigration.
05:38Donc, attention à ces sondages
05:40qui vont dans un sens, dans l'autre,
05:45et qui ne sont pas tous si exceptionnels que ça.
05:48Donc, attention, je pense que si tout le monde
05:50met un peu de raison,
05:52M. Lecornu a l'air d'être un homme
05:54tout à fait habile.
05:57Le Parti chialiste est dans une posture...
05:59Je le connais bien, le Parti chialiste,
06:00donc il est dans une posture.
06:02La CDT ne souhaite sûrement pas
06:03le désordre absolu.
06:06Et donc, je suis confiant sur l'idée
06:09qu'on trouve un accord
06:10dans les dix jours qui viennent.
06:1196% des sympathisants socialistes,
06:14on voit le graphique à l'écran,
06:15sont favorables à cette taxe Zuckmann.
06:1792% des Renaissance
06:19et 89% des sympathisants LR.
06:23Donc, c'est vrai qu'il y a une unanimité
06:24quand même assez incroyable.
06:26Mais est-ce que le budget ne peut tenir
06:28que sur cette taxe ?
06:3080, je ne sais pas combien,
06:31sont pour modifier les règles d'immigration.
06:34Donc, attention à ces sensibilités,
06:38elles sont variées.
06:39C'est vrai qu'on a une autre manière
06:40de poser la question.
06:41Si on dit, est-ce que vous êtes pour
06:43que le rétablissement des finances publiques
06:45se fasse sur le dos des autres,
06:47des riches là-bas ?
06:48Est-ce que vous êtes d'accord ?
06:49On n'est presque sur le fait
06:50qu'il n'y ait que 86% des Français.
06:51Ça veut dire qu'on a beaucoup
06:52de multimillionnaires en France.
06:53Et je n'en veux pas personne.
06:56M. Coquerel aurait pu peut-être
06:57un peu travailler sur son sujet.
06:59Mais que la majorité des gens
07:01ne savent pas sur ce que c'est
07:02que la taxe du X-Mal,
07:03mais tout le monde a le sentiment
07:04qu'il faut faire un effort
07:05de justice sociale.
07:07C'est évident.
07:09C'est un sondage qui ne me bouleverse pas
07:14par sa nouveauté
07:15et son caractère révolutionnaire.
07:18Encore une fois, on peut citer
07:19les sondages.
07:20Est-ce que vous voulez avoir
07:21une souveraineté européenne
07:22par rapport à la Chine
07:23et aux Etats-Unis ?
07:24On a les mêmes chiffres.
07:25Est-ce que vous êtes d'accord
07:26par exemple pour en effet
07:28supprimer l'IA en Europe ?
07:29Je pense que les gens aussi
07:30ne seront pas d'accord.
07:31Donc là aussi, il faut faire attention
07:32à ce type de sondage
07:34comme quand on parle
07:34de ultra-riches.
07:35Comme tous les sondages
07:36de manière générale.
07:37Ultra-riches, on voit déjà
07:38qu'on est dans une certaine connotation.
07:40On pourrait parler d'une taxe,
07:41on a la taxe des transactions financières.
07:43Voilà, là ce sont des termes
07:44dont les réponses sont contenues
07:44dans l'interrogation.
07:45Ce qu'on n'a pas dit peut-être,
07:49c'est que derrière cette mobilisation,
07:52il y a quand même un sentiment
07:55vraiment d'exaspération fort.
08:00Il y a un ras-le-bol.
08:00Il y a un ras-le-bol.
08:01Et ce ras-le-bol aussi,
08:03je crois qu'il exprime
08:04une crise démocratique profonde.
08:06C'est-à-dire que la plupart des citoyens
08:07ont le sentiment
08:08de ne pas être entendus
08:11et de ne plus participer finalement
08:14au choix, aux décisions.
08:18Jean-Hervé disait,
08:18il n'y a pas de dictature.
08:19Alors oui, c'est vrai,
08:20il n'y a pas de dictature,
08:21mais on est quand même
08:22dans une démocratie
08:23qui fonctionne de moins en moins bien.
08:26On a une démocratie représentative
08:28qui est en crise.
08:33Et ça, ça invite aussi
08:35à repenser nos façons de gouverner,
08:39nos façons de faire société
08:40pour impliquer davantage
08:43les citoyens,
08:44la société civile.
08:47La démocratie participative,
08:49c'est plus facile à penser
08:50qu'à organiser.
08:52Mais il y a des choses
08:53à penser de ce côté-là.
08:54Je pense que la mobilisation actuelle,
08:57ce n'est pas simplement
08:58une question pour ou contre
09:00la taxe Zuckmann,
09:01pour ou contre le précédent budget.
09:04C'est beaucoup plus profond
09:05que ça, me semble-t-il.
09:06Et ce n'est peut-être pas pour rien
09:07que Sébastien Lecornu,
09:09parmi ses deux premiers grands chantiers,
09:11et peut-être les seuls,
09:12parce qu'il n'y a plus que 18 mois
09:14avant la prochaine élection.
09:16Mais c'est la décentralisation.
09:18C'est réforme de l'État,
09:20nettoyer le millefeuille administratif
09:23qui coûte 7 milliards d'euros.
09:25Là, il y a un creuset d'économie.
09:277 milliards d'euros,
09:28c'était le chiffrage
09:28du dernier rapport Ravignon.
09:31Emmanuel Macron l'avait commandé
09:33juste après la réforme des retraites
09:35en 2023.
09:35et la dissolution a tout balayé
09:39sur son chemin.
09:40Il semble reprendre
09:41le fil de son quinquennat.
09:42Est-ce que la décentralisation,
09:46un nouveau mouvement de décentralisation,
09:48peut être une réponse
09:49à cette colère, Gézabelle ?
09:50Je pense que c'est un bon chantier.
09:52C'est le minimum qu'il puisse faire.
09:53Parce qu'on ne peut pas considérer,
09:55si vous voulez,
09:56qu'une telle nomination
09:59soit vraiment une réponse
10:01à ce sentiment d'exaspération.
10:06On ne sait pas comment va être formé
10:07le nouveau gouvernement,
10:09mais on peut parier
10:11qu'il n'y aura pas grand changement.
10:13Il n'y aura pas grand changement.
10:15Donc, les citoyens ne sont pas entendus.
10:17Je crois que c'est vraiment ça,
10:18le problème.
10:19Et c'est pour ça qu'ils crient,
10:21je pense,
10:21pour se faire davantage entendre.
10:25Moi, ça serait un peu plus nuancé
10:26parce que les citoyens,
10:28on l'a vu dans les dernières élections,
10:29vous avez un pays
10:30qui est très fragmenté
10:31avec des votes
10:32qui fait qu'il n'y a pas de majorité.
10:33Donc, une fois que vous êtes
10:34dans ce constat-là,
10:35en effet, il faut essayer
10:36de faire des consensus
10:36pour trouver un budget.
10:38Mais c'est sûr que la conséquence,
10:39c'est que vous n'allez pas faire
10:40de grandes réformes
10:41et vous n'allez pas faire
10:42de grands plans sur 20 ans
10:43pour transformer le pays.
10:45Donc, à mon sens,
10:46c'est ça la difficulté.
10:47On l'a vu encore il y a 20-30 ans,
10:48il y a quelques années
10:49avec les gilets jaunes,
10:50il y avait déjà une insatisfaction
10:52alors qu'on n'était pas
10:52dans une crise économique.
10:53Donc, moi, je pense que c'est
10:54quelque chose de beaucoup plus profond.
10:55Il y avait de l'injustice fiscale,
10:57un sentiment de l'injustice fiscale.
10:58Un sentiment,
10:58on le dit toujours très bien,
10:59un sentiment,
11:00comme les retraités
11:01ont eu le sentiment
11:02de perdre le plus
11:03pendant le Covid
11:03alors qu'on voit
11:04que dans les filles,
11:05ce n'était pas forcément le cas.
11:06Donc, certes,
11:06il y a énormément de sentiments,
11:08mais quand on creuse plus,
11:09souvent, ce que l'on dit,
11:10c'est qu'on a l'impression
11:11de perdre,
11:12c'est-à-dire de sûrement
11:13moins bien vivre que ses parents
11:15et d'être dans un phénomène
11:16de paupérisation.
11:17De craindre pour ses enfants.
11:19Et craindre pour ses enfants.
11:20Et donc, ça,
11:20c'est un sentiment
11:25depuis qu'on a commencé
11:26la désindustrialisation.
11:28Parce que les personnes
11:29dont on parle,
11:30et en effet,
11:30quand les industries s'en vont,
11:31c'est l'ouvrier
11:32qui perd son emploi,
11:33mais c'est trois emplois
11:34dans les services.
11:35Donc, ce sont des territoires entiers
11:36qui n'ont plus d'emploi.
11:38Et dans l'industrie,
11:39ce n'est pas juste
11:39« Ah, j'ai un emploi, etc. »
11:41C'est que vous avez
11:41une certaine fierté
11:42à travailler
11:42dans une entreprise,
11:44dans une usine,
11:44vous appartenez
11:45à un certain corps social.
11:46Donc, c'est tout ça,
11:47en fait, qui s'en va.
11:48Et vous avez vraiment
11:49un sentiment,
11:50pas seulement financier,
11:51mais de « Quelle est ma place
11:53dans la société ? »
11:54Et « Quelle place je peux occuper ? »
11:55Et ça, vous l'avez vu
11:56dans les Gilets jaunes
11:56quand vous regardez
11:57les carrières de doléances,
11:58c'était quelque chose
11:58qui revenait énormément.
12:00Donc, c'est pour ça
12:01que de ne pas vouloir avoir
12:02de politique industrielle
12:03à moyen long terme,
12:04eh bien, c'est continuer à avoir ça.
12:06Et quand on voit
12:06que les Royaumes-Unis
12:07vont refaire de la planification,
12:09que l'Allemagne, maintenant,
12:10va investir 800 milliards,
12:11donc là, on n'est pas
12:12à la Chine et les États-Unis
12:12qu'on peut dénoncer.
12:14Tout le monde est là-dedans
12:15parce qu'on a bien compris
12:16que c'est ça.
12:17L'électorat de Donald Trump,
12:18c'est quoi ?
12:18C'est l'employé
12:19qui était dans l'automobile
12:20de Détroit qui n'existe plus.
12:22Donc, ça, c'est excessivement concret
12:24et vous parliez
12:24d'un sentiment de colère.
12:25À mon sens,
12:26ce sentiment, il est très lié.
12:27Mais il est très lié, justement,
12:28à l'industrie, au productif.
12:30– Bien sûr.
12:30Et la désindustrialisation
12:32est allée de pair avec quoi ?
12:35Avec la financiarisation
12:37et avec l'excès de financiarisation.
12:41Donc, c'est de ça
12:41que l'on souffre.
12:43Et c'est ça aussi
12:43qui pèse sur le pouvoir d'achat
12:46d'ailleurs des Français
12:48parce qu'il y a un éléphant
12:49dans la pièce
12:50qu'on n'évoque pas
12:50quand on discute
12:52du pouvoir d'achat.
12:53C'est le coût du logement.
12:55Le marché de l'immobilier,
12:57c'est devenu
12:57un véritable marché financier.
12:59Tout a été financier.
13:01– On avait les taux
13:02les plus bas d'Europe
13:02à 1% à 20 ans.
13:04– Oui.
13:05Mais justement,
13:06ça, ça a largement participé
13:07à la financiarisation.
13:09– Ça a permis à la classe moyenne
13:10d'avoir accès à un logement
13:11et aujourd'hui,
13:12la majorité du patrimoine
13:13est une partie de la classe moyenne.
13:13– La part du logement
13:14a augmenté dans la vue du côté.
13:16– On a permis l'essor
13:17de l'affaire mentionnée
13:18sans contribuer
13:21à la réindustrialisation.
13:23– Le logement,
13:24je retombe sur mes pattes
13:25sur la décentralisation.
13:26Vous avez connu
13:27quelques actes de décentralisation.
13:28Je reviens.
13:29Lorenzi,
13:30je voudrais votre avis.
13:31Est-ce qu'on peut faire
13:32quelque chose ?
13:33Il y a sept niveaux de strates
13:34qui gèrent le logement
13:35en France.
13:36Ça fait peut-être partie aussi
13:37de la hausse globale
13:40du coût de traitement.
13:41Est-ce qu'on peut faire
13:41quelque chose
13:42avant la présidentielle ?
13:43– Je suis prudent.
13:45Il explique à quel point
13:47le problème du logement
13:49est majeur en France.
13:51Beaucoup de gens
13:51ont mal logé
13:52et des jeunes
13:52qui ne peuvent pas
13:53se loger.
13:54– C'est ce qui joue
13:54sur la mobilité professionnelle.
13:56– C'est un critère
13:57absolument,
13:58sans appel.
14:01Il y a plusieurs raisons.
14:02La première,
14:03c'est que ce n'est pas facile
14:05de convaincre un maire,
14:07quelle que soit sa qualité,
14:08de voir apparaître
14:09des gens qui…
14:10– Maire bâtisseur,
14:10maire battue,
14:11a-t-on l'habitude de dire ?
14:12– Maire battue,
14:13maire battue,
14:13parce qu'il y a des gens
14:15qui…
14:16notamment sur le logement social.
14:18Deuxième aspect,
14:19c'est toutes les règles
14:21qui ont été imposées
14:22et qui ont…
14:24Alors, il y en a
14:24qui sont justes,
14:25il y en a…
14:26Mais comme toujours
14:26en France,
14:27on est excessif,
14:29et donc le coût
14:30de la construction
14:31a quand même
14:32beaucoup augmenté,
14:33beaucoup augmenté.
14:34Et puis,
14:35troisièmement,
14:37alors là,
14:38c'est un reproche
14:38que je fais au président.
14:42Macron,
14:42c'est depuis huit ans,
14:45il considère que c'est
14:45le sujet du logement,
14:47c'est un sujet de rentier.
14:48Bien sûr que non.
14:49C'est un sujet
14:49de la vie des gens.
14:51Et donc,
14:52on se retrouve
14:52avec un problème
14:54extrêmement compliqué
14:55qui nécessiterait
14:58une véritable stratégie
15:02complète
15:03pour relancer
15:05le logement.
15:07Ça suppose
15:07que tout le monde
15:07y mette du sien,
15:08que les écolos
15:09admettent qu'il va falloir
15:11un tout petit peu
15:11laisser du territoire
15:15pour le logement,
15:16permettre d'avoir
15:16des logements,
15:17peut-être des tours.
15:19Il y a toute une série
15:20de mesures majeures
15:22à prendre
15:23et qui sont
15:24très significatives
15:26parce que c'est quand même
15:27incroyable.
15:28Il y a beaucoup
15:30de discussions
15:30sur les chiffres.
15:32Moi, je prends
15:32les chiffres
15:33qu'en moyenne,
15:35il y a plusieurs millions
15:35de logements
15:36considérés comme
15:37absolument inacceptables,
15:40dans lesquels
15:40les gens ne peuvent
15:41pas vivre normalement.
15:42Mais on est
15:428 millions,
15:439 millions,
15:44c'est incroyable.
15:46Un pays riche
15:47c'est incroyable.
15:48et un président
15:53qui a mis
15:54une succession
15:55de si j'oublie
15:57d'un vous
15:58qui savait tout.
16:00Question piège.
16:01C'est une question piège.
16:03Les ministres
16:03de logement
16:04depuis 8 ans,
16:05personne ne sait
16:06de qui il s'agit.
16:07Il n'y a jamais eu
16:08quelqu'un qui...
16:09Valérie Létard
16:10est une ministre
16:10du logement
16:11appréciée de tous
16:12et tous.
16:13Beaucoup d'acteurs.
16:14Il y en a eu beaucoup.
16:15Il y en a eu beaucoup,
16:16absolument.
16:16Oui, je suis d'accord.
16:17Donc, tout ça pour dire.
16:19Je reviens un instant
16:20sur ce que mes deux camarades
16:22ont dit.
16:22Oui, on va parler
16:23de la fin d'après.
16:23On est dans une crise
16:24très très profonde
16:25de la société française.
16:27J'y rajoute
16:27un élément majeur.
16:30Les emplois qu'on créait
16:31sont quand même
16:31largement des emplois
16:33non qualifiés.
16:34C'est vrai que pendant
16:35Macron 1,
16:36il y a eu beaucoup
16:36d'emplois créés.
16:372 millions d'emplois créés.
16:39On ne peut pas
16:39toujours expliquer
16:40que tout est...
16:41que c'était...
16:42on est rentré en enfer.
16:43C'est totalement...
16:44Ça, c'est du radisco politique.
16:46Mais, évidemment,
16:47massivement
16:48des emplois non qualifiés.
16:49La caractéristique
16:50du marché du travail
16:52de notre pays,
16:53c'est que,
16:54un,
16:55la rémunération
16:55pour ces emplois
16:57non qualifiés
16:57sont très faibles.
16:59Petit deux,
17:00aucune considération,
17:01sauf ce que nous avons fait
17:02pendant le Covid.
17:03On était allé sur nos terrasses
17:05à applaudir
17:05les déboueurs
17:06et les trucs.
17:07Bon, après ça,
17:08le lendemain de la fin
17:09de la Covid,
17:10ça avait complètement disparu.
17:11mais surtout,
17:13ce par rapport
17:13à ma génération,
17:15le système français
17:16est un système
17:17qui était un système
17:17dans lequel
17:18tout le monde
17:19avait l'espoir
17:19de progresser.
17:20Ascenseur social.
17:21Non qualifié.
17:22Tout ça est fini.
17:23Je veux dire,
17:23vous êtes au SMIC,
17:25vous restez non qualifié
17:27toute votre vie.
17:29Donc,
17:29c'est toute une mécanique
17:30très profonde
17:31qui dysfonctionne
17:33et qu'on parle
17:36beaucoup de colère,
17:37mais c'est un sentiment
17:37très profond
17:38d'un pays
17:39qui, quelque part,
17:41ne marche plus très bien.
17:42En réalité.
17:43Allez,
17:43il nous reste neuf minutes
17:45pour parler de la Fed.
17:46La Fed qui,
17:47pour la première fois
17:48depuis le début de l'année,
17:49a baissé ses taux
17:50hier soir
17:51d'un quart de point.
17:53Évidemment,
17:54annonce saluée
17:54par les marchés
17:55qui était très attendue.
17:56Jézabel Coupé-Souberan.
17:58À quoi faut-il s'attendre
17:59pour la suite ?
18:00La Fed était prudente.
18:03sur la détente des taux
18:06parce que
18:06le niveau de l'inflation
18:08aux Etats-Unis
18:09est plus élevé
18:10qu'en Europe
18:11et les droits de douane
18:14de Donald Trump
18:15vont vraisemblablement
18:17peser
18:18et vont peser
18:19sur les prix
18:21et donc vraisemblablement
18:22alimenter l'inflation.
18:24Donc,
18:24Jérôme Powell
18:25était forcément
18:28en difficulté
18:30en train d'arbitrer
18:31entre ce qu'on observe
18:33aux Etats-Unis
18:33du côté de l'emploi
18:34où il y a
18:36assez peu
18:37de créations
18:38et puis
18:39ce qu'il observe
18:39du côté de l'inflation
18:40avec des tensions
18:42qui restent
18:44latentes.
18:44Je vous arrête
18:45une seconde.
18:46Est-ce qu'on...
18:46Juste ouvrir une parenthèse
18:47sur cette inflation.
18:48C'est ce qu'on dit tous
18:49depuis le Liberation Day,
18:51ça va être une politique
18:51inflationniste.
18:52Est-ce qu'on le voit
18:53d'ores et déjà
18:54dans la hausse
18:56des prix américains
18:57ou pas ?
18:58Le coût
18:59de ces barrières douanières ?
19:00Je crois que
19:01ça commence
19:02tout juste
19:03à être perceptible.
19:05Ce n'est pas encore
19:05flagrant.
19:06Ça met un peu de temps.
19:07Mais c'est quand même
19:08assez attendu.
19:10Manifestement,
19:12les effets attendus
19:15ne sont pas si forts
19:16que ça.
19:16Sinon,
19:17Jérôme Powell
19:18n'aurait pas pris
19:20la décision
19:20d'abaisser les taux
19:21d'un quart de point.
19:22Bon,
19:22s'ajoute à cela
19:23quand même
19:23la pression
19:25très forte
19:26exercée
19:27par Donald Trump
19:29sur la Fed.
19:30Ça,
19:31c'est vraiment
19:31quelque chose
19:32qui pose question.
19:34Ça montre
19:35la montée
19:36en puissance
19:38de l'autoritarisme
19:39dans ce qu'on pensait
19:41être la plus grande
19:42démocratie du monde.
19:44Le risque aussi
19:45dans cette histoire,
19:46au fond,
19:47c'est qu'on ferme
19:48complètement
19:49le débat
19:50et la réflexion
19:52sur l'indépendance
19:54des banques centrales.
19:55Parce que quand on voit
19:56Trump taper à ce point
19:57sur l'indépendance
19:59de la Fed,
20:00on se dit
20:00quand même
20:00qu'il faut préserver
20:01absolument cette indépendance
20:02parce que c'est un rempart
20:04justement
20:04contre l'autoritarisme.
20:07Mais d'un autre côté,
20:10alors même si d'ailleurs
20:10l'indépendance
20:11c'est vraiment
20:11à géométrie variable,
20:12ça dépend...
20:13C'est la question,
20:13vous anticipez
20:14la question suivante,
20:15c'est est-ce que
20:15les banques centrales
20:16sont vraiment indépendantes
20:18ou il y a tous
20:18des canaux de discussion,
20:20des pressions...
20:20Elles ne sont pas indépendantes
20:21sur leur mission,
20:22elles sont vraiment indépendantes
20:23au niveau des opérations
20:25et puis certaines ont plus
20:26de comptes à rendre
20:27que d'autres.
20:27La Fed,
20:28en l'occurrence,
20:28a toujours eu plus
20:29de comptes à rendre
20:30au Sénat américain
20:33que la BCE
20:34qui est dans un dialogue
20:35quand même
20:35un peu faiblard
20:36avec le Parlement européen.
20:39Donc tout ça
20:41est vraiment
20:41à géométrie variable.
20:42Mais il y a tout lieu
20:44en fait
20:44de continuer quand même
20:46à réfléchir
20:47aux modalités
20:48de gouvernance
20:48des banques centrales.
20:49Est-ce qu'elles servent
20:51le bien commun ?
20:52Alors est-ce que
20:53la banque centrale américaine
20:54servirait mieux
20:55le bien commun
20:56si Trump prenait la main ?
20:57Je ne le crois pas.
20:58Est-ce que
20:59la banque centrale européenne
21:01sert bien
21:02le bien commun,
21:04l'intérêt général
21:05en étant
21:06aussi
21:08technicienne ?
21:10Mais ce n'est même pas
21:11en fait,
21:11ce n'est pas tant
21:11un problème de mission
21:12parce que les missions
21:13précisément,
21:14on les définit,
21:15on les inscrit
21:15dans la loi.
21:16Donc la définition
21:18des missions,
21:19si on n'est pas content,
21:20eh bien
21:20il faudrait
21:23redéfinir ça
21:24dans le traité,
21:25ce ne serait pas
21:25une mince affaire,
21:26ce serait beaucoup
21:27plus simple aux Etats-Unis,
21:28le Sénat a la main
21:29là-dessus,
21:30si le Sénat
21:31veut
21:32tout à coup
21:33que la Fed
21:34investisse massivement
21:36dans la transition
21:37écologique,
21:38eh bien
21:38ça pourrait se faire
21:40en fait
21:40quasiment
21:41du jour au lendemain,
21:43ce n'est vraiment
21:43pas le chemin
21:44que prend la Fed,
21:45mais c'est pour dire
21:45qu'en fait
21:46le problème
21:46ce n'est pas tant
21:47sur les missions,
21:48le problème
21:49porte plutôt
21:50sur le choix
21:51des instruments,
21:52la conduite
21:52des opérations,
21:54tout ça évidemment
21:54porte sur des sujets
21:55techniques
21:56et amène un peu
21:57trop facilement
21:57à penser que
21:58comme c'est technique,
21:59c'est pour des techniciens,
22:01ce n'est pas pour le citoyen,
22:02alors qu'en fait,
22:03eh bien
22:04le citoyen devrait
22:05avoir son mot à dire
22:06sur cette histoire.
22:07Donc il faut
22:07continuer de réfléchir
22:09à la gouvernance
22:10des banques centrales,
22:11peut-être
22:11les ouvrir davantage
22:14sur la société civile
22:16et le risque
22:17bien entendu
22:18avec ce qui se passe
22:19aux Etats-Unis,
22:20c'est plutôt
22:20de dire
22:21bon,
22:22au niveau
22:23de l'indépendance
22:24il faut absolument
22:25préserver ça
22:25parce que sinon
22:26regardez ce qui se passe,
22:27c'est l'Etat
22:29qui va prendre la main.
22:29Je pense qu'il faut
22:30préserver
22:31les banques centrales
22:32des pressions
22:33d'Etat,
22:34a fortiori
22:35quand il s'agit
22:35d'Etat
22:36qui devient
22:38autoritaire.
22:40Je pense qu'il faudrait
22:41aussi davantage
22:42protéger
22:43les banques centrales
22:44des pressions
22:45du marché
22:46et donc étendre
22:47l'indépendance
22:47en fait
22:48au pouvoir financier.
22:49Qu'est-ce que ça veut dire
22:49protéger les banques centrales
22:50de l'influence
22:51des marchés ?
22:51Ça veut dire qu'en fait
22:52si vous voulez
22:52quand même
22:53les banques centrales
22:55agissent
22:55beaucoup
22:56dans l'intérêt
22:58des banques
22:58et des marchés financiers
23:00pas tellement
23:01dans l'intérêt
23:02de l'économie
23:02dans son ensemble.
23:03À la tête
23:04des banques centrales
23:04vous avez
23:05beaucoup
23:06d'anciens banquiers
23:08d'anciens financiers
23:09et d'ailleurs
23:09dans les statuts
23:10des banques centrales
23:11c'est même
23:11une sorte de recommandation
23:13d'aller chercher
23:14l'expertise
23:15dans le secteur
23:16bancaire et financier.
23:16Pour le coût du financement
23:17oui.
23:18Mais le secteur
23:19bancaire et financier
23:20ça ne représente
23:22pas l'intérêt général
23:22je suis désolée
23:23c'est pas l'intérêt
23:23de la société
23:24dans son ensemble.
23:25Mais la mission
23:25de la banque centrale
23:26européenne
23:26c'est l'inflation
23:27c'est officiellement
23:29la seule et l'unique
23:30c'est son objectif principal.
23:32Juste peut-être un mot
23:33pour complètement
23:33je suis tout à fait d'accord
23:34avec tout ce que j'ai
23:35à Benadis
23:36sur ce sujet
23:38maintenant
23:39de manière plus
23:39appliquée
23:41à la période actuelle
23:42je trouve
23:43que
23:44la banque centrale
23:45européenne
23:46devrait être
23:48plus réactive
23:49plus proche
23:51de la réalité
23:52de ce qu'est
23:53l'affaiblissement
23:54de la croissance
23:55majeure en Europe
23:56qui ne va pas
23:57redémarrer
23:58par une opération
23:59céleste
24:00et qui a une inflation
24:02qui est assez faible
24:03donc on est dans
24:04une logique
24:05où elle devrait être
24:06beaucoup plus
24:06j'allais dire
24:07positive
24:08peut-être se préparer
24:10à être de nouveau
24:11active en matière
24:12j'allais dire
24:13de défense
24:14des intérêts
24:14de telle ou telle
24:15entreprise
24:15c'est compliqué
24:16parce que
24:16tous ces pays
24:17ne sont pas tous
24:19sur la même longueur d'onde
24:20mais je trouve
24:21que là
24:21on est
24:22on est parti
24:23dans un conformisme
24:24absolu
24:24et je suis
24:25alors
24:26sur le plan
24:27de ce que
24:28Géda Bell a dit
24:29sur le choix
24:29le fait que
24:31Christine Lagarde
24:31ne soit pas une financière
24:32au départ
24:32c'est quand même
24:34une bonne nouvelle
24:36mais
24:36ça la rend aussi
24:39un tout petit peu
24:40elle est fragilisée
24:41en interne
24:42elle est fragilisée
24:43en interne
24:43elle est très fragilisée
24:44parce que
24:45les autres banquiers
24:47son groupe
24:48considère que
24:49elle n'est pas
24:50totalement
24:51légitime
24:52François Villeroy de Gallo
24:54n'a pas écarté
24:55la possibilité
24:56de nouvelles baisses
24:57de la BCE
24:58c'était vendredi dernier
24:59il était l'invité
24:59de la matinale
25:00de BFM Business
25:03à quoi il faut s'attendre
25:04on n'aura pas de
25:05je pense qu'on aura
25:05une banque centrale
25:06qui va rester en Europe
25:07très prudente
25:08peut-être encore une baisse
25:09d'ici la fin de l'année
25:10qui va se calquer
25:10par rapport à ce qui se passe
25:11aux Etats-Unis
25:12vraiment beaucoup regarder
25:13ce qui va se passer en Allemagne
25:14il y a une croissance
25:15qui est très faible
25:16où en effet
25:16le nouveau chancelier
25:17a annoncé un plan
25:18de 700 milliards
25:19d'investissement
25:19donc là en effet
25:20on voit un pays
25:21qui est à fond
25:22dans le productif
25:23et donc de voir
25:24est-ce que ça aura
25:24un impact inflationniste
25:25même si on sait
25:26que là on a une inflation
25:27qui est très faible
25:27avec l'aspect énergie
25:29qui est quand même
25:29totalement jugulé
25:30mais on voit que
25:31à mon sens
25:32il y a une prudence
25:33sur ça
25:33et aussi sur l'impact
25:34des droits de douane
25:35pour revenir quand même
25:36sur les droits de douane
25:36il faut là aussi
25:37faire attention
25:38je me souviens
25:38quand il y a eu
25:39ce fameux jour
25:40déjà on parlait
25:40d'une récession
25:41aux Etats-Unis
25:42Libération Day
25:422 avril 2025
25:44on ne pouvait pas
25:45y avoir de récession
25:45aux Etats-Unis
25:46cette année
25:46aujourd'hui
25:47ils sont à 1,5
25:471,7
25:48la dernière prévision
25:48du FMI
25:49donc on est très très
25:50on a agité tout à fait
25:52les peurs
25:52et là alors je ne sais pas
25:53si Donald Trump
25:54pareil a bien fait
25:55mais en tout cas
25:56ne s'en tire pas trop mal
25:57comme il a annoncé
25:57la fin du monde
25:58avec des droits de douane
25:59énormes
26:00et que dans les faits
26:01visiblement
26:01l'Europe s'est pris 15%
26:03l'UQI ne va pas se prendre
26:03son 40%
26:04et bien finalement
26:05on voit que les marchés
26:06sont un petit peu dans un
26:07on a échappé au pire
26:08et donc comme on a échappé au pire
26:10ben finalement
26:11ce n'est pas si grave
26:12et là on voit
26:13que cette économie américaine
26:14on s'attendait quand même
26:15à un effondrement
26:15alors c'est vrai
26:16moins d'investissement
26:17que s'il n'y avait pas eu ça
26:17et moins de croissance
26:19ils étaient à plus de 3
26:19là ils sont à 1,5
26:201,9
26:20donc quasiment moins
26:22une croissance divisée par 2
26:23mais on n'est pas du tout
26:25sur un scénario
26:25d'effondrement
26:26de la croissance américaine
26:28et donc ça va être
26:28tout le pari de Donald Trump
26:29notamment pour les élections
26:31qui vont arriver
26:31en disant
26:32regardez
26:32on a annoncé la fin du monde
26:34et je tiens
26:35avec
26:35certes on attend
26:36une augmentation de l'inflation
26:38mais quand vous regardez
26:38à Jackson Hole
26:39on a pu voir les données
26:41on est sur une cible
26:43à 2%
26:43donc on n'est pas du tout
26:45sur une prévision
26:45même à 2026-2027
26:47d'explosion de l'inflation
26:48du haut droit de douane
26:49pour nous
26:49juste dernier mot
26:50très rapidement
26:51oui très rapidement
26:52et pour nos
26:53téléspectateurs
26:54auditeurs etc
26:55je rappelle juste
26:56que quand Carter
26:57cède la place à Reagan
26:59l'inflation aux Etats-Unis
27:00est d'entre 15 et 16%
27:02donc c'est vrai
27:03qu'on est terrorisés
27:05parce qu'on va passer
27:06à 2,5
27:07c'est pas bon
27:08mais c'est pas la fin du monde
27:09on va survivre
27:10un message d'espoir
27:11de Jean-Hervé Lorenzi
27:12ne vous inquiétez pas
27:13on survivra
27:14merci
27:14merci à tous
27:15Anne-Sophie Alsif
27:16J'ai Isabelle Coupé-Souberan
27:17Jean-Hervé Lorenzi
27:18merci à tous
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